Dernières nouvelles de la tribu

Nous interrompons, comme chaque vendredi, le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que le Québec est champion pour attirer et diplômer des étrangers.

L’acte d’accusation est connu. Le Québec est une société tribale, tournée vers son propre nombril, imperméable aux grands vents de la mondialisation. La preuve: les immigrants préfèrent l’Ontario. Certes, l’Ontario est, per capita, la principale destination au monde pour l’immigration internationale. Mais lorsqu’on compare le Québec, ou plutôt Montréal, aux autres métropoles nord-américaine, que trouve-t-on?

Selon les données colligées par Les Indicateurs d’attractivité de Montréal, publiés par Montréal international, on trouve quelques surprises.

D’abord, lorsqu’on reporte pour l’année 2007-2008 (donc juste avant la crise, quand tout allait dont bien) le solde de migration internationale dans les grandes villes — donc les arrivées moins les départs — et qu’on le calcule en proportion de la population, cela donne ceci:

À l'ombre de Toronto, Mtl fait de l'ombre à tous les autres...
À l'ombre de Toronto, Mtl fait de l'ombre à tous les autres... (Cliquez pour agrandir)

Mais que font tous ces étrangers à Montréal ? Certains viennent y étudier. Et, en chiffres bruts, sans même ajuster pour la population donc, davantage d’étudiants étrangers choisissent Montréal que Toronto — du moins, pour y être diplômés. (Il est vrai que pour tous les étudiants confondus, Montréal diplôme davantage que les autres métropoles canadiennes.)

Intéressant. (Cliquez pour agrandir)
Intéressant. (Cliquez pour agrandir)

Voilà pour les étrangers qui viennent s’établir et étudier parmi nous. Mais pourrait-on trouver une autre mesure d’ouverture au monde, qui rende compte de la capacité des individus de dialoguer avec les autres cultures?  Oui, bien sûr, la langue. Mais il est trop facile de comparer les taux de bilinguisme entre Montréal et les autres grandes villes canadiennes. Montréal, évidemment, les bat à plate couture. Alors corsons le palmarès, et voyons la proportion de trilingues:

La question de la langue, ça nous connait (cliquez pour agrandir)
La question de la langue, ça nous connait (Cliquez pour agrandir)

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Toutes nos félicitations aux universités McGill et Concordia, sans qui Montréal ne tiendrait pas la première place, dans le 2éme tableau. Toutes nos félicitations à ces universités et à la communauté anglophone qui, assurément, enlève tout caractère tribal à la ville de Montréal., et en font une société non tribale.

La plupart des Québécois non-Montréalais qui visitent Montréal vous diront que Montréal reflète très peu ce qu’est le Québec. Pourquoi? A cause de ce que M. Lisée loue ici: son caractère manifestement non tribal!

L’Île de Montréal n’est pas le Québec.

Montréal est une société distincte, ouverte, bilingue et cosmopolite qui n’a rien à voir avec le Québec tribal (blueneck), ultra-homogène, unilingue et consanguin.

Montréal va se séparer un jour du Québec pour devenir une province bilingue.

Toronto aussi.

http://en.wikipedia.org/wiki/Urban_secession

Ça serait une nouvelle extraordinaire si on moins on reconnaissait leur compétences.
A quoi ça sert d’avoir un médecin comme chauffeur de taxi? Ou un ingénieur pour nous vendre des chaussure? Cinique mais vrai.

Il faudrait montrer ces chiffres et tableaux à Claude Picher, le grand pourfendeur de Montréal.

En particulier les données sur la fiscalité montréalaise.

Raphaël Erkoréka

La présence de deux grosses universités anglophones, en pleine coeur de Montréal, contribue à l’anglicisation du centre-ville. Avec l’argent de nos taxes, on finance notre propre mort.

Est-ce que vous pourriez imaginer deux grosses universités palestiennes en plein coeur de Tel Aviv? Deux universités financées par les Israéliens qui iraient chercher la moitié de leurs étudiants dans tout le monde arabe et musulman?

C’est pourtant ce que l’on vit à Montréal dans le silence total.

