Demain l’indépendance: Après Justin, Ignatieff !

Après le fils de Pierre Trudeau, évoquant en février la possibilité qu’il appuie l’indépendance du Québec si le Canada vire trop à droite, voilà que l’ex chef du Parti de Trudeau, Michael Ignatieff, annonce en entrevue à la BBC que l’indépendance québécoise est inéluctable.

Parlant du Québec et du Reste du Canada, Ignatieff explique:

Le problème est que nous n’avons plus rien à nous dire. Il y a une sorte de contrat d’indifférence mutuelle.

Ignatieff affirme qu’il serait attristé de voir le Québec devenir souverain car le français est une partie intégrante de sa propre identité canadienne. Mais, ajoute-t-il,

ce n’est plus ainsi que la plupart des Canadiens-anglais conçoivent maintenant leur pays. Peut-être était-ce le cas il y a 30 ou 40 ans quand on pensait pouvoir vivre ensemble dans cet étrange pays hybride appelé Canada. Maintenant, dans les faits, nous sommes presque deux pays séparés. Même si le Québec n’a pas la souveraineté, en fait il agit en politique intérieure comme s’il l’avait.

Parlant de l’Écosse, qui tiendra en 2014 un référendum sur son indépendance, l’ex-chef libéral affirme que la dévolution de pouvoirs à une province ou une région comme l’Écosse et le Québec ne sont que des étapes:

La logique, un jour ou l’autre, est l’indépendance, l’indépendance complète

Question du journaliste: Pour le Québec et pour l’Écosse ?

Ignatieff: Je pense qu’un jour ou l’autre c’est là où ça mène.

Il ajoute que si l’Écosse choisit l’indépendance, cela aura un impact pour les Catalans, les Basques et les Québécois qui « renouvelleront leur quête d’indépendance ».

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Est-ce que les Américains auraient décidé qu’il est dans leurs intérêts de supporter la désintégration du Canada?

Le « Wild Rose » en Alberta, le PQ au Québec… et « l’Américain » Ignatieff se mettant soudainement à parler d’indépendance…

Il va de soi que si l’Alberta (avec son pétrole & gaz) et le Québec (avec son hydroélectricité) quittent le navire canadien, ce qui reste ne survivra pas longtemps comme état indépendant…

Si le Parti libéral du Canada était au pouvoir ou l’Opposition officielle à Ottawa jamais Ignatieff n’oserait se prononcer aussi catégoriquement. Le PLC veut reprendre la pole position au Québec. Ses propos attisent le feu, mais on sait bien à quel point les forces fédéralistes redeviendraient unies contre le Québec s’il y avait un référendum sur la souveraineté dans l’air. Un Québec souverain diviserait le Canada en deux. Et le Nord est trop important pour qu’on le laisse aller démocratiquement, sur la simple volonté des Québécois. Les négociations s’éterniseraient pendant des siècles et des siècles. Si la Colombie-Britannique ou l’Alberta posent le geste en premier, le Québec aura la voie libre.

Ignatieff parle comme le prof d’université qu’il est. C’est loin d’être un défaut, c’est même une très grande qualité. Celle de voir avec intelligence les grands mouvements sociaux en faisant fi des soubresauts quotidiens, mensuels, annuels.

Seuls ceux qui ne veulent pas voir la vérité en face croient encore que le Québec a sa place au sein du Canada. Pourtant, il est de plus en plus clair qu’il existe un fossé important entre le ROC et le Québec.

D’ailleurs, aux dernières élection fédérales, un outil très intéressant permet de visualiser les divergences entre ces deux entités sur de nombreux sujets. La « boussole électorale » est sans équivoque: le Québec est bel et bien une société distincte.

http://www.boussoleelectorale.ca/

Face à un tel constat, que fait-on? Demeurer dans le Canada, c’est de se soumettre aux lois et politiques mises en place par le ROC et pour le ROC (ce qui est tout à fait normal, car on ne peut pas leur reprocher d’agir dans les intérêts de leur majorité). Ces lois et politiques allant à l’encontre de nos propres valeurs et choix politiques, c’est contre-productif. Le Québec aurait tout à gagner à être indépendant et gérer ses propres affaires selon ses intérêts (et laisser le Canada faire ses propres choix pour ses intérêts à lui).

Les raisons de faire la souveraineté ne sont pas qu’identitaires: elles sont aussi économiques. Pour prendre connaissance des raisons économiques de se donner un pays à nous, écoutez Jean-Martin Aussant, chef d’Option Nationale, le leader souverainiste le plus apte à expliquer le projet souverainiste d’un point de vue économique.

Quelques liens sur des conférences de Jean-Martin Aussant:
http://www.youtube.com/watch?v=jw1XwLsSVoc
http://www.youtube.com/watch?v=BJQ9P-oTWMc&feature=relmfu
http://www.youtube.com/watch?v=CQ3ayubgkCY&feature=endscreen&NR=1
http://bazzotv.telequebec.tv/occurence.aspx?id=846&ep=101

C’est l’évidence. Tout le monde le dit depuis longtemps…

Le Québec a sa propre identité, distincte de l’identité Canadienne. J’espère que le PQ pourra se réveiller et devenir un parti politique compétant qui va être capable d’exploiter cette déconnection.

À force d’être obsessif avec leurs histoires de référendums ils finissent par oublier que le but réel c’est l’indépendance.

C’est étrange, j’ai l’impression que les évènements s’accélère, que de grand changement sont en train de s’oppérer. Non seulement aux québec mais partout dans le monde. Les reste des anciens empires coloniaux s’éffrite lentement mais surement. La seconde tentative de mondialisation total tire vers la fin. Politique, économie, société, plus rien ne sera pareil.

Il a l’honnêteté de dire les VRAIES affaires.

Il a raison, ce n’est qu’une question de temps. Avec la destruction du parti Libéral du Québec par John James Charest, la montée de la droite conservatrice et la monarchisation de Harper, c’est la seule avenue possible pour sauver notre peau.

Nous n’avons rien en commun avec le ROC. On peut devenir de bons voisins, point!!

Ses constats sont incontestables. Nous sommes rendus à un point de non-retour. On s’empêche mutuellement d’avancer.

Ce que je me demande, c’est: Est-ce que c’est durant la campagne électorale fédérale qu’il s’en est rendu compte ou à Toronto?

