Coup de gueule: Ce n’est pas l’ordre de succession au trône qu’il faut changer, mais la monarchie qu’il faut écarter

Depuis que le ministre du Patrimoine, James Moore, en a fait l’annonce, je ronge mon frein. Imaginez! On doit adopter un projet de loi, ce qu’on fera séance tenante, pour permettre aux filles aînées d’accéder au trône sans attendre que tous les mâles de la famille y renoncent ou meurrent. La même loi permettra aussi à l’aspirant de marier une personne de religion catholique. Wow!

Ces deux énoncés illustrent à eux seuls tout l’archaïsme de cette institution, parfaite anti-thèse de la démocratie avec ses pouvoirs et privilèges héréditaires. À l’aube du XXIe siècle, il me semble que le temps est venu, non pas de tricoter dans les marges, mais de rompre nos liens avec elle et de se doter d’un chef d’État démocratiquement choisi.

Mais il ne faut pas compter sur le gouvernement actuel pour ouvrir ce débat puisqu’il fait la promotion de la monarchie avec insistance. Et il ne voit aucun problème à dépenser des fonds publics pour ce faire. Ces mêmes conservateurs n’hésitent pourtant pas à serrer la vis aux chômeurs, à laisser percer leur antipathie pour ces malchanceux qui vivent «au crochet» de l’État. N’est-ce pas pourtant ce que font, à leur manière, la Reine et sa famille?

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Enfin quelqu’une qui parle des vrais choses ! Je suis totalement d’accord, il faut démettre ces gens de leur vie princière. Nous devrions récupérer l’argent dépenser pour leur vie de prince et mettre ça dans des programmes sociaux et dans l’assurance-chômage ! Je ne peux pas croire qu’aucune autre journaliste ne soulève la question.

Merci de dire que c’est la monarchie qu’il faut écarter. Merci de dire aussi que le gouvernement conservateur se vautre dans le lit monarchique avec notre argent!

Vous avez entièrement raison Madame Cornellier, mais écarter la monarchie n’est absolument pas faisable dans le contexte actuel. les partis fédéraux ne le feront jamais, c’est viscérale pour eux, ce serait comme demander aux royalistes canadiens de devenir catholique. La royauté ,il ne faut pas l’oublier est aussi une question de religion, la reine ou le roi sont les chefs de la religion anglicane et par le fait même elle est aussi la reine du Canada .Il n’y a pas de séparation en Angleterre entre l’état et la religion et sans le crier trop fort, les royalistes canadien (en particulier les conservateurs) entretiennent cet état de faits. Le seul moyen de se débarrasser de la royauté est l’indépendance du Québec, la royauté n’est absolument pas une raison émotive assez importante pour l’indépendance en ce moment. Les députés indépendantistes depuis leur toute première élections continus a prêter serment d’allégeance a la reine lors de leur assermentation. Belle gagne de colonisés.

Très juste! En plus d’être archaique et anti-démocratique, ce genre de nomination me paraît demeurer en contradiction nette avec la Charte canadienne des droits de la personne. La religion ou le statut social ne devraient pas être cautionnés par une acceptation béate et idéologique du système britannique de la royauté et de toutes les nominations qui s’y rattachent.

Mise à part qu’il serait temps revoir les liens monarchiques, autant que tous les autres monarchies existantes, qu’ils soient séparés de la gouverne d’un pays, au même titre que l’empereur du Japon, se sont des images de culture sur l’histoire du passé. Pour nous, il y a du moins un point important qu’il ne faut pas négliger dans l’évolution de notre histoire et qui pourrait bien servir à plus d’un, un jour ou l’autre, nous faisons parti des pays du Commonwealth. Ce simple emblème, si vous vous retrouvez dans un pays, dont il n’y aurait aucune ambassade canadienne et que vous soyez en difficulté peut importe le sujet, s’il y a une ambassade britannique, se sera votre porte de sortie puisque vous êtes canadien, parmi les pays du Commonwealth, dirigez-vous directement à l’ambassade britannique, vous serez bien accueilli et ils vous assisteront dans vos démarches. Il faut reconnaître et utiliser les avantages de notre histoire.

Bravo! Bravo! Bravo!
Quelle niaiserie qu’un chef d’état à 4000 km. Inversons la situation : une reine du Canada, résidant au Canada, mais qui serait également reine du Royaume-Uni.Combien de temps, pensez-vous, les « Royaume-Uniens » endureraient cet anachronisme ?