Bonjour,
En utilisant pour coiffer ce billet ce terme évocateur de tribu, le risque est grand de voir Monsieur Victor Lévy Beaulieu monter aux barricades, lui ce nationaliste québécois fortement déçu qui parle et titre un de ses nombreux bouquins soit : La Grande Tribu. En parlant de cette grande tribu des pures laines, ben évidemment !
Ayant en mémoire, il y a de cela quelques années, un palmarès sur les 200 universités les mieux cotées dans le monde entier, l’Université McGill et l’Université Concordia de Montréal ainsi que l’Université York de Toronto figuraient dans les 20 premières places de ce palmarès avec l’Université de Montréal en 178ème place, ça je m’en souviens très bien, celle étant mon Alma Mater. Quoi dire si ce n’est qu’une pléthore d’étudiants étrangers fortunés souvent viennent étudier ici en déboursant des sommes astronomiques pour un étudiant mais rien si nous comparons à Oxford ou Cambridge, La Sorbonne, Harvand et tutti quanti.
En outre, la plupart de ces étudiants retournent bien sûr dans leur pays d’origine bien évidemment. Mais quel apport d’argent neuf pour Montréal et Toronto. Ayant longtemps fréquenté des cafés aux abords de l’Université McGill, je peux en parler en toute connaissance du milieu. Et surtout, cette clientèle de fêtards anime les rues du Boulevard St Laurent, Duluth et Prince Arthur. Une de mes connaissances originaire du Lac St Jean a même ouvert sur Duluth un casse croûte qu’il a nommé affectueusement : El Taco del Tabarnaco. Point n’est besoin de dire qu’avec un tel nom accrocheur, les étudiants de McGill se bousculent pour fréquenter cet endroit en voulant surtout savoir la première fois la raison d’une telle bannière. Ainsi, ils peuvent apprendre que les gens d’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud ainsi que ceux des îles ensoleillés ont surnommé ainsi nos bons québécois…
Finalement, grâce à l’Aura et l’envergure internationale des Universités Concordia et McGill, le Québec entier se doit de leur en être reconnaissant car cet apport est immense avec la venue de tant de cultures différentes qui peuvent nous apporter beaucoup si on veut bien accueillir leurs différences ! Au plaisir, John Bull.

M. Lisée,

J’aime beaucoup votre chronique du vendredi. Je la suis avec avidité semaine après semaine. Elle est rafraîchissante et me permet d’aller plus loin que les idées préconçues. Elle fait également un beau contre-poids au discours misérabilistes et défaitistes de ces québécois ayant un sentiment d’infériorité par rapport au reste du Canada et de l’humanité.

Votre sens de l’humour teinté d’ironie et de sarcasme y fait pour beaucoup. Le petit côté dérisoire de vos contre-sens me fait également sourire à bien des moments.

Il est bon de voir avec ces dernières données, l’état d’ouverture d’esprit des québécois, mais également de ceux de la vaste région de Montréal (Pour un mec de Québec, c’est peu dire).

Je ne sais d’où vous proviennent toutes ces idées pour votre chronique du vendredi, mais je salive encore à l’idée de lire tous vos détracteurs habituel du vendredi qui y trouveront, encore une fois, que du négatif à nous servir.

Je souhaite que votre source pour cette chronique hebdomadaire sur les temps durs pour les détracteurs du modèle québécois ne se tarisse pas de sitôt.

Être bilingue ne devrait pas vouloir dire français anglais mais la langue de l’état et une des autres langues du monde .
Dans ce sens le Canada est plus bilingue que le Québec car les anglos sont minoritaires ( 40%) au Québec les francophones sont majoritaires ( 80%)
Donc dans ce sens le Canada est à 40% unilingue en anglais et le Québec à 60% unilingue francophone car 20% des francophones sont anglicisés.
Alors Tous les immigrants récents sont bilingues = leur langue nationale plus l’anglais au Canada et au Québec 50% des immigrant bilingues leur langue plus le français et 50% leur langue plus l’anglais de colonisateurs canadians.
Donc le problème de langue qui nous prive d’une immigration enrichissante n’existe qu’au Québec à 50% chez les immigrants et à 20% chez les colonisés Québecois .
À vous de démêler cela
Et au Québec 50% des étudiants étrangers sont financés par les colons Québecois en anglais dans des universtés anglophones
Plus colonisés que cela c’est impossible, nous finançons notre propre destruction

@ honorable
janvier 21, 2011 à 5:03

Pour une fois, que je suis d’accord avec toi, mais probablement pas pour les bonnes raisons.
On est très riche de pouvoir payer ce beau cadeau à l’Ontario. Pendant ce temps, on nous dit qu’il y a une pénurie de médecins au Québec.

