Décider entre hommes, ma nouvelle page Facebook préférée

Une photo après l’autre, il manque à ces moments croqués dans les lieux de pouvoir des représentantes de la moitié de la population. Et pas qu’à peu près !

PolitiqueJe sais que vous mourez d’envie d’entendre encore parler de la campagne électorale fédérale. Surtout que le temps presse : nous ne sommes plus qu’à 16 jours de la moitié de la campagne ! Permettez-moi tout de même de vous entretenir d’autre chose. (Je vous en supplie !)

J’ai récemment découvert Décider entre hommes, ma nouvelle page préférée sur Facebook (on la trouve aussi sur Twitter).

Le concept est simple : Décider entre hommes répertorie des photos d’événements officiels où des hommes de pouvoir sont réunis, sans une femme à l’horizon. Ils reçoivent des subventions, ils discutent de l’avenir d’un programme et ils inaugurent des édifices, entre eux, sans avoir à s’attarder à l’accord de genre des participes passés dans le communiqué de presse.

Il y a bien, parfois, une femme (ou deux) qui traîne dans le coin, presque par accident. Comme cette photo de la ministre Christine St-Pierre, entourée de 10 de ces jeunes libéraux qui trouvaient récemment que les Québécoises ne faisaient pas assez d’enfants.

Autrement, le reste du temps, c’est aussi 100 % testostérone qu’un concours de «pets de d’sour de bras» dans un bar sportif.

Pas assez d'enfants, hein? Et si le problème, c'était plutôt qu'elles ne font pas assez de politique?
Les femmes ne font pas assez d’enfants, hein ? Et si c’était plutôt de la politique qu’elles ne faisaient pas assez ?

Une photo après l’autre, il manque à ces moments croqués dans les lieux de pouvoir des représentantes de la moitié de la population. Et pas qu’à peu près !

Prenons cette photo, prise lundi, à l’annonce d’un investissement privé de 800 millions de dollars. En ne comptant que les gens assis, on dénombre 32 hommes (34, en tenant compte des deux personnes au micro) et… deux femmes.

Une pause musicale s’impose :

Où sont les femmes ? Étaient-elles toutes dans l’inévitable file d’attente devant la toilette des dames? Étaient-elles en retard parce que se maquiller, c’est long ? Ou alors… n’y avait-il aucune femme à inviter ?

Et quelle est l’excuse du Bloc québécois pour avoir huit candidats et deux candidates à Québec et dans Chaudière-Appalaches ? Remarquez, les conservateurs aussi ne présentent qu’une femme dans Québec. Ce n’est pas que le Bloc. Seulement, quand on présente surtout des hommes, il ne faut pas s’étonner que les élus soient surtout des hommes. N’est-ce pas, conseil municipal de Granby ?

Ces images me fascinent. C’est un véritable test de Bechdel pour le monde réel. Comme après avoir remarqué que Gregory Charles a parfois un monosourcil, mais pas toujours, je ne remarque plus que ça.

Je réalise chaque fois quel privilège c’est d’être un homme blanc comme moi. À part peut-être durant un trajet d’autobus à Montréal-Nord ou à une séance de dédicace d’un roman de Rafaële Germain, nous ne sommes jamais «l’exception».

On regarde autour de nous et on se voit. Je suis à la télé, je siège aux C.A. d’entreprises, je suis patron, je suis député, je suis ministre.

Quand je parle de ma réalité d’homme blanc, on comprend ce que je raconte. Quand j’évoque avec émotion mon plus récent drame personnel d’homme blanc (j’ai une chanson de Mumford & Sons prise dans la tête — n’importe laquelle), autour de moi, on comprend.

Et c’est de ça qu’il est question : les femmes ne seraient pas intrinsèquement plus compétentes, mais elles apporteraient une vision différente du monde.

Exemple pratico-pratique : combien de temps faudrait-il à un groupe d’hommes avant de penser à abolir les taxes sur les «serviettes sanitaires» ? Messieurs, levez la main si vous saviez sans «googler» que les produits hygiéniques menstruels sont toujours assujettis à la taxe de vente du Québec : je suis certain que ça va être moins long à compter que les votes de l’investiture libérale dans Ahuntsic. (Mise à jour : Vous pouvez baisser la main, messieurs. La TVQ ne s’applique plus sur les produits d’hygiène féminine depuis juillet dernier. J’avais manqué ça.)

On connaît tous la légende voulant que lorsque des femmes passent beaucoup de temps ensemble, leurs cycles menstruels se synchronisent. Il est intéressant de noter qu’il se passe la même chose avec les hommes : quand ils passent beaucoup de temps ensemble, leurs cycles de rondes de golf se synchronisent.

Façon de dire que, dans un monde où tout peut dépendre de qui l’on connaît et de quels endroits on fréquente (et quand), les milieux masculins ont tendance à perpétuer des modèles qui avantagent les hommes.

Il est facile de dire «les femmes n’ont qu’à y aller et ça va changer», comme si on pouvait vraiment se contenter d’attendre que ça se règle tout seul. «Relaxe, man. Y a rien qui presse : on n’est qu’en 2015, après tout. C’est pas un autre siècle à l’écart du pouvoir qui va les tuer.»

Non. Il faut que les structures et les habitudes changent. À commencer par au moins trouver ça bizarre quand il y a 34 hommes et deux femmes dans une pièce. Au moins.

*  *  *

Note 1 : N’allez pas me sortir que «les infirmières sont presque toutes des femmes et ça ne dérange personne». Infirmière, ce n’est pas un poste de pouvoir. D’autant que je vous répondrai que, oui, je crois que ce serait mieux si la profession avait plus de mixité.

Note 2 : Vous trouvez que tout ça, c’est du délire ? Bien. Lancez la page Décider entre femmes et je vais m’abonner. Mais attention : les Cercles de Fermières ne comptent pas comme un lieu de pouvoir. Bonne chance.

