Défendre Montréal

En réaction à une critique assassine sur Montréal rédigée par Tyler Brûlé, rédacteur en chef du prestigieux magazine Monocle, le blogueur Jocelyn Maclure se porte ici à la défense de la métropole. 

532438143-downtown-montreal-at-night-gettyimages
Photo : Getty Images

Tyler Brûlé, rédacteur en chef du remarquable magazine Monocle, est sans aucun doute un entrepreneur de génie, mais c’est un chroniqueur paresseux. Il vient de signer, dans sa chronique du Financial Times destinée aux membres de l’overclass cosmopolite, une chronique assassine sur Montréal.
Politique

Son évaluation négative de la métropole du Québec est fondée sur des généralisations simplistes sur les «deuxièmes grandes villes» (Osaka, Melbourne, Manchester, Montréal), ses impressions personnelles d’un récent séjour à Montréal et sa vision romantique du Montréal des années 1960 et 1970. Comme tout le monde le sait, tout était en beau en 1967.

Montréal, en gros, est paumée. Tyler Brûlé a trouvé le trajet aéroport Trudeau–centre-ville déprimant. L’absence de logos de «marques globales» sur les édifices longeant l’autoroute Ville-Marie serait un symptôme de la déchéance montréalaise. Ne me demandez pas de vous expliquer pourquoi la présence de grandes franchises qu’on trouve partout ailleurs est vue comme un signe de vitalité urbaine.

En plus, plutôt que des grues et des échafauds, il a surtout vu, au centre-ville, des affiches «à louer» et des fenêtres placardées. Cela ne saurait mentir.

On ne peut le blâmer de ne pas avoir aimé ce qu’il a vu, mais c’est un peu court. Dire qu’il s’agit de «sociologie urbaine de salon» serait déjà trop généreux.

Pourquoi consulter les données lorsqu’on peut se fier à ses impressions de glotte-trotteur aguerri ? Que penser du fait qu’il s’est sans doute construit trop de condos à Montréal dans la dernière décennie ? Et que de grandes tours à bureaux sont en construction ? Et qu’il y ait possiblement trop de nouveaux restaurants ? Et que les exportations du Québec (incluant évidemment la grande région montréalaise) soient en hausse ? Et que l’électrochoc de la commission Charbonneau ait probablement réussi — pour l’instant — à juguler les problèmes de corruption et de collusion ? Tyler a-t-il vu le nouveau Quartier des spectacles ? Le chantier du CHUM ?

La partie commerciale du centre-ville est l’une des parties les moins intéressantes de Montréal. Brûlé s’est-il rendu dans le foyer créatif qu’est le Mile-End ? Le magazine Monocle n’arrête pas de faire la promotion de la qualité de vie et d’environnements urbains conviviaux, dans lesquels on trouve des commerces locaux en tout genre. Que sait-il de Rosemont–La Petite-Patrie ? Que pense-t-il de Saint-Henri et du marché Atwater ?

Je suppose que ce genre de considération lui passe 100 pieds par-dessus la tête, mais sait-il que des personnes vivant dans des HLM, des jeunes familles, des LGBT, des étudiants et des itinérants se côtoient de façon généralement paisible dans Centre-Sud ? Et sait-il qu’on trouve maintenant des anglos sur le Plateau et des francos dans NDG ? A-t-il observé la qualité des relations sociales dans le quartier fortement multiethnique qu’est Côte-des-Neiges ?

J’ai beaucoup de peine à imaginer un Montréalais qui nierait que sa ville a des problèmes et des défis immenses. Il est navrant que l’on n’ait pas de navette sur rail entre YUL et le centre-ville. Le développement de notre réseau de transport en commun piétine, et les problèmes de circulation sont désespérants. Les décisions en matière d’architecture manquent d’ambition.

