Deux mai: Le dépit, l’espoir et le rejet

(Mon analyse de l’élection du deux mai,
telle que publiée dans L’actualité courant.)

On ne pourra pas nous reprocher, à nous Québécois, de ne pas essayer. Et, lorsqu’on essaie, de ne pas y mettre toute la gomme. Avec la trudeaumanie, en 1968, on a donné 54 % des votes et 56 sièges au «French Power». Le début d’un temps nouveau. Puis, octobre 1970, l’armée et les prisons. Puis, la Constitution, l’exclusion.

Nous n’y sommes pas allés de main morte pour remplacer les trudeauistes par les bleus de Mulroney en 1984: 50 % des votes, 58 sièges. Un espoir de réparation, dans l’honneur et l’enthousiasme. Puis Meech. Puis le mépris.

Alors, en 1993, nous n’y sommes pas allés avec le dos de la cuiller pour obtenir «le vrai pouvoir», celui du Bloc québécois: 49 % des votes, 54 députés, assez pour former l’opposition officielle de Sa Majesté. Puis, six élections passent. Le fruit souverainiste semble hors de portée. Le fruit fédéraliste s’entête à ne jamais être assez mûr pour une réforme.

On vient de remettre ça, en 2011, 43 % des votes et 59 sièges pour Jack Layton. Remarquez: le résultat est spectaculaire, mais la dose a baissé. Nos vagues emportaient 54 % de nos votes en 1968, plus que 43 % en 2011. Malgré tout, 23 % des électeurs sont restés fidèles au Bloc québécois — qui ne récolte que 5 % des sièges. Un Québécois sur quatre a écouté Duceppe, Parizeau, Marois, même l’un-peu-trop-coloré Gérald Larose, leur disant qu’il ne fallait pas tomber dans le panneau.

Que derrière le beau sourire de Jack Layton, se trouvait un parti qui avait appuyé le rapatriement de la Constitution, rejeté l’accord du lac Meech, voté la loi honteuse de Stéphane Dion sur la clarté référendaire.

«Peut-être, peut-être, a répondu la foule, mais le NPD, on ne l’a pas encore essayé!»

C’est un vote chargé. Un vote qui concentre en lui-même plusieurs décisions, plusieurs émotions. Le dépit, l’espoir, le rejet.

Le dépit, d’abord. On avait, naguère, rompu avec Trudeau et avec Mulroney. Claqué la porte. On était sorti de la relation, en colère et le pas pressé de prendre l’avenir d’assaut. Cette fois, rien de tel. On ne voulait pas quitter le Bloc avec fracas. On ne voulait pas lui faire de peine. On n’a rien à lui reprocher. Ou si peu. D’être resté lui-même? De n’avoir pas, à lui seul, fait sauter l’embâcle politique Québec-Canada? De dire la vérité, mais un peu trop souvent et un peu trop de la même façon?

Gilles Duceppe aurait-il pu triompher, le 2 mai, s’il s’y était pris autrement? Non. La campagne aurait pu être plus habile. Le slogan («Parlons Qc») aurait pu être bien, bien meilleur. Mais, pour l’essentiel, le Bloc était à prendre ou à laisser. Il incarnait une stratégie: parler à Ottawa de sa propre voix, peser sur les décisions lorsqu’on avait la balance du pouvoir, mais ne pas diluer sa force dans des arbitrages au sein d’un parti dominé par le Canada anglais. Le Bloc, donc, à prendre ou à laisser. Les Québécois ont laissé.

L’espoir, ensuite. Il est multiforme. Jack Layton représente, indubitablement, le changement, la fraîcheur, une attitude positive qui jure avec le discours ambiant. Comme les pacifistes que nous sommes, il ne voit pas pourquoi nous sommes en Afghanistan ou pourquoi nous voulons acheter des avions-chasseurs à coups de milliards. Comme les écolos que nous sommes, il veut taxer les pétrolières et prendre le virage vert. Comme les sociaux-démocrates que nous sommes, il pense famille, travailleurs, consommateurs à protéger contre les intérêts scandaleux sur les cartes de crédit.

