Débat : Mulcair solide, Harper sur la défensive, Trudeau dynamique

Il faut noter que ce premier débat télévisé de la campagne électorale n’avait rien d’habituel. S’attendre à des retombées typiques d’un débat des chefs serait erroné.

Photo : Dillan Cools/Maclean's
Photo : Dillan Cools/Maclean’s

PolitiqueLe débat de jeudi soir à Toronto a permis au chef du NPD, Thomas Mulcair, de montrer qu’il n’est pas en avance dans les intentions de vote par accident. Après un début hésitant marqué par la nervosité, Mulcair, à son premier exercice du genre au moment d’une élection, a démontré qu’il est un aspirant sérieux au poste de premier ministre.

Le chef conservateur, Stephen Harper, au coude-à-coude dans les intentions de vote avec Mulcair, a été la cible de la vaste majorité des attaques. Rien de plus normal après neuf ans au pouvoir. Il a profité de sa grande expérience dans les débats — son 11e — pour éviter de trébucher et parer plusieurs coups. Il a néanmoins souffert dans certains segments, notamment celui sur la santé des institutions démocratiques.

Le leader libéral, Justin Trudeau, devait montrer qu’il n’est pas trop inexpérimenté ou trop faible pour aspirer au poste de premier ministre. Il devait rassurer les libéraux qui doutent. C’est largement mission accomplie. Trudeau a connu un débat dynamique, surtout au début de l’exercice, perdant toutefois de l’ascendant à mesure que les réflexes de Thomas Mulcair revenaient. Suffisant pour entamer une remontée ? Ce n’est pas évident.

Elizabeth May, la leader du Parti vert du Canada, a été pertinente et particulièrement efficace dans les échanges concernant la loi C-51 sur le terrorisme. Elle a prouvé qu’elle a sa place à la Chambre des communes. Mais dans une course serrée, où les sympathisants verts veulent avant tout changer la couleur du gouvernement à Ottawa, elle n’a probablement pas réussi à faire migrer beaucoup de votes vers son parti.

Il faut cependant noter que ce premier débat télévisé de la campagne électorale, organisé par le magazine Maclean’s, n’avait rien d’habituel. S’attendre à des retombées typiques d’un débat des chefs serait erroné.

D’abord, il avait lieu au cinquième jour de la campagne la plus longue de l’histoire. Contrairement aux autres exercices qui se déroulaient à moins de deux semaines du vote, il reste encore 73 jours avant le 19 octobre. Aussi bien dire une éternité. Les citoyens n’iront pas voter avec ce débat en tête.

Ensuite, le débat se produisait au milieu de l’été, sur des réseaux qui n’ont pas la portée du consortium des télédiffuseurs. Combien de Canadiens — et encore moins de Québécois — auront vraiment suivi cette soirée ? Et combien sont des électeurs indécis ou susceptibles de changer leur vote ?

Stephen Harper a dû avouer que le Canada est au bord de la récession

Le débat aura un effet plus important sur l’ambiance de la campagne au cours des prochains jours que sur le résultat du vote électoral. Il influencera la perception qu’ont les journalistes, commentateurs et analystes des chefs. Il jouera sur le moral des troupes et des candidats, qui veulent être rassurés sur la forme de leur chef. Il sera utilisé par les stratèges des partis pour isoler des phrases et des images, et en faire la promotion dans les jours à venir sur les réseaux sociaux.

Ce contexte n’est pas sans déplaire à Stephen Harper, qui se savait la cible des trois autres chefs, ayant un bilan de presque 10 ans à défendre. Moins de gens à l’écoute ne peut que le servir.

Stephen Harper a dû avouer à Mulcair dès le premier segment que le Canada est au bord de la récession, ce que son gouvernement — tout comme son ministre des Finances, Joe Oliver — a refusé de faire dans les derniers mois.

Stephen Harper a également avoué avoir demandé à ses sénateurs de défaire une loi sur les changements climatiques — qui émanait du NPD sous Jack Layton — avant une seule minute de débat au Sénat. Des sénateurs non élus qui bloquent une loi adoptée par des députés élus… Harper a mal paru d’utiliser une institution aussi impopulaire pour arriver à ses fins.

Le chef conservateur a toutefois gardé son calme sous les coups de boutoir de ses adversaires dans le segment sur l’économie, un enjeu crucial de cette élection.

