Coup de tonnerre dans le ciel libéral

 

Photo: G. Hughes/PC

Pour ce qui est du premier face à face des chefs de ce lundi soir opposant Jean Charest et Pauline Marois, le verdict est rendu.

Particulièrement cacophonique, on aura surtout vu un premier ministre qui, aussi combatif qu’agressif, coupait continuellement la parole à son adversaire.  Quant à Pauline Marois, elle est restée d’un calme herculéen, certes, mais pour le reste, l’atmosphère acrimonieuse ayant été ce qu’elle était, difficile de mesurer ce qui en sera resté pour les électeurs.

Juste ou injuste, dans un tel contexte, il n’y a rien de surprenant à ce que la CAQ, ce matin, tente de récupérer le tout en présentant ce débat comme un exemple patent de ce que seraient devenus ce que François Legault appelle les «vieux partis».

Électron libre ou Cassandre?

Parlant de M. Legault,  ce qui retient surtout l’attention est la sortie fracassante d’un organisateur libéral de longue date appelant à voter CAQ.

Le Soleil rapporte que Jean-Paul Boily, face à la possibilité d’une défaite du Parti libéral, invite maintenant les électeurs libéraux à voter «stratégique» et «utile» en appuyant la CAQ de François Legault. Voter libéral cette fois-ci, lance-t-il, est un vote «gaspillé».

Rappelons que M. Boily, également collecteur de fonds, est connu dans les rangs libéraux pour, disons, son franc-parler. En octobre 2011, il avait publiquement incité M. Charest à créer une commission d’enquête sur la corruption et la collusion. Plus tôt cette année, il l’enjoignait à déclencher des élections printanières, question d’éviter les audiences publiques de la commission Charbonneau…

En 2010, il avait même déclaré avec candeur qu’il était tout à fait «normal» pour un parti politique au pouvoir de solliciter des dons auprès d’entrepreneurs qui obtiennent des contrats publics.

Sur les ondes de TVA, M. Boily avait en effet laissé tomber cette perle:

On sait qu’un tel ou un tel a eu un contrat, bien, on va cogner à sa porte et on va lui dire : “Écoute, toi, tu fais l’affaire, tu fais des choses, est-ce que tu ne peux pas nous aider au niveau politique??? » Généralement, on a une bonne écoute, surtout lorsqu’on est au gouvernement?.

C’est sûrement à un peu de tout cela que faisait référence Jean Charest ce matin en parlant de la «personnalité» de Jean-Paul Boily…

Or, «personnalité» particulière ou non, sa sortie d’aujourd’hui était la dernière chose dont avaient besoin le premier ministre et un PLQ coincé en troisième position chez les francophones.

En prédisant aussi brutalement une défaite du Parti libéral, M. Boily vient probablement de dire tout haut ce que bien des libéraux inquiets pensent tout bas.

En appelant à voter CAQ pour bloquer le PQ – tout en se disant encore libéral -, il dédouane aussi potentiellement un nombre imprévisible d’électeurs libéraux à poser le même geste.

Pour les uns, Jean-Paul Boily est un électron libre paniqué et pressé de quitter le bâteau libéral, pour les autres, il joue le rôle ingrat de Cassandre. L’avenir dira lequel des deux chapeaux il portera le 4 septembre au soir.

Deux appels à «bloquer» l’autre…

Depuis le début de la campagne, c’est dans le camp souverainiste que se mène le débat du vote «stratégique» versus le vote de «conviction».

Accusant Québec solidaire (QS) et Option nationale (ON) de «diviser» le vote souverainiste, au Parti québécois,  le message est qu’il faut voter «stratégique», donc PQ, pour «bloquer» Jean Charest et le Parti libéral.

Tandis que chez QS et ON, le message est de voter selon ses convictions en ajoutant des voix plus progressistes au mouvement souverainiste.

La surprise est qu’aujourd’hui, Jean-Paul Boily reprend la même logique pour l’appliquer, cette fois-ci, au camp fédéraliste.