Mais il a fait plus, dans cette campagne. Il a joué avec notre fibre nationale. C’est le seul parmi les chefs fédéralistes qui a rappelé «le problème historique» que constitue l’exclusion du Québec de la Constitution de 1982. Empruntant au vocabulaire péquiste, il a promis de réunir les «conditions gagnantes» pour le retour du Québec dans la grande famille.

Qu’a-t-il dit de plus, de concret, de fiable? Rien de rien. Mais ceux qui croient aujourd’hui que les Québécois n’ont pas un désir inassouvi d’être respectés et reconnus dans le pays auquel ils appartiennent encore souffrent d’une variété particulièrement virulente de cécité. En pleine campagne électorale, deux Québécois sur trois ont affirmé aux sondeurs qu’ils souhaitaient, oui, qu’on rouvre la discussion sur leurs droits et leur place dans la fédération. (Ailleurs au Canada, deux citoyens sur trois s’y refusent, d’où l’embâcle.)

Jack Layton sait très bien que les chances de succès d’une telle opération sont infinitésimales. Que les «conditions gagnantes» qu’il évoque ne seront réunies qu’après le premier jeudi de la semaine des quatre. Mais il a joué de cette carte, fait miroiter le gros lot, en sachant qu’il y aurait preneurs dans le pays de l’espoir. Il a eu raison.

Si le Canada n’avait livré au pays qu’un gouvernement conservateur minoritaire, Jack Layton aurait pu mener le reste du Parlement dans un renversement de Harper et diriger un gouvernement principalement orange. Il aurait alors été mis au défi de livrer la marchandise au Québec. Mais aujourd’hui, cantonné dans l’opposition, il aura beau jeu d’affirmer qu’il n’y peut rien, et de changer de sujet. Enfin, juste assez pour ne pas tarir l’espoir.

Le rejet, finalement. La ruée québécoise vers le NPD est une variante de la stratégie appliquée lors des deux dernières élections:  empêcher les conservateurs de gouverner, au moins de gouverner de façon majoritaire. Nous étions 75 %, en 2006, à voter non conservateur. En 2008, 78 %. En 2011, 83 %. Sur ce point, nous sommes clairs, constants et de plus en plus insistants.

Il y eut une époque où Stephen Harper, par un beau «discours de Québec» nous avait aguiché non pas avec des «conditions gagnantes», mais avec de grands changements, y compris l’encadrement du pouvoir fédéral d’empiéter sur notre autonomie. On attend encore. On attendra toujours. Il n’en est plus question.

Mais sur la culture, sur la criminalité, sur le pétrole, sur la politique internationale, sur l’environnement, il nous a bien montré qu’il était aux antipodes du Québec qu’on a en tête.

Le 2 mai, c’est le rejet de ce gouvernement qu’on a voulu exprimer. On l’a fait en jouant dans une équipe pancanadienne, espérant ainsi empêcher au moins les conservateurs d’avoir le pouvoir absolu. Un temps, en fin de campagne, on a même pensé que notre décision de jouer pancanadien permettrait à Layton de renverser Harper. Tout un beau risque!

Mais en fin de soirée, le 2 mai, on a déchanté. Le Québec a enlevé à Harper cinq circonscriptions. Les Québécois ont fait leur travail anti-Harper. Mais le Canada anglais a redonné à Harper ces cinq circonscriptions, et il en a même rajouté 24 pour donner à Stephen Harper une majorité béton.

Résultat: le rapport de force québécois disparaît. De 2004 à 2011, le Bloc et les autres partis d’opposition ont régulièrement forcé le pouvoir conservateur à adopter telle réforme, à ajouter tel budget, à renoncer à telle offensive. Maintenant que le gouvernement est majoritaire, cette marge de manœuvre n’existe plus.

En un sens, les Québécois ont essayé autre chose le 2 mai. Ils ont joué la seule carte qu’ils n’avaient jamais utilisée. Et le Canada a élu, malgré eux, le gouvernement majoritaire que le Québec souhaitait ne jamais avoir. En fait, les Québécois auraient envoyé 75 députés NPD à Ottawa, Harper aurait quand même obtenu sa majorité. Un constat aliénant. Notre destin est défini par d’autres.

