Des radicaux au PQ? Normal!

Ah, les radicaux du PQ! Les purs et durs! Ils ont fait de la peine à René Lévesque. (Vrai.) Ils ont mené la vie dure à Lucien Bouchard. (Absolument.) Ils ont montré la porte à Bernard Landry. (C’est moins sûr.) Ils ont eu la peau d’André Boisclair (non, il a fait ça lui-même). Ils enquiquinent Pauline Marois (à peine!) Que n’a-t-on pas dit sur leur compte…

Pendant la saison estivale, je vous offre, en rappel,
quelques textes déjà publiés dans L’actualité ou ailleurs
et qui pourraient chatouiller votre intérêt…
Bon été !

Comme conseiller de Jacques Parizeau et surtout de Lucien Bouchard, je fus assez souvent dans leur ligne de mire. J’ai plusieurs fois débattu publiquement – et assez vigoureusement – avec un de leurs porte-étendards, Robert Laplante. J’ai donc un grand nombre de désaccords avec eux. Je pourrais dire beaucoup de mal de ces radicaux. L’intolérance de certains et quelques relents d’anglophobie m’insupportent. Pourtant, je prendrai leur défense.

On perd de vue une donnée essentielle: l’objectif du Parti québécois est radical. La création d’un nouveau pays à partir d’une fédération existante est un projet exaltant, mais qui tient de la rupture. Il faut être rebelle pour vouloir changer fondamentalement son statut politique. S’il n’y avait pas de radicaux au sein d’un parti qui veut faire une révolution institutionnelle, on devrait douter de sa santé.

Les impératifs démocratiques requièrent du Parti québécois qu’il réunisse plus de 50% des électeurs derrière son projet, qu’il convainque donc un grand nombre de modérés de la justesse de sa cause… radicale. Le chef, le parti, l’équipe parlementaire ont la tâche de rendre le projet réaliste, opérationnel, de voir venir lucidement les obstacles et d’imaginer les façons de les aplanir ou de les contourner. De conclure des alliances, parfois, avec des partenaires et des partis qui ont une autre approche.

Mais qu’on arrête de vouloir que les radicaux soient modérés. Pendant toute l’histoire du PQ, ils ont eu un pouvoir d’influence, jamais de décision. Régulièrement, leurs propositions sont rejetées par les conseils nationaux et les congrès. Voudrait-on, en plus, qu’ils se taisent? Ou alors – c’était l’espoir de René Lévesque – qu’ils créent un parti à eux, qui divise l’électorat souverainiste au moment du vote?

Sur la souveraineté et sur la langue, il leur arrive d’apporter de mauvaises réponses. Mais rarement de poser de mauvaises questions. Voyez les cégeps anglophones, fréquentés de façon accrue par les allophones et les francophones. Est-il vraiment souhaitable que les cégeps anglophones deviennent le lieu de passage d’une portion croissante des élites québécoises? Souverain ou pas, le Québec doit résoudre cette question.

La loi 101 a créé, au primaire et au secondaire, une ségrégation nécessaire entre les anglophones et les autres, pour des impératifs de survie linguistique du français. Mais la ségrégation n’est pas, en soi, une vertu. Il serait bon que, au moment de terminer leurs études ou de se préparer à l’université, tous les cégépiens québécois se retrouvent dans un même réseau collégial intégrateur.

Dans la région de Montréal, ce réseau unique de cégeps devrait offrir à l’ensemble de ses étudiants une formation en français pendant trois trimestres sur quatre, puis, pour ceux qui le désirent, en anglais pendant le quatrième.

De cette façon, tous les finissants seraient effectivement bilingues. Faisons en sorte que, pendant ces deux ou trois années passées au collégial, se forment enfin des réseaux – amicaux et professionnels – entre francophones, anglophones et allophones. Qu’ils s’inscrivent dans les mêmes filières d’emploi, se fréquentent, se mélangent.

Sur la souveraineté, les radicaux sont pressés, ils voudraient prendre des raccourcis. Nombre de leurs propositions sont contre-productives. Elles sont écartées. Mais comment leur en vouloir de se méfier des pièges de l’attentisme et de l’immobilisme? Le risque n’est-il pas réel que le PQ se transforme en simple parti de pouvoir? La présence des radicaux est en quelque sorte l’antidote à ce virus frappant tous les partis qui tardent à réaliser leur objectif premier.

