Des contes pour l’inconscient des adultes

Puisque c’est, pour beaucoup d’élèves et d’étudiants, la semaine de lecture, je vous offre à Planète Terre cette semaine une entrevue sur la signification des contes de fées, dont le Dr Daniel Bordeleau nous indique qu’ils sont aussi importants pour les parents que pour les enfants.

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De Dennis Boyes, « Initiation et sagesse des contes de fée » est un livre très intéressant à ce sujet. On peut faire un parallèle entre les contes de fée et l’initiation au sens de la vie.

Nos démons n’en sont pas toujours, même si à un moment ou un autre de notre vie, on les voit comme tel. Tout est, en somme, dans le jeu quasiment incontournable des interprétations qu’on en fait.

Maintenant, le sens de la vie par rapport aux contes de fées. Nous avons tous une histoire de vie. Elle est censée nous apprennent quelque chose, pour quel ait un certain sens.

La vie nous apprend à peu près si on se contente du premier niveau. C’est pourquoi l’interprétation et la représentation qu’on s’en fait à mesure que nous vivons des expériences est importante.

De ce point de vue, on peut dire que chacun est le maître qui se forge sa propre histoire de vie. Le conte peut aider à comprendre, ou à rafistoler, sa propre histoire pour en peaufiner le sens.

Les métaphores et l’actualisation de soi : je suis dubitatif à l’égard des contes, mythes et légendes comme phares dans l’interprétation de la conduite de la vie. Freud n’agissait-il pas d’une manière oppositionnelle à sa lecture de la psyché qu’il décrivait avec force métaphores ? Freud me fait penser à la plus grande poupée Russe qui joue avec toutes les autres. En oubliant qu’il était lui-même membre du groupe… lorsque ses comportements traduisaient ses contradictions.

J’aime bien les souliers rouges et je n’arrive pas à les voir autrement qu’au deuxième degré. Aussi, la relation du psy avec la patiente compterait davantage que la force thérapeutique du discours sous-jacent au conte. L’interprétation (intellectualisée) nous est proposée comme la clé conduisant au dehors de la prison mentale. J’en doute. Je suis plutôt d’avis que si les patients pouvaient avoir plus de contacts suivis avec les soignants, les taux de maladie réduiraient considérablement.

Mais je pense que les psychiatres et les psychanalistes en général aiment les contes de fée qui vont dans le sens d’une guérison attribuable à leur capacité d’interpréter l’inconscient.

Lire à ce sujet la critique de Michel Onfray qui relativise, c’est le moins que l’on puisse dire, les effets de la psychanalyse sur la guérison des gens.

Dans le processus de guérison, la souffrance conduit à son évitement et en serait le facteur déterminant. Le thérapeute n’étant qu’un accompagnateur. Parfois éclairant, trop souvent nuisible, par sa volonté de modeler son patient à son paradigme thérapeutique.

Lorsque les approches thérapeutiques deviennent des « force fits » faute de moyens.

CF : Watzlawick, Beaven, Jackson, Healey, Erickson et le courant de la thérapie par le réel.

Entrevue très intéressante encore une fois. Merci.

Je crois que je vais aller acheter ce livre afin de voir si l’auteur traite fu fameux Hansel et Gretel, que je n’ai jamais pu me décider de lire à mes enfants ou petits-enfants tellement je le trouvais violent.

L’inconscient est à la psychée ce que sa partie immergée est au glacier, sa portion enfouie qu’il est toutefois possible de distinguer dès lors que je prends conscience de son existence, donc de sa réalité sous-jacente.

La conscience représente la plus petite, l’infime portion du massif dont les contours secrets nous échappent lorsque nous sommes distraits. C’est quand on entre brusquement en contact avec la portion cachée du glacier que la lumière rouge se met à clignoter et que mugit la sirène.

Est-ce à dire que la plupart de nos pensées, créatrices de nos actions, celles-là mêmes d’où originent généralement le déroulement de notre quotidien, émergent d’un endroit, d’une dimension de nous-mêmes, inconnus?

Ai-je une quelconque influence sur mes pensées?

Est-ce que mes pensées peuvent avoir une influence sur les évènements?

Est-ce que mes pensées peuvent transformer ma vie?

Les contes qui meublent l’inconscient collectif nous proviennent, pour une large part, de la mythologie grecque, trésor inépuisable d’archétypes, source intarissable de nos créations culturelles.

La mythologie grecque nous fournit une multitude de clés d’interprétation de presque toutes les merveilleuses, fantastiques, extraordinaires histoires ayant traversé les sciècles, lesquelles, peuvent nous permettre d’ouvrir les portes de nos propres mystères et faire éclater dans toute sa splendeur, la lumière scintillante au milieu des chambres jusque là inconnues, obscures, sises dans notre vaste château intérieur.

Le voyage à l’intérieur de Soi constitue la plus fantastique des odyssées qui soit, celle qui nous révèle progressivement à nous-mêmes pour que nous puissions éventuellement nous ouvrir au mystère de l’autre.

« Connais-toi toi-même ».