Comme le souligne François Cardinal lundi matin, la Main est triste. Il n’est pas facile pour les jeunes familles de la classe moyenne d’accéder à la propriété sur l’île. Les problèmes de gouvernance issus des fusions municipales ne sont pas réglés, et on ne sait pas encore quelle sera l’infrastructure éthique qui sera mise en place dans la foulée de la commission Charbonneau. J’habite à quelques coins de rue de l’affligeant îlot Voyageur.

L’aspect le plus désespérant de la chronique de Brûlé est son coup de gueule prévisible, mais rempli de clichés, contre la loi 101. Comment ne pas s’apitoyer sur le sort de la multinationale Starbucks, qui a dû ajouter «Cafés» à sa raison sociale au Québec ? Tyler n’a probablement pas eu le temps de constater que Montréal est l’un des repaires pour les cafés indépendants de qualité en Amérique du Nord, mais il a trouvé le moyen de verser une larme sur le sort de la multinationale, qui sert un café médiocre.

Le génie de la loi 101 est qu’elle parvient à atteindre un équilibre entre la volonté de la majorité francophone de faire en sorte que le français demeure la langue publique commune et le respect des droits individuels fondamentaux, ainsi que ceux de la communauté anglophone.

Tout n’est pas parfait, mais ce n’est pas sans raison que la Catalogne a regardé du côté du Québec lors de l’élaboration de sa propre politique linguistique. Brûlé vit dans un monde imaginaire s’il pense qu’une société globale francophone dynamique peut s’épanouir en Amérique du Nord sans une politique linguistique faite d’incitatifs et de restrictions.

Brûlé pense que le fait que la France ne sente pas le besoin d’adopter une réglementation comme celle du Québec est un argument démontrant le caractère rétrograde de la loi québécoise. A-t-on besoin de rappeler que la France est un pays de plus de 65 millions d’habitants faisant partie d’une union politique caractérisée par la diversité des langues et des nationalités ? Et que la France a, malgré cela, été à l’avant-plan dans les luttes pour l’adoption de politiques culturelles protectionnistes ?

Tout cela ne mériterait qu’un roulement des yeux, si ce n’était des répercussions qu’ont la rumeur et la réputation dans le destin des villes. Bien que nous soyons heureusement revenus de l’obsession des villes pour le branding et l’image, il y a tout lieu de penser que la rumeur joue un rôle non négligeable dans la décision de choisir une ville pour un voyage, un congrès ou une occasion d’investissement. La simple lecture du Monocle a sûrement joué pour beaucoup dans ma fascination pour Helsinki, Kyoto ou Beyrouth !

Je pense que les villes ont beaucoup mieux à faire que de se soucier si elles apparaîtront dans le prochain classement de Monocle, de The Economist ou du Lonely Planet. Comme les théoriciens de l’économie du savoir nous l’ont enseigné, la scolarisation de la population — et, par extension, l’égalisation des chances pour ceux qui ont manqué le bateau de la démocratisation de l’enseignement supérieur — est bien plus importante pour l’avenir de Montréal que de charmer les jet-setters du 1 %.

Ce serait génial si le trajet YUL–centre-ville n’était pas si moche, mais je préfèrerais de loin que les transports en commun soient améliorés et plus abordables, ou qu’on ouvre de nouveaux CPE dans les quartiers défavorisés. Brûlé a peut-être entaché injustement la réputation de Montréal, mais l’essentiel, de toute façon, est ailleurs.

Pour aller plus loin, voir le dossier dirigé par le Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises du l’Université McGill dans le magazine Nouveau Projet.

* * *

À propos de Jocelyn Maclure

Jocelyn Maclure est professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Il a publié, avec Charles Taylor, Laïcité et liberté de conscience (Boréal), qui a été traduit en plusieurs langues. Il vit à Montréal.

Laisser un commentaire

Encore une réaction épidermique à une critique pourtant bien méritée.

Oui Montréal est pauvre et délâbrée et peine à suivre les autres villes des «ligues majeures». A quoi sert de nier l’évidence?

