De quoi Obama est-il puni ?

Si Barack Obama devait nous quitter aujourd’hui, au lendemain d’une sévère défaite politique, il ne faudrait qu’un peu de recul pour le déclarer un des présidents les plus importants du dernier siècle:

Il avait promis l'espoir, il a livré moins de désespoir...
Il avait promis l'espoir, il a livré moins de désespoir...

1. Il a empêché son pays, et l’essentiel de l’économie planétaire, de sombrer dans une dépression;
2. Il a fait adopter la plus grande réforme sociale en 40 ans: une couverture médicale pour tous les Américains;
3. Il a fait adopter la plus grande réforme de l’industrie financière depuis Roosevelt;
4. Dans le programme de relance économique, le plus important de l’histoire, il a investi comme jamais dans l’économie verte.

Et, ce mardi, après deux ans de ces travaux d’Hercule, il fut puni. Pourquoi ? Parce que l’Amérique devient plus conservatrice ? Non. Les sondages reflètent, aujourd’hui comme hier, que la nation est à peu près également divisée entre Démocrates et Républicains. Mais aux bureaux de scrutin, les Républicains étaient plus mobilisés et plus nombreux. Ils ont été les moteurs du changement.

La punition, réelle, est donc venue des absents. Des électeurs démocrates de 2008 qui n’ont été ni suffisamment mobilisés ni suffisamment nombreux pour contenir, cette fois-ci, la vague républicaine.

L’espoir ou moins de désespoir

Comment, donc, expliquer cette absence ? L’économie, bien sûr. Et le chômage: officiel à 9,6%, réel à 17%.

Les électeurs républicains se vengent, les démocrates et les centristes boudent.

Ils boudent celui qui leur a promis l’espoir, mais qui ne leur livre que moins de désespoir. « Sans moi, ce serait pire » est une réponse logique, ce n’est pas une réponse politique.

D’autant qu’il leur promettait moins de désespoir encore. A l’heure de dévoiler son programme de relance économique, il annonçait pouvoir ramener le chômage, cette année, à 8%. Ne pas avoir pu livrer cette marchandise a coûté beaucoup de crédibilité à son message. Une raison de plus de bouder.

Le drame d’Obama

Le drame d’Obama est bien sûr la crise dont il a hérité au jour 1 de sa présidence. Et dans les sondages de sortie de vote, mardi, les électeurs avaient la luciddité de blâmer, dans l’ordre: 1) Wall Street (35%), 2) George W. Bush (29%), et 3) le président actuel (23%).

Mais voilà, Wall Street et George Bush n’avaient pas de candidats aux élections. (L’ex-président était d’ailleurs complètement absent de la campagne républicaine.) En jeu, une chose seulement: les politiques de Barack Obama. Et puisqu’elles n’ont livré aucune amélioration tangible de la situation de l’emploi — seulement un énorme amortissement au choc qui aurait eu lieu sans elles — il fut la cible de la colère. (Dans les sondages de sortie des urnes, les électeurs étaient également divisés en trois, à savoir si le programme de relance d’Obama avait aidé, nui, ou n’avait eu aucun impact.)

Et maintenant, quoi ?

L’élection d’hier n’était que le prélude du vrai match: celui de la présidentielle de 2012. Si les Républicains avaient gagné le contrôle des deux chambres, ils pourraient être tenus pour responsables, ou co-responsables, des politiques de la nation pour les deux années à venir, et devoir, donc rendre des comptes lors du rendez-vous présidentiel.

Mais ce n’est pas ce qui s’est produit hier. Ne contrôlant qu’une chambre, les Républicains affirmeront qu’Obama a encore le vrai pouvoir — ce qui ne sera pas faux. Ils se cantonneront donc dans un rôle d’opposition, pour ne pas dire de démolition. Mais en aucun cas dans un rôle de proposition responsable.

Ils rejetteront sur Obama l’échec des politiques qu’il a introduites depuis deux ans, et de celles qu’il ne pourra introduire d’ici deux ans.

Bill Clinton au cube

Le défi d’Obama d’ici deux ans sera de répéter l’exploit de Bill Clinton, lui aussi aux prises avec une Chambre républicaine radicalisée lors de sa première élection de mi-mandat. Par un habile, mais périlleux, mélange de confrontation, de conciliation et de cooptation de politiques de ses adversaires, il a réussi à renaître aux présidentielles suivantes.

