Détracteurs du modèle québécois au bord de la crise de nerf

Depuis deux mois, je joue sur le gros nerf de toute une tribu en publiant, sèchement, les chiffres comparés du chômage Québec – Ontario – Canada – USA. Évidemment, depuis deux mois, le Québec performe mieux, à cet indice, que ses voisins.

Commentateur de droite apprenant que le chômage est plus bas au Québec
Commentateur de droite apprenant que le chômage est plus bas au Québec

La publication de ce court billet provoque des montées de lait chez certains internautes, qui bombardent le blogue de statistiques sur la dette, le taux d’emploi, le taux de croissance du PIB et autres démontrant toutes, disent-ils, que le Québec et les Québécois sont des cancres et ne devraient pas l’oublier.

J’y prends un malin plaisir car, depuis que je sais lire les chiffres, la droite ne s’est jamais gênée pour taper sur le Québec à coup de statistiques sur le chômage. Quand il était, au Québec, le double d’aux États-Unis, le chiffre semblait signifiant. Maintenant qu’il est moindre, il ne faudrait plus en tenir compte…

En 2008 et 2009, les chiffres nous indiquent que le Québec est un des rares endroits occidentaux — avec l’Allemagne — qui a le mieux résisté à la crise économique. Donc, un des endroits au monde où le niveau de misère humaine induite par la crise fut la moindre. Quels que soient les ratés de notre modèle — et ils sont nombreux — ne faudrait-il pas faire une brève pause pour admettre que nous sommes peut-être moins nuls, au total, que ce qu’on nous en a dit, et ce qu’on nous en dit encore.

Mes lecteurs fidèles savent que je ne suis pas un admirateur béat du modèle québécois. Heureux des travaux herculéens accomplis par les Québécois depuis 1960, résolument de gauche mais absolument pragmatique, j’ai proposé ces dernières années des réformes majeures de notre fiscalité, de notre tarification, et un plan ambitieux de promotion de la productivité dans les entreprises. Cela fait de moi la cible épisodique de deux Dubuc, Alain et Pierre. Celui de La Presse et celui du SPQ libre. C’est une situation qui me plaît, car elle confirme le caractère iconoclaste de mes positions — mais pas leur justesse, évidemment.

Cela dit, aux quelques internautes très très fâchés et aux curieux qui ont l’esprit ouvert sur ces questions j’offre — en guise de Courrier des internautes pour cette semaine — ces paragraphes et données extraites de Pour une gauche efficace, où je réponds, d’avance, aux questions qu’ils me posent avec fougue depuis deux mois:

Il y a deux approches lorsqu’on pose un diagnostic sur la situation du Québec. La droite exhibe à tous vents des palmarès économiques où le Québec fait figure de médiocre, de Tiers-Monde de l’Amérique du nord, de trainards paresseux dépendants d’un État obèse. Obnubilés par les chiffres du produit intérieur brut, elle fait toujours l’impasse sur la réalité sociale.

Que le Québec soit la nation nord-américaine avec le niveau le plus faible d’inégalité sociale, que son taux de pauvreté et d’intensité de la pauvreté soit le plus faible sur le continent, que ses villes soient les plus sécuritaires du continent, avec des taux de criminalité parmi les plus bas, tout cela n’a pas d’importance à leurs yeux, alors qu’il s’agit de réalisations considérables.

Au plan économique, le Québec offre un paradoxe. Comme on l’a montré au chapitre précédent, la différence est forte entre la production de richesse par habitant aux États-Unis et au Québec (21% de plus chez nos voisins). Cependant ce chiffre ne nous dit rien sur le niveau de vie réel des Américains et des Québécois moyens. Lorsqu’on compare la capacité de chacun d’eux à s’acheter des biens et des services, on constate que le niveau de vie réel d’un Québécois et d’un Américain de classe moyenne est à peu de choses près équivalent.

Le paradoxe est le même lorsqu’on compare avec les reste du Canada. Mais ne me croyez pas sur parole. Fions-nous plutôt aux calculs de Mme Norma Kozhaya, économiste de l’Institut Économique de Montréal, think tank néo-conservateur bien connu. Dans La Presse du 9 mai 2006, elle écrivait ce qui suit : « Un autre indicateur du niveau de vie est le revenu personnel disponible per capita (revenus totaux des individus moins les impôts personnels directs). En 2004, le revenu disponible per capita était de 21 631 $ au Québec, soit 7% inférieur à la moyenne canadienne, et 12% en dessous de l’Ontario. Si l’on ajuste selon le coût de la vie dans les grandes villes, on se retrouve de nouveau avec un portrait relativement plus favorable pour le Québec, puisque l’écart avec l’Ontario semble disparaître complètement. »

En bref, puisque le coût de la vie est plus faible au Québec, on peut s’acheter, avec un revenu plus faible, autant de biens et de services qu’en Ontario, où un salaire plus élevé est dépensé sur un panier de biens et services identique, mais plus couteux. (Cette différence a aussi une forte incidence sur le taux réel de pauvreté, plus faible que ce que disent les chiffres non corrigés.)

En fait, si on compare le pouvoir d’achat de la famille québécoise à celui de la famille ontarienne depuis 30 ans, on se rend compte que, depuis un creux en 1998, le pouvoir d’achat (après impôts, bien sûr) de la famille québécoise a égalé, en 2005, puis dépassé, en 2006, celui de la famille ontarienne. Un rattrapage historique. C’est l’économiste Pierre Fortin, le plus lucide, à mon avis, de tous les signataires du manifeste des lucides, qui offre ce calcul:

Un rattrapage historique, maintenant réalisé (source: Pierre Fortin)
Un rattrapage historique, maintenant réalisé (source: Pierre Fortin)

Cela est vrai aussi pour les États-Unis. Selon une étude de la firme réputée Runzheimer Canada réalisée pour la CSN, pour acheter le même panier de biens et services, et même en payant les impôts américains plus faibles, un Montréalais gagnant 50, 75 ou 100,000 $ et déménageant à Boston en 2003 aurait dû voir son salaire augmenter de plus de 50%. Il n’aurait fait aucun gain, sauf le plaisir de vivre à Boston. Avec deux enfants, il aurait fallu, à ces niveaux, une augmentation salariale de 60 à 100 % pour maintenir son niveau de vie. Et s’il gagnait moins de 30 000 $, l’augmentation aurait du être de 100 à 185%. La raison de ce gouffre : les coûts nettement plus importants à Boston qu’à Montréal; la perte du filet social Québécois dès qu’on traverse la frontière Sud. Je ne sais pourquoi la CSN a choisi Boston, une des villes les plus à gauche des États-Unis pour ce calcul. En choisissant Austin, Texas, l’hécatombe financière aurait été plus nette. Ces chiffres étaient valables pour 2003, alors que le dollar américain était à son zénith et offrait un avantage marqué au pouvoir d’achat américain. Avec un dollar canadien désormais au-dessus de 90 cents, un nouveau calcul nécessiterait des augmentations de revenus nettement plus importants aux Montréalais prenant la route du Sud.