Santé – 45% des diplômés quittent le Québec

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/05/20100503-045900.html

Des statistiques fournies par l’Association des facultés de médecine du Canada (AFMC) révèlent que 45 % des diplômés de la Faculté de médecine de McGill avaient quitté le Québec, en juillet 2009, deux ans après avoir complété leur résidence, pour s’installer principalement en Ontario.

L’an dernier, le ministère de l’Éducation avait indiqué que la formation de chaque étudiant en médecine coûtait près de 160 000 $ aux contribuables québécois, « peu importe leur provenance géographique. »

Cela représente une facture d’environ 6,7 M$ pour les 42 diplômés de McGill qui avaient quitté la province, en juillet 2009.

Même si les frais de scolarité sont plus élevés pour les étudiants provenant de l’extérieur du Québec, ils ne couvrent qu’une partie des coûts de leur formation.

Les dénigreurs de l’État québécois ne sont que trop heureux de salir et rapetissser le Québec.
Malgré les masochistes dépendantistes qui s’acharnent à rapetisser et discréditer le Québec, le Québec demeure un des endroits au monde où il fait le mieux vivre.
Le vrai indice social est l’ INDICE DE BIEN-ÊTRE qui tient compte de tous les facteurs de la vie. 
Le Québec a un si bon système et un si bon indice de bonheur que les immigrants veulent y venir à la pochetée. Plusieurs de ces derniers ne veulent cependant pas s’intégrer à la tribu majoritaire québécoise en continuant ici de pratiquer les rites tribaux de leur pays d’origine, et en s’associant plutôt à la tribu anglophone du Québec. Autrement dit profiter de tous les avantages en contribuant le moins possible au groupe majoritaire (pour le moment) francophone.

D’autre part, Concordia: une université majoritairement pour les étrangers, financée par les contribuables québécois. Une enquête s’impose pour analyser la clientèle étudiante de cette université et savoir où s’en vont ses diplômés.

Est-ce normal que 26% des subventions aux universités soient versées aux universités anglophones ( les Anglais qui ne sont que 8% de la population du Québec)?

Le mouton québécois se fait tondre et pas à peu près. Et en plus il se fait traiter à l’occasion de raciste et de xénophobe. On le serait à moins.

@ Rod

Notre mort, si elle arrive, viendra de notre nombrilisme et de notre fermeture d’esprit.

Notre survit quant à elle, viendra avec notre ouverture d’esprit et notre ouverture sur le monde.

Posséder plus d’une langue aujourd’hui est essentiel pour faire partie du concert des Nations. Et tout cela n’est pas antinomique avec le fait de se doter d’un État Souverain. Seul véhicule possible pour la survit de la langue française en Amérique. Le Canada étant la meilleure garantie pour notre assimilation (Voir les conséquences historiques du legs des politiques d’assimilation dans les provinces du Manitoba 1890, de l’Ontario 1912, du Nouveau-Brunswick 1871, de la Nouvelle-Écosse 1864, de Ile du Prince Édouard 1873, du T-N-O 1892 et le refus du gouvernement fédéral de protéger la langue française lors de la création de la Saskatchewan et de l’Alberta en 1905).

Aujourd’hui, c’est pas mieux. Bien que mon aînée écrit et parle couramment 3 langues (elle a fait ses études au Québec jusqu’à la fin du secondaire et ses études post-secondaires dans l’ouest du pays), je me suis vu dans l’obligation de retirer mon plus jeune fils des écoles françaises du Yukon pour le transférer dans le système scolaire anglophone parce qu’il y apprenait un français d’une qualité plus que douteuse, pour ne pas dire à chier, et d’assurer moi-même une connaissance appropriée de la langue française. Il est aujourd’hui complètement bilingue, tant à l’orale qu’à l’écrit.

Si les québécois ne sont pas capable de s’apercevoir que le seul fait d’avoir le plus grand bassin de personnes apte à utiliser 3 langues en Amérique dans leur Métropole ne peut qu’être bénéfique à l’apport de capitaux étrangers et que ce fait ne peut que nous positionner comme une plaque tournante des Amériques, ça ne vaut plus la peine de poursuivre le combat pour le maintien de notre existence.