Si la ville avait conservé son pouvoir d’attration sur les immigrants (comme Toronto) il y aurait aujurd’hui 450,000 personnes de plus à Montréal, clair que la ville aurait alors un visage fort différent, surement plus dynamique, plus intéressant. Clair aussi que la loi 101 (ce coup de génie…) y est pour quelque chose.

Bien sur on peut continuer à faire comme si rien était, la tête bien confortablement dans le sable, mais la réalité ne nous lâchera pas pour autant.

À Montréal, nous avons peur d’assumer qui nous sommes. Nous avons peur de déclarer au monde entier que nous ne sommes pas les p’tits derniers de l’Amérique du Nord. Nous sommes pourtant innovateurs et porteur de renouveau.

Certes les rues de Montréal ne débordent pas de vie, certes plusieurs de ses artères commerciales tombent à l’abandon, et pourtant des plusieurs quartiers reviennent à la vie. Certes les enseignes de multinational n’illuminent pas le skyline, mais nos compagnies indépendantes rayonnes à travers le monde entier.

Nous ne sommes pas des commerçants, nous sommes des artisans. La myriade de compagnies d’effets visuel, de jeux vidéo et d’animation venant s’installer à Montréal n’en sont qu’un mince exemple. Nous ne sommes pas non plus des moutons, nous croyons en notre propre culture, qu’elle soit émergeante ou divergente. Nous aimons créer, nous aimons le partager.

Et c’est pour protéger cette culture unique que des lois ont été adoptées. C’est pour protéger cette différence que la loi sur la langue française existe, pas pour contrer des compagnies externe, mais bien pour donner une chance de survie au notre un souffle de vie.

S’il est vrai que les loyers sont chers et que le prix des propriétés sont élever, il n’en demeure pas moins que Montréal est une ville jeune et vibrante. Une ville d’université et d’étudiants. Une ville de festivals, de musique, de rire et de plaisirs. Nous aimons nous réunir et profiter de la vie. Nous adorons stimuler nos sens, les multiples et certes peut-être trop nombreux restaurants en sont la preuve. Un rien est une occasion à aller prendre une bière dans les micro-brasseries qui poussent ici et là. Une ville où la passion rime avec les saisons; la neige, le froid et la pluie ne nous arrêtent en rien, été comme hiver nous célébrons, à l’igloofest comme pik-nik.

Nous avons des problèmes d’infrastructures vieillissantes et un manque au niveau des transports, il n’en demeure pas moins que nous bougeons. Nous grandissons et nous nous développons. Montréal croit. À quoi bon lire des palmarès qui se basent encore sur des statistiques économiques liées aux pétrolières et aux multinationales. Nous sommes une ville qui choisit années après années de valoriser le durable et l’écologique, renforçant notre système de transport en commun, augmentant le nombre de pistes cyclables et développant de nouvelles rues piétonnières.

Nous ne sommes pas américains, nous ne l’avons jamais été et ne le seront jamais. Nos racines sont bien ancrée dans au pied du Mont-Royal. Nous croyons en la diversité, l’originalité et l’équité. Notre ville se développera comme elle le pourra et comme nous le sentirons, eus égard aux autres. Développons, créons et réalisons ce qui nous ressemble, ce qui nous rassemble, et non ce qui leur plaise. Il est temps d’accepter ce rôle d’être unique.

Ma réponse est peut-être celle d’une étudiante, mais elle n’en demeure pas moins la vision d’une ville qui est, tout comme moi, en quête d’identité.

La politique d’immigration du Québec date de Bourassa. La loi 101 (qui parle d’affichage et d’enseignement) n’y est pour rien.

La critique de Tyler Brûlé est parfaitement méritée.

Depuis l’élection du Parti québécois en 1976, Montréal a périclité. Autrefois grande métropole du Canada, elle est devenue une ville très ordinaire qui ne fait absolument pas le poids face à ses concurrentes et les manifestations du printemps minable guidées en sous-main par les grosses centrales syndicales et les étudiants en sciences molles par de maths n’ont rien fait pour attirer les éloges. Et ce printemps-ci semble vouloir devenir tout aussi merdeux.