Et ce fait, têtu, renvoie les Québécois à eux-mêmes. Il les renvoie au seul cadre politique dans lequel ils ont, seuls, le pouvoir de changer les choses: les élections québécoises.

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Que viennent les élections législatives Québécoises avec cependant un gros point d’interrogation: Pauline fera t-elle tomber Charest et le PLQ?
Quand on regarde les sondages sur la popularité des chefs, il est assez troublant de voir le peu d’écart entre Charest le détesté et Pauline la mal aimée.Autre chef pour inspirer les Québécois?

Vous dites que le NPD n’a rien proposé de concret, mais n’a-t-il pas proposé d’amoindrir la loi sur la clarté (en ramenant l’exigence de majorité au 50%+1), n’a-t-il pas proposé un droit de retrait pour le Québec, avec compensation, de tout programme fédéral? Pourquoi ne reprenez-vous pas ces propositions, au moins pour les attaquer? Pourquoi se contenter d’un « rien de rien »? Je n’ai pas voté pour « rien », mais entre autres pour ces deux propositions concrètes.
Layton fera peut-être éventuellement comprendre aux Anglos que plus le Canada est dur, plus il encourage le séparatisme. Trudeau a beaucoup fait pour le séparatisme, et les éditoriaux haineux aussi.
Il y a une histoire à morale qui s’applique bien à notre situation: le vent et le soleil parient sur qui va réussir à enlever son manteau à un homme marchant dans la plaine. Le vent souffle aussi fort qu’il le peut, mais plus il souffle, plus l’homme se cramponne à son manteau. Ensuite, le soleil se contenter de briller et de réchauffer l’homme, qui enlève ensuite de lui-même son manteau.
Dans cette histoire, l’homme est le Québec, son manteau est le séparatisme, le vent ce sont les libéraux, et j’espérais que le soleil fut les néo-démocrates de Layton.

Je ne sais pas si les Canadiens vont s’en rendre compte, mais tant qu’ils ne font pas la moindre concession, ils font autant de travail que les séparatistes pour séparer le pays. À ce compte-là, on pourrait quasiment affirmer que le Canada est aussi majoritairement séparatiste, seulement de façon plus ou moins inconsciente.

Excellente et intéressante analyse.

Avoir envoyé à Ottawa, 60 Bloquistes à la place de 4 n’aurait pas donné plus de pouvoirs au Québec, ça nous aurait simplement isolés plus.

Les Bloquistes cherchaient à rendre le fédéralisme plus juste envers le Québec, ce qui n’était pas de nature à aider l’arrivée de la souveraineté du Québec. Qui désire plus quitter une situation améliorée ?

Les Québécois, pour compenser l’élection de 59 députés fédéralistes au fédéral, vont probablement favoriser le vote en faveur du PQ, à la prochaine élection générale provinciale. Si ça s’avère, le PQ Marois va nous voter une constitution, un renforcement de la loi 101 incluant plus de français au travail, ce qui devrait sécuriser encore les francophones québécois qui, se sentant plus confortables dans le Canada, vont choisir d’y rester. Le prochain référendum pour nous séparer du Canada…oublions ça.

Oui, les québécois ont joué la seule carte qu’ils n’avaient jamais utilisée, le Joker.

Nous sommes têtus a vouloir retarder les grandes décisions pour déterminer nous mêmes notre destin et manquons un peu de courage en essayant toutes les alternatives …. Après les libéraux , les conservateurs et maintenant le NPD pour nous retrouver gros Jean comme devant encore une fois et en prime avec des néophytes invisibles et introuvables …..
Il faudra bien un jour que l’on ait le courage de S’ASSUMER ……

Absolument rien à ajouter très cher M. Lisée.

Vous traduisez l’expression de ma pensée aussi bien que j’aurais pu le faire moi-même.

Tout autre commentaire serait superfétatoire.