@ Martin

Votre intervention reflète bien votre ouverture d’esprit.

@ l’irrécupérable John Bull et son honorable disciple (commentaire #1)

On le sait bien, pour vous, il n’y a que les anglophones qui font les choses correctement et qui peuvent faire rayonner le Québec à l’extérieur de ses frontières. Mais je tiens à vous souligner que même dans le Grand Village de Québec, il y a présentement à l’université Laval plus de 4000 étudiants étranger, soit près de 10% des effectifs. L’université Laval détient 685 accords avec des universités dans 67 pays (pas mal pour une gang de retardés mentaux ou de « hillbillies » en dehors du 514, n’est-ce pas Martin). Je détiens moi-même un diplôme d’études spécialisées de l’université Concordia et à l’époque où j’y étudiais, elle n’était pas mieux coté mondialement que les institutions francophones que vous décriez tant. C’est pas l’institution scolaire qui fait la seule qualité d’une formation académique, c’est le sérieux que l’on y met.

Tout palmarès est relatif et tributaire du sérieux de ses paramètres d’analyses.

Dans l’exemple qui suit: http://www.webometrics.info/top12000.asp?offset=0, Il y a 8 universités canadiennes dans le top 100 sur 12000 et de ces 8, 3 sont québécoises dont seulement une anglophone soit McGill au 81e rang. l’U de Mtl 60e rang et l’UQÀM 96e rang. Contre 2 ontariennes (U of T 31 & Waterloo 97), 2 britano-colombiennes (UBC 38 & SF 66) et une abertaine (U of ALTA 68). Et pis, ça vaut ce que ça vaut. Un autre palmarès va vous mettre McGill avant. CQDF, c’est tout simplement que nous n’avons pas un système d’éducation digne des pays de ce que l’on appel le tiers monde, comme vous le prétendez si bien.

En passant MichelG, si vous deviez payer les frais de scolarité qui sont chargé aux étudiants étrangers dans les universités de notre belle province, vous verriez que les subventions, elles servent à réduire le fardeau des étudiants québécois et non l’inverse.

Non, non, je ne suis pas en feu cette semaine, mais contrairement à M. Mini-Wheat, j’ai juste un petit côté rugueux plutôt que sucré.

@ Martin # 2
« L’Île de Montréal n’est pas le Québec.
Montréal est une société distincte, ouverte, bilingue et cosmopolite qui n’a rien à voir avec le Québec tribal (blueneck), ultra-homogène, unilingue et consanguin. »
Je vous inviterais à voyager un peu dans le Québec tribal que vous méprisez tant, vous y verriez que les gens ne sont pas aussi unilingues que vous pourriez le penser et pas trop homogènes non plus. Il existe, hélas, là aussi des gens qui s’appliquent à détruire tout ce qui est « nation ».

« Montréal va se séparer un jour du Québec pour devenir une province bilingue. »
Good! c’est Régis qui va être content…

À tous ceux et celles qui croient à un Canada bilingue:

Mon fils benjamin a des amis dont les noms de famille sont Gagnon ou Rheaume (épuré de son accent) dans le magnifique ouest canadien paré de ses majestueuses rocheuses. Eux et leurs parents ne connaissent plus un traître mot de français.

Belle vision apocalyptique de la protection de la langue française par notre bon gouvernement fédéral et le RoC.

Si je n’avais pas pris les choses en main personnellement, le spectre de l’assimilation serait apparu dans ma propre famille.

Ah qu’il est beau notre vaste pays bilingue! Le RoC a rédigé et entériné la Loi constitutionnelle de 1982 qui renforce sur papier la protection de la langue française (articles 16 à 23), mais le RoC est incapable de l’assumer.

Oui mais le Youcon devrait réfléchir mieux et comprendre que les étrangers devraient financer les universités francophones du Québec au lieu des anglophones .

Bonsoir,
Que l’on se le dise une fois pour toutes ! Le nationalisme est beaucoup plus près du tribalisme que de l’évolution. Le Canada est un pays officiellement bilingue partout au Canada dans ses institutions, afin de desservir avec respect tous les francophones y habitant ! A contrario, le Québec qui se prétend ouvert prône par une loi nommé Loi 101 l’UNILINGUISME OFFICIEL et nos bons nationalistes voudraient que le français soit parlé COAST TO COAST ! Autrement dit, ne faites pas ce que NOUS, nous nous permettons de faire ! Encore une fois, de toujours voir la paille dans l’oeil du voisin quant nous avons une poutre qui nous traverse les deux yeux…. Au plaisir, John Bull.