Mais il avait pour lui une économie en croissance. Ce que rien ne présage pour Obama. Son défi est donc plus grand encore.

A droite, une guerre peu civile

La chasse à la Palin est commencée. Comme le rapportait ces jours derniers le site Politico.com, l’establishment républicain est paniqué à l’idée que Sarah Palin pourrait s’imposer comme candidate présidentielle républicaine. Ce serait, calculent-ils, offrir sur un plateau la réélection à Obama.

Le fait que sa candidate loufoque Christine O’Donnell ait perdu la course sénatoriale au Delaware — qu’un Républicain modéré avait de bonnes chances d’emporter — est immédiatement porté à son débit. La défaite de sa candidate dans le Nevada, et de quelques autres pèseront lourd dans le procès que ses adversaires républicains vont ouvrir. Des preuves que l’excès nuit et que, sans elle, le Sénat serait aujourd’hui républicain.

Cette confrontation occupera une partie de l’actualité politique et il n’est pas dit que Palin en sortira perdante. Mais on n’a pas fini de s’intéresser au personnage le plus coloré d’Amérique.

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Ne trouvez-vous pas épatant les sommes englouties dans les campagnes électorales américaines?

Il faut croire que c’est payant d’investir en politique. D’où provient tout cet argent? Sûrement pas de l’Amérique en colère, sur le point de perdre leurs maisons, leurs emplois et leur pouvoir d’achat (si ce n’est déjà fait).

Mon père disait qu’il y deux pouvoirs: celui de ton gouvernement et celui à qui tu demandes la permission pour aller pisser durant le tiers de ta journée.

Les deux taxent: l’État avec les taxes d’achat et l’impôt, l’entreprise avec ton travail et ses profits.

C’est ceux-là qui financent les partis. C’est ceux-là aussi qui tentent de faire plus avec moins (en employés), qui délocalisent les industries. Ils se donnent le beau rôle: ils ne doivent rien à qui que ce soit. Ils rejettent le fardeau sur l’État.

Ils ont investis 5000 milliards dans une campagne de mi-mandat. Sans blague. Je répète: ce n’est pas une blague: sont les chiffres du début du mois d’octobre. Pas mal pour une élection où la majorité n’iront pas voter.

5000 milliards, pour convaincre les États-uniens qu’ils doivent couper dans les dépenses, réduire les services, accepter de se serrer la ceinture. 5000 milliards pour leur faire comprendre que la situation économique est difficile. 5000 milliards pour leur dire que l’État peut régler la situation. 5000 milliards pour leur dire, finalement, qu’il revient à l’État d’améliorer leur sort.

Ajout: 1000 milliards divisé par la population États-unienne (310 millions, mais disons 500 millions pour simplifier): environ 16 mille dollars par habitant. Multiplié par cinq: 80 000 dollars par habitants. Et encore, ce n’est pas fini: Ce n’est pas l’élection présidentielle: ajouter ce montant récurrent aux quatre ans, en plus. Et encore: les «généreux» donateurs, pour la plupart, ne se ruinent pas.

1-Obama a simplement reporter la dépression en tentant désespérément de gonfler la bulle alors qu’elle devra crever un jour où l’autre.

2-La réforme de la santé est rejeté par une majorité d’Américains. Le CBO a révélé depuis son adoption qu’elle allait faire augmenter les coûts du système de santé et augmenter le déficit.

3-La plus grande réforme financière depuis Roosevelt se traduit maintenant par des pertes d’emplois et l’institutionnalisation du « too big to fail ».

