De bonnes nouvelles pour « Notre » 1%

Notre 1% prend du muscle !

Les nouvelles sont bonnes pour le 1%. Notre 1%. Oui, je sais, je ne cesse de vous dire que notre 1% québécois n’empoche chaque année que 11% de l’ensemble des revenus produits au Québec, une misère comparé aux 24% captés par le 1% de nos voisins américains.

Reste que notre 1% travaille fort pour ne pas avoir l’air trop fou, lors des rencontres internationales dans les palaces.  La médaille d’or revient à l’ex-PDG de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, qui quitte la compagnie en plein scandale, qui a fait chuter la valeur pour tous les actionnaires et entaché la réputation internationale de la compagnie. Punition : il a droit à près de 5 millions de dollars pour amortir sa chute.

Avec Duhaime, le Québec entre donc dans le club sélect des PDGs qui partent avec la caisse, après avoir fait plongé la valeur de l’entreprise.

Pierre Duhaime est donc, pour 2012, le meilleur candidat à notre futur Prix de reconnaissance du 1%.

Il rejoint ainsi les anciens dirigeants de l’Université Concordia qui cumulaient les primes de départ (2,5 millions pour cinq personnes) comme s’ils voulaient absolument prouver que : la séparation, c’est payant !

D’autres PDG qui font simplement leur travail de gérer une entreprise font cependant monter les enchères et leurs CA travaillent fort pour que nos membres du 1% puissent avoir la tête haute.

Ainsi, le président de la Banque Nationale, Louis Vachon, vient d’empocher une hausse de salaire de 32%. Il passe ainsi d’un maigre 5,7 millions en 2010 à 8,5 millions en 2011. Que lui vaut cette extraordinaire progression ? Une année record pour la Banque Nationale ? Non.

Le Conseil d’administration explique la chose très clairement dans un document:

« Les membres du Conseil ont jugé qu’il ne serait pas dans l’intérêt à long terme de la Banque, eu égard notamment à sa capacité d’attirer les meilleurs candidats, de maintenir la rémunération de son plus haut dirigeant au bas de l’échelle de son groupe de référence »

Bref, le CA a jugé que, puisque les 1% dans les autres banques sont mieux payés, le 1% dans notre banque doit être mieux payé. Et vous savez quoi ? Maintenant que Louis Vachon est mieux payé, la moyenne du « groupe de référence » va monter. Une autre banque s’en saisira pour augmenter le salaire de son propre PDG. Ce qui augmentera la moyenne. Ce qui poussera d’autres banques…

C’est beau la finance, non ?

Ne croyez pas que le PDG est le seul en cause. Toute la troupe des hauts dirigeants suit la mouvance:

La chef des finances, Patricia Curadeau-Grou, voit sa rémunération croître de 35 % pour atteindre 3,2 M$
Luc Paiement, premier vice-président à la direction, 3,3 M$, une hausse de 15 %;
Ricardo Pascoe, premier vice-président à la direction, Marchés financiers, touche 5,5 M$, un gain de 10 %.

Heureusement, nous, au Québec, nous avons notre propre modèle. Et notre première institution financière est une coopérative. Oui monsieur ! Et dans les coopératives, on n’imite pas les salaires extravagants du privé, on n’embarque pas dans la construction d’une oligarchie coupée du peuple, des salariés, des membres des Coops.

Pardon — nous interrompons ce couplet coopérat0-lyrique pour vous livrer une nouvelle de dernière minute:

La PDG du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, a touché l’an dernier 3,1 millions, une augmentation de seulement 3,4%.

Desjardins a plusieurs fois eu ce débat sur la rémunération de ses hauts dirigeants. Doivent-ils être détachés de la course à l’enrichissement des big boss de la finance, ou non ?

La réponse donné est Oui, mais à la traine.

La rémunération de notre coopératrice-en-chef est fondée sur la spirale ascendante des salaires du 1% financiers, mais seulement à 75% de la médiane des patrons des banques et des PDG de fonds financiers. Mme Leroux touche seulement 63% de cette médiane (elle est donc en retrait) mais sa rémunération est comparable à celle des autres PDG de coopératives de même taille.

Évidemment, la totalité de ces salaires sont proprement indécents.

Ils sont indécents en soi, aujourd’hui. Mais ils sont indécents historiquement. Des personnes identiques, dans les mêmes positions, et avec les mêmes responsabilités touchaient dans les années 1950, 1960, 1970 des sommes considérablement moindres, en ajustant bien sûr pour l’inflation.

Pire, ces prédécesseurs qui en plusieurs cas ont construit ces empires financiers, pour ne parler que d’eux, et qui étaient payés beaucoup moins étaient… imposés beaucoup plus ! Qu’on songe que le taux d’imposition marginal aux États-Unis sous Richard Nixon était de 75%. C’est dire que sur le second million empoché, 750 000$ retournait à l’État et à la solidarité.

Et pourtant, le monde tournait. La classe moyenne croissait. La croissance était au rendez-vous. Et les patrons patronnaient.

Ils ne pouvaient évidemment pas concevoir que leur salaire pourrait un jour être multiplié par cinq, dix, trente. Ils savaient que seuls ceux qui inventaient la poudre, ou découvraient du pétrole, ou lançaient une toute nouvelle entreprise devenue florissante, pouvaient connaître un tel enrichissement.

Mais être pour ainsi dire un fonctionnaire de la grande entreprise, monter les échelons, gérer correctement, voire brillamment, et être payé comme si on était un prix Nobel (en fait, beaucoup plus) ? Jamais. Faire plonger sa compagnie, puis être récompensé comme si on n’avait rien fait de mal ? Impensable.

La progression insensée des hauts salaires dans les années 1980, 1990, 2000 et depuis tient à une cause principale. Pas la compétition effrénée pour les « meilleurs joueurs ». Pas l’augmentation du degré de difficulté des tâches. Pas l’augmentation relative des sommes sous gestion.

Non: une seule. La progressive désinhibition des hauts salariés. Ils se sont auto-convaincus que ce qui était anormal était normal. Ils ont quitté le monde de la rémunération réelle, raisonnable. Ils sont entrés dans une bulle d’auto-référence. La bulle du 1%. Les nôtres comme les autres.

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Je ne suis ni actionnaire de SNC ni un socialiste enragé qui carbure à la jalousie donc cette nouvelle me laisse complètement indifférent.

Le gouvernement ne peut pas contrôler les salaires dans les entreprises publique. Toutefois, il contrôle les échelons d’imposition fiscale.

Hier, le NPD ontarien a suggérer de créer un nouvel échelon fiscal pour les rémunérations au delà de $500,000.

C’est la voie à suivre. Ainsi, si le pDG gagne plus, on gagne plus. Tout le monde est content!

Toutefois, il faudrait d’abord penser à fermer le robinet des évasions fiscale et des paradis fiscaux.

L’inégalité est inscrite dans la génétique du libéralisme idéologique en considérant que si l’inégalité s’accroît depuis plusieurs décennies c’est parce que la chute du mur de Berlin a éliminé l’alternative qui s’était faite contre le libéralisme capitaliste.

L’implosion du communisme réel d’alors s’est révélé l’occasion pour le monde des actionnaires et pour celui des PDG privés de s’adonner à la débauche et à la luxure sans frein du développement de la spéculation financière et à la survalorisation de toute valeur personnelle envers ces prêtres de l’activité boursière.

C’est que dans le capitalisme du libéralisme économique dont le néolibéralisme est une extension possible n’existe que le décalage entre ceux qui seraient -doués- et les autres, l’écrasante majorité qui ne seraient pas -doués.

La loi du mérite dans le capitalisme pratique et son idéologie libérale correspondante détermine la couleur de la majorité des valeurs de nos sociétés.
Dans le langage courant de nos sociétés occidentales, un salarié courant se perçoit en tant que consommateur courant s’il est dépourvu d’un nom connu ou d’une fonction sociale de prestige.

L’inégalité semble un trait pervers de la civilisation occidentale et celle ci s’est inscrite dans le libéralisme économique principalement, libéralisme qui a trouvé dans l’Humanisme philosophique de la Renaissance de façon simpliste une justification idéologique quant au génie de quelques uns et à la médiocrité perçue de la plupart des âmes, de la masse des gens si l’on préfère.

Le libéralisme politique lui par la démocratie, ces contre pouvoirs établis dont le judiciaire et le parlement contre le pouvoir exécutif du gouvernement, la notion de citoyen pour l’homme sans titre de propriété important ou de nom; tous ces moyens de ce libéralisme autre sont vampirisés de plus en plus par le libéralisme économique qui ne jure que par l’avidité de l’intérêt sur les dettes privées ou publiques et que par la prétendue valeur absolue de ces individus qui se trouvent à être issus au sommet de la pyramide sociale non seulement par leurs talents mais aussi à la source par les bonnes conditions de vie pendant l’enfance qu’ils ont connus.

Les PDG issus de quartiers pauvres ou de familles en difficultés psychologique et sociale graves sont ultra minoritaires.

Si la richesse des anciens rois d’Europe de façon quantitative devient ridicule face à la richesse des dirigeants de grandes entreprises d’aujourd’hui c’est que le pouvoir de la sur-valeur s’est emparé d’un capitalisme qui se croit lui même comme une parole d’évangile sans adversaire qui le confronte.

« Le Québec est pauvre en riches et riche en pauvres. »

Peut-être parce que la richesse est toujours dans les mêmes mains …

Après ça nous autre pauvres caves, on doit accepter de voir les services diminuer et les frais de service augmenter. Pourtant c’est nous qui choisissons de PRÊTER NOTRE ARGENT à ces monstres de la finance. Si personne ne va déposer son argent dans une ou l’autre des ces attrape-nigauds, ces PDG font tous faillite demain matin. À l’instar des étudiants, toute la population devrait se mobiliser et descendre dans les rues pour que cesse ces aberrations qui n’ont ni queue, ni tête. Pendant que nous sommes supposé être encore dans une certaine crise économique, comment autant de PDG d’entreprises, de banques et d’université peuvent-ils se voir octroyer de tels salaires et des telles augmentation et encore pire; recevoir des millions en bonus pour avoir mené la planète au bord de la faillite. Et tous les gouvernements ferment les yeux et se font complice de cette bande de brigands.

Mon salaire est au-dessus des moyennes québécoise et canadienne. Mais il augmente plus lentement que la hausse du coût de la vie…

M. Lisée,

Bien que je ne partage pas toujours votre point de vue, il faut avouer que cette fois-ci vous touchez en plein dans la cible.

« Ils se sont auto-convaincus que ce qui était anormal était normal. Ils ont quitté le monde de la rémunération réelle, raisonnable. Ils sont entrés dans une bulle d’auto-référence. La bulle du 1%. »

Ces gens dont les comportements qui s’apparentent à de la sociopathie car ils semblent avoir perdu tout contact avec la réalité. En réalité, ces émoluments indécents nous démontrent que le clivage entre les nantis et les autres nous ramènent au rang des régimes totalitaires dirigés par une oligarchie toute puissante, évoluant dans un monde parallèle. Au Québec, cette oligarchie inclue la classe politique…

Très Lyrique…..Mais aussi très réaliste….Et cela donne du corps à la soumission au marché des marchandises fictives comme l’espace humain et l’environnement.

Sauf que l’Angleterre a commencé à essayer le système à partir de 1813, donc après avoir vaincu Napoléon et son allié Américain (Ce dont harper va faire une grande victoire canadienne même si les canadiens n’étaient pas là) Auparavant cela aurait été impensable: Ils étaient en guerre!

Depuis ce temps on essaie de faire marcher le marché….sans succès depuis 200 ans….On devrait peut-être revenir au système d’avant qui a fonctionné de -5 000 ans (avant JC) jusqu’en 1813? Développpement COLLECTIF et plein emploi?

Merci Jean-François de mettre le doigt sur un tel bobo qui a entrepris de pourrir notre société par la tête. De bons Québecois figurent maintenant en bonne position au palmarès des rapaces de la finance et font bonne compétition à nos voisins du Sud. Faire de l’argent avec l’argent des autres mérite-t-il autant de «reconnaissance»? L’épargnant qui en récolte si peu ne comprend pas ce système à la con qui l’exploite comme c’est pas permis. Heureusement qu’il y a Michaud et son MÉDAC qui réagit et les fait «suer» un peu. Quoi faire pour sonner la fin de la récréation chez ces boulimiques des millions vite faits? Les poursuivre pour «grossière indécence»?

M.Lisee,
Vous approchez de plus en plus de ce que j’ai toujours considéré comme étant du vrai journalisme. Celui qui dit la vérité sans aucune contrainte et par le fait même fait évoluer la conscience de ses semblables.
Il faudra dire et nommer ce qui nous empêche de ce sentir chez soi lorsque l’on met un pied dans « l’camp ».
Il y a du monde qui se gavent au détriment de l’avenir de notre peuple et il faut le crier tout haut.
Je me dit quelquefois pourquoi? Pensent-ils pouvoir apporter tout cet argent dans leur tombe?
L’arrogance et la grosse panse, on en a plein le « boquett ».
Continuez votre travail d’éducation,il est grand temps que tous sachent dans quelle merde ces apprentis sorciers décident de notre quotidien et de notre futur.
Les syndicats devaient depuis leur création assumer ce rôle d’éducation des classes ouvrières, ils ont faillient à leur tâche, ils ont choisis le « rackett » et la game du « pouvoir », la même route que l’oligarchie qui mène le monde et qui plante ici et la des Charest, des Shepia, des Labeaume et tout ces pantins qui gèlent les écrans et les imprimés de ce monde.
Le Québec a besoin de pèlerins pour montrer(voir) le bon chemin à suivre, espérant qu’ils y en aura d’autres pour emboîter le pas. Prenons enfin notre bâton de marche et marchons vers notre Liberté.

« Notre 1% »: en d’autres termes, nous sommes sur la bonne voie du retour à l’ère féodale…i.e. le groupe des « seigneurs » et les cerfs…

Évidemment ces « seigneurs » utilisent sans vergogne tous les moyens financiers de leurs institutions corporatives pour se payer une armée de lobbyistes, de porteurs de valises de cash et de spécialistes des communications (« laveurs de cerveaux ») afin de convaincre les politiciens qu’il est normal de dérèglementer un système de manière à privatiser les profits tout en collectivisant les dettes!

L’histoire nous enseigne toutefois où ce genre d’abus mène généralement… 1776, 1789, etc…

Z

Le 1% semble souffrir d’une boulimie qui ne semble pas se guérir. Le pire, et c’est bien là que je ne comprends pas leur logique, on dirait qu’ils ne tiennent pas trop à se faire quérir.

J’ai fait l’exercice de me demander en quoi ma vie est plus malheureuse depuis ce matin parce que Pierre Duhaime a reçu un bonus de 5 millions de dollars… La journée n’est pas encore fini mais je n’ai strictement RIEN trouvé.