Que l’on consulte les Pays membres du Commomwealth me sidère. Evidemment, cela est dans la loi. Alors…

Cette histoire britanno-britannique me laisse parfaitement froid.

Cela dit, pourquoi ne pas dire tout simplement que le monarque peut épouser qui il veut, point à la ligne?

La religion catholique est la plus près de l’Eglise Anglicane, en plus niaiseux, malheureusement. J’en profiterais pour soulager le monarque de ses responsabilités face à l’Eglise Anglicane. Laisser l’Eglise aux mains des religieux. Ça ce serait révolutionnaire, moderne.

Mais quand on a la manie du contrôle… On perd bien des occasions de s’améliorer.

M. Harper est obsédé par la monarchie britannique, mais pas par les institutions parlementaires. Il en mène large avec le protocole parlementaire à la britannique. Comme dans un buffet, on prend ce qui nous tente, nous souri. On ne fait pas ça à Londres? Qu’à cela ne tienne. On est pas en Angleterre. Ici, on accommode à la sauce Harperienne les institutions et traditions britanniques. Faut être moderne.

Sujet divertissant mais sans conséquences pour la politique canadienne. Si on se débarrasse de la royauté, par quoi allons nous remplacer ce symbole d’autorité suprême? Un président ayant les mêmes fonctions, aussi sans pouvoirs réels?

On a vu avec quelle désinvolture, quel mépris M. Harper a traité lela GG lors de la dernière prorogation. Un seul coup de téléphone pour informer le représentant de Sa Majesté de la décision de M. Harper. Finis les palabres sans fin avec un symbole qui se prend au sérieux. Un bref coup de fil et l’affaire est ketchup. Kin toi!

La monarchie est un mal nécessaire pour bien faire fonctionner la machine. Ça ou autre chose… 🙁

je suis tout à fait d’accord avec cet article. Ce qu je ne comprends pas, c’est comment notre parlement aurait le moindre pouvoir de décider qui pourrait succéder au trône etc.etc. Je savais pas qu’on avait un droit de parole là-dessus.

Je trouve votre billet très très intéressant, car il soulève des questions importantes. Un système parlementaire doit avoir un chef de l’état. Ayant hérité des conventions du système britannique, le chef de l’état est le représentant de la reine, le gouverneur-général. Plusieurs souhaiterait se débarrasser de cette structure archaïque, mais la question est pour la remplacer par quoi? L’Australie a fait le débat pour finalement conclure au statu quo.

Il est facile pour s’entendre sur un changement de structure, mais le diable est dans les détails. Imaginons que nous souhaitons un président. Le voulons-nous élu? Si oui quand? Certains répondront au moment des élections générales! Mais que faire lors de gouvernement minoritaire, on votera pour le président aussi? Ou alors on aura des décalages d’élection (le gouvernement et le président). Finalement, on s’entend sur le moment des élection, maintenant imaginons qu’un individu est élu président directement par 7 ou 8 millions de la population du pays, il finira par se croire investi d’une légitimité. Il pourrait alors refuser de signer certaines lois, car elle va à l’encontre de sa conscience (par ex. le mariage pour conjoint de même sexe en prétextant que le peuple ne s’est pas prononcé). Beau gâchis constitutionnel en perspective.

Mais on décide de faire simple, on adapte le modèle Allemand et le premier ministre (chancelier) nomme le président. Question : pourquoi renier la tradition britannique si c’est pour aboutir au même résultat?

Enfin votre dernier paragraphe est lui-aussi très très intéressant, est-ce que je pourrais l’utiliser lorsque le gouvernement entreprend des dépenses que je juge non-légitimes alors qu’il y a des malades qui attendent sur les listes d’attente, des criminels en liberté, des sans-abris, etc. Si vous voulez ouvrir ce débat je suis prêt à faire ma contribution et à offrir ma liste de dépenses inutiles.

La monarchie est une institution protocolaire plutôt sympatique quoique un peu vieillotte. Mais avec les dernières princesses en lice, elle se rajeunit merveilleusement bien.

Je préconise toutefois que nous la conservions car elle sert de rampart et d’ultime garde-fou contre l’hégémonie possible et probable de certains activistes séparatistes du genre de Pierre Burgault qui voulait aolir la liberté de presse advenant une séparation du Québec.

