Détester le Plateau

À en croire une tranche de la population, si une administration municipale n’est pas en train de déneiger un nid-de-poule afin de le boucher, elle gaspille notre argent. 

PolitiqueSur Internet, j’ai la mauvaise habitude de lire les commentaires, autant sur les blogues que sur Facebook. Pourquoi ? Je l’ignore, mais je suis sûr qu’un psychanalyste aurait un plaisir fou à décortiquer cette tendance masochiste, pas trop loin de se donner volontairement des coups de pelle dans le front.

Je ne lis pas tout, évidemment. D’instinct, je sais que certains sujets vont générer des commentaires plus « intéressants » que d’autres. Ainsi, je ne manque jamais ceux d’un article sur la religion musulmane, un politicien corrompu, l’homosexualité, le féminisme ou… le Plateau Mont-Royal. (*)

Car, oui, quand vient le temps d’attirer le commentaire négatif du citoyen un peu jambon, ce coin de Montréal vaut facilement une femme en burqa dans une garderie. Il faut le faire.

Prenons l’installation de deux fontaines publiques utilisant les bornes-fontaines déjà existantes comme source d’eau, la semaine dernière.

Le maire Luc Ferrandez prend une pause de son activité préférée (changer des sens unique de bord) pour se désaltérer aux nouvelles fontaines du Plateau. (Photo : Arrondissement Plateau-Mont-Royal, sur Facebook)
Le maire Luc Ferrandez prend une pause de son activité préférée (changer des sens uniques de bord) pour se désaltérer aux nouvelles fontaines du Plateau. (Photo : Arrondissement Plateau-Mont-Royal, sur Facebook)

N’importe où dans le monde, offrir de l’eau potable à ses citoyens, l’été, ça sonne comme une bonne idée. Mais comme la chose se passe sur le Plateau, la réaction a souvent ressemblé à : « J’aimerais trouver que c’est une idée géniale, mais comme ça vient du Plateau, je suis sûr que c’est la pire chose au monde. »

Prenons cette dame, heureuse de ne plus vivre dans cet enfer où les gens qui ont soif peuvent se désaltérer.

plateau-partie

Ou alors cet homme, qui semble oublier qu’on ne peut pas se garer devant une borne-fontaine.

plateau-stationnement

Ou celui-ci, qui voit poindre l’ombre de Mao et du Che par le trou du robinet.

plateau-communiste

Plusieurs internautes ont quant à eux affirmé qu’il était insensé d’investir de l’argent (un total de 5 000 dollars, incluant l’installation et l’entretien, pour deux appareils qui pourront être utilisés chaque appareil, qui pourra être utilisé plusieurs années de suite) dans ces fontaines alors que « nos infrastructures et nos routes tombent en ruines ! » [MAJ: Merci à André Lapointe d’avoir signalé ma méprise.]

Imaginez seulement le nombre de centimètres d’asphalte qui auraient pu être refaits avec 5 000 dollars. C’est certainement dans les deux chiffres…

À en croire une tranche de la population (une tranche de jambon, si vous voulez mon avis), si une administration municipale n’est pas en train de déneiger un nid-de-poule afin de le boucher, elle gaspille notre argent. Toute somme qui n’est pas mise dans un asphalte lisse et plate comme un épisode de Des chiffres et des lettres est une dépense inutile.

Pour ces gens, je recommande un endroit qui est toujours bien déneigé et où le bitume est impeccable : le stationnement du Carrefour Laval (ou celui du Ikéa de Montréal, tiens). Bonne chance pour y trouver une vie de quartier, par contre.

Mais d’où vient donc cette haine contre le Plateau, cette conviction qu’il ne s’y fait rien de bon, jamais ? Comment le Plateau est-il devenu le Nickelback des quartiers de Montréal pour certains ?

Bien sûr, il y a ces radios d’opinion qui ne ratent pas une occasion de rouler avec leur Hummer idéologique sur le Bixi des essais du château fort de Projet Montréal. Mais ça ne peut pas être seulement ça.

Récemment, le Plateau a installé son premier placottoir. Qu’est-ce qu’un placottoir ?

Concept inspiré de grandes villes comme San Francisco et Vancouver, les placottoirs, ou « parklets », sont en fait des aires de détente aux allures de terrasses sur rue, installées sur des espaces de stationnements devant un commerce. La différence ? Elles sont accessibles à tous, tant aux clients qu’aux passants, et le service et la vente de produits y sont interdits. (Le Devoir, 10 juillet)

Évidemment, Plateau oblige, beaucoup ont ridiculisé l’idée. Le nom de placottoir n’a probablement pas aidé non plus. C’est un peu comme appeler son enfant Marie-Pomme : tu cours après le trouble.

Pourtant, à Verdun, où j’habite, il y a un placottoir installé devant l’église de la station de métro du même nom. Qui plus est, il est situé juste à côté du piano public, autre idée typique de l’ère plateauzoïque.

Le placottoir, qu’on appelle ici « la terrasse avec des chaises en face de l’église », a été installé. Les Verdunois l’utilisent. Tout le monde est bien content. Fin de l’histoire. Personne n’en a parlé dans les médias, personne ne s’est plaint. Aucune publicité n’a été faite autour de son existence.