Je ne suis pas certain que l’on puisse se fier sur le flair politique de M. Ignatief. M.Legault, lui, n’y croit pas, car il s’est empressé de dire au premier micro venu ceci: »Michael Ignatieff parlait comme un professeur d’université qui n’est pas branché sur le terrain ». Pourquoi tant d’empressement M. Legault à nier une éventuelle remontée de l’appétit de souveraineté des québécois ? Nous comprenons que cela vous couperait l’herbe sous le pied. Après avoir milité si longtemps pour la souveraineté,et même affirmé à plusieurs reprises qu’elle était essentielle à notre développement, vous jouez bien maintenant dans le théâtre fédéraliste. Vous êtes celui sur qui les Démarais et autres chantres du statut quo comptent pour prolonger l’immobilisme dans lequel le Québec s’enlise.

Les propos d’Ignatief et de Trudeau visent les politiques conservatrices davantage qu’ils ne supportent l’indépendance. La preuve? Les conservateurs ont été les premiers à réagir par communiqué.

Au Québec, nous devrions plutôt nous préoccuper de l’opinion de nos jeunes contestataires des droits de scolarité sur ce sujet. Ce sont eux les futurs leaders du demain mentionné dans le tire.

Je suis totalement d’accord avec ce cher Ignatieff.

Un jour ou l’autre cela ne peut pas faire autrement.

Il s’agit de s’en occuper sérieusement avec détermination etc., etc., etc. . Voila!

Dommage que cette lucidité n’est pas contagieuse chez tous les libéraux ? Ou serait-ce que ces déclarations visent à essayer de réveiller les Canadian? Les provoquer ? Un Trudeau à l’envers ? Mais j’adorerais que M. Ignatieff ait raison.
Parlant de pouvoir, si les libéraux sont sérieux , les libéraux de Jean Charest demanderaient que la GRC rentre dans ses teres et que l’on ne paye que la Sureté du Québec. La Grc ne veut pas nous remettre ce que pourquoi nous avons payé : le régistre des armes à feu et le résultat des enquêtes sur la construction. On a pas besoin du Canada pour lire le Code criminel.

J’ai toujours pensé que si j’avais été fédéraliste, j’aurais voté Ignatieff. Ses récents propos confirment sa lucidité et sa grande classe. Il a raison sur toute la ligne.

En plus la camarade Alison Redford vient de gagner son election.Maudite boisson!
Andre de Calgary.

Mieux vaut choisir maintenant de partir nous-mêmes avec nos biens du ROC que d’attendre qu’on nous jette dehors sans compensation aucune. Nous ne sommes déjà plus dans le Canada depuis 1982 et même avant pour les férus d’histoire… moi je dirais depuis 1760 (Conquête anglaise)ou depuis 1837-1840 quand le Bas-Canada (Québec)a dû payer les dettes du Haut-Canada (Ontario) au moment de l’acte d’Union.

Il est clair que le Québec est différent, et qu’en principe cette différence devrait conduire à son indépendance ou sa souveraineté, l’actuel débat des frais de scolarité n’est que la pointe d’un Iceberg dont la partie immergée comprend aussi, et communique aussi avec ce projet qui nous habite tous, même dans la dénégation,

La grandeur et la cohérence admirable du mouvement étudiant c’est justement de rappeler en autre e à cette question endormie dans une bureaucratie cynique et aveugle.

Le mouvement de contestation étudiant n’est que la pointe de l’iceberg ! Et sa force c’est de le savo!r! et surtout de s’être bien organisé pour déjouer l’appareil de répression de l’État. La hausse de frais de scolarité n’est qu’un symptôme…

J’ai toujours crû que le processus était en marche et que le résultat des référendums n’était pas un échec (contrairement à ce que croit Bock-Côté, entre autres). Qui aurait crû qu’on aurait eu une reconnaissance de la nation Québécoise il y a 20 ans, (même si cette reconnaissance prête à confusion)? Le Canada a obtenu son indépendance de la même façon i.e. plus de pouvoirs, parfois symboliques, parfois réels, jusqu’à l’indépendance complète.
Ce qui me fascine, c’est que ça prend un ex-chef qui n’est plus prisonnier de la politique partisane pour dire une évidence que ses collègues fédéralistes nient vigoureusement. En tout cas, Ignatieff ne pouvait pas ne pas ignorer les échos que ses propos auraient au Canada. J’ai hâte de voir comment ses ex-partenaires vont réagir!

C’est tout de même nouveau de voir ce réalisme de la part d’Ignatieff qui semble se rallier à vous et à Peter White sur la décanadianisation du Québec et la déquébécisation du Canada.

Par contre, Ignatieff fait fausse route lorsqu’il parle d’une large dévolution vers le Québec au terme des référendums. La « dévolution » de compétences vers le Québec en santé, en éducation ou en matière de ressources naturelles date l’AANB, le RRQ et l’assistance sociale c’est sous Lesage, la participation du Qc à l’ACCT (1970) et la sélection des immigrants date de l’entente Cullen-Couture en 1978. Depuis 1995, peu de progrès significatifs ont été accomplis, à l’exception de la formation de la main d’oeuvre et de la création du RQAP.

N’empêche. Ignatieff avait un objectif avoué dans son entrevue avec la BBC: préparer un genre de « fédéralisme renouvelé » à la britannique pour donner au Labour l’occasion de jouer le rôle de nos Libéraux provinciaux, dans l’espoir de semer assez de confusion pour rallier les Écossais les plus timorés.

Encore une belle manipulation par les médias pour mieux diviser le peuple… Et ça fonctionnera!

Reed Scowen dans son livre : le temps des adieux invoquait pratiquement les mêmes dires. Très explicite, ce volume explique bien la différention entre les deux entités.
Je crois que ce genre de déclaration de la part de M.Ignatieff va aider les fédéralistes Québécois à voir la réalité, et au lieu de s’accrocher à un Canada qui n’existe plus que dans leurs pensées, va s’unir à nous pour construire un Québec fort.

Deux observations:

#1 – M. Ignatieff se croyait donc le seul leader politique capable d’unir le Canada, qd il participait aux dernières élections fédérales. Étonnant.

#2 – Est-ce un pavé dans la mare, après avoir perdu les élections? Est-ce un mouvement d’amertume – sorte de post-partum – suivant son échec?

Et peut-être une troisième observation: se croit-il intéressant ou cherche-t-il l’attention?

Quant Justin et Ignatieff nous disent que le Québec deviendra inéluctablement un pays , il est temps pour les tièdes et les peureux d’y croire …. Allez un peu de courage c’est la seule voix logigue pour agir selon nos priorités , notre culture et notre langue ….

Un autre « nonosse » pour les séparatistes 🙂

Il faut être content pour eux, les nouvelles agréables sont rares pour eux ces temps ci.

Mais la réalité est que la séparation est hautement improbable, voire impossible, démographiquement et économiquement.

Du Trudeau à son meilleur… « Un non, c’est un oui….. ». N’empêche, que sans le vouloir, il nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963!

