Départ en lion ou illusion d’optique?

En multipliant les annonces depuis la présentation de son premier conseil des ministres, la nouvelle première ministre Pauline Marois cherche de toute évidence à confondre les sceptiques.

Son message : même minoritaire, elle agira. Et rapidement. Quitte à devoir recoller par la suite quelques pots cassés en passant par mégarde…

Objectif: créer l’image d’un gouvernement capable de gouverner comme s’il était majoritaire. Tactique employée: enfiler les annonces à la vitesse de l’éclair:

– Annulation de la hausse des frais de scolarité.

– Abrogation de la section de la «loi spéciale» du gouvernement Charest limitant le droit de manifester.

– Abolition de la «taxe santé» de 200$.

– Fermeture ou «reclassement» de la centrale nucléaire Gentilly-2.

– Moratoire complet sur l’exploitation et l’exploration des gaz de schiste.

– Augmentation rétroactive des impôts pour ceux dont les revenus annuels déclarés dépassent 130 000$.

Résultat: dès la fin de semaine, on pouvait lire sur le «départ en lion» du gouvernement; sur la «femme de décision et d’action» que serait devenue une Pauline Marois plus hésitante en campagne électorale; sur la femme «métamorphosée» par ses nouvelles fonctions, etc..

Puis, au-delà de la stratégie de communication vint le test de la réalité. À savoir que :

1) certaines de ces décisions, comme l’annulation de la hausse des droits de scolarité, seraient dans les faits exécutées par voie de décret. Donc, de toute manière, sans besoin de l’approbation des partis d’opposition;

2) tandis que pour d’autres, leur adoption éventuelle en Chambre serait loin d’être ficelée d’avance. Au contraire, même.

Bref, il devenait plus clair que cette impression d’un gouvernement minoritaire capable de gouverner comme s’il était majoritaire tenait un tantinet plus de l’image que de ce qui s’annonce pour les prochains mois.

Qui a peur de Martine Ouellet?

Quant à la hausse rétroactive de l’impôt des mieux nantis pour couvrir une partie des coûts encourus par l’abolition de cette «taxe santé» tout particulièrement régressive, il va sans dire que son annonce a fait bondir le Conseil du patronat, les libéraux et les caquistes.

Autant sur le principe de la chose que sur le fait que ce genre d’annonce – faite normalement par le ministre des Finances -, est venue aux yeux du quotidien Le Soleil par le biais de la direction des communications de la première ministre.

Au point même où, du moins le dit-on, la chose serait en voie de décider une fois pour toutes l’ex-ministre libéral des Finances, Raymond Bachand, à se présenter à la chefferie du PLQ.

Il reste néanmoins que la décision d’imposer de manière rétroactive une augmentation d’impôts à quelque groupe de contribuables que ce soit, risque d’être fort difficile à expliquer (1) et peut-être même à faire adopter.

En effet, ce n’est pas le principe en soi de cette hausse qui pose problème, mais son caractère rétroactif combiné à l’absence de ce «détail» dans la plateforme électorale du PQ.

Or, à travers ces tirs croisés – et pendant que le nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau – reste inaudible tout ce lundi, la nouvelle ministre des Ressources naturelles, de son côté, multiplie les entrevues.

Étiquetée à tort dès son assermentation de «radicale», ce qui dérange surtout dans certains milieux est que Martine Ouellet a la fibre environnementaliste très solide. Alors qu’au gouvernement Charest, la ministre Nathalie Normandeau portait haut et fort son préjugé favorable à la grande entreprise, les déclarations de Martine Ouellet sont d’une autre eau…

Cette présumée «radicale» est en fait diplômée en génie mécanique, détentrice d’une maîtrise en administration des affaires (M.B.A.) des HEC et membre de l’Ordre des ingénieurs. Sur presque vingt ans, elle a également gravi les échelons au sein même d’Hydro-Québec (dont elle est aujourd’hui la ministre responsable), le tout en étant vice-présidente, puis présidente et porte-parole de la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau «Eau Secours!».

Bref, la combinaison de sa formation académique et de ses convictions environnementalistes fondées sur l’étude et la connaissance des faits en fait déjà pour les lobbys d’affaires, une interlocutrice nettement plus redoutable que ne l’était une Nathalie Normandeau.