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Les radicaux sont des pousseux et des pressés mais ils représentent un mal nécessaire car ils remettent en question ! Leurs propositions ne passent pas car irréalistes ou antidémocratiques mais elles aident le parti a se recentrer et a faire quelques pas ….. Avant de faire la souveraineté , le parti Québécois doit d’abord prendre le pouvoir et cela se fait avec le vote démocratique d’une majorité d’électeurs qui lui donneront une majorité de députés et pour ce faire il doit convaincre des électeurs de gauche , de centre comme de droite qu’il sera le meilleur pour le représenter ……Les radicaux et les pressés servent a convaincre aux yeux d’une masse d’électeurs que le PQ est un parti somme toute modéré et démocratique ….

Quoi qu’on pense de leurs idées, les radicaux au PQ sont un rempart contre l’encrassement de minables politicailleux provinciaux servant des intérêts étroits, comme dans un parti qu’on connaît. Ils forcent les politiciens péquistes à être plus rigoureux intellectuellement dans leur approche et à rendre des comptes continuellement. Ce n’est pas rien…

Un radical est en fait un être de parole dont le oui veut vraiment dire oui et le non veut vraiment dire non . Les Nooui faux souverainistes confédéralistes bilingues anglicisés ne sont pas fiable et mérite aucun respect n,étant pas respectables .
Les radicaux purs et durs fédéralistes eux ne lésinent pas et ils sont prêts à tous les crimes pour défendre leur système colonial orangiste angliciseur royaliste et leur loi C20 totalitaire et à peinturer le québec de feuilles mortes .
Le bilinguisme pour tous est une ânerie une utopie qui ne sert qu’à détruire la nation francophone Québecoise en nous fermant le monde , les Canadians bien informé de cette arnaque linguistique n’ont pas tombés dans ce piège à cons seul le Québec est bilingue et en train de s’angliciser et de détruire sa langue nationale en fournissant des service en anglais et en empéchant les francophones de travailler s’ils refusent de s’angliciser .
Le PQ en rejetant les radicaux non violents et honnêtes s’affaiblit et donne le pouvoir aux fédéralistes

Corrigez-moi si j’ai tort mais lors de la dernière course à la chefferie du Parti québécois en 2005 (course à 7 candidats!), les radicaux n’avaient réussi à accumuler qu’un peu plus de 2% des votes péquistes… Imaginez dans la populace!

Le problème du Parti québécois est qu’il laisse beaucoup trop de champ libre aux extrémistes (on se souvient tous du SPQ Libre) ce qui devient contre-productif et donne l’impression aux électeurs normaux que ces derniers en mèneraient très large dans un éventuel Québec indépendant. Comme si Gérald Larose ou Julien Poulain obtenaient un Ministère important. Ça effraie les gens sensés…avec raison.

Les autrea partis politiques comptent également dans leurs rangs des fondamentalistes mais ils savent les contrôler. Pas le P.Q.

L’analyse est somme toute pertinente. Rien à dire sinon que l’extrémisme de tous bords n’est que la conséquence de l’ignorance et de l’intolérance d’une frange de l’électorat.
Mais pour autant peut on poser l’équation : radicalisme = extrémisme ?
Tous les partis d’opposition et/ou de gouvernement qui aspirent à la démocratie doivent tendre vers une modération des débats politiques partisanes.

Il me semble que le radicalisme politique n’est pas l’apanage des souverainistes en politique.

Qu’est-ce qui est moins radical que l’article interprétatif de la Charte à Trudeau qui impose le multiculturalisme et qui donne les jugements que l’ensemble des Québécois ont de travers dans la gorge ?

Ceux qui ont imposé de force le système actuel seraient-ils des modérés ? Trudeau était un modéré?

Il est bien possible que certains raccourcis proposés soient malhabiles. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils se trompent quant à l’objectif poursuivi. Pas seulement sur le plan accessoire comme le laisse entendre la dernière phrase de votre texte.