@SensCommunRugueux: merci de confirmer implicitement ce que je disais. Vous faites un excellent faire valoir. Comment? Prenons vos chiffres. 4 000 étudiants étrangers à Laval, dites-vous, ce qui signifie à peu près 1 000 étudiants étrangers diplômés par an à Laval. Cela signifie sans doute 1 800 étudiants étrangers diplômés par an à Ude M et UQAM, ce qui mettrait Montréal en 2 ème place, après Toronto, dans le 2ème tableau de M. Lisée.

Grâce à McGill et Concordia (1 700 étudiants étrangers diplômés ar an, disons), Montréal arrive à pratiquement doubler Toronto. Ce qui est exactement ce que je disais au « 1: « Sans McGill et Concordia, Montréal ne tiendrait pas la 1ère place dans le 2ème tableau ».

« Montréal est une société distincte, ouverte, bilingue et cosmopolite qui n’a rien à voir avec le Québec tribal (blueneck), ultra-homogène, unilingue et consanguin. »

M. Martin, vous devriez sortir un peu de Montréal.
——–

« Montréal va se séparer un jour du Québec pour devenir une province bilingue.

Toronto aussi. » Martin

Mais au fait, quel serait le nom de ces deux nouveaux pays?

Seigneur…

JF Lisée ouvre la porte toute grande avec son billet… À vaincre sans péril on triomphe sans gloire…

Donc précédons à la démolition contrôlée.

On attire les étudiants étrangers grâce à l’excellence des université anglophone, notamment McGill. Mais ça ce n’est pas une grosse surprise.

Ensuite le classement du premier graphique. Il va s’en dire qu’on ne tient pas compte de l’immigration illégale aux USA.

Mais le pire c’est quand on peut lire: « que le Québec est champion pour attirer et diplômer des étrangers ».

On les attire mais ensuite on les met au chômage ou comme chauffeur de taxi.

Une étude révèle que c’est au Québec ou la situation de l’emploi chez les immigrants diplômée est la pire.

http://www.irpp.org/fr/pubs/IRPPStudy/IRPP_study_no8.pdf

Le Bull nous dit que McGill et Concordia font partis des meilleures universités au monde. McGill oui, Concordia,JAMAIS!!!!!!!

Avec Google et 3 clics vous trouverez 2 palmarès (Shanghai et London Times) qui indiqueront que le Bull délire, comme d’habitude.

@ Martin (# 2):

Comme vous avez raison.

50% de la population du Québec vit actuellement dans le Grand Montréal cosmopolite et ouvert au monde et ce 50% fait vivre le reste de la province.

Le jour où les Montréalais, qui souffrent d’un déficit démocratique terrible au niveau provincial, prendront vraiment conscience de cette force de frappe qui est la leur, ils remettront en question leur appartenance à cette province pauvre et miséreuse et créeront leur propre territoire.

Montréal serait MIEUX en dehors du Québec!!!

@ Youlle, j’ai jamais prôné que MTL devienne un pays. Apprend à lire!

Je prône que MTL et Toronto deviennent les 11e et 12e provinces canadiennes au même titre que IPE.

Est-ce que Lisée ferait ses valises pour Quebec City si jamais ça arrivait ou il irait vivre dans une banlieue blanche franco-québécoise comme Terrebonne 😉

Cher M. Bull

À vous lire l’on pourrait croire que la Charte de la langue française (Loi 101) est responsable à posteriori de l’assimilation massive qu’ont du subir les canadiens français de la fin du XIXe siècle à la fin du XXe siècle, alors que la Loi 101 a été adopté en réaction et pour contrer ce phénomène.

La loi 101 ne fait que statuer que le français est la langue officiel du Québec, tout comme l’anglais est la langue officielle des autres provinces, à l’exception du Nouveau-Brunswick qui est officiellement bilingue depuis 1982.

Lorsque toutes les provinces deviendront juridiquement et de facto bilingue, le Québec pourra y songer aussi.

La Loi 101 garantie à la minorité anglophone du Québec, le droit et l’accès à des services publics dans leur langue, et va plus que n’importe quelle loi sur les services en français de n’importe quelle autre province.