Maintenant, aux avocats du diable et à ceux qui souffrent d’une « variété particulièrement virulente de cécité » de nous faire part de leurs vision distordue de ces faits historiques et de leurs élucubrations.

Et le même scénario de se reproduire aux prochaines élections avec la division du vote en faveur de l’ADQ nouvelle mouture dirigée par F Legault donnant au mieux un PQ minoritaire.

À moins que Duceppe ?

Il devrait se tanner vite de la cuisine et du vélo, lui qui est taillé pour les grands destins.

Et les électeurs Québécois seraient contents : ils auraient leur changement sans avoir à revenir à la case départ avec l’ADQ.

On est pas un peu mêlés ?

Quand j’ai entendu des électeurs de Maskinongé se fendre de contentement ayant réussi leur coup du changement…

Merci monsieur Lisée pour cette analyse…vous me donnez de L’ESPOIR.

En espérant que le peuple Québécois réalisera le plus tôt possible que son statut de minoritaire au Canada et en Amérique…et que de surcroît, sa langue, sa culture et son économie risque de lui échapper complètement…à brève échéance…se réveillera à temps…

Je constate dans mon propre patelin francophone à 90% en 1980, n’est plus qu’à 65%….l’invasion constante des cultures Canadian et Américan fait son chemin insidieusement…sans compter les lois du goverment Canadian qui, entre autres, s’emparera de ce qui nous reste de la Bourse de Montréal…
Bref, comme un peuple normal, allons-nous constater que nous nous faisons plumer constamment…et enfin, réagir en conséquence.

Cette situation m’inquiète et me peine énormément…de plus, je constate que peu de gens semblent s’en soucier.
Devenir une belle grosse Luisiane ne m’enchante guère.

Les moyens d’information appartenant massivement aux tenants du fédéralisme, ne veulent surtout pas alerter le peuple, qui en tant que tel, court à sa perte selon les chiffres alarmants de statistique-canada.

J’ai beaucoup d’admiration pour nos frères et amis Acadiens…ils persistent malgré tout…mais, à cause de leur situation minoritaire dans les provinces maritimes ne peuvent plus intervenir vraiment sur leur destinée , ils sont soumis au bon vouloir de la majorité.
Ils ne leur restent plus que le GRAND TINTAMARE… Hélas!

En espérant que nous déciderons de prendre notre destin en main, survivre, nous développer et faire parti du concert des nations…bonne réflexion à tous!

Si on forme vraiment une nation, pourquoi accepterions-nous d’être dirigés par un gouvernement qu’on a rejeté à 83%?

Pourquoi enverrions-nous 200 milliards de dollars de nos taxes, dans les 4 prochaines années, à un gouvernement que nous ne voulons pas?

Selon le dernier sondage du Devoir la souveraineté se situe à 41% et 71% des Québécois Francos sont insatisfaits de la place du Québec au sein du Canada et veulent être reconnus dans la constitution comme société distincte.

Mais le malheur semble être Legault qui se pointe avec ses livres de comptabilité, suivis probablement par les Adéquiens de Deltell.

Si on exclut Legault nouvellement converti au fédéralisme et les Adéquiens convertis à n’importe quoi;j’ai l’impression qu’avec la nouvelle donne Canadian les grandes manoeuvres pourraient commencer.

L’idéal serait qu’une élection hâtive qui serait du à l’incompétence totale du PLQ survienne…