Le gros mensonge de Pierre E. Trudeau, en 1963 :

« Tout ce qu’il veut sentir [le canadien français] c’est que s’il se transporte ailleurs au pays, que dans le Québec, la loi ne lui sera pas défavorable. Comment il se servira de cette loi? C’est l’avenir qui le dira; moi, personnellement, je ne pense pas que même ayant des lois justes, le français, que le français se mettra à monter en flèche dans des parties du Canada, dans les provinces où le canadien français est une infime minorité.

Il faudrait peut-être à ce moment-là, envisager d’autres solutions, par exemple, il faudrait assurer la mobilité de la main-d’œuvre, la mobilité des citoyens, que ceux qui veulent vivre dans un milieu bilingue, qu’il déménagent dans une autre partie du Canada, que vous leur facilitez cela. »

« … Quand on aura trouvé [ce que cela coûte en termes humains] on saura vraiment si le pays peut vivre, s’il doit continuer d’opérer en tant que pays. Si c’est plus coûteux, disons, du point de vue du Canadien anglais de faire de ce pays un pays bilingue ou multiethnique, si c’est plus coûteux de faire cela que de renoncer à l’identité du Canada, et de s’attacher aux États-Unis, on saura où est l’avenir. Et inversement, si c’est du point de vue du Canadien-français, les avantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui s’appelle le canada, s’ils sont moins grands que les désavantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui ne le reconnaît pas en pratique et en loi le bilinguisme, eh bien, lui décidant de se séparer, je pense que c’est seulement après avoir pesé ce genre de réalités que l’on saura où l’on va. »

Pierre E. Trudeau. Extrait d’une audience de la commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, jeudi le 7 novembre 1963, 17 :54 h-18 :14h. Et préface au « Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.

Trudeau : “ Effectivement, le Canada anglais ne comprend pas les aspirations du Québec! On va se séparer! »

http://www.youtube.com/watch?v=BrmPVKBOtNA

• 1965, 15% pour la souveraineté (Trudeau arrive à Ottawa pour sauver le Canada!)
• 1980 référendum, 40% pour la souveraineté!
• 1995 référendum, près de 50% pour la souveraineté!
…….. 2011 60%?????

La décanadianisation du Québec s’accélère
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-decanadianisation-du-quebec-saccelere/7024/
23 bonnes raisons… et tellement d’autres encore !

http://www.youtube.com/watch?v=iL7ac3VJ6Bs

La conclusion à 3 min est superbe!!!

même les confédérés en vienent a l’évidence que cette fédération n’est ,en fait qu’un mythe qui perdure,lol

Drôle de voir les fédéralistes purs et durs nous parler d’indépendance alors que les péquistes sont INCAPABLES de parler de souveraineté.

Le jeu des fédéralistes a toujours été (et l’est encore)de marginaliser le mouvement souverainiste. Quand un des leurs ose parler franchement ils sont ébranlés et la réaction, vous le verrez bien, sera de mettre en doute la crédibilité, la notoriété, et même la santé mentale de l’hérétique.

Faut pas trop s’emballer. On est loin de la coupe aux lèvres. Quoiqu’on dise, Ignatieff ne connaît pas le Québec, surtout le Québec profond. Ce Québec dont on entend trop souvent les grondements, ici même sur ce blogue. Ce Québec qui n’a que faire des analyses sibyllines d’un intellectuel fût-il aussi crédible qu’anglophone. Vous êtes, vous-même, pourtant bien placé pour le savoir.

Somme toute ce que nous dit M. Ignatieff, c’est que si vous décentralisez des pouvoirs fédéraux aux profits du Québec vous les encouragez à ce séparer.

Rien de nouveau pour la pensée libérale canadienne, parce que ce parti a toujours été fortement centralisateur. Autrement dit, il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

La logique d’Ignatieff est froide et inéluctable. N’est-ce pas là le propre de la vie même :être libre ?

Les membres d’une famille normale, et saine deviennent, un jour ou l’autre autonome et indépendant. Le contraire est vu comme une aberration, voire même une anomalie et une tare.

Pourquoi en irait-il autrement d’une nation ?

Le Canada accepterait-il d’être amalgamé aux USA ? On nous casse les oreilles avec l’Union européenne. Mais jamais un seul pays de cette union accepterait de sacrifier sa souveraineté pour se perdre dans une quelconque union.

Mais doit-on utiliser la force pour retenir un membre de la famille ? Ce serait là courir un grand risque de mettre le feu à toute la maison. Seul des têtus imbéciles moralement et intellectuellement dérangés s’y risqueraient.

«Nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres !»
[ Richard Bach ]

Ce que je trouve intéressant, c’est que longtemps les fédéralistes ont accusé les souverainistes d’être «passéistes». Ça se consacrait dans la fameuse expression «passer à autre chose».

Alors là Ignatief nous dit tiens donc, partout où des conditions nationales s’apparentent, l’évolution normale des choses conduit à l’Indépendance.

Sans le dire en ces mots, il admet néanmoins que partout où un peuple a été conquis et dominé par la force d’un autre, la petite flamme intérieure a quand même continué de briller. Et aujourd’hui elle prend de la force.

Le Canada, cet étrange pays «hybride» pour reprendre ses mots, est une construction de l’esprit.

En réalité il n’a jamais existé qu’un Canada d’origine d’inspiration et de mentalité Britannique, le peuple Canadien français y étant simplement toléré, et parfois à peine.

Constater aujourd’hui que nous n’avons rien à nous dire, c’est de la lucidité 101.

Et conclure que nous finirons comme les autres Catalans, les Basques et les Écossais à prendre enfin le chemin de notre indépendance, c’est un beau cadeau.

Merci Iggy.

J’ai entendu cette nouvelle hier soir à RDI en direct, et tout de suite les animatrices se sont empressées de dire que M. Ignatieff était dans l’erreur s’il croyait que les pouvoirs dévolus au Québec l’avaient été après le référendum de 95.

Or, après avoir écouté cette entrevue grâce à votre lien, je conclus que M. Ignatieff a d’abord trafiqué la réalité canadienne afin de faire passer le message suivant aux Anglais: il vous faut donner plus de pouvoirs aux Écossais si vous ne voulez pas les perdre.

Mais son analyse l’amène ensuite à affirmer ce qui semble évident aux indépendantistes (quoique intolérable aux autres) à savoir ceci: malgré ce transfert massif de pouvoirs, une fois sur ces rails, le train ne s’arrêtera qu’au moment de l’indépendance complète, et ce, pour l’Écosse comme pour les autres nations.