Il a été efficace pour défendre la mission du Canada contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie. Trudeau a paru hésitant en tentant d’expliquer sa position, avec laquelle il a maille à partir depuis octobre.

La base électorale de Stephen Harper, déjà la plus solide, ne devrait pas se fissurer après un tel débat.

Mulcair devait s’éloigner du «Angry Tom» que ses adversaires aiment dépeindre

Thomas Mulcair arrivait avec un défi bien précis à relever : montrer qu’il aspire vraiment au poste de premier ministre. Il devait doser ses attaques envers le chef conservateur pour ne pas jouer le rôle du procureur en chef qu’il a si bien interprété à la Chambre des communes. Comme aime le répéter le journaliste de Maclean’s Paul Wells — qui a très bien animé un débat finalement fort intéressant —, «celui qui auditionne pour le rôle de chef de l’opposition obtient généralement le poste».

Mulcair devait plutôt montrer ce qu’il a à offrir et s’éloigner du «Angry Tom» que ses adversaires aiment dépeindre. Il devait rassurer ceux qui voient le NPD comme le véhicule de changement depuis le mois de mai, ce qui a propulsé le parti au sommet des intentions de vote.

À ce chapitre, Mulcair a relevé son défi.

Le début du débat a été plus difficile. Visiblement nerveux, il ne semblait penser qu’à sourire, un aspect sur lequel ses stratèges lui ont certainement rempli les oreilles. Mais trop, c’est comme pas assez. À mesure qu’il prenait ses aises, Mulcair a commencé à sourire au bon moment, sans étirer le trait. Ses réflexes ont pris le dessus avec le retour au calme, de sorte qu’il a dominé complètement le deuxième segment sur l’énergie et l’environnement.

Il a bien dosé ses exemples sur son passage comme ministre au gouvernement du Québec, montrant qu’il a l’expérience du pouvoir, ce que les précédents chefs néo-démocrates fédéraux ne pouvaient pas revendiquer.

Il ne s’est pas défilé lorsqu’il a été question de sa volonté de hausser l’impôt des grandes entreprises (afin de baisser celui des PME), affirmant que les fortes baisses des dernières années n’ont pas permis de créer plus d’emplois.

Il a souvent tenté de poser en politicien pragmatique, se plaçant entre Elizabeth May et Stephen Harper en ce qui a trait aux pipelines ou aux missions militaires — «May s’oppose à toutes les missions militaires, alors que Harper appuie toutes les missions militaires. Le NPD va évaluer au cas par cas les missions qui sont appuyées par l’ONU ou l’OTAN.»

Le segment sur le Sénat l’a également bien servi, même si l’abolition qu’il souhaite est très difficile à réaliser sans ouvrir la Constitution.

Le chef du NPD a-t-il été trop poli par moments, attendant son droit de parole du modérateur, alors que Justin Trudeau et Stephen Harper sautaient dans la mêlée sans attendre ? Peut-être. Mais à mon sens, pas suffisamment pour influencer l’ensemble de sa soirée.

Je vous rassure, le chef libéral portait ses pantalons

Pour la première fois depuis des décennies — minimum —, le chef du Parti libéral du Canada n’entrait pas dans un débat comme l’un des deux meneurs de la course. C’est dire si Justin Trudeau, malgré les attentes faibles, devait trouver un moyen de démontrer que ce ne sera pas une campagne électorale à deux, sans lui.

Le directeur des communications du Parti conservateur, Kory Teneycke, avait prédit que Justin Trudeau dépasserait les attentes s’il se présentait simplement avec ses pantalons. À ce chapitre, je vous rassure, le chef libéral les portait, ses pantalons.

Trudeau a été très dynamique, particulièrement au début. Sur le front économique, il a été le plus efficace dans ses échanges avec Stephen Harper. Il a bien fait en lançant à Harper qu’il ne sentait peut-être pas la récession au 24, Sussex, mais que les Canadiens, eux, la sentaient sur le terrain.

Dans ce segment, il semblait à la fois en contrôle et sur l’offensive. Il ne donnait pas l’impression d’être un novice qui n’avait pas sa place sur ce plateau de vétérans. Ses troupes doivent être rassurées.

Il s’est toutefois embourbé dans le segment sur les institutions démocratiques, quand il a lancé que Thomas Mulcair est «du côté des séparatistes». Il faut vraiment avoir l’intention de profiter de la méconnaissance de beaucoup de Canadiens envers Mulcair pour laisser penser que ce farouche fédéraliste serait «copain-copain» avec le mouvement souverainiste.