À preuve : la sortie aussi immédiate que courroucée de Lucien Bouchard contre l’annonce faite par Martine Ouellet d’un vrai moratoire sur le gaz de schiste.

Ex-premier ministre et ex-chef du PQ, mais surtout devenu depuis l’an dernier, le lobbyiste-en-chef au Québec de l’industrie du gaz de schiste, M. Bouchard dénonce la «confusion qui règne» au gouvernement Marois dans ce dossier.

(Rappelons ici que M. Bouchard est président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ); que ses honoraires sont couverts par la compagnie albertaine Talisman Energy Inc.; et que le directeur général de l’APGQ est Stéphane Gosselin, ex-chef de cabinet au gouvernement Charest à l’Environnement, aux Ressources naturelles et au Développement économique. Lorsqu’on dit que le monde est petit…)

Or, ce qui dérange vraiment ce lobby est d’entendre la ministre Ouellet se diriger vers ce qui ressemble à un enterrement de première classe de l’industrie du gaz de schiste. Du moins, lorsqu’elle dit «ne pas voir le jour où ça pourrait être utilisé de façon sécuritaire».

Ou encore, lorsqu’elle ajoute qu’au Québec, le gaz de schiste :

ça se passe dans la Vallée du St-Laurent, un territoire habité où il y a déjà des activités économiques d’agriculture et de tourisme. C’est pas comme en Alberta. (…) C’est pour ça que les risques (de contamination des eaux souterraines par le méthane et des eaux de surface par la fracturation, émission importante de gaz à effets de serre) pour le Québec sont beaucoup plus grands. (…) Au Québec, où on a d’autres sources d’énergie qui sont disponibles, c’est vraiment pas la solution.

Dans de telles circonstances, le communiqué de presse de M. Bouchard s’adresse dans les faits nettement plus à Pauline Marois qu’à sa ministre.

Son message, sous forme d’avertissement, n’a rien de subliminal et ressemble à quelque comme: étant minoritaire, faites attention de ne pas trop accumuler les décisions défavorables au milieu des affaires.

Les prochains mois sauront montrer si, oui ou non, la nouvelle première ministre se montrera sensible à ce genre d’avertissement.

Stratégie de communication et dommages collatéraux

Par contre, pour ce qui est du dossier Gentilly-2, si la décision, même coûteuse, de mettre fin à la filière nucléaire peut se justifier en termes de santé publique et de ressources énergétiques renouvelables amplement capables au Québec de suffire à la tâche, la manière de prendre ce dossier à bras-le-corps fut fort mal avisée.

Dans le cas de Gentilly-2, c’est toute une population et une économie régionales qui en seront affectées directement. Et ce ne sont pas les inconnues qui manquent dans le dossier (2).

Le prix à payer pour la stratégie de communication du gouvernement Marois visant à créer l’image d’une première ministre aux «mains libres», risque d’être élevé sur le terrain. Mais aussi, lors de la rentrée à l’Assemblée nationale.

Même si cette annonce faisait partie des engagements du PQ, son impact réel aurait nécessité une approche nettement plus de «proximité» avec les gens de la région. Sans compter que la nomination d’un ministre responsable de la Mauricie fut également une comédie d’erreurs.

Et donc, de manière tout à fait prévisible, dès ce lundi, la CAQ dénonçait vertement en point de presse cette manière de faire.

Si, in extremis, la mairesse de Bécancour finira par rencontrer Mme Marois et que les intervenants de la région se mobilisent déjà pour la suite des choses, la précipitation de l’annonce du gouvernement risque toutefois d’y laisser des traces.

Ne prenant position ni pour, ni contre la fermeture de Gentilly-2 avant, selon le critique caquiste François Bonnardel, d’avoir «tous les faits», la CAQ demande une commission parlementaire «en bonne et due forme».

Or, en fin de campagne électorale, le chef caquiste, tout comme Jean Charest, optait plutôt pour la réfection de Gentilly-2.

«On ne tranchera pas le débat sans avoir le rapport d’Hydro-Québec sur la sécurité et les impacts sur l’environnement», disait en effet François Legault, mais ajoutant du même souffle que dans «plusieurs pays, le nucléaire est utilisé. On sait que c’est beaucoup plus propre que beaucoup d’usines à charbon aux États-Unis. On ne peut pas regarder dans nos frontières sans tenir compte de ce qui se fait chez les voisins.»

