Course au PLQ: défis et embûches

La course au leadership du Parti libéral du Québec est officiellement lancée.

Les règles sont connues et le chef sera élu le 17 mars prochain, à Montréal.

Les aspirants à la succession de Jean Charest devront tenir compte de plusieurs facteurs pour l’emporter. En voici cinq:

Des circonscriptions égales

Le PLQ fonctionnera à l’ancienne, avec l’élection de 24 délégués dans chacune des 125 circonscriptions, qui se rendront ensuite au congrès. Chaque candidat devra compter sur de bons organisateurs et être présent dans toutes les régions, puisque toutes les circonscriptions envoient le même nombre de délégués. Celle de Jonquière a autant de poids que celle de Westmount, même si elle compte moins de membres. Un candidat bien organisé dans les circonscriptions orphelines (sans député du PLQ) pourrait avoir un avantage.

Persuasion extrême

L’élection du chef du parti se fera par vote secret. Même s’ils ont promis fidélité à l’un des candidats dans les assemblées locales, les délégués peuvent changer d’avis jusqu’à la dernière minute. Les candidats devront donc tenter de séduire jusqu’à la fin du processus, surtout s’il y a plus d’un tour de scrutin. Ne rien prendre pour acquis.

Attention à la facture

L’élection des délégués dans les circonscriptions se fera sur une période de quatre semaines (4 février au 10 mars), lors d’assemblées locales. Pour voter, les membres devront se déplacer. Il faudra ensuite envoyer les délégués au congrès. La facture risque de grimper rapidement. Les aspirants candidats devront être en mesure de recueillir des fonds pour couvrir les dépenses des délégués (un plafond de 100 000 $ pour l’hébergement et les transports a été fixé). La limite totale des dépenses durant la course est de 600 000 $, et le prix d’entrée est de 50 000 $.

Une brève course

Le congrès au leadership aura lieu le 17 mars, dans cinq mois, mais avec une période des fêtes qui va ralentir le rythme. Le PLQ veut élire son nouveau chef avant le dépôt du prochain budget à Québec. Cinq débats de type «town hall» avec des citoyens vont s’étaler du 13 janvier au 3 février. Mais les candidats devront faire connaître certaines de leurs idées plus rapidement afin de faciliter la vente de carte de membre et le travail des organisateurs sur le terrain. Un bon départ de l’un d’eux compliquera la tâche de ses adversaires, qui auront moins de temps pour renverser la vapeur.

Des jeunes qui comptent

Le tiers des 3 000 délégués au congrès devront être âgés de 25 ans ou moins (8 délégués par circonscription). Les aspirants chefs devront tenir compte de leurs préoccupations, tant dans les politiques qu’ils proposeront que dans le contenu de leurs discours.

Nota bene: Depuis le sommet de 1,75 millions de votes atteint en 2003, le PLQ voit son électorat stagner ou baisser.

En 2007, le PLQ a reçu 1,31 million de votes.

En 2008, il a obtenu 1,36 million de votes.

En 2012, il a reçu 1,36 million de votes.

La seule différence entre une majorité, une minorité et une défaite semble être le taux de participation, qui profite aux autres partis lorsqu’il est haut. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Les candidats au leadership devront trouver un moyen de stimuler l’intérêt des électeurs envers leur parti et élargir leur base, surtout chez les francophones.

(Mon collègue Michel C. Auger, de Radio-Canada, parlait d’un verre à moitié vide dans un billet de blogue en septembre.)

Compter sur la faiblesse de ses adversaires ou la désaffection envers le processus électoral pour l’emporter n’est pas une recette à succès à long terme.

Laisser un commentaire

« Compter sur la faiblesse de ses adversaires ou la désaffection envers le processus électoral pour l’emporter n’est pas une recette à succès à long terme. »

Bien content de voir enfin quelqu’un l’écrire! Après trois élections à recueillir pratiquement le même nombre de votes, il est claire que le PLQ a une côté à remonter. Avec les travaux de la CEP en ce moment, la partie ne sera pas facile, d’autant plus que les principaux candidats sont tous issus de l’ancien gouvernement.

Après dix ans d.arrogance,je crois que ce parti doit faire peau neuve pour continuer,première chose la venue de nouveaux candidats. Si on pouvait aussi arrêter d,avoir la langue de bois,et de toujours accuser les autres pour tout ce qui arrive.

Vous connaissez beaucoup de Francophones de 18-64 ans qui votent Libéral? Moi j’en connais aucun.

Le 1,3 million d’électeurs qui votent PLQ est constitué essentiellement de personnes âgées, qui ont eu une peur bleue de la séparation, d’anglophones, qui ont une peur bleue de la séparation, et d’immigrants, qui ont aussi une peur bleue de la séparation.

Depuis une dizaine d’années, le PLQ, un parti d’idées qui a marqué l’histoire du Québec, n’a plus aucune idée. C’est fuste une bannière réunissant tous ceux qui ont peur de la séparation. Et rampant dans la corruption

@Rod :

Désolé, mais vous avancez des choses qui ne sont pas nécessairement vrai. J’imagine que vous vous fiez à votre entourage ou au printemps dernier pour affimer ce que vous dîtes. On s’entoure souvent de gens qui partage nos idées, et durant le printemps dernier, il était relativement m,al vu pour un jeune de se dire libéral en public (c’est d’ailleurs encore le cas!!!)