Mulcair l’a d’ailleurs reviré de bord en expliquant que lui, contrairement aux autres chefs autour de la table, a combattu dans les tranchées de deux référendums au Québec. «Les deux seules personnes qui veulent parler de souveraineté au Canada, c’est Gilles Duceppe et Justin Trudeau», a-t-il répliqué, cinglant.

Il aurait été bon d’entendre la répartie de Gilles Duceppe dans ce segment, lui qui n’avait pas été invité à ce premier débat (il sera de ceux en français).

May a dominé le segment sur la loi C-51 antiterroriste

Elizabeth May n’aspire pas au pouvoir. Il est donc difficile de la comparer aux autres chefs sur le plateau. Elle n’a pas la même pression.

La chef des verts a été pertinente et convaincante à plusieurs reprises, notamment sur la nécessité de lancer «une armée d’entrepreneurs» pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments au pays.

Elle a dominé le segment sur la loi C-51 antiterroriste, avec des exemples précis. Elle a fait une partie du travail de Thomas Mulcair sur ce plan, lui qui a terminé cette séquence en affirmant qu’il allait abroger cette législation s’il prenait le pouvoir.

Elizabeth May a frappé un bon coup lorsque Stephen Harper a dit avoir en mains des avis légaux qui affirment qu’il peut cesser de nommer des sénateurs, ce qui laisserait le Sénat de plus en plus dysfonctionnel. «Celui qui vous a donné cet avis légal devrait retourner à la faculté de droit. C’est simplement inconstitutionnel», a-t-elle lancé avec aplomb.

Un bon réchauffement

Finalement, ce débat aura été un bon réchauffement pour chacun des chefs. Dommage de ne pas être certain de les revoir en forme plus tard durant la campagne, étant donné l’incertitude entourant les débats. Assurément, il est à l’avantage des électeurs d’en avoir d’autres à l’horaire d’ici octobre.

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29 commentaires
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Les « analyses » d’un débat politique m’indiffèrent…surtout à plus de 2 mois des élections.

Je ne me souviens que trop bien des « analyses » de TVA du débat des chefs aux dernières élections provinciales où les « analystes » du boss de la station, PKP, déclaraient Monsieur Couillard comme le « grand perdant » du débat et bien entendu, Madame Marois comme celle qui s’était le mieux tirée d’affaire.

Le reste appartient à l’histoire: déculottée sans précédent du Parti québécois et victoire éclatante de Monsieur Couillard.

Le programme économique du PLQ était une farce cynique et complètement irréaliste. La victoire « éclatante » de Couillard s’est faite sur la plus scandaleuse campagne de peur depuis le référendum de … 1980. Depuis son « éclatante » victoire, Couillard et cie ont trahi la totalité de leurs engagements pris auprès des Québécois.

Probablement parce que beaucoup de Québécois font comme toi et supportent le parti qui est le plus opposé aux souverainistes, indépendemment de la performance fournie.

Parfaitement au courant.

Je faisais un commentaire sur les « analyses » des débats politiques à la télé et qu’ils soient provinciaux ou fédéraux, c’est du pareil au même.

Le petit Trudeau nous a rappelé qu’il était comme son père contre la règle du 50% plus un. Règle universelle reconnue par le Gouvernement de Westminster (système gouvernemental que Harper a évoqué hier soir).
Pour justifier son point de vue, le petit Trudeau a évoqué le chiffre 9, nombre de juges de la cour suprème qui ont remis en question la règle universelle.
Non mais quel petit homme. Quel fachiste de la pire espèce. Quel esprit méprisant. Comme son père honni.

Une chose est certaine, personne n’a remarqué l’absence de Duceppe dans ce débat. Pour dire vrai, sa présence n’aurait rien ajouté, sinon quelques jérémiades québéco-québécoises.

C’est le grand gagnant. Trudeau a planté le Québec avec ses 9 juges et personne n’a défendu le Québec.
C’est pour ça que ça nous prend le Bloc

Quand savez-vous ? Les leaders fédéralistes ont cassé du sucre sur la démocratie québécoise pendant trente minutes et vous considérer cela normal ? Duceppe n’a pas été invité pour que les Mulcair, Trudeau et cie ne puisse se faire contredire.

Remarquez qu’avec le long segment sur le référendum, Duceppe doit bien rigoler malgré son absence.