Where are the Jobs? The Parallels between Today and the Great Depression

http://www.youtube.com/watch?v=qm5ZbjkGV3Y

4-L’économie vertes s’est une grosse énarque qui a démontré sa totale inefficacité en Europe (notamment en Espagne)

‘Green’ jobs no longer golden in stimulus: environmental projects fail to live up to hype:

http://www.washingtontimes.com/news/2010/sep/9/green-jobs-no-longer-golden-in-stimulus/

L’économie verte s’est dépensé 5 milliards de dollars pour isoler des maison en ne créant que 8500 jobs (588 235$/job).

http://www.msnbc.msn.com/id/36072595/

Je crois aussi qu’Obama a commis une erreur fondamentale. Il s’est entourée de la vieille garde démocrate (celle qui avait présidée sous Clinton à des « réformes » néo-libérales) et a même gardé des membres de la vieille garde de Bush (je pense au secrétaire ;a la Défense entre autres).
Résultat: Ses réformes, bien qu’importantes ont été trop modérées. Par exemple, celle de la santé ne fait qu’offrir une couverture médicale à plus d’états-uniens (mais il en reste encore 10 millions sans couverture), mais n’offre aucun service public: payer les assurances de services totalement privés va coûter très cher.

Il a aussi tenté de se concilier ceux qui refusaient toute discussion. Alors qu’il aurait dû faire ce que Roosevelt avait fait à l’époque: mobiliser la population derrière lui (FDR n’hésitait pas à traiter les financiers d’escrocs et de voleurs). Sans un mouvement de masse, les vraies réformes ne peuvent passer. Il est illusoire de croire pouvoir faire un New Deal en laissant la population de côté et en ne s’appuyant que sur la vieille garde.
(P.S. C’est peut-être aussi l’erreur qu’ont commis les souverainistes au Québec: « Laissez faire le gouvernement, on s’en occupe »).

Il ne faut surtout pas oublier que le leitmotiv prédominant chez les républicains n’était pas la relance de l’économie, la reprise de l’emplois ou quoi que ce soit de positif pour leurs électeurs mais l’échec d’Obama. Comme l’avait si clairement Limbaugh et plus récemment Mitch McConnell (http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/10/25/la-priorite-numero-un-des-republicains/): «Hope he fail».

Quelque chose cependant de pas très subtil me dit qu’ils ne se sont pas contenter d’espérer…
Mais avec l’opposition systématique par fillibusting et la campagne ininterrompue de démonisation, de peur et de salissage de Faux News, comment Obama pouvait-il s’en sortir?

Et ces providentiels colis piégés trouvés par des alliés de toujours des NéoCons, les saoudiens, tombent beaucoup trop à plat à une semaine des élections pour que j’y vois une coïncidence. On sait trop bien que la peur favorise le vote conservateur… Et si les Néocons Straussiens ne sont plus à la Maison Blanche, ils n’en sont pas moins actifs.

Bonjour,
Aux présidentielles de 2008, malgré l’appui moral et inconditionnel que je portais à Barack H. Obama, il me semblait évident que ce pourrait être la pire chose qui pouvait arriver aux États Unis car les attentes envers ce Sauveur Suprême étaient tellement démesurées que, au bout du compte, Barack Obama ne pourrait que décevoir en étant incapable avec les contre pouvoirs existants de mener à terme ses projets électoraux.
Les États Unis croupissent dans leur passé en n’évoluent même pas à la vitesse de l’escargot avec les contre pouvoirs qui s’entrechoquent et empêchent tout progrès et émancipation des valeurs sociales.
Quoi dire que vous essayer de relever l’économie américaine terrassée et les épaules au tapis que de mettre toutes les imprimantes des États Unis à l’oeuvre afin d’imprimer du Funny Money ou de la monnaie de singe en voulant relancer une économie agonisante et en distribuant cette argent de pacotille à tous ceux qui, banques ou multinationales étaient sur le carreau. Personne d’autre au niveau planétaire aurait osé faire un tel affront à la logique en diluant la valeur de leur devise en l’amenant au niveau d’argent de pacotille qui ne tiendra pas encore longtemps la route car les ressacs commencent à se faire sentir à tous les niveaux.
Finalement, dans cette société de miséreux avec plus ou moins de filet social, les profits astronomiques des magnats en place, des banques et des industries étaient depuis toujours privatisés et ce, à l’avantage des plus puissants, les États Unis poussèrent le cynisme en SOCIALISANT toutes les pertes astronomiques des banques et des industries en faisant porter tout le fardeau sur les citoyens. En terminant, je me souviens de la UNE du GLOBE AND MAIL il y a un peu plus d’un an qui affichait avec cynisme la dette américaine avec les chiffres astronomiques qui faisait à pleine largeur de la page de gauche à droite le montant de la dette américaine dans les 17 chiffres s’il vous plait soit l’éloquence des chiffres que l’on peut faire parler par eux mêmes soit de mémoire : 27,000,000,000,000,000. Au plaisir, John Bull.