Et donc, avance-t-il, considérant la défaite appréhendée du PLQ, pour un libéral, voter «stratégiquement» pour bloquer une victoire du PQ, c’est voter pour la CAQ : «Je ne veux pas revivre les vieilles querelles du passé qui nous feront plonger, encore une fois, dans les chicanes constitutionnelles et les menaces de séparation», dixit M. Boily dans la lettre ouverte qu’il a envoyée au Soleil.

Ses propos y sont lapidaires :

En tant que militant libéral, j’aime mieux pouvoir tenter d’influencer, si peu que ce soit, certaines politiques d’un nouveau parti qui mérite d’avoir sa chance que d’avoir à subir les positions intransigeantes d’un parti indépendantiste qui nous ramènera 30 ans en arrière.

Voter libéral à la prochaine élection serait, pour moi, un gaspillage qui ne servira qu’à diviser le vote fédéraliste au profit des indépendantistes.

Le Parti libéral du Québec n’ayant aucune chance de former le prochain gouvernement (…) J’exhorte en conséquence les militants libéraux à faire passer la patrie avant les amis et à voter le 4 septembre prochain pour la CAQ et François Legault. En agissant ainsi, nous pourrons contribuer à éviter le chaos politique que constituerait l’élection d’un gouvernement souverainiste.

Dur d’être plus clair…

C’est pourquoi la sortie de M. Boily est un véritable coup de tonnerre dans le camp libéral.

D’autant qu’il est volontaire – l’homme a écrit au Soleil lui-même. Et d’autant que sa publication se fait le matin même du «face à face» de ce soir entre messieurs Charest et Legault.

Comme «timing», si vous me passez l’expression, difficile de faire mieux pour la CAQ. Ou de pire, pour le PLQ.

Le Plan B

Encore plus révélateur est le constat suivant administré par M. Boily : «(…) j’aime mieux donner mon appui à la Coalition avenir Québec, qui rejoint beaucoup plus mes opinions politiques et qui amènera très certainement des idées et des visions nouvelles de notre société.»

Ici, Jean-Paul Boily souligne un élément central du nouveau paysage politique québécois depuis l’arrivée de la Coalition Avenir Québec. Un élément qui pourrait s’avérer déterminant le 4 septembre prochain.

Soit que sur certains aspects essentiels, le PLQ et la CAQ ne sont pas si éloignés que cela l’un de l’autre, côté ADN politique.

Après tout, le PLQ et CAQ sont deux partis : 1) de centre-droit ou de droite, c’est selon la perspective; 2) fédéraliste; 3)  proche du milieu des affaires.

Si la CAQ a réussi sans heurts majeurs à avaler l’ADQ, c’est principalement parce qu’au plan idéologique, il y a eu très peu de désaccord de fond quant à développer une vision dite de centre-droit. Donc, par définition, plus proche de celle du PLQ sous Jean Charest.

Sur la question nationale, François Legault fut clair dès le début. La CAQ, comme le PLQ, défendrait le statu quo constitutionnel. Il le ferait en rejetant autant la souveraineté que la quête d’un fédéralisme renouvelé.

Rappelons aussi que la CAQ est née du milieu des affaires. Elle fut fondée par M. Legault et l’entrepreneur et ex-recruteur libéral Charles Sirois.

Cette naissance venant d’un désir clair dans ce milieu d’avoir au Québec une nouvelle offre politique, une nouvelle «alternative».  Une alternative fédéraliste et proche de ses intérêts. Pas uniquement proche de ses intérêts, mais en bonne partie.

Le tout, au cas, bien sûr, où le PLQ échouerait dans sa tentative de remporter un quatrième mandat. Une vaste commande, de toute manière, pour n’importe quel parti.

Bref, la CAQ devenait une espèce de plan B, de politique d’assurance, de solution de rechange, au cas où… Mais aussi, un investissement pour l’avenir.

Ce «au cas où», il s’exprime aujourd’hui par la sortie de M. Boily.

Or, lorsqu’il dit appeler à voter CAQ pour empêcher un référendum, il est pourtant loin d’être le seul au PLQ à douter fortement de la possibilité qu’un éventuel gouvernement Marois, si le PQ était élu, en déclenche un.

Ce que les libéraux craignent bien plus, dans les faits, est que la position d’inspiration bourassienne de Mme Marois sur la question nationale – défense des intérêts du Québec et  «rapport de force» avec Ottawa – ne viennent déranger le long fleuve tranquille qu’est devenu le fédéralisme canadien depuis les quinze dernières années.