@ Francois 1
Pour une fois que je trouve votre commentaire modéré , je ne voudrais pas vous corriger ! Permettez-moi de vous dire que les 2% des radicaux exercent une influence bien controlée dans le parti car leurs résolutions sont battues couramment mais on les laisse s’exprimer comme dans tous partis démocratiques qui se respectent et cela fait avancer le PQ …..
On ne débat rien de controversés dans les autres partis comme le PLQ qui n’est l’expression des béni-oui-oui envers le chef et quant a l’ADQ , le petit Mario ne laissaient pas ses députés s’exprimer ne leurs attribuant aucune confiance …. Concernant les radicaux fédéralistes et libertaires , ils s’expriment dans les blogues qui sont leurs seuls organes et leur fanatisme et radicalisme est exposé a tous les jours ….. Si tu lis La Gazette et tous les journaux du ROC , ce radicalisme se manifeste au quotidien sur toutes questions du francais , du bilinguisme et le nationalisme Québécois …… On pourra s’en reparler , toi qui n’est pas un symbole de nuances …..

Vouloir réellement faire du Québec un État indépendant est, selon moi, un projet radical. Notre pensée, notre engagement, notre positionnement, sont radicaux.

La justice est radicale tout comme l’injustice d’ailleurs, de par ses conséquences souvent dramatiques. Quand on entend le bruit percutant du marteau d’un juge après prononcement de la sentence, on peut ressentir jusque dans la moëlle, tout le radicalisme d’un jugement.

Je crois qu’il est tout-à-fait logique que nous retrouvions des « radicaux » à l’intérieur d’un parti dont l’objectif ultime est essentiellement radical. À mon avis, les indépendantistes convaincus sont radicaux par définition.

Tous les radicaux n’expriment pas leurs profondes et authentiques convictions de la même façon. Nous devons absolument tenir compte de cette réalité, c’est vital pour notre victoire.

L’indépendance du Québec, la création d’une république française en Amérique du nord, revêt un caractère révolutionnaire. N’oublions pas que nous aspirons à rompre totalement et définitivement avec une monarchie constitutionnelle foncièrement obsolète et réfractaire à tout changement de paradigme.

Des esclaves croupissant dans les cales d’un bateau peuvent décider de rompre avec leurs chaînes en utilisant tous les instruments disponibles, en évitant la poudre à canon!…

Mr Lisée,

Je ne vois pas pourquoi la ségrégation des écoles primaire et secondaire entre les anglophones et les autres est « nécessaire ». Cette ségrégation fait du mal au Québec en perpétuant les fameux deux solitudes. Un réseau collégial intégrateur, que soutenez-vous, devrait être étendu vers les primaires et les secondaires aussi.

S’il y des radicaux au PQ, il doit y avoir des mous aussi.

Le radicalisme existe autant de tous ceux qui veulent faire un pays. En soit, ce n’est pas radical de vouloir un pays et la liberté, ce qui est radical pour certains, c’est dans la façon de faire les choses pour y arriver.

Les « radicaux » sont prêt à sacrifier beaucoup pour y arriver, les autres oui nous sommes souverainistes, mais entant que cela ne dérange en rien notre mode de vie et que ça nous permet de prendre le pouvoir pour mieux planifier notre carrière. Donc, l’idée du pays passe après les intérêts personnel.

Au PQ, sauf la période de Jacques Parizeau, le pays n’a jamais été une priorité. Le pouvoir l’était en se servant des indépendantistes comme militants d’un parti qui n’aspirait qu’au pouvoir.

Les « radicaux » ont été utilisés par les dirigeants du parti pour se donner le pouvoir, rien d’autre. Ils ont été trahit dans l’idée même du pourquoi ils militaient pour le parti,
l’indépendance.

Au bout du compte, ce sont les indépendantistes qui sont les perdants. Ils ont perdu tout espoir de voir le PQ faire le pays.

IL aurait été mieux qu’ils forment un parti ou maintenir le RIN pour être les chiens de garde de l’indépendance. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien pour faire avancer la cause indépendantiste.

Les radicaux moi je pense que ce sont des gens qui nous font perdre du temps et de l’énergie. On a pas à tolérer ça à tout prix pour avoir l’air démocrate et tolérant, c’est de la foutaise de penser que des personnes agressives et vaindicatives servent vraiment à quelque chose.

