Des nouvelles de l’Ontario : le Québec va bien !

À la demande générale, le billet « Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois », qui depuis novembre porte sur la bonne performance mensuelle du taux de chômage québécois, reviendra tous les vendredis !

Commentateur de droite apprenant que ce billet reviendra chaque vendredi
Commentateur de droite apprenant que ce billet reviendra chaque vendredi

Cette semaine, deux tableaux tirés du récent budget ontarien, où la bonne tenue comparative de l’économie québécoise est nettement mieux démontrée, bizarrement, que dans le récent budget québécois.

Après le saut de page : l’emploi.

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Note en petits caractères:

Les billets « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
Les commentaires sont fermés.

J’aimerais qu’on m’explique de facon plus exaustive…
Les principaux clients de nos PME sont les gouvernements fédéral et provincial.
Ils s’endettent en maintenant le statu quo et donc, ils maintiennent le PIB et les PME (celles qui sont amis du pouvoir).
Au livre, ca parait bien.
Il en va de même pour l’indice sur l’emploi. Au Québec, nous avons le « record ratio » employés de l’État versus la population à desservir.
À quand remonte la méga perte d’emplois au secteur public? Dans nos rêves.
La ville de Québec (agglomération) a le plus bas taux de chômage au Canada avec 4,1% bien devant, Calgary à 7,2% et Edmonton 7,0%.
Par hasard, Québec est un haut lieu de la fonfonnerie (fonction publique).
Je ne suis pas économiste, je me demande juste où dois-je me réjouir dans tout ca.
Le public maintient superficiellement notre économie jusqu’à ce que le « lastic » pète et les baby boomers s’assurent de cela pour finir leur dernieres années et pour toucher le maximum de leur retraites.
Au niveau économique, il n’y a que réjouissance que lorsque les argents entrent de l’extérieur de par notre labeur.
La facture sera tout simplement reportée aux X et suivants.
Retournez vous coucher ceux qui chérissent le modèle québécois.
Le réveil sera brutal lorsque nous seront tous des employés du « Ministère du Temps libre ».
Ceux qui refusent de voir avec leurs yeux auront bien besoin de ceux-ci pour pleurer!

Ils se démerdent bien au Texas si on se fie à vos graphiques. C’est un haut lieu de la gauche?

Nous avions déjà, avant la récession, entammé des programmes de dépenses gouvernementales dignes de plans de relances. Le meilleur exemple étant les nombreuses réfections de routes et d’infrastructures désuètes au Québec. Nous avions déjà aussi perdu la plupart des emplois que nous avions à perdre dans les secteurs où la crise économique a frappé fort, soit l’automobile et le secteur manufacturier.

Pour citer le professeur Éric Pineault: « on ne peut pas tomber de haut quand on est déjà bas ».

C’est ce qui explique les chiffres comparatifs du budget de l’Ontario; nous avions moins à perdre, nous avons moins perdu.

Comme le disait le fameux Denis Coderre « Tout se décide à partir de Toronto ».
Cette fois-ci de toute évidence, le ministre Bachand n’a pas été informé.
Peut-être ne savait-il pas que tout se décide Toronto ou n’avait-il pas la compétence pour comprendre.
Et si le ministre Bachand le savait, on n’a plus à se poser des questions pourquoi il n’en n’a pas tenu compte…..non c’est évident que cela dépasse ses compétences.
Bon on fait quoi? Ah oui l’incompétence et la pourriture, on met cela dehors.

C’est « cute » mais autant pertinent que de dire que pendant que le secteur automobile va mal, l’Ohio et le Michigan vont mal, alors que quand l’énergie va bien, l’Alberta et le Texas vont bien.

Ça me fait trop penser aux:
-On devrait imiter l’Irlande (Piché).
-L’Alberta fait du cash parce que les taxes sont basses (l’autre folle).
-Si mes 5000$ de silicone m’ont permis d’augmenter mes profits de 40%, on devrait rendre déductible les « kits à 5000$ » (de la grande blonde chez Paré).