En termes de pauvreté, le Québec fait bonne figure lorsqu’on le compare à ses voisins nord-américains. Alors que la moyenne canadienne était, en 2002, de 13,8 %, le Québec affichait, avec 9,3%, le taux de pauvreté infantile le plus faible de toutes les provinces.

La comparaison avec les États-Unis offre un portrait plus contrasté encore. Pour les familles ayant des enfants de moins de 18 ans, 19% des Américains sont considérés pauvres, contre 13% des Canadiens et 10,3% des Québécois. Mais il y a pauvre et pauvre. Lorsqu’on compare l’intensité de la pauvreté, c’est-à-dire ceux qui vivent avec seulement un tiers de ce qui est considéré comme un revenu faible, on trouve en bas de cette échelle 6% des Américains, 3% des Canadiens et 2% des Québécois.

Source: MSSS
Source: MSSS

Ces chiffres, en plus d’indiquer la réussite du Québec qui « brille parmi les meilleurs » en termes de lutte contre la pauvreté, permettent de combattre le pessimisme. Il est faux de penser que les efforts déployés contre la pauvreté ne portent pas fruit : l’exemple québécois est patent. Le travail ayant culminé avec l’adoption, en 2002 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, puis prolongées par les mesures du budget Séguin sur la prime au travail donnent des résultats tangibles. Selon toutes les mesures utilisées, de 1996 à 2006, le recul de la pauvreté est net. Le Québec compte moins de chômeurs, moins d’assistés sociaux qu’il y a 10 ans, moins de jeunes assistés sociaux. Qu’on se le dise : en 2008, le taux de pauvreté québécois est au plus bas depuis que l’on tient des statistiques. La hausse de l’emploi et du taux d’emploi est évidemment un élément majeur dans cette dynamique. Mais cela signifie que les efforts d’insertion en ont valu la peine et que l’énergie qu’on peut encore déployer permettra d’aller plus loin encore.

Si on répartit, on se rend compte que : 1) les riches sont plus nombreux et plus riches au Canada anglais et aux États-Unis qu’au Québec; 2) les 20% de la population la plus pauvre est mieux nantie (a un meilleur niveau de vie) au Québec qu’ailleurs sur le continent; 3) la classe moyenne Québécoise a grosso modo le même niveau de vie que la classe moyenne anglo-canadienne et américaine.

Tout ce que j’ai à ajouter ici est que, depuis 2000, le PIB par habitant (unité de mesure utilisée par tous les organismes économiques internationaux mais boudée au Québec) a cru plus rapidement au Québec qu’en Ontario, aux États-Unis et dans la zone euro, que le Québec est un des survivants de la crise et que le nombre de ses chômeurs est plus bas.

Cela signifie-t-il qu’il ne faut rien changer ? Évidemment, non. On peut faire beaucoup, beaucoup mieux. Mais ce n’est pas en niant nos qualités et nos forces qu’on va se convaincre d’aller encore plus loin.

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Quelques jours à Tampa, Floride, dans un restaurant, j’ai demandé aux serveurs et serveuses le salaire gagné : 3.50$ l’heure.
C’était en 2007. Ces gens doivent également se nourir, se vêtir, s’héberger. Ils n’ont pas de CSST ni des services de santé comme chez nous, au Québec.
Ils ont le soleil et la chaleur.
Globalement, la qualité de vie, nous l’avons, ici, au Québec.

L’Ontario est en train de vivre ce qui s’est passé ici dans les années 70, 80 et 90, c’est à dire une difficile réorientation de son industrie. Le Québec (et Montréal) on vécu un peu ce que la Rust Belt américaine a vécu (pensez Pittsburgh). L’Ontario a été plus ou moins épargnée par ce difficile épisode parce qu’elle était située plus haut dans la chaîne alimentaire manufacturière (automobile, etc.). Pendant que le Québec faisait la transition vers l’aéronautique, le pharmaceutique et autres, l’Ontario continuait sur la même voie.

Ça va leur prendre une bonne décennie pour se réenligner. Mais ça ne m’étonnerait pas de voir une bonne partie de leur main d’oeuvre migrer à l’Ouest ou ailleurs dans le monde si leur blues économique devait se prolonger. Je connais plusieurs gens de Windsor qui ont migré ici (non pas Paul Martin ou les Desmarais), ils m’ont tous dit qu’il n’y avait plus d’avenir dans le Sud de l’Ontario. C’est là la plus grande différence avec le Québec, où les francophones sont moins nombreux à émigrer pour des motifs économiques que les Anglo-canadiens ou les Américains. Quoique les régions du Québec se vident, lire Piché dans la Presse d’hier…

Monsieur Lisée,

Je dois confesser que j’apprécie énormément vos analyses sur le modèle québécois…Surtout, depuis que j’ai lu votre livre « Sortie de Secours », en 2000.

À la longue, plusieurs de vos écrits deviennent une référence.Pour moi, en tout cas.

La logique de Jean-Francois Lisée ?

Qu’importe si le Québec a eu un taux de chômage plus élevé que le Canada durant 30 ans, car ces 30 années ne permettent pas d’affirmer que le modèle québécois ne fonctionne pas.

Mais si par miracle le Québec connaît 2 petits mois consécutifs avec un taux de chômage légèrement inférieur au Canada, alors c’est une preuve que notre modèle fonctionne !

On oublie le taux d’emploi inférieur, on laisse de côté le taux de pauvreté qui est systématiquement plus élevé au Québec, on ne parle pas de la qualité de vie, on utilise des statistiques bidon sur la pauvreté au lieu d’utiliser les chiffres les plus récents.

Taux de pauvreté 2007
Québec: 10,6%
Ontario: 8,7%

http://cansim2.statcan.ca/cgi-win/cnsmcgi.pgm?regtkt=&C2Sub=&ARRAYID=2020802&C2DB=PRD&VEC=&LANG=F&SrchVer=&ChunkSize=&SDDSLOC=&ROOTDIR=CII/&RESULTTEMPLATE=CII/CII_PICK&ARRAY_PICK=1&SDDSID=&SDDSDESC=

Ce que fait Jean-Francois Lisée c’est du cherry-picking.

En passant si le Québec a bien performé depuis 2000, c’est parce que le niveau de liberté économique (calculé par le Fraser Institute) a augmenté significativement. Bref, si le Québec a pu commencer à bien performer c’est parce qu’on a légèrement tourné le dos à la social-bureaucratie pour devenir un peu plus néolibéral.

Pour cela, tout à fait d’accord… C’était qui d’ailleurs qui avait dit que le Québec était le meilleur endroit où élever une famille? La quantité d’aide pour les parents est sans pareil, non seulement en Amérique du Nord, mais au monde entier. Et dans le coin, alors que le marché immobilier s’effondrait partout ailleurs. Ici, il est resté stable, puisque jamais surestimé, il monte lentement comme à son habitude, à coup de 2 à 5% par année, les spéculateurs voraces ne se sont pas emparés de ces marchés, même vivre au cœur de Ville-Marie ou du Plateau est un luxe qu’un salarié moyen peut se le payer. On n’imagine pas la même chose pour Manhattan ou pour Beacon Hill (Boston), réservé exclusivement aux millionnaires. Mais les statistiques se contredisent. Parfois on dit que le coût de la vie est tellement plus bas ici qu’ailleurs… et après, une autre étude sort pour nous dire le contraire. Qui croire M.Lisée ?
Celle-ci date de l’été dernier : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2009/08/19/004-Montreal-villes-etude.shtml
On serait à parité pratiquement avec Toronto, alors pourquoi continuons-nous à dire que le coût de la vie est tellement moindre ici ?