Les délinquants dans une famille ça fait juste du trouble et ça divise, c’est plutôt rare qu’on les tolères bien longtemps pour stabiliser une famille. On les soignent ou on s’en sépare, il n’y a pas d’entre deux avec ce monde là. Même chose avec les radicaux, on veut la sainte paix point final.

Des radicaux oui mais des radicaux de gauches. Voilà toute la nuance Mr Lisée. Ce qui nous donne aujourd’hui un mentalité anti-américaine, anti-capitaliste, anti-entrepreneur, anti-succès. Les plus taxés en Amérique, les plus fonctionnaires, les plus syndiqués, le plus de subventions, le plus d’interventions de l’État dans la vie des gens, le plus de bâtons dans les roues des entreprises qui paient des taxes qui viendront servir de subventions à leurs compétiteurs.
De plus ces radicaux créés l’illusion que notre peuple est grand comme votre titre de livre: « Quelque chose comme un grand peuple ». Ce peuple part de loin et il est fermé plus que tout autre peuple au monde quand on regarde la proportion de nouvelles internationales dans ses journaux (0.82) qui est 7 fois moins grande que partout ailleurs (7 à 9%). Dans les faits ce peuple est devenu autochtone sous le régime anglais (regardez ces tonnes d’émissions d’humour de débiles). On a donc besoin de radicaux de droite pour venir nous dire: Faisons comme les anglophones: soyons entrepreneurs, soyons tolérants dans notre immigration, modifions les Cégeps, les garderies, les polyvalentes qui prolongent l’adolescence inutilement et ne tracent pas le chemin vers la vie adulte, et privatisons afin que nos enfants deviennent entrepreneurs au lieu d’être fonctionnaires.

Alors devenu un Grand peuple évidemment qu’en étant devant nous voudrons prendre le volant et mener notre barque. En attendant sous le règne des radicaux de gauche notre peuple de paresseux a un taux de natalité dans les plus faibles au monde et qui est en proportion de la croissance du taux de syndiqués et de fonctionnaires.

Le PQ n’aura jamais mon vote et encore moins celui de ma femme. Voter pour le PQ c’est voter contre l’indépendance du Québec.

Carl

@ normand carrier:

« Pour une fois que je trouve votre commentaire modéré… ».

Je dois commencer à ramollir…ou vous à vous radicaliser…

Ces 2% en question sont extrêmement tapageurs, agités et braillards au possible et je répète qu’ils effraient la population qui aspire à la paix et non à l’affrontement perpétuel. Je crois que le P.Q. devrait s’en débarrasser. Les larguer officiellement! Ils pourront toujours se trouver un autre parti à parasiter.

Après tout, le aprti séparatiste québécois a déjà relégué aux calendres grecques le référendum libératueur tant promis. Après une telle dégradation, je me demande ce que ces énergumènes intégristes fabriquent encore au Parti québécois.

Pour ceux qui font de l’amnésie historique :

La Révolution tranquille est le fruit du projet des radicaux du parti libéral de Jean Lesage, de même que la nationalisation de l’électricité.

Vive le R.I.N. !

C’est simple. Il ne faut plus attendre après le Parti québécois. Depuis 40 ans, au moins, s’il avait eu quelque chose à livrer autre qu’une gouvernance parfois discutable d’une province, il l’aurait déjà fait. Le pire, c’est qu’il continue de vouloir gérer une province.

L’avenir, la cohésion, la force, le vrai pouvoir, il appartient au peuple, il appartient aux Québécois. Notre avenir repose entre les mains des mouvements citoyens qui, eux, contrairement aux partis politiques, ne sont pas en concurrence, mais complémentaires.

C’est la raison pour laquelle, dès septembre le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) renaîtra. Voici sa description et sa mission : « Le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) est un mouvement citoyen. Le R.I.N. n’est pas un parti politique. Le R.I.N. ne se transformera pas en parti politique. La mission du R.I.N. est de rassembler les indépendantistes de la société civile québécoise pour travailler à l’indépendance du Québec. Un mouvement citoyen assez puissant pour forcer n’importe quel gouvernement de l’Assemblée nationale à engager un processus menant à l’avènement du pays du Québec: un pays démocratique, pacifique, laïque, écologique, un pays qui reconnait l’égalité entre les femmes et les hommes, un pays dont la seule langue officielle sera le français, un pays libre de ses choix politiques, économiques, juridiques et sociaux, libre de ses alliances et pleinement maître de son destin. »

Note : Voir la page Facebook du Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.)