N’ayant pas suivi ce « sans doute » passionnant débat. Je m’en remets aux toujours excellentes analyses d’Alec Castonguay 🙂

Un petit point encore : « Ne serait-il pas à l’avantage de monsieur Harper (puisqu’il est le meilleur en tout et sur tout), de se montrer humain et magnanime en participant à deux débats et anglais et deux autres en français. Ne sont-ce point ce genre de modestes concessions qui nous permettent de clamer toutes et tous ensemble en un unique crédo, comme un seul homme à l’unisson « crescendo ma non troppo » : qu’il n’est point de meilleur plus grand pays au monde que le Canada ?

1* Trudeau a beaucoup à apprendre certain dossier, 2* Harper c’est confessé ou avoué certaine réalité, mais ne vit pas avec la réalité du Québec et l’Ontario et je croix que les producteurs de pétrole de l’Alberta et autre non plus la mème valeur, etc. 3*M, Mulclair gros socialiste il me fait peur, surtout ce qu’il dit en anglais et après en français et voilà.

Donc M. Castonguay, ce débat n’ a aucune signification en début de campagne si ce n’ est que les candidats vont s’ ajuster pour les autres! Mulcair va être plus efficace au prochain débat et Trudeau va devoir cesser de parler comme son père sur les séparatisses et parler des vraies affaires a moins qu’ il n’ a rien a dire!
Pour ce qui est d’ Harper il devra sortir de sa défensive et comme on dit ; l’ attaque est souvent la meilleure défensive!

Débat, belle comédie « platte » et ridicule, comme on en voie à chaque élection, et rien ne change. M. harper sans aucune honte, manque total de dignité et d`honnêté déclanche une campagne électorale longue comme l`éternité, afin d`être certain que tous les électeurs soient tellement dégouté et désabusé de la politique, qu`il n`iront même pas voter et qu`il va entrer au pouvoir haut la main, avec l`aide de Duceppe qui va diviser les votes au Québec, et tout ça avec les millions qu`il prend de nos poches pour payer cette mascarade, qui dit mieux. On devrait, nous les payeurs de taxes et les principaux intéressés dans cet enjeux que sont les élections ( c`est important une élection, car c`est le moment de nommer qui va gérer les milliards de dollars de nos taxes ) boycotter cette campagne électorale jusqu`à cinq jours avant les élections, et laisser M Harper gérer seul sa campagne électorale, il aime ça gérer les choses seul, je pense que cinq jours c`est suffisant pour que les politiciens nous fassent connaitre les miracles qu`ils vont faire pour gérer notre grand pays. Les médias devraient boycotter la campagne électorale eux aussi…

La dernière phrase de monsieur Castonguay me laisse incrédule. Ce que les téléspectateurs recherchent dans ce genre de débats ce sont de bonnes empoignades et qui en sortira vainqueur. Mais, comme toutes les interventions des débateurs sont savamment calculés et préparés par des conseillers politiques et des spécialistes des médias, les débats virent en face à face stérile, voir enfantin.

` »De plus, le NPD reconnaîtrait une décision majoritaire (50 % plus 1) des Québécoises et des Québécois ». (Déclaration de Sherbrooke, 2005)

http://www.pierreducasse.ca/IMG/pdf/Declaration_Sherbrooke_FR_V2.pdf

Où est le mot ‘vote’ ?

Quand je lis, voici 50 pommes plus 1, j’en conclus qu’il y a 51 pommes
Je devrais écrire 50 pommes plus 1 orange pour quantifier deux fruits différents

Ainsi quand je lis (50% plus 1) j’en conclus qu’il s’agit de 51 pourcent
Il faudrait écrire 50 % plus 1 vote, pour quantifier ces deux choses différentes

La déclaration de Sherbrooke produite par des membres du NPD en 2005 n’est pas un texte sacré. C’est mal écrit au mieux, et au pire c’est malhonnête. Je partage entièrement l’opinion de Monsieur Trudeau : c’est le problème de M. Mulcair, qu’il mette ses culottes et qu’il clarifie sa pensée.

Mulcair doit cesser de dire en anglais fifty percent plus one – et en français 50 % plus un vote. Ce n’est pas la même chose. Cinquante pourcent plus un pourcent, c’est une différence de quelque 6,000 votes dans un scrutin où s’exprimeraient 6 millions de Québécois. Les Québécois comme les autres Canadiens ont le droit de savoir quel calcul il entend mettre dans sa loi.