Et après on accuse la droite d’être simpliste dans ses analyses… 😉

Tant qu’à faire dans le simplisme, se pourrait-il qu’Obama se soit imiscé à des endroits où les américains ne souhaitent pas voir l’État, et qu’Obama en récolte aujourd’hui le résultat?

Obama a été puni parce qu’il est noir.
Obama a été puni pour les méfaits de l’administration Bush.
Barak Obama a été puni parce que beaucoup de citoyens américains sont stupides, qu’une autre partie est indolente et que des milliardaires américains veulent voir baisser leurs impôts.

Obama à manqué d’intelligence en approuvant la mosquée à ground zero et en réformant le système de santé en pleine crisse économique. Pas fort comme président.

Pour Obama, on ne sait pas encore. Mais une chose est sûre: nous voyons aujourd’hui la plus importante majorité républicaine en 60 ans ; possiblement la plus importante des 80 ou 100 dernières années. (On saura que quand tout sera compté).
.

En effet, la majorité d’aujourd’hui est de 239 sièges (potentiel de 251 quand tout sera compté). Entre 1931 et 2010, seule la majorité de 1946 (246 sièges) a dépassé 239 sièges.

M. Lisée, auriez-vous les données pour les années 1910-1930?

Ça fait plus de 60 ans qu’un président américain n’avait pas « mangé une telle claque su’a yeule »!!!

Le mythe Obama est déboulonné et c’est tant mieux.

Il a été puni par le peuple à cause de son assurance-santé publique que peu voulaient, pour l’épouvantable endettement du gouvernement, pour l’aide apporté aux banques (oui…oui..les gauchistes! Obama a aidé les grosse méchantes banques!!!) et aux manufacturiers automobile non-concurrenciels, etc…

Bref, il a été puni car il est interventioniste.

Obama a été puni d’être interventioniste ? Alors pourquoi Bush n’a-t-il pas subi le même sort ? Pourtant, vous affirmiez il n’y a pas longtemps que

« les USA du temps de W. Bush ont effectivement été le gouvernement américain le plus interventionniste de leur histoire »
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/?p=3644#comment-9728

et que
« Georges W. Bush est un diplomé de Yale University et de Harvard Business School…(…) Ça explique probablement pourquoi il a été le Président américain le PLUS interventioniste… »
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/?p=5537#comment-16104

Alors donc ?

1. « Il a empêché son pays, et l’essentiel de l’économie planétaire, de sombrer dans une dépression; »
Faux selon moi, Obama est l’inverse de FDR. Contrairement a Obama qui a ete mis au pouvoir grace a Wall Street, FDR n’as pas endossé la fraude du sciecle en donnant des cheques de centaines de milliards aux fraudeurs de Wall Street avec aucune garantie que cet argent circulera dans l’economie réelle pour les recompenser d’avoir monté une pyramide de ponzi de produits speculatifs et de produits d’assurance déguisé en produits financier, au contraire FDR a placé Wall Street sur le banc des accusés, FDR a passé à la hache les banques en faillite technique (comme le sont actuellement les grandes banques americaines qui cachent l’ampleur de leurs pertes par des manipulations comptables et en surevaluant la valeur de leur avoir pyramidaux toxiques) pour couper les activités speculatives de ces banques et protéger les activités commerciales et les petits épargnants, et c’est sous l’administration de FDR que fut adopté le Banking Act of 1933 qui a reglementé les activités bancaires pour éviter les conditions de conflits d’interets qui sevissaient avant la Grande Depression, mais ce Banking Act a ete miné depuis plusieurs administrations successives sous l’influence de Wall Street, le syndrome du renard qui surveille le poullailler.

2. Une couverture pour tous? Une obligation de se procurer des assurances privées, dont le but est de maximiser les primes et minimiser les soins offerts. C’est pratiquement un bail out des assureurs privés.

