Des leçons pour Ottawa dans le rapport Duchesneau

Comme je le note dans ma chronique de ce matin dans le Devoir, le gouvernement fédéral n’est pas la cible du rapport Duchesneau sur la collusion,  mais certains constats que fait l’ancien chef de police de Montréal mériteraient d’être pris en considération par Ottawa avant de retrancher 4 milliards de dollars de plus à ses dépenses annuelles. La réduction des dépenses et, par ricochet, des effectifs se traduisent trop souvent par des pertes d’expertise qui peuvent finir par coûter très cher.

Laisser un commentaire

Donc, si je suis bien votre raisonnement, à contrario l’État devrait dépenser des centaines de Milliards et le tour serait joué…on aurait des « zexperts » en masse et plus aucune corruption…

Les pays communistes ont tenté l’expérience avec le succès que l’on connaît…

Ce n’est pas la quantité d’argent que l’on dépense dans un endroit qui fait que celui-ci devient automatiquement un endroit mieux géré (voir notre système de santé!) mais la QUALITÉ de l’organisation, or, en matière d’organisation, nos différents paliers de gouvernement sont loin d’être des probités.

Il faut RÉDUIRE le rôle et la taille de l’État éléphantesque et ingérable et ainsi diminuer les privilèges monnayables des politiciens et des fonctionnaires pour espérer y voir clair et mettre fin à la corruption.

Il n’y a pas d’autres moyens!

Faites toutes les lois que vous voudrez et les fraudeurs les contourneront.

Au risque de me montrer quelque peu acerbe et critique. Je ne suis pas convaincu qu’une baisse d’effectifs rime avec perte automatique d’expertise, surcharge de travail et démobilisation. Cela signifierait alors que le personnel d’encadrement serait ou bien laxiste ou bien déficient ou bien les deux à la fois ou encore qu’il n’écouterait pas.

Le travail établi par la fonction publique et la fonction privé devrait être complémentaire et non substitutif. Si cela ne fonctionne pas, c’est parce que toutes les personnes qui travaillent dans la fonction publique n’ont pas à cœur le service au citoyen ou cherchent quelquefois a faire achopper le partenariat avec le privé.

Comme citoyen, j’ai dans ma vie de tous les jours éprouvé souvent le sentiment que je ne suis pas bien servi, qu’on ne m’entend pas, qu’on ne répond pas au mieux à mes besoins. Je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas. Ce genre de difficultés et d’inconforts de toutes sortes se révèlent dans presque tous les services.

Est-ce peut-être que bien des personnes choisissent d’entrer dans la fonction publique pour d’autres raisons qu’essentiellement de servir ? Lorsqu’ils y sont, ils y restent de plein droit et non goût de servir ou alors cela devient une période transitoire qui permet d’évoluer ensuite vers le privé pour occuper des postes mieux rémunérés.

Nous vivons dans un monde où souvent ce sont des personnes bénévoles qui accomplissent un travail remarquable, qui offrent leur expertise à toutes fins gratuitement, qui ne reçoivent pour seule récompense qu’un peu de reconnaissance et quelquefois même pas.

Je pense aussi que beaucoup d’expertise et de savoir-faire se perdent inutilement et que ce n’est pas le seul apanage de la fonction publique. Combien de personnes bien formées, bien éduquées et utiles végètent dans ce magnifique pays qu’est le Canada ? – Et tout le monde rechigne à reconnaître le caractère flagrant des inégalités !

Le problème ne relève selon moi pas seulement des effectifs et de la répartition des charges au sein de l’effectif. Cela relève en premier lieu de la formation, en deuxième de la capacité des employés d’acquérir des connaissances ou de les mettre à jour, en troisième de l’estime de soi, ce qui regroupe un ensemble d’aspects relevants du module psychologique et des paramètres de l’organisation sociale.

Les plus populaires