Ça doit être difficile la vie de gauchistes, toujours être frustré et envieux des autres. Une bien triste vie…

Je me demande une chose concernant Duhaime: est-ce une récompense, une prime de congédiement ou un package de départ avec clause de confidentialité? Sa compagnie trempait dans des trucs pas nets (avec Khadafi, cet humaniste…), elle faussait apparemment ses états financiers… De tels gestes ne dépendent pas juste d’une seule personne, d’autres étaient au courant. Le salaire, dans un cas comme celui-là, est-il une façon de le faire taire? On te congédie, on te paie grassement, mais tu la fermes?
Ou peut-être a-t-il dit ” je pars mais si vous voulez que je la ferme, allongez les billets”, allez savoir.
Mon point est: si on paie quelqu’un qui a été mauvais, il y a forcément une raison.
Je serais curieux de savoir ce que Duhaime aurait à dire dans une commission d’enquête, s’il avait l’immunité… Peut-être rien. Peut-être laverait-il son linge sale, qui sait?

Le 1%? Vous voulez sans doute parler du 0,0001%. Je ne connais pas les chiffres mais il me semble que le 1% québécois comprend tout ceux qui font plus de 115 000$ par année! Mais bon j’imagine que votre analyse approfondie va être citée par le PQ à l’AN pour mousser leur nouvel impot sur la « richesse ». C’est pratique de pouvoir citer un magazine pour lequel un conseiller collaborateur travaille !

Est-ce que qqn a le pourcentage de Quebecois qui gagnent plus de 350 000$ par année?

Par ailleurs, si les PDG ont ma belle vie, je suis certain que la plupart des gens n’echangeraint jamais leur vie avec celle de CFO ou avocats qui gagnent de hauts salaires.

Je m.ai rien contre la richesse. Au contraire. Mais je sais que si elle était distribuée logiquement, la moyenne par habitant s’élève à 76000$.

Beau salaire, dites-vous. Au moment où il n’y a jamais eu autant de millionnaires, jamais autant de milliardaires (mille millions), nous sommes en droit de savoir si effectivement le travail est lié à la récompense de la valeur que vous apportez à la société.

Je n’ai rien contre la richesse, mais j’ai un sérieux problème avec la pauvreté.

Pour résumer, comme dirait Caouette, les gros grossissent et les petits rapetissent.

Preuve par 100 que les « valeurs québécoises » qui sont sensées faire notre « spécificité » sont exactement identiques aux valeurs des autres « nations »…

@ GastonDeGatineau (# 2):

À ce compte-là, pourquoi ne pas engager des dizaines de milliers de travailleurs pour creuser des trous et en engager des dizaines de milliers d’autres pour le reboucher et tous les payer $1 Million par année?

Ainsi, si les travailleurs gagnent plus, on gagne plus. Tout le monde est content!

N’importe quoi!!!

1% moins 100%= 99%

Nous sommes 99%, ils sont à peine 1%…

Mais, qu’est-ce que nous attendons?

Un autre monde est possible, les étudiants, étudiantes, ont l’immense courage de se battre contre ce système mafieux.

Le pouvoir profond, les multimilliardaires de la planète sont les véritables décideurs, c’est l’argent qui mène le monde.

Nous nous demandons pourquoi les guerres, les crises, les injustices, la pauvreté extrême? Ce ne sont pas les politiciens(nes) qui mènent, ce sont ceux et celles qui les installent au pouvoir. Toutes et tous, sauf quelques exceptions…

Le 1%, ce sont des parasites, des charognards, des vampires en toxedos, mafieux, criminels et psychopathes dégénérés. C’est ça qui mène les peuples à la ruine, cette engeance de rapaces.

Les armées, la police, la télé, la radio, les journaux, l’alimentation, l’énergie, les armes, les bombes, les fusils, les balles, les politiciens… tout leur appartient, tout est sous leur contrôle. Nous le savons.

Que faire? Nous sommes 99%, mais nous sommes divisés. Au Québec, nous sommes divisés et voyez ce que ça donne!…Ils sont juste là, le pouvoir dans les coulisses, la main dans ces autruches qui occupent nos parlements.

Lorsque nous cesserons de nous diviser, le 99% unis, nous les écraserons, ces cloportes!

Acheter, c’est voter…

Surconsommer, c’est voter pour eux…

Ne pas aller voter, c’est leur accorder notre appui.

Le vrai pouvoir, c’est le peuple et nous sommes 99%!

Droit et démocratie, développement et paix.

Ces privilégiés du 1% ne semblent pas s’apercevoir que leurs salaires et privilèges sont sans commune mesure avec le salaire moyen du contribuable Québécois …..C’est dommage qu’il n’y ait pas de petit Warren Buffet dans le lot avec une certaine pensée sociale ….. C’est dure a croire qu’un américain nous dame le pion …

Le pire dans tout ça, c’est que le CA et les actionnaires croient que l’individu (Vachon en l’occurrence) mérite ce salaire. Je me demande bien ce qu’il (Vachon) arriverait à faire s’il n’avait pas de bons employés?… L’histoire ne le dit pas, mais je suis sûre que le salaire des employés n’ont pas eu une telle hausse! Une entreprise, une banque, c’est la réussite de toutes les personnes qui y travaillent. Vachon se trouve par conséquent, à s’approprier le travail des autres.

Jean-François,

Je vous lis toujours avec la même jubilation,quelle chance comme citoyenne de pouvoir compter sur votre humour féroce…et votre pugnacité élégante,
ce 1% légèrement imposé est le baromètre du désordre!

“Sauf à réduire les disparités de revenus, l’effondrement financier à venir est inévitable, affirme l’économiste Michael Kumhof. Une conclusion surprenante venant d’un chercheur senior au FMI. En interview, il affirme que l’égalité est la meilleure recette contre la crise.” nov 2011

http://www.les-crises.fr/sources-crise-inegalites/

Dans nos luttes à choisir (car il le faut), celle de la sociale-démocratie devant le néo-libéralisme m’a toujours parue plus pressante que celle du fait français en amérique…

Ça fait penser à nos joueurs de hockey de la LNH qui gagnent des millions, souvent à pratiquement rien faire, avec un secondaire faible ou inexistant, pendant que des pères de famille paient pour jouer au hockey. Deux poids deux mesures itou…ici.

Puis notre conseil du patronat est contre la mesure de la ministre du Travail pour que les travailleurs domestiques soient couverts par la CSST.

Cette association qui est un modèle de la promotion de la liberté, de la compétitivité et de l’excellence !

Est-ce que les travailleurs domestiques ont la possibilité de se regrouper et défendre leurs droits ? D’aller dans les rues et de revendiquer? Cette problématique sur les droits des travailleurs domestiques dure depuis plus de 30 ans.

Bien oui ! Le contexte du marché a changé la fameuse mondialisation faite que les travailleurs domestiques doivent s’ajuster et d’être plus compétitif et d’être un modèle d’excellence mais le minimum des droits pas encore. Peut-être après la prochaine crise économique quand le marché sera stabilisé…

Permettez de faire suite à mon commentaire…

Je me corrige: il ne faut pas choisir nos luttes mais à tout le moins les prioriser…

Et celle qui se déroule sur plusieurs fronts est le démantèlement des acquis sociaux (démocratie, salaire minimum, services publics, semaine de 60 hrs). Ce n’est même plus un lutte tellement les pertes sont rapidement infligées.

J’en veux à témoin cet historien et ethnologue grec qui décrit la Grèce comme étant « l’experimentation d’un nouvel ordre
politico-economique »

http://greekcrisisnow.blogspot.ca/2012/03/debat-conference-paris-11-avril.html

Ici, les premières fusées éclairantes sont le report de l’âge de la retraite, l’intervention (ou non) dans les conflits Air Canda et Avéos, les coupes sauvages à Radio-Canada…

Il faut regarder aux É-U pour comprendre les effets pervers de telles rémunérations. la bas, c’est à coup de plusieurs centaines de millions que les dirigeants « détournent » à leur profit. Les actionnaires regardent béatement passer le train.

Avec ces fortunes, ils investissent dans la politique. Ils font main basse sur le pays. Si Romney réussi son coup, les pauvres vont payés chèrement leur paresse…

A faire maintenant la même étude pour les directions des universités.
Et nous verrons pourquoi les familles de la classe moyenne et moins nanties doivent, encore et toujours, « payer sa juste part » pour assurer la pérennité de la mauvaise gestion des universités.

Quel parti politique aura le courage de remettre les pendules à l’heure afin que les 99% puissent sentir que l’avarice,l’égoisme, l’arogance et l’indifférence a ses limites.
Merci Monsieur de Lisée.

La laine des moutons, c’est nous qui la tondainent, la laine des moutons c’est nous qui la tondons!

Messieurs 1%

Cet état de fait scandaleux est rendu possible grâce à la complicité des politiciens qui adoptent des lois qui favorisent cette extraordinaire dérive.

Nos parlements pourraient très bien mettre un frein à cela grâce à la fiscalité. En effet si tout ce qui dépasserait un certain seuil, disons 2 millions ou même 3 millions de dollars était imposé à 90% ou à 95%, la société récupèrerait et redistribuerait cette richesse odieuse.

Certains diront que les plus grands talents iraient ailleurs. Cet argument est vicié. Les grandes banques américaines ou d’ailleurs n’ont-elles pas déjà les meilleurs talents. Quand toutes cette oligarchie financières se sera pourvu des meilleurs éléments, tout redeviendra stable. Les États percevront leurs impôts enrichis de l’argent des sociétés faisant des milliards de profits.

Vraiment, nos gouvernements,les politiciens que nous élisons sont les vrais responsables de cette dérive car ils encouragent ce comportement. Sans doute y trouvent-ils leur compte. N’oublions pas que de plus en plus de politiciens après un stage de formation au parlement occupent ensuite des postes très importants dans les firmes que leurs décisions politiques ont protégées.

«Une petite rébellion de temps en temps, c’est comme un orage qui purifie l’atmosphère.»
[Thomas Jefferson]

«après avoir fait plongé». Plonger peut-être…!

Parmil les motifs que vous évoquez pour expliquer la soif inextinguible des dirigeants des grandes entreprises il me semble que vous oubliez un mot ou deux.

Un égoïsme sans bornes notamment, et aussi peut-être déconnection de ces gens, de la réalité de la condition humaine de leurs contemporains.

Il me semble que cela ne peut en bout de ligne que générer la révolte et une indignation croissante de la multitude souffrante.

Cela re-pose dans un contexte différent mais pertinent je pense, les question de la Boétie, lequel se demandait comment il se fait que la multitude accepte de subir le dictat de ces nouveaux tyrans. Ce qu’ils sont largement.

1789 = » Là il s’agissait de l’expropriation de la masse du peuple par quelques usurpateurs; ici il s’agit de l’expropriation de quelques usurpateurs par la masse » ; l’histoire (1789) démontre lorsque l’État manque à son devoir, le peuple s’en charge…

Petite discussion au CA de la société Z, dont font partie les PDG des sociétés A, B et C :

Le PDG de Z : « Je propose que mon salaire soit porté à 5 millions $. »

Le PDG de A :« Mon salaire n’est que de 3 millions $. Je refuse. »

Le PDG de B :« Moi, mon salaire est de 6 millions $. Je ne m’oppose pas. »

Le PDG de C :« Moi, mon salaire est déjà de 5 millions $. Je propose donc que le salaire de Z soit porté à 6 millions pour ‘ accoter ‘ celui de B. Et comme B et moi faisons partie du CA de A, je propose aussi que, lors du prochain CA de A, nous votions une augmentation de son salaire de 3 millions. »

Le PDG de A :« Merci les gars. J’accepte alors de porter à 6 millions le salaire de Z. Et comme Z et moi faisons partie du CA de C, je propose que, lors du prochain CA de C, nous portions son salaire à 6 millions. »

Pourlèchement de babines.

Le PDG de Z :« Bon ! Maintenant, il va falloir payer ces augmentations. Deuxième question à l’ordre du jour : la baisse de 20 % des salaires et de 50% des prestations de retraite des employés de ma société. C’est pas les maudits syndicats qui vont nous montrer comment bien gérer notre entreprise. »

Applaudissements des salopards (et bouche bée des dretteux de ce blogue, dont le cerveau ramolli vient enfin de faire le lien).

À David

« J’ai fait l’exercice de me demander en quoi ma vie est plus malheureuse depuis ce matin parce que Pierre Duhaime a reçu un bonus de 5 millions de dollars… La journée n’est pas encore fini mais je n’ai strictement RIEN trouvé. »

Hé bien, vous regardez toute la journée passer l’argent qui va dans les poches de Duhaime plutôt que dans les vôtres et vous êtes content ou cocu content et vous nous faites la morale en économie.

C’est le cas de dire que quand on montre la lune du doigt le naïf regarde le doigt.

C’est justement ce genre d’attitude ou d’ignorance qui permet à ce un pour cent de s’emplir les poches à même les comptes de banque des gens ordinaires.

Et c’est pour ça que mon solde à la

Banque Nationale ne rapporte rien ou presque et

qu’il y a des frais pour tout.

Je ne peux m’empêcher de penser que si j’utilisais 56 000$ dans mon organisme sans avoir de pièces justificatives ou dont les vérificateurs ne pouvaient trouver trace, je me ferais vertement foutre à la porte à coup de coups de pieds dans le derrière sans obtenir aucune prime de séparation.

Probablement que ma séparation serait elle même suivis d’une poursuite judiciaire et d’une plainte au pénal.

Je crois que j’ai raté ma vocation…

@François 1:

Il semble que vous ayez raté la subtilité de mon message.

Présentement, les revenus nets supérieur à $130,000. sont imposés à hauteur de 53% (Provincial: 24%, Fédéral: 29%)

Donc, les 1% gardent 47% de leurs revenus durement gagnés, et la société se partage l’autre 53%. D’où l’expression : « Plus ils gagnent, plus on gagne ». Pas vraiment besoin de creuser des trous partout sur la planète, quoique cela aussi pourrait être très payant.

Maintenant, on pourrait hausser le taux d’imposition des revenus nets supérieurs à $500K ou $1 million à 65% ou 75%. Ainsi, passer un certain seuil, les corporations réaliseraient qu’il est préférable de retourner leurs « excédents de profits » à leurs actionnaires qui profitent d’un taux d’imposition, disons « raisonnable ».

Les gouvernement n’en retirerait pas une cenne de plus, mais au moins, les actionnaires recevraient un juste retour sur leurs investissements.

Évidemment, si le robinet des évasions fiscales et des paradis fiscaux n’est pas fermé, toute ma belle théorie s’écroule…

Pour se débarasser des 1% il suffit de voter con-
tre.Je sais pour les compagnie canadienne il n’y a pas de case « ontre » sur les procurations envoyés
aux actionnaires.Ils y en a parcontre pour les cie
américaines.