La solution est-elle là ? Le Plateau devrait-il simplement cesser de sortir des communiqués de presse pour annoncer ses nouvelles fontaines et autres initiatives ?

Dans un Québec qui se répète constamment qu’il n’a pas les moyens de faire autre chose que couper, qui peut au maximum essayer faire tenir ce qui est déjà là, dans un Québec tout en beige, peut-être que celui qui porte un peu de couleur est condamné à devenir une cible.

(*) Nouvel ajout à cette liste : les articles sur les poils de jambes de femmes. Il faut voir le mélange de stupeur, de dégoût et d’envie-de-vomir que ceux-ci engendrent chez les abonnés Facebook du Journal de Montréal. Ces femmes auraient pu se faire des manteaux en peaux d’orphelins qu’on les traiterait avec plus de respect.

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* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. Il est aussi chroniqueur musique pour le magazine L’actualité depuis 2011 et collabore au webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.

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C’est parce qu’ils s’ennuient tellement dans leur quartier qu’ils passent leur temps à critiquer sur internet…

J’adore l’article et j’adore le plateau. Il y aura toujours des « chialeux », on ne peut pas s’en défaire. Les insatisfaits et les grognons vont toujours trouver quelque chose de négatif à dire même si on réparait tous les nids de poule.
J’ai quitté le Canada il y a plusieurs mois et je m’ennuie éperdument de mon ancienne vie de quartier du Plateau!!

Et si claudia était Tunésienne, ayant quittée le Canada, en passant par la France pour allez vivre en Hongrie?
Et vous lulu pourquoi ce pseudo, vous (pardon), tu es une poupée…de cire et de chiffon?

Il n’y a rien qui vous empêche de briguer le poste équivalent au maire Hernendez de votre localité et à reproduire ce que vous aimiez tant et encore plus.

Plateau, vie de quartier?

Où est la vie de quartier??! Un ramassis de taudis qui s’enfoncent, entourés de squeegees, de quêteux, de rues où il est impossible de stationner, sans aucun espace vital, peuplés de carrés rouges et de bobs snobs qui croient être à l’aise mais vivent comme des pauvres, dans un quartier de pauvres.

Vive la banlieue. Les enfants peuvent y jouer au hockey balle dehors. Ça c’est une vie de quartier.

Super article. Il y a quelques années, Verdun a retiré 400 places de stationnement aux intersections pour faire respecter la norme du dégagement de 5 mètres. Aucun article. Alors que sur le Plateau, 1 place = 1 article. C’est très simple: Ferrandez et le Plateau font vendre de la copie de journal. Les médias ont donc tout intérêt à trouver n’importe quoi pour en parler. Bref, j’ai bien aimé l’article, mais je ne crois pas que Ferrandez et le Plateau abusent des communications, c’est plutôt l’indifférence totale des médias pour les autres quartiers et l’intérêt pour le Plateau qui fait en sorte qu’on a autant d’articles sur l’arrondissement.

Ironiquement, quand je suis passé devant les chaises devant l’église sur Wellington à Verdun il y a quelques semaines, j’ai dit: Oh, un placottoir!

Je me lance dans une hypothèse. Je dois tout d’abord dire que je n’habite pas le Plateau, ni Montréal mais qu’avoir à déménager à Montréal, je choisirais probablement ce quartier.

Le Plateau, il se fait attaquer beaucoup pour ce qu’il représente ou la représentation mentale que l’on s’en fait. Quand on y habite pas, il semble inhospitalié, principalement pour quelqu’un qui vient de l’extérieur de l’île en voiture. Quand on habite ailleurs que sur l’île, l’automobile devient rapidement une condition pour le déplacement. Il semble être l’exemple parfait de ce que beaucoup pense que Montréal a de pire quand on y réside pas. Il est différent au niveau politique avec un extrême du spectre politique québécois (QS). Il est bobo voir snob et semble souvent déconnecté de la réalité. L’utilisation du terme « jambon » y est courant et sert souvent a définir tout ce qui est un peu à « droite ».

Maintenant, imaginez-vous habitant en région et étant un ex adéquiste. Votre voiture est un must. Vous devez souvent passer par Montréal (malgré vous) pour vous rendre à l’aéroport ou aux USA et tombez toujours dans le traffic. Les routes semblent toujours en construction (non mais ca achève tu à Dorval?!). Vous ouvrez votre téléviseur en revenant dans votre région et vous tombez sur une émission, de Rad-Can ou TQ, où vous voyez un animateur gauchiste du Plateau dire que nous devrions arrêter d’investir dans les routes pour tout mettre dans le transport en commun. Qu’on devrait même augmenter les taxes sur l’essence pour payer ce transport (oui ce même transport dont votre survie économique dépend en région). Vous apprenez qu’on préfère parler d’un abreuvoir sur le Plateau à la télé publique et du transport en commun plutôt que de création de richesse dont votre région aurait bien besoin. Vous mentionnez création de richesse sur un blogue qui parle de l’abreuvoir et du placottoir et vous vous faites traiter de Jambon. Si vous osez en plus, écouter RadioX dans votre voiture, d’autres insultes vont suivre le terme Jambon.

