Des crimes presque parfaits

Les Hells Angels sont entrés dans une nouvelle phase de leur histoire depuis un peu plus de cinq ans. Ils ne peuvent plus vivre aussi facilement des fruits de leurs activités illicites, explique Brian Myles.

HELLS ANGELS
Photo : Chuck Stoody/La Presse Canadienne

Hells Angels et mafia, même combat. Dans le numéro de février de L’actualité, qui sort en kiosque aujourd’hui, je publie un reportage sur les transformations du redoutable gang de motards criminels.
Politique

Depuis l’opération Printemps, en 2001, les Hells Angels ont appris de leurs erreurs. Les Hells 2.0 ne se feront plus prendre avec un vulgaire kilo de cocaïne par un agent double de la police. Ils sont devenus des hommes d’affaires, installés derrière le bureau du patron, dans des entreprises principalement liées à l’industrie de la construction.

Environ 8 membres du gang sur 10 possèdent maintenant des intérêts dans une entreprise. Pour être recruté dans le gang, il faut désormais avoir la bosse des affaires — légales et illégales.

Les Hells Angels sont entrés dans une nouvelle phase de leur histoire depuis un peu plus de cinq ans. En raison de la pression policière accrue et du durcissement des lois sur le recyclage des produits de la criminalité, ils ne peuvent plus vivre aussi facilement des fruits de leurs activités illicites. Dans une certaine mesure, l’infiltration de l’économie légale devient la seule voie possible pour mettre leurs actifs à l’abri.

Les Hells Angels n’ont rien inventé. Ils empruntent le modèle d’affaires de la mafia, qui contrôlait rien de moins que l’industrie de la construction à Montréal, comme l’a démontré l’opération Colisée.

Au sommet de sa gloire, le défunt parrain de la mafia, Vito Rizzuto, avait réussi à acheter cinq condos de luxe dans le Vieux-Montréal pour la somme totale d’un dollar. Il avait revendu les cinq pour 1,6 million de dollars… dans le cadre de transactions parfaitement légales.

Si les Hells Angels sont aussi doués que la mafia dans l’infiltration de l’économie légale, la lutte contre le crime organisé va devenir très complexe dans les prochaines années. Un papier à lire, sur lequel j’ai travaillé plusieurs mois.

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À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il a aussi été affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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Les Hells ne laisseront pas passer les très lucratifs marchés de l’opium et de l’héroïne ainsi que les drogues synthétiques. La construction est composée d’un très grand nombre de revendeurs depuis des années.

De plus, laisser tomber tous les sous-capots de leur trafic pourrait dégénérer en guerre contre les têtes dirigeantes par le biais de la délation car plusieurs de ces parasites n’ont jamais travaillé de leur vie et ne voudront pas être laissé sur le côté du chemin et encore moins se lever tous les matins pour aller travailler sur la construction.

Ils n’ont aucune compétence et seraient voués au pic et à la pelle des manoeuvres qui sont au bas de l’échelle salariale et font le travail de tranché. Puisque le contrôle de la CCQ n’est plus entre les mains des syndicats, la donne a changé.

Selon un ami qui travaille à l’Agence du revenu du Canada, ils se préparent à intenter des poursuites et récupérer les argents versés à titre de prime d’éloignement qui n’en étaient pas. Les poursuites iront jusqu’aux personnes qui ont signé de faux baux.

Le brasse camarade est loin d’être terminé, il ne fait que commencer.

En ce qui a trait au marché licite de la construction, la mafia ne laissera pas le terrain aux Hells sans qu’il y ait des répercussions et il y aura une guerre de sabotages durant des années alors que le marché de la construction est au ralentit pour un bon bout de temps.

Au surplus, ils auront beaucoup de contraintes faces aux nombreuses vérifications mises en place depuis la Commission Charbonneau, les distributeurs de matériaux sont sous haute surveillance et plusieurs poursuites sont en cours pour leur participation. Le rôle en chambre criminelle augmente rapidement.

Non seulement les entreprises de construction devront montrer patte blanche pour obtenir des contrats publics mais il semble que l’ensemble des fournisseurs devra y faire face aussi très bientôt s’ils font partie de la liste des fournisseurs que devront soumettre les entreprises pour obtenir un contrat, une nouvelle mesure qui devrait entrer aussitôt que le rapport de la Commission Charbonneau deviendra disponible.

La meilleure mesure pour se débarrasser des dôpés sur les chantiers serait de faire des tests de dépistage tout comme au CN et CP ainsi que pour les transporteurs aériens pour plusieurs corps de métier.

tu vie sur une autres planete toi ,lie trop de roman……et les gens honnetres en affaire ,tres tres rare ,nul,de nos jours

Je connais ces centaines de propriétaires d’entreprises et personne de ceux-ci ne volent ni leurs clients ni le gouvernement. Ils ne font pas de faude fiscale, ont des milliers d’employés bien payés, ne traficotent pas leurs impôts, rien de répréhensible à l’horison. Vous avez une opinion d’individu qui ne travaille que pour l’argent et ne réussit pas dans la vie, un autre frustré qui croit que tous les citoyens qui sont en affaires sont des voleurs et les envient parce qu’ils ont réusis. Vous avez encore beaucoup de croutes à manger. Et les BS qui travaillent sous la table, ça vous dit quelque chose, une perte d’environ 350$ millions par année (estimée). Deux de mes frères ont l’entreprise familiale (la cinquième génération en fait) et ne doivent rien à personne et bien au contraire, dépensent une petite fortune pour des aider les plus démunis depuis trois génération alors que notre grand père a mis sur pied une valeur égale à 5% des profits octroyé en temps horaire payés aux employés pour de multiple de travaux que ne pourraient se payer des organismes. Et vous, avez vous déjà fait un don d’un seul dollar ou de votre temps pour un organisme. J’en doute fort car vous verriez à quel point les organismes vivent d’argent provenant des entreprises.

Malheureusement, cette sorte d’individus n’acceptent pas la concurrence. Résultat: les gens d’affaires honnêtes qui étaient là bien avant eux doivent quitter. Leur arme préférée: les incendies criminels, dont ils sortent les grands gagnants. Jamais inquiétés.