Donc, M. Bonnardel demande une commission parlementaire parce que, dit-il, le gouvernement Marois est minoritaire. Mais il le fait aussi parce que le comté où se situe Gentilly-2 est passé à la CAQ le 4 septembre et parce qu’elle aimerait bien le conserver à la prochaine élection.

D’autant que cette question aura aussi pesé, c’est certain, dans la balance du résultat dans Nicolet-Bécancour où autant le PQ que le député sortant et chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, prônait le déclassement de Gentilly-2.

Sur cette question, ça vaut la peine de rappeler une de ces ironies dont seule la politique a le secret:

En 2009, le PQ prenait position pour le reclassement de Gentilly-2 après avoir prôné, lui aussi, d’attendre d’avoir «tous les faits» avant de trancher pour ou contre. À l’époque,  c’était en partie parce que son député du comté où se trouve la centrale – soit le même Jean-Martin Aussant – avait réussi à persuader les opposants à sa fermeture au sein du caucus péquiste dont il faisait lui-même partie que si le PQ cherchait à conserver son propre siège, ça ne saurait pour autant justifier une réfection qui aurait engendrer des coûts astronomiques sur les plans économiques et de la santé publique… Une belle démonstration de rigueur et de probité de la part de celui qui, deux ans plus tard, quitterait pour fonder Option nationale.

***

Pour la suite, veut, veut pas, même dans ce dossier, le statut minoritaire du gouvernement Marois ne sera pas sans effet sur la dynamique politique ambiante.

En fait, avec seulement 54 sièges, la minorité du gouvernement péquiste fait même rêver en couleurs le maire de Trois-Rivières, connu, entre autres choses, pour sa propre proximité avec le PLQ et le PLC.

Selon Le Nouvelliste, se disant «extrêmement déçu» de la fermeture éventuelle de Gentilly-2, Yves Lévesque  va «jusqu’à souhaiter que le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) forment une alliance pour défaire le gouvernement minoritaire en place afin de ramener l’économie au centre des priorités de Québec».

Ce qui, bien entendu, n’arrivera pas. Sûrement pas au moment où le PLQ n’a pas encore choisi le successeur de Jean Charest et où la CAQ a besoin de temps pour se construire un «vrai» parti, financièrement et politiquement…

Bref, au-delà de cette image de «décision» projetée par le nouveau gouvernement dès ses premiers jours, on risque d’assister à une réalité nettement plus complexe.

Quels que soient les enjeux ou les dossiers du jour,  le PQ étant minoritaire et le PLQ et la CAQ ambitionnant chacun de le remplacer dès la prochaine élection, tout ça rendra pas mal plus compliqué le processus gouvernemental de prise de décision.

Alors, départ en lion ou illusion d’optique?

Comme dirait François Legault, «on verra»…

***

(1) Sur ce sujet de la hausse rétroactive des impôts des mieux nantis, voir ce billet de Patrick Lagacé. Intéressant…

(2) Sur les «inconnues» entourant la fermeture de Gentilly-2 – tout en demeurant le bon choix -, ce billet de ma collègue Valérie Borde vaut le détour.

 

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Bonjour Mne Legault
Quand je vois les Maires de la région de Trois-Rivières s’objecter tous en coeur contre la fermeture de Gentilly-2, il n,y a rien de bien surprenant, les municipalités et le Chambres de commerce ne sont-elles pas le club école du parti libéral?

Pendant qu’on se dispute sur qui doit payer la note dans les soins de santé, on oublie de dire que 2 millions de québécois n’ont toujours pas de médecins de famille et que ses familles doivent débourser environ 1,000$/an simplement pour ouvrir un dossier dans la médecine privée, sans consultations.
Que le PLQ ou la CAC préfèrent refiler la note à la classe moyenne ne change rien au fait que le système de santé québécois est très mal administré et que l’avenir ne présage rien de meilleur.

J’aimerais d’abord aborder le dossier Gentilly-2. Pour moi le Québec n’a pas besoin du nucléaire. Gentilly-2 est un enjeu uniquement parce que la centrale existe. Le Québec est pris avec ce problème qu’il devra bien régler un jour ou l’autre.