Lorsque toutes les provinces garantiront à leur concitoyens d’expression française les mêmes droits et garanties que la minorité anglophone détient au Québec, le Québec pourra songer à devenir officiellement bilingue.

Ce qui est bon pour les autres provinces, n’est pas moins bon a contrario pour la province de Québec.

Votre analyse de la situation ressemble étrangement à celui de la chroniqueuse de « Globe and Mail » Jane Wong qui attribuait les tueries de l’École Polytechnique et du Collège Dawson ainsi que la folie meurtrière de Valery Frabrikant à la simple existence de la Loi 101.

Voyons M. Bull, un peu de sérieux…

Décidément le billet de JF Lisée est tombé sur le plus mauvais timing possible.

Cette semaine une étude du ministère fédéral de l’Immigration a montré que 6 immigrants sur 10 appartenant à la catégorie des gens d’affaires (ceux qui immigrent pour investir leur argent) quittent rapidement le Québec.

Ils vont où ?

Ontario, Alberta, Colombie-Britannique.

Wow, tout un succès de la tribu !

Je prône que MTL et Toronto deviennent les 11e et 12e provinces canadiennes au même titre que IPE. (Martin)

Attendez un ti peu là.

Une onzième province canadienne dans un autre pays ouff! non!.

Une Ville canadienne dans une onzième province dans le pays Québec. Non!

Une canadienne Ville d’une province québécoise dans le pays Québec.

Une ville province du Canada dans le Québec.

Une province de ville canadienne au Canada dans le Québec.

Une province de ville Canadienne Québécoise au Québec dans le Canada.

Une province de ville Canadienne Québécoise au Canada dans le Québec

Une ville souveraine dans une province indépendante canadienne .

Houa ha ha ha pff..f, if if foua ha ha ha…Hooou hi…hi ha ha ha hou hou hou …

@David janvier 21, 2011 à 20:46

>On attire les étudiants étrangers grâce à l’excellence des université[sic] anglophone[sic], notamment McGill.

Sauf le respect que l’on doit à l’excellence de McGill, il y a plus d’étudiants étrangers à l’U de M et ses écoles affiliées qu’à McGill.

>Il va s’en[sic] dire qu’on ne tient pas compte de l’immigration illégale aux USA

Effectivement, il est dur d’avoir des chiffres solides à compter des illégaux, donc l’étude citée n’en parle pas. Sauf que… depuis 2007 il y aurait un million d’illégaux en moins aux ÉU (http://www.dhs.gov/xlibrary/assets/statistics/publications/ois_ill_pe_2009.pdf). Récession, hausse marquée du chômage, construction en déroute: les Mexicains retournent chez eux. Si on comptait les illégaux, le solde des villes américaines serait pire, pas meilleur.

>On les attire mais ensuite on les met au chômage ou comme chauffeur de taxi

Les cas d’immigrants dont les diplômes étrangers ne sont pas reconnus n’a rien à voir avec les diplômés québécois. Tu fais un amalgame entre deux groupes différents.

Je sais que ça manque te faire faire une attaque d’apoplexie, mais le taux de chômage au Qc est à 7,6% contre 9,4% aux ÉU (10,4% si on les compte à la canadienne). Qui met qui au chômage?

@François 1 (#21)
>@ Martin (# 2):
>Comme vous avez raison.
Comme dirait Bernard Landry, « Asinus asinum fricat »
>50% de la population du Québec vit actuellement dans le Grand Montréal cosmopolite et ouvert au monde et ce 50% fait vivre le reste de la province.

Je vis à Montréal, mais si vous croyez que le Montréal cosmopolite et multi-ethnique fait vivre la « banlieue blanche franco-québécoise comme Terrebonne » (Martin) « ultra-homogène, unilingue et consanguin » (Martin) « pauvre et miséreuse » (François 1), vous avez vraiment bu le kool-aid du multiculturalisme.