L’élection du 2 mai c’est le retour de la participation des jeunes dans le processus électoral dans le respect de leurs valeurs. La conscience sociale, environnementale et la volonté de faire intégrer le Québec dans un grand pays prospère. Ils en ont assez et on en a assez de rester à l’écart. Cette vague on le sait aurait pu emporter tout le Canada si elle s’était levée un peu plus tôt. Les séparatistes comme toujours refuse de voir la réalité telle qu,elle est. Quand bien même il y aurait 10 référendum qui donnerait NON comme résultats, en enfants gâtés, les babyboomers n’acceptent pas le fait de perdre. NON Ni les jeunes ni la majorité des Québécois n’en veut pas de la séparation.
On veut jouer un rôle au Canada, on veut que notre culture soit acceptée mais on veut aussi imposer nos valeurs de coopératisme, environnementales. Nous ne sommes pas les seules canadiens a partager ses valeurs, on les retrouve chez l’ensemble des jeunes aussi.
Pour ce qui est des plus vieux ils sont probablement moins émotifs et ont besoin de plus de temps pour faire confiance au changement.
Je ne partage pas toutes les valeurs néodémocrates notament en matière de lois et ordre, en défense (plus conservatrice et la responsabilité individuelle)et surtout en ce qui concerne les syndicats. Je les vois comme un intermédiaire qui a des intérêts opposés a ceux des employés et a ceux des entreprises qui tout les 2 profitent de l’augmentation de la productivité (financièrement et dans la stabilité de l’entreprise). Quand aux syndicats c’est claire que c,est l’opposé, moins les employés sont productifs, plus ça en prend et plus c,est payant pour les syndicats tiennent ainsi plus de cotisations. Je suis en faveur du développement de normes du travail élevés tant au niveau de la santé et sécurité des travailleurs (pas sécurité d’emploi), des évaluations et de la stimulation de production en participant d’avantage aux profits. Des coopératives de travailleurs seraient plus efficace.
Votre analyse reflète le point de vue d’un séparatiste qui refuse d,accepter que cette cause soit morte. On est au troisième millénaire et c,est plutôt vers un renouvellement du rôle de la fédération donnant plus d’autonomie aux provinces en se mettant au coeurs nos intérêts commun, nos valeurs communes et en laissant à chacun le soins de gérer ses spécificités.
Comme je l’ai dit bien des fois on ne demande pas l’indépendance on l’acquiert. Rien dans les lois du fédéral nous empêche de se développer économiquement. Si on est pas capable d’assumer notre développement ça n’est pas en étant dépendant et demandant du soutient économique qu’on arrive a l’Indépendance. Occupons nous de développer notre économie et allons chercher notre indépendance secteur par secteur a mesure qu’on sera autonome. La culture de lever le nez sur la rentabilité sur le profit ne nous donera pas les moyens de s’autogérer. Dans tout les secteurs nous avons des partenariats avec d’autres antités politiques et économiques. Soyons autosuffisant économiquement et conservons les partenariats qui font notre affaire avec le fédéral. En ayant un état centralisateur provincial, qui contrôle tout et exploite tout en ayant aucune préoccupation quand a la productivité et a la viabilité économique de nos entreprises, société d’état et activités gouvernementales nous nous sommes appauvrit. Il y a tellement de secteurs et de développement a faire créons des partenariats état, coopérative d,employé et entreprises privés et on aura une économie plus prospère et solide. Soyons plus autosuffisants et donc moins dépendants des fluctuation des valeurs et des marchés extérieurs. Misons sur les priorités, le logment durable, le transport efficace, développons notre capacité à s’autosuffir en matière d’alimentation (peut importe les conditions climatiques tours agricoles autosuffisante eaux, énergies et gestion des déchets pour produire des végétaux, aquaculture et volaille). Cessons d’être contre le développement économique nous en avons besoin de l,exploitation de nos ressources naturelles pour développer notre richesse.

La contradiction québécois se poursuivra-t-elle au point où on enverra à Québec cette fois, un gouvernement formé par les forces vives de la droite. Si c’était le cas, la contradiction serait totale. Seul un super psychanaliste (je ne parle pas de Rapaille ici) pourrais réussir à comprendre cette province bizarre.

J’espère que les Québécois seront cohérents avec leur choix du 2 mai à l’occasion des prochaines élections provinciales. J’espère surtout qu’ils seront conséquents avec leur choix et qu’ils se rendront compte du cul de sac vers où ils se seront dirigés. Il serait en effet tout à fait surprenant que notre bon Jack puisse faire autre chose que de sourire et prier devant un gouvernement conservateur majoritaire. Il serait encore plus surprenant de voir ce gouvernement résister aux appels de sa clientèle de base de l’Ouest du pays qui auront comme effet de réduire au silence un parti de l’opposition qui n’a plus de reconnaissance officielle, de réduire le poids du Québec à la chambre des communes ou qui introduira de nouvelles règles en regard du Sénat canadien.