Heureusement que nous avons à Montréal un maire qui semble vouloir changer le cours des choses et que peut-être dans 10 ou 15 ans, lorsque le Parti québécois aura complètement disparu de notre paysage politique, que Montréal récoltera les fruits que sème Messieurs Coderre et Couillard.

Considèrent que les Libéraux au gagné 7 des 11 élections depuis 1976, je crois que vous pouvez arrêter d’attribués tous les tords au PQ et vous rendre à l’évidence que les Libéraux ne sont pas sans reproches.

Le Parti québécois fait un tort incroyable à tout le Québec et plus particulièrement à Montréal et il n’a pas à être au pouvoir pour délabrer la situation. Sa seule existence (ainsi que nos lois trop complaisantes envers les grosses centrales syndicales!) suffit à faire fuir les investisseurs à un point tel que nous devons les subventionner plus que toutes les autres provinces canadiennes RÉUNIES!!!

J’ai assisté au déclin de Montréal depuis 1976 et je me souviens du départ de la Sun Life ainsi que de beaucoup d’autres sièges sociaux de sociétés parfaitement fonctionnelles et profitables au profit des autres provinces canadiennes et devinez quelle en était la raison? Le PQ!!

Ces importantes sociétés nous ont quittés sans jamais revenir et ce, même si les Libéraux ont depuis pris le pouvoir. La raison dites-vous? L’épée de Damocles que représente un énième référendum péquiste est suffisamment dissuasif pour les faire s’enfuir et dites-vous que les emplois dont Parti québécois nous a stupidement dépouillés étaient des emplois de sièges sociaux d’importance: très bien rémunérés avec excellentes chances d’avancement, des emplois d’influence avec les relations d’affaires importantes et dont la réputation de Montréal aurait pu profiter plutôt que de pâtir des élucubrations péquistes.

Les Libéraux ne sont certes pas sans reproches mais avant la venue du PQ, Montréal était la métropole du Canada. Aujourd’hui, elle continue à en arracher et ce n’est certes pas les niaiseries de PKP, Drainville et autres énergumènes du même acabit qui vont l’aider à reprendre sa place dans le concert des grandes villes internationales.

Foutaise et fausseté!

C’est la peur de PKP qui te fait paniquer et dire des conneries.

Avec PKP le PQ nez à nez avec Couillard.

Drapeau était encore maire de Montréal en 1976, jusqu’en 1986 d’ailleurs. Tremblay, un autre péquiste notoire nous direz-vous, a été maire de la ville de 2001 à 2012. Depuis 1976, des non-libéraux ont été maire de la ville pendant 15 des 39 années, moins de la moitié du temps.

Sans compter que ce sont des péquistes (Landry pour être exact) qui ont fait le nécessaire pour permettre l’arrivée d’un des rares secteurs dynamiques à Montréal : l’industrie des jeux vidéos.

Mais évidemment, quand on veut supporter ses points de vue coûte que coûte il faut faire abstraction de la réalité.

Si vous nous dites que seulement le gouvernement provincial peut influer sur l’essor de la ville, alors je comprends votre désespoir avec 10 ans de gouvernance libérale dans les 12 dernières.

Tyler Brûlé a toujours chié sur Montréal, même du temps où il menait le magasine qui l’a fait connaître *Wallpaper à la fin des 90.

Il est arrogant et suffisant, mais vous savez quoi? Il n’a pas tout à fait tort. Montréal, avec son sous-financement chronique, son manque de cohésion en termes d’urbanisme et de développement, son « patchage » constant de bouts de lieux aléatoires par des gens qui ne cherchent qu’à laisser leur marque sur la ville, etc – eh bien, en 2015, Montréal a l’air d’une ville qui vie encore sur son passé glorieux alors qu’on nage dans la ruine totale. Pour paraphraser la mère d’un ami qui passait en ville il n’y a pas si longtemps, Montréal ça fait sousdev.