M. Jean-François Lisée,

Je vois que les détracteurs du Québec emploient beaucoup d’idées préconçues ou de fabulations issues de l’histoire transmise de génération en génération pour décrire le Québec.

À mon avis, il serait très intéressant de lire un billet nous décrivant à qui vendent les producteurs de biens et de services du Québec ainsi de la ville de Québec et dans quel pourcentage.

Il serait aussi intéressant de connaître qui sont les employeurs et dans quel pourcentage.

« La ville de Québec (agglomération) a le plus bas taux de chômage au Canada avec 4,1% bien devant, Calgary à 7,2% et Edmonton 7,0%. Par hasard, Québec est un haut lieu de la fonfonnerie (fonction publique). »

Si ma mémoire est bonne, l’industrie de haute technologie et le touristique sont parmi les employeurs les plus importants de la ville de Québec.

Les fonctionnaires eux ne demeurent pas tous à Québec.

« Au niveau économique, il n’y a que réjouissance que lorsque les argents entrent de l’extérieur de par notre labeur. »

Produire nos propres bien est aussi payant que de les vendre à l’extérieur et donc s’en réjouir.

Pour le moment à cause de la hausse du coût de nos besoins énergétiques, il faut vendre plus à l’extérieur.

Voilà pourquoi il faut développer le potentiel gazier maintenant qu’on l’a découvert.

@ Christian

Je ne dirai pas que vous jouez les Cassandre car elle au moins prédisait avec justesse les évènements, seuls les plus tristes semble-t-il. C’était sa spécialité, sa marque de commerce. (N’est-ce pas ça qui la perdue ? Non c’est vrai c’est Clytemnestre qui l’a occis aidée de son amant.)
Mais là je crois que vous exprimez vos propres craintes. C’est très bien, vous en avez le droit. Mais comme vous dites fort réalistement, vous n’êtes pas économistes et vos arguments le prouve bien.

Je connais beaucoup de propriétaires de PME et très peu d’entre eux, en fait je n’en connais pas, ont des clients qui soient nos gouvernements. Notez bien que ce serait le cas que je ne m’offusquerais pas. N’est-il pas normal que nos gouvernements fassent affaires avec les producteurs locaux ? Nos gouvernements, que vous le vouliez ou nom génèrent une certaine activité économique. C’est comme ça.

Vous tenez les gouvernements responsable de tous nos malheurs. J’imagine que vous mettez le cadran pour vous réveiller en pleine nuit afin de les haïr. À force de ne pas dormir vous finirez par en faire une dépression. Ménagez-vous mon petit Christian… 😉

En en terminant sur votre compte M. Christian je vous suggèrerais de vous informer quelque peu sur les notions de commerce intérieur et de commerce extérieur. Votre opinion pourrait évoluer.

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En effet M. Lisée, ça remonte le morale après avoir été tant décrié par tous nos prolifiques «lucides». Mais je me pose une question : comment profiter de ce moment béni pour consolider notre performance ?

Juste pour rire.

Ça donne quoi quand au lieu de faire un graphique pour l’année 2009 seulement on fait un graphique de 1980 à 2009 ?

Prendre la seule année depuis mémoire d’homme où le Québec n’est pas aussi mauvais que l’Ontario ça ne prouve rien.

@ Eric:

Et VLAN!!!

En passant, les politiciens du Texas ne siègent que quelques semaines par année…

Bref, moins les politiciens sont actifs et plus la société y gagne.

« Prendre la seule année depuis mémoire d’homme où le Québec n’est pas aussi mauvais que l’Ontario ça ne prouve rien. »

Sa peut prouver qu’un changement s’opère et commence à donner des résultats.