Madame Cornellier, en trois paragraphes, vous venez de signer ici un billet parmi les plus pertinents et percutants. Tout y est. Bravo!

Je ne comprends pas pourquoi le PQ ne saute pas là-dessus pour partir une campagne pour se débarasser de la monarchie.
80% des Québécois sont contre la monarchie.
Ils n’auraient qu’à évoquer l’absurdité d’avoir la reine 3 fois sur les nouveaux 20 pour marquer des points
Mais le PQ-à-Pauline est tellement décevant

D’accord avec vous. Tout ça ressemble à un nouvel épisode de Downton Abbey, en 1913… Les conservateurs et autres dinosaures aiment la poussière sous le tapis…

François 1 voit la Reine « la royauté » comme une assurance à la liberté de presse…Wow ! La France ne doit pas accorder beaucoup d’importance à la liberté de presse puisque ce pays se passe de rois depuis 1848 quand ils ont abandonné le drapeau royal bleu avec fleurs de lys pour le drapeau tricolore, bleu, blanc et rouge républicain, que nous connaissons bien.

Ajoutons que, 100 ans exactement après l’abandon du la fleur de lys, symbole royal, par la France, M. Duplessis, en 1948, a adopté, par décret, notre drapeau québécois actuel avec 4 fleur de, lys royaux sur fond bleu avec croix chrétienne blanche. Méchant recul historique.

La Canada a été mieux avisé, en choisissant la feuille d’érable « même si elle est rouge anglais » sur son drapeau, symbole qui avait été suggéré par la Société Saint-Jean-Baptiste dès 1903, comme drapeau des Canadiens-français.

Voir adresse Internet suivante, comme preuve :

http://www.collectionscanada.gc.ca/confederation/023001-6020-f.html

Quand on est rendu à faire la promotion de la monarchie avec de l’argent public, c’est qu’on a vriament aucune idée des priorités des citoyens. Et dire que ce gouvernement nous dit travailler pour nous!

Si les conservateurs peuvent faire la promotion de la Monarchie à coups de millions avec de l’argent public sans que le RduC ne rechigne, alors les péquistes peuvent bien faire la promotion de leur option avec ce même argent public sans que je ne rechigne.

Il faut voir ça du point de vue des royalistes, il y a beaucoup de royalistes dans l’ouest du canada et dans les maritimes , d’ailleurs les drapeaux des autres provinces ont une signification britannique comme le drapeau australien . Donc, nos compatriotes sont très sensible a la royauté, les voyages des royaux payés par le gouvernement canadien sont très appréciés des canadiens, sauf des québécois. Je comprend votre point de vu madame Cornellier mais faut vous mettre a leur place et ils sont majoritaire dans ce pays. En plus la souveraine est la chef de l’église Anglicane, donc par le fait même, la chef des anglicans canadiens, c’est plus qu’une monarchie, c’est la pape des Anglicans. Toucher a la monarchie au canada serait un sacrilège, sauf évidemment pour une majorité de québécois.

Pour Gilles Bousquet : J’ai pensé que vous apprécieriez jetter un coup d’oeuil sur le classement que fait Reporters sans frontières des pays et de la liberté de presse.

http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html

Puisqu’il y a beaucoup plus de républiques dans ce monde que de monarchies constitutionnelles, on doit admettre que ces dernières se portent très bien quant à la liberté de presse. C’est aussi le cas année après année quant à l’Indice du développement humain.

Je m’attends, sans toutefois retenir mon souffle, à lire sous peu une série d’articles sous la plume de Manon Cornellier s’attaquant aux sociétés archaïques, comme

– La Suède qui a non seulement un roi, mais un roi qui doit aussi être de religion protestante;
– La Norvège, qui a un roi, mais oh quel pays archaïque, le roi est également Gouverneur suprême de l’Eglise de la Norvège;
– Les Pays-Bas où on a non seulement un souverain mais un où un prétendant au trône ne peut marier un catholique.

Et on en trouvera d’autres, incluant évidemment l’Australie, le Canada, la Belgique, etc. enfin, tous ces pays que la République du Québec devra dénoncer aux Nations-Unies en tant que sociétés archaïques qui maltraitent leurs citoyens.

Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite bonne chance dans vos recherches, car vous allez devoir ignorer un paquet d’études, ce qui ne devrait pas être difficile pour une personne qui ignore la différence entre monarchie et monarchie constitutionnelle.