Donc les québecois sont plus égaux que les autres Canadiens/Américains? Si c’est le cas, vous êtes tous égaux mais tous également pauvres. Pour les gauchistes comme Lisée, Gérald Larose, Parizeau et cie, la richesse c’est n’est pas quelque chose qu’on a à créer; pour eux, la richesse ça existe déjà. Elle se trouve être cachée dans les poches des riches, dans les multinationales, dans les odieuses banques ou(pour le PQ ou le Bloc) elle est dans les coffres du gouvernement fédéral. Donc il suffit d’aller la chercher cet argent et les québecois seront tous contents. Donc le modèle québécois ne s’interesse qu’à redistribuer la richesse mais non pas de la créer.
Etant un immigrant, j’ai réalisé que le Québec n’a rien à voir avec le Nouveau Monde. Quand je pense au Nouveau Monde, je pense immédiatement à l’entreprenariat (genre Microsoft, Apple etc), croissance économique, création d’emploi, bref à l’enrichissement. Or le Québec ressemble plûtot à la vielle France, pratiquant un national-socialisme archaïque avec pour but de « protéger » les québécois des effets néfastes de la mondialisation, du libre marché, bref, des barbares anglo-saxons et de leur affreuse langue anglaise. Pour les gauchistes, le Quebec se doit de rester un petit village Gaulois dans cet épouvantable empire américain.
Franchement ce genre de mentalité m’exaspere. J’ai récemment décidé, avec mon M.Sc et deux titres professionnels en poche, de quitter Montréal. Direction Toronto !!

Bravo, Monsieur Lisée.

Cela dit, quels que soient les chiffres et leur provenance, les pisse-vinaigre habituels ne modifieront pas leur discours.

À quoi s’attendre de la part d’un David, pour ne nommer que celui-là, lui dont le blogue Antagonist.net met en vedette quelques slogans biens sentis, tel que « Screw the U.N. », « Fight Terror – Support Israel », « non à la gogauche », « enjoy capitalism ». In cauda venenum: sur une photo de Stephen Harper, la mention « Closet Socialist »…

Si ce tout jeune homme perçoit Harper comme un crypto-socialiste, vous êtes sûrement la réincarnation de Mao…

Et ça se dit objectif, cette bibitte-là!

Toujours difficile pour les libertariens dogmatistes de salon d’admettre que leur utopie n’existe nulle part au monde, sauf en Somalie peut-être où il n’y a pas de gouvernement.

Seulement de la libre entreprise mafieuse et terroriste.

M.Lisée lisez- vous car le Québec de 2006 de M.fortin et le Québec de 2009 ou les travailleurs ont perdues leurs jobs de 18-20-22-24-25-28-32-35-dollar de l’heure pour 10-12-14-15-et qui doivent faire 16-heures par jour pour avoir la même paye ou il y a eu des ajout de tâches partout et M.Lisée sur une horloge il y a 24-heures maintenant les travailleurs ne font plus 8-heures mais des 12-heures et des 16-heures .

Question.
Le travailleur peut-il dormir ?

Question.
M.Lisée avant un couple l’homme et la femme travaillaient tout les deux pour les études des enfants ,le loisir, pour se payé du luxe ou du
restaurants ,des voyages,maintenant M.Lisée un des deux est malades ou perd sa job le couple tombe dans trouble vraiment M.Lisée ont à pas la même version.

M.Lisée sur une horloge il y a 24-heures une personne qui travaille 12-heures bien il lui reste 4-heures pour le transport transféré les enfants,souper et dormir .

Bonsoir.

Pour le chômage aller sur le carnet de Gérald Fillion à RDI j’ai des commentaires sur le chômage il serait bon que vous en preniez connaissance .

Monsieur Lisée,

Vous avez évidemment refusé de parler de ce qui nous rend véritablement distinct du reste du Canada: la dette.

Si nous mesurons notre richesse réelle, c’est-à-dire les avoirs nets, nous sommes pauvres, très pauvres. En fait, le Québec est le troisième « pays » le plus endetté au monde, derrière le Japon et l’Italie. Comble de malheurs, notre courbe démographique est également la plus prononcée au Canada.

Donc, on se doit le derrière et il y aura moins de travailleurs pour payer les prestations que la génération au pouvoir, les babyboomers, se sont votés sur le dos de la suivante.

Je doute que vous ne compreniez l’effet bombe qu’aura la dette dans les vingt prochaines années. Mais ne soyez pas inquiet, car vous aurez toutes les chances de voir ces effets lorsque les taux d’intérêt atteindront 8 % et que le Québec consacrera plus de 10 milliards au service de la dette. Le mirage de notre « richesse » sera enfin exposé au grand jour.

L’impôt devra augmenter, et pas à peu près. Il faut bien payer les revendications des Claudette Carbonneau de ce monde, n’est-ce pas?

C’est drôle comment ça ne prend pas de temps remplir une fiche d’immigration.

Beaucoup de jeunes vont prendre la même décision que j’ai prise il y a quelques années: quitter le navire avant qu’il ne coule.

Il y a 2 ans, Stats Can nous apprenait que, pour la première fois en 30 ans, le taux de chomage à Montréal était inférieur à celui de Toronto. Pareille nouvelle aurait dû faire la manchette sur 6 colonnes dans La Presse puisque ça faisait 30 ans qu’on nous marletait que notre taux de chomage était tellement plus élevé que celui de Toronto l’Eldorado où la rue Younge est pavée d’or et d’argent créé par la riche immigration qui y accoure des 4 coins de la planète.
Le lendemain: rien. Pas un mot. J’avais écrit à une journaliste économique qui lui souligner l’incroyable nouvelle. Il a fallu 3 jours pour que La Presse en parle enfin.

M Lisée,

Je ne fais pas de montée de lait en vous lisant, je me contente de hausser les épaules en me disant, tient voila encore un manipulateur démagogue qui déforme la réalité.

Pourtant que le Québec soit plus pauvre ne fait strictement aucun doute.

Et c’est sans compter que le Québec vit au dessus de ses moyens (notamment avec l’aide du reste du Canada), ce qu’il ne pourra continuer à faire bien longtemps d’ailleurs.

Tient M Lisée, mettez ça dans votre pipe et aspirez un bon coup:

http://www.lesaffaires.com/blogues/rene-vezina/ce-que-le-taux-de-chomage-ne-dit-pas/507345

Poutant René Vézina est loin d’être un méchant droitiste…

« Au Québec, peu de gens travaillent. Le taux d’emploi est encore bien inférieur à ce qu’on voit ailleurs au pays. En Ontario, il se situe 61 %. Du Manitoba à la Colombie-Britannique, il oscille entre 65 et 68 %. Au Québec ? À peine 59,5 %.