Si les Québécois ont cette cohérence et si le ROC de Harper agit comme nous le prévoyons, peut-être que les deux solitudes en sortiront chacune renforcées. Enfin les Québécois se rendront-ils compte que leur seul espoir est ici au Québec et qu’ils agiront en conséquence en prenant leur essor souverain. Du coup le ROC se rendra compte qu’enfin le caillou dans sa chaussure est disparu, lui permettant enfin de prendre la direction qu’il veut bien prendre.

J’attends avec impatience de voir comment les choses se passeront au cours de la prochaine année à Ottawa et voir comment au Québec nous y réagirons.

«Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière.» [Philippe Geluck]

Alors que 25% des revenus du gouvernement fédéral provenenant du Québec servent essentiellement au développement économique du Rocanada on délaisse un rapport de force politique difficilement établi à la House of commons à Ottawa depuis 20 ans.

Le Rocanada vole littéralement les Québécois les flouant dans sa « Rocanadian nation building policy » et sans le rapport de force politique que représentait une majorité de députés du Bloc québécois à Ottawa le Rocanada va appauvrir encore davantage le Québec.

À vouloir s’incruster dans le Roc les fossiles fédocollabos québécois viennent de se tirer dans les pieds et fournir encore plus de latitude au Rocanada de les voir disparaître « à p’tit feu ».

M. Lisée, vous affirmez : « C’est un vote chargé, Un vote qui concentre en lui-même plusieurs décisions, plusieurs émotions »

Votre prémisse de base c’est que les québécois avaient intégré en eux le 2 mai une grande conscience politique de l’histoire politique des 40 dernières années. Du point de vue de l’analyse politique, c’est séduisant… Cependant, à mon avis c’est beaucoup plus près de ce que l’on nomme: « rationalizing after the fact ».

Ma théorie personnelle part du principe que le résultat collectif du 2 mai ne peut s’interpréter comme une décision ou une intention collective. C’est plutôt l’addition de millions de décisions individuelles qui ne portent pas forcément un message commun.

Dans mon entourage en tout cas, j’ai entendu plusieurs voteurs mentionner qu’ils avaient procédé par élimination cette fois-ci. On ne voulait pas des conservateurs (valeurs), ni des libéraux (Branding) et l’on était « tannés » des arguments simplistes et répétitifs du Bloc dans le style « On est les seuls à pouvoir défendre les Québécois ! » N’est-ce pas aussi arrogant que les Libéraux qui se disent prétendants naturels au gouvernement !

Le changement cette fois-ci, c’est que le NPD (qui était en passant depuis 2000 le 2e choix préféré d’une majorité de québécois) n’était plus un vote perdu. Il y a eu en cours de campagne un « effet de bascule » à partir du moment où une certaine masse ont penché de ce côté.

J’aimais mieux votre analyse post-électorale où dans un billet précédent vous parliez du beau-frère qui constatait que cette fois-ci son oncle et sa belle-mère envisageait de voter NPD.

Certes, la position sur le Québec jouait un rôle positif dans l’affaire, mais cela n’a pas été déterminant selon moi.

M. Amir Khadir aurait-il pu se garder une petite gêne en supprimant ce paragraphe dans un message pleine page sur le Devoir de la fin de semaine…:

Mon «vote utile» n’était pas contre mon député bloquiste, mais il a contribué à sa défaite.

La montée en force du Nouveau Parti démocratique était souhaitée par nombre de souverainistes progressistes comme moi. Mais pas au prix d’un tel balayage du Bloc québécois. Québec solidaire avait d’ailleurs appelé à voter pour des candidats progressistes, qu’ils soient bloquistes ou néodémocrates. Aurais-je voté pour la candidate du NPD si j’avais su que mon député et ami Gilles Duceppe était en danger dans sa circonscription? Sans doute pas. Mais aujourd’hui, je m’en confesse, je n’ai aucun regret. Celle pour qui j’ai voté, Mme Hélène Laverdière, fera une excellente députée pour le Québec.