Le deuxième volet de ce scandale étant qu’ils ne paient même pas d’impôts sur leurs revenus exxédentaires en vertu de leurs tours de passe passe dans des comptes de banques « off-shore » de paradis fiscaux et de la complicité de nos gouvernements qui leurs ouvrent toute grande les portes de l’évitement fiscal, un bel euphémisme pour qualifier leur refus de participer en citoyens honnêtes à leurs obligations sociales.

Ils prètent ensuite cet argent revenu tout bronzé de son périple off-shore aux gouvernements qui doivent financer leurs dettes et encaissent les intérêts payés par l’état .

Des vautours , mais on les aime tellement qu’on leur permet de nous faire la morale sur la dette qu’ils créent eux-mêmes.

La rationalité serait le noyau de l’économie à travers la recherche du profit.
Il semblerait pourtant que l’usage de la raison promue par la philosophie depuis plus de deux milles ans ait échoué à rendre l’homme meilleur. Ni la religion monothéiste et sa peur de l’enfer après la mort ni la raison et son principe d’organisation et d’équilibre et j’ajouterais le sport et ses règles n’ont réussis à transformer les instincts profonds du prédateur en l’homme.

L’économie capitaliste n’est pas rationnelle, elle cherche à uniformiser la différence des cultures des choix et surtout elle cherche à supprimer les consommateurs de masse qui la nourrissent sous prétexte de maximiser les profits pour les actionnaires.

Le problème étant aussi que la rationalité de l’économie est détournée par une rationalité égoïste qui ne s’en tient qu’à l’intérêt individuel ou pour une métaphysique individualiste.
Seul l’intérêt individuel de l’actionnaire compte PDG y compris au nom d’une fable idéologique comme caution en deux volets celle de la fable de l’abeille ou l’autre de la main invisible. Ces fables parlent d’auto organiser la société capitaliste et néo libérale.

La -rationalité- prétendue de l’auto organisation sociale est celle qui sert de valorisation au système.

@ David #13

Votre vision des choses est aussi clair et limpide qu’un esprit libertarien. Si pour vous les mots, Injustice, Fraude, Escroquerie, Malversation, Abus… ne vous rendent pas plus malheureux et bien, je vous envie!

Je suis de ceux qui croient qu’une vie en Société civilisée exige que chacun se sente concerné,

Je suis de ceux qui croit qu’une Société avant-gardiste soit plus à l’aise avec les termes Justice, Tolérance, Respect, Égalité.

Je suis de ceux qui est humilié de voir un fleuron du nouveau Québec Inc se faire traîner dans la boue en raison de l’avidité et cupidité de certains de ses dirigeants,

À quand le prochain scandale? Qui sera visé? Un médecin?

Mais vous avez raison, il est plus facile de se coucher pas plus malheureux!

@François 1

Je ne pense pas que les « valeurs » du 1% où qu’il soit sur la planète soient partagées par l’ensemble des citoyens et réduire les valeurs québécoises à la rémunération indécente des gestionnaires, admettons que ce soit une simplification fallacieuse et abusive (pour rester polie).

L’avidité est une maladie et le 1% est très gravement affecté. John Maynard Keynes a très bien décrit ce qui affecte ce 1 % :

« L’amour de l’argent comme objet de possession, qu’il faut distinguer de l’amour de l’argent comme moyen de se procurer les plaisirs et les réalités de la vie, sera reconnu pour ce qu’il est : un état morbide plutôt répugnant, l’une de ces inclinations à demi criminelles et à demi pathologiques dont on confie le soin en frissonnant aux spécialistes des maladies mentales. »

Pour ce qui concerne l’intervenant qui suggérait d’ajouter des tranches d’imposition pour ceux qui gagnent des revenus qui n’ont aucun bon sens et pour lesquels personne ne peut démontrer qu’ils aient une quelconque justification, afin de les ramener à un niveau raisonnable, je ne vois que stupidité dans votre réponse. Vous n’avez rien à dire, mais il faut tout de même que vous trouviez quelque chose pour tenter de justifier cette avidité sans bornes et cette spirale inflationniste de la déraison.

Comment des citoyens sains d’esprit peuvent-ils justifier que des techniciens glorifiés empochent des salaires et des avantages qui sont sans aucune commune mesure avec ce qu’ils font. Dans le cas des banquiers en particulier, cela s’opère sur le dos des épargnants, des clients et des actionnaires et aussi au détriment des employés.

Je me souviens d’une époque où certains syndicats demandaient la parité avec l’Ontario et les citoyens considéraient ce genre d’exigence comme parfaitement ridicule et ce l’était, pour des raisons évidentes. Mais maintenant, pour les gestionnaires, nous devons céder au chantage des comparaisons avec ce que gagnent les autres. Ce n’est pas plus intelligent, ni plus adéquat et en particulier à ce niveau parfaitement indécent de rémunération.

Il serait grandement temps de siffler la fin de la récréation, comme il est évident que si nous le faisons, nos chers gestionnaires se calmeront le pompon et oui, nous en perdrons quelques-uns, mais comme nous en produisons plus que nous pouvons en employer, d’autres les remplaceront et peut-être que les autres provinces et pays, voyant que le ciel ne nous tombe pas sur la tête, trouveraient eux aussi le courage de mettre leurs culottes.

@ GastonDeGatineau (# 42):

Et vous espérez vraiment régler les problèmes financiers de notre gouvernement québécois avec ça? Imposer le peu de riches qui s’entêtent à demeurer ici comme les péquistes le préconisent?

Ce sont pour la plupart des gens qui travaillent très fort et sacrifient leur vie personnelle pour leurs affaires, qui ont un incontestable talent sinon ils pourraient être remplacés par n’importe qui, qui sont très recherchés par la communauté économique internationale, qui sont très instruits, qui ont des relations internationales très précieuses et qui sont très…très mobiles.

De plus, dites-moi sans rire que vous voulez VRAIMENT donner encore plus d’argent à nos politiciens (Jean Charest, Stephen Hapret et al) pour qu’ils puissent mieux « l’administrer »…

C’est ce que je croyais: vous n’avez pas vraiment mesuré la portée de vos écrits… Mais je vous pardonne. C’est la norme chez les illettrés économiques.

Le capitalisme et le pire système économique, mis à part tous les autres disait Churchill je crois…

L’être humain pratique ce système depuis la nuit des temps (troc, échanges libres et volontaires, etc.). Il a bien tenté de le substituer par d’autres gogosses plus ou moins pittoresques (certaines ont fait plusieurs millions de morts!) mais il a dû se rendre à l’évidence que seul, le capitalisme satisfait ses désirs les plus profonds et tenter de pénaliser l’effort en récompensant la paresse via le vol que représente les taxes et impôts ne fera que de faire fuir les précieux talents ailleurs, sous des cieux qui ne demandent pas mieux que de les accueillir.

Concernant SNC Lavalin… et le 1%

J’écrivais ceci il y a quelques semaines ….Le principe du pot-de-vin, c’est le silence officiel. Justifier la dépense de pots-de-vin pour l’obtention de contrats lucratifs est peut-être de notoriété publique, mais à ce que je sache les nouvelles normes comptables n’ont pas encore ajouté un poste « Pot-de-vin pour contrat illicite » ou encore un poste pour « Embrouilles diverses »

Donc, fatalement, gérer des pots-de-vin signifie gérer un poste de camouflage, tribouille et marteau aux états financiers. Ajoutons des leaders de sociétés obnubilés par le profit à court terme, sourds, aveugles et incompétents, le cocktail est explosif.

Institut de Saine Gestion
OSBL non subventionné,

Donc la suite de cette semaine :

La leçon de management !

Non ! Il n’y en aura pas de leçon ! Personne ne veut de leçon de management. Qui sommes-nous pauvres pions inféodés pour donner une leçon à ceux qui savent si bien jouer au casino avec l’argent des autres ?

Dans la foulée des allégations de pratiques criminelles survenues par le jeu de sociétés-écrans, notamment le versement de pots-de-vin et le transfert d’argent aux membres de la famille en Libye, le conseil d’administration de SNC-Lavalin a trouvé un bouc émissaire. Il a simplement remercié son chef de la direction, mais non sans lui avoir construit un pont d’or qui permettra une traversée confortable jusqu’à sa retraite ou à un autre poste honorable.

5 millions en arrangement de départ. Cette somme comprend entre autres, en compensation de salaire, un paiement de 1,9 million à être versé jusqu’à juin 2014. Il lui sera versé également quelques babioles supplémentaires dont 115 500 $ en avantages sociaux, une contribution à son fonds de retraite et une aide au perfectionnement professionnel et à la transition de 550 000 $.

Non il n’y a pas de leçon à faire ! Mais vérifiez vite vos fonds de retraites, au cas ou SNC ferait partis de votre portefeuille.

Bernard Brault F.Adm.A. F.CMC
Institut de Saine Gestion

je lisais- ce matin, dans Le Devoir- les commentaires d’Yvan Allaire, ex. bras droit de Laurent Beaudoin de Bombardier :
» les rémunérations des dirigeants ont-elles des conséquences sociales ? Sont-elles une cause de la perte de légitimité des dirigeants, de la dissolution du sens de l’entreprise, du sentiment de solidarité d’être tous dans le même bateau ? »
Comme pdg des années70, je me rappelle que nous étions tous dans le même bateau.
En 2012, le boss est dans le bateau et une grosse gang se trouve dans les chaloupes de sauvetage.
C’est drôle, tout çà me rappelle Scot Gomez…

Le premier pas à faire consiste à éliminer l’évitement fiscal de même que l’évasion fiscale. Abolir les paradis fiscaux et récupérer l’argent détourné des coffres de l’État.

Rétablir la démocratie.

Définanciariser l’économie est essentiel. Arrêter ces parasites qui vampirisent l’économie réelle générée par les travailleurs(euses).

L’éducation gratuite doit devenir la priorité absolue de tous les États. Investir massivement dans la matière grise, permettra à nos jeunes de révolutionner le monde. Ils ont droit à tout notre support…

La saine gestion de nos ressources est primordiale. Nous devons désinvestir dans l’armement pour investir en recherche et développement.

Aider, soulager les pauvres, nous enrichira tous, assurément!

Extraits des lectures de la semaine:
La hausse demesurée et insensée de la rémunération du 1% (dans cet article)
L’aide sous diverses formes de 1.8 milliard à Rio Tinto (article du Devoir)
La hausse de 75% des frais univesitaires sous le prétexte de la juste part et, depuis 2010, hausse de 80% des insolvables incapables de rembourser leurs prêts étudiants.

Il me semble que, dans ce parallèle, il y a quelque chose qui détonne.
Suis-je le seul à avoir cette impression?
Avant de s’en prendre aux frais universitaires, ne devrait-on pas plutôt s’en prendre aux deux premiers éléments de ce parallèle?
Et, pourquoi ne pas s’intéresser à ces ouvertures aux évasions fiscales, aux transferts vers les paradis fiscaux et tous ces éléments qui favorisent le 1% et les multinationales?
Je sais que l’intégrité est une obligation exigeante et accaparante et qu’elle ne laisse que peu de temps et de répit à nos gouvernements et nos politiciens pour se pencher sur ces deux premiers éléments et sur la collusion autres manoeuvres du secteur de la construction.
Évidemment c’est plus facile de s’en prendre aux étudiants et aux infirmières; ils ne contribuent pas vraiment au financement du parti et il n’y a pas de puissants lobbies à ne pas contrarier.

Je viens de visionner le court métrage de Denis Villeneuve, intitulé Next Floor (malheureusement je n’ai trouvé que la bande-annonce sur YouTube => http://www.youtube.com/watch?v=3R6xXS_VqlA) qui illustre parfaitement le phénomène croissant du 1%… un peu ce que Falardeau nous avait généreusement donné dans «Le temps des bouffons»…

@ François 1 avril 6, 2012 à 5:02

Vous écrivez : «seul, le capitalisme satisfait ses désirs les plus profonds et tenter de pénaliser l’effort en récompensant la paresse via le vol que représente les taxes et impôts ne fera que de faire fuir les précieux talents ailleurs, sous des cieux qui ne demandent pas mieux que de les accueillir.»

En réalité vous écrivez n’importe quoi, dont des stupidités. Donc pour vous les taxes et le impôts c’est du vol. Et vous avez avez trouvé ça tout seul ? Je vous verrais bien sur le BS avec votre caisse de bière, installé sur le balcon au troisième étage à regardé tout le monde passer tout en chialant après tout ce qui bouge.

Je parierais que vous n’avez pas besoin qu’on pave les routes. Que ceux qui veulent sortir de leur coqueron s’en pavent eux-mêmes des routes. Et les aqueducs ? Et les hôpitaux, les écoles ? Ça pousse dans les arbres ?

Il y a peut-être des illettrés économiques. Mais on se rend bien compte qu’il y a aussi des illettrés sociaux. Il y a aussi les ignorants crasses de l’Histoire qui croient qu’avant eux rien n’existaient et qu’après eux ce sera le déluge.

N’avez-vous jamais réfléchi à l’idée que le pire ennemi de Coca Cola c’est Pepsi Cola. Si pour avoir le droit de vendre ses Cokes, l’entreprise doit se plier à des règlementations, elle le fera car si elle ne le fait pas, une autre organisation le fera et bye-bye Coca Cola. C’est d,ailleurs ce qu’elle fit avec l’Allemagne nazi. Coke y était.

«Quand j’entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu’ils pourraient être à ma table.»
[Frédéric Dard]

@ Linda Hart (# 47):

Ce que vous tentez maladroitement de faire passer pour de l’avidité, ça s’appelle de l’ambition!

Et c’est la caractéristique principale des vrais leaders de ce monde (actuel et passé comme par exemple Edison, Ford, Jobs, Curie, et des milliers d’autres illustres personnages « ambitieux » que nous apprécions tous et qui ont eu un impact positif sur nos vies).

Vous nous parlez de la « la rémunération indécente des gestionnaires » (en filigramme « privés »…) mais cette même la « rémunération indécente des gestionnaires » caractérise tous les PDG des institutions étatiquo-progressistes québécoises comme la SAQ, Hydro-Québec, la SAAQ, et al. Même la PDG des Caisses Desjardins (mouvement coopératif phare québécois) empoche plus de $2 Millions cette année…

Scandaleux non?

Le régime communiste avait réussi à étatiser et à contrôler les salaires de tous ses sujets comme vous le préconisez si naïvement. On voit où ça les a menés… Mais…bon… il vous reste toujours Cuba et la Corée-du-Nord hein?