Ni à droite, ni à gauche, ni au centre, l’indépendance d’abord et ensuite, comme disait Pierre Bourgault, nous ferons tous les débats normaux que font les pays normaux. Vive le Québec indépendant !

Michel Laurence
Président provisoire du R.I.N.

Je me souviens,

lorsque Camille Laurin a déposé son projet de loi 101. Monsieur Lévesque, alors premier ministre, n’était pas du tout enthousiaste. Lui qui, dans le gouvernement libéral de Jean Lesage, avait piloté, à titre de ministre des ressources naturelles, le dossier extrêmement sensible de la nationalisation de l’hydro-électricité. Je me souviens qu’une élection avait été tenue autour de ce seul enjeu, avec le résultat que nous connaissons. La nationalisation de l’Hydro était considérée par certains comme « impossible », inacceptable, loufoque, intolérable, tout comme la souveraineté…de même qu’à chaque fois que nous, québécois, chercherons à relever la tête et à nous prendre en main pour être enfin, « maîtres chez nous. »

René Lévesque, toujours jugé beaucoup trop radical par les libéraux, a choisi de leur tourner le dos et de fonder son propre parti. Ce qui fut à l’origine de la naissance du Parti Québécois. Donc, ce serait un Lévesque, radical, qui aurait fondé le P.Q.. Cependant, la loi 101 de M. Laurin, aux yeux du premier ministre, était un peu trop radicale…Ce qui n’a pas empêché monsieur Laurin de faire adopter sa loi par l’assemblée nationale malgré les réticences du premier ministre Lévesque.

Je me souviens de la réaction des fédéralistes et du ROC. On criait au scandale, aux « Nazis », etc.comme toujours. Toute une histoire! Certaines personnes au sein du Parti Québécois étaient alors considérées trop « radicales ».

Mais René Lévesque rassurait le peuple québécois par son sens de la démocratie. La démocratie pour monsieur Lévesque ce n’était pas quelque chose qu’un gouvernement doit chercher à contourner par tous les moyens. Il était démocrate dans l’âme.

Après le référendum de 1980 et le coup-fourré de 1982, René Lévesque opta pour le beau risque…et les « radicaux » ont déchiré leur carte de membre et claqué la porte! La Parti Québécois s’est vidé de son aile radicale, nous entrâment dès lors dans la période dite « d’affirmation nationale ».

Et puis, un peu plus tard, « Monsieur » est arrivé. Jacques Parizeau n’avait pas froid aux yeux. Il ne tremblait pas devant les vautours de la finance parce que ce politicien accompli était tellement brillant et résolu. Avec Parizeau, le Québec aurait remporté le référendum de 1995, n’eût été du détournement de démocratie, encore une fois perpétré par les fédéralistes « en guerre », comme dans « mesures de guerre ». Ne fallait-il pas non seulement nous battre mais nous écraser comme des ennemis?…

En fin de compte, même si les « radicaux » me rendent plutôt inconfortable et qu’ils me dérangent parfois vraiment, je suis conscient de la valeur de leur contribution au parti et à la nation. Je ne souhaite pas qu’ils s’en aillent, je veux qu’ils aient leur place bien à eux/elles.

Sur Vigile, je suis banni. Moi, un militant souverainiste-indépendantiste de la première heure. Mais mon petit « moi » me dit que mes prises de position ne sont pas suffisamment radicales à leurs yeux et ils ont raison. Mais ils n’auront jamais raison d’essayer de me bannir. Disons que sur Vigile je ne peux contribuer au débat et quand je leur demande pourquoi, ils ne se donnent même pas la peine de me répondre. Bof!