Le taux d’emploi, c’est le pourcentage des gens en âge de travailler (15-64 ans) qui travaillent effectivement. Les autres étudient, sont à la retraite, sont incapables de travailler… ou attendent.

Est-ce parce qu’il y a plus de jeunes aux études ici qu’ailleurs ? Non. Plus d’handicapés ? Pas davantage. Plus de gens découragés, qui ont abdiqué parce que leurs efforts ne donnent rien. C’est possible. Pour le reste, votre interprétation vaut bien la mienne.

Mais le fait demeure : plus de 40 % des gens en âge de travailler, ici, ne travaillent pas. Tant que ce chiffre demeurera aussi élevé, nous ne devrions surtout pas nous péter les bretelles en parlant de notre taux de chômage… »

Et devinez ce qui va arriver au taux d’emploi Québécois avec un des vieillissements les plus marqué au monde…

Quoi? Des coûts plus élevés pour les loyers, des coûts astronomiques pour l’achat d’une maison et certains disent que c’est pour cela que le Québec disent-ils est pauvre et la dette (?) (a-t-on identifié les actifs …personne n’ose).
Et certains pour des raisons qui n’en sont pas se disent prêts à quitter ou le feront. Eh bien plusieurs sont partis et plusieurs sont revenus mais par la porte arrière.
Mais arrêtez de la dire et quittez. Peu importe si c’est un coup de sang ou de tête ça va vous faire du bien….faites ça vite.

Et tout ça s’est fait à l’intérieur de notre beau et grand pays, Le Canada!!! Et pendant que le Parti québécois est dans l’opposition que que Jean Charest a les 2 mains sur le volant…

Voyez? Pas besoin du Parti québécois ou de se séparer pour y parvenir. Même Monsieur Lisée en fait une pétante démonstration ici même!!! Et ce, gratos!!!

Les fédéralistes vous remercient sincèrement.

Par contre, Monsieur Lisée passe opportunément sous silence la gigantesque DETTE du Québec car voyez-vous, dans le modèle québécois tant vénéré par ce même monsieur, tous ces accomplissements sans exception se sont réalisés À CRÉDIT! Avec l’argent de nos enfants et de nos petits-enfants et aussi avec l’argent du reste du Canada!

De plus, on peut honnêtement se demander que, si ce modèle est si agréable, généreux et bienveillant, comment il se fait que PERSONNE NE NOUS IMITE. Pourquoi les autres endroits de ce monde ignare persistent-ils à vouloir à tout prix tenter de découvrir de nouvelles façons de faire, d’innover ou d’inventer de nouveaux moyens alors qu’ils ont LA solution toute faite, ici même, sous leurs yeux, au Québec progressiste? Ils n’ont pas à chercher ailleurs. Ils peuvent même acheter le livre de Monsieur Lisée pour s’en convaincre.

Vous savez ce que disait Chruchill des socialistes Monsieur Lisée: « Christophe Colomb était probablement le premier socialiste de l’histoire: il ne savait pas où il allait, il ne savait pas où il se trouvait et il a fait tout ça aux frais des contribuables! ».

Malgré cette démonstration, il y aura toujours 2-3 pisse-vinaigres qui vont continuer à cracher sur le Québec. Mais oulala! Monsieur Lysée a oublié la dette! La dette, monsieur Lysée! Ne saviez-vous pas que certains en font une fixation et considèrent qu’un État doit être géré comme une entreprise privée? Vous auriez effectivement pu en parler monsieur Lysée. Histoire de rappeler à nos drettistes que nous avons, comme le rappelait Jacques Parizeau récemment, une dette proportionnellement inférieure à de nombreux pays occidentaux riches. Et une dette qui est loin d’être aussi catastrophique que nos épouvantails de la droite aiment bien nous le faire croire.

@Marquis #13

« Si nous mesurons notre richesse réelle, c’est-à-dire les avoirs nets, nous sommes pauvres, très pauvres. En fait, le Québec est le troisième “pays” le plus endetté au monde, derrière le Japon et l’Italie… »

Les désinformateurs déferlent…

Je ne prends jamais les conclusions de l’Institut Économique de Montréal pour du « cash », mais pour vous, je vais faire semblant de faire exception.

Le Québec, une société endettée? Peut-être. Mais ce n’est pas le taux d’endettement qui traduit l’état d’indigence; c’est le ratio entre l’endettement et la valeur des actifs.

Glané sur le site de l’Institut Économique, dont l’orientation est bien connue:

Claude Garcia: Une privatisation complète pour un Québec sans dette. À la lumière de la valorisation de sociétés productrices d’énergie inscrites à la Bourse de Toronto, on peut conclure que la valeur d’Hydro-Québec dépasserait 130 milliards $. Sa vente permettrait d’éliminer la dette du Québec, évaluée à 122,6 milliards $. Un Québec sans dette économiserait au total 5,5 milliards $ en frais d’intérêt annuels, une fois prise en compte la réduction de la contribution d’Hydro-Québec aux recettes publiques. Éliminer notre dette permettrait de diminuer de 33 % l’impôt sur le revenu et d’offrir un environnement fiscal très compétitif pour stimuler la croissance économique.
http://www.iedm.org/main/show_editorials_en.php?editorials_id=559

Le Québec est pauvre?

Et si on devait ajouter à la valeur des actifs d’Hydro-Québec la valeur des autres actifs du gouvernement du Québec, le Québec serait encore pauvre?

= = =

Et si le gouvernement Lesage n’avait pas privatisé les « Montreal Light, Heat and Power » et autres « Shawinigan Water and Power »? Cette nationalisation a accéléré le développement industriel du Québec, n’en déplaise à ses détracteurs.

En particulier, cette nationalisation aura permis de mieux servir la Côte-Nord, la Gaspésie et l’Abitibi, qui jusque là, était alimentée en « 25 cycles ». Un grille-pain acheté à Val d’Or ne fonctionnait pas à Québec ou à Montréal, et inversement…

Peut-être êtes-vous trop jeune pour avoir connu les années Duplessis?

L’autre sujet de prédilection du gang à GESCA est évidemment ces pauvres régions du Québec qui sont un poids énorme pour la dynamique métropole. Encore une fois Piché récidive dans La Presse du dernier weekend sans faire les nuances qui s’imposent car ce ne sont pas toutes les régions qui subissent une décroissance de leurs populations jeunes comme le titre le laisse croire(Le drame des régions).Les régions-ressources ont pendant plusieurs décennies fourni à la métropole les matières premières pour justifier des sièges sociaux et tout le monde en était tout heureux y compris les détracteurs des dites régions.Elles souffrent maintenant de l’exploitation à outrance de leurs ressources primaires qui pour la plupart ne furent jamais transformées sur place durablement en 2ième ou 3ième phase . Que faire de ces régions mal prises et surtout comment diversifier leurs économies chancelantes et stopper la fuite de leurs jeunes vers d’autres lieux. L’extraction des minéraux sans transformation sur place est une autre aberration qui condamne les régions productrices à leur propre perte dans un avenir plus ou moins rapproché.
J’ai déja entendu un ex président de la Banque Nationale déclaré dans toute son intelligence éclairée qu’il fallait tout simplement fermer ces régions et pour leurs populations Hé bien on repassera ou encore pourquoi ne pas les expédier en Louisiane!