Sa réfection coûtera des milliards. Son déclassement coûtera également des milliards. Dans un cas comme dans l’autre il y a des milliards à la clé.

Si on opte pour la réfection, on ne fait que pelleter le problème par en avant et on continuera à se constituer un stock imposant de déchets nucléaires qui devront être gérés pendant littéralement des siècles et des siècles. Par contre son déclassement peut devenir une opportunité de développer une expertise exportable.

Mettre une croix sur Gentilly-2 demande du courage et de la vision. Il serait beaucoup moins compliqué de se fermer les yeux et laisser ceux et celles qui ont des intérêts à la garder en activité, prendre les décisions. Rappelons-nous que la veille de l’accident nucléaire de Fukushima, tout était beau au Japon.

Alors c’est une bonne décision de fermer Gentilly-2. Reste à identifier les meilleures modalités. C’est là que Mme Marois et son gouvernement doivent faire preuve de souplesse et d’imagination, voire même d’audace.

Maintenant pour l’ensemble des autres dossiers, je crois que les chroniqueurs politiques ne sont plus habitués à étudier des dossiers face à des décisions prises au grand jour. Charest les avait habitué à une gestion feutrée, très feutrée même où la principale façon d’apprendre ce que le gouvernement faisait c’était par les enquêtes des journalistes.

Je pense que ce qui surprend c’est avant tout la fin des décisions prises en catimini. Quant aux partis de l’opposition ils se sentent sans doute bousculés et sentent donc obligés de réagir. Alors qu’ils étaient habitués à un petit jogging pénard, les voilà pris dans une course rapide…

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

Même si la perfection n’est pas de ce monde, non plus d’ailleurs, les résultats du 4 septembre dernier font depuis trois semaines l’effet d’une immense masse d’air rafraîchissant déferlant sur tout le Québec.

Les 15 dernières années d’une régression constante sur les plans politique, socio-économique et culturel au Québec, 15 ans d’immobilisme, de laxisme et de manque d’éthique chez ceux et celles ayant tenu les rennes du pouvoir d’intendance coloniale, auront été d’une nuisance telle sur la collectivité toute entière que nous ne pouvons pas mesurer aujourd’hui toute l’ampleur des dégâts tellement elle est grande.

Quel sentiment de bien-être procuré chez tous les progressistes que de voir tous ces « craquelins » de la politique incolore, inodore et sans saveur, des politiciens de carrière sans imagination, ingéniosité et créativité, ces réducteurs de peuple au seuls intérêts financiers de leur petite personne, oui que de bonheur de les voir prendre le bord des banquettes de l’opposition !!! Puissent-ils y moisir pendant des générations à venir.

Cordialement, JPG

Des fois la realite est plus complexe

« Alors, départ en lion ou illusion d’optique? »

Ca pourrait aussi montrer rapidement les limites d’un gouvernement minoritaire …

Dans le fond, je pense que Marois perd rien a tenir son bout …

Elle tient son bout et la CAQ ou le PLQ se degonfle … elle va avoir l’image de force ….

Les deux veulent jouer au plus fin …

Dans le fond une election sur la taxe sante, la fermeture de gentilly et le gaz de shiste … pas sur que le PQ serait perdant.

En plus de rendre plus pertinent l’argument du vote strategique pour le PQ plutot que Quebec solidaire.

Concernant les ecriveux …

Avec des amis comme vous mme Legault le PQ n’a pas besoin d’ennemi …

Apres toutes sorte de decisions innoncentes dans les 9 dernieres annees on assiste a plusieurs decisions courageuses et dans l’interet des quebecois du PQ et on voit des textes timides d’appuie ou dans certains cas comme le votre un texte qui dans le fond devient negatif.

Alors meme qu’on assiste a un tire groupe du PLQ, CAQ, Lucien Boucahard, Claude Garcia, la presse …

—-

Et puis les solidaires qui se cachent …

Au fait un 2e depute devait pas rendre Quebec solidaire plus visible ?

Ils sont ou dans le dossier de gentilly, ils sont ou sur la taxe sante ….

On le voit votre jeu de on veut pas avoir l’air de trop appuyer le PQ.