Note 3 : La page Décider entre hommes est administrée par deux femmes, Marilyse Hamelin et Marie-Ève Maillé.

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Les jeunes sur la photo ce sont des décideurs?

Comme l’auteur le laisse entendre, ce sont de vils représentants du patriarcat blanc, futurs torsionnaires de femmes et perpétrateurs du sexisme ordinaire dans les officines du pouvoir.

Mais l’auteur ne s’est jamais demandé pourquoi les femmes ne s’impliquent pas en politique. L’exemple de la photo des jeunes du PLQ est une belle illustration de son incohérence. Dites-moi M. Charlebois, qu’est-ce qui empêche une femme de 20 ans de s’impliquer en politique avec les jeunes du PLQ? Y a-t-il un complot d’hommes blancs hétérosexuels (dont vous faites parties en passant) les empêchant de s’impliquer? Ou plutôt, seraient-elles bienvenues à bras ouverts dans ces institutions? J’opte pour la seconde option.

Il serait temps de déboulonner certains mythes et de cesser la misandrie ordinaire.

De la misandrie pure et simple.

Au lieu d’accuser un chimérique patriarcat blanc hétérosexuel, l’auteur ferait mieux de chercher ailleurs les vraies raisons qui font que les femmes sont moins nombreuses dans les lieux de pouvoir et notamment dans les partis politiques. J’ai moi-même été impliqué étant jeune dans des partis politiques, et à un âge (20-25 ans) où les obligations familiales n’empêchent personne de s’impliquer, les hommes sont beaucoup plus nombreux à ce faire. Les femmes sont tout simplement beaucoup moins intéressées que les hommes par la politique. TOUS les partis politiques, toutes allégeances confondues, privilégieraient une femme le moindrement qualifiée au lieu d’un homme dans une investiture, puisque justement cela paraît bien médiatiquement. Et on nous parle encore du »old boy’s club »? Ce sont les choix personnels des femmes, plutôt que des sombres complots d’hommes blancs hétérosexuels (l’ennemi public numéro 1!!!) qui causent cette situation.

Quant aux lieux de pouvoir, notamment dans les grandes corporations, ils sont accessibles à ceux qui sont prêts à sacrifier une bonne partie de leur temps à l’extérieur du travail en se tuant à l’ouvrage 80 heures/semaine pendant des années. Beaucoup de femmes, pour des raisons légitimes, refusent de faire ce choix. Mais alors, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

De plus, je pense qu’étiquetter ces hommes ainsi sur les photos que l’on voit, c’est de la misandrie pure et simple et un bel exemple de man-bashing que l’on voit tous les jours dans les médias.

Au lieu de nous sortir des billets pétris d’une bien-pensance supposément clairée et suintant la rectitude politique un peu nauséabonde (qui passe bien dans la plupart des médias.), l’auteur ferait mieux de sortir des sentiers battus et réfléchir à ces enjeux en profondeur au lieu de nous livrer ces clichés éculés qui ne tiennent pas la route.

Stop à la misandrie svp.

On dirait que tu fais une fausse dichotomie : soit il y a un complot d’hommes méchants qui bloquent l’accès aux femmes à des positions de pouvoir (ce que l’auteur n’insinue pas), soit il n’y a pas de problème. Est-ce que ça se pourrait que le problème réside ailleurs, dans une troisième option obscure qui te semble pour l’instant inconnue? Est-ce que ça se pourrait que les femmes ont été dissuadées de chercher à gravir les échelons à cause de construits sociaux? Est-ce que ça se pourrait qu’une fille élevée dans une société où la majorité des postes de pouvoir sont occupés par des hommes (médecins, avocats, chefs d’entreprise, politiciens) et la majorité des postes moins prestigieux sont occupés par des filles (infirmières, secrétaires, enseignantes) ait plus de chances de se conformer au modèle plutôt que d’en sortir? Est-ce que ça se pourrait que la discrimination systématique des femmes vis-à-vis des hommes qui ont des C.V. identiques (des études ont été faites, ça se produit même dans les milieux universitaires) nuise à l’accession des femmes aux postes de pouvoir? Est-ce que ça se pourrait que le fait que l’écrasante majorité des livres, bandes-dessinées, films et autres médias mettent en scène un héros masculin qui a des subalternes féminins, plutôt que l’inverse, ait une influence sur l’inconscient collectif et sur le regard que les hommes et les femmes ont sur la différenciation des genres? Est-ce que ça se pourrait que le discours voulant que les femmes soient faites pour élever une famille tandis que les hommes sont faits pour travailler, discours qui jusqu’à tout récemment était non seulement politiquement correct, mais fortement relayé par toutes les institutions de pouvoir comme les écoles, les églises et le gouvernement, ait laissé une trace sur notre façon de modeler notre société? Est-ce que ça se pourrait que les femmes fassent des choix librement, mais que ces choix soient fortement influencés par une société qui est en convalescence d’un lourd historique de misogynie, et que, par conséquent, ces choix faits librement font généralement aboutir les femmes à des postes inférieurs, médiocres?

Je ne veux pas que tu répondes «oui» à toutes mes questions. Je voudrais juste que tu considères désormais le fait que quand quelqu’un écrit un article tel que celui-ci, il n’est pas nécessairement en train de dénoncer une complot des méchants hommes vilains, mais plutôt de soulever le fait qu’il existe peut-être des injustices dans notre imaginaire collectif. Si tu penses que ce genre de «fabulations collectives» est impossible, rappelle-toi comment nous pensions à peu près tous, il y a de cela seulement cinquante ans, que les femmes feraient des moins bons médecins ou avocats, même si c’était permis pour elles de choisir ces carrières, alors qu’aujourd’hui, elles viennent de dépasser les hommes en proportion dans ces programmes à l’université. Je pense que la «misandrie ordinaire» que tu observes découle surtout d’une mauvaise interprétation que tu fais du féminisme moderne, comme tu fais une mauvaise interprétation de l’article ici, et que ça t’emmène à penser que quelqu’un qui pense que la société favorise, peut-être inconsciemment, les hommes au détriment des femmes, c’est quelqu’un qui, nécessairement, déteste les hommes ou les soupçonne de comploter pour garder le pouvoir.