Bien sûr, les tenants du statu quo vont crier au traître, à l’assassin, mais la pythie aura parlé…

Les observations de monsieur Ignatieff sont justes. La situation du Québec est d’autant plus exacerbée du fait que sa langue et sa culture sont différentes de celles du Canada.

Et, tout comme l’Écosse, les richesses naturelles du Québec seront un incitatif puissant et déterminant pour enfin convaincre les Québécois de faire le saut et joindre la communauté des nations souveraines.

On peut aussi constater, en observant bien qui se passe aujourd’hui, que nos jeunes ne se laisseront pas impressionner par les campagnes de terreur économique, non plus, grâce aux réseaux sociaux dont ils disposent et dont ils usent de façon redoutablement efficace, par les campagnes de désinformation qui ont eu cours lors des deux premiers referendum. Si l’on en juge par l’intelligence, la pugnacité et la qualité des arguments solidement soutenus par des représentants remarquablement articulés, les fédés en auront, cette fois-ci, plein les bras.

Il me semble évident que la déconstruction des outils collectifs que les Québécois se sont donnés depuis 1960 est une manoeuvre désespérée des fédéralistes, appuyés par nos oligarques, pour contrer cette aspiration naturelle et inévitable.

Le temps fait son oeuvre, le fruit mûrit. C’est tout naturel et, comme le pense Ignatieff, inéluctable.

Qui a dit qu’Ignatieff était trop intelligent pour perçer dans l’électorat qui préfère les politiciens populistes ?

En tout cas son analyse actuelle est tellement évidente. Un jour ou l’autre le Canada sera un bloc de nations souveraines faisant partie d’une union économique.

On sera alors bien débarrassé du psychodrame constitutionnel et on pourra aller de l’avant dans le gestion de nos priorités économiques et culturelles pour le bien de notre nation.

Magnifique à voir et entendre! Mais ce matin Charest est en tête dans les sondages malgré un taux d’insatisfaction qui se situe à 73%…

Et la souveraineté est passé dans un mois de 43% à 37%. J’ai de la difficulté à comprendre une telle baisse sur une période aussi courte.

Vrai aussi que c’est un sondage crop commandé par Gesca.

Dans la foulée de cette déclaration d’un homme lucide qui exprime une opinion très respectable, il est intéressant de voir cette illustration très claire que le Canada et le Québec méritent d’être des pays indépendants l’un de l’autre dans le respect mutuel :
http://www.youtube.com/watch?v=iL7ac3VJ6Bs

Je ne comprends pas les gens qui croient encore en Jean Charest, Nous avons eu assez de preuve qu’il est un mauvais dirigeant.
Mais je peux comprendre que les gens aiment suivent le troupeau pour ne pas avoir à penser par eux-mêmes. Ou peut-être, ont-ils peur de perdre ce qui leur reste. En se mettant du côté de la droite, on pend moins de risque,c’est plus facile.
Sans cette peur qui nous freine, le Québec serait déjà un pays fort.

« Drôle de voir les fédéralistes purs et durs nous parler d’indépendance alors que les péquistes sont INCAPABLES de parler de souveraineté »

Excellente observation mon cher Doc.

Et le comble, c’est de voir un ex-souverainiste pur et dur (Legault) accourir à la défense du statu quo.

N’en déplaise aux larbins de tout acabit, la séparation est inéluctable et souhaitable pour les deux parties. Le temps des bouffons a assez duré.

Tendance Québec un pays! Enfin! La déclaration de monsieur Ignatieff arrive à point. Après lui, d’autres intellectuels canadiens,espérons-le, viendront reconnaître la réalité de deux pays voisins: le Québec et le Canada. Ainsi, il sera plus aisé de faire l’indépendance le moment venu, les esprits ayant été préparées et l’opinion publique plus au fait de la légitimité d’un bon voisinage en fonction d’avantages réciproques.

Avec ou sans cravate ce quil dit na jamais compté ici pourquoi ça changerait? Parce que maintenant Monsieur Lisé donne plus de crédit a Iggy?

Tant mieux si les canadiens-anglais se font à l’idée, ça va faciliter la transition.

«Pour beaucoup trop de Canadiens[-anglais], ils [les canadiens-français] forment une ethnie parmi d’autres, plutôt qu’une nation en bonne et due forme.» (1)

Avec le genre de désinvolture avec lequel les canadiens-anglais considèrent la question du Québec dans le Canada, la rondelle roule pour les souverainistes.

M. Ignatieff ne fait que des constats…

PELLETIER, Benoît: 30 ans du rapatriement de la Constitution – Réhabiliter le mot «constitution», Le Devoir, Montréal, mardi 24 avril 2012.

La reconnaissance d’une évidence par un homme de science, sa prise de conscience de notre fondamentale différence.

Le temps long nous conduit par les chemins sinueux de nos errances , non pas vers Rome mais à l’État d’indépendance.

Merci pour le lien – excellent entrevue de mon ancien chef (idem, qui ne parle pas au nom du PLC). Ce que je retiens le plus de cet entrevue :

« Do you agree that Scotland should be an independent country? »

Etes-vous d’accord que le Québec soit un pays indépendant?

Depuis les premiers jours les péquistes pensent qu’ils peuvent monayer des droits et négocier avec Ottawa. Ignatieff, en bon libéral, a tout à fait raison de le souligner. Ces péquistes depuis 1981 cultivent la haine des Candiens-français, qu’ils dépeignent comme un peuple qui manque de courage, ce qui est faux. Ce sont les indépendantistes qui ont toujours et qui continuent de manquer de courage. Ils s’enfargent dans les fleurs du tapis, avec leurs longues révisions historiques boiteuses sur Meech, sur l’époque Trudeau, sur la Charte, etc.

Le jour ou les indépendantistes québécois auront le courage de leurs convictions et poseront cette question je crois que les Québécois répondront ‘oui’ sans hésiter et en grand nombre.

Ce midi, à « Maisonneuve à l’écoute », on interviewait Stéphane Dion à propos de cette déclaration de M. Ignatieff.

Q: « Y a-t-il un lien à faire entre l’indépendance de l’Écosse et l’indépendance du Québec?

R: Absolument pas. L’Écosse c’est l’Écosse, et le Québec c’est le Québec. Ce sont deux choses fort différentes que l’on ne peur pas comparer.

… un peu plus tard:

Q: N’est-ce pas un problème que le Québec n’ait pas signé la constitution en 1982?

R: Pas vraiment. Les québécois sont très satisfait de ce qu’il y a dans cette constitution…
… La signature n’est pas vraiment importante. Par exemple regardez la Bavière. Elle n’a pas signé la constitution (en 1949), et elle fonctionne très bien comme région de l’Allemagne.