Ceux qui veulent fermer les régions me font penser à quelqu’un qui, ayant un bras qui ne travaille plus aussi bien que dans son souvenir, dirait « ce bras, quel poids mort, allons le faire couper ! ».

Comment peut-on décrier une région ou une autre, comme si elle était étrangère au Québec entier ?

Quant au reste du blog : toujours aussi pertinent !

Bonjour M. Lisée.
C’est la première fois que je lis votre blog et je trouve votre sujet intéressant. Je suis quelqu’un qui se considère de droite, mais je trouve que vos arguments sont intéressant. Cependant, je crois que vous ne pouvez pas rejetter le facteur de la dette aussi rapidement que vous le faites. J’ai 22 ans et le fait que la société s’endette pour des programmes nécessaires mais qui sont au delà de sa capacité de payer m’inquiète un peu. Je pense à ce qui va se passer dans une dizaine d’année et je ne peux que me dire que ce fardeau retombera sur les épaules de ma génération. On nous demande de nous serrer la ceinture et d’éviter de nous endetter, mais de l’autre côté, ceux qui me demandent de faire ces sacrifices dépensent sans compter. Je rapelle encore une fois pour éviter de me faire bombarder de commentaires haineux que je trouve ces programmes nécessaires, mais il faudrait réétudier la situation si nous voulons pouvoir continuer à en profiter dans le futur.

Dernièrement, la seule chose que je n’ai pas compris dans votre texte concerne l’analogie avec Boston. Lorsque vous dites qu’avec un dollar canadien à 90 cents, une famille qui déménage aux USA devra payer plus, ne pensez-vous pas que ce serait l’inverse. Comme elle peut échanger ses dollars canadiens pour plus de dollars américains, son pouvoir d’achat ne vient-il pas d’augmenter? Une explication serait appréciée 🙂

Guillaume P.

Ouffffff, j’ai eu peur. Je ne savais pas que c’était pas la dette qui était importante mais les actifs. Merci de me sécuriser. Je vais donc aller acheter ma Bently dès aujourd’hui. C’est pas important si mon chèque de BS qui ne me permet même pas de payer mon loyer et de manger décemment, n’est pas suffisant pour payer la voiture. J’ai la Bently. Mes enfants et petits enfants (jusqu’à la 30ième génération) me remercieront de leur avoir légué une si belle voiture. Bien certain qu’elle aura rouillée un peu et que la dette aura augmentée des intérêts et frais que je n’avais jamais les moyens de payer, mais c’est pas grave, ils auront une Bently!!!!

Amaury Leveaux

C’est avec des gens comme vous que nous avons le plus de chance ou plutôt le malheur de demeurer une province.Car dans vos propos je ne sens que du mépris.À Toronto vous aurez pleinement l’occasion de nous <>.Donc bon débarras nous on ne s’ennuira pas!

Le taux d’emploi du Qc était de 59,3% en octobre (creux presque historique) alors que le NB (59,4%) et IPE (60,5%) l’ont dépassé (du jamais vu) mais ça Lisée n’en parlera pas…

Tout bon économiste sait que le taux d’emploi est LA référence contrairement au taux de chômage(facilement falsiciable).

Bravo monsieur Lisée pour votre exposé.

Sans pour autant être complaisant, vous abordez des chiffres qui, à la lueur des commentaires précédents, ne font pas l’affaire de tout le monde.

Le problème québécois est encore le syndrôme de la colonisation : né pour un petit pain. Les problèmes qui nous affectent (ou nous affecterons) sont (ou seront) les mêmes qui toucherons d’autres endroits sur la planète.

Pardonnez-moi l’expression, mais « on n’est pas plus caves que les autres », je ne vois pas en quoi nous ne pourrions pas réussir au point de vue économique. À lire les commentaires, je me dis que Desmarais et Trudeau ont vraiment bien réussi leur propagande !

Les défis sont là et le Québec a, comme toutes les autres nations, le défi de les surmonter mais avec des avantages et distinctions propres à lui. « Le Québec, paradis des familles » en parle allègrement.

Allez, bon courage et continuez de « brasser la cage » à ces maudiseurs publics.

@MarcS
et aux internautes intéressés à ma position sur la dette. J’y consacre un chapitre de la gauche efficace et j’y reviens dans ce billet récent:
A ceux qui suivent ce débat, deux remarques importantes:
1. Personne ne nie que le Québec est parti d’une position plus pauvre que l’Ontario et la moyenne canadienne. C’est vrai depuis qu’on tient des statistiques, au début du 20e siècle. Pierre Fortin a montré que l’écart était très présent pendant la grande période de libéralisme économique québécois, sous Duplessis, puis a commencé à se résorber graduellement depuis le début de la révolution tranquille. La croissance du PIB québécois per capita a pris un envol encore plus grand à partir des années 1990 jusqu’à aujourd’hui, ce que j’appellerais le modèle québécois renouvelé des années 1990. Ces chiffres expliquent la fin de la phase de rattrapage, en termes de richesse réelle.
2. Les données non corrigées en fonction du coût de la vie réelle au Québec donnent une vision faussée de la réalité de la pauvreté et du niveau de vie. Il arrive que même les économistes de droite le reconnaissent, ce qu’avait fait l’institut Fraser il y a quelques années pour la pauvreté, et l’économiste de l’IEDM que je cite. Dans les comparaisons internationales, cet aspect est toujours intégré aux calculs grâce à l’utilisation systématique de la parité de pouvoir d’achat. Mais comme ce calcul n’existe pas pour le Québec — on le réclame depuis des années — il faut se fier sur le coût des paniers de biens pour faire les corrections. Les comparaisons brutes ne tiennent pas compte non plus de la répartition plus équitable des revenus au Québec, c’est pourquoi l’utilisation de la médiane, plutôt que de la moyenne, donne une vision plus juste de la réalité. Les américains produisaient, avant la crise que le néolibéralisme a créé, 21% plus de richesse per capita que les Québécois. Mais la quasi totalité de cet écart (18%) allaient dans les poches du 1% de la population la plus riche. Voilà pourquoi les moyennes sont trompeuses.

@ Warren Peace:

Vous faites preuve du même aveuglement volontaire que Monsieur Lisée au sujet de l’insupportable dette du Québec. D’ailleurs, à ce chapitre, vous omettez d’ajouter la portion de la dette fédérale dont la province est responsable, plus les dettes des sociétés d’état, des CEGEP, des hôpitaux, des municipalités etc. ce qui ferait en sorte que notre ratio d’endettement serait d’environ 110% de nos actifs… Cette mentalité me fait penser au « ti-clin » qui s’achète à crédit sa grosse télé au plasma qu’il n’a pas les moyens de se payer juste pour épater les « chums » et qui la paie encore 10 ans APRÈS qu’elle ne fonctionne plus…

Être endetté signifie que nous dépensons de l’argent que nous n’avons pas et qui appartient aux autres. Nous faisons le choix de ne PAS attendre d’avoir cet argent AVANT de le dépenser. En agissant ainsi, on remet une partie de notre liberté entre des mains étrangères et vous, vous trouvez ça socialement et économiquement acceptable? Pas moi.