Je crois que ce qui embête surtout Christian, c’est qu’on ne s’occupe que des injustices féminines. D’où l’expression: on veut l’égalité…pour les femmes.

Mais bon, c’est plus à lui de répondre…

Aussi, tu dis «l’auteur ferait mieux de chercher ailleurs les vraies raisons qui font que les femmes sont moins nombreuses dans les lieux de pouvoir», mais la seule «vraie raison» que tu proposes, c’est «les femmes sont moins intéressées par ça», sans proposer de raison pourquoi les femmes seraient moins intéressées. Pour ma part, je t’en ai proposé quelques unes dans mon précédent commentaire, mais je m’attends à ce que tu les repousses du revers de la main et que tu me dises simplement que les femmes sont «biologiquement faites de même». C’est habituellement là que la discussion termine, alors que c’est là qu’elle devrait commencer.

Les femmes sont moins intéressées par ça, et ce n’est pas à moi de déterminer pourquoi. Qu’est-ce que j’en sais ou qu’est-ce que vous en savez? J’opte pour l’option qu’elles sont naturellement moins enclines à s’intéresser à la politique, tout simplement. Cela n’a rien à voir avec les construits sociaux, cela a à voir avec les inclinations naturelles de chacun. Déjà à 15, 16 ans, on peut observer dans les conversations impromptues sur la politique que les femmes interviennent moins dans la discussion. Contrairement à ce que les élites médiatiques éclairées laissent entendre, il n’y a pas dans les partis politiques au Québec ni au Canada de « mysoginie rampante ordinaire » qui empêche les femmes d’accéder à la politique. TOUS les partis politiques privilégieraient une candidature féminine à celle d’un homme, à compétence égale, parce que ça passe bien dans les médias et ça fait politiquement correct.

L’égalité entre les sexes ne signifie pas qu’il y a autant d’hommes que de femme dans tous les métiers ou en politique. L’égalité signifie l’égalité DES CHANCES. Ça signifie qu’une femme qui veut se présenter en politique a les mêmes chances qu’un homme de devenir candidate et que son sexe ne devrait pas être considéré comme un obstacle. Actuellement, non seulement son sexe ne n’est pas un obstacle, il est un avantage, pour n’importe quel parti politique, des conservateurs aux néo-démocrates en passant par la CAQ ou le PLQ, ou le PQ. Le combat est gagné. Maintenant, si les femmes ne VEULENT pas se présenter, qui blâmer??

La lorgnette féministe déforme votre perception des choses et vous empêche de voir l’évidence qui saute aux yeux. Arrêtez de voir des chimériques complots, cessez la victimisation et regardez la réalité en face: les femmes sont moins intéressées par la politique, tout simplement.

Il est assez ironique que vous preniez comme exemple, pour illustrer l’ancienne façon de faire, le cas des médecins et des avocats. Oui, avant, on considérait avec suspicion une candidature féminine pour ce genre de profession. C’était il y a environ 45-50 ans. Maintenant, j’ai le regret de vous annoncer, ne vous en déplaise, que les femmes dominent outrageusement dans ces domaines et de façon générale, à l’université. Il serait temps d’arriver en 2015. Je ne connais pas une personne dans mon entourage qui pense qu’une femme est faite pour rester à la maison et élever des enfants. En agitant ces épouvantails complètement anachroniques, les féministes montrent à quel point leur combat est désuet et complètement déconnecté de la réalité moderne en Occident. Bien au contraire, les jeunes femmes d’aujourd’hui, indépendantes et totalement épanouies, dépassent les jeunes hommes dans tous les domaines ou presque. à telle enseigne qu’il est maintenant généralement bien vu pour une jeune femme de dire que son genre est supérieure à celui des hommes et qu’il est naturellement prédestiné. La femme serait non seulement meilleure gestionnaire, mais par surcroît, plus intelligente, plus conciliante, etc. Voilà de la misandrie ordinaire distillée tous les jours dans les médias, voilà le « construit social » (de 2015, pas de 1955) dans lequel les jeunes garçons baignent aujourd’hui. Et on s’étonne que tant d’entre eux échouent?

On voit déjà à l’horizon les demandes du lobby féministe d’imposer des quotas de femmes en politique. Et pourtant, ces mêmes apôtres supposés de l’égalité ne disent rien du manque cruel d’hommes dans le milieu des enseignants, en médecine, etc.

Le jour où elles crieront victoire, c’est le jour où le dernier programme universitaire à majorité masculine baissera pavillon et se déclarera maintenant conquis par une majorité de femmes qui comme on le sait sont supérieures en intellect et aptitudes de gestion et de rigueur.

Vous dites que l’auteur cherche simplement à dénoncer (démagogiquement) une situation sans nécessairement prétendre qu’il s’agit d’un complot patriarcal. Ce n’est pas ce que je lis et ça me semble évident. Le procédé misandre de cette page Facebook ainsi que de l’auteur de ce billet vise précisément à stigmatiser (grâce à une démagogie flagrante) des hommes et étiquetter les supposés détenteurs du pouvoir sur les photos comme étant des représentants du méchant complot patriarcal blanc hétérosexuel.
(en 2015, ouais….).

Pourquoi ne pas faire le même exercice et partir une page Facebook où on verrait des femmes entre elles dans des événements de la sorte? Allez soyez équitale! Vous êtes pour l’égalité ou non? Svp ne me dites pas qu’il n’y en a pas…

Merci d’avoir répondu à certains, mais vraiment pas tous, des points que j’ai soulevés.