Ce n’est qu’une hypothèse et j’exagère certains traits des gens de régions et du Plateau mais quand même, ceci pourrait expliquer cela.

Le Plateau est un quartier en ruines. Après y avoir habité 3 ans, je l’ai fui pour un autre quartier central et je ne m’en porte que mieux. Allez compter les commerces placardés sur Mont-Royal. Comparez ce qui a fermé à ce qui s’y ouvre (dans l’inspiration du A&W Mont-Royal St-Denis). Vivez un hiver de déneigement en habitant sur le Plateau. Constatez le trouble à retourner chez vous en voiture, même en étant résident du quartier (eh oui, les gens de la ville ont aussi des autos!). Allez vous promener et comptez le nombre de fois où vous vous faites accoster par un itinérant. Comptez le nombre de graffitis que vous y voyez. Un quartier qui était la référence il y a 10 ans, le Plateau Mont-Royal est devenu une pourriture, tel qu’orchestré par son fameux maire à pieds nus. Il aurait dû la poser plus bas, comme ça il aurait pu se laver les pieds avec sa gogosse à borne-fontaines..

« J’aïllis » (!) Ferrandez autant que vous mais je trouve que vous exagérez beaucoup.

J’y vais régulièrement et je trouve que pour un « quartier en ruines », le Plateau est plutôt sympathique et accueillant (pas autant qu’avant Ferrandez, je le concède, mais quand même…).

Pour ce qui est des « commerces placardés » dont vous donnez l’impression qu’il y en a des dizaines, je vous invite à aller les compter. 5…8 tout au plus sur la rue Mont-Royal (beaucoup moins que sur Ontario ou Ste.-Catherine) et ils seront très bientôt occupés de nouveau, comme à chaque année depuis 1990.

Itinérants? Tags? pas plus ni moins que dans le Centre-ville ou le Vieux.

Pour la nouvelle gogosse de Ferrandez, je suis entièrement d’accord avec vous. C’est totalement absurde considérant que nous sommes surtaxés et surtout que Ferrandez déchire sa chemise à toutes les semaines sur le fait qu’il manque d’argent et que la ville centre devrait lui en fournir à profusion. C’est un con.

Enfin un bon commentaire qui ne dénigre pas le PQ!

Mais plus sérieusement, je suis d’accord avec vous sur les commerces placardés qui ne se font pas nombreux sur Mont-Royal. Les graffitis, s’ils ne sont pas que des barbeaux sans envergure, ajoutent une plus-value à notre art urbain montréalais dans n’importe quel quartier en couvrant bien des murs moches!

Concernant la borne fontaine, contrairement à vous et Damien, je trouve que c’est de l’argent bien dépensé puisqu’il donne une 2e utilité à un objet qui ne sert que lors d’incendies. Une bonne idée du fameux et controversé maire Ferrandez.

Un article tout à fait désaltérant autant pour le corps que pour l’esprit.

Excellente initiative pour les piétons et cyclistes et même les automobilistes qui pourront remplir leur bouteille d’eau à peu de frais ;0)

Mais la détestation de la banlieue est bien plus répandue dans l’intellegentsia médiatique que ne l’est la détestation du Plateau. Bien sûr, les radios de Québec, comme vous le dites, aiment casser du sucre sur le dos du Plateau, mais pas moins que Radio-Canada, Télé-Québec et autres n’aiment propager la haine de la banlieue, censée représenter le mal absolu puisque comme on sait, ses habitants ont le front de désirer s’éloigner de la ville, posséder une autombile pour faciliter leurs déplacements et aussi avoir un petit morceau de gazon. Et comme tout le monde sait, ce sont des crimes contre l’humanité.

Que la la fureur anti-banlieue soit le lot de médias traditionnels et non de « trolls » sur Internet ne la rend plus acceptable. C’est plutôt facile de parler des « jambons » anti-Plateau sur Facebook alors que c’est tout autant jambon de lire tous les jours dans les médias écrits ou électroniques des propos qui appellent toujours plus à traiter les méchants banlieusards comme responsables de crimes contre l’humanité. Les clichés éculés anti-banlieue -comme dans le présent article où il est question de vie de quartier inexistante à Laval- sont d’une platitude…Pour moi, une vie de quartier, c’est des enfants qui peuvent jouer dehors au hockey balle. Je ne crois pas avoir vu ça sur le Plateau.

Les banlieusards veulent simplement avoir un peu de confort, oui une automobile, un BBQ, une Cour. Où est le crime? Tout le monde ne se plaît pas à habiter collés comme des sardines, sans stationnement, dans des immeubles parfois à ce point vieux et mal entretenus qu’ils s’enfoncent, où votre voisin connaît tout de votre vie intime. Ça n’enlève rien aux quelques avantages de vivre en ville, mais bon certains ont décidé que la balance des inconvénients penchait pour la banlieue. Je pense que tout simplement, chacun devrait respecter le choix de l’autre. Mais voilà, on voit beaucoup plus souvent des commentaires anti-banlieue d’habitants du Plateau que l’inverse, parce que j’ai comme l’impression que les banlieusards ont d’autres chats à fouetter, comme profiter de leur qualité de vie.