Le poste des intérêts est le troisième plus important poste de dépenses de l’État québécois après la santé et l’éducation. Il est d’ailleurs plus gros que plusieurs des autres ministères RÉUNIS et il AUGMENTE sans cesse depuis les années soixante. Le Québec ne rembourse pas un sou de sa dette, comme le « ti-clin » ci-haut mentionné qui ne paie que les intérêts du solde de sa carte de crédit au grand bonheur de l’émetteur de la dite carte d’ailleurs.

On dit: « Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent »!!!

Que de sages paroles…

@ Pierre Brasseur: Merci mille fois pour ce lien qui apportera à Monsieur Lisée un peu de cette lucidité qui semble si cruellement lui manquer.

Pour pouvoir comparer comme cela à partir de statistique pro canada il faut relativer les chiffres .
Au Québec l’immobilier vaut moins qu’au Canada et au USA mais les salaires aussi .
Le Québec est sûrement la nation la plus riche au monde en territoire en eau, , en minéraux , en scolarité et en cohérence sociale style tricoté serré .
Mais le Québec est fermé au monde par les colonisateurs canadians il se laissent détruire par l’immigration anglicisante, il ne développe pas ses infrastructure primaires secondaires et tertiaires , il se laisse endetter par Ottawa, il souffre des pollutions provenant de l’Ontario et des USA, il est sous représenté ou mal représenté dans les centaines d’institutions internationales .
Le Québec souffre moins de la crise mondiale actuelle non pas parce qu’il performe mieux mais parce que depuis les années 1960 il est privé des sièges sociaux et des multinationales et des secteurs les plus rentables de l’économie ( automobile, suffisance alimentaire , exportation alimentaire , et tout le secteurs des transformations des richesses naturelles, les médias )
Nous pensons que le Québec s’en sort mieux à cause du plein emploi et du manque de mains d’oeuvres ( pas d’enfants et immigration vers l’Ontario et l’Alberta)
Le temps que l’Ontario passait de 6 à 12 millions de citoyens de 1960 à 2009 le Québec colonisé et dépossédé passait de 6 à 7 et demi et c’est là ou nous sommes le plus perdant et nous sommes même en vieillissement et en voie d’élimination à tous les niveaux dans l’anglicisation systémique
Normalement avec son Fleuve Saint Laurent unique au monde , son territoire le plus riche au monde le Québec devrait être deux fois plus riche que ses voisins mais avec notre argent Ottawa développe le Canada et pas du tout le Québec sauf le WEst Island et l’industie militaire fédéraliste.
Et je pourrais continuer mais à quoi bon vouloir instruire des cruches redondantes

Il est toujours intéressant de vous lire lorsque vous emmerdez ces défenseurs du Québec rapetissé et incapable avec des statistiques qu’ils ne peuvent démolir ! Vous êtes dû pour un débat économique avec ces valets d’oncle Paul , Pratte et Dubuc et sa grosse Presse qui se distingue par parti pris .

Merci M. Lisée pour votre article que je trouve rafraîchissant et honnnête. Si tous les québécois étaient comme vous, il y a longtemps que nous aurions réglé notre destinée et que nous aurions pris possession de notre pays, le Québec.

Mais pour ne pas trop réveiller ce bon peuple, il faut leur faire peur, il faut leur faire croire qu’il n’est bon à rien et les « badauds » embarquent et élèvent leur « Maître » sur un piédestral. « Ils l’ont-tu l’affaire, les amaricains » ou canadiens-anglais, qu’ils disent !!!

Il est temps que les québécois deviennent plus matures donc plus confiants en eux-mêmes et se choisissent le pays du Québec ouvert sur le monde, non pas pour ériger des nouvelles frontières mais au contraire pour négocier d’égal à égal avec les autres nations. L’union européenne est un exemple qui pourrait nous inspirer car chaque pays membre reste souverain mais leurs échanges économiques et humains entre eux n’ont pratiquement plus de frontières.

Vous êtes une sommité littéraire mais de grâce laissez les chiffres de côté car ce n’est visiblement pas votre cup of tea.Un cherrypicking de statistiques primaire pour démontrer votre point de vue. Des pommes avec des pommes, des oranges avec des oranges… Comme dans le monde de la Radio/Télévison , on cherche les chiffres qui font notre affaire et finalement tout le monde est numéro 1. Le taux de suicide, l’immigration insuffisante, le taux de diplomation, les listes d’attentes, les intérêts de la dette comme 3e poste budgétaire après la santé à tout pres de 50 cents dans le dollar et l’éducation… Vous faites problablement partie du 2-3% de 100k et plus. C’est surement ça la gauche caviar (commi. friend)

Sur ce bonne journée.

En insistant pour être exclus de votre NOUS.

@twood #24
« Je ne savais pas que c’était pas la dette qui était importante mais les actifs. Merci de me sécuriser. Je vais donc aller acheter ma Bently dès aujourd’hui. C’est pas important si mon chèque de BS qui ne me permet même pas de payer mon loyer et de manger décemment, n’est pas suffisant pour payer la voiture. J’ai la Bently… »

Je me sens visé (commentaire #20) par cette réplique d’un ridicule consommé…

Pour un chauffeur de taxi, l’achat d’une Honda Accord est un investissement. Pour un BS, l’achat d’une Bentley est la preuve de sa démence… Surtout que si elle lui coûte $200,000 à l’achat, il perdra au moins $75000 à la revente…

Pour un vendeur d’électricité, s’endetter pour construire des barrages et des lignes de transmission, c’est un investissement.

Ça serait-y trop vous demander de délaisser vos arguments démagogo et de faire preuve d’un minimum de discernerment et d’intelligence dans vos commentaires?

David d’Antagoniste.net donne la meilleure réponse à l’analyse économique court-termiste, partielle et partiale de M. Lisée.
http://www.antagoniste.net/2009/12/07/arguing-with-idiots-jean-francois-lisee/

Je sais que vous tentez d’utiliser votre blogue régulièrement pour vendre votre pamphlet Pour une gauche efficace.

Or, comment peut-on demander à une personne tellement peu au fait des divers courants de pensée de philosophies et de sciences politiques et économiques pour nous tracer une meilleure voie?

Dans votre monde manichéen, il y a les bons (les socialisants) et les méchants (les conservateurs).

Or, encore une fois, que faites-vous des gens qui se disent toujours aujourd’hui libéraux de valeur ou libertariens?

Vous dites même «think tank néo-conservateur» en parlant de l’IEDM. Pourtant, jamais ils n’ont parlé d’un retour à un conservatisme moral, à une stricte obéissance en des valeurs et lois traditionnelles?

Ils sont résolument libéraux de valeur, pour la liberté comme un tout.
Les Conservateurs sont des gens pour la liberté? POUHAHAHA!