Ce qui, dans le moyen terme, à tort ou à raison, fait toujours craindre le pire autant au PLQ qu’à Ottawa.

Deux autres mauvaises nouvelles pour M. Charest

À cause de sa ressemblance avec le PLQ sur certains points essentiels, la CAQ est loin d’être crainte au gouvernement Harper. Au contraire.

On se souviendra d’ailleurs comment, en 2007 et en 2008, Stephen Harper avait opéré un rapprochement prononcé avec Mario Dumont, alors chef de l’ADQ. Le tout, en s’éloignant de plus en plus du gouvernement Charest.

Aujourd’hui, face à une défaite possible du PLQ, il y a une raison de plus, et non la moindre, pour qu’au gouvernement conservateur, on jette un coup d’oeil plutôt bienveillant sur la CAQ.

Même le Parti libéral du Canada refuse d’appuyer le PLQ.

Son chef intérimaire, Bob Rae, allant  jusqu’à lancer qu’il a «de bons amis» au PLQ et à la CAQ .

Et M. Rae de préciser :

Je connais très bien M. Charest, c’est un ami personnel depuis une trentaine d’années, a-t-il d’abord indiqué. (…) C’est un homme que j’admire beaucoup du point de vue personnel, mais je dois reconnaître qu’il y a des gens dans la CAQ qui se présentent aussi comme fédéralistes, et clairement, je ne vais pas intervenir.

Dur d’être plus clair…

Autre mauvaise nouvelle pour M. Charest est la possibilité de perdre une partie du vote anglophone au profit de la CAQ.

Maintenant, ce danger est-il réel pour le PLQ? Je reviendrai plus tard cette semaine sur le sujet…

Pour le moment, tout au moins, M. Charest montre certains signes tangibles d’inquiétude dans ce département.

Non seulement, il répète depuis des jours que François Legault est un «souverainiste». Question de tenter de convaincre des anglophones fatigués du PLQ de ne pas «risquer» pour autant un vote caquiste.

Après l’appel du libéral Jean-Paul Boily à voter CAQ pour bloquer le PQ, M. Charest a poussé l’enveloppe encore plus loin.

Il laissa tomber que François Legault pourrait, on ne sait jamais, déclencher lui-même un référendum s’il prenait le pouvoir : «il pourrait très bien changer d’idée, comme il est si peu fiable, a déclaré le chef libéral, mardi matin. Pendant 40 ans de sa vie, il a été le plus pressé des souverainistes – 40 ans de sa vie! Et aujourd’hui il change».

Et ce, même si la CAQ est résolument fédéraliste et que M. Legault a dit clairement qu’il voterait Non à un référendum. Aussi hypothétique soit-il.

Mais, bon, quand l’inquiétude monte…

L’effet David

Pour le PQ, par contre, hormis le danger que l’appel de Jean-Paul Boily ait à terme un impact à la hausse pour la CAQ, la montée possible de Québec solidaire dans certains comtés plus serrés commence aussi à inquiéter.

Avec le débat des chefs de dimanche soir où Françoise David a su, en effet, prendre sa place, au PQ, les sondages internes vont sûrement se faire plus pointus et plus fréquents. Question de tenter de mesurer si l’«effet» David est réel ou non dans les intentions de vote.

Ce matin, il fallait d’ailleurs entendre sur les ondes de la Première chaîne, le plaisir avec lequel la ministre sortante de l’Éducation, Michelle Courchesne, face à l’ex-députée péquiste Lisette Lapointe, faisaitsoudainement l’éloge des toutes les belles et grandes qualités de Mme David…

La tactique de la ministre était certes aussi transparente qu’une pellicule de plastique, mais dans une journée aussi difficile pour son parti, elle était de bonne guerre.

Surtout que, dans les circonstances actuelles, elle met le doigt sur un risque potentiel pour le PQ.

Les prochains sondages devraient commencer à montrer si ce risque est réel ou non. À suivre.

 

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25 commentaires
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tout se résume bêtement à :
»
le pouvoir, l’intérêt personnel vs les principes, les convictions .