Êtes-vous allé à Toronto ou Vancouver dernièrement? Merde, même les « petites métropoles » comme Québec et Ottawa s’en tirent haut la main.

On se félicite de bâtir une place des festivals ou un arrêt de bus à écran tactile alors que le reste de la ville tombe en ruines.

Je suis né à Montréal et j’y ai grandi, mais depuis quelques années je ne peux plus dire que je suis fier de ma ville – elle est devenue une vraie honte.

Après un bon bout de temps sans y être allé, j’ai passé par la rue Prince Arthur l’été dernier, le désert! Il y a 10 ans il fallait se battre pour se rendre à la rue St-Laurent là on passe à côté de… pas grand monde, on voit des commerces placardés, des grafitis, mais plus de ce dynamisme. Quand, je suis arrivé à Montréal au début des années 1990, on retrouvait des mendiants dans un secteur très précis de la ville, maintenant, il n’est pas rare que je croise des clochards au Métro Université de Montréal! On est loin du centre-ville. On peut faire comme si de rien n’était, continuer de miser sur notre côté festif, mais il va falloir donner un solide coup de barre ou garder notre tête enfoncée dans le banc de neige!

Le prénommé Tyler a décrit ce qu’un visiteur voit quand il débarque à Montréal. En fait, il a décrit ce que moi-même je vois chaque fois que je reviens à Montréal,-où j’ai passé trente ans, de 1979 à 2009- après un séjour plus ou moins long à l’étranger.

Bien sûr que ce qu’il écrit peut être enrageant d’autant plus enrageant qu’il ne s’est pas prêté à cette analyse socio-économique fine à laquelle le Pr Maclure l’aurait convié s’il avait pu le rencontrer. Mais, entre vous et moi, qu’est-ce qu’un visiteur du type «globetrotter global» -excusez le pléonasme- en a à faire de ces subtilités sur le transport en commun ou sur l’ouverture de CPE?

Bref, si on veut que le Montréal «à première vue» fasse bonne impression, il reste encore de l’ouvrage et cela a peu à voir avec Starbuck et le Français mais cela à beaucoup à voir avec un aéroport de calibre international desservi par un réseau d’accès et de sortie du même calibre avec liens directs et des taxis haut de gamme et distinctifs. Cela a aussi à voir avec un centre-ville accessible, dynamique, bien entretenu, propre, patrouillé par des policiers qui ne portent pas de pantalons de bouffons. La liste des irritants «de première vue» serait longue si on s’y mettait vraiment.

J’admets que pour le Montréalais moyen ainsi que pour l’analyste social, les priorités puissent être tout autres mais si trop de ce que le visiteur occasionnel et superficiel croise n’est pas à son goût, voire de mauvais goût, nous avons le choix: Ou bien on fait ce qu’il faut pour projeter une autre image ou bien on vit avec celle que l’on accepte de projeter.

Vous faites la même critique que Maclure, ie. ce n’est pas avec l’absence de logo internationaux ou la présence de pancartes à louer au centre-ville qu’on devrait juger Montréal, mais au lieu de défendre la ville vous proposez des choses pour en améliorer son image.

Est-ce que l’amélioration de l’image de la ville est nécessaire pour son avenir? C’est la question à laquelle vous n’avez pas répondu.

«Est-ce que l’amélioration de l’image de la ville est nécessaire pour son avenir? C’est la question à laquelle vous n’avez pas répondu.»

Ça dépend de l’avenir qu’on veut se donner. Si nous incluons la réputation et le rayonnement dans l’avenir, alors oui l’amélioration de l’image fait partie des choses à faire. On aura beau, comme le fait le Pr Maclure, déplorer que des visiteurs s’arrêtent à ce qui saute aux yeux au lieu de procéder à des analyses fines, il n’en demeure pas moins que touristes, congressistes, participants à des festivals et autres visiteurs d’occasion ne se préoccupent pas beaucoup de ce qu’ils ne voient pas et de ce dont ils n’ont pas besoin quand ils sont à Montréal.