En soi, être égoïste n’est pas un crime. Toutefois, faire le choix conscient d’habiter de résider à un endroit où on a une empreinte empreinte écologique énorme du à la distance qui nous sépare du travail et qui nous oblige à passer deux heures par jour en voiture, où on gaspille de l’eau pour s’assurer que son gazon soit bien vert, que son asphalte soit bien noire et que son trottoir soit bien exempt de feuilles, ça a des conséquences tangibles et mesurables. Entre autre, ça prend des investissements publics dans des infrastructures archaïques pour permettre à tous ces nombrils de maintenir leur niveau de confort les dortoirs ou mouroirs qui se plaisent à pousser tout le tour de l’île comme des champignons. Évidemment, ces investissements là se font au dépend de ceux qui font le choix conscient de consommer moins, de polluer moins quitte à devoir marcher plus, à se passer de leur coin de gazon et à devoir faire du barbecue sur leur balcon. L’ignorance et l’égoïsme ne sont pas des crimes, mais ne sont pas non plus des incitatifs au respect.

C’est exactement le genre de commentaires d’idéologues anti-banlieue qui me font dresser les cheveux sur la tête.

Investissements massifs dans les infrastructures??! Foutaises! Et le métro de Montréal construit à grands frais et payés par tous les Québécois, c’est quoi ça? Ben oui, il y a des ponts, des autoroutes, mais aux dernières nouvelles ce genre d’infrastructures est nécessaire pour qu’une société avancée et est synonyme de progrès. Les idéologues anti-banlieue voudraient qu’on revienne tous à l’âge de pierre, tous collés comme des sardines, tiens 6 millions à vivre dans Ville-Marie, comme au temps de Margueryte-Bourgeois. C’était facile de vivre comme ça à cette époque, ils étaient 20 000 sur un territoire qui maintenant est devenu largement surpeuplé.

Les idéologues anti-banlieue, contrairement à ceux qui sont attachés au mode de vie de banlieue, doivent forcément conscrire les autres dans leur vision délirante. Parce que le mode de vie urbain ne peut QUE fonctionner avec l’apport de nouveaux individus. Le transport en commun, les infrastructures urbaines ne sont justifiables que si de nouveaux pauvres viennent s’ajouter au lot des malheureux qui habitent en ville. Le banlieusard, lui, se contrefiche d’imposer ses vues aux autres car il n’a pas besoin de nouveaux arrivants. Ça ne vous dit rien que la population de l’île soit la même depuis 1950 environ? Les gens REFUSENT le mode de vie urbain, ils n’en veulent pas de vivre pauvres, entassés comme des sardines, entourés de squeegees et de putes au coin des rues.

Dire que le mode de vie banlieusard est plus coûteux que la ville en terme d’infrastructures est-il seulement appuyé par des études sérieuses provenant de gens non-idéologues anti-banlieue?? J’en doute! Même si c’était le cas, vous ne prenez pas en considération les coûts sociaux et pour la qualité de vie ‘habiter entassés comme des sardines dans un endroit où la plupart des gens sont malheureux!

Tenez-vous le pour dit: on n’en veut pas de votre urbanité! Lâchez-moi avec vos pseudo-accusations d’égoiste …faire le choix de vivre avec un minimum d’espace vital n’est pas plus égoiste que de choisir de vivre en pauvre urbain!

Le fait est que, vous vous souciez en réalité peu des « crimes » écologiques commis par les banlieusards comme le fait de conduire une voiture (ce que font aussi de très nombreux urbains en passant) et arroser son gazon. Ce qui vous horripile, c’est tout simplement ce mode de vie différent du vôtre. Dans un monde où la « tolérance » et la » diversité sont si politiquement correctes, les fanatiques anti-banlieue ne sont pas très tolérants. Ce qui vous dérange, ce n’est pas ce BBQ (également possédé par plusieurs urbains), c’est plutôt le fait que des gens aient choisi de vivre autrement que vous, pauvres et entassés comme des sardines dans des appartements miteux où aucune intimité n’existe. Voilà ce qui vous agace. Et qu’est-ce que ce sera le jour où les autos seront électriques? Les fascistes anti-banlieue trouveront quoi d’autre comme prétexte pour justifier leur haine?

Le prétexte des « crimes égoistes » commis par les banlieusards est risible. Parce que si on s’y arrête deux secondes, s’il faut critiquer la société de consommation, pourquoi s’arrêter à l’arrosage et au BBQ? Vous vivez en ville, mais vous consommez comme un Nord-Américain: vous mangez probablement de la viande, vous consommez des produits de consommation probablement 50 fois plus qu’un Indien ou un Chinois, et vous polluez. Dès lors, qui êtes-vous pour tracer la ligne de ce qui devient égoiste et ce qui est acceptable en terme de consommation? Pourquoi ne pas aller foutre des bombes dans les clubs de gols alors? Ils consomment beaucoup d’eau! Et qu’en est-il des coûts sociaux reliés à la criminalité en ville? C’est aussi tous les Québécois qui paient pour ça. Est-ce qu’on demande pourtant aux urbains de faire un chèque aux banlieusards pour ça?