Je ne trouve personnellement rien d’outrageant aux salaires des hautes huiles des sociétés bancaires et je détiens plusieurs de leurs actions qui, soit dit en passant, ont très bien performé ces dernières années merci, et qui contribuent, via notre Caisse de Dépôt, à payer les fonds de pension des Québécois. Ils ont amplement gangé leur salaire.

Si je ne suis pas satisfait? Je vends point. La Caisse itou.

De plus, l’argent que ces gens se partagent ne disparaît pas dans un trou noir. Il fructifie et profite à tous via les dépenses et les placements faits par les ambitieux. C’est mieux selon moi que de donner cet argent aux politiciens que nous considérons tous comme aussi crédibles que des vendeurs de chars usagés qui, eux, le remettront entre les mains des fon-fons hyper-syndiqués et paresseux qui en dilapideront une jolie partie tout en nous endettant encore plus.

Keynes est un con!

@François 1:

Je suis dévasté!

Vous venez de m’apprendre que l’on ne pourra pas sauver le mode en imposant un peu plus M. Vachon. Mon coeur saigne!

De plus M. Vachon s’empresserait de déménager à Calgary ou à New York, ce qui fait que la Banque Nationale s’effondrerait dans des souffrances atroces, pires que Lehman Brothers.

Heureusement que vous êtes là pour contribuer à notre éducation économique.

@ François 1 (#48)

Merci, euh … François, pour cette leçon d’économie médiévale. Je me demande quel fieffé économiste se cache derrière ce pseudonyme. En parlant de la fuite des cerveaux, pensiez-vous à Pierre Duhaime ? Tant qu’à moi, ils peuvent tous quitter le Québec, vous compris, et je ne m’en porterais pas plus mal ! Même mieux, pour tout vous avouer.

Nos amis les parasites sociaux.

Régulièrement, nos «journalistes» nous «informent» au sujet des menaces qui nous visent. Heureusement, il n’y a pas encore d’alerte orange, rouge comme aux USA. Mais il est bon que nous ayons régulièrement peur: le Jihad ou Al Qaida nous aurait dans sa mire. Pourtant, comme on l’a appris en 2008, le pire danger que nous courons vient du «milieu» financier. Du Marché. De ces joyeux boursicoteurs/banquiers amateurs de Bingo qui ont fait sauter le système financier international qui n’a pu être sauvé que par l’intervention des États à coups de centaines de milliards. Bonne action (?) qui est, miraculeusement, devenue une dette des mêmes États plombant leur déficit. D’où coupure. Et excuse et génuflexion devant ces même Marchés qui se sont mis à donner des leçons. Donc l’ennemi, la menace, le danger est composé de ces maniaques qu’il faudra bien un jour attacher à une camisole de force. Mais comment?

Je répète ma question, les gauchistes semble incapable d’y répondre…

En quoi votre vie est plus malheureuse depuis que Pierre Duhaime a reçu un bonus de 5 millions de dollars… Plusieurs jours sont passé et je n’ai strictement RIEN trouvé.

Ça doit être difficile la vie de gauchistes, toujours être frustré et envieux des autres. Une bien triste vie…

M’enfin, c’est plus facile de blâmer Duhaime pour ses échecs que de se regarder dans le mirroir…

C’est quand même réjouissant de voir que les forces politiques de droite et fédéralistes nichent avec les éléments les plus rétrogrades de la société. Pas sûr que les François Legault, Martin Coîteux ou Pierre Duhamel, sans nommer les sbires de Gesca apprécient grandement leur contribution au credo de leur maître. Quoique de leur part, qui sait …

Bonjour,

Moi ce qui me choque le plus, c’est la rénumération de Desjardins.

Que des dirigants aient des fortunes pour mettre en faillite des entreprises, les actionnaires sont libres de considérer que c’est un investiment qu’ils veulent dans leur portefeuille.

Mais pour Desjardins, c’est la traison des principes de coopérations sur lesquelles le mouvement s’est bati.

@david
Je pense en tant qu’actionnaire que le 5$ millions
aurait dû être versé en dividende à tout les actionnaires et non à un seul individus,surtout un
démissionnaire.Si je quitte mon emploi demain ma-
tin ,je n’ai absolunmment rien comme compensation
pas de prime de départ pas de chomage pas de BS.
Alors pourquoi lui serait-l différent?

@ Olivier

Mais en quoi Duhaime t’as rendu plus malheureux depuis qu’il a eu son bonus? Un seul exemple va suffire…

2

«Je répète ma question, les gauchistes semble incapable d’y répondre… En quoi votre vie est plus malheureuse depuis que Pierre Duhaime a reçu un bonus de 5 millions de dollars… (…) Ça doit être difficile la vie de gauchistes, toujours être frustré et envieux des autres. Une bien triste vie… M’enfin, c’est plus facile de blâmer Duhaime pour ses échecs que de se regarder dans le mirroir…» 60 David

Je ne suis pas gauchiste mais misanthrope, aussi je me sens pas interpellé par votre question mais par votre si touchante naïveté qui est partagée par bien d’autres moutons moutonnants.

Rappelons les faits qu’on se garde bien de répéter pour d’évidentes raisons. Si, tout d’un coup, les moutons se remettaient à penser!?

En 2008, toutes les banques du monde ont fait faillite.

On l’a appelée autrement.

Causée par les joueurs de Bingo de la Bourse dont elles avaient achetés les cendriers (vente pyramidale) (Ponzi). Causant des pertes aux particuliers de montants inouïs. Des millions de chômeurs. Et la faillite de tant de gens. Sans compter les entreprises et les commerces. Et celles de nombreux États. On l’appelle autrement.

Ici, la Caisse de Dépôt! Dont pour d’évidentes raisons plus personne ne parle. Mais coudon, on les acheté de qui ces papiers? Qui a-t-on sauvé de la faillite?

Et ça continue. Grèce. Irlande. Espagne. Portugal. Italie.

C’était 1929, la suite. Pour un bref moment, tous ces gens sont devenus des parias. Preuve par l’absurde que notre système économique avait autant de crédibilité que celui de l’URSS. Implosé en 1989. Laissé à lui-même, c’est ce qui lui serait arrivé.

Les gouvernements bonaces ont racheté leurs «actifs toxiques» «obligations pourries» ou «papiers commerciaux endossés à des actifs (qui n’existaient pas). À la valeur du plus fort de la spéculation des tulipes. Alors que leur valeur au livre du moment était zéro (0). À coups de milliards. On n’en saura jamais le nombre. Ceci pour équilibrer leur bilan tous étant dans le rouge écarlates sanglant. Et il fallait sauver nos milliardaires.

Comme devenus frileuses, les banques qui venaient de sortir du bouillon, refusaient de prêter (les États modernes auraient pu les nationaliser pour quelques cennes noires et prêter à leur place.), on leur a donc prêté (donné) (imprimé de l’$ imaginaire) pour des milliards (et on le fait encore). Ici, pour 1 % aux USA zéro (0) d’intérêt.

On a (investi ?) racheté les dettes des grandes industries en faillite (GM. Ici, pour 11 milliard.) Au lieu de les nationaliser pour quelques cennes, leur valeur du moment.

On a injecté de l’$ dans les routes, infrastructures, ect. pour faire travailler les gens. Des centaines de milliards. Rien qu’ici.

Dans le Monde, des billions (milliers de milliards).

Mais ce n’est pas le plus beau. Cet $ imaginaire est selon la vulgate du moment emprunté au Marché ? (agonisant). Aux mêmes banques. Et doit leur être remboursé ? C’est si comique, on dirait les Three Stooges faisant leur épicerie.

Ceci devenant une dette. Entraînant un déficit monstre des mêmes États. Dette imaginaire que l’on fait semblant de rembourser. Parce que c’est impossible. Et on fait semblant de prêter aux États en faillite (Grèce) pour qu’ils fassent semblant de rembourser leurs créanciers. Car à partir du moment où un État fauché dit niet! Tout le système s’effoire à la Russe.

Encore une fois pour préserver le peu de crédibilité qui reste à nos financiers. Mais comme il faut suivre les théologiens de la finance droitiste, les États s’agenouillent, s’excusent d’avoir été trop dépensier, sans préciser clairement (et on vient de dire pourquoi) où a été cet $. Et poussant encore plus loin l’absurde, les États repentants font mine d’équilibrer leur budget. Ici, au Fédéral avec 5 (?) milliards de coupures par an. Et bientôt des privatisations. Et, cerise sur le sunday, des milliers de mise-à-pieds.

Avec l’$ reçu, les banquiers au lieu de remercier à genoux les États dont leurs philosophes droitistes disaient tant de mal (le gauchisme, le socialisme, la social-démocratie, le filet social, aider les pauvres : des gens sans volonté incapables de se débrouiller eux-mêmes. Beurk!) se sont engraissés comme des otaries à coups de bonus (et le font encore) et ont utilisés le reste pour se payer des lobbyistes pour influencer les politiciens influençables afin de leur éviter des lois plus sévères ou des contrôles plus strict.

On ne parlera pas bien sûr de punition pour leur crime. J’utilise le mot car il semble correspondre au nombre des victimes et à la gravité des dommages. Et on a bien vite évité d’évoquer le sujet. L’intention était d’empêcher que recommence ce qui venait de se passer. On peut donc croire que ce n’est qu’une question de temps avant que ça reboume. 1929, épisode 3.

Quant aux qualités de gestionnaires de nos amis, il n’y a qu’à faire ce calcul simple : si on vous prête (donne) 1 ou 10 ou 100 milliards à 1% (ou zéro aux USA) et que vous le prêtez à 5 ou 10 %, il faut être un sacré (je cherche mes mots) pour ne pas faire de profit.

Au lieu de continuer à se payer des bonus (alors que leur place était en prison avec messieurs Lacroix et Earl Jones), ces braves gens devraient brûler des lampions à Sainte Anne pour faveur obtenue. La prochaine fois (inévitable), ils n’auront pas cette chance.

En passant, miroir a un seul R.

@David
« En quoi votre vie est plus malheureuse depuis que Pierre Duhaime a reçu un bonus de 5 millions de dollars? »
: Les frais de scolarité sont en passe d’augmenter. Le système de santé se détériore de mois en mois. Nous serons bientôt obliger de cotiser dans des REER pour avoir des retraites décentes. Il n’existe quasiment plus de médias indépendants. Les coupures dans la culture, la vie associative ou les organismes communautaires se multiplient. Etc.
: David, ne voyez-vous pas le paysage se transformer? Ne voyez-vous pas l’État se mettre de plus en plus au service du monde privé et des nantis? Ne voyez-vous pas la pression augmenter sur la classe moyenne, et les attaques politiques qui sont faites aux couches pauvres?
: Pour ceux qui ont encore des yeux, les injustices nous les crèvent…

@ Henry Dickson

Donc la Grèce est en faillite a cause de Duhaime, pas à cause de ses dépenses.

Merci, je l’ignorais.

Je lisais le billet de Mathieu Bock-Côté qui allait dans le même sens. Il mentionnait dans son billet la lutte d’Yves Michaud dénonçant l’indécente goinfrerie de certains dirigeants d’entreprise qui, rappelait-il, « heurte notre sens moral le plus élémentaire »: «Sens» qui, hélas! semble faire cruellement défaut chez certains intervenants puisqu’ils n’y voient, de façon simpliste, que basse mesquinerie d’envieux.

@David

Vous écoutez trop Fox News et la publicité des républicains et du reform. Vous manquez du plus élémentaire bon sens, à croire que vous espérez faire un jour partie du 1 % et que vos ambitions affectent votre jugement, au point de vous amener à justifier n’importe quoi, à la condition que ce soit le fait de la droite et de la finance.

Admettons que ce soit quelque peu réducteur et qu’il y a des gens comme Michael Kumhof, l’économiste senior du FMI, qui m’apparaît mieux placé que vous ou moi pour juger de l’effet des inégalités sur l’économie planétaire :

http://www.les-crises.fr/sources-crise-inegalites/

À la fin de l’entrevue, vous trouverez un lien vers deux travaux de M. Kumhof, « Endettement et inégalités » et « Inégalité = endettement ». Cela pourrait contribuer à vous mettre les yeux en face des trous et à vous sortir de cette vision étriquée qui ne considère les événements qu’en rapport à leur effet ou absence d’effet immédiat et apparent sur vous-même.

Votre petite personne n’est le centre de l’univers que pour vous-même et finalement, comme nous tous, vous n’êtes qu’un simple individu parmi tant d’autres, sans véritable pouvoir et dans votre cas, sans grande crédibilité, comme tous ceux qui interprètent l’actualité en ne considérant que leur petit nombril, comme si cela avait ne fut-ce qu’un iota de pertinence ou d’intérêt.

@David

Tout ramener à des équations simplistes, voilà la recette de la droite populo. Cela évite les analyses exhaustives et c’est parfait pour les paresseux qui ne veulent pas se donner la peine de faire un peu fonctionner leurs neurones.

Cela nous donne des déclarations péremptoires du genre : la Grèce est en faillite à cause de ses dépenses ou l’art de la réduction d’un jus ou d’une sauce appliquée à l’économie, à la société et aux innombrables interactions et influences qui gouvernent la politique, la finance et les gouvernements.

@David

Quel est le lien entre votre bonheur personnel du jour ou de la semaine et les 5 millions que Duhaime a empoché ? Pourquoi éprouvez-vous le besoin de justifier cette prime répugnante en la liant à votre situation personnelle ?

Qu’est-ce qui vous justifie à prétendre qu’il soit impossible d’exercer son esprit critique et que pour le faire, il faille qu’un événement nous concerne directement et nous affecte individuellement le jour même de son occurrence ?

Où prenez-vous qu’il soit impossible de considérer un événement pour lui-même, sans référence à un petit ego surdimensionné pour lequel tout se résume à ce qui l’affecte à court terme et qui refuse de replacer cet événement dans un ensemble, celui-ci créant une tendance qui est en soi néfaste.

Comment pouvez-vous prétendre à une quelconque crédibilité, alors que vous ne considérez l’importance de l’actualité qu’en fonction de son impact immédiat sur vous.

Vous avez toujours fait preuve d’un remarquable égocentrisme, mais là, je dois admettre que vous vous surpassez dans la vacuité et le vide sidéral. Cela démontre, s’il fallait encore le faire, la difficulté pour les adeptes du renforcement des inégalités de justifier leur position autrement qu’en affichant leur ambition d’y participer.

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«Donc la Grèce est en faillite a cause de Duhaime, pas à cause de ses dépenses. Merci, je l’ignorais.» David

Vous jouez trop vite avec mes raisonnements, j’en ai le tournis. La Grèce, c’est loin. Mais c’est le même mal ici et là bas, seule l’intensité du bobo et la gravité de la contagion et l’ampleur de l’épidémie varie. Quant à la Grèce, on ne change pas 3000 ans de décadence en un printemps.