Une écart d’un seul vote lors d’un scrutin où des millions de votes sont comptés, et des milliers sont annulés, paraît inconclusif. Je doute que la communauté internationale reconnaîtrait un vote aussi contestable et sans doute contesté. Il y a une marge entre la théorie et la pratique.Je lis ici et là que la norme internationale est de 50 % plus un vote, mais je n’ai jamais vu un pays se former suite à un scrutin qui fut déterminé par un seul vote parmi des millions. Il faudra m’en nommer un pour me convaincre. Bonne chance.

Le Montenegro est devenu un pays avec 55% et ils ont restreint le vote ethnique
Les Pays baltes ont eu de meilleurs scores mais là aussi le vote ethnique a été éliminé (30% de Russes qui n’ont pu voter)
Ici, on en met plein la boite ce qui rend l’atteinte de l’objectif extrêmement difficile pour les souverainistes

Le Monténégro avec 55% du vote c’est clairement une majorité. C’est 50 % plus 300 000 votes sur un total de 6 millions d’électeurs québécois. C’est pas le 50 % plus un vote du NPD. J’espère bien que le Québec atteindra ce seuil, même à 50 % plus 1 %, on parlerait de 6 000 votes.

Sauriez-vous calculer les probabilités d’un résultat de 50 % plus un vote d’un électorat de 6 millions de personnes ?

Une différence d’un vote, qu’il soit en faveur du Oui ou du Non, ou une égalité, déclencherait une crise sérieuse et le peuple serait mieux servi par des chefs de gouvernements sérieux, sensés et doués d’une grande sagesse. M. Mulcair en se prêtant à ce jeu sordide démontre qu’il n’a pas le sérieux nécessaire à l’emploi.

50% plus un vote, c’est la majorité. C’est mathématique!
/////

« Quand je lis, voici 50 pommes plus 1, j’en conclus qu’il y a 51 pommes
Je devrais écrire 50 pommes plus 1 orange pour quantifier deux fruits différents »

Comment avez vous fait pour deviner que c’était 1% au lieu de 1 vote puisque ce n’est pas écrit.

« C’est mal écrit au mieux, et au pire c’est malhonnête. » (le NPD)

Vous faites une très bonne description de ce que sont les fédéralistes.

Cette dame s’est emmêlée dans les pédales. Puisqu’elle a tant de difficultés à savoir compter la majorité des votes, suggérons-lui de les substituer avec des pommes, ça réglera son problème.

Mais ElizabethMay a démontré hier soir plus de classe que les trois autres chefs combinés ensemble 😉

Parler de pourcentage dans un éventuel (et très…très peu probable…) référendum sur la souveraineté de la province de Québec est surréaliste, surtout à la lumière des dernières élections provinciales où le parti séparatiste Québécor a subi la pire déculottée de son histoire et au vu de l’insignifiance affligeante de leur nouveau chef PKP.

Encore et toujours la même vieille rengaine anti-souveraineté. Aucun progrès avec la thérapie alors. Le psychologue doit s’arracher les cheveux avec une telle pathologie.

Peu importe le gagnant de cette élection; Les vrais perdants ce seront nous les citoyens ! Autant en hausse d’impôts, du fardeau de la dette que des éternelles coupures à venir ! Les gens qui ont déjà cotisé dans leur celi seront perdant, les gens qui ont des pensions se verront diminués dans leurs indexations, les gens qui sont plus fortunés verront leur fardeaux augmenter juste pour essayer de maintenir le peu de service que nous avons sans qu’ils diminuent plus! Durant ce temps les criminels seront mieux traités que les personnes âgées, les gens malade ou les handicapés… De plus de voir le fardeau de la dette augmenter avec les déficits cumulés et les autres nouveaux projets! Nous faisons vraiment pitié comme société!

Chose certaine ce débat était très éloigné du Vaudeville que le PQ impose aux Québécois.

Vu sur cet angle-là c’était rafraichissant de voir des candidats traiter la chose politique avec le sérieux qui s’impose dans toute démocratie.

La comédie des clowns milliardaires n’en parait que plus grotesque.

Trudeau, avec ses lignes qui étaient sur Twitter avant qu’il les prononce au débat, a confirmé qu’il a été bien entraîné pas ses dresseurs. Qui va réellement gouverner le Canada dans le scénario improbable qu’il gagne ses élections? C’est essentiel à savoir.