Est-ce que la situation actuelle; concentration des medias, puissance du complexe militaro-industriel, primauté de Wall Street, agences noyauté par les industries qu’elles devraient surveiller, Loby comme AIPAC, financement des partis porte tounantes industrie-politique, qui tirent tous enormement de profit du status quo corrompu, des guerres, du pillage du bien commun et de l’etat, etc, permet vraiment à un candidat qui representerait un vrai changement (cest a dire moins de profit de fraudes financieres, moins de profit de guerre, moins de profits pour les assureurs privé, moins de profits pour les oligopoles agro-industriels, pour l’oligopole du Big Oil, etc), de s’approcher de la maison blanche? La misere de la multitude represente des milliards dans les poches de la poigné d’individus qui en utilise une parti pour influencer l’opinion publique (think tank, medias, commentateurs, etc) et les politiciens(financement, contrat, etc) afin que cette manne ne leur échappe pas? pas sur, la plus grande part du probleme n’est pas un homme ou un autre, cest un probleme systemique

Il a été chassé oui mais il a inspiré nombre de gens sur toute la planète entière de se prendre en main, plutôt que de laisser tout faire par le président ou penser qu’il va faire à leur place. Son mandat, il l’a rempli avec tout le travail abattu. Ceux qui dénigrent Obama et son travail,j’aimerais bien voir voir à l’oeuvre à sa place. Facile dire des conneries!

@ Mathieu K:

Bush n’a pas été puni?

Aux dernières nouvelles, les Démocrates ont gagné la dernière élection contre les Républicains non?

Bonjour,
Sûrement que la plus grande leçon à tirer quand nous regardons évoluer le triste spectacle venant du SUD, c’est de constater où mène le nationalisme exacerbé qui finit toujours en PATRIOTISME ! Et le PATRIOTISME finit toujours par emporter avec lui toutes les valeurs de gauche, soit les valeurs sociales. Et ce qui est évident, à la moindre occasion de voir flotter au vent la bannière étoilée soit THE STAR-SPANGLED BANNER, gauche et droite confondues dans l’unanimisme total perdent toute contenance en frissonnant pour le DRAPEAU. Quoi dire si ce n’est que la gauche devant un drapeau est toujours la PERDANTE ! Au plaisir, John Bull.

autrement dit;

a. Obama = anti-FDR
b. Le systeme est corrompu a l’os, les agences sont noyautées par les industries qu’elles devraient surveiller, et la mafia de Wall Street mene le bal ce qui explique qu’il n’y aura pas de Banking Act of 1933 et qu’ils ont eu un Bail Out aux frais des contribuables a la place
c. le systeme electoral est bidon devant l’ampleur du probleme systemique, car le systeme economique-politique est un feed-back loop qui concentre le pouvoir, l’argent et l’influence mediatique aupres des groupes qui beneficies le plus du statu quo. Il y a bien sur des factions parmis ces groupes qui tirent la couverture de leur coté, mais des luttes patriciennes ne constitue pas une saine democracie. Il semble qu’en geneal, les politiciens qui pronent le changement qui nuirait aux interets de ces groupes n’en font rien dans les faits une fois elus(Obama, ou le « labor » party de Tony Blair, etc) et sont par la suite remplacé par l’aternative composée des politiciens qui prone l’intensification du statu quo et l’intensification des inéquités(apauvrissement des pauvres, enrichissement des riches). Evidemment plus les inéquités sont élevés plus la repression de republique de banane (patriot act) et la propagande(think tanks, war on terror) sont requises pour mater et distraire la majorité de la population.

François: Donc seulement un politicien ou aspirant-politicien peut en critiquer un maintenant?

Certains semblent oublier que le slogan d’Obama était « Yes we can » et non « Yes I can »!

Effectivement, il y a quelque chose de pathétique qu’il soit dépensé une somme record dans les campagnes électorales de mi-mandat alors que le taux de chômage est a son plus haut depuis des décennies.

Il me semble que la politique américaine ne mets pas les priorités à la bonne place!

Il est vrai que lorsqu’on a peur et que l’on est en mode survie, la pensée n’est pas toujours cohérente.