Quelle farce.

Des gens ont choisi de vivre autrement que dans les cages à poules de pauvres du Plateau. C’est ça qui vous dérange. Faites-vous à l’idée.

Aussi vrai que bien écrit, j’adore les expressions style « rouler avec leur Hummer idéologique ».

Tout banalement, ceux qui détestent le Plateau sont jaloux, car ceux qui l’habitent l’aiment et en sont fiers. La jalousie est un vilain défaut.

j’ère

Parfois les défis urbains qui se posent semblent insurmontables. Il m’est arrivé de penser que la tendance est au retour en arrière, par nostalgie du passé et cette idée que tout fonctionnait mieux avant, et aussi par la peur de s’attaquer aux nouveaux enjeux et défis de l’avenir. Pas de solution? revenons en arrière. À la blague on colporte des railleries à l’effet que bientôt les gens du plateau vont élever des poules, retour au sources, éco-responsabilité, bientôt j’Imagine que les gens tout comme au début du siècle vont lancer leurs sacs à ordures par le fenêtre au son des sabots de chevaux…(je prendrais volontiers le son des sabots de chevaux) mais j’ère.

Je n’ai rien contre cette fontaine distributrice d’eau… la trouvez vous jolie? moi pas du tout, mais visiblement elle s’inscrit dans cette idée venu du passé où les gens s’abreuvaient à la fontaine, s’y rafraîchissait, retour en arrière. Le Plateau on ne le déteste pas, on ne le comprend juste pas. J’habite dans Ville-Marie à la limite de Griffintown et j’adore mon quartier, on a failli acheter sur le plateau et on y aurait été heureux probablement, sauf pour la voiture… ahh la méchante voiture, celle qui permet de quitter cette île infernale de laquelle on est prisonnier, une île tellement mal en point et mal foutu qu’elle va finir par couler….le rêve, imaginez le beau grand lac qu’on aurait, mais comme je le disais j’ère et ça fait du bien.

J’ai la réponse à votre question. La voici.
(Note importante : je suis neutre dans toute cette histoire)

Le clivage est là, vous avez bien raison. De plus en plus, il y a les gens de Montréal, et il y a les autres Québécois. Après le ROC (rest of Canada), il y a le ROQ (rest of Quebec). Les montréalais ne sont pas honnis par la majorité des Québécois, ils sont cependant bien différents et suscitent l’étonnement parfois. Gardez à l’esprit que les montréalais de leur côté, se moquent facilement de la banlieue et de son mode de vie.

On assiste depuis un bon bout de temps déjà à un certain phénomène de montréalisation des idées, des concepts, des façons de faire. La culture est urbaine. La télé francophone ne présente plus que des émissions traitant de la vie en ville, la vie urbaine, souvent incarnée par des jeunes trentenaires bobos ou bon chic. En banlieue, on ne compte plus les bistros ou autres lieux de pétage de broue ou l’urbanité est exploité à son maximum, pour s’assurer de plaire à une clientèle toujours plus à l’affût des dernières tendances. Même à Sainte-Anne-des-Plaines, les condos qu’on y construit se prétendent urbains! Au fin fond du champ! On comprend que le concept réfère plus à un style moderne et épuré… Mais l’urbain est vendeur. Tout ce qui est présenté au ROQ est urbain. Que ce soit Anne-Marie Whittenshaw qui bouffe des entrées à 60$ avec des vedettes qui s’émeuvent de l’intensité des saveurs, Francis Reddy qui jouit devant les étals du Marché Jean-Talon ou Les Touilleurs qui nous proposent un pèle-patate rustique en bois d’ébène à 200$ parce que sa prise en main est « confortable »… Y’a de quoi se demander si les montréalais ne sont pas en train de faire de la capine!

Le québécois » average », celui qui vit à St-Liboire, ou à St-Anaclet, s’en bat les couilles de vos pèle-patate en bois d’ébène… Et peut-être même qu’un bon Vieux Duluth le dimanche soir risque pas mal plus de l’allumer que les entrées à 60$ de magazine Restos Voir. Sa réalité n’est pas la même… Pourtant, il ne se reconnaît dans rien. Alors ça s’peut qu’entre deux payes minables, un Jos Louis à la main, le québécois des régions, ou celui des banlieues, se mette à penser que le maire Ferandez est en train de perdre la carte un peu. Et pendant que le maire Ferandez installe des abreuvoirs du futur sur le Plateau, le résident de St-Anaclet se demande si il va pouvoir aller à la messe de 10 hres dimanche prochain. Et le banlieusard lui va certainement aller au Carrefour Laval dimanche prochain… Pourquoi? Parce que Météomédia annonce de la pluie, qu’es les petits vont s’ennuyer dans’ maison à rien faire et que c’est « le seul temps qui nous reste pour faire nos commissions »!