@ Loraine King

Pour une personne qui défend la monarchie, vous êtes particulièrement bien nommée!

Si vous aviez pris le temps de bien lire le billet de Mme Cornellier (lequel ne comporte pourtant que trois paragraphes), vous auriez pu vous rendre compte qu’elle n’a jamais qualifié le Canada de « société archaïque » : c’est le concept de monarchie, fût-elle constitutionnelle, et le cortège de dépenses que celui-ci entraîne qui, à son sens, semblent impertinents et surannés. Force est de constater qu’elle n’est pas la seule à penser ainsi.

Maintenant, expliquez-nous donc en quoi la monarchie ne constitue pas un concept obsolète?

Pour Yann: Je juge de la pertinence d’un concept d’après les résultats qu’on obtient en l’appliquant. Sur quels barèmes vous fondez-vous pour juger de l’obsolescence d’un concept ?

Libre à vous de penser que l’on mettrait fin au cortège des dépenses, mais d’après ce que je lis, la présidence est très dispendieuse en France :

http://www.journaldunet.com/economie/business-de/president-de-la-republique-elysee/8-interview-rene-dosiere.shtml

90 millions pour un président en France – 32 millions de livres sterling pour la reine au Royaume-Uni :

http://www.guardian.co.uk/uk/datablog/interactive/2012/may/30/queen-elizabeth-diamond-jubilee-interactive

Encore, sur quels barèmes vous fiez-vous pour penser que la présidence couterait moins cher que la monarchie – particulièrement quand il s’agit d’une monarque étranger !

Ce qui me dérange, c’est qu’on perde encore du temps à défendre la monarchie et ses règles même modernisées.
Il faut se débarrasser de ça au plus sacrant, ça et tous ses représentants: gouverneur général, lieutenants-gouverneurs… A-t-on oubli. l’effronterie récente de la représentante de la reine au Québec demander d’être exemptée du respect des lois parce que justement elle représente la reine? C’est complètement fou!

Madame Cornellier parle de l’abolition de la royauté au Canada, c’est louable et souhaitable, Le Canada n’est pas la Suède et non plus la Norvège ,le Canada a une tradition royale non pas du a une historique établis a travers les âges mais a cause de son implantation du au colonialisme britannique. Je pense que madame Cornellier ne caractérise pas la Suède de société archaïque ou tout autre société avec une royauté qui s’inscrit dans leur culture depuis des millénaires. Ces sociétés évolués au plan de la civilité entretiennent cette royauté comme une antiquité qui ferait parti de leur patrimoine. Au canada la royauté ne peu être conserver ou entretenu sous prétexte d’être une antiquité culturelle, le pays n’a pas d’histoire royale qui permettrait sa non élimination contrairement aux pays Européens.

La monarchie est d’un anachronisme sans bornes dans une époque où on valorise les droits humains et la démocratie. Un peuple adulte peut se gouverner par lui-même et se choisir un chef d’état – c’est ça la démocratie, pas la parodie de démocratie qu’on voit aujourd’hui dans ce pays gouverné par une clique néo-conservatrice-évangélique élue par moins de 40% de ceux qui ont voté aux élections…

Qui plus est, la monarchie britannique constitue un rappel constant du fait que le peuple canadien (de Nouvelle-France) a été conquis par la force des armes de sa majesté britannique et ensuite colonisé. Si on veut un pays uni, on commence par mettre de côté les symboles qui offensent une partie importante de la population. Mais ça ne se fera pas car le gouvernement Harper est trop content de tourner le fer dans la plaie et d’en remettre sur la royauté.

Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, la monarchie au Canada est un affront à la démocratie et aux droits humains et sert plutôt à créer encore plus de divisions entre les citoyens.

@ Loraine King

Pour le caractère obsolète de la monarchie, je vous renvoie aux commentaires nos 5, 26 et 27. Je vous invite à les lire attentivement.

Quant au dernier paragraphe de votre commentaire no 24, je ne vois pas pourquoi vous tirez une telle conclusion puisque je n’ai jamais insinué une telle chose.

500,000 Québécois sont descendus dans la rue pour protester contre l’invasion de l’Irak
J’attends encore la première manif organisée par notre gogogauche contre la monarchie?

Il fait partir quelque chose. Ce sont les jeunes, les nationalistes, le PQ qui doivent partir quelque chose.