Dans mon entourage à moi, la majorité des 20-25 ans vote libéral, c’est moi qui est vu comme une extra-terrestre dû à mes idées centre-gauche. Comme quoi on ne peut vraiment pas généraliser. Les régions jouent aussi un rôle, demandez aux jeunes de Montréal vs aux jeunes de la Beauce quelles sont leur position politique, juste pour voir…

@ Amy # 4

Vous dites qu’il ne faut pas généraliser. Mais en écrivant :«Dans mon entourage à moi, la majorité des 20-25 ans vote libéral», n’est-ce pas ce que vous faites ?

«Il y a certains chefs qu’on suit d’autant plus aveuglément qu’il faut être aveugle pour les suivre.»
[Gérard de Rohan Chabot]

Un fait est indéniable: à la grande surprise des déconnectés de la réalité, les Libéraux ne sont qu’à 1/2% du nombre de votes (et à 3 sièges!) que les séparatistes péquistes ont réussi à arracher aux Québécois avec des promesses bidons qu’ils sont déjà incapables de tenir.

Quelqu’un pourrait nous faire part du nombre de votes que les péquistes ont reçu lors des 4 dernières élections SVP?

@ François 1

J’invite François 1 à relire le nota bene et à se » connecter » sur un dictionnaire, car il semble que le verbe stagner lui est étranger.

Il est tout de même surprenant que des personnes intelligentes (c’est du moins l’impression qu’elles laissent) dépenseront des centaines de milliers de dollars pour prendre la tête d’un parti politique qui a toutes les chances de subir le même sort que celui du PLC après Gomery. L’explication à cet entêtement serait-elle les 75,000 $ de salaire caché ? J’en doute.

Enfin on verra bien au fur et à mesure du déroulement de la commission Charbonneau. Mais en attendant certains pourraient avoir au moins l’intelligence de reconnaître que le PLQ n’est plus au pouvoir et que maintenant c’est lui qui a été relégué au rôle d’opposition.

«Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.»
[Jean-Jacques Rousseau]

Nous souhaitons à François 1, le retour rapide du PLQ au pouvoir avec tous ses bons côtés : Les garderies aux p’tits amis spécialisés dans les abattoirs de bovins, une grosse caisse électorales remplie, à ras-bord, par les bénéficiaires du gouvernement du PLQ aussi, des grands complices dans la construction, des collecteurs partout, même à LOTO-QUÉBEC et des déficits à répétition.

@ Marc Sauvageau (# 8):

Si le PLQ « stagne », vous pourriez nous faire part du nombre de votes que les péquistes ont reçu lors des 4 dernières élections SVP?

Et bien sûr, qualifier avec le verbe approprié les résultats?

Nous attendons le résultat de vos réflexions avec une certaine…curiosité Marc.

@ Gilles Bousquet (# 10):

Et que dites-vous sur les nominations bassement partisanes effectuées en MOINS d’un seul mois (imaginez l’horreur après 4 ans!!!) par votre Parti québécois, lui qui n’en finissait plus de s’étouffer d’indignation sur le même dossier lorsqu’il était dans l’opposition?

On n’a pas oublié Oxygène 9, la Gaspésia, le métro de Laval…

Bien hâte de voir la Commission se pencher sur ces dossiers moi.

Pas vous?

@ Denis Drouin

Non, je ne généralise pas : j’illustre de quelle façon, justement, se servir de sa propre expérience personnelle peut mener, d’une personne à l’autre, à des conclusions fort différente 😉

Il est de notoriété publique que le maire Vaillancourt de Laval a toujours eu des accointances très particulières avec toute la faune qui grouille, grenouille et scribouille autour du PLQ.

J’attends avec impatience les retombées, les dommages collatéraux de toutes ces perquisitions et enquêtes dont Vaillancourt fait l’objet.

Une bonne idée serait d’inclure la gestion du Cosmodôme de Laval et des plantureuses subventions que Laval verse depuis plusieurs années à cet éléphant blanc. Et quant à y faire que les enquêteurs aillent dont fouiller dans leurs vieilles boîtes à la recherche du dossier Thibault et des millions $$ disparus. Voilà un autre secret de polichinelle lavallois.

«Le léopard ne se déplace pas sans ses taches.»[Proverbe nigritien]

@ Gilles Bousquet (# 13):

Le Français ne « décline » pas à Montréal. Ce sont les francos qui quittent Montréal pour la banlieue et qui sont remplacés par les immigrants de langue autre que le Français.

L’Anglais par contre, n’a pas progressé à Montréal.

Si vous pensez que le français sous le PLQ, de 2003 à maintenant, a progressé positivement à Montréal, tant mieux pour vous. Tous les observateurs pensent le contraire.

@ François 1

2003 : 1 269;
2007 : 1 125;
2008 : 1 141;
2012 : 1 393;

Le verbe est fluctuer : ce qui veut dire que le vote peut diminuer mais aussi augmenter, ce qui ne veut surtout pas dire faire du surplace, ce que vous ne semblez pas comprendre, d’autant plus que lorsque le taux de participation augmente, comme dans la dernière élection, le vote libéral n’a pas changé.