Mais pour ce qui est de la corruption mentale de nos élites qui se croient encore dans l’Ancien Régime, nés d’un sang bleu leur donnant tous les droits sur les manants : qu’on soit en France, aux USA ou ici?

Vous semblez croire que je proteste, que je suis scandalisé comme bien des gens de la gauche que vous ne semblez pas aimer (ils sont pourtant si gentils!) (et je ne suis pas gauchiste mais je les trouve si mignons.) je ne fais qu’ironiser.

Si pour parler du cas de la BN ou de SNC, les épargnants et ou actionnaires sont contents qui suis-je pour les contredire?

Et si les électeurs réélisent des politiciens, disons, d’un sens éthique douteux, je dirai qu’ils ont le gouvernement qu’ils méritent.

Et c’est encore plus beau que vous le décrivez. S’il y a nos parasites sociaux mondiaux dont j’ai décris les exploits, il y a aussi les nationaux. Et les régionaux. Et les municipaux.

Avec la complicité des élus, ils détournent les taxes et les impôts vers des travaux inutiles dont d’innombrables petits amis profitent.

Et, le résultat pour la Grèce, si on reparle de ce pays, qui n’a d’État que le nom (comme le Mexique), du plus haut au plus petit, tout le monde voyant la corruption généralisée se demande: pourquoi pas moi?

C’est comme les punaises de lit, à force d’être piqué, il se peut que le dormeur agonise au bout de son sang ou se lève subitement furieux. Ou se contente de se gratter ne faisant qu’empirer son malaise.

La Grèce comme bien d’autres pays (l’idéal, si on peut utiliser ce mot est Haîti) (Ou la Corse) (ou Naple) se réveille. La population, complice, mais à son niveau qui est bien léger par rapport à ses élites découvre qu’on va la punir. Car ses élites la tiennent responsable de la situation. Bien sûr, les pachas qui ont empoché tout ce qu’ils ont pu sont intouchables. Et si ça chauffe, ils ont de jolis avions.

Ne vous en faîtes pas, on utilisera peut-être le modèle Argentin. Pour les mêmes raisons. On parle déjà d’un coup d’État militaire pour reprendre en main le pays. On ne peut certes pas laisser la populace protester sans cesse, dénigrer les institutions si respectables. Il faudra bien la remettre au travail.

Revenons ici. Il y a aussi nos pachas installés dans des organismes publics, semi-publics et privés (ou qui passent sans cesse de l’un à l’autre) qui se paient en nature avec la complicité des moutons qu’ils tondent. C’est le club de l’amitié.

Le patron (souvent un ami du régime) est nommé par le CA (souvent des amis du régime) qui réajustent son salaire et en remerciement, il propose qu’on les engraisse. Et si l’affaire arrive jusqu’aux actionnaires, les gros et institutionnels qui ont la majorité des votes approuveront (c’est la même chose chez eux) et les petits seront contents. On les aime ainsi.

Primes de séparations multiples et cumul de pensions. Après tout, leurs primes et bonus sont de l’$ en moins pour les actionnaires. Et des % d’intérêt de moins pour les déposants.

On sait combien rapporte le compte courant chez Desjardins. Bien vite, on fera comme pour les comptes en Suisse, il faudra payer soi-même un intérêt sur notre dépôt pour qu’on accepte de le prendre. Et pas en deça d’un minimum. Oh! C’est déjà le cas chez Desjardins, $ 1 par mois.

Quant à monsieur Pierre Duhaime de SNC/Lavalin, organisme social dont on a appris les exploits en Libye. De même que ceux de l’ambassadrice du Canada.

Et monsieur Louis Vachon de la Banque Nationale. Toutes excellentes personnes. Élites formées par nos institutions. Notre clergé moderne.

Quant aux prouesses de la Banque Nationale sauvée comme je l’ai dit par l’$ de l’État (celui des contribuables). Mais s’ils sont contents je n’ai rien à redire. Parfois le moutons et le poulet tondu, plumé et rasé sent une petite fraîcheur qu’il n’arrive pas à identifier.

Je me rappelle de beaux reportages de 2008-2009 où des déposants, chefs d’entreprises familiale, chez BN avaient perdu l’un 20 millions et l’autre 10 millions.

Tandis que chez Desjardins, quelqu’un que je connais qui gérait (grâce à eux) sont fond de pension de 500 000 parce qu’on y avait inclus ces papiers commerciaux à perdu 200 000. Il les remercie depuis ce moment.

Sans doute que ces messieurs méritent salaires et options. De même que monsieur Henri-Paul Rousseau pour sa bonne gestion de la Caisse de Dépôt.

Et les pessimistes disent que la Crise Européenne s’en vient ici. Ce sera passionnant.

@ Linda Hart

Une étude scientifique publié il y a quelques semaine montre que les inégalité n’ont aucun lien avec la crise:

http://www.nber.org/papers/w17896

Et les gens simpliste ce sont les gauchistes. Ce sont eux qui s’imaginent que l’économie se dirige en tirant sur des manettes.

Désolé mais le monde est plus complexe que ça.

Le monde est complexe. Parce que le monde est complexe, il est impossible de le gérer avec une solution “one size fit all”. Le monde est complexe, parce que chaque individus à ses motivations, ses intérêts, ses incitatifs. À cause de cette complexité, les gens doivent être libres de gérer leur vie comme bon leur semble sans demander la permission à un gouvernement.

C’est justement parce que le monde est complexe que les idées de droites prennent leurs sens.

Les gros gouvernements qui imposent des “top-down solutions” sont défendus par les gens qui pensent que le monde est simple et que l’imposition d’une solution unique peut régler les problèmes.

Ceux qui comprennent que le monde est complexe sont de droites, ceux qui considèrent que le monde est simple sont des étatistes.

@ Henry Dickson

Donc parce que le gouvernement est corrompu, il faut encore plus de gouvernement.

Très logique…

@ Olivier (# 61):

Les inégalités entre les individus sont parfaitement normaux. On n’a pas tous la même intelligence et le même goût du dépassement de soi.

Certains individus (la plupart des socialistes-gauchistes pelleteux de nuages se faisant passer pour des intellos mais qui sont en fait des illettrés économiques…) se complaisent dans l’indolence et la paresse, dénonçant avec véhémence les producteurs de richesse mais ils sont totalement incapables d’exister sans cette richesse que leur apporte les gens travaillants et besogneux.

Rappellez-vous que le socialisme est un parasite qui a besoin d’un hôte, le capitalisme pour se faire vivre et qu’il tire sa subsistance de la différence entre votre salaire brut et votre salaire net!

Si les grandes fortunes sont inutiles, dites adieu à la plupart des grandes inventions de l’humanité, en débutant par l’informatique, car ce sont de grands ambitieux qui les ont développées. Pas des socialos-inutiles.

«Donc parce que le gouvernement est corrompu, il faut encore plus de gouvernement. Très logique…» David :

De la même façon que l’État doit protéger la population de la Mafia. Les meilleurs capitalistes qui existent, leur modèle à tous, qui ne se laissent pas embarrasser par de vagues notions morales.

Les droitistes sont si amusants. Ils arrivent dans un très vieux monde qu’ils ne comprennent pas plus qu’ils ne comprennent les hommes parce qu’ils n’y ont jamais pensé. N’ont jamais essayé. Et ayant subi le type d’éducation affligeant réservé aux colonisées des colonies, ils se font prendre comme des enfants par tous les menteurs et illusionnistes. Et répètent leurs invocations.

Sans mesurer quelle est leur place dans ce monde. À quelle classe ils appartiennent. Ce n’est pas un concept marxiste. Ceci existe même si on n’en parle plus. Même si on fait tout pour le cacher. Surtout les classes supérieures qui vivent aux dépens de toutes les autres. Et leurs théologiens et leurs propagandistes qui perdront leurs jobs s’ils expliquent mal et cessent d’être utiles.

Comme ils sont une infime minorité, ils vivent dans la crainte que leur petit jeu soit découvert. Mais il arrive que leur petit jeu fonctionne si bien qu’ils se mettent à ne plus craindre personne ayant le sentiment qu’ils sont des élus et qu’ils s’en sortiront toujours.

Moment déplaisant : La classe à laquelle vous appartenez indique à qui vous obéirez ou qui vous ferez obéir.

Et si vous êtes un peu confus, le dernier bout de la phrase indique à quelle classe vous appartenez malgré vos illusions.

Je n’ai rien contre la Droite ou la Gauche. On représente ainsi 2 ordres du monde. Ceux qui ont le pouvoir et le fric et ceux qui ne voient pas pourquoi tout ça devrait appartenir à quelques-uns. Le 1 %. Comme dans l’article. Les 10%. Les 100 familles.

Et par flux et reflux, ces 2 puissances se butent les unes contre les autres depuis l’Antiquité.

Si on est riche, il est normal qu’on soit de droite. Moins normal si on ne l’est pas. Mais tant de gens le sont qui n’ont aucune raison de l’être que c’en est surprenant. Bien sûr, il va de soi que le raisonnement n’a rien à y voir. Ou le jugement. Ou le bon sens.

L’état du système d’éducation actuel. Sans compter le rôle constant de désinformation des médias (office de propagande des riches et des classes supérieures).

Et qui suis-je pour juger? Les gens ont bien le droit d’avoir leurs perversions préférées.

Si l’État avait veillé au bien de tous, les apprentis sorciers de 2008 auraient dû être mis en prison et devrait y être encore. Si on a été exagérément clément pour monsieur Vincent Lacroix, avec eux, c’est de la bonacerie. Car ils sont stupides, sans scrupule et sont incapables de se contrôler eux-mêmes. Et incompétents. Ils devront donc être contrôlés par d’autres. Pour leur propre bien. Comme on fait pour de grands malades délirants. Pour le moment, ceux qui sont au gouvernement ne sont que leurs cheerleaders.

Comme il est inévitable que ce qui est arrivé se reproduise, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, il se peut qu’ils trouvent, cette fois-là, sur leur chemin une nouvelle génération d’homme d’État moins accommodant. Ce que j’appelle l’expérience Philippe IV le Bel/Ordre du Temple.

Jamais une telle puissance ne devrait et n’aurait dû être laissée à si peu de gens. Et jamais une telle richesse ne devrait être contrôlée par si peu de gens.

Connaissant les humains, il est logique et inévitable qu’ils en abusent.

L’État est la Loi et seule la loi protège les pauvres et, non seulement les pauvres mais la majorité, contre les forts, les puissants et les ambitieux.

C’est pourquoi les riches cherchent à le contrôler afin d’exploiter davantage tout le monde. Et de ne pas risquer de se faire punir pour leurs actes ou leurs conséquences.

Et ils aiment bien transformer l’État en leur police privée de façon à se protéger des mouvements d’humeur de la populace tondue et plumée et qui prend la fièvre suite à un coup de froid.

Je décris une situation idéale. Mais si je ne fais pas confiance aux riches, c’est la même chose pour les politiciens et les fonctionnaires.

On ne le répétera pas assez : Il est de la nature des gens de vouloir le pouvoir et d’en abuser ensuite.

Le fait que des adultes ignorent cette loi de fer n’est qu’une indication de plus de l’état lamentable de ce qu’on ne devrait même pas appeler éducation mais garderie pour enfants/ado/adultes pour éviter qu’ils encombrent les centres commerciaux.

Et si l’État est corrompu ce qui est tout à fait normal : je suis misanthrope, je l’ai dit et ne me fait aucune illusion sur la nature humaine, pauvre ou riche ou étatique.

L’État doit être constamment surveillé. Réparé. Nettoyé. Réformé. Changé.

On a inventé la démocratie pour ça. En décapitant au passage quelques rois.

Dans ce cas, s’il est si peu fiable, disons comme les Anarchistes ou Libertariens : pas d’État. Vive la liberté. Mais je ne crois pas que la liberté existe. Sauf dans l’esprit des ignorants.

Et, surprise, ce cas a déjà été prévu et testé d’innombrables fois dans l’Histoire. Surprise encore. Quelqu’un sorti de rien (on dira en littérature français : du ruisseau), ayant une forte volonté, une grande énergie, un goût inné du dépassement de soi, un don de conviction étonnant, une absence de scrupule absolue. Pour lui tous les moyens étant bon pourvu qu’ils servent son objectif : atteindre le pouvoir. En psychiatrie, on dira un psychopathe.

Ce spécimen d’élite se servira donc de ceux qu’il aura hypnotisés, envoûtés et les rejettera après usage. Bientôt, il aura ses adeptes, ses disciples, prêts à tout faire pour lui agréer. Il s’en servira pour se débarrasser de ceux qui lui sont désormais inutile qui lui auront servi de marche pieds ou qui lui barrent la route. Ou qui détiennent actuellement ce pouvoir si alléchant qu’il veut.

Et, pour ces énergumènes, le pouvoir n’est qu’une étape vers davantage de pouvoir. La guerre contre les États voisins. Les noms de ces spécimens d’éprouvette : Le Premier Empereur de Chine. Gengis Khan, Napoléon, Hitler.

Et, bien sûr, ceux qui ont déjà la richesse veulent davantage de richesse. Mieux, l’$ de tous. Ensuite, comme ce n’est pas suffisant, ils voudront le pouvoir. Et. Et.

Ils sont donc extrêmement dangereux.

Comme des pédophiles dans une cour de récréation de maternelle. Il faut donc, je le répète, pour leur propre bien, les surveiller sans cesse. Et s’ils semblent incapables de résister à la tentation, leur faire prendre un repos bienfaisant.

@ Henry Dickson (# 78):

Beau ramassis de phrases creuses avec lesquelles vous tentez de camoufler votre incapacité d’avancer des arguments sensés et conséquents.

Pour faire bref, David a raison!

Pour vous, lorsqu’on est dans un trou (trop d’interventions étatiques), au lieu de cesser de creuser, on creuse encore plus (plus d’interventions étatiques)!!!

Bravo pour la logique!

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«Pour vous, lorsqu’on est dans un trou (trop d’interventions étatiques), au lieu de cesser de creuser, on creuse encore plus (plus d’interventions étatiques)!!! Bravo pour la logique!» François 1

L’ignorance est inévitable pour toute victime du système scolaire actuel et du système de désinformation continu fournis 24/24 par les médias entre 2 annonces. C’est presque touchant. On a l’impression de visiter un atelier protégé où des personnes handicapées font des cabanes en Pop Sicle. Tant de bonne volonté et d’enthousiasme sont si émouvants.

Vous ne comprenez pas ce que je dis, vous le déformez et vous répondez à cette affirmation que j’aurais faîtes. On croirait écouter une émission radio.

Je vais donc simplifier. Le supposé «déficit» n’en est pas un. Sauf dans les chiffres que l’on veut bien nous dévoiler pour effrayer les êtres sensibles et vulnérables.