Ce que je trouve désolant dans tout cela c’est que comme vous l’avez si bien énoncé, le Président a fait beaucoup. Il a reçu un héritage peu reluisant.
J’ai l’impression que l’on cherche des héros qui peuvent régler tous les problèmes avec une baguette magique. Que l’État règle les problèmes.
Avec cet état d’esprit et une telle incompréhension de la lourdeur des défis, peut-être un jour trouverons nous ces héros : des dictateurs.
Une démocratie c’est le peuple; pas le peuple qui ne fait que demander , exiger et pleurer, un peuple qui s’implique pour le mieux être de la société.

Dans un contexte d’attentes démesurées face à sa présidence, Obama ne pouvait que décevoir. Cette déception s’est traduite sur le terrain par une démobilisation de sa base électorale. Le reste n’est que mathématique. La présence à Montréal de David Plouffe, ex-directeur de campagne, à quelques jours de l’élection venait confirmer probablement les chiffres internes que les démocrates avaient sur l’ampleur de leur recul. Parions déjà que Plouffe sera de retour dans un rôle beaucoup plus actif aux côtés d’Obama d’ici 2012. D’un point de vue communicationnel, l’aisance du président et sa fraicheur d’antan semble mal s’accommoder du caractère hyper-formel du packaging de la Maison blanche. À suivre.

*****Haut-bas! Haut-bas! Obama: hauteurs et bassesses!*****

Barack Obama a manifesté une hauteur éblouissante lors de l’élection présidentielle. Il a «hypnotisé» de nombreux citoyens états-uniens et la majorité des Terriens. Il a été un orateur hors-pair et il en a convaincu plusieurs en leur permettant de rêver que Yes we can. Il a incarné une émouvante filiation en relation avec Martin Luther King et son I have a dream (j’étais moi-même à Washington le 28 août 1963).

Qui plus est, après le lamentable W, être rustre et cul-terreux, les États-Unis ont enfin élu un intello, un homme cultivé et aux capacités intellectuelles vraiment remarquables. Quel soulagement après huit années d’horreur présidentielle, après huit années imprégnées par la bassesse de ce minus habens appelé George W. Bush, être dénué de toute hauteur ou grandeur!

Maintenant que Barack Obama a le pouvoir, il doit éviter de sombrer dans une bassesse délétère, dans un aplatissement indigne d’un homme de son calibre, de sa hauteur.

Obama pourra gouverner s’il ne renonce pas à sa hauteur. Il doit savoir rester un intellectuel tout en sachant communiquer clairement au peuple états-unien quelles sont ses intentions et réalisations. Face à des adversaires «populistes», hargneux et souvent barbares (des béotiens!), il doit éviter à la fois le populisme et l’élitisme. Aussi, Obama doit cesser de jouer la carte d’une illusoire «unité» états-unienne. Malgré certaines apparences, les États-Uniens ne pensent pas tous la même chose et il n’y a pas d’unanimité dans ce pays dans lequel le rêve unanimiste ne cesse de hanter de nombreux citoyens, fiers de vivre dans un pays riche, prospère et «dominant» (sinon «dominateur»).

Oui! Obama pourra gouverner et renaître de ses cendres s’il joue la carte de sa hauteur et de sa grandeur. J’en suis romantiquement persuadé! Cet homme est un phénix!

Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

« …(A)ux bureaux de scrutin, les Républicains (sic) étaient plus mobilisés et plus nombreux. Ils ont été les moteurs du changement. »

Vous avez vu juste, Monsieur Lisée. Qui sait? Peut-être que cet exercice démocratique servira de leçon à l’électorat progressiste qui, souvent et inexplicablement, s’abstient d’aller voter… Dire que la Proposition 19 a été défaite; c’était trop beau pour être vrai (soupir!)