Ville de Terrebonne.
Pourcentage d’immigrants (4%).
Revenu moyen des ménages 62 933$

Ville de Boucherville
Pourcentage d’immigrants (4,80%)
Revenu moyen des ménages 81 187$

District Côte-des-Neiges
Pourcentage d’immigrants (43%)
Revenu moyen des ménages 52 616$

Arrondissement Montréal-Nord
Pourcentage d’immigrants (33%)
Revenu moyen des ménages 40 246$

La portion de la population ayant besoin des programmes de dernier recours est plus élevée dans la métropole que partout ailleurs au Québec
(http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/01/20100106-045700.html)

L’île de Montréal a le plus haut taux d’assistance sociale au Québec. 40% des récipiendaires de l’aide sociale du Québec sont sur l’île de Montréal

Finalement, 28,4% des assistés sociaux au Québec sont des immigrants, plus du double de leur proportion dans la population.
(http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/aide-sociale/clienteles.asp)

@Francois 1

Soyons un peu sérieux SVP. Toute grande ville a besoin des banlieues et villages environnants. C’est un fait historique, sociologique et économique.
Sans sortir des exemples, il suffit de réfléchir un peu. Imaginez les gens de Longueuil, Laval, la Montérégie et de la Rive Nord avoir besoin d’un passport pour venir travailler à Montréal ! Et les Montréalais pour sortir de l’île ! Sans compter les douanes sur tous les ponts.
Si vraiment Montréal n’avait pas besoin du reste du Québec, comme le reste du Québec a besoin de Montréal, il n’y aurait jamais d’emboutaillage sur les ponts.

Ce genre de discours réducteur est ridicule et ne peut que diviser inutilement les gens. Comme si la diversité était maléfique. Alors que c’est exactement le contraire: c’est la diversité et l’interdépendance qui permettent, non seulement le développement (non seulement humain et social, mais aussi économique), mais la simple survie.

« Montréal serait MIEUX en dehors du Québec!!!” (François 1)

« Je prône que MTL et Toronto deviennent les 11e et 12e provinces canadiennes au même titre que IPE.” (Martin)

Et qui payera? Montréal non cette province n’en aurait pas les moyens.

Imaginez. Montréal cherche déjà à se vider des gens qui ont le moyen et de ses entreprises. Tous ces gens cherchent à déménager sur la rive sud comme Longueuil et Boucherville et la rive nord comme Terrebonne et autres.

Donc cette province s’appauvrirait.

C’est la ville qui a le plus grand pourcentage de BS. Qui va payer? Le fédéral? humm?

Le pont Champlain qui est fini. Qui va payer le fédéral? Il n’y a pas d’autres solutions et certainement pas Québec. Ce serait une négociation qui durerait de 20 à 30 entre le Fédéral et la province de Montréal. Les entreprises et les citoyens les plus prudents déménagerait leur pénates pour ne pas être pris.

Et l’échangeur Turcot qui va payer? Certainement pas Québec.

La province de Montréal deviendrait lentement et sûrement un Détroit abandonné canadien.

La couronne actuelle de Montréal deviendrait le nouveau Montréal. On paye déjà pour contrer cette tendance.

Pour un Québécois frapper à coup de pied dans le Québec et lui souhaiter sa partition, il faut s’haïr ou avoir honte de ce que l’on est.

@ Léon Blanc-Sec

Ça ne change rien au fait que le Québec est le champion du chômage pour les immigrants.

Pas de quoi être fier.

@ Youlle

Les libertariens n’ont rien a voir avec le débat fédéralistes et souverainistes.

Penser le contraire c’est faire la démonstration qu’on ne connaît pas ce que veut dire la philosophie libertarienne.

@Martin et François 1

Histoire intéressante signalée par Pierre Desrochers http://www.lactualite.com/20071122_114651_5384

Des immigrants qui semblent avoir moins de problèmes que vous avec la province « blanche franco-québécoise” “ultra-homogène, unilingue et consanguin” “pauvre et miséreuse”

Faudrait prendre exemple sur eux, pratiquer ce que vous prêchez et vous « ouvrir à l’autre ». Ben beau l’ouverture sur le monde, mais si on est incapable de s’ouvrir à ses voisins…

« Histoire intéressante signalée par Pierre Desrochers » (Léon Blanc-Sec)

Une histoire semblable s’est produite dans les années 50 au centre du Québec avec des portugais.

Ces gens portugais sont aujourd’hui à leur retraite et parlent un bon français. La plupart ont élevé leur famille dans leur propre maison. Ils sont tous très bien intégrés et sont devenus Québécois.

Leurs enfants, dont les plus vieux sont arrivés ici à l’enfance, arrivent ou sont à la retraite. Ils sont 100% Québécois n’ayant pas connu autre chose. Parmi eux des pharmaciens, entrepreneurs, enseignants et directeur à l’université et bien d’autres instruits.