FACE À FACE important, Libéraux déchirés

Les fédéralistes se préparent à créer un parti NPD-Québec pour contrer les souverainistes. La CAQ selon L’aut’journal, http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3908 n’est qu’un pion pour les fédéralistes. Selon ce même journal, les fédéralistes s’attendent et misent au pire un gouvernement minoriataire Péquiste pour pouvoir le renverser le plus tôt possible et reconsolider le vote allophone et anglophone avec la venue du NPD. Le parti Libéral est déchiré. La CAQ est probablement manipulée par le fédéralistes par la déclaration de son chef qui a déclaré renverser un gouvernement minoritaire. Ils le largueront et miseront sur le NPD-QUÉBEC en vue d’une autre élection, ce dernier étant plus FIABLE idéologiquement. Je vous invite à lire cet article, lien plus haut.

Vos commentaires sont très justes. J’ai manqué la conversation entre Mme Courchesne et Mme Lapointe. Cependant, la veille devant Mme Dussault et Mme Beaudoin, il fallait entendre avec quel enthousiasme elle favorisait Françoise David et souhaitait sa présence à la Chambre des communes. Cela s’explique facilement ; notre ministre de l’éducation est devenue indépendantiste et d’extrème-gauche ou alors elle instrumentalise Mme David et donne raison à ceux qui pensent qu’il ne faut pas divisé le vote. À la place de Mme David, je serais très gêné d’un tel appui.

Semblable idéologiquement, semblable comme fédéraliste, semblable au niveau des contributeurs, cela confirme que la CAQ, c’est le PLQ 2.0!

C’est comme une compagnie accusée de fraude, elle reparte sous un autre nom!!!

Les fédéralistes ont laissé le fruit pourrir.

Maintenant, les souverainistes, s’ils sont portés au pouvoir, auront la possibilité de tester réellement les concepts de «fédéralisme d’ouverture» et de «fédéralisme asymétrique» développés depuis le dernier référendum. Les québécois sauront alors jusqu’à quel point le RduC «nous aime».

J’ai de la difficulté à concevoir que la CAQ puisse rafler 63 circonscriptions.

Est-ce que la CAQ caquètera?

La probabilité d’un gouvernement péquiste demeure à porté de main pour les souverainistes.

Pour l’heure, ce n’est pas la déclaration de Calgary qui fera renaître un espoir du renouvellement du fédéralisme canadien à court ou moyen terme au sein de la population québécoise.

À l’instar du 2 mai 2011, je sens la brise d’une volonté de changement.

Jusqu’où ce vent nous portera-t-il?

Qui vivra, verra…

La seule vedette du PLQ, le bateau de Tony Accurso, est depuis des lunes hors d’usage. Maintenant que l’imminence d’un naufrage du bateau amiral de l’association Liberull provoque la mutinerie chez les membres de l’équipage, certains moussaillons rejoignent le bateau amiral ennemi ancré à l’horizon sous les couleurs de l’arc-en-ciel, ennemi prêt à mettre le cap vers les coulisses du pouvoir où ils espèrent à nouveau pouvoir « sousmariner » dans les méandres de la magouille. Un certain dicton avance que « plus ça change, plus c’est pareil ».

Cette sortie était inévitable. Ça fait plusieurs années que le PLQ pratique la politique de l’autruche. Il leur aurait fallu une course au ‘leadership’ avant de déclencher une élection. Ce n’est pas non plus surprenant que le messager vienne de Québec toutefois ce qui me laisse perplexe c’est qu’avec la CAQ c’est probablement la région qui devra souffrir une bonne partie des abolitions de postes proposées par François Legault. L’ignorent-ils?

M. Jean-Paul Boily connaît très bien M. Franco Fava. Très , très bien.
Il se passe des choses bizarres à Québec. Très bizarres.
De plus en plus, il est permis de conclure que:
PLQ=CAQ=PLQ=CAQ=PLQ=CAQ=D…..

J.Charest a de la difficulté à croire F.Legault lorsqu’il dit qu’il n’est plus souverainiste mais demeure nationaliste. Mais J.Charest lui-même a fait un virage semblable y’a pas très longtemps en passant du parti Conservateur fédéral au PLQ ce qui est aussi sur le fond un genre de virage à 180 DEG. mais ça personne ne s’en offusque.