L’image fait partie d’un tout. Il y a plein de ces images qui me reviennent en tête. Je n’ai pas encore oublié les questions que m’ont posé des touristes américains tout étonnés de voir un quarteron de policiers et policières habillé(e)s en bouffon intervenir auprès d’un duo de jeune gens dans le Vieux Montréal. Ils m’ont demandé si on était en train de tourner un film comique. Après mes explications, ils sont repartis perplexes non sans m’avoir dit que «chez eux» jamais on ne se permettrait, ni on permettrait pareille chose.

Une autre fois, sur la rue Sainte-Catherine par un beau dimanche matin d’été, une nuée de goélands profitaient d’un banquet de moules tombées d’un conteneur mal déversé dans le camion à ordures et que, naturellement, personne dudit camion n’avait pris soin de ramasser. Un petit attroupement de touristes français était en train de prendre des photos. Je ne crois pas que c’était parce qu’ils trouvaient la chose normale en plein centre ville, à trois rues du Complexe Desjardins.

Quand on a vu des chantiers européens ainsi que les immeubles vacants avec leurs murs/barricades/volets en trompe l’œil, on ne peut que rester interloqué quand on voit comment. à Montréal, on délimite et protège les chantiers et ferme des immeubles avec du vieux contreplaqué ou des panneaux particules non peints. Et faut-il parler du déneigement et du déglaçage des trottoirs?

Et les taxis d’aéroport souvent trop petits pour trois voyageurs internationaux avec un tant soit peu de bagages surtout quand le chauffeur à reculé son siège au maximum laissant derrière lui juste assez de place pour accommoder un enfant du primaire?

Alors oui, je pense que l’image est importante.

Vous parlez uniquement des touristes. L’image est importante pour attirer des touristes, je crois que tous serons d’accord avec ça.

Mais ce n’est pas la chose la plus importante pour Montréal, ce n’est peut-être même pas la plus importante.

Mentalité pûrement Québecoise…aussitôt qu’on critique sur notre sort; on bougonne!…Montréal a beaucoup de rattrappage à faire pour ce qualifier comme destination internationale…Qu’on arrête de se regarder le nombril et qu’on aille voir ailleurs ce qui ce passe, on a beaucoup a apprendre… Boston, Toronto,et Vancouver(entre autres), sont des villes qui ont suivient le courant et sont agréables à regarder et visiter! On chiâle sur tout au Québec et on avance pas on recule! Oui, on a un semi-boom avec quelques constructions depuis 2-3 ans mais c’est parce qu’ on n’a rien érigé dans les 25 dernières années Et tout ce qu’on veux entreprendre prend trop de temps a être exécutés (Pont Champlain, Échangeur Turcot, CHUM, etc.) On aurait pu avoir un des plus beau projet de restauration dans le vieux port avec des investissements majeurs par le Cirque du Soleil; mais ce projet a été refusé et on est allé le réaliser à Singapour à la place…Pourquoi on prendrait pas de l’avance sur notre futur!!! La Métropolitaine aurait dû être repensée depuis bon nombres d’années i.e. devrait avoir 6 voies vers l’Est et 6 autres par dessus vers l’Ouest…rien de bien élaboré: Ça ce fait ailleur. Soyons ouverts au progrès et à l’expansion que chaque Grande Ville qui ce dit être ‘branchée’ devrait élaborer avec un bon plan d’urbanisme.
Reiveillez-vous tabouère!!! Sinon on va passer encore à coté, et notre standing international prendra encore une débarque.
P.S. j’appui le propos de pbrasseur a 100%.