La même histoire à commencé avec des Vietnamiens il y à 20 ans. Mais comme les Italiens quelques uns sont retournés à Montréal dans les ghettos.

« Ça ne change rien au fait que le Québec est le champion du chômage pour les immigrants. Pas de quoi être fier. »

Notre cher David militait (il n’y a pas longtemps) en faveur de la directive Bolkeinstien (rejetée par le parlement européen – mais supporté par les ultra-libéraux) en vertu de laquelle les travailleurs étrangers sont rémunérés selon les salaires en vigueur dans leur pays d’origine. On comprend donc pourquoi David trouve dommage le chômage chez les immigrants: il souhaite que le salaire minimum et les normes minimales de travail ne soient pas applicables pour eux.

@ koldo

Moi je souhaite que les immigrants puisse travailler.

Pas qu’on mette en place un régime qui les confine à être sur le chômage (ce que tu proposes).

@David #32

Mais absolument, je ne connais personne qui en soit fier.

Je pense que ça illustre que les politiques d’immigration au Québec sont à revoir. Elles sont un échec. Le gouvernement du Québec semble avoir décidé de copier Toronto, accepter un nombre ahurissant d’immigrants et… ça marche mal. Accepter des masses de gens, même si pour une raison ou une autre une trop grande proportion d’immigrants sont incapables de se trouver un emploi (ou un emploi à leur hauteur) ne rend service à personne, ni à la société d’accueil, ni aux immigrants. Une intégration réussie passe par une intégration au marché du travail, et comme ça se fait trop mal, mieux vaut dans l’immédiat couper dans les objectifs d’immigration. Il y a un coût social croissant autrement, une spirale de la criminalité (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201011/18/01-4343829-saq-vols-agressivite-et-menaces.php) et des mini-émeutes raciales (http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/08/10/001-mtl-nord-mort-police_n.shtml). Faudrait surtout pas faire comme, disons, en France, où les politiciens ont refusé de constater le problème et laissé pourrir la situation.

@ Léon Blanc-Sec

Le Québec est la province (et la région d’Amérique du Nord) avec les lois de l’immigration les plus sévère.

Quand les immigrants investisseurs décident de quitter le Québec le message est clair: ce n’est pas eux le problème, c’est nous.

@David

Drôle que tu décides de te concentrer sur les immigrants investisseurs, qui représentent une infime fraction des immigrants, et diffèrent radicalement des autres.

Ces immigrants investisseurs ne cherchent pas particulièrement à rester où que ce soit. Ils s’agit surtout de Chinois, qui veulent principalement acheter un passeport canadien.

Je t’envoie quand même deux liens.

Le premier indique que le taux de rétention québécois est en hausse marquée. Selon lui, il est difficile de comparer le Québec avec les autres provinces mais il s’agit d’un chiffre qui est dans la moyenne canadienne

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/03/20100326-170918.html

Le deuxième, tiré de Québec Droite (!), est assez critique sur le programme d’immigrants investisseurs

http://www.quebecdroite.com/2010/11/immigrant-investisseur-un-programme.html

les résultats réels ne sont pas très reluisants, comme l’a démontré le géographe David Ley, dans une étude très fouillée parue au printemps dernier (Millionaire Migrants, Trans-Pacific Life Lines, Wiley-Blackwell, Royal Geographical Society, 2010). Une bonne partie de ces immigrants ne s’établissent pas vraiment au pays.

Ils y installent leur famille et retournent poursuivre leurs activités économiques dans leur pays d’origine avant même d’avoir obtenu la citoyenneté, en utilisant différents subterfuges qui leur permettent de conserver leur statut en évitant les obligations de résidence imposées par la loi. Ils paient peu ou pas d’impôt au Canada et lorsqu’ils se risquent vraiment en affaires localement, leurs entreprises échouent plus souvent qu’à leur tour ou ne génèrent que des profits anémiques

@David #37

Wow! Koldo ne cherche à metttre en place aucun régime, ce serait plutôt toi qui cherches à en mettre un en place, un régime qui permettrait à l’Occident de créer des sweat shops pour immigrants. Avec en prime l’effet qu’on peut supposer pour les salaires des non-immigrants. Encore une fois, wow! Quel programme!