La morale de l’histoire ne semble facile à déduire : « au diable les principes lorsque d’autres intérêts prennent les devants : le goût du pouvoir pour MM. Legault et le besoin d’injecter un cheval de Troie fédéral dans les affaires politiques du Québec ou tout simplement d’un très bon vendeur de frigidaires aux québécois dans le cas de J.Charest)

Jean-Paul Boily résume bien ce que les -élites- du Québec pensent de son avenir.

Si les électeurs de QS et O.N trouvent que le PQ n’est pas asez radical, pas assez révolutionnaire. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour le patronat québécois dont Québécor vaut mieux – un deux tu l’auras- avec le PLQ et la CAQ qu’un PQ qu’on trouve encore trop dérangeant. Le PQ se référant encore à la nation, à l’idée d’un tout, d’un nous comme QS et O.N. Le PQ reste imbuvable pour des gens comme M.Boily.

Je suis fou peut être, ce qui est à retenir pour moi c’est la profession de foi anti souverainiste, anti fédéraliste renouvelé et anti péquiste de ce monsieur plus que la directive de vote!

Les cercles dirigeants économiques ici comme ailleurs ne veulent presque plus entendre parler d’une notion de bien commun social. C’est non là dessus!

Pour le pouvoir, il leur faut un gouvernement caquiste le 4 septembre.

« La tactique de la ministre était certes aussi transparente qu’une pellicule de plastique, mais dans une journée aussi difficile pour son parti, elle était de bonne guerre »

On a qu’a voir comment la presse et le journal de montreal spin ca …

Pour Courchesne …

En fait, meme Anne Marie Dusseault semblait voir a travers la pellicule plastique …

En plus que le depute du parti Nicolas Girard est tout de meme celui qui est le plus efficace sur la question des garderies … disons qu’on peut imaginer que l’ex ministre lui enverra pas une carte de Noel …

« Avec le débat des chefs de dimanche soir où Françoise David a su, en effet, prendre sa place, au PQ, les sondages internes vont sûrement se faire plus pointus et plus fréquents. »

Moi ce qui m’inquiete c’est la maniere desinvolte dont on traite les prises de position de Quebec solidaire et la demarche elle meme … dans les medias et chez les analystes … et meme chez le PQ …

(a)

Pour ma part, je suis encore scandalise par la maniere dont on faisait porter l’odieu de l’alliance mort-ne sur le PQ alors qu’a Quebec solidaire il y a une vive opposition de bien des militants. Mais encore plus que les deux co-chef on ete volontairement silencieux sur l’opposition dans leur formation politique … etant probablement trop heureux d’etre content que l’odieu soit porte par le PQ et qu’on s’attarde pas trop a pourquoi dans un parti solidaire on s’oppose a des alliances avec un parti de centre gauche …

(b)

Amir Khadir dit il y a quelques jour : » la souverainete si necessaire mais pas necessairement la souverainete »

Ce qui est tout de meme en francais et clair … semble meme pas merite une discussion d’analyste politique …

On peut demander au PQ de nombreuse fois par jour quand la date du referendum mais avec Quebec solidaire on fait une declaration qui est disons inquietante et on s’en importe meme pas.

(c)

Amir Khadir appuie le NPD : un an plus tard on se rend compte de comment le Quebec se marginalise dans les debats au federal du a la faiblesse de la deputation et Amir de pas trop s’en formaliser ….

note: Juste pour s’en rendre compte ecouter la tres exotique emission … le match des elus lorsqu’on invite des elus federaux ( ou le representant du Bloc a ete scrappe assez vite au grand bonheur me semble-t-il de Simon Durivage )

(d)

Amir Khadir nous evoque que le vote strategique n’est pas bien, mais a l’arrive d’un NPD quebec il dit a Anne Marie Dusseault qu’il y a suffisament de parti a gauche ( au debat des medecins ) ce qui est tout de meme stupefiant et une contradiction …

Quel analyste est revenu la dessus ?