Croyez-vous que les mesures de resserrement aux frontières, le Patriot Act, les deux guerres et les politiques interventionnistes sous Bush Jr. sont des exemples de vil néo/ultralibéralisme ou de capitalisme sauvage?

Vous êtes toujours dans la Caverne, M. Lisée, et vous faites des analyses en fonction des ombres que vous percevez dans l’obscurité.

Il y a des étatistes, autoritaires, planificateurs, moralisateurs et centralisateurs éclairés (à gauche comme à droite) et des individus véritablement libres et qui en ont assez des biens-pensants pour les materner.

Effectivement, l’actif et le passif sont la base même du système comptable….ouf je ne sais pas si vous pouvez comprendre cela mais en tout cas on l’aura dit.
D’abord la colonne actif et la colonne passif…..et après le balancement, on retrouve la dette.
Et puis tiens cela fait l’affaire du politicien de ne mentionner que des gros chiffres avec le mot dette pour augmenter les taxes, au lieu d’augmenter les redevances sur l’exploitation des mines d’or, d’argent, de cuivre de zinc etc…et même l’eau embouteillé.
Pas dur à comprendre….alors au lieu de paniquer, réfléchir est de mise et il y a les cours du soir.

En fait ce qu’il y a de particulièrement inquiétant dans le faible taux d’emploi au Québec c’est qu’à cause de sa démographie le Québec devrait être présentement avantagé, en effet dû à sa plus importante cohorte de boomers le Québec compte une plus grande proportion de sa population entre 15 et 64 ans que ses voisins.

Or malgrés cela le taux d’emploi y demeure inférieur.

De toute évidence ça risque d’empirer durant les années qui viennent à mesure que les boomers se retirent.

Par contre étant donné les multiples pénuries de main d’oeuvres causées par le manque de relève le taux de chômage devrait rester assez bas. Assez pour satisfaire les marchands d’illusion comme JF Lisée!!!!

Un bien étrange discours de quelqu’un qui prône la souveraineté du Québec.

Donc, selon M. Lisée, un petit état provincial soumis au fédéral canadien et dont la source de revenu dépend à 85% des USA, est le modèle idéal pour éviter les crises économiques.

Les Québécois seraient fous de faire l’indépendance !

Mais, si on y réfléchi bien, la liste des avantages que nous fait M. Lisée consistent en quoi au juste ? Que des besoins essentiels ; logement, nourriture, sécurité.

À ce compte là, il y a des populations au Québec et ailleurs au Canada et USA qui ont un niveau de vie bien meilleur que les Québécois. Il y a les porcs et les vaches qui sont nourris-logés et bien soignés ainsi que protégés. Il y a les populations dans les zoo aussi.

Si les Québécois réussissent si bien, pourquoi les américains ne conduisent pas au moins une seule voiture québécoise ? Pourquoi n’allons-nous pas sur la lune ? Pourquoi allons-nous étudier et se soigner aux USA ? Pourquoi sommes-nous maintenant minoritaires dans notre métropole économique ?

Parlez-vous des Québécois ou du Québec ? De cette province fédérale canadienne multiculturelle ou du peuple ?

Une tite job, du pain, un lit, et une télé.

Nous sommes fins prêts pour le gouvernement socialiste mondial.

Contrairement à ce que je pensais les 15-64 ne sont pas plus nombreux au Québec qui est situé dans la moyenne. Cela est sans doute dû à l’immigration plus forte ailleurs.

http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/091127/t091127b1-fra.htm

Par contre, à part les maritimes, nous sommes plus vieux et vieillissons plus vite.

En tout état de cause les Québécois travaillent moins et travailleront encore moins dans l’avenir assez proche. En conjonction avec la dette c’est pour le moins inquiétant.

Voilà un autre exemple d’économie de vaudou. Dette, pas important, taux de participation au marché du travail, invalide. Mais attention, deux mois de taux de chômage inférieur à l’Ontario , frappée de plein fouet par la crise dans l’automobile , et bingo, on nous galvaude le modèle québécois comme étant source de fièreté!

Ceux qui osent questionner cette conclusion, des vendus à Gesca et au club économique de Montréal, des pisse-vinaigre, de la fausse information. Faut croire que le seul fait d’être nationaliste empêche les gens de raisonner. C’est peut-être pourquoi l’option souverainiste fait du surplace depuis 30 ans.

@twood

Qui va vous faire crédit si vous n’avez pas d’actif ?

Le Québec a encore ce matin une excellente cote de crédit.

Ce que j’apprécie le plus de cet article réside dans le fait que, tout comme moi, vous désirez faire passer votre message.
Malheureusement, là où cela me rend perplexe, c’est dans le fait que, tout comme les gouvernements, vous vous contentez de comparer ce qu’il reste dans les poches des québécois, en fonction du même revenu entre deux années charnières.
Il est vrai que le revenu disponible des gens s’est amélioré mais encore faudrait-il que quelqu’un dise haut et fort, que le taux implicite d’imposition de la classe modeste est maintenant plus élevée que celui de la classe à revenus élevés !
C’est bien beau de parler des avantages de la fameuse prime au travail mais comment cela se fait-il que personne ne se questionne sur l’envers de la médaille de cet incitatif qui augmente le taux d’imposition implicite des particuliers.
Saviez-vous par exemple qu’une famille biparentale de 3 enfants, dont le chef de famille serait travailleur autonome doit faire face à un taux implicite d’imposition de plus de 90% entre 25,000$ et 45,000$ !
Comment peut-on prétendre qu’il y a eu une amélioration notable alors que sur toute augmentation de revenu, les deux paliers gouvernementaux viennent piger davantage pour les personnes à faibles revenus que pour les plus riches !
Si vous aimez les écrits de M. Fortin, peut-être devriez-vous aussi regarder les écrits de M. Claude Laferrière, professeur de fiscalité à l’UQAM maintenant à la retraite qui démontre, avec de beaux graphiques que la fameuse progressivité des taux n’existe tout simplement pas en réalité. Voir le site de M. Laferrière http://www.er.uqam.ca/nobel/r14154/ ainsi que le mien http://www.financesdor.qc.ca et vous seriez peut-être surpris de découvrir cet horreur fiscale.

Remarquons ici le remarquable échantillon de crises de nerf. Inutile d’afficher un tableau vert ou noir quand la classe intégriste a, de toute façon, décidé de mettre la hache dedans sans poser de question.

Et ça se promène de blogue en blogue à nous abreuver de LA vérité indubitable et absolue.

Je me réjouis avec vous monsieur Lysée. Non pas de ces chiffres, puisqu’ils pourraient être beaucoup mieux, mais du divertissant spectacle que vous provoquez.

Mon petit-fils s’amusait cet été à taper du pied sur les nids de fourmis afin de les voir s’agiter en tout sens.

À lire leurs réactions affolées (prévisibles et rabâchées), vous tapez fort dans le nid des dogmatistes étroits.

C’est bien.
🙂

Donc si on résume, le modèle québécois est utile pour produire quelques mois avec un taux de chômage inférieur lors d’une crise économique (environs tous les 10 ans).