Le système Québecois Social démocrtique bien centré au Centre serait le meilleur au monde si 50% de nos richesses étatiques n’étaient pas aux mains des étrangers à Ottawa et si les ambassades dans les 200 pays du monde devenaient des ambassades Québecoises pour faire la promotion de nos produits Québecois et de nos politiques et de notre culture Québecoise .
Malgré tout grâce à son système bien équilibré 1/3 d’État, 1/3 de PME 1/3 de multinationales le Québec est beaucoups moins dépendant des étrangers que le Canada et les USA .
Vos chiffres prouvent cela

Plutôt ironique en effet que la bonne performance du Québec (par rapport au reste de l’Amérique du Nord) soit illustrée dans un rapport de… l’Ontario ! Il apparaît clairement que le modèle québécois, si décrié par les élites néo-libérales, a mieux résisté à la récession.

D’ailleurs, la dette du Québec en proportion de son PIB est inférieure à celle de 6 des pays du G7. La Finlande, pays social-démocrate s’il en est un, est le 2è pays avec les plus grands SURPLUS par habitant et ce, sans aucune réserve de pétrole et avec le meilleur système d’éducation au monde qui est GRATUIT !

@ David Gagnon #12

« It’s the economy, stupid ».

La croissance économique, c’est une foule de acteurs, dont la confiance.

Confiance n’est pas synonyme de foi aveugle; personne, surtout pas Jean-Francois Lisée, ne prétend que l’économie du Québec est aussi dynamique que celle de la Chine. Ou que celle de l’Alberta.

Pour ce qui est de la période 1980-2009, tu es trop jeune pour l’avoir connue intégralement. L’économie du Québec a périclité, d’une part parce que sa base industrielle (textile, par exemple) n’a pas pu concurrencer le tiers-monde, et d’autre part parce qu’une bonne partie de ses élites financières a fui après la victoire de René Lévesque.

Pendant ce temps, l’Ontario s’est nourrie de l’industrie de l’automobile. Et l’Alberta, du pétrole. Et ce n’est pas le savoir-faire des Ontariens qui a fait de Windsor l’arrière-cour de Détroit, ni le savoir-faire des Albertains d’aujourd’hui qui a semé des germes d’hydrocarbures à l’époque des dinosaures…

L’Ontario s’est également nourrie, aux dépens du Québec, de l’ouverture de la voie maritime et du déplacement du centre de gravité démographique vers l’ouest.

Il n’y a pas grand chose que le Québec pouvait faire pour contrer cette tendance qui, par ailleurs, constitue une bonne partie de l’explication. Mais ça, bien sûr, Davide Gagnon n’en parlera pas (air connu, paroles adaptées).

Cela dit, le Québec s’est doté d’une industrie du savoir, domaine où il n’a rien à envier à l’Ontario: avionnerie, multimédia, programmation, bio-technologies, recherche pharmaceutique, etc. Alors que la base industrielle de l’Ontario, de son côté, amorce à son tour son déclin; l’Ontario ne retrouvera jamais les emplois perdus dans le domaine de l’automobile. Elle devra trouver autre chose.

De son côté, le Québec ne pourra plus perdre les emplois du textile qu’il a déjà perdus.

Voilà pourquoi les chiffres 1980-2009 n’ont pas l’importance que tu leur prêtes; ils décrivent une réalité qui n’est plus et qui ne sera plus.

Meilleure chance la prochaine fois dans tes manoeuvres de Québec-bashing.

@ Warren Peace

Désolé de te l’apprendre mais le Québec reçoit plus d’argent du fédérale qu’il en verse, cette situation perdure depuis au moins 10 ans (les chiffres de l’institut de la statistique du Québec ne vont pas plus loin).

En 2007 (l’année la plus récente dans les statistiques), le fédéral a dépensé au Québec (dépenses courantes et de programmes) 7 980$/personne. Les recettes du fédéral (revenus fiscaux) de leur côté ont totalisé 5 948$/personne. Au final, le fédéral a plus dépensé qu’il a prélevé au Québec; la province affiche donc un bilan positif de +2 032$/personne.

En 2007, le fédéral a dépensé en Alberta 6 034$/personne. Les recettes du fédéral de leur côté ont totalisé 10 550$/personne. Au final, le fédéral a plus prélevé qu’il a dépensé en Alberta; la province affiche donc un bilan négatif de -4 516$/personne.