J’espere que dans la prochaine election certains vont se rendre compte que voter Quebec solidaire c’est voter pour l’impuissance …

Gérard D. Lévesque n’avait-il pas fait quelque chose de similaire à cette hausse des impôts rétroactive mais au début des années 1990?

Rétroactivité qui, encore aujourd’hui,laisse une trace d’amertume dans mes souvenirs…

« une taxe santé tout particulièrement régressive », nous apprend Josée Legault. « Régressif », « progressif »: que de jugements de valeur dans ces mots qui appartiennent à la plus vile propagande.

En effet, si on se fie au vocabulaire de Mme Legault, il faut absurdement conclure qu’acheter du pain à l’épicerie, aller au cinéma, acheter L’Actualité ou Le Devoir, acheter une bicyclette ou Das Kapital de Karl Marx, devenir membre de Québec Solidaire ou du parti Vert, etc… sont des activités régressives puisque le prix qu’on paie pour ces activités ou bénéfices est le même peu importe le revenu de l’acheteur!

Merci pour ce beau billet qui permet de voir que le PQ fait du très bon travail. Maintenant amusons-nous un peu.

Comment réagirait la gauche si le gouvernement Harper annonçait par décret une réduction de TPS (je dis par décret)? Comment réagirait la gauche si lors d’une émission d’affaire publique, le ministre fédéral chargé du Conseil du trésor était incapable de chiffrer le coût de cette mesure?

Comment réagirait la gauche si le porte-parole du premier ministre Harper annonçait un vendredi soir à un journaliste qu’il y aurait en chambre un vote en chambre sur l’avortement et que le ministre chargé de ce dossier ne répondrait à aucune question des journalistes avant le mardi suivant – 96 heures plus tard?

La gauche déchirait sa chemise.

Depuis 2006, nos médias ont diabolisé, à tort ou à raison, le gouvernement Harper, on remis en cause sa légitimité (rappelez-vous la ligne, « il ne faut pas oublier que 60% des électeurs n’ont pas voté pour ce gouvernement » – Et bien, près de 70% des électeurs n’ont pas voté pour le PQ!).

À la lumière des actions du PQ, c’est triste mais il va falloir soit revoir notre jugement sur la manière dont mène ses politiques le gouvernement Harper ou soit appliquer les mêmes règles rigoureuses pour analyser le comportement Marois et alors décrier ses façons de faire.

Bachand n’a pas décidé de se présenter seulement après que Marois se soit donné une note de 8 sur 10 dans le dossier des impôts?

Au lieu d’une hausse rétroactive pour les plus de 130 000 $, une légère hausse pour tout le monde pour compenser l’élimination de la taxe santé.

Un gouvernement minoritaire fait ce qu’il peut avec les outils qu’il a. Si la majorité décide autrement, c’est une autre étape. Le PQ montre à quoi il est venu et fait de son mieux, selon ce qu’il a promis lors de la dernière campagne.
De plus, en tant que gouvernement minoritaire, le PQ ne pourra pas faire approuver son budget facilement. Donc, il nous semble évident que des nouvelles élections pourront venir bientôt et le PQ n’a d’autre choix que faire un gouvernement avec des actions d’impact pour le prochain scrutin.
Si les autres partis votent contre les propositions du gouvernement sans arguments valables, la faute de l’immobilisme tombera sur eux, ce qui est très profitable pour le PQ.

Pourquoi parlez-vous d’une « Augmentation rétroactive des impôts » et pas d’une annulation rétroactive de la taxe santé ?

Aucun journaliste n’a encore mentionné que l’annulation de la taxe santé est rétroactive au 1er janvier.

On peut honnêtement se poser la question: précipitation? stratégie? amateurisme? détermination? Ou un peu de tout ça ensemble.