(e)

Et puis dans tout cela l’impression que chez Quebec solidaire on se formalise pas trop d’un eventuel 4e mandat liberal ou d’un gouvernement de la CAQ … on pense meme que dans tous les cas de figure la seule election de Francoise David serait une grosse grosse victoire ?

L’eloignement de l’objectif de la souverainete de 4-5 ans … bof

Non seulement cela mais le statu quo constitutionnel, en terme de changements a n’importe quel aspect de notre democratie … bof

Differentes legislations en lien avec le neoliberalisme … bof …

Je sais bien qu’il y a le spin … du nous on travaille a long terme mais il me semble que lorsque les convictions sont la … ca devrait faire nous faire suer … aussi a court terme ou moyen terme …

Ma question apres combien de gouvernement neoliberal les militants de Quebec solidaire seraient rassasier ?

(f)

Et dans tout cela on vend l’idee d’un eventuel gouvernment de Quebec solidaire alors que dans le fond le pouvoir est par nature suspect a Quebec solidaire et qu’elire que 4-5 deputes qui viendraient briser la solitude d’Amir serait en fait un objectif ultime en soi pour de nombreux militants.

Débat TVA
Pour une des rares fois de ma vie, ça ne m’a pas dérangé de voir Jean Charest avoir le dessus sur son adversaire pour contrecarré entre autre le vote caquiste suggéré par l’ancien bailleur de fond libéral M.Boivin pour nuire au parti québécois.
Une contradiction dans le débat de la part de M.Legault qui a déclaré à deux reprises:
La priorité absolue de notre gouvernement sera la lutte à la corruption puis ensuite l’éducation.

Je trouve très intéressant que vous mettez en évidence que la CAQ est un libéral 2.0 en fait je pense que voyant la situation nos manipulateurs ont prévu une alternative pour le bon peuple et que malheureusement la tradition des arrivistes à tout crin se maintient …quant Lucien Bouchard se plaignait de n’être pas assez payé comme PM…il a réglé son problème à nos dépend.

Le débat de ce soir montre hors de tout doute que l’animateur de TVA est une marionnette qui répond au commande des son boss. Ce n’est sûrement pas un journaliste encore un « artiste » qui s’occupe d’affaire publique. La douceur du débat conforme l’hypothèse plus haut…la récompense de Charest est…le banquier

Tout royaume divisé de l’intérieur est voué à sa perte.

Ensemble, nous pouvons tout.

Le 4 septembre, à nous de choisir!

« Obtenir la vraie démocratie
La démocratie n’est pas un Dieu, c’est un système. Et pas le meilleur, le moins pire selon Winston Churchill. N’empêche que si ce système à été créé, c’était au départ pour stopper la dictature des seigneurs, pour que le peuple s’exprime et surtout, décide.

Il restera toujours des seigneurs, des profiteurs qui veulent être seuls à manger, qui ne sont prêt à ne laisser aux autres que des miettes à condition que ces autres participent à leur enrichissement. C’est un des côtés les moins beaux de la nature humaine. », etc . . .

Quel beau texte de DAN BIGRAS !
http://blogues.journaldemontreal.com/elections2012/mes-elections/mes-elections-dan-bigras/

Malgré tout ce qu’on pouvait – ce qu’on peut encore – lui reprocher, j’ai toujours adhéré au Parti Québécois. J’y ai même longtemps milité . . . Dans mon désir profond de sauvegarder notre langue, notre culture, enfin, désir légitime, de nous donner un PAYS.

Il y a maintenant des péquistes partout ! On pourrait s’en réjouir. Mais malheureusement, tout ce beau monde, PQ – QS – ON et même CAQ, se chicane sur la place publique ! Et les PLQ applaudissent à tout rompre, la gueule fendue jusqu’aux oreilles . . .

Lundi 19h, RC-RDI : La ministre « Court Chêsne » rit à gorge déployée, trop heureuse, applaudissant, cynique, face à 2 anciens PQ défroqués qui s’invectivent ! Je dois dire que le représentant de la CAQ (un ancien PQ toujours souverainiste) était particulièrement arrogant et revanchard ! La ministre a vraiment manqué de dignité avec son air triomphant, voire son mépris ! J’ai vécu ça comme un poignard qu’on me plantait en plein coeur !