J’ai trouvé ce qui semble être un double discours dans ton commentaire, au sujet de la rivalité entre l’hypothèse des construits sociaux et l’hypothèse de l’inclinaison biologique/naturelle : «Qu’est-ce que j’en sais […]?» pour commencer et, deux phrases plus loin, de façon tout à fait affirmative et sans équivoque, «Cela n’a rien à voir avec les construits sociaux, cela a à voir avec les inclinations naturelles de chacun.» Vous le savez, ou bien vous ne le savez pas?

Pour ma part, je n’ai pas prétendu le savoir, mais j’ai proposé une liste de phénomènes sociaux qui pourraient influencer le comportement des femmes et la perception qu’on a d’elles. Le fait que cette différenciation des genres dans la sphère politique apparaisse déjà vers l’âge de 15-16 ans, comme tu l’as mentionné, ne prouve absolument pas qu’il s’agit d’un tendance naturelle : qu’est-ce qui te fait croire que les adolescents de cet âge sont immunisés contre les construits sociaux? Il me semble au contraire qu’ils sont à l’âge auquel on en est habituellement le plus victime. Je me permets de te rappeler que des études (http://program.aom.org/2014/submission.asp?mode=showsession&SessionID=2075) ont montré qu’une femme cherchant à montrer des caractéristiques de leader est moins bien perçue par ses pairs. Est-ce que tu penses que cette perception négative est imbriquée biologiquement, ou un simple construit social? Et penses-tu qu’elle a une influence sur la présence des femmes dans les lieux de pouvoir?

Quant au discours selon lequel les femmes sont faites pour élever des enfants : soit tu fais preuve d’un biais de confirmation, soit tu es entouré de gens très gauchistes-progressistes. Ce discours existe, même s’il n’est plus considéré comme politiquement correct (depuis peu).

Tu m’accuses de voir des «chimériques complots» alors que j’ai pris le soin d’insister plus d’une fois que ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Je ne sais plus si tu fais exprès ou si tu ne lis simplement pas ce que j’ai écrit.

Tu sembles aussi avoir mal compris mon utilisation des médecins et des avocats : c’était justement pour prouver que la société peut avoir des perceptions variables des femmes et que ces perceptions peuvent influencer leur présence dans différents domaines. Les femmes ont le droit de s’inscrire en droit et en médecine depuis de nombreuses décennies, mais leur proportion dans ces disciplines varie avec les années et n’est majoritaire que depuis peu : est-ce que c’est la preuve que les inclinaisons naturelles et biologiques des femmes ont changé depuis 1950, ou ça serait plutôt la société et ses construits qui évoluent et qui influent leur choix de carrière?

Et tu n’as rien dit non plus sur la discrimination des femmes qui ont des C.V. identiques à ceux des hommes. Je t’ai parlé d’études, en voici une : http://www.pnas.org/content/109/41/16474.abstract.

J’aimerais répondre aux autres choses que tu as dites, mais je l’avais déjà fait dans mon précédent message et je n’ai pas l’énergie de me répéter.

Comme l’avait prédit Émilie, vous balayez du revers de la main toutes ses hypothèses pour ne garder que la vôtre. C’est une attitude bien étrange. Vous écrivez pour vous relire et vous admirer ou pour vous engager réellement dans une discussion constructive? Vous dites que ce n’est pas à vous de déterminer les causes de l’absence des femmes dans des postes de pouvoir, mais du même souffle, vous statuer pourtant, sans nuances, comme si votre opinion avec une quelconque importance dans cette analyse. Et soyons honnêtes, votre simplification à outrance (vous avez terminé votre affirmation par « tout simplement », ce n’est donc pas moi qui le dit) de cette problématique sociale n’est pas tellement pertinente, comme le sont toutes ces petites opinions personnelles basées sur une petite expérience de la vie qui n’a de substance que dans la bulle de celui qui l’a vécu. J’aimerais bien connaître votre expertise pour pouvoir affirmer sans gêne que cela « n’a rien à voir avec les construits sociaux ». Vraiment? Ou, tout simplement?

Ensuite, vous reprenez exactement le même discours, sans tenir compte des idées apportées par votre interlocutrice. C’est triste et ennuyant de lire un si long monologue de sourd. Ne gaspillez pas autant d’énergie la prochaine fois, faites du « copier-coller », on en apprendra autant. Je ne comprends pas trop comment on peut être fier d’étaler si habilement une si grande ignorance. Votre vision du monde est simpliste, vous classez les informations rapidement, comme si votre cerveau ne pouvait supporter une explication plus complexe. Les femmes ne s’intéressent pas à la politique pour la simple et bonne raison que c’est dans leurs « inclinations naturelles ». Eh, bien! Ça fait le tour de la question on dirait!

Et pour ajouter au déplaisir de vous lire, vous reprenez les idées d’Émilie en les dénaturant complètement, afin qu’elles s’accordent à votre propre perception. Un exemple? Vous reprenez, avec condescendance (évidemment) son exemple des femmes médecins et avocates pour conclure : « Maintenant, j’ai le regret de vous annoncer, ne vous en déplaise, que les femmes dominent outrageusement dans ces domaines et de façon générale, à l’université. Il serait temps d’arriver en 2015. » Étrangement, si je relis bien le texte qui vous a inspiré cette réplique immature, il fait justement état de cet avancement! Tiens, relisez ça calmement : « Si tu penses que ce genre de “fabulations collectives” est impossible, rappelle-toi comment nous pensions à peu près tous, il y a de cela seulement cinquante ans, que les femmes feraient des moins bons médecins ou avocats, même si c’était permis pour elles de choisir ces carrières, alors qu’aujourd’hui, elles viennent de dépasser les hommes en proportion dans ces programmes à l’université ». Vous voyez? Elle donnait cet exemple pour que vous compreniez qu’il est tout à fait possible que certains construits sociaux nuisent à l’inclusion des femmes. Elle donne un exemple du passé pour que vous puissiez constater l’évolution et le changement qui a eu lieu depuis. En 1950, vous lui auriez répondu que les femmes ne sont pas intéressées par la médecine ou le droit, « tout simplement »… Vous comprenez? Vous voyez l’ironie dans tout ça?