N’empêche, je suis triste pour Gilles et tant d’autres de ses collègues. Duceppe ne méritait pas ça. Mon «vote utile» — anti-Harper et destiné à renforcer la montée du NPD au Canada — n’était pas contre mon député bloquiste, mais il a contribué à sa défaite.

Quand on prend un virage trop accentué que l’on ne connais pas, il arrive ce qui devait arrivé, on prend le champ.La prochaine fois on y pensera a deux fois avant de prendre un tel virage.

D’accord sur toute la ligne, mais malheureusement, je crains qu’une alliance Legault ADQ, raffle tout. MMe Marois a beau avoir la confiance des délégués, elle déplaît profondément à nombres de péquistes et quand on voit comment un chef peut avoir d’influence… Plein de gens autour de moi disent avoir voté pour Jack. JE suis très pessimiste et je crains qu’à la prochaine élection provinciale les sociaux démocrates deviennent partisans de l’ADQ renouvelée. Vivement un projet de société, un chef charismatique et proche des gens, un projet plus écolé pour rassembler les plus jeunes et l’ego mis de côté au profit du pays. Je rêve… 🙁

Pas si simple Monsieur Lisée
Pas seulement les partis politique qui n’écoutent plus les gens mais les commentateurs aussi. Citoyens du monde ou grande ouverture comme prône les verts va à l’encontre des souverainetés, la grande ouverture pour les autres nuit à nos propres besoins comme québécois francophone, l’aide aux démunis accentue la pression pour la classe moyenne qui pourtant aucun parti ne représente. x: Ce qui s’en vient augmentation de l’électricité et aide aux démunis, baisse des impôts et augmentation des services. Toujours la classe moyenne qui n’a pas le temps de se faire entendre et qui court de plus en plus et paye. Calculez dont les hausse depuis 2003 avec Charest et parlez nous en? Duceppe qui refusa de prendre la part des citoyens pour la taxe au Québec en santé 200/année?. Malheureusement la majorité d’entre-vous ne savez plus ce que veut dire budget ou connaissez le prix d’une pinte de lait qui augmente autant que e pétrole.

Monsieur Lisée. J,ai tout lu vos livres. depuis « Dans l’oeil de l’aigle » jusqu’a « Sortie de secours ». Chacun, des qu’ils étaient publiés. Je suis triste pour nous, et pour vous, étant donné la somme faramineuse de concentrations psychologiques et d’énergies spectaculaires dont vous avez fait preuves depuis, dans ces livres depuis maintenant plus d’une vingtaine d’années. je vous leve sincerement ma tuque(de patriote), pour vous dire un merci, dont l’écriture du texte duquel il est issue n’est point a la hauteur du raffinement des votres. Merci pour l’élan d’espoir joyeux me parvenant de vos écrits. Ma prochaine lecture sera sans contredit, votre derniere publication, et avec tres grande joie.
(Désolé pour le manque d’acharnement a vouloir trouver certain accent sur mon clavier, je n’ai, de tres loin, votre patience) Vive le québec, puis l’humanité, et la terre.

Voilà une «analyse» très partiale. L’élection de Harper n’est pas complètement un choix fait indépendamment du Québec, il est dû au caractère non-proportionnel du système électoral. 60% des Canadiens n’ont pas voté pour Harper.

Ensuite, ce qui limite l’exercice du pouvoir pour le peuple est le contrôle ou la très grande influence des capitalistes sur les gouvernements. L’indépendance du Québec ne règlerait pas cet épineux problème.

Monsieur Lisée,

Je voudrais revenir sur un point de votre analyse, à savoir celui où vous dites: « Mais aujourd’hui, cantonné dans l’opposition, il (Layton) aura beau jeu d’affirmer qu’il n’y peut rien (livrer la marchandise aux Québécois), et de changer de sujet. Enfin, juste assez pour ne pas tarir l’espoir.»

C’est exactement ce point qui m’a le plus tarabustée dans les résultats de cette élection. J’ai tout de suite compris que Layton ne pourrait rien contre Harper, mais qu’il continuera à faire