J’aimerais tellement leur dire que « patience et longueur de temps, valent mieux que force ni que rage ». Et que ce n’est pas entre nous que nous devons nous battre, mais plutôt tous unis contre le pouvoir d’Ottawa, rétrograde, obsolète, de plus en plus dominant, envahissant, au service de l’oligagchie canadian de Bay Street, Toronto, Ontario. Oui, si nous voulons vraiment mettre un terme à la perpétuelle supercherie fédérale.

À peu près tous les radicaux, i.e. les indépendantistes qui croient en la révolution nationale, ont quitté le Pq depuis belle lurette, car les militants ont été trahis depuis 2005 par l’establishment qui ne pense qu’en termes de gouvernance provinciale.
Comment prendre au sérieux un parti qui se dit souverainiste mais qui n’a jamais fait la promotion de la République.
Comme l’écrivait avec justesse André Laurendeau il y a soixante ans, on peut être à moitié indépendantiste, mais on ne peut être à moitié républicain.
Dommage que le Pq ne s’intéresse pas aux travaux et recherches des professeurs Marc Chevrier ou Stéphane Kelly, qui ont bien compris que l’indépendance passe d’abord et avant tout par l’adoption d’une constitution républicaine…avant de faire tout référendum pour la faire ratifier.
En attendant que le Pq redevienne le parti de l’indépendance, nous, les radicaux, n’irons plus militer car nous savons que tout ce qui intéresse les affairistes péquistes c’est le financement que nous pouvons leur apporter .

@maude levasseur

Vous croyez ça? Pourquoi? Qui vous a menti? Avez-vous vraiment déjà vu ça une fois dans votre vie un indépendantiste agressif?

Désolé, si vous êtes membre du PQ, vous êtes une radical pour un Ontario et une French terrorist pour ceux qui lisent le G&M.

Et si être radical c’est préférer l’indépendance à la dépendance, je n’ai pas de problème à me faire désigner ainsi.

@Marcel Vaive

« Au bout du compte, ce sont les indépendantistes qui sont les perdants. Ils ont perdu tout espoir de voir le PQ faire le pays. »

L’organisation la plus militante est le RRQ : http://resistancequebecoise.org/

Le RRQ a empêché la reconstitution de la défaite sur les Plaines et nuit fortement à la visite de notre futur Roi, Charles, en le forçant à entrer par la porte où sont normallement sortis les vidanges. Cette organisation a aussi été porté plusieurs boites de drapeaux canadiens à la GRC à Ottawa pour le Canada Day avec une lettre indiquant au premier ministre canadien que l’opération reprendrait l’année prochaine. Résultat, il n’y a même pas eut de finance pour cette fête étrangère dans notre capitale nationale et la député créationniste Josée Verner a dit qu’elle n’avait pas le goût de se battre pour ça. Fort Bien!

Il y a donc, contrairement à ce que vous affirmer, une organisation active et militante pour l’indépendance du Québec.

Je n’ai pas copié la bonne citation dans mon dernier message.

Plutôt : « Aujourd’hui, ils n’ont plus rien pour faire avancer la cause indépendantiste. »

Et le PQ est une parti politique, ce que le RRQ n’est pas. Tout se complète.

@Madame Levasseur Commentaire 11

Puis-je vous faire remarquer que radicalisme n’est pas, en politique, synonyme de vindicatif ni d’agressif. Il s’agit essentiellement d’une orientation politique qui favorise un changement radical soit à la racine d’un problème.

On peut être radical sans être agressif, violent, ou vindicatif madame Carrier. Il s’agit d’avoir des idées claires et précises sur les changement que l’on propose en vue de les voir opérer une orientation.

L’amalgame auquel vous vous livrez révèle que vous ne concevez pas que c’est du choc des idées que jaillit la lumière. Ce qui est à la fois une évidence et une incontournable réalité…

Bonjour,
Étant compréhensif à l’égard des purs et des durs de la souveraineté, je suis complètement réfractaire à tout le mou qui forme le Parti Québécois et à tous ceux qui font dur. Bien à vous, John Bull.

@ Raymond Campagna:

« La Révolution tranquille est le fruit du projet des radicaux du parti libéral de Jean Lesage, de même que la nationalisation de l’électricité. » (sic).

