Course à la direction du PLC: étrange décollage de Martin Cauchon

Candidat Cendrillon ou candidat mal organisé? On est en droit de se poser la question quand on apprend que l’ancien ministre libéral de la Justice, Martin Cauchon, a non seulement soumis à la dernière minute son bulletin de candidature à la direction du Parti libéral du Canada, mais aurait eu besoin d’aide pour obtenir le nombre requis de signatures. Selon le Toronto Star, le candidat David Bertschi a expédié un courriel en fin de semaine pour demander à des gens de signer le bulletin de candidature de M. Cauchon.

Les aspirants candidats avaient jusqu’à minuit, le 13 janvier, pour soumettre leur bulletin signés par 300 membres, répartis également dans trois provinces. Ils devaient aussi payer des frais d’entrée de 75 000 $ (non remboursables). M. Cauchon s’est exécuté en fin de journée dimanche, prenant tout le monde par surprise.

Car des neuf candidats sur les rangs, il est le seul à ne pas avoir encore tenu d’assemblée de lancement ou de conférence de presse officielle pour dévoiler ses intentions. On n’y croyait donc plus, d’autant plus que les autres candidats sont au travail depuis des semaines et que Justin Trudeau a pris de nombreuses longueurs d’avance. Il domine les sondages, les levées de fond et le recrutement de membres et de supporteurs.

Cette entrée sans panache de M. Cauchon étonne car il est considéré depuis des années comme un candidat potentiel. On se serait attendu, vu un décollage tardif, qu’il cherche à s’imposer en démontrant immédiatement avoir une organisation et une stratégie bien huilées et bien financées.

Après tout, les rumeurs à son sujet n’ont pas cessé depuis sa retraite de la politique active en 2004, rumeurs alimentées par son réseautage soutenu, son intérêt pour les affaires internationales, sa présence aux congrès du parti ou sa tentative de retour lors des élections de 2011. Son intérêt a toujours été manifeste.

En décembre, il avait vivement réagi lorsque Justin Trudeau avait qualifié d’échec le registre des armes d’épaule et il avait invité les libéraux à se battre pour leurs principes. Cela avait été interprété comme un signe de son éventuel saut dans l’arène.

L’hypothèse qui circule pour expliquer sa décision est qu’il a senti un vide à combler auprès de l’aile plus progressiste du parti. Comme le rapportait la Canadian Press avant Noël, la gauche du PLC s’inquiète de voir la grande majorité des candidats tout miser sur l’économie et chercher avant tout à ramener au bercail les libéraux plus conservateurs.

M. Cauchon devrait faire une annonce officielle cette semaine, à temps pour le premier débat des candidats qui aura lieu à Vancouver, dimanche.

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Un Stéphane Dion de mauvaise qualité. Un sous-produit de M. Desmarais et cie. Un candidat sacrifié dès le départ, qui devrait normalement se faire planter par le jeune Trudeau le 14 avril prochain. Un prix de consolation, si M. Trudeau devrait abandonner la course à la chefferie du PLQ, vu que les autres candidats semblent minables…minimum.

Martin Cauchon s’est tiré dans le pied ce matin à RDI.

Il a réitéré sa position sur la nomination de juristes unilingue à la Court suprême en soutenant que l’heureux candidat pourrait à cet âge tardif apprendre la deuxième langue officielle. Et ta soeur?

C’est vraiment nous prendre pour des imbéciles.

On comprend que M. Cauchon ne veut pas se mettre à dos une partie d’électeurs anglophones qui ne digèrent toujours pas de vivre au Canada en notre compagnie.

L’ambition perd son homme. Je crois que M. Cauchon vient de couler à pic et il ne le sait pas encore.