Et ensuite, après avoir chigné sur la victimisation des féministes, vous faites de même! Pauvre homme blanc tyrannisé par la femme moderne! La méchante femme qui se croit supérieure et qui contribue à l’échec du pauvre mâle, par le biais de quoi déjà, ah oui, des médias! La femme qui, à compétence égale (c’est encore une fois votre propre évaluation), l’emporte toujours! Je ne sais pas dans quel monde vous évoluez, mais je vous plains, très sincèrement. Et je plains surtout votre incapacité à interagir sainement, à écouter (lire) l’autre, à vous inspirer et à vous enrichir d’autres visions. Je me demande quelles personnes vous avez fréquentées pour avoir une perception si négative de la femme. Je ne suis pas une victime, j’ai la chance de vivre dans un contexte social qui me fait sentir bien, égal et aimé pour ce que je pense et non pas pour ce que je suis superficiellement, femme ou homme, mais je comprends la complexité de ces questions. C’est ainsi que les questions d’Émilie me semblaient légitimes et votre réponse, décevante. Vous m’avez inspiré de la pitié, c’est surtout ça que je voulais vous dire. Continuez votre beau combat sur les réseaux sociaux, moi je vais aller lire d’autres textes, en espérant y lire des opinions et des idées plus inspirantes.

Sauf tout mon respect pour votre analyse qui complète avec brio ma pensée, vous m’avez débaptisé! Je suis Émile, et non Émilie, mais ça m’importe peu de toute façon. Bonne journée!

Le problème avec les féministes comme le genre de féministes que l’on voit graviter autour du présent billet dont vous, c’est que peu importe ce que l’on dit, si c’est un point de vue non féministe cela sera toujours vu comme un une preuve de fermeture d’esprit. Comme on le sait tous, les féministes ont leur propre définition de l’ouverture d’esprit (c’est-à-dire ceux qui ne pensent pas comme vous).

Et non, je n’ai pas d’expertise particulière qui me permet plus qu’un autre d’émettre une opinion sur la question débattue, à savoir pourquoi les femmes s’intéressent si peu à la politique. Mais je me demande, en avez-vous une, vous? (Se dire féministe ne confère pas une expertise, non). En effet, c’est une opinion personnelle. Et pour être honnête, je me méfie de toutes les études que vous pouvez me soumettre pour la simple et bonne raison que si j’avais, comme les féministes, des millions et des millions de dollars durement gagnés de l’argent des contribuables investis dans le lobby féministe (Conseil du statut de la femme, Ministère de la condition féminine, subventions aux organismes militants comme la Fédération des femmes du Québec, et j’en passe), j’aurais moi aussi des études à vous fournir pour justifier des positions comme le fait actuellement le mouvement féministe. C’est comme le serpent qui se mange la queue: les lobbys poussent le gouvernement à investir pour des études qui sont censées justifier leur existence et leur légitimité, ce qui à son tour justifie l’investissement dans d’autres études, etc.

Et oui, je pense que les femmes ne s’intéressent pas à la politique à cause de leurs inclinations naturelles, et ce basé sur mon expérience personnelle et mon implication dans les partis politiques. Vous me parlez d’ignorance, mais la seule ignorance patente que je vois, c’est celle des féministes comme vous qui parlez d’un construit social qui dévalorise les femmes et les décourage d’aller en politique alors que c’est précisément le monde inverse dans lequel j’ai grandi à partir des années 80. Toute ma jeunesse, je me suis fait dire que les femmes sont plus intelligentes, plus « évoluées », plus conciliantes, meilleures gestionnaires, bref qu’elles sont prédestinées à dominer le monde. C’est ce qu’on dit partout. Le construit social dont vous me parlez avait court dans les années 50 et 60 au plus tard. Il serait temps de se mettre à jour. L’aveuglement volontaire dont vous faites preuve est à ce point criant qu’il se rapproche du délire. Croire que les femmes en Amérique du Nord, sont dévalorisées et jugées moins aptes que les hommes par la société relève du délire pur et simple. C’est devenu carrément l’inverse.

Mais en adoptant cette stratégie fort efficace dans les médias, en positionnant le genre féminin en victime et en passant à l’attaque contre les hommes et le « complot patriarcal », vous réussissez à réaliser votre agenda féministe qui consiste davantage à hair l’homme qu’à combattre des inégalités maintenant imaginaires. La victimisation permet de se livrer à une misandrie socialement acceptable puisque supposément, vous prônez la défense d’un groupe opprimé et non la haine de l’homme. Mais nous savons tous que c’est la misandrie qui vous anime bien plus qu’autre chose.

Et en terminant, je ne suis pas une victime. Je constate simplement que le Québec, et vous en êtes une illustration éclatante, est un terreau fertile pour la misandrie déployée à grande échelle. Nous n’évoluons visiblement pas dans le même monde pour que vous disiez des énormités du genre »les femmes sont encore dévalorisées », etc. La différence entre la misandrie et la mysoginie, c’est que la mysoginie vaut à son auteur (réel ou présumé) d’être socialement ostracisé, alors que la misandrie est socialement acceptable.

En passant, je ne sais pas pourquoi vous me parlez de l’image négative de la femme que j’ai. Je n’entretiens aucune image négative de la femme. Des féministes? Ah ça, certainement. Le mouvement féministe moderne, et cette opinion est partagée par plusieurs commentateurs et auteurs, est bien plus animé par la haine de l’homme et la volonté de dominer que par une quelconque supposée volonté d’égalité (si tant est que oui, cette égalité serait asymétrique dans la vision féministe des choses.)

Svp, lol, ne me faites pas de leçon de morale sur la capacité à écouter parce que la capacité à écouter, c’est ce qui manque cruellement dans les féministes (misandres) d’aujourd’hui. Vous savez, l’autre moitié de l’humanité, celle dont se foutent les féministes, est constituée d’êtres humains (les hommes) avec leurs préoccupations, leurs réalités, leurs souffrances, leurs joies. Ils existent eux aussi. Il serait grand temps de les écouter.