Pourquoi pensez-vous que les PLQ encensent à qui mieux mieux Françoise David sur toutes les tribunes ? Elle a eu son heure de gloire . . . Bravo ! Mais combien de votes PERDUS iront à QS, ON, et même CAQ ! Et les Verts, et . . . Combien d’autres partis, déjà ? Tout ça, grâce à notre bon système parlementaire . . . Mon peuple ne peut dons pas s’unir pour une fois ? UNE SEULE ?

– Je ne suis pas d’accord avec mon Parti ?
– Je sors et je fonde mon propre Parti ! Nan ! . . .
Combien d’années encore cela va-t-il se produire . . . Il est déjà minuit moins une . . . et 59 secondes !

Charest s’est fait parler en français chez COSTCO, dit-il ! . . . La belle affaire ! Je veux un journaliste qui me suive au Centre-Ville, pour une journée. UNE SEULE ! Je vais le conduire dans plein de magasins que je boycotte, parce que je suis toujours servi uniquement en anglais ! Même parfois dans un anglais plutôt aproximatif ! Voyons, sois patient, Jean ! Ils vont apprendre !

Le PLQ et Charest NOUS attendent le 5 septembre ! BONNE CHANCE ! . . .
Dans 50 ans vos petit(e)s-fils (filles) parleront anglais . . . On a ce qu’on mérite . . . TOUS . . . Moi aussi ! Je suis des vôtres !

– Qui a dit ça ? « Le singe mets tellement de temps à évoluer » . . . TROP ?

Pendant que leur Pauline Marois courtise allègrement les fédéralistes et les anglos, certains intervenants péquisto-séparatistes de ce blogue affirmant sans vergogne que le pouvoir est à portée de main des « souveraistes »…

Qui a raison? Pauline Marois ou eux?

Aux séparatistes (les VRAIS!!!): qu’est-ce que vous foutez au Parti québécois?

Il existe un autre parti politique séparatiste qui promet CLAIREMENT un référendum sur la séparation: l’Option Nationale (ou dans une moindre mesure Québec solidaire)!

Le Parti québécois, lui, niaise avec le puck et ne peut être plus enchevêtré et illisible sur ce sujet qu’aujourd’hui, caressant les fédéralistes et faisant la cour aux anglos!

Z’avez vu et entendu votre Pauline sur le sujet du référendum lors des débats? Un monument d’indigeste confusion et d’incohérence.

Allez, du courage les séparatistes et rejoignez les VRAIES forces de l’indépendance laissant au seul Parti québécois et à ses Jean-François Lisée les orientations confuses et embrouillées.

J,ai entendu hier que le ministre de la justice Fournier de la loi totalitaire 78 à Charest a son bureau dans l’édifice d’un mafieux puis plus un mot de ce scandale dans les médias Et la CAQ s’est fait planté toute la journée hier par les corrompues du PLQ, un des libéraux les plus corrompus de la CAQ c’est Sirois et pas un mot contre lui.
MICHEL

C’est bien évident que la stratégie de la CAQ était d’aller chercher des votes au PLQ. En reniant le thème du fédéralisme renouvelé, M.Legault donne toute la place au PQ en matière d’identité et de culture.

Bien sûr que les opportunistes savent flairer les bonnes affaires. S’ils peuvent déjà se placer auprès de la prochaine équipe gagnante, on assure ses arrières et on prépare la suite..

Le talon d’achille de la CAQ est la faisabilité des réformes qu’il propose. Hier soir, M.Charest a travaillé ce thème et Mme Marois va certainement insisté la dessus. Comme quoi, M.Charest travaille ultimement a ré élection du PQ

Pour un gouvernement fiable…

Jean Charest n’est pas fiable car il n’a pas encore réalisé ses engagements de 2003, ni ceux de 2007, ni ceux de 2008. Il ne réalisera pas davantage ceux de 2012 parce que le passé est garant de l’avenir ou parce qu’il ne gouvernera tout simplement plus. Il transpire le doute au sujet de son honnêteté et de sa fiabilité.