À ce compte-là, le Parti Libéral de l’époque était intégralement dévoré par les « radicaux » (L’Équipe du tonnerre!) comme Jean Lesage, Paul-Gérin Lajoie, René Lévesque et de l’ancien chef du Parti libéral, Georges-Émile Lapalme…

Je suis d’accord avec François 1. Je l’ai constaté toute ma vie ; de nombreux Québécois sont des nationalistes modérés qui comprennent très bien la nécessité pour notre peuple d’accroître son autonomie et d’aller jusqu’à la souveraineté si nécessaire. Mais nombre d’entre eux craignent les têtes folles, les zélés, les grands émotifs et leurs emportements. Ils sont, à mon avis, les pires ennemis de la souveraineté. Déjà, dans les années 70, on m’objectait que des Pierre Bourgault pourraient finir par prendre le pouvoir et plusieurs, pour cette raison, ont voté Non au référendum de 1976.

« Voudrait-on, en plus, qu’ils se taisent? »

Comme le disait mon père, les « radicaux » sont comme les canaris dans les mines du XIXe siècle: quand on ne les entend plus, c’est très mauvais signe.

Je suis d’accord avec les propos de François1 et Carl Bilodeau : le gouvernement du PQ a fait de bonnes choses comme la loi sur le français et la loi sur le zonage agricole. Cependant, on peut lui reprocher son côté socialiste qui a fait en sorte d’engraisser la fonction publique et de déresponsabiliser les québécois. «Dites-nous ce que l’État peut faire pour vous». Les citoyens se fient sur l’état pour tout. On nous dit même de na pas oublier d’attacher notre ceinture, de nous mettre de la crème solaire, comment nous habiller ou nous comporter. Un peuple rendu à ce stade ne peut plus penser et agir sans que le gouvernemaman lui montre où poser le pied. Quand on est rendu comme la FTQ qui avait syndicaliser les personnages qui personnifient le Bonhomme Carnaval ou les travailleurs mexicains, on manque le pas. Quand on glorifie le BS en n’exigeant pas les personnes qui sont aptes au travail à se bouger le «cul», on est un peuple mou et sans âme qui n’avance pas dans la vie. Quand on ne veut plus laisser le choix au travailleur d’envoyer, à coups de sacrifices à l’école privée, ce socialiste de bas étage ne me convient plus pour appuyer le PQ.
Quand on est obligé de subir les contrecoups des fusions forcées de Louise Harel et du PQ, on n’attire pas la classe moyenne ;a un projet d’indépendance. Quand les radicaux et le PQ accablent la classe moyenne pas des mots incorrects ou en l’insultant, je me dis qu’on n’attirent pas les mouches avec du vinaigre.
Je n’ai pas confiance en la Pauline ni en Duceppe.
Si le programme du PQ reste tel quel, je ne l’appuierai pas. Le socialo à 5 cents, c’est assez. Il faut mettre les gens au travail, laisser les gens prendre leurs propres décisions, diminuer une fonction publique écrasante et omniprésente, couper dans les subventions inutiles et que les députée se rappellent que l’argent qu’ils manipulent est gagné par les citoyens qui travaillent. Et qu’on arrête de gaver les citoyens avec des phrases comme quoi l’assurance maladie est gratuite.
Alors, et alors seulement pourrez-vous trouver le support de toutes les franges de la population pour faire l’indépendance du Québec.

Le Monsieur Françoise a déformé le terme radical. Nous nous référons à ses inutiles actes de rancoeur et son manque de coopération avec la fédération. Personnes comme vous préférez ne pas coopérer avec le Canada pour voir à Québec dans la pauvreté et ensuite accuser le Canada de de tout l’ennui ce qui arrive à Québec. Ne mélangez pas les bonnes réalisations de Rene Levesque et l’ancienne administration avec sa croyance têtue que Québec a besoin encore de laisser le Canada. CELA ÉTAIT VALABLE DANS les 1970s, il n’est pas aujourd’hui déjà valable. Les choses ont changé pour bien. Il est temps de l’accepter, la conjoncture est son alliée, mais celle alliée de de nous est la réalité.

Faut quand même que les radicaux du PQ fassent la différence entre pousser sur leur chef pour le faire avancer dans la bonne direction ET le poignarder en l’enfargeant, ce qui semble le plaisir de plusieurs souverainistes purs, durs, pressés et enragés.