De 1997 à 2007, chaque Albertain a envoyé au fédéral 36 071$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente 144 284$.

De 1997 à 2007, chaque Québécois a reçu au fédéral 5 864$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente 23 456$.

Gardes en tête que la nouvelle formule de péréquation a probablement accentuée le surplus du Québec depuis 2007.

Si le Québec est si pauvre, ce n’est pas de la faute du fédéral, de l’Ontario, de l’Alberta ou du réchauffement climatique.

C’est le résultat de plus de 40 ans de politiques socialistes qui ont complétement sclérosés la population.

Les économies changent, les autres s’adaptent mais pas nous. À t’entendre, c’est un drame d’avoir perdu l’industrie du textile. Et quoi encore, tu va pleurer sur le sort des forgerons ?

Ce qui était la réalité dans les années 80 l’est encore aujourd’hui. Rien n’a changé et la dette s’accumule.

@Lorraine King #17

D’habitude, vous êtes plus « sharp ».

Relisez mon #16. De quelle période était-il question? Pas des roaring twenties, que je sache, mais des années 80, 90 et 2000.

Je persiste et je signe: au cours de ces années-là, c’est la proximité de Détroit qui assurait le succès de l’industrie automobile du sud-ouest ontarien.

Le pacte de l’auto, vous connaissez, n’est-ce pas? Le Automotive Products Trade Agreement (APTA) est entré en vigueur en 1965 et a été aboli en 2001 (il a été déclaré contraire aux conventions internationales par l’OMC et de toutes façons, l’ALENA a pris le relais).

Saviez-vous, Lorraine, que la même pièce peut traverser le pont reliant Windsor à Détroit plusieurs dizaines de fois avant d’être incorporée à un véhicule en état de rouler? L’industrie automobile canadienne des années 65-2000 était à ce point intégrée à un tout nord américain que la proximité géographique était un facteur essentiel.

Ne me parlez pas des fabricants canadiens du début du 20e siècle; aucun n’a subsisté jusqu’au Pacte de l’automobile.

Par ailleurs, oui, je connais l’histoire de l’industrie canadienne de l’auto; ne vous en faites pas pour moi.

Je ne connais pas l’histoire individuelle de chaque « plant », mais aucune des usines des années 20 ne répondait aux exigences des années 80. N’est-ce pas?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai pas dit qu’il n’y a jamais eu d’industrie canadienne de l’automobile. J’ai dit que, au cours des années 80 que notre petit David n’a pas connues parce qu’il est encore dans la vingtaine, c’est la proximité des usines américaines du trio GM / Ford / Chrysler qui était le facteur déterminant dans le choix de l’implantation des usines canadiennes.

Voilà.

@David Gagnon #18
« Désolé de te l’apprendre mais le Québec reçoit plus d’argent du fédérale qu’il en verse, cette situation perdure depuis au moins 10 ans (les chiffres de l’institut de la statistique du Québec ne vont pas plus loin).

= = =

Mon petit David autrefois gauchiste, sache que le vieux bouc que je suis savais déjà tout cela bien avant ta naissance…

Je puis d’ailleurs te confirmer, si ça peut te faire plaisir, que ça fait beaucoup plus de 10 ans que le Qc retire davantage qu’il ne donne au Fédéral. Ne me confonds pas – ne me confonds surtout pas avec Jacques Noël, dont j’ai d’ailleurs toujours été l’un des critiques les plus virulents.

Pour mémoire, J.N. prétend, lui – mais pas moi! – que le Qc envoie plus d’argent à Ottawa qu’il n’en reçoit. Il omet, tout simplement, les argents affectés au remboursement de la dette et quelques autres gugusses.

= = =

Je sais tout autant que le fait de rapatrier INTÉGRALEMENT le domaine de la « culture » ne serait pas profitable FINANCIÈREMENT au Québec.