Le jambon dont vous parlez, il manque seulement d’éducation un peu… Alors il se fait une opinion en écoutant les nouvelles » cheap » et accessibles… Il n’est pas capable de mettre des mots sur sa pensée. Mais en lisant ce que je viens de vous répondre, le jambon dirait que « ça a ben du sens »!

je suis loin d’être un jambon et je crois que ce que vous dites a du bon sens.

ce n’est pas que le plateau n’a pas de bonnes idées, au contraire. il est bouillant de créativité.

ce qui m’énarve, c’est que c’est élitiste et super conformiste en quelque part, ce genre de mode de vie. je trouve que dans leur pseudo marginalité, les trentenaires urbains qui travaillent dans le ‘milieu’ vont ds les bars avec des ardoises, etc. sont finalement tous pareils. comme les banlieusard finalement.

la condescendance, je ne suis pas capable.

Vous exprimez exactement ma réaction. Le Plateau est souvent à l’avant-garde par rapport au reste de la province. Il s’y développe des concepts innovateurs, il s’y importe des idées des milieux les plus créatifs du reste de l’Occident et même du monde.
Le reste du Québec pourrait s’en inspirer.
Malheureusement, ce potentiel est gâché par le snobisme moralisateur de nombre de ses habitants et leur manque de réalisme. Par exemple, j’ai bien ri le jour où un habitant du Plateau a proposé, pendant un débat politique, de cesser totalement le déneigement, puisque ses résidants pourraient se déplacer en ski de fond… Ma grand-mère, qui a habité le dernier tiers de sa vie sur le Plateau, était décédée deux ou trois ans avant ce débat, à plus de quatre-vingt-dix-ans; mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un fou rire en l’imaginant en skis de fond sur l’avenue Mont-Royal!

Les montréalais détestent ce quartier à cause des petits bourgeois qui l’habitent, pour se déculpabiliser de faire de l’argent, ils ont élu le marxiste-léniniste convaincu Ferrandez qui a juré d’abolir l’entreprise privée dans son quartier: les commerces ferment un par un, jetant sur le pavé des centaines de travailleurs…

Depuis que lasoit disant maire Fernandez est au Plateau, il fait en sorte d’isole les residents dans un vase clos.Il a debute avec le changement des sens uniques qui sont tous devenus sud nord , donc impossible d’en sortir, il a reduit l’espace dela rue a une voitureet installe deux voies pour les cyclistes. Il ne fait pas trop de depenses l’hiver pour le deneigement des trottoirs (economie de bout de chandelle) il ne tien pas trop compte de la securite de ses citoyens(urgence , ambulances, pompier, etc). Il pense que seule ses idees sont les meilleures. C’est pour ces quelques raisons que le Plateau est deteste par certaines gens exterieures de ce quartier qui esten train de mourir.

Les gens du Plateau ont aussi des préjugés sur le monde de région. Et ils savent de quoi ils parlent parce qu’ils viennent de là.
nonobstant le plateau bashing , le problème véritable avec ces abreuvoirs à même les bornes fontaines n’est pas que cela provient du plateau, véritable nid communiste mais qu’elles constituent un certain risque de sécurité public , retardant de 2 minutes 40 le branchement des pompiers devant un brasier . On a rien contre les abreuvoirs et les idées inventives et design d’utiliser le mobilier urbain. Mais, je crois qu’ il serait préférable que les bornes fontaines conservent leur première et unique vocation.

Rien à voir avec le plateau. J’y habite et je trouve toutes ces idées absurdes. On a une administration municipale pour ramasser la neige et les ordures, pas pour inventer de nouveaux moyens de gaspiller notre argent. Mais ce qui agace tant de monde moi y compris, c’est cet esprit de communautarisme. Je n’ai pas envie de boire avec mes voisins, comme la plupart des gens d’ailleurs, ni de placoter sur une terrasse de rue. Encore une fois, l’administration municipale est là pour des services utilitaires, pas pour aider du monde mal pris à se faire des amis…

Ceux qui sont contre les placotoirs ne doivent pas aller se promener à Manhattan, où chaque petit espace libre a été doté de tables et de chaises. Ils sont partout et ils sont constamment occupés.

Dans le Canada, il y a le Québec-Bashing, Au Québec, il y a le Montreal-Bashing et dans Montréal, il y a le Plateau-Bashing et probablement que sur le plateau, les résidents ont une rue en particulier et sur cette rue, il y a sûrement un voisin. je n’habite pas le plateau, mais j’aimerais tellement voir de leurs idées apportées vers d’autre arrondissement.

Pitié…personne ne veut de ce » no man land »
Le monde existe…mais ailleurs!