Donc, on ne peut pas comparer le Québec à l’Écosse, mais on peut le faire avec la Bavière. M. Dion s’en vient aussi habile que M. Chrétien pour parler des deux côtés de la bouche.

Cette histoire de la Bavière date de plus de 60 ans. C’est M. Chrétien qui nous a sorti celle-là de son chapeau la semaine dernière. Malheureusement, Christian Rioux a pété sa balloune dans cette chronique: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/347967/l-histoire-tragique

Je cite l’extrait intéressant: « La semaine dernière, Jean Chrétien affirmait que la Constitution allemande de 1949 avait été adoptée sans l’assentiment de la Bavière. Ce n’est qu’une demie-vérité puisque, si le Parlement de Bavière manifesta son opposition, il adopta aussi une motion rappelant son attachement à l’Allemagne et précisant que cette constitution serait exécutoire en Bavière si elle était approuvée par les deux tiers des landers. Ce fut évidemment le cas. »

Je jure de dire que la vérité, toute la vérité.

Ignatieff dit que la vérité mais ne dit pas toute la vérité: l’indépendance du Québec est à moyen ou plus long terme inéluctable, voilà pour « que la vérité », mais sa préférence est le maintien du lien colonial rocanadian avec sa colonie, the Province of Kwibwek, voilà pour « toute la vérité ».

1) Le constat tout récemment exprimé par Michael Ignatieff à un intervieweur de la BBC :

»Le problème est que nous n’avons plus rien à nous dire. Il y a une sorte de contrat d’indifférence mutuelle. »,

nous dit, une fois de plus, que les québecois vont devoir continuer de coexister dans le Canada dans une quasi-complète indifférence avec leurs colocataires anglo-saxons, et même ultra-conservateurs-libertariens, pour une partie grandissante d’entre eux semble-t-il,

aussi longtemps que les francophones n’auront pas atteint la maturité et l’indépendance financière nécessaires pour peut-être décider majoritairement de poursuivre leur existence seuls, avec ou sans union monétaire avec un Canada qui devrait alors se réorganiser et prendre ses décisions dans son intérêt et dans l’intérêt mutuel des parties,

comme l’adolescent qui quitte la maison lorsqu’il est prèt ou lorsque, un peu plus tard, certains de ses colocataires, d’une culture qui accepte de moins en moins la différence (comme les anglo-saxons ultra-conservateurs-libertariens de l’Alberta par exemple), lui indiquent la sortie avec possiblement de plus en plus d’insistance.

2) Où, est-ce que le Québec saura et osera, pourquoi pas, devenir davantage Maître chez lui, culturellement et financièrement, pour former, d’ici quelques décennies, un pays quasi-indépendant à l’intérieur d’un Canada d’accomodement.

L’avanir que nous nous donnerons nous le dira.

J’aime bien la chronique d’aujourd’hui de Benoît Aubin sur Le Pouvoir du Citoyen en rapport avec ce qui précède :

http://www.journaldemontreal.com/2012/04/23/le-pouvoir-du-citoyen

Ignatieff ne fait que raconter des évidences. Que ces évidences fassent le jeu des indépendantistes est fortuit.

Il ne souhaite pas l’indépendance du Québec. Mais il se rend bien compte que les deux nations ne partagent pratiquement plus rien.

D’où la nécessité pour les fédéralistes de se renouveler. D’où la nécessité des souverainistes de clarifier leur discours.

Le statu quo est la mortification des deux peuples.

La structure politique nationale fonctionne sur des voeux pieux, sur du rêve. La réalité rattrape l’illusion de l’unité canadienne.

Ce sera un divorce, amiable ou non. La seule stratégie du camp fédéraliste est celle du ralentissement; attendre que le problème s’estompe. S’il n’a pas mieux, la réalité le rattrapera.

Il n’y a que les rêveurs comme Stéphane Dion qui croient encore en un pays qui n’existe pas.

Le pays que nous connaissons est dysfonctionnel, inapproprié et malade.

Soit on le corrige durablement (ce qui est illusoire, vu l’historique des parties) soit c’est le divorce.

Quant aux ambitions sécessionnistes de l’étranger, elles nous apprennent qu’il n’y a que des mariages malheureux en instance de divorce.

En 40ans la population Canadienne a doublée. Ça change le portait démographique. Parler de 2 sociétes distincte au Canada alors que l’immigration compose plus de la moitié de la population dans toutes les communautées urbaines c’est être déconnecté de la réalité. Prétendre que le Canada compte 2 culture principale plus des autochtones n’est plus réelle. Il y a plus d’arabes, d’asiatiques, d’Européens de diverses régions. Alors s’il y en a qui peuvent se contenter des vielles rangaines de 2 solitudes, de roc anglophone actualisez vos analyses parce que vous êtes dans le champs.
http://news.nationalpost.com/2012/02/08/census-canada-2011-infographic-how-the-new-population-stats-break-down-by-province-and-city/

@lagentefeminine

À vous lire on voit bien que le discernement n’est pas votre force. Mélanger société, culture, démographie dans un même tout, est loin de la réalité que je conçois.

Nous acheminerions-nous, vers un autre gouvernement Charest minoritaire pour très bientôt?

Souhaitons que les francophones iront voter en grand nombre, ou préférablement en très grand nombre, pour le PQ ou, en désespoir de cause, pour la CAQ, pour mettre définitivement fin au règne malsain de Jean Charest.

Je me fous pas mal de ce que peut ou non penser Ignatief. Ce que je sais par contre c’est que la famille canadienne est en voie de se fatiguer du tanguy qu’est devenu le Québec et elle va avoir le goût de le foutre à la porte. Le Québec doit se mettre au ravail raoidement pour devenir moins dépendant.
Bonne journée

Les Canadiens du RoC ne comprennent plus trop le Québec car ils croient sincèrement que le problème est réglé. Ils croient sincièrement qu’ils ne peuvent plus travailler a Montréal sans parler français parfaitement. Le gouvernement fédéral est presque entièrement bilinguisé – le français n’est peut-être pas la langue de travail, mais les services sont disponibles en français dans 90% du temps. L’Ontario continue d’élargir les services aux francophones. Chaque année, on construit de nouvelles écoles francophones a Toronto fréquentées par des Québécois, Africains ou Marocains. Les immigrants au Québec vont a l’école française.

Près de 300 000 petits Canadiens anglais sont en immersion française et environ 15-20% des jeunes sont bilingues – mais perdent leur français car les Québécois n’acceptent pas leur accent et ‘switchent’ invariablement a l’anglais avec eux. Pour les Canadians de moins

Le Québec est de loin, de toutes les nations minoritaires de la planèete, celle qui a le plus de pouvoirs et d’autonomie grâce a son statut de province et de société distincte de facto.