Le «déficit» imaginaire dont tout le monde parle a été causé par le sauvetage des riches et du système financier en 2008. Ceux d’ici. Ceux d’ailleurs. Les riches de partout. Et ça continue.

Sans l’intervention étatique que vous dénoncez tant, vous et les membres de votre secte, les Bambi associés, tous ces parasites sociaux auraient été ruinés.

Leurs cris de terreur ont été entendus chez nos braves et stupides politiciens qui se sont aussitôt dévoués. L’appel s’entendit sur toute la planète : il fallait sauver nos riches.

Riches parasites ayant provoqué le naufrage du Titanic financier (on ne fait que parler de ça, j’utilise l’image) en fonçant sur l’iceberg. À ce moment, ce fut les PCAA. À une autre époque, ce furent les tulipes. Des millions de gens ont coulé mais les capitaines et la première classe ont été sauvés.

Sauvetage que tous les milieux intéressés (!) essaient depuis de camoufler pour sauvegarder l’image de notre religion actuelle (le Marché, la Main Invisible, le capitalisme, la Liberté, l’économie, la croissance) qui n’a fait que remplacer la religion de mon enfance et qui sera remplacée par une autre le moment venu. Tout passe. Religion qui aura encore ses fidèles dévoués. Comme celle du veau d’or actuel : Bénévoles (les pauvres) et rétribués (Fraser Institute).

Je ne dis pas que ce sera mieux. Le monde sera aussi pire qu’il l’est actuellement ou qu’il l’était dans les passé. Ce sera seulement différent.

Les hommes ne changent pas.

Les admirateurs des riches actuels (il y a les admirateurs de Celine sans accent, ceux de maman Dion) sont si mignons. Si encore ils étaient payés pour répandre leur amour. Meunon.

Comme si les riches étaient nouveaux sur la planète. Comme si la manière de s’enrichir était nouvelle : vous faites travaillez les autres pour vous, à votre place. Et ce qu’ils rapportent, mettons 100. Vous leur laissez une pitance de 10 et vous gardez le restant. Si vous vivez dans le Tiers Monde ou un régime policier, vous pouvez leur laisser 1. S’ils se révoltent, on les tue.

C’était vrai sous les Romains. C’est encore vrai de nos jours.

Les cheerleaders des riches essaient sans cesse de camoufler les menus défauts de leurs idoles (comme les bons chrétiens devant les errances de quelques curés pédophiles. Ils sont si beaux avec leurs grands yeux de biches effrayés. Et leurs petits foulards roses ou bleus qu’ils secouent pour encourager la parade. On croirait voir la Parade Bleue et les amateurs de patinoire.

Et leurs jolis dictons poétiques. On ne cesse de parler de déficit, de dire que c’est dû au fait que l’État est trop gros, qu’il dépense trop ou que le méchant peuple bénéficie trop de ses largesses, de sévères coupures sont nécessaires. Surtout dans les services sociaux.

Par contre, l’État continuera à dépenser : 490 milliards en arme pour les 20 prochaines années selon nos bons Fédéraux.

Si l’État a trop dépensé dernièrement – je ne dis pas que vous avez entièrement tort- Ce fut, je le répète, pour sauver le système financier. Ce qu’il n’aurait jamais dû faire. Une bonne action pour des ingrats ne vous apportera que des déboires. C’est comme cette si belle phrase de la Bible : disant de ne pas «donner des perles à des pourceaux!»

À l’époque, cette phrase s’adressait à nous, mauvais élèves, de la part d’un prof de chimie qui parlait de son enseignement (et de nous) et qui en avait vraiment raz le bol.

Si les États du monde ont trop dépensé, ce fut pour la même chose et pour essayer de réguler la grippe porcine Boursière. Le résultat fut l’invention de milliards imaginaire. Résultat milliards de dettes imaginaires.

Dont le «milieu» financier par un autre tour de passe-passe, réclame le remboursement.

Alors qu’une bonne prison aurait suffi. Pour tous les présidents et leurs c.a.

Je ne dis pas que vous avez entièrement tort. je suis tout à fait d’accord pour que l’État dépense moins. La prochaines fois (inévitable), l’État dépensera moins ou pas du tout. Il foutra tous ces gens en prison. Nationalisera leurs biens en faillite à une cenne. Et s’il trouve des gens ayant profité de la nouvelle crise sans en subir les conséquences, il les imposera à 90%.

@ Henry Dickson

Dans une société, plus un gouvernement distribue de permis et d’autorisations, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un permis ou une autorisation.

Dans une société, plus un gouvernement distribue de contrats, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un contrat.

Dans une société, plus un gouvernement distribue de subventions, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir une subvention.

Dans une société, plus l’État est gros et omniprésent, plus il y a de possibilités de corruption.

http://www.youtube.com/watch?v=SovALlOhSg8

«A 75 % les riches partiront ? Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Avant de la prendre.» Frédéric Lordon, Le Monde Diplomatique, le 16 Mars 2012.

Je commente ici car l’entrée suivante sur le 1% est bloquée pour les commentaires… 😎

http://blog.mondediplo.net/2012-03-16-A-75-les-riches-partiront

@David (81)

Si je comprends bien votre raisonnement, qui est d’ailleurs caractéristique de l’idéologie de droite, la solution passe par un État qui cède de plus en plus son rôle régulateur et de répartiteur de la richesse et qui s’efface toujours plus devant l’omniprésence du privé et les sacro-saintes lois du marché… Vous croyez vraiment à «l’autorégulation» du privé? Vous croyez encore à la «main invisible du marché» qui règle tout comme par magie? Vous croyez vraiment au principe selon lequel si l’on enrichit les plus riches, soit disant en «créant la richesse», ils vont partager leurs avoirs avec les classes moins bien nanties… Eh bien, de deux choses l’une => soit que vous êtes atteint d’une naïveté incurable (car vous n’avez rien compris de la dernière crise économique PROVOQUÉE par une telle idéologie), soit que vous êtes carrément de mauvaise foi et que vous «prêchez pour votre paroisse» en sachant très bien «de quel côté votre pain est beurré»!

@François 1 (no 76)

Si je me rappelle bien, lors de la dernière crise économique, ce sont ceux que vous appelez les «illettrés économiques» (sic) qui furent les premiers à voir clair, à attacher le grelot et à dénoncer les dangers des dérèglementations des marchés financiers, tandis que vos fameux économistes de droite n’y ont vu que du feu (ce qui incidemment a permis à plusieurs d’entre eux de s’en mettre plein les poches en dépossédant d’honnêtes travailleurs de leurs économies d’une vie…) Que l’on taxe donc ces profiteurs de la finance, ces spéculateurs totalement improductifs sur le plan du travail,ces parasites du boursicotage et vous verrez alors que les déficits qu’ils brandissent comme des épouvantails fondront comme neige au soleil…

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«Dans une société, plus un gouvernement distribue de permis (…), plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un permis (…)»

Exact!

«Dans une société, plus un gouvernement distribue de contrats, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un contrat.»

D’accord.

«Dans une société, plus un gouvernement distribue de subventions, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir une subvention.»

Certainement.

«Dans une société, plus l’État est gros et omniprésent, plus il y a de possibilités de corruption.» David

Tout à fait d’accord avec vous.

Je comprends ce que vous dites. Expliqué calmement. Vous le voyez, je suis d’accord avec vous. Et j’aimerais même que vous ayez tout le temps raison. Malheureusement, on peut avoir raison et tort à la fois. Parce que nous ne vivons pas dans le monde des idées mais dans celui des hommes qui sont ce qu’ils sont parce qu’ils ne peuvent pas être autrement.

J’imagine que vous êtes jeune. Dans ma jeunesse à moi, l’Église Catholique omniprésente expliquait le Mal par le péché. Tous les hommes étant pécheurs. Soumis sans cesse à la tentation. Dont ils avaient rarement la force morale suffisante leur permettant d’y résister. Ce qui les obligeait à une révision périodique au confessionnal devant le prêtre garagiste/mécanicien de l’âme. D’où après aveux et contrition sincère, ils ressortaient avec une petite pénitence. 3 Je vous Salue Marie. Et une absolution les rendant purs comme des bébés. Seulement s’il manifestait la ferme intention de ne pas plus recommencer. Il va de soi qu’ils repéchaient aussitôt qu’ils en avaient l’occasion.

L’Église connaissant les hommes dont elle avait la garde depuis 2000 ans ne se faisait aucune illusion sur leur force de caractère. Mais ayant confiance en leur bonne volonté.

Mais sachant que sans l’aide de Dieu et de la prière, il leur était impossible de par leur seule volonté ou force morale d’y résister. Et des péchés, il y en avait une belle collection. Les 7 péchés capitaux pour commencer.

Aujourd’hui alors qu’on pratique moins, on est redevenu Rousseauiste et si naïfs face aux hommes, s’illusionnant sur leur nature et leur bonne volonté. Ou leur volonté tout court.

Et plus personne ne parle de péché. À quand remonte la dernière fois où vous avez entendu ou lu ce mot. Avant aujourd’hui. Ici.

Et ceux qui ne sont pas Rousseauiste du tout ajouteront que les Homme sont méchants et stupides. Et comme si ça ne suffisait pas, soumis au Principe de Peter et à la loi de Murphy.

Et, selon son caractère, l’observateur des hommes et de la société, cherche (ce n’est pas tout le monde qui cherche) et trouve ou pense trouver des remèdes aux côtés déplaisants de notre semblable.

Il va de soi que nous sommes immunisés contre de pareils manquements (pour l’Église, tout le monde est pécheur et il n’y a aucun remède. Sauf l’aide de Dieu pour résister à la tentation. Et le pardon de Dieu (par l’entremise du prêtre), après, une fois qu’on aura encore succombé.).

La société est moins conciliante avec le péché. On l’appelle crime, délit. Ce sera l’affaire de la police et des Tribunaux. Et, à la fin, la prison.

Et selon sa nature, on aligne les solutions. Selon vous, moins d’État. Peut-être.

Pour les Libertariens, c’est encore moins d’État. Et d’avantage de place pour le privé. Restant vague sur ce qu’on entend par ce terme. Laissant croire qu’il y aurait une sorte de nature bénéfique qui sans la présence étouffante de l’État permettrait au simple humain de s’épanouir. On parlera de la Main Invisible du Marché (ce qui pour un catho de naissance comme moi le ferait s’écrouler de rire si je ne risquais pas de me faire mal au dos en tombant de mon lazy boy.)

Oubliant qu’on ne parle pas seulement du simple mom and pop store ou de la petite fille qui vend de la citronnade sur le coin de la rue comme dans la BD Peanuts/Charlie Brown mais d’États privés qui s’ils étaient à l’ONU figureraient parmi les premiers des 193 pays du monde. États privés qui ont leurs propres milices ou armées, qui font des coups d’États, des guerres. Et qui, corrompent tant qu’ils peuvent des gouvernements entiers. États privés qui ne sont presque pas soumis aux lois des États.

Et on a vu en 2008 ce qui arrive quand ces puissances financières sont laissées à elles-mêmes. S’autorégulant. Et ce qu’elles font de leur liberté et de ce qui arrive à celle des autres.

Selon les anarchistes, encore plus naïfs, il ne faudrait plus d’État du tout. La bonté naturelle de l’Homme aurait ainsi la chance de s’épanouir sans entrave. J’ai décrit ce qui arriverait dans ce cas.

D’autres pensent que ce sera la méditation, la poésie, frapper du tambour sur le Mont Royal.

Mais je le répète, je suis misanthrope et n’ai aucune confiance en la nature humaine (qu’elle soit celle des pauvres et des riches) (sauf que plus une personne malfaisante est puissante, plus elle peut faire de dégât.)

Et je n’ai pas plus confiance en l’État. Mais je sais très bien quelle attitude prendre avec ce qui est inévitable et trop fort. Ramper.

Car il n’existe pas de société ou de nation sans État. C’est une étape inévitable de la maturité d’un regroupement humain. Comme les fourmis créent leur fourmilière. J’oublie, je vais trop vite, avant cette étape, il y a un long stade où l’État est absent. C’est fascinant. Au cinéma Mad Max. Et il arrive aussi que l’État disparaisse. Soit détruit. Ou implose. Rome en l’an 400 et ce qui est arrivé dans les 1000 ans suivants. Fascinant!

L’État doit patiemment être civilisé.

L’État doit-il intervenir avec des lois pour freiner l’initiative individuelle?

Oui. Vous n’avez aucune idée ce que la connerie universelle sans entrave peut produire. Et plus on vit longtemps, plus la liste des exploits s’accumulent. On est au-delà de la corruption qui implique corrupteur et corrompus, certains ne demandant qu’à l’être. Et qui ne pourra jamais être éradiqué. Faisant simplement parti de la nature humaine. Le fait qu’il y ait un État ne permet que de la réguler. Et non de l’endiguer.

Le jeu sera toujours entre trop d’État et pas assez. Comme dans un mécanisme délicat. Trop de lois ou pas assez. Il faudra régulièrement resserrer les boulons ou les desserrer devant la preuve (et les victimes) de l’ineptie de l’État, sa mollesse complaisante ou l’étouffement de toute liberté parce qu’on pense (l’église pensait ainsi) empêcher toute erreur ou crime. D’où la tentation du contrôle permanent du citoyen. Caméras, etc.

Car l’initiative individuelle d’un crétin énergique et sans dessin peut mener loin. D’autant plus si la cupidité s’y met.

Je me souviens de l’inventeur/bricoleur/petit capitaliste qui décida de mettre à profit ce qui lui semblait une bonne idée. Quoi faire avec les coussins gonflables des volants une fois utilisés et déployés. On les envoyait à la casse. Et on en achète un neuf. À ce moment, c’était tout nouveau et il n’y en avait que dans les volants. Le brave homme pensait avec raison qu’il y avait là une bonne occasion d’affaire. Il ne demanda de permis à personne et il n’avait pas besoin d’en avoir parce que personne dans le fonctionnariat n’avait pensé que quelqu’un serait assez stupide pour faire une telle chose. Il décida de remettre en marche les volants avec leur coussin. C’était simple, il suffisait d’y penser. Tout ce qu’on a à faire est de prendre de la poudre à cartouche de fusil et de la mettre à la place de la poudre d’origine introuvable sur le marché. Et de changer le détonateur et son mécanisme. Il fit cela quelques années sans attirer l’attention de personne. Les clients étaient satisfaits puisque ça leur coûtait moins cher qu’un volant neuf. Mais il se brouilla avec un de ses employés qui le dénonça. Ce n’était pas illégal mais pas permis non plus. Une sorte de vide juridique comme on dit. Comme on ne savait quoi penser, les inspecteurs de la sécurité routière pensèrent pour tout le monde et testèrent son invenntion. Qui marchait merveilleusement bien sauf, inconvénient mineur, la charge de poudre était suffisante pour décapiter le conducteur. Ce qu’on testa avec un mannequin.