Christian, la raison pour laquelle j’ai lié deux études à mon commentaire est justement parce qu’une étude ne peut pas être discréditée en invoquant le complot ou la mauvaise foi. Il faut réellement lire l’étude, la méthode et les résultats, puis, en décrivant les erreurs commises par les chercheurs, tu pourras critiquer la conclusion.

Aussi, je te le redis pour la énième fois : personne ici ne parle de complot. On soupçonne l’existence d’un mécanisme inconscient imbriqué dans notre société et dans notre façon de penser. Tu peux continuer de nous accuser de faire référence à un quelconque complot, mais on n’aura pas d’autres choix que de continuer à t’accuser de ne pas nous écouter.

Il n’y a pas de complot.
Il n’y a pas de complot.
Il n’y a pas de complot.

Combien de fois devrai-je le dire encore?

D’ailleurs, ne trouves-tu pas ironique de nous accuser de voir des complots partout, alors que toi-même, tu rejettes du revers de la main des études scientifiques parce qu’elles auraient été commanditées par le soi-disant multi-millionnaire lobby féministe? Côté théorie du complot, tu fais pas mal mieux que nous! Les francs maçons sont-ils impliqués aussi?

Et tu dis «je pense que les femmes ne s’intéressent pas à la politique à cause de leurs inclinations naturelles, et ce basé sur mon expérience personnelle». Mais pour prouver qu’il s’agit d’une «inclination naturelle», il faudrait que dans ton expérience personnelle, tu aies élevé et observé des hommes et des femmes toute leur vie dès la naissance dans un vase clos à l’écart de toute société. Est-ce que c’est ça, ton expérience personnelle? Parce que sinon, tu ne peux pas dire qu’il s’agit nécessairement d’une «inclination naturelle» plutôt qu’un construit social. Les gens que tu as observés dans ton «expérience personnelle» étaient forcément à l’intérieur d’une société, alors comment peux-tu dire qu’il n’ont pas été influencés par un construit social? Encore une fois : pour ma part, dans mon premier commentaire, j’ai montré des éléments réels de la vie que nous pouvons tous les deux constater et qui seraient propice à renforcer le construit social dont on soupçonne l’existence. Tu n’as nié aucun de ces éléments.

Alors non seulement tu ne réfute pas les éléments observables qui pourraient favoriser l’existence d’un construit social, non seulement tu rejettes les études scientifiques publiées, non seulement tu fais passer ton expérience personnelle avant la science, mais en plus, tu interprètes mal les résultats observés dans ton expérience personnelle? Qu’est-ce que c’est que cette démarche? Où est-ce que ça s’en va, ailleurs que dans le mur?

Et côté «misandrie», car c’est un mot que tu sembles adorer : si tu avais lu ne serait-ce qu’un seul résultat des études que je t’ai envoyées, tu aurais vu que la discrimination contre les femmes qui y est observée est causée autant par des femmes que par des hommes. Les deux sexes sont dans le tort. Selon ta logique, donc, on n’est non seulement misandres, mais en plus, on est misogynes! Des féministes misogynes, qui l’eût cru! …ou peut-être que tu utilises ces mots sans savoir ce qu’ils veulent dire. Les féministes ne détestent pas les hommes, ni les femmes. On pense que l’inconscient collectif a tendance à placer les hommes dans des positions de pouvoir et à leur faciliter la vie. C’est quoi la ressemblance entre ça et la misandrie? Personne ne prône la haine de l’homme!

Tu dis : «Vous savez, l’autre moitié de l’humanité, celle dont se foutent les féministes, est constituée d’êtres humains (les hommes)»… Au cas où tu aurais lu trop vite : je suis un homme. Prévision météo : plutôt que de dire «misandrie», tu vas désormais dire «haine de soi», mais ça revient au même et ça ne veut rien dire. Je le redis : il n’y a aucune haine dans notre démarche, nulle part, à part peut-être envers la façon intellectuellement malhonnête avec laquelle tu choisis de fermer les yeux sur des études publiées sans apparemment les avoir lues.

En passant, rejeter une étude sous un quelconque prétexte autre que parce qu’on est capable d’en critiquer le contenu après l’avoir lue, c’est comme dire «je sais que vous avez peut-être raison, mais je préfère ne pas le savoir».

Donc, si je vous comprend bien, quand il y a seulement quelques femmes dans un parti politique (ou dans d’autres « lieux de pouvoir ») c’est que les 90% des femmes qui n’y sont pas sont incompétentes, ont toutes peur de faire du 80h semaine ou sont complètement inintéressées par le fait d’influencer les politiques et décisions ?

Et que toute remise en question des schémas du passé qui ont mené à ce résultat est une attaque contre les hommes ? En même temps vous montrez bien avec quelle agressivité les hommes peuvent défendre leur statut d’homme privilégié en justifiant cet état de fait sur le dos de femmes trop peu compétentes, disponibles, etc. Plusieurs femmes ne sont pas prêtes à affronter cette agressivité qui vous est inconnue : en tant que membre du groupe dominant vous n’avez jamais à y faire face.

Parler de « privilège d’homme blanc » est une façon politiquement correcte de se livrer à une sorte de sexisme et de racisme socialement acceptables, ou en tout cas acceptable selon les critères de la bien-pensance médiatique. C’est de la misandrie et du racisme pur et simple.

Privilège d’homme? En 2015? Vivez-vous sur la même planète que moi? Y a-t-il un simple projet qu’une femme au Québec en 2015 ne peut accomplir de par son genre? Quant l’auteur se laisse aller à sa misandrie si politiquement correcte et acceptée dans les médias en affirmant que les « structures doivent changer », de quoi parle-t-il? Quelles structures doivent changer et comment? Qu’est-ce qui est reproché au système actuel et pourquoi ne veut-il pas voir la criante évidence que les femmes s’intéressent tout simplement moins à la politique?