Le gouvernement fédéral dépense de façon assymétrique: le Québec reçoit a peine 15-17% des dépenses militaires, mais de 35 a 45% des dépenses en culture, ce qui réflète les ‘valeurs’ québécoises.

Le discours nationaliste et souverainiste actuel est centré sur des problématiques identitaires propres au Québec qui ne régleraient pas par la souveraineté. La viande halal, les accomodements raisonnables, le nombre d’immigrants, l’anglicisation de Montréal, la démographie québécoise, n’ont rien a voir avec le RoC. Ce sont des problèmes québécois sur lesquels le gouvernement québécois a un pouvoir direct, sauf quelques exceptions comme les écoles passerelles.

Le Canada nous enferme dans une constitution que notre assemblée nationale a rejetée unanimement et ils voudraient nous montrer la porte en même temps?!…Pas très logique comme raisonnement.

Historiquement,nous sommes annexés de force, contre notre volonté nationale, en tant que peuple.

Historiquement, nous avons toujours aspiré à notre émancipation, à plus d’autonomie et à notre indépendance. Nous sommes bloqués systématiquement dans notre élan par un gouvernement fédéral centralisateur néocolonial.

Ils ont usé de toutes les supercheries afin de nous maintenir enfermés dans leur patente fédérale.

En 1982, nous fûmes victimes d’un coup d’État.

En 1995, ils ont triché et n’ont jamais cessé par la suite.

Ici et maintenant, d’abord des élections et ensuite pour notre peuple, la meilleure façon de rompre avec notre situation de « dépendance forcée », c’est de réaliser notre indépendance nationale, projet auquel nous travaillons activement, pacifiquement, sans relâche depuis des générations.

Vivement l’indépendance! Vaudra mieux plus tôt que trop tard.

@GastonDeGatineau:

Il disait que les républiques soviétiques qui se séparent, ça ne compte pas parce que ce ne sont pas des démocraties. Il disait aussi la même chose pour la Tchécoslovaquie, parce que ce n’était pas des « démôôôcrasssssies ». Et là, si une démocratie se sépare, woups, son argument ne fait plus.
Évidemment, comme chaque pays est différent, on trouvera toujours une raison « fondamentale » pour dire que ça ne se fait pas. Mais en réalité, ce gars-là, même avec 100%+1, il trouvera une raison de dire que l’indépendance n’est pas légitime.

Je n’ai pas besoin de l’avis de Iggy, ni de celle de Justin et, encore moins celle de djé-djé. Ce sont les Québécois-e-s qui ont à décider, pour eux-mêmes et par eux-mêmes.

J’ai particulièrement hâte qu’on retrouve notre Souveraineté sur le fleuve st-Laurent et son développement.

@ F. Brosseau

« Les Canadiens du RoC ne comprennent plus trop le Québec… »

Les Canadians à l’est du Québec n’ont jamais compris quoi que ce soit du Québec et des maritimes. Pour eux c’est une province comme les autres, mais qui parle le français. Même que pour plusieurs les Canadiens francophones du Québec sont des Français qui devraient retourner en France s’ils veulent parler français.

Suffit d’y séjourner pour le constater.
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« aussi longtemps que les francophones n’auront pas atteint la maturité et l’indépendance financière nécessaires pour peut-être décider majoritairement de poursuivre leur existence seuls,…devenir davantage Maître chez lui, culturellement et financièrement, pour former, d’ici quelques décennies,… »

D’ici quelques décennies. Il est prouvé depuis belle lurette par des institutions financières d’autres pays et d’autres états que le Québec a parfaitement l’indépendance financière pour être un pays et même une puissance économique.

En fin de compte M. Claude Pelletier, Mtl-Rsmt c’est comme si vous vouliez le statut quo pour que le Québec soit complètement anglicisé et que l’idée de la séparation du Québec soit oubliée.

En fait, comme le sort des francophones Albertains et Ontariens.

Quel beau projet, se conformer.

@ Youlle # 64′

Vous pouvez le penser si ça vous chante, mais ce n’est pas du tout ce que je pense.

Je crois fermement que je suis beaucoup plus nationaliste et surtout beaucoup plus réaliste que vous cher monsieur.

En passant, ce n’est une carte de membre du PQ ni une position avouée d’indépendantiste qui fera de vous un nationaliste de coeur.

Parler d’indépendance pour simplement en parler, comme vous faites, en citant des références qui ne prouvent absolument rien, probablement pour vous vendre vous-même à cette idée et fort probablement aussi pour vous rassurer quant aux lendemains d’indépendance qui chantent POUR TOUS, c’est une chose,

mais contribuer à rétablir le fait français au Québec, en commençant par Montréal, et oeuvrer pour l’indépendance financière de son gouvernement et du plus grand nombre possible de ses citoyens, ne peut qu’être l’oeuvre de tous les jours de la majorité sinon de l’ensemble des citoyens francophones de Montréal et des régions,

Avec l’Aide, oui avec l’aide des anglophones bilingues et des allophones qui parlent le français couramment et qui aiment la particularité française et la culture accommodante et agréable (dans le sens anglais d’accommodating et d’obliging) des québecois francophones de souche.

N’oubliez pas cher monsieur que l’esprit de la fête et la joie de vivre, que nous avons hérité de nos aïeux, vient principalement des immigrants irlandais de l’époque qui ont introduit cet esprit de fête (les danses carrées, les gigues…) chez les terriens et bourgeois francophones d’alors.

Quant à la solidarité et à l’esprit de charité pour son semblable, elle a été inspirée aux canadiens français par de vaillants membres du clergé francophone qui dirigeaient à toutes fins pratiques les destinées des habitants canadiens français qui nous ont précédés et desquels nous avons conservé une partie des valeurs chrétiennes et de solidarité communautaire.

Pour beaucoup de gens, LA PEUR est le principal moteur qui les fait prendre des décisions ou les fait agir et c’est souvent la peur du changement tout simplement.

Beaucoup de gens se rendent bien compte qu’il n’y a plus aucune raison sérieuse pour que le Québec demeure dans la fédération canadienne mais ils ne pourront jamais faire le pas.

On dit que si le Québec était indépendant et qu’il y avait un mouvement pour l’annexer au Canada, ce sont les mêmes personnes qui refusent la séparation maintenant qui refuseraient l’annexion au Canada. LA PEUR DU CHANGEMENT. LA PEUR DE L’INCONNU. LA PEUR TOUT SIMPLEMENT.

C’est très attristant.