On lui sauta dessus. Brimant ainsi sa créativité. On essaya de retrouver le millier de véhicule ayant bénéficié de son invention et n’en trouva que quelques centaines. Les autres étant quelque part dans la nature, attendant le prochain accident pour arracher une tête. Sans doute que par chance ces autos n’eurent pas d’accidents majeurs ce qui leur évita le déclenchement du coussin. Elles vieillirent et finirent à la casse.

Je pourrais parler de la vache folle. Du sang contaminé. De la mélamine dans le lait mais c’est chinois quoique, paraît-il, on en avait vendu ici. Des jouets colorés à la peinture au plomb (neurotoxique). Du célèbre fabriquant de saucisses, propriété de la Mafia et qui faisait ses bons produits au goût si délicat avec de la viande pourrie moins chère. Des 2 viaducs de Laval qui tombèrent mystérieusement sans qu’on trouve moyen de juger ou même d’arrêter les excellentes personnes qui en firent la conception et la fabrication. Toutes amies du gouvernement. Du pont trop court et qu’on décida de sauver en l’étirant au bulldozer provoquant sa chute. Des condos cheap bâtis non en béton mais sur le modèle des maisons ou HLM à ossature de bois (2 X 4). Et dont on décida d’insonoriser les planchers au béton. On coula donc du béton sur des structures qui n’avaient jamais été calculées pour ça. Le poids supplémentaire ayant le désagrément de faire courber les planchers, d’où une belle cuve au centre des pièces, on corrigea le défaut en coulant encore plus de béton. Jusqu’à ce que les murs tombent, entraînant planchers et toits. 2 ouvriers de morts. D’un développement à flanc de coteau qui était un peu juste dans l’espace alloué aux terrains des maisons. Non conforme. On amena donc des camions de terre, débris et déchets divers pour prolonger et élargir le petit précipice. On construisit ainsi les maisons. Jusqu’à ce que la pluie érode le terrain et fasse s’écouler toute la nouvelle terre meuble cassant des piscines en deux car elles se trouvaient soudain suspendues dans le vide. Des sacs d’urine destinées aux personnes âgées d’un CHSLD et qu’on décida de recycler au lieu de les jeter. Suffisait de les nettoyer. Et de les désinfecter. On recula devant la grogne des infirmières. Et on apprend qu’à force de donner des antibiotique au bétail à viande (qu’on mange), on finit par rendre les microbes invulnérables d’où l’obligation d’utiliser des antibiotiques de plus en plus fort. Jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Un médecin raconta que pour une patiente ayant une infection urinaire et insensibilisée à tout médicament disponible, il dut lui injecter du désinfectant à plancher en lui conseillant de boire 1 gallon de jus de canneberge par jour. On alerta le gouvernement et le ministère dit qu’il ne pouvait pas interdire les antibiotiques pour le bétail parce qu’il fallait protéger les vertus concurrentielles des entreprises. Ou des poulets de supermarché qui sentaient un peu fort et qu’on passait au vinaigre avant d’en faire des poulets BBQ. Des lits pour bébé. Quoi de plus simple et de plus mignon. N’importe quel artisan doué peut le faire. Et l’État n’a certainement pas à ajouter une nouvelle norme de plus. Vrai. Jusqu’à ce qu’on se rende compte par essais et erreurs qu’il arrivait que des bébés entreprenants passent leur grosse tête entre les barreaux et meurent pendus. Petit défaut auquel personne n’avait pensé. Il fallut donc qu’un ministère de l’État calcule la nouvelle norme. Même chose pour les barreaux des galeries. Un ami de mon père trouva excellente l’idée de recycler les vieux pneus dont personne ne voulait à l’époque en les faisant brûler dans une vieille citerne d’huile de 200 gallons transformées en fournaise. Et tout ce caoutchouc, croyez-moi, brûle parfaitement. Il y avait bien une colonne de fumée un peu noire qui s’échappait du toit de son atelier mais quelle chaleur bienfaisante. Et j’étais là, je peux l’affirmer. Et cet autre qui décida de recycler l’huile des transformateurs électriques (les gros bidons au haut des poteaux) et qui était censée guérir tous les maux. Il l’appelait d’ailleurs huile électrique. Un autre qui travaillait dans une usine de dynamite commençait à ressentir différents malaises qui n’avaient pour le moment pas de nom pensa que mettre un sachet de nitroglycérine autour de son cou pouvait le guérir. Et il semble que c’était le cas comme disaient tous les anciens de l’usine qui faisaient la même chose. Le contact de la dynamite provoque des symptômes que guérit un contact plus intime (sur la peau) avec le produit. Et je parlerai pas de l’initiative individuelle des jackasse qui trouvent excellent l’idée de se brocher à la brocheuse électrique un testicule à un panneau de veneer. Ce qui est tout à fait légal.

Donc, pour finir, l’État intervient-il trop? Devrait-il intervenir davantage?

Ça dépend!

8

«La crise a été provoqué par l’intervention de l’État dans le marché immobilier. Seul les gens dogmatique nie ce fait.» 87 David.

Faux.

Damage control.

J’admire votre constance.

La crise de 2008 est la suite inévitable (et dont les effets ne sont pas compris ni les conséquences arrivées à leur terme) (comme une pierre lancée à l’eau fait des ronds et des ronds qui s’étendent et s’élargissent) de l’abandon du rôle de régulateur de l’État face à la religion nouvelle, celle du Marché autorégulé.

Reagan, Thatcher, Clinton, ect.

Autant, les générations précédentes de politiciens étaient à genoux devant les curés, autant ils s’agenouillent facilement devant les banquiers/boursicoteurs /agence de cotation/théoricien néolibéraux-conservateur.

Tout ce petit monde tourbillonnant comme des bourdons en rut devant les ultras riches.

Tout ce beau monde de parasites sociaux qui vit aux dépens des dormeurs comme les punaises de lit dans les matelas.

Certains subitement tirés de leurs sommeils par les prises de sang régulière, plus éveillés que les autres (la douleur) mais pas plus brillants, ressentent bien des démangeaisons mais n’arrivent pas en trouver la cause.

Comme s’il y avait quelque chose de nouveau. Les riches sont riches en parasitant tous les autres. Les riches sont devenus riches avec l’$ des autres.

Les uns s’appauvrissent et leur $ est aspirés par ces sangsues.

Avec la complicité de l’État.

Le plus beau est que personne n’a le réflexe de dire pouah! beurk! et les repousser d’une pichenotte, non, on les admire. Un phénomène semblable se retrouve dans la nature avec certaines espèces d’insectes prédateurs qui s’infiltrent dans les nids de fourmis pour les dévorer. Normalement, tout intrus est reconnus à l’odeur et tué par les fourmis-soldats mais ces parasites ont réussi à imiter l’odeur de leurs victimes. Dans la nature, il y a encore plus beau comme vampirisme: la guêpe qui pond ses oeufs dans le corps d’une araignée vivante qu’elle a immobilisée d’une piqûre. Et ses petits la dévoreront (vivante) en se frayant un chemin vers la lumière. Les films de la série Alien sont basés sur cette belle idée écologique. Encore plus beau: la douve du foie chez l’escargot et la fourmi, encore. Pauvre bête.

C’est une histoire vieille comme le monde. Mais comme on n’en parle pas et que les mots changent, les esprits simples ne s’y retrouvent pas. Mais il n’y a pas que là qu’ils ne trouveraient pas leurs chaussettes si on ne la leur désignait pas du doigt.

Et il ne faut pas compter sur l’aide des professeurs, philosophes ou moralistes pour informer les générations futures leur évitant de répéter sans cesse les erreurs des millénaires passés. Meunon! Même ce bon Frère Untel, monsieur Jean Paul Desbiens, directeur d’un collège privé, tout intelligent qu’il soit, tout culturé, a cru ces beaux parleurs. Pour se consacrer à ses taches spirituelles et intellectuelles, il a confié la gestion de son établissement à quelques… je cherche mes mots. En quelques épisodes, brefs et passionnants. Plus quelques paperasses. Sa congrégation s’est vue dépossédée de l’établissement qui, par le miracle de l’économie et de la fraude moderne, s’est vu vendu et revendu, augmentant de valeur à chaque fois. À la fin du jeu, étant revenu de son tournis, on était bien prêt à lui redonner son cher collège. Plutôt, à le lui revendre. Pour 1 kilo de chair humaine bien sanglante et bien fraîche. Pour le commun des mortels, c’était la fin.

Se souvenir de ce qui est arrivé au conseil d’administration de l’UQAM et de son investissement dans l’Îlot Voyageur. Heu! Il ne leur est rien arrivé puisqu’ils ont tous pris leur retraite. Les seuls à qui il est arrivé quelque chose, sont les étudiants à qui on a demandé des frais d’inscription plus élevé.

Il est aussi arrivé quelque chose de semblable au chantier de Lauzon. Le gouvernement voulait le confier à l’entreprise privé. Comme si eux-aussi n’apprenaient jamais de leurs erreurs. On avait le choix entre 2 repreneurs. Une femme du métier qui possédait déjà un chantier ici et un inconnu. On l’a donc en toute raison vendu (donné) à l’inconnu. Pour $1. Avec comme cadeau de mariage : 500 millions de subvention. L’inconnu a aussitôt revendu le chantier. Et par une série de tours de passe- passes, le chantier est tombé en faillite. L’$ étant disparu. Ce détail n’intéressant personne. Encore moins la police. On en était à vendre les petits outils au marché aux puces quand le gouvernement a fait cesser le jeu.

Mais comme pour le collège privé, on n’en su pas les détails. Et personne n’alla en prison.

Et pour en revenir au Frère Untel qui aimait tant pourfendre la décadence des mœurs : Je lisais avec plaisir ses mémoires annuels de vieux grincheux. Même dans le dernier tome publié avant sa mort, il n’aborda pas l’épisode collégial qui aurait été pourtant si digne d’enseignement.

Alors quand les esprits les plus brillants laissent dans le vide ceux qui ne demanderaient qu’à apprendre, il ne faut pas se surprendre que, génération après génération, siècle après siècle, millénaires après millénaires, on ne fasse que renouveler le nombre de naïfs à plumer.

En 2008, l’instinct de lemmings suicidaire de cette classe de parasites sociaux l’a emporté sur la raison.

En 2008, sans l’intervention de l’État, tout ce beau monde qui vit dans des palais de sucre filé serait tombés dans les poubelles de l’Histoire.

Et, depuis, les théologiens professionnels (payés) et les apôtres amateurs (bénévoles et attendrissants) essaient de faire oublier ce qui s’est passé.

Avec la complicité des médias.

Et ça marche. On ne parle plus que de déficit. Nécessitant des coupures. Personne pour pointer du doigt et décrire ce qui s’est passé il n’y a pourtant pas si longtemps.

Et qui est la cause de ce désastre.

Et comme ce n’est pas un Act of God, qui sont les coupables de cette arnaque gigantesque.

De simples humains.

Stupides.

D’une cupidité sans nom.

Et on connaît les innombrables victimes de 2008, 2009 et jusqu’à 2012.

Il y a bien des raisons. Bref retour dans le temps. À ce moment, toutes les personnes qui travaillaient dans le milieu financier (du petit vendeur de placement dans une caisse pop aux patrons des grandes banques) étaient vus avec autant de stupeur que les premiers cas de Sida en 1980. Si on ne mettait pas un masque et des gants de caoutchouc pour utiliser la poignée de porte qu’ils avaient effleurés, c’était tout juste.

Il a fallu, comme pour les sidatiques, une campagne de presse continue (et avec des moyens financiers bien plus grands que les pauvres malades abandonnés de tous que même les infirmières de l’époque ne voulaient pas toucher) pour blanchir et repolir leur réputation.

Il fallait rassurer la population pour qu’elle ne prenne pas panique et évite de retirer son $ en masse des banques provoquant une autre faillite du système. Comme c’était arrivé dans le passé dans des circonstances similaires.

Ceci fait, fallait que les salariés et rentiers remettent leur $ dans le système. Investissent de nouveau. On oublia les ruinés. Après tout, lors du Tsunami Japonais, tout le monde n’est pas mort. Il y a un temps pour la pitié. La vie continue. Quoiqu’il semble que les survivants sont tabous, on les soupçonne d’être radioactifs.

Mais ce n’est pas arrivé pour les maniaques qui ont fait sauter le système financier.

Et la campagne de désinformation continue. Oubliez! Oubliez! Il suffit de n’en plus parler et la mémoire des gens de notre époque étant ce qu’elle est…

Et quand ils n’y arrivent pas tout à fait, pour la plupart ça fonctionne mais il reste tout de même quelques ronchons. Alors, ils affirment le contraire de la réalité, en espérant que les personnes d’un Q.I. limité les croiront.

Ce qui arrive parce qu’on n’entend ni ne lit à peu près jamais dans les médias de désinformation continue 24/24 l’interprétation contraire. Soit ce qui s’est réellement passé.

C’est trop beau. On a l’impression de voir une expérience de laboratoire.

L’expérience se déroule ainsi : Non seulement, il ne s’est rien passé. Mais si quelques personnes grincheuses disent qu’il s’est passé quelque chose, cette chose (on reste dans le flou) est de la faute de l’État.

Et ce sont des gens bien habillés, ayant l’air sincère qui le disent.

Actuellement, on est à l’étape du plumage de la poule. En son nom, avec son $, on a renfloué le système. Mais on le lui fera payer 2 fois.

Tout ceci étant devenu une dette à rembourser.

On augmentera ses impôts, ses taxes, ses tarifs, diminuera ses services. On peut même couper leur job.

Et, encore en pamoison devant les riches, l’État diminuera leur impôt. Encore. Ils ont souffert eux-aussi. Ont eu peur pour les enjoliveurs de leurs mercedes S.

Comme ces mêmes gens sont encore là – une période de solitude et de recueillement leur aurait fait le plus grand bien. À Bordeaux, par exemple. Sortis de leur vie stressante, ils auraient eu le temps d’apprécier son architecture sobre et de bon goût, conçue par Jean-Omer Marchand – il est inévitable que ça recommence. En plus grandiose.

On n’a qu’à se souvenir de ce qui s’est passé en 1929. Et des conséquences en Allemagne par exemple.

Ça peut arriver demain.

Prenez des notes.

Bien sûr, comme les expériences passées, celle-ci ne servira à personne.

@ Henry Dickson

Je remarque que tu ne réfutes aucun des arguments présentés dans le vidéo dont j’ai donné le lien…

Tu préfères dévier le débat en parlant de… l’UQAM…

9

Je connais Cato, souvent intéressant. Moins pathétique que Qubécois Libre, ici. Ça flotte plus haut.