Pour quelqu’un qui vit à l’extérieur et qui vient à Montréal de temps en temps en avion, l’arrivée à l’aéroport PET donne déjà une mauvaise impression de la ville – cet aéroport est plutôt minable et encombré et a souvent l’air d’un labyrinthe sans fin… C’est triste quand on pense que l’aéroport Mirabel était beaucoup plus fonctionnel et moderne et, surtout, le bruit des avions restait loin de la ville – on a détruit cet aéroport faute de transport terrestre vers le centre-ville par train rapide. Mais ce n’est pas tout, quand on sort de l’aéroport PET, c’est le bordel et si on veut prendre la navette 737, on se retrouve dans un petit autobus de ville où les passagers s’entassent avec leurs grosses valises – c’est pas fait pour les faibles! Même pas d’autobus articulés ou un peu plus confortables pour un voyage d’une demie heure… Le trajet vers le centre-ville est terne et tout semble délabré et c’est la première impression que les voyageurs ont de la ville. Pas étonnant qu’après, ils demeurent sceptiques et c’est difficile de leur faire apprécier ce qui est beau de la ville. Les excuses sur la loi 101 sont pathétiques car cela n’a rien à voir avec le délabrement de la ville mais c’est une belle excuse pour ventiler les frustrations de ceux qui sont contre…

Les dretteux, néo-libéraleux conservatifs et faux libertariens, démolisseurs du Québec n’en manquent pas une.

Toujours dans les patates.

« Montréal 4e ville nord-américaine pour la meilleure qualité de vie »

« Vancouver, Ottawa, Toronto et Montréal trônent au sommet des villes nord-américaines offrant la meilleure qualité de vie, selon la plus récente compilation des données de l’Enquête mondiale sur la qualité de vie menée par la firme Mercer. »

Il y a SEULEMENT 22 villes dans le monde où il fait mieux vivre qu’à Montréal, et les villes européenne surclassent grandement les villes Nord-Américaines.

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201402/19/01-4740465-montreal-4e-ville-nord-americaine-pour-la-meilleure-qualite-de-vie.php

La « qualité de vie » dont vous faites ici référence s’est acquise À CRÉDIT et j’ai beau traverser la frontière plus ou moins régulièrement, je n’y vois toujours pas d’affluence exceptionnelle venant des USA…

« La « qualité de vie » dont vous faites ici référence s’est acquise À CRÉDIT… »

Faut pas se fier à quelqu’un qui ne connais rien en économie. Tu nies l’histoire économique.

Tu dis que le niveau de vie de Montréal est due à l’endettement.

Maintenant mon petit prouve le par des chiffes noir sur blanc à tout le monde.

Essaye une seule fois de faire honneur à ta réputation.

On attend la preuve et ton public de l’Actualité est je le suis sûr attend avec anxiété.

Pour la frontière des USA, t’aurais pu te forcer un peut plus. Tu risque de faire rire de toi.

Les québécois ont l’épiderme trop sensible. Au lieu d’évoquer sans cesse de belles réussites comme on égrène un chapelet, ils feraient mieux de se mesurer sans cesse aux meilleurs. Mais pour cela, il faut d’abord accepter de se comparer, et cela exige de lever les yeux et d’oublier de fixer notre gros nombril. Malgré toutes ses qualités, Montréal n’est certainement pas dans le peloton de tête des grandes cités créatives. On peut bien répéter jusqu’à plus soif Toqué! Cabane à sucre! Cirque du soleil! Tohu! l’agglomération de Montréal n’est pas très inspirante. La plus grande concentration d’écrivains de renom est à Toronto, bien loin devant Montréal. Le cinéma du Danemark dépasse, de loin, ce qui se fait à Montréal, par le volume autant que la qualité, avec cinq millions d’habitants! L’industrie manufacturière, à l’image de celle du Québec, est exsangue, sa productivité ne croît pas suffisamment et s’accroche à un dollar faible. La recherche et l’innovation doit ses belles statistiques à l’effort du secteur public et de quelques entreprises, toujours les mêmes (Bombardier, Rio Tinto, P&W, CAE). Pire, nos « élites » s’objectent à ce que la recherche universitaire ait partie liée avec l’industrie! Cessons de pleurnicher et relevons les manches!

Nous espérons de tout cœur que PKP soit élu, c’est le meilleur candidat pour couler définitivement la gaugauche pq