Il ne faut pas oublier que beaucoup d’indépendantistes ont déjà été fédéralistes et non les moindres, comme Lévesque et Parizeau.
Si nous obtenons un jour un OUI majoritaire, ce sera parce qu’un grand nombre de fédéralistes accepteront enfin l’idée que le Québec est leur pays, de préférence au Canada anglais !
Un par un, ils finiront par admettre l’évidence, comme le père de Stéphane Dion, comme le fils de Trudeau ou comme Ignatieff, malgré que son grand-père soit enterré dans un cimetière à Montréal (prétexte qu’il avançait durant la dernière campagne fédérale pour s’opposer à l’indépendance du Québec !)

Les Écossais sont passé sous la couronne britannique une cinquantaine d’années avant nous (en 1707).
Malheureusement, ils ont perdu leur langue, alors que nous avons conservé la nôtre !
Le drapeau écossais, comme le nôtre, est blanc et bleu, mais orné de la croix de Saint-Andr, en forme de X, blanche sur fond bleu.
Ils ont conservé leur musique traditionnelle, la cornemuse, comme nous le violon et les cuillères.
À certaines occasion, ils portent leur costume caractéristique, le kilt à carreaux, comme nous la ceinture fléchée !
Ils ont longtemps élu des députés indépendantistes au gouvernement central de Londres, comme nous élisons des bloquistes à Ottawa depuis plus de 20 ans.
Ils ont même donné quelques rois à l’Angleterre, comme nous avons fourni quelques premiers ministres québécois au Canada.
Ils aspirent à l’indépendance nationale, surtout depuis qu’ils possèdent du pétrole dans la mer du Nord, comme nous qui possédons des richesses inépuisables en ressources naturelles dans le grand Nord et en pétrole à l’île d’Anticosti et dans le Golfe Saint-Laurent.
Ils ont des artistes comme Sean Connery qui les encouragent à opter pour l’Indépendance, comme nous avec tous nos artistes ouvertement indépendantistes et fiers de l’être !
Ils ont élu un gouvernement en faveur de l’indépendance qui leur a promis un référendum, comme nous le ferons à nouveau !
Ils se sentent lésés par le gouvernement central, comme nous !

OUI si jamais les 6M d’Écossais optaient pour l’indépendance, cela aiderait grandement les 8M de Québécois à en faire autant !
En cela M Ignatieff, en dehors de toute partisanerie, a vu juste !!!

Si le PQ voulait vraiment la souveraineté, il nous ferait connaître les désavantages du système actuel, nous dirait quelle serait la nouvelle constitution de notre pays et comment serait formée la nouvelle république.
Nous ne ferions vivre qu’un seul gouvernement, les $43 milliards d’impôts que nous payons à Ottawa seraient dépensés au Québec, pour les Québécois. comme les pensions de vieillesse, subventions, etc…
Tant que ce soi-disant parti reste muet et se contente d’essayer de prendre les rênes d’une simple province qui sera bientôt majoritairement anglophone, notre projet de pays deviendra impossible.

En Écosse, les Verts ont déjà fait la balance du pouvoir avec le SNP. Là, ils supportent le référendum et feront peut-être la différence en 2014 avec leur 5% de supporters. Ici, qu’attend le PQ pour faire des alliances avec les Verts?

Je crois que le jour ou le Québec réussira la séparation, il apprendra quelques jours plus tard qu’il n’est pas peuplé exclusivement de francophones, francophiles et anglophobes. On se rendra compte que la plupart des pays ont des gens qui ne « pensent » pas comme la majorité et ne tiennent pas à en faire partie. Qui dit qu’a l’intérieur du Québec, il n’y a pas une région comme l’Abitibi, l’Outaouais, le Nord, etc… qui aurait avantage à se séparer du Québec ? Pour le moment je me mefie trop des nos politiciens tant provinciaux que fédéraux.

Il y a un changement de paradigme au Canada.

Le poids relatif du Québec dans le Canada devient de moins en moins signifiant. C’est fini le temps où le Québec pouvait influencer la fédération. Le Canada se développe sans nous et souvent contre nous. On constate en effet de plus en plus que les valeurs et les priorités du Canada ne sont pas représentatives de celles du Québec.

Les récents épisodes de monarchite aigüe chez Harper, son gouvernement ultra-conservateur, droitiste, militariste et rétrograde, les récentes nominations d’unilingues anglophones à des postes-clé nous révèlent une fois de plus que les Québécois ne se reconnaissent pas dans ce pays bancal qu’est le Canada.

Le Canada est sorti de la tête des Québécois. Le Canada aux deux peuples fondateurs est mort, grâce à l’intransigeance du Canada anglais envers les francophones depuis l’Acte d’Union, le million de Métis anglicisés de force, le règlement 17 en Ontario, la Constitution imposée de 1982, l’hypocrisie actuelle du bilinguisme de façade. Et le souffle congelant de la droite Harpeurienne.

Harpeur oublie le Québec et les Canadiens-Français. Réciproquement, beaucoup de Québécois ne se sentent plus aucun lien avec ce Canada bancal, à part le fait de se faire siphonner la moitié de leurs impôts par un gouvernement va-t-en-guerre (5 milliards de $ venant du Québec pour la guerre en Afghanistan), constructeur de prisons, royaliste, etc.

Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle. Deux langues, deux mentalités, deux pays.

Se pourrait-il que le Canada (i.e. le ROC) ait un grand intérêt économique (sûrement pas amoureux) à conserver le Québec dans le Canada? Ce ne sont pas nos beaux yeux qui les attirent, mais nos immenses richesses naturelles.

Quant au poids absolu du Québec dans le monde, il n’est pas négligeable. Le Québec n’est pas un petit pays. En 2006, le PIB du Québec s’élevait à 230,6 milliards de $ US, soit 19,7% du PIB canadien. En 2006, l’État du Québec se situait ainsi au 22e rang dans monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant de 30 143$ US, derrière Singapour et la France, mais devant l’Italie et l’Espagne. Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec souverain se placerait au 18e rang dans le monde et, en regard de la population (7 651 531 habitants), il se situerait au 94e rang. Dans le même peloton que plusieurs pays européens de taille comparable (Norvège, Danemark, Suède, Suisse, Irlande, etc).

Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Il n’y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l’ampleur de la population. On n’a qu’à penser aux pays scandinaves riches et et de faible population, et aux pays africains pauvres et avec beaucoup de population.
L’avenir du Québec ne peut s’écrire que par une meilleure instruction donnée à nos enfants, et par des efforts soutenus en recherche et développement. Nous serons alors plus productifs. L’augmentation de notre productivité est la vraie clef de notre survie comme peuple francophone et la clef de la santé économique et sociale du Québec.
Les dénigreurs de l’État québécois ne sont que trop heureux de salir et de rapetisser le Québec. 
Malgré les masochistes dépendantistes qui s’acharnent à rapetisser et discréditer le Québec, le Québec demeure un des endroits au monde où il fait le mieux vivre.
 Le vrai indice social est l’INDICE DE BIEN-ÊTRE qui tient compte de tous les facteurs de la vie. 
Le Québec a un si bon système et un si bon indice de bonheur que les immigrants veulent y venir à la pochetée.

Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer dans son identité francophone et selon ses propres choix. Mais par toutes sortes de moyens, les pseudo-fédéralistes à Ottawa ne cessent d’étendre leurs tentacules étouffantes dans les champs de compétence du Québec. Il faut contrer le travail de sape continue des médias, inféodés au fédéralisme invasif et centralisateur, qui s’acharnent à rapetisser le Québec et à ralentir sa marche vers la souveraineté.

Les souverainistes québécois savent que leur pays est viable et enviable. C’est pourquoi ils veulent être Maîtres chez eux et construire le Québec de demain.

@ Claude Pelletier, Mtl-Rsmt #65

Affirmer que «l’esprit de la fête et la joie de vivre, que nous avons hérité de nos aïeux, vient principalement des immigrants irlandais de l’époque qui ont introduit cet esprit de fête (les danses carrées, les gigues…) chez les terriens et bourgeois francophones d’alors.» C’est prendre des raccourcis avec l’histoire. Les anciens canadiens de toutes les époques étaient de joyeux lurons et n’ont pas attendu les irlandais pour fêter, au grand désarroi de votre si bon clergé.

Quant au « vaillants membres du clergé francophone qui dirigeaient à toutes fins pratiques les destinées des habitants canadiens français » ils ont mené au mouvement ultramontain qui fut un véritable frein au progrès des québécois.

@ Claude Pelletier, Mtl-Rsmt# 65

« Vous pouvez le penser si ça vous chante, mais ce n’est pas du tout ce que je pense. »

Ce que j’ai écrit n’est pas ce que je pense, mais bien des faits, des faits.

« En passant, ce n’est une carte de membre du PQ ni une position avouée d’indépendantiste qui fera de vous un nationaliste de coeur. »

La carte du PQ je m’en fout.

« Parler d’indépendance pour simplement en parler, comme vous faites, en citant des références qui ne prouvent absolument rien, »

Bien sûr que pour vous ces références, les plus grandes agences de cotation même américaines ne prouvent rien. Ce sont certainement des ti-counes.
Remarquez qu’avec la crise de 2008….

« …aussi pour vous rassurer quant aux lendemains d’indépendance qui chantent POUR TOUS, c’est une chose,… »

On pourrait en conclure que vous avez peur de la séparation du Québec d’avec le Canada. Vous sentez-vous que avez besoin de la main du ROC pour survivre?

« Avec l’Aide, oui avec l’aide des anglophones bilingues et des allophones »

Vous rêvez Monsieur, les anglophones bilingues ou pas ne nous aident pas (Cette réalité est écrite dans l’histoire). Ils nous ont toujours nui et ne nous aideront jamais.

Pour ce qui est de la fête, Marc Sauvageau vous en donne une idée. J’ajouterais que les inspecteurs de la Nouvelle France écrivaient que les Québécois sont très recevant, parlent un meilleur français qu’en France, sont vêtus très à la mode et sont de bons vivants et ce bien avant que les Hollandais et les Irlandais arrivent.

Bien sûr que les Québécois étant cultivés ont su profiter de la gigue, des sets carrés des Hollandais, du cochon anglais, et du sapin de Noël allemand avec ses boules de verre, sans compter de la cuisine française qui tous font du Québec d’aujourd’hui une place gastronomique sur la planète et un millieux de vie unique. Que voulez-vous les Français, les Chinois, les Américains, New York et bien d’autres aiment la poutine. Ce n’est pas rien dire! Ne reste qu’à passer le pâté chinois, la tourtière du Lac St Jean et le cipâte qui sont déjà populaires. Monsieur j’habite tout près de ce qu’on appelle au Québec la ville de la culture qui l’était il y a 300 ans et les Américains nous aiment bien.

« Quant à la solidarité et à l’esprit de charité pour son semblable, elle a été inspirée aux canadiens français par de vaillants membres du clergé francophone qui dirigeaient à toutes fins pratiques les destinées des habitants canadiens français… »

Vous auriez dû inclure l’instruction Monsieur. Comme je l’ai mentionné, les danses, le savoir-vivre et la cuisine ne nous ont pas été apprises des curés, l’instruction non plus.

Vous me direz que c’était la religion catholique qui nous dispensait l’enseignement. C’est vrai!

Mais dans les fait le clergé a dirigé et contrôlé l’instruction jusqu’au temps de la fin de Duplessis et de Jean Lessage. Après, les curés ont perdus leur fers et les gens ont commencés à s’instruire. Bien oui le clergé nous privait d’instruction. Alors les valeurs chrétiennes…

Ne me venez surtout pas me dire que je ne connais pas le clergé. Même si vous en faisiez partie, je le connaît plus que vous.

@ Youlle # 73,

Je regrette de vous décevoir cher monsieur, mais je n’ai jamais fait partie du clergé; en fait j’ai délaissé les pratiques religieuses dès l’âge de 10 ou 11 ans, pour plutôt suivre mon coeur et ce que m’inspirait mon coeur et les gens de coeur qui m’entouraient, à commencer par ma famille, certains de mes professeurs, voisins, entraîneurs sportifs, certains écrivains, même certains journalistes, dont quelques-uns du Devoir, etc., etc.

Lorsque je fais référence à nos aïeux, je fais référence à nos ancêtres d’il y a quelques centaines d’années, pas à ceux des années d’avant et des débuts de la révolution tranquille; au cours desquelles vous n’avez, semble-t-il, pas vécu grand chose de moindrement signifiant d’après votre âge, qui n’est pas plus avancée que la quarantaine tout au plus, d’après ce que vous écrivez et les quasi-certitudes que vous n’hésitez pas à prendre et à présenter comme des faits, c’est-à-dire comme des faits aussi indiscutables que ceux que vous auriez vécus vous-même.

Pour ce qui est des faits historiques, je vous réfère aux écrits de Denis Vaugeaois et de Jacques Lacoursière entre autres (sur notre histoire de 1534 à 1968 surtout) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacoursi%C3%A8re

@ Claude Pelletier, Mtl-Rsmt

« Je regrette de vous décevoir cher monsieur, mais je n’ai jamais fait partie du clergé; en fait j’ai délaissé les pratiques religieuses dès l’âge de 10 ou 11 ans, »

Je ne suis pas déçu je le savais. Cela est écrit au conditionnel.

De plus je connais Veaugeois et j’aimes bien Lacoursière.