On pourrait par exemple écrire Vive le Québec libre sur les billets de 20$. Ca serait au moins un début

Vous proposez un changement purement idéologique (suis-je surpris?) qui ne comporterait aucun avantage concret…

Yann: J’ai lu les commentaires 5, 26 et 27. Nous avons tous droit à nos opinions. La mienne est qu’il existe un lien réel entre les résultats – le développement social de la Norvège, Suède, Canada, Australie, Pays-Bas. – et le type d’institutions politiques qui servent à ce développement. J’ai dit ‘un lien’, pas le seul. Comme toujours dans ces commentaires, on s’enfarge dans les fleurs du tapis de l’histoire, mais ces fleurs sont des illusions. C’est sous le régime britannique que la démocratie canadienne a connu son essor, la Nouvelle-France ayant été dirigée par des gouverneurs au nom du Roi,et des actionnaires de compagnies privées.

Je répète : nous avons tous droit à nos opinions. C’est pour cela qu’un chef politique élu ne peut prétendre représenter l’opinion de l’ensemble du peuple. Prétendre le contraire est utopique et met en péril la liberté d’opinion, voire la liberté tout court.

Dans les républiques une procédure de destitution ne peut être enclenchée qu’après qu’il fut établit qu’un président ait manqué à ses devoirs, généralement des gestes criminels ou dont l’éthique est fortement douteuse.

Dans notre système parlementaire, un premier ministre, même majoritaire, peut perdre son poste du jour au lendemain parce que ses politiques sont impopulaires. Le sort du gouvernement est tous les jours remis entre les mains des élus du peuple au parlement. Selon moi, cet arrangement répond rapidement, efficacement et justement aux demandes d’une société en évolution.

La primauté du parlement est inhérente à notre monarchie constitutionnelle.

La reine personnifie le gouvernement. C’est pour cela qu’elle n’est pas libre d’abdiquer, de se marier, de voyager, d’entrer aux communes sans l’autorisation du parlement. La reine n’est pas libre, elle est toujours soumise au peuple, puisqu’elle est le gouvernant. Et le gouvernant est soumis au peuple dans une démocratie, et dans les monarchies constitutionnelles à tous les jours au parlement.

@ Loraine King

« – Les Pays-Bas où on a non seulement un souverain mais un où un prétendant au trône ne peut marier un catholique. » L’épouse du nouveau roi des Pays-Bas , Máxima Zorreguieta née en Argentine, n’est-elle pas une catholique ?

Comparer les dépenses d’un président de la République, qui est élu, avec des fonctions importantes comme chef d’état, avec une reine potiche, c’est de la fourberie.

@ Loraine King

Sauf le respect que je vous dois, j’estime que vous idéalisez beaucoup trop la monarchie et que, dans ce cas-ci, vous prenez vos opinions pour des faits.

D’une part, si la monarchie intervenait véritablement dans le développement social, ne croyez-vous pas que la situation actuelle serait nettement meilleure en Espagne, un pays pourtant régi par une monarchie constitutionnelle?

D’autre part, plus loin dans votre commentaire, vous affirmez que « c’est sous le régime britannique que la démocratie canadienne a connu son essor ». Vous prêtez ici à la monarchie des vertus qu’elle n’a jamais eues. En vérité, sur le plan démocratique, les gains obtenus concrètement au Canada ont souvent découlé d’âpres luttes populaires (p.ex., les rébellions des deux Canadas). Trop de gens ont tendance à l’oublier…

La fixation que fait le gouvernement fédéral actuel sur la monarchie (portraits d’Elizabeth II dans les bureaux gouvernementaux; changement de nom des organismes; somptueuses dépenses pour accueillir Kate et William; et j’en passe) est à la fois étrange, malsaine et anachronique. Elle ne répond aucunement à un besoin de la population. Qu’est-ce que le Canada gagne à s’embarrasser de telles reliques? Rien!

C’est mon opinion et je la partage.

Sur ce, Madame King, au plaisir de débattre de nouveau avec vous.

« Dans notre système parlementaire, un premier ministre, même majoritaire, peut perdre son poste du jour au lendemain parce que ses politiques sont impopulaires ».

Ben oui, ça arrive régulièrement.

On dirait que Lorraine King a lu un chapitre ou deux dans un livre d’Henri Brun, et cela lui aurait monté à la tête. Inlassablement, peu importe le billet, elle revient nous redonner sa même petite leçon théorique, comme si elle avait découvert la quadrature du cercle.

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