Mais le vidéo est comme écouter les Témoins de Jéhovah nous parler de la fin des Temps, de la corruption des moeurs et du danger des mini-jupes.

Damage control.

Encore.

Rhétorique. Sophisme.

On a surpris des curés se saoulant avec le vin de messe et on essaie de sauver la réputation du clergé.

Vous n’avez rien vu. Vous n’avez rien entendu. C’est la faute des mauvaises langues.

C’est la faute de l’État.

Les mêmes Frères Maristes, pères Blancs et curetons que j’ai connus il y a des décennies. Blabla. Ils ont défroqués. Se sont reproduits. Et leur progéniture fait encore blabla.

Il n’y a que leur Dieu qui a changé.

Encore une fois, pas de doute. La foi dans toute sa pureté.

Encore une fois, pas de science, de réflexion. Rien que des contes de bonnes femmes en complet à 5000 $.

Je les ai tant entendus quand j’étais enfant ces grands parleurs.

Il faut croire en Dieu. Dieu est Juste et Bon, Créateur de toute chose.

Le Marché est Juste et bon, Créateur de toute chose.

Désolé.

Je suis athée. Aussi bien de Dieu que du Marché.

La Marché est une invention des mêmes singes agressifs qui ont inventé Dieu. Et se sont aussitôt créés une Église d’où ils pourraient dicter la conduite de tout le monde. Et le plus beau est que la majorité des singes les croient.

Il n’y a pas de concurrence. Pas de Marché Libre. Pas de Main Invisible.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a jamais de concurrence.

Si on laisse les cabanes à patates frites se concurrencer pour la plus grande joie du consommateur, son taux de sel, de sucre et de cholestérol, à un certain niveau: finance, politique, armée, service secret, mafia sont interreliés, si entrelacés qu’on ne sait plus par quel bout les prendre.

Et il ne pas compter sur les médias ou les porte-paroles officiels de ces mafias pour nous apprendre quoi que ce soi.

Et leur pouvoir s’étend bien au-delà de celui des nations.

Les gouvernements (ici aussi) sont contrôlés par un gouvernement parallèle qui leur dicte leur décision ou qu’on consulte assidument.

Et peu importe qui est au pouvoir, après des mois de tiraillement, on fera ce qu’il faudra faire. Ce qu’on vous dira.

Bien sûr, chaque président ou premier ministre aura ses marottes, ses lubies, ses causes chouchou: la peine de mort, interdire l’avortement.

Et monsieur Obama, malgré ses promesses de changement gardera les principaux conseillers du président précédent même s’ils sont d’allégeance politique opposée.

Et il fera tout pour sauver le système financier quel que soit le coût.

Et il va de soi que les porte-paroles du système financier diront que ce qui s’est passé est de la faute du gouvernement.

Thatcher, Reagan, Clinton, Bush dérégulent à la demande du système.

Moins d’État = plus de liberté.

Et qui vient se plaindre quand fiston a mis le feu à la robe de sa soeur en jouant avec des allumettes?

La Crise a commencé, il est vrai, avec les prêts aux pauvres leur permettant de s’acheter des maisons.

Pas par amour des noirs ou des pauvres.

À un certain moment, tous ceux qui avaient le moyen de s’acheter une maison aux conditions du moment l’avaient fait. Mais il faut comme dans une pyramide de Ponzi, un afflux constant d’acheteurs sinon la chaîne pyramidale s’effondre. Si le prix des maisons n’augmente pas sans cesse par l’arrivée de nouveaux clients, le prix va stagner ou et baisser.

Alors, si l’État faisait une bonne action.

Jeux de cils.

Soupirs.

Bien sûr, cette intervention de l’État était absurde, je vous l’accorde.

Mais cette absurdité est celle du système tout entier. Si l’État construisait des logements sociaux… ben non! Communisme.

On peut régler le problème des pauvres par l’obligation de prendre des pilules contraceptives, la castration, l’euthanasie. Mais ce n’est pas moral disent les personnes les plus sensibles mais qui ne voudraient pas les voir chez-eux. Ça pue!

On pourrait les laisser à eux-mêmes et il y aurait des millions de taudis comme au Brésil ou à Bombay.

Ou des milliers avec des tas de mioches en haillons dans des cabanes en carton dans les ports et les quais de Montréal et Québec comme il y a même pas 100 ans.

Alors de temps en temps, on fait quelque chose pour les pauvres. Comme pour le Tiers-Monde à condition que ça rapporte aux riches.

On fera donc semblant de vendre des maisons à des gens qui feront semblant de les acheter: on l’a dit beaucoup n’avait pas suffisamment d’$ ou pas d’$, parce qu’en chômage, sur le BS ou sortis de prison ou mère mono.

Comme ces «prêts» (que personne ne remboursera parce qu’ils ne peuvent (étudions le sens de ce mot!) pas les rembourser) sont garantis par l’État par l’intermédiaire d’institutions dites privées (à un certain niveau, le mot est flou), elles-mêmes soutenues par l’État, les banques font leur jeu de banquier comme les enfants jouant au Monopoly.

Ensuite…

Ensuite rien.

Parce qu’il faut concentrer son attention sur le fait que l’État est intervenu dans le système financier libre.

Prononcer chaque voyelle du mot LIBRE.

Et, bien sûr, personne ne l’avait incité à le faire.

Tantôt, je parlais de gouvernement parallèle…

Il ne faut pas penser que ce fut à la demande de certaines institutions.

Et ne pas non plus penser que d’autres institutions ont fait changer les restrictions imposées à la suite de la crise de 1929.

Provoquée par les ancêtres de ces institutions.

Barrières, garde-fous (le mot est juste) mises en place pour éviter qu’une telle catastrophe causée par la cupidité associée à la bêtise se reproduise.

D’où le fait que nous trouvons tout à fait normal maintenant que les banques, les compagnies d’assurance, les firmes de courtages devaient rester séparées.

Ce n’est pas pour rien qu’on les avait divisées.

On n’a aucune idée à quel niveau peut aller l’avarice et la gloutonnerie.

Pour la plupart des gens élevés dans l’idée que l’Homme est bon dans un monde (presque idéal) c’est inconcevable.

On a vu certaines banques particulièrement créatives vendre des prêts, disons aux noirs. Aux noirs pauvres. Et aux pauvres pas noirs. Puis revendre ces mêmes prêts en leur changeant de noms à des investisseurs. Leur affirmant que le Marché grimpe et monte.

Tout en jouant à découvert en Bourse sur la déconfiture certaine de ces trucs, machins.

Certains de ces créationnistes sont passés tout près de se retrouver en prison mais si on envoie sans sourciller des pauvres dans des pensions privées (?), on a toujours des réticences pour des amateurs d’opéra.

Mais ce n’est pas le plus beau, le plus émouvant. Si on suit comme le Petit Poucet à la trace le chemin de miettes de pain.

A. On a vendu des maisons à des insolvables incurables.

B. Les banques qui ont l’habitude de faire affaire avec des gens en faillite voulurent se débarrasser de ces prêts au plus sacrant. Ils étaient garantis par l’État mais pas indéfiniment. On leur donna un nouveau nom. Ni vu ni connu.

C. Sur l’affirmation que le marché immobilier était en plein Boom et que ces papiers prendraient constamment de la valeur, on les vendit à ceux qui voulaient les acheter. Et comme le marché était en plein boom tout le monde le voulait. Quitte à emprunter.

D. On acheta tant qu’on pu. La Bourse roulait.

E. Lorsque le Marché ne put plus les absorber, on les défit en petits paquets que l’on mélangea à d’autres petits paquets de toutes sortes de valeurs. Certaines classiques et valables.

F. Et après que les grands financiers s’en soient débarrassées, pas tous, d’où les problèmes dont on reparlera. Ces papiers commerciaux atterrirent sur les petits bureaux des conseillers des banques et Caisses Pop qui conseillèrent à des petits épargnants, minuscules investisseurs, retraités, rentiers de les acheter.

G. Arriva la nouvelle que, tout en bas des montagnes russes, les acheteurs fictifs de maisons imaginaires n’arrivaient pas à payer leurs hypothèques. Et qu’il n’y avait plus d’acheteur. Ce qui valait, disons, modestement, 100 valait zéro (0).

H.L es acheteurs imaginaires se trouvaient alors à payer des versements hypothécaires surévalués pour des maisons qui ne valaient plus rien.

I. Ceux qui avaient achetés et revendus les cendriers de la chaîne de Ponzi étaient riches. Ou encore plus riches. Et on fit des milliards.

Ceux qui venaient d’acheter les derniers cendriers dévalués…

J. Tant pis pour eux. C’est ainsi que le système fonctionne. Comme au Casino ou à la Loterie ou à la Bourse, pour 1 gagnant, il faut, disons, 14 millions de perdants qui paieront son prix. Et le fonctionnement du Casino de la réserve indienne ou de la Mafia.

K. Mais tous les gros joueurs n’avaient pas eu le temps de revendre leurs cendriers. Et certains avaient emprunté l’$. Et il y avait des banques dans le lot. On avait misé des milliards et des milliars. Et les institutions qui assuraient les pertes étaient sur le dos.

L. Mais comme dans la fable, tel est pris qui croyait prendre. Dans le soi-disant Marché Libre, on avait tant vendu et revendu ces prêts/hypothèque/obligation/papier/vaisselle des Schtroumpfs (dans leur village de champignons l’$ n’existe pas) qu’à partir de l’unité imaginaire de tout à l’heure: 100, on était arrivé à, on ne saura jamais, des milliers de milliards. Chacun pensant en achetant qu’il pourrait rapidement la revendre à un autre optimiste.

M. Billions. De dettes. Pour ceux qui avaient empruntés. Et de papiers de toilette pour ceux qui avaient encore du cash.

N. Il semble qu’on ait voulu envoyer tout ça en Europe et on était sur le point de réussir quand le Krash est arrivé.

O. Tant pis pour eux. Après tout, si vous faites du car surfing dans un fauteuil accrochés au pare-choc d’une auto et que votre cerveau frontal n’est pas assez développé pour vous faire imaginer les risques possibles… il y a des très bonnes chaises roulantes.

P. Mais parmi ces personnes bien habillées il y avait des gens qui avaient misé gros. Et parmi eux, des amateurs de Marché Libre. Du Marché Autorégulé.

On ne parle pas des noirs sur le BS que la police était en train d’expulser de leur maison ou de ces mêmes maisons redevenus propriétés des banques que l’on faisait démolir pour ne pas faire baisser la valeur des autres.

Tant pis pour eux.

Vraiment!

Ces personnes bien habillées, heureusement, avaient des amis politiciens.

Je ne cesse de parler de gouvernement parallèle.

Q. Alors les Amis du Marché ont fait dans les bonnes oeuvres. Les États interventionnistes sont intervenus et ont fait des transfusions sanguines massives de $$$$$ sur le leucémique en phase terminale.

R. Comme ce genre de chose ne devait pas arriver. Le Marché Autonome Autorégulé ne peut faillir et supplier qu’on le sauve, on se dépêcha de tout oublier. Et tout le monde oublia.

S. Ensuite, on accusa l’État d’avoir… On sait pas trop mais c’est de sa faute.

Comme les États sont tous dirigés par des croyants, des adeptes du Marché, ils ont rampé encore. Personne ne s’est plaint. Il y a bien monsieur Sarkozy qui a poussé un râlement et qui a dit qu’il… qu’il était fâchéfâché. Puis il a oublié en allant souper chez Castel.

Aucun Philippe le Bel pour envoyer certains ingrats dans un cul de basse fosse.

Je ne sais pas si vous avez déjà fait de la sauce à spaghetti. Il faut la surveiller sans cesse. À un moment donné, ça mijote, c’est joli, appétissant, inoffensif. C’est d’un rouge profond. Puis ça bout. Et c’est là qu’il faut intervenir. Le couvercle va sauter et la sauce exploser et vous en aurez sur tous les ronds du poêle, sur les rideaux et jusqu’au plafond.

La sauce à spaghetti autorégulée n’existe pas.

Pas plus qu’il n’existe une économie non régulée.

Ou une société libre. Vous êtes surveillé sans cesse. Avec plus ou moins de discrétion selon l’emplacement sur le globe terrestre. Et vous avez été dressé à trouver cette société normale depuis la garderie. Et les médias continueront toute votre vie durant à vous dire quoi penser.

Quand il n’y a que les petits qui se font écraser tant pis. La concurrence a joué.

Parce que la Chine ne peut pas déverser tous ses produits à leur valeur d’origine ici. Même si les consommateurs seraient ravis. Pensez des souliers à 10$. Des ordinateurs à 50 $. Mais ruine pour tous ce qu’il y a de fabricants. Et milliers de chômeurs. Citoyens (ils peuvent chialer, il y a la police qui cogne), voteurs. Oh! Chômage pour les ministres ou retour dans les compagnies qu’ils ont si bien servi avec l’$ du contribuable.

Bien sûr, las apôtres et disciples du Marché continueront à prétendre que la chose existe parce qu’ils la trouvent désirables Et comme on les aime bien, on fera semblant de les croire. Ou parce qu’on est poli.

Parce que c’est la religion de notre époque.

Comme je viens d’une autre époque et d’une autre religion, je vois bien la différence et la comparaison. Et je trouve la chose particulièrement réjouissante.

L’avenir. Sortez votre théière.

Une Terre de 7 milliards d’habitants. 8 dans une génération. 10 à la fin du siècle.

Diminution des ressources par leur utilisation occidentale et leur société de consommation. Et si les USA avec 5% de la population consomme 25%, les 6 milliards et quelques bouffent aussi. Même avec 1 $ par jour, ils bouffent.

Pollution. Changement climatique. Désertification. Inondation. Déplacement de centaines de millions de gens d’une zone à une autre.

Ceci basé sur les calculs des savants spécialistes de ces domaines. Qui n’ont rien à voir avec les militants écologistes. Ou, pire, les politiciens ou chambredecommerceux.

On ne sera plus à un idéal de création de richesse ou de croissance, comme les politiciens naïfs ou stupides semblent le croire.

Mais à la répartition plus ou moins égale ou créative de la pauvreté.

Je prévois un retour à la prière et aux processions du Saint Sacrement dans les rues pour remercier Jésus de l’eau de pluie que l’on aura pu ramasser dans une vieille boite de conserve.

Est-ce que ça me rend triste?

Je n’aime pas la Nature. Pas d’avantage les gens. Et si nous sommes une nuisance, nous serons éliminés sans le moindre soupir (sauf les nôtres) et une autre espèce de grenouille nous remplacera.

Notre ancêtre était, paraît-il, une espèce de marmotte.

Je suis déprimant. Je sais. Je fais souvent cet effet-là aux gens qui ne me connaissent pas vraiment.

Ceux qui me connaissent savent que je suis vraiment déprimant.