Je ne sais si la dame de béton a déjà les pieds dans le bac…avant de se jeter à l’eau mais…

La réaction des gens intéressés à divers titre par Gentilly-2 (chambre de commerces, entreprises locales, firmes d’ingénieurs, syndiqués Hydro-Québec) était prévisible…attendons la fin de l’amiante pour rire un peu plus…Nicolet-Bécancourt a été remporté par la CAQ…ils n’ont pas bien votés…ils seront punis. Il faut se souvenir qu’en 2009, contre l’avis de Mr Aussant, alors député, le PQ avait déclaré, urbi et orbi, que Gentilly-2 devait-être maintenue en activité pour préserver les compétences québécoises en génie nucléaire…
Tout ceci ressemble a une course a l’échalote pour ramener les vilains qui se sont éloignés de la maison mère, le PQ, pour aller donner leurs votes a ON, QS, Les Verts, etc..

Tout ceci et ce départ sont d’aimables distractions.

Les statistiques publiées par l’Institut de la Statistique du Québec, il y a 2 jours sont limpides;

Effondrement des exportations québécoises
Aggravation du déficit budgétaire
Aggravation du non-emploi (pas seulement le chomage)
Aggravation des chiffres du commerce extérieur (inter-provincial ou international).

Enfin pour assombrir la situation il a été confirmé aujourd’hui par l’association des agents immobiliers au Canada que le marché immobilier allait probablement se replier de 20 à 30 % durant les 3 prochaines années, peut-être plus d’ailleurs, et l’on parle déjà de propriétés ou il n’y a pas d’offres d’achat.. Quand l’on sait que plus de 25 % de la main d’oeuvre québécoise est employée dans le secteur de la construction, que l’on voit la spéculation immobilière insensée, l’endettement des ménages – les dernières statistiques indiquent un repli très net des ventes à la consommation – rien de tout ceci n’annonce la possibilitée d’un avenir très rose..

On va encore assister aux coupures habituelles dans les budgets régaliens (éducation, santé). L’économie mondiale qui ne s’est pas relevée de la crise financière est en chute libre, tout ceci va finir pas nous rejoindre..

Evidemment pendant la campagne c’était plus facile de parler du sexe des anges ou de sujets “identitaires” sans signification (accès au CEGEP en anglais par exemple…).

Vogue la galère…

Que les politiques, mises de l’avant pas le PQ, se réalisent ou pas, le gouvernement de Mme Marois est bien intéressant parce qu’il fait déchirer les chemises de ses adversaires scandalisés, sur le bord de faire des ACV économiques.

Madame Legault
Votre prudente objectivité nous incite à se demander (vous qui étiez souverainiste)si vous n’avez pas des mauvaises fréquentations avec les journalistes de la grosse Presse.
Comme a écrit un de vos lecteur,avec des amis comme vous,Madame Marois ne l’aura pas facile,déjà que tous les journaux,(sauf le Devoir)se sont concertés pour critiquer toutes ses actions.

Bonne analyse !

Mais comme vous l avez si bien remarque :

1)le PLQ sans chef elu n est pas pret a affronter des elections et fera des compromis necessaires contre nature

2) la CAQ a part Duchesneau ne peut affronter des elections en quelques mois, faute d argent et d organisation car meme Legault a gagne sa circonscription par la peau des dents.

Advenant de nouvelles elections en moins de six mois, Marois et le PQ auront fait le plein de votes des electeurs de la classe moyenne qui ne desirent pas payer la taxe sante et qui se sentent insecures face au nucleaire et a la fracturation hydraulique.

Le PQ aurait beau jeu de perdre les deputes de Nicolet-Becancour mais augmenter leur nombre de deputes elus.

Excellente strategie du PQ !

Moi, la place que Martine Ouellet prend au PQ et au gouvernement, me dérange passablement.

C’est elle qui se voit ministre de l’environnement. Elle usurpe la place du ministre Breton. Elle semble se croire plus fine que tout le monde. Laissons la faire et elle va se planter bientôt.

Je me demande quand va-t-elle prendre la place du ministre Marceau.

EN PASSANT, avez vous remarqué que lors de l’assermentation, toutes les personnes nommées après Martine Ouellet lui donnait la main et l’accolade et un petit bec sur la joue sauf Stéphane Bédard qui semblait froid envers elle: juste une poignée de main. C’est le seul qui a agit ainsi. Lui, il a déjà compris le jeu de madame

Je comprends qu’une partie de la loi spéciale (piquetter n’est pas bloquer) est toujours en vigueur.
Je suis sous le seuil de $100000, mais je pense que TOUTE loi rétroactive n’est pas démocratique, point.

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