Pour beaucoup, le plateau n’est qu’un tremplin ( une forme d’initiation ) pour Westmount…

Bon article ! Je trouve ces installations superbes en plus d’être faites et conçues ici. Toutefois, le seul hic, c’est que l’eau est chaude et qu’il fait laisser couler l’eau longtemps pour qu’elle se refroidisse.

plateau, verdun, hochelaga-maisonneuve, sud-ouet: toute la même cochonerie gentrifiée par des barbus trentenaries, des chignons placés sur le top de la tête et des jeunes familles caucasiennes.

personnellement, ce qui m’écoeure, c’est que les pauvres se font toujours plus tasser vers les recoins de la ville et que le monde s’en fout. bin payez-le, votre 5 1/2 à 950$ juste pour pouvoir dire que vous habitez dans ‘un quartier émergent, effervescent’, tout en n’oubliant pas de ploguer le mot ‘urbain’ en kek part dans votre phrase. moi, je déménage avec les noirs et les arabes à montréal-nord. ça, c’est un quartier où il y a du vrai monde.

Condescendant et outrancier votre réflexion de bar. J’habite le Plateau depuis 24 ans.
Je suis un petit proprétaire (5 logements), c’est mon fond de pension. Les commentaires négatifs concernant la gestion « prétieuse » de Ferrendez est basé sur plusieurs éléments très concrets. Ex. J’ai de la difficulté à absorber les 10 % d’augmentations de taxe mun et scol chaque année depuis 5 à 6 ans.
Lorsque sur 10$ d’augmentation de loyer, il y a en 6 qui va pour les augmementations, comment est-ce que tu rentabilise ton bien? As-tu pensé aux locatires qui peinent à se trouver des logements par la disparitions des logements pour des condos?
Les commerçants de la rue Laurier sont-il des plaignards? La semaine dernière 10 commerçant ont indiquer ne plus pouvoir suivre les coûts et le déclin de l’achalandage.

En terminant, ton texte est petit par sa vision centriste de celui qui connaît la vérité. Ton texte est humiliant pour les employés des commercres qui ferment ou vont le faire des rues mont-Royal et Laurier.

Son texte, c’est de l’humour si vous n’avez pas remarqué. Si vous voulez dénoncer la gestion du maire Ferrandez, trouvez-vous une autre tribune.

J’aime ce billet! En plus d’être amusant, il comporte un fond de vérité sur le phénomène de la haine du Plateau-Mont-Royal et de son maire Ferrandez. Et ce que je trouve amusant, c’est que ceux qui dénigrent le plus le Plateau sont probablement des personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent et n’y ont probablement pas ou peu mis les pieds!

Nom de dieu, mais il y en a qui sont vraiment chialeux! Je suis né et ai grandi en banlieue. J’y ai eu une enfance et adolescence très heureuse. Comme jeune adulte j’ai habité le plateau/village/Villerai/Ahunsic pendant une quinzaine d’années. Encore j’y ai été très heureux. Maintenant j’ai des enfants, et habite la banlieue de nouveau. C’est super pour les enfants d’avoir une cour pour jouer, et de jouer au hockey dans une rue tranquille.

Comme je travaille tôt et pas trop loin en ville, je peux faire l’aller retour en 30 à 40 minutes; pas si mal hein? Oh, et je n’arrose pas mon gazon, mère nature s’en charge. Et j’ai un balai pour faire le ménage de l’entrée de garage, mais ce n’est pas mon activité préférée.

Par contre je compte bien retourner vivre en ville quand les enfants seront assez grands, car j’aime la ville ainsi que la proximité et l’accessibilité de ses services.

Quand je veux sortir en ville, je laisse l’auto au métro. C’est plus facile pour stationner.

Non mais il y a pas moyen d’être heureux, et de profiter des avantages que peuvent apporter la banlieue et la ville quand ça fait notre affaire?

Pis la gang qui chialent contre la banlieue ne chialera-t-elle pas contre la ville dans 10 ans?
Et ceux qui chialent contre la ville chialeront-ils contre la banlieue dans 10 ans?

Pour ma part je préfère les gens positifs que les chialeux, car ils ont souvent l’esprit plus ouvert et plus constructifs. Et j’adore l’idée des bornes-fontaines-abreuvoirs, car quand on a soif avoir accès à de l’eau c’est super. En plus je les trouve beaux ces abreuvoirs. Alors profitez-en et abreuvez-vous au passage, moi je le ferai quand je les verrai.

Bonne journée,
Philippe.

C’est une simple polarisation lente de la société.
Plus on a de religion et plus on a de polarisation.
Attention, remarquez l’absence de S à religion.
Je parle de la structure de pensée religieuse, le besoin de référer à l’autorité et aux certitudes, plutôt qu’à la réflexion autonome-intelligente-scientifique.

Parallèlement à l’immigration causant un afflut religieux, la société Québécoise est demeurée religieuse tout en se croyant devenue athée.
Les « de souche » ne sont même jamais devenus laïcs.
Le Québécois catho a évacué les curés, mais a conservé le besoin de certitudes religieuses, alors il est tombé dans des dogmes adoptés.
Ça donne des guerre religieuses nouvelles : Plateau vs Banlieue, Gauche vs Droite, Libertaire vs Réactionnaire, Québec vs Montréal, SRC vs RadioX.