Le problème c’est qu’en dehors des périodes de récession, le Québec se fait planter solide par le Canada.

Qu’est-ce qui est préférable: quelques mois avec un bon taux de chômage tous les 10 ans ou avoir une bonne croissance économique dans les périodes sans récession.

Bonjour,

Si le Québec est un bon endroit ou vivre, pourquoi le Québec a un déficit migratoire?

Ayant immigré a Vancouver depuis peu, j’ai rencontré un vingtaine de Québécois francophone, catholique et hétérosexuel. Pratiquement aucun d’entre eux pense retourner au Québec. Ils ont presque tous un(e) conjoint(e) anglophone unilingue et prévoient élévé leurs familles ici.

@François Premier #28
» D’ailleurs, à ce chapitre, vous omettez d’ajouter la portion de la dette fédérale dont la province est responsable, plus les dettes des sociétés d’état, des CEGEP, des hôpitaux, des municipalités etc. ce qui ferait en sorte que notre ratio d’endettement serait d’environ 110% de nos actifs… »

110% ? Et pourquoi devrais-je vous croire sur parole?

La part du Québec dans la dette fédérale?

Commençons d’abord par évaluer la valeur des actifs du Fédéral au Québec, et la valeur des actifs du Fédéral globalement (ce qui inclut les ambassades et bâtiments consulaires à l’étranger).

Le Qc compte pour 20% du passif mais n’a que 10% des actifs? Alors notre part devra tenir compte de cette disproportion.

Par ailleurs, François, vous semblez douter de la qualité des gestionnaires fédéraux, dont la plupart ne sont pas québécois. C’est honteux! Croyez-vous vraiment que la valeur des actifs fédéraux est inférieure à celle du passif?

zzz zzz

Le Québec est perdant très perdant car le temps que l’Ontario doublait sa population depuis 1960 le Québec stagne (12 millions et 7 millions) En 1960 c’était 6 et 6 millions
Ottawa endette le Québec sans sa permission dans tous les ministères fédéraux
Le Québec ne reçoit jamais sa part de tous lesministères fédéraux
Calculez vous mêmes; supposons 200 ambassades dans 200 pays qui rapportent en moyenne chacune un milliards de $$$$ en investissement le Québec reçoit des miettes
L’immigrant au Québec doit apprendre trois langues pour vivre en trois langues et au Canada une seule langue suffit comme dans tous les pays du monde . Et ce bilinguisme et trilinguisme obligatoire crétinise notre langue nationale et nos esprits
Avec un tel système colonial impossible d’attirer et de garder des immigrants qui ne sont pas bêtes ni colonisés comme nous
L’immigrant lui voit très vite ce qui se passe ici au Québec alors il se range du côté anglais ou déménage au Canada avec ses enfants pour pouvoir vivre en une seule langue et éviter les guerres raciales linguistiques

Vous dites : » avant la crise que le néolibéralisme a créé »

With all due respects Mr Lisée : this is not true

@Sébastien

La fille de mon voisin a épousé un Vancouverois qui s’est établi ici et y travaille comme ingénieur depuis 7 ans.
* * * * *

PS. Vous avez précisé « hétérosexuel » dans votre commentaire. En quoi cela est-il la preuve de quelque chose ?

@ 46Sébastien :
décembre 8, 2009 à 1:05
Bonjour,

« Si le Québec est un bon endroit ou vivre, pourquoi le Québec a un déficit migratoire?

Ayant immigré a Vancouver depuis peu, j’ai rencontré un vingtaine de Québécois francophone, catholique et hétérosexuel. Pratiquement aucun d’entre eux pense retourner au Québec. »

Vous avez vécu exactement le contraire de ce que mon fils à vécu pendant un an à Vancouver.

Juste pour dire que sa dépend de qui sa vient.

@ François 1

Vous parlez de dette.

Je suis sûr qu’en tant que citoyen-canadien vous n’êtes pas à part des autres citoyens quand vous achetez un bien de valeur, tel un cinéma maison ou un automobile.

Pour ma part, ceux que je connais, les jeunes pourfendeurs de la dette du Québec, ces jeunes drettistes s’endette à qui mieux mieux.

La dette du Québec est en bien meilleure équilibre dans son bilan que l’ensemble des États de l’Amérique du Nord.

Mais à vous lire vous voulez à tout prix pourfendre le Québec peu importe la raison.

@ 37Gébé Tremblay :
décembre 7, 2009 à 12:44

« Donc, selon M. Lisée, un petit état provincial soumis au fédéral canadien et dont la source de revenu dépend à 85% des USA, est le modèle idéal pour éviter les crises économiques. »

« …dont la source de revenu dépend à 85% des USA,… »

Étalez-nous la preuve de ce nous nous écrivez Monsieur.

M. Lisée vous avez déchaîné tous les commentateurs de droite pourfendeurs du Québec.

Vous avez labouré profond.

Maintenant toutes les mouettes suivent la charrue pour trouver la moindre bibite à manger sur le dos du Québec.

Bon, voyez l’illuminé sur ce site qui dit:

http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

«L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.»

Et quoi encore?!?!

Dans combien de temps encore les méchants néo-libéraux-tenants-de-l’esclavage-de-la-soumission-des-frais-interurbains-et-du-capitalisme-sauvage comprendront-ils que l’humanité a besoin d’être soumis aux bons politiciens, qui eux seuls ont le pouvoir et le Droit Divin d’octroyer le fruit de leur labeur aux «bonnes personnes» voulues et bien soumises à leur pouvoir?

Bravo! J’adore lire des billets qui présentent des faits qui assomment la droite. La droite abruptie, celle qui écrit comme elle pense, c’est-à-dire tout croche et sans struture.

Depuis des années la droite a compris que la meilleure arme des dominants c’est le cerveau des dominés. Alors, elle nous dit que notre bien passe par leur richesse et notre « LIBARTÉ » par leur liberté de tout faire sans contrainte de l’État. Écoutez un peu de radio à Québec et vous comprendrez que plusieurs mettent en oeuvre cette maxime.

@Gébé Tremblay

C’est quoi ça « notre revenu dépend à 85% des USA. »

Les exportations du Québec représentent en 2008 33,7% du PIB. Et on exporte ailleurs qu’au USA. Alors mon cher Gébé Tremblay, si toutes nos exportations étaient destinées aux USA tu aurais fait une erreur de plus de 152% (85/33,7). Mai rassure-toi, ton erreur est encore pire car les USA ne sont pas notre seul marché!

Comme je le dis souvent la droite fédéraliste c’est un concentré d’imcompétence et d’ignorance.

Salut Gébé!

Voici ma source: http://www.quebececonomique.qc.ca/progres.php#p1

Vous pouvez crier victoire aujourd’hui M. Lisée. Mais je serais prêt à parier tous mes avoirs que lors que la crise se résorbera, le taux de chômage au Québec restera sensiblement le même alors que partout ailleurs en Amérique du Nord, il aura CONSIDÉRABLEMENT diminué. Conclusion: le modèle Québécois est un lamentable échec.