François Legault n’est pas fiable car il change d’idée comme il change de chemise. S’il est élu il ne réalisera pas ses promesses électorales car elles sont pour la plupart tout simplement irréalistes. Elles relèvent de la pensée magique et tout électeur averti sait qu’il s’agit de simple poudre aux yeux pour ceux qui croient encore au Père Noël. De plus, François Legault est entouré d’une équipe bien trop faible pour pouvoir réaliser un programme aussi ambitieux. Il ne faut pas oublier que la CAQ est le sous-produit recyclé de l’ADQ, une équipe tellement faible qu’elle a échoué à jouer adéquatement son rôle d’opposition officielle en 2007 et 2008. Confier le pouvoir à cette équipe inexpérimentée, formée de transfuges et de poteaux, de fédéralistes et de souverainistes nous mènerait au désastre. Si les souverainistes n’arrivent pas toujours à s’entendre, imaginez ce que serait un gouvernement formé de souverainistes, de fédéralistes, d’autonomistes et de quelques « assisentretroischaisesistes ».

Pauline Marois est fiable et elle l’a démontré tout au long de son impressionnante carrière politique. Elle connaît parfaitement tous les rouages gouvernementaux, elle ne change pas d’idée selon la température, elle est entourée d’une équipe solide et expérimentée, prête à gouverner aussitôt élue. En plus, à ma connaissance, ni Jean Charest ni François Legault n’ont jamais dit d’elle qu’elle n’était pas fiable. Ils la critiquent sur bien des points mais pas sur sa fiabilité. Ça veut tout dire.

Je ne comprends pas que des gens intelligents comme vous les journalistes s’apprêtents à voter pour madame Marois, elle n’a rien qui peut nous faire voter pour le PQ, donnez-nous un vrai chef.

J’attends le troisième débat, celui de Marois-Legault, mais à la suite de celui Charest-Legault, je reste du même avis. Il serait prématuré de voir la CAQ prendre le pouvoir. On ne sait pas ce que ce parti a dans le ventre. Trop de ses candidats n’ont aucune expérience ni de la politique ni encore moins du pouvoir.

En fait, si nous tenons en compte le passé politique de Legault, nous sommes en droit de nous poser de sérieuses questions sur ses motivations profondes d’occuper le poste de premier ministre. Il ne m’a pas convaincu, et de loin s’en faut, qu’il n’est pas engagé dans un power trip personnel. Ainsi je pense aujourd’hui qu’il recherche moins la réussite du Québec que sa propre réussite personnelle.

Legault se dit nationaliste et fédéraliste. Mais la réalité implacable nous rappel qu’aucun parti fédéraliste n’a été capable d’amener le fédéral à proposer une constitution acceptable pour le Québec. Pendant ses neufs années au pouvoir le très fédéraliste PLQ n’a pas été capable d’influer le gouvernement fédéral sur des sujets très importants pour le Québec : le registre des armes à feu, l’assurance chômage, la politique des jeunes contrevenants, la stagnation de l’industrie forestière, le débalancement de l’économie canadienne au profit de l’Alberta, l’achat des F35, le redécoupage de la carte électorale canadienne faisant diminuer le poids politique du Québec à Ottawa, les nominations unilingues anglophones à des postes fédéraux névralgiques, etc., etc.

Ces dossiers sont très importants pour le Québec. Comment Legault s’y prendra-t-il pour les régler ? S’il a une recette magique, j’aimerais bien la connaître. Ça fait depuis plusieurs générations que nous la cherchons sans succès.

Les questions sans réponses à l’égard de la CAQ et de Legault sont tellement nombreuses qu’il serait extrêmement imprudent pour l’avenir du Québec de porter au pouvoir ce parti.

Non vraiment il y a trop d’inconnus dans la CAQ.

«Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
[ Winston Churchill ]

@ Denis Drouin (# 23):

« Trop de ses candidats n’ont aucune expérience ni de la politique ni encore moins du pouvoir. » (sic)

Et c’est justement là que réside leur avantage.

Ils n’ont pas été contaminés par le pouvoir et n’ont aucune relation incestueuse avec les grosses centrales syndicales et/ou avec les groupuscules de pression.

Vous voulez RÉELLEMENT du changement? Votez pour des nouvelles têtes; pas pour des momies qui traînent dans le paysage politique du Québec depuis plus de 20 ans!