À vrai dire, ton commentaire est plutôt condescendant. Tu n’as aucune idée des motifs pour lesquels j’affirme ici mon nationalisme.

J’observe la chose avec l’oeil d’un juriste et j’en conclus que dans le grand tout canadien, le Qc n’a aucune chance de survivre en tant que société distincte, compte tenu des facteurs démographiques et compte tenu de la Charte des droits INDIVIDUELS enchâssée dans la Constitution canadienne.

Pour ma part, moi qui suis le fils d’un père américain et anglophone, et le grand-père de deux enfants inuit par leur mère, je tiens à ma spécificité culturelle, de même qu’au maintien de mes valeurs.

Mes valeurs, comprends le bien, sont celles d’un Nord-Américain. Ce ne sont celles ni d’un Nord-Africain ou d’un vieux sympathisant du mouvement « En lutte! ». Je ne suis ni l’un, ni l’autre.

Ce qui ne m’empêche pas d’avoir une vision sociale, qui s’accommodait bien du Canada des Trudeau, Mulroney et Chrétien, mais qui s’accommode plus difficilement d’un Canada à la sauce Reform / Canadian Alliance / Harper.

Je me suis d’ailleurs régulièrement porté à la défense de la Charte à Trudeau, ce qui m’a valu des injures de la part du Noël mentionné plus haut (« juge stalinien », notamment).

Ce qui ne veut pas dire que je sois incapable de comprendre que cette Charte a des effets pervers sur l’avenir de cette société distincte qu’est le Québec.

Bref, je suis parfaitement capable de marcher tout en mâchant de la gomme. Les deux ne sont pas incompatibles.

Est-ce que je dois te faire un dessin?

@David Gagnon #18 (bis)

« Si le Québec est si pauvre, ce n’est pas de la faute du fédéral, de l’Ontario, de l’Alberta ou du réchauffement climatique.

C’est le résultat de plus de 40 ans de politiques socialistes qui ont complétement sclérosés la population.

Les économies changent, les autres s’adaptent mais pas nous. À t’entendre, c’est un drame d’avoir perdu l’industrie du textile. Et quoi encore, tu va pleurer sur le sort des forgerons ?

Ce qui était la réalité dans les années 80 l’est encore aujourd’hui. Rien n’a changé et la dette s’accumule. »

= = =

Est-ce que tu sais lire, David?

Est-ce que j’ai pleuré sur le sort des forgerons et sur le sort de l’industrie textile? Je dois dire que même si j’ai l’âge d’être ton père, je n’ai connu ni l’époque des forgerons ni celle des dinosaures, d’ailleurs.

Le Québec a déjà été le moteur économique du Canada. Tu as entendu parlé du Golden Square Mile? À cette époque, le Canada industriel, c’était Montréal. Tout partait de Montréal, et tout passait par Montréal, incluant la richesse. Je ne pleure pas; je constate.

L’économie du Québec reposait sur des bases qui se sont effondrées, pour toutes sortes de raisons. Le « socialisme » n’a rien à y voir.

Quarante ans ET PLUS de gouvernement socialiste, écris-tu? Oh boy, il y a des trous béants dans ton éducation! Quarante ans, ça commence avec le gouvernement Bourassa, en 1970. Socialiste, Bourassa? Bien moins que son vis-à-vis fédéral, un certain Trudeau, à l’époque. C’est pas Bourassa qui dénonçait Duplessis en 49 pendant la grève de l’amiante à Asbestos. Trudeau, Marchand, Pelletier, Lévesque, mais pas Bourassa! En 70, le premier était PM du Canada (au grand dam de son vis-à-vis américain, Richard Nixon), les deux suivants étaient ministres sous Trudeau, et Lévesque n’était encore qu’un journaliste.

Tu ne te contentes pas de dire « 40 ans », tu dis « 40 ans et plus de socialisme ».