Si l’auteur avait une once d’honnêteté intellectuelle et un peu moins de démagogie, il admettrait que tous les partis politiques sont prêts à sauter à pieds joints sur une candidature féminine le moindrement qualifiée.

Tous les exemples socio-économiques chez la génération en bas de 40 ans en Amérique du Nord indiquent que ce sont les hommes, et non les femmes, qui sont maintenant favorisés. Ils sont sous-scolarisés et occupent des boulots merdiques tandis que les femmes se démarquent au niveau académique. Et M. Charlebois nous parle de privilège d’homme??

M’est d’avis que l’auteur de ce blogue n’est pas allé régulièrement sur les bancs d’école de n’importe quelle faculté universitaire nord-américaine ces dernières années. C’est facile, pigez-en une au hasard, vous avex 98% de chances d’y trouver une majorité, voire une écrasante majorité de femmes. Et ça, ça inlut médecine, droit, médecine dentaire, administration, gestion. Pas juste les infirmières. Mais ça, l’auteur n’en parle pas, bien entendu.

J’ai vraiment l’impression d’avoir à faire face à un discours vieux de 30 ans, rempli de clichés éculés sur les méchants machos qui dominent les femmes. On est au Québec. En 2015.

Je suis bien curieux de savoir quels sont les systèmes et les choses à changer, parce que l’auteur reste coi à ce sujet.

Voici ce que je propose: intéressez les femmes à la politique. Partez-vous un blogue qui va stimuler leur intérêt. Et quand il y en aura plus, peut-être vous allez arrêter de nous servir ce breuvage imbuvable qu’est votre honte d’être un homme blanc hétéro, qu’on vous a piochée dans la tête.

Hum, vous accusez les autres de bien des choses (démagogie, racisme, sexisme, clichés, malhonnêteté intellectuelle et j’en passe) que vous utilisez allègrement dans votre propre discours. Un seul exemple de démagogie : vous prétendez que 98% des facultés universitaires sont en majorité féminine. Si elles sont majoritaires dans les facultés d’éducation, de santé, administration et droit, elles sont encore très minoritaires dans n’importe quel secteur scientifique, informatique, génie, architecture, et la plupart des spécialités pointues des facultés déjà nommées.

Et puis, qu’est-ce que ça leur donne d’être majoritaires sur les bancs d’université ? Un gars sans diplôme sera souvent soudeur, électricien ou technicien, de bons emplois bien rémunérés. Les filles sans diplôme ont beaucoup plus de chance de se retrouver vendeuses, serveuses ou autre emploi précaire et mal payé. Dans tous les domaines, les hommes gagnent de meilleurs salaires que les femmes, et je parle du taux horaire, pas du fait qu’elles travaillent moins d’heures.

Serait-ce la Camille carré rouge?

Vos préjugés et les idées politiquement correctes vous étouffent.

Vous ne vous rendez pas compte que vous dites absolument n’importe quoi.

Ce que vous dites, c’est qu’une femme avec un diplôme universitaire va faire moins d’argent et occuper des emplois précaires, davantage qu’un homme sans éducation? Non, un homme sans éducation ne fera pas autant d’argent qu’une femme qui a un diplôme universitaire. Il est assez estomaquant d’avoir à le dire. Les jeunes hommes d’aujourd’hui sont sous-scolarisés en Amérique du Nord et chez les moins de 40 ans, ils gagnent en moyenne moins d’argent que les femmes.

Vous véhiculez du grand n’importe quoi.

En fait, en général, les gens trouvent ça bizarre quand il y a une femme. Vous n’avez pas amenez le gars technique? Allo! Allo! C’est moi, c’est moi! Je suis la fille programmeure! Et pendant que j’écris ça le correcteur automatique prend bien soin de souligner en rouge programmeure, après me l’avoir corrigé 3 fois à programmeur ou programmeurs. Bref, je suis UN développeur.

Pour tous ceux qui se plaignent de la supposée misandrie de ce billet, je crains que vous ne vouliez que l’on touche à vos privilèges d’hommes cis, blancs et hétéros, n’est-ce pas? Et cessez donc de jouer à l’autruche en croyant que « ce sont les choix personnels des femmes, plutôt que des sombres complots d’hommes blancs hétérosexuels qui causent cette situation ».

Connais-tu une femme qui a été empêchée de se présenter en politique ou de s’impliquer parce qu’elle était une femme? Une seule?!

Là n’est pas la question. Voyez plutôt cet extrait de cet article (http://iknowpolitics.org/sites/default/files/obstacles_a_lengagement_politique_des_femmes_et_resistances_masculines_aux_changements.pdf): « Cénacle très masculin, le milieu politique, mais aussi syndical « sont faits et dits » par les hommes qui projettent leur propre vision du monde et des rapports sociaux de sexe : relations de domination entre militants, de militants sur les militantes, importance accordée à la performance, aux discours et aux actes héroïques, rappels plus ou moins bruyants à la faveur des contextes, de l’infériorité des femmes et de leur rôle d’objet sexuel (Desjours, 1998). Les résistances masculines peuvent être plus insidieuses et consistent à ne rien faire (résistance passive) ou à naturaliser les femmes par le discours : elles sont moins intéressées, moins disponibles, elles doivent s’occuper des enfants. D’un côté on a pu observer des discours et des pratiques assez contrastées qui vont du discours très compassionnel quand il n’y a pas d’enjeux d’élections, aux propos virulents quand il y a rivalité ou un enjeu de candidature par exemple. »

Les hommes sont en position de pouvoir depuis tellement longtemps qu’on pense que c’est naturel et que si les filles ne vont pas en politique c’est que c’est de leur faute (ou choix selon les versions). Faudrait commencer par voir pourquoi. Quand on cherche un peu, on se rend compte que c’est plusieurs facteurs mais qui se résument en gros à : les décideurs veulent bien laisser entrer les femmes, mais seulement celles qui leur ressemblent. Ils ne sont pas « fermés » aux femmes mais aux « différents » et c’est aussi pourquoi il y a très peu de jeunes, d’artistes et d’immigrants/minorités visibles non plus dans les lieux de pouvoir.