Tout individu se crée une identité avec son vécu proximal.
C’est un processus inné, animal, inconscient.
Plus on a de stabilité proximale, plus on a une identité forte.
L’introduction trop rapide et/ou trop cahotique de changements dans cette stabilité est perçue comme une agression et donc cause une réaction agressiveé

On vit dans une société tentant d’être évoluée, mais sans avoir les outils pour ce faire.
Les élites devraient aider le peuple dans l’appropriation des changements sociaux, donc à faire la prise de conscience de nos identités propres et de nos tendances naturelles à y référer et les protéger.
Mais la société Québécoise était peuplée d’élites extensions de l’Église.
Nos élites ont toujours été religieuses : Des curés ou des laïcs formés-approuvés-cautionnés par l’Église.
Quand l’Église est disparue, les élites se sont mises à se former elles-mêmes dans l’extension de leur culture religieuse très homogène.
Donc aujourd’hui nous avons des élites ayant encore une extrêmement rigide structure de pensée religieuse et s’accrochant à leurs certitudes.
Ils ne sont d’aucune utilité à aider le peuple à cheminer dans l’appropriation des changements sociaux, qui demande d’avoir une structure de pensée scientifique ( l’homme n’est qu’un animal comme les autres, agissant d’abord par instinct et ensuite par rationel ; il n’y a aucune vérité, aucune certitude, ni bien ni mal ).

Alors qu’observe-t-on ?
Une multitude de petites églises basées sur une multitudes de réalités, chacune dans la certitudes dogmatiques d’être positionné là où se trouve la vérité.
Quossa donne ? Chacun déteste l,autre sans trop savoir pourquoi.

Pourquoi ?
Parce que nos élites totalement dépassées sont totalement immergées dans leurs certitudes dogmatiques et ne font que remplir les journeaux de leurs jugements de nouveaux curés.
Que lit-on des élites ? Ceci est bien, ceci est mal.

Où est la solution ?
L’homme n’est qu’un animal comme les autres, agissant d’abord par instinct et ensuite par rationel ; il n’y a aucune vérité, aucune certitude, aucun bien ni mal.
Il n’y a aucun centre de l’univers, nous sommes tous une agression pour l’autre.
Le Plateau-iste est autant dans l’erreur que le RadioX-iste, il n’y a pas de vérité, il n’y a pas de bonne manière d’exister.
Chacun a le droit d’exister comme il lui plaît, mais avec la responsabilité de tout négocier avec son voisin, car sa manière est autant hérétique que celle de l’autre.

Je terminerai avec une théorie du complot :
Soit je suis un gand visionnaire, soit ce que je viens d’écrire est depuis longtemps connu et nons sommes tous manipulés.
Les conflits intra-social causent une désolidarisation entre les individus.
À qui profite le crime ?
Qui profite à nous inciter à entre-détester toutes nos identités ?
Qui profite à inciter chaque individu à détester tout l’univers différent de lui ?

La réponse est dans : Qui profiterait d’une solidarisation des individus ?

Que produirait une société composée d’individus hautement conscients que leurs préférences personnelles sont une agression injustifiable scientifiquement à la moitié de ses voisins et qu’il est mathématiquement démontrable que le moindre effort est de négocier un compromis ?
Cela produirait une société égalitaire.
Qui ne veut pas d’une société égalitaire ?
Qui ne veut pas d’une société solidaire ?
Observez le passé : Qui a cultivé la haine des identités, plutôt que leur gestion ? Pourquoi ?

La terrasse de rue installée sur un espace de stationnement avec piano existe depuis quelques mois dans le quartier Limoilou. L’idée avait emballé Régis Labeaume..

J’habite le plateau depuis 5 ans et c’est un des plus belle arrondissement de montréal, j’approuve pas cette nouvelle installation par contre, le gout de l’eau est DÉGOUTANT, sa goute l’eau chauffé dans un boyaux d’arrosage. Pour ce qui est du maire… Il a de bonne idées, il pousse le changement et ça je respect ça. Mais parfois il coupe la ou il ne faut pas. Nous avons plus d’Écoquartier sur le Plateau car le maire a cru qu’il pourrait remplir le mandat lui même, résultat plus de nouvelle ruelle vertes… L’écoquartier est un service au citoyen ESSENTIEL pour favorisé les rencontrent et promouvoir le développement durable… Désolé Ferandez mais il y aura plus de prochaine fois 😛

Personnellement, je ne crois pas que les gens détestent le Plateau; c’est Ferrandez qu’ils détestent…avec raison!

C’est que le Plateau renferme le plus de pseudo-artistes snobinards aux allures de hipsters fendants au Québec qu’il est tant détesté.

cher Monsieur,
Vous pouvez maintenant mentionner que le service de pompiers de la ville procède à enlever ces merveilleux dispositifs. Quand ça prend aux pompiers plus que deux minutes à les enlever avant de pouvoir raccorder les boyaux incendie à la borne-fontaine, le temps devient trop précieux.
Sûrement le maire du plateau pense déjà à un autre projet aussi merveilleux et utile que celui-ci. J’ai très hâte de décruvrir qu’est-ce qu’il nous prépare.

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