Histoire du Québec 101 pour libertariens désinformés: de 1966 à 1970, c’est l’Union Nationale qui était au pouvoir. Le parti de Duplessis. Daniel Johnson père, un socialiste? Daniel Fils serait bien surpris de savoir ça, lui qui s’est fait happer par l’empire Desmarais… Pierre-Marc Johson serait également surpris, lui qui, bien qu’élu à l’époque sous la bannière du PQ, se range plutôt parmi les « lucides ».

Jean-Jacques Bertrand, un autre socialiste?

Si ces deux-là étaient socialistes, alors Ben Laden est un rabbin.

= = =

Lâche ton dogme deux minutes, ce qui t’évitera d’écrire que « Ce qui était la réalité dans les années 80 l’est encore aujourd’hui. Rien n’a changé et la dette s’accumule. »

Oui, la dette s’accumule, ça je le concède. Mais le Québec a atteint son creux de vague il y a un bout de temps, et il est déjà rendu ailleurs: il se refait, autrement, et il remplace le textile déjà éteint par autre chose (nouvelles technos, par exemple). Au contraire, l’Ontario vient d’aborder le creux de SA vague et va devoir se réinventer. Elle y parviendra.

= = =

Alors, ton « 40 ans et plus de socialisme » au Québec?

Parle-moi plutôt de la Saskatchewan, berceau du « socialisme canadien » (ils élisaient des NPD, eux!). Mais ils ont aussi du pétrole. Alors, socialistes ou pas, ils empochent des redevances pétrolières et ils envoient plus d’argent à Tawa qu’ils n’en retirent. <

Quel paradoxe!

Comme par hasard, les provinces qui envoient de l'argent à Tawa, ce sont les provinces productrices de pétrole, ce qui inclut désormais Newfoundland & Labrador.

Mais ça, t'es pas kapab le wouère, passke tes oeillères sont trop étrettes.

Je suis assez optimiste pour l’avenir économique du Québec. La diversification a aidée à survivre durant la récession et l’économie du savoir prend de plus en plus de place. Pour sa part, la ville de Québec est une belle locomotive. Aujourd’hui, seulement 13-14% des emplois sont reliés au gouvernement. Il y a de nombreuses entreprises qui se développent dans les jeux vidéos, l’optique-photonique, la défense et les biotechs. Avec la mise à jour du plan d’innovation promis par le gouvernement charest, le développement d’Hydro-Québec et la conclusion d’un traité de libre-échange avec l’UE, le Québec est sur la bonne voie pour diminuer la péréquation qu’il reçoit. Cela éliminera le seul argument des fédéralistes…

Le Québec est perdant à tous les niveaux
1) Le Québec reçoit moins d’investissements rentables du fédéral
2) Le Québec se laisseendetter par le fédéral
3) Le Québec ne reçoit pas sa part de tous les ministères
4) Le Québec se laisse détruire par une immigration fédéralisée et anglicisée
5) Le Québec n’a passa part des sièges sociaux
6) Le Québec se laisse fermer le monde des ambassades canadian et de leurs rentabilité économiques
7) Le Québec se fait et se laisse trahir par les députés fédéralistes non indépendantistes.
etc…

Qu’est-ce que ces chiffres tendent à démontrer? Que le modèle québécois n’est pas si mauvais après tout? Or, le modèle texan fait encore mieux…, et de ce que j’en connais, ces deux modèles sont aux antipodes!

« 1) Le Québec reçoit moins d’investissements rentables du fédéral » (MichelG)

C’est une des raisons majeures qui à empêché le Québec de croître.

Cet argent s’il était resté ici le Québec aurait pu l’investir dans des secteurs rentables.

Le Québec à payé pour des investissement rentables en Ontario et en Alberta.

Maintenant que ces deux provinces font de l’argent avec notre argent, Ottawa nous rembourse lentement avec la péréquation.

« Qu’est-ce que ces chiffres tendent à démontrer? Que le modèle québécois n’est pas si mauvais après tout? Or, le modèle texan fait encore mieux…, et de ce que j’en connais, ces deux modèles sont aux antipodes! » – JF Labonté

.. Donc il ne suffit que de trouver du pétrole.