À Rome on fait comme les romains… Si un jour je vais aux présentations de produits de beauté à ma blonde, j’arriverai pas la avec ma caisse de 24 et raconter des niaiseries comme si j’étais avec mes amis. Si les femmes veulent gagner la game de politique ou dans les C.A. faut qu’elles jouent selon les règles déjà établies ! Quand elles seront majoritaires elles arrangeront ça à leur manière.

Dans mon entourage, très peu de femmes on des ambitions de pouvoir. Elles n’ont aucune idée de la façon dont l’économie fonctionne, n’ont aucun intérêt pour la politique, c’est impossible d’avoir une discussion sur des sujets important de l,actualité mondiale avec eux car elles ne connaissent rien ou presque. Bien sur il y a des exceptions et je leur souhaite le meilleur des succès qu’elles méritent.

Les femmes on l’avantage sur les hommes dans pratiquement tout les domaines car justement on veux une plus grande représentation des femmes, mais à vous lire, malheureusement peu d’entre elles semblent vouloir en profiter. Si par exemple aucune femme ne se présente comme député d’un parti, il ne faut quand même pas blâmer les hommes ou le passé…

Ce que je trouve particulièrement dérangeant dans ce billet est de constater à quel point l’auteur a véritablement intégré la haine de soi qu’on enseigne aux hommes dans la société occidentale et particulièrement en Amérique du Nord et au Québec. La misandrie est souvent décomplexée quand elle vient d’un homme lui-même. Vous voulez accepter le rôle d’homme cornichon que les médias et la société québécoise vous confie, soit acceptez-le. Mais non content de ce faire, vous en rajoutez une couche en vous faisant le porte-étendard d’une misandrie politiquement correcte et d’une haine soft savamment inculquée à force coups d’école, de médias, de publicité, etc.

Je le répète, mais parler de privilège d’homme en 2015, ce n’est plus seulement inexact anachronique; c’est du men-bashing, de la misandrie pure et simple qu’l faut dénoncer haut et fort.

La haine n’a pas sa place dans les médias mais on dirait bien que la misandrie, elle, est acceptée.

Quand je lis des niaiseries de privilèges d’hommes blancs le sang me retourne dans les veines. Quelqu’un que je connais très proche de moi c’est fait agresser sexuellement par une femmes il ne l’a jamais dit parce que sont privilège d’hommes ne lui permettait pas… Violence conjugale égale dans les deux sexe rien pour les hommes et ont rient pour eux.les hommes décrochent 2fois plus que les femmes et que des programmes pour les femmes Excel science chapeau les filles et les science et les filles font un mais rien pour les hommes qui veulent aller dans des métiers non traditionnelle comme ll’éducation ou les services sociaux qui sont a90 % de femmes. 80% des personnes qui finissent avec un diplôme universitaire sont des femmes.les homme sont majoritairement dans les prestataires d’aide sociale et d’assurance chômage a chaque 1$ donneé pour aider un homme 12$ sont donneé pour une femme . Les hommes veulent la garde de l’enfant mais 80% du temps c’est la femme qu’il l’a. Les fausse accusations de femme impunis sur des hommes.Et j’en passe ma blonde a besoin du i pad …

Et si les femmes s’intéressaient simplement moins à la politique?
Le néo féminisme, le radical, ne réfléchit plus : il condame selon les normes d’une idéologie pure. Le réel? Bof!

Un jour, leur sottise les poussera à condamner la ligue nationale de hockey parce qu’il n’y a pas assez de femmes sur la glace.

Youppi, un homme a compris !!!! et son arme pour s’attaquer au fléau est redoutable: l’humour

Ce qui est horripilant dans ce genre de billet, c’est qu’on sent que l’auteur, asphyxié par la rectitude politique et la bien-pensance, a tellement besoin d’être accepté par la clique médiatique qui verse dans ce genre de haine soft déguisée en idées « progressistes », parce qu’il veut simplement se faire un nom et être remarqué par le directeur de l’information à Radio-Canada.

Un vrai journaliste ou chroniqueur courageux ne reprend pas les clichés convenus et éculés ainsi que la rectitude politique badigeonnée dans les médias tous les jours. Au contraire, il devrait démontrer une indépendance d’esprit et une analyse authentique, il ne devrait pas simplement régurgiter ce qu’on voit et lit tous les jours dans les cafés du Plateau.

De toute évidence l’auteur faillit lamentablement à cette tâche. Mais le man-bashing, la misandrie et la la haine déguisée en combat noble, c’est tellement politiquement correct.

Euh…
Au secours les commentaires?

Je dirais plus qu’il y en a qui aiment se lire eux-mêmes, se faire croire ardemment qu’eux seuls ont raison et que tous ceux qui n’abondent pas dans leur sens sont des merdes. Ce sont les mêmes qui croient à une supposée misandrie dans le féminisme et que le plafond de verre en politique n’existe pas parce que les femmes « ont gagné »…

Ça, on voit ça autant d’un côté comme de l’autre. Y a pas que les hommes qui ont des défauts (malgré ce que certains pensent)…

Le féminisme, je peux en discuter avec certaines femmes (ou hommes) mais avec d’autres, jamais! Si ça peut te rassurer, pas mal de femmes ont le même sentiment, sur le même sujet…

C’est bien beau rire et faire une page Facebook avec des photos, mais vous proposez quoi au juste pour que ça change? Une interdiction d’avoir plus de 50% d’hommes dans les cercles de pouvoir?

Ça fonctionne dans les deux sens.
Les hommes sont aussi sur-représentés parmi les sans-abris et parmi les gens qui se suicident.