Bonjour,
La crise économique américaine est loin d’être finie, elle commence ! Avec les Américains qui sont constamment en campagne électorale, la campagne pour les Présidentielles de 2012 commence dès aujourd’hui et la Chambre des Représentants étant devenue républicaines, l’équipe présidentielle de Monsieur Barack Obama avec le jeu des contre pouvoirs qui d’une certaine façon peut empêcher toute amélioration car à quoi bon creuser sa tombe encore plus profondément ? Car si chacun reste sur ses positions, les Républicains comme les Démocrates en préparant politiquement les présidentielles de 2012, le ressac risque d’être foudroyant pour Barack Obama car les Républicains auront la carte requise dans leur jeu pour affirmer haut et fort que bien évidemment, la gauche et les mesures sociales, c’est un luxe pour mettre le pays dans la dèche et faire la démonstration que malheureusement, un Noir ne pouvait faire mieux qu’un Blanc…. Que sera les États Unis d’Amérique après 2012 avec leur déficit économique et avec une dette sans bornes due en grande partie à l’extérieur dont la Chine ? Mais cela est un détail pour la dette, les Yankees sont souvent assez débiles pour dire aux débiteurs : On vous doit de l’argent Nous ? Bien, venez donc le chercher ! En mobilisant ensuite l’imposant dispositif militaire en admonestant : Essayez donc juste pour voir…..Au plaisir, John Bull.

@François 1 ref: message 13,
Quelle mauvaise foi, si les républicains avaient été au pouvoir ils auraient aidés les banques avec encore plus d’empressement qu’Obama.
Les républicains sont les amis de la finance et lorsque les banquiers seraient venu les voir pour leur demander de l’aide, ils auraient répondu OUI! avec la plus grande servilité.

Autre point TRÈS positif de la prise de contrôle du Congrès par le GOP: le projet de loi pour faire un « audit » de la FED est presque certain de passer.

Et quand ça va se faire, attendez-vous à voir les colonne du temple trembler.

Surtout avec l’annonce aujourd’hui que la FED va acheter pour 600 milliards de dette américaine.

@david,

« le projet de loi pour faire un “audit” de la FED est presque certain de passer. »

Tu rêves en couleur mon petit !

@ Morelli
Ça donne quoi de critiquer le travail de Obama, regardez les acquis plutôt que de donner dans le gros jugement. Yes WE can, ensemble, pas tout seul!Ceux qui critiquent ne regardent pas la quote des USA après les désastres de Bush. Je vous auraient tous bien vus faire à sa place et surtout voir les résultats que vous auriez eu!! Je ris déjà.

« Les républicains sont les amis de la finance et lorsque les banquiers seraient venu les voir pour leur demander de l’aide, ils auraient répondu OUI! avec la plus grande servilité. »

A remarquer aussi que le gros du financement du TEA Party provient des mêmes milieux financiers (comme l’organisation et la difusion médiatique sont assurées par Fox)

J’en reviens à dire ceci: ça veut dire quoi le rêve américain?
C’est comme si les Américains avaient dit: où s’en va-t-on?
Je n’arrive toujours pas à mettre en perspective, un pays qui offre autant de possibilités universitaires et qui cautionne certaines pratiques dans leur publicité électorale.
Dans le fond, les Américains sont peut-être plus cowboys qu’on le pense.

@ Mediamaniaque:

Petite correction aux chiffres rapportés dans vos commentaires # 2 et 3 :

Voici les statistiques de l’OCDE sur le PIB des États-Unis :

1998 : 8 720,2 milliards de dollars
1999 : 9 206,9 milliards de dollars
2000 : 9 810,2 milliards de dollars
2001 : 10 143,2 milliards de dollars
2002 : 10 450 milliards de dollars
2005 : 12 277,6 milliards de dollars[1]

Les États-Unis auraient eu, selon Wikipédia, un produit intérieur brut (PIB) de 14 266 milliards de dollars en 2009, représentant environ un quart du PIB mondial[8].

Par comparaison, le PIB canadien a été de 1,227,7 milliards de dollars canadiens.

Ne croyez-vous pas qu’il ait pu y avoir erreur dans la somme rapportée de 5 000 milliards de dollars US comme somme investie dans la récente compagne électorale américaine ?

Même si c’était plutôt, supposons, 5 000 millions, soit une somme totale plus vraisemblable de 5 milliards, votre commentaire serait toujours valable, parce que ce serait quand même une somme énorme pour convaincre les États-uniens qu’ils doivent couper dans les dépenses, réduire les services, accepter de se serrer la ceinture, etc…

Ajout à mon commentaire précédent :

Par comparaison, le PIB canadien a été de 1,227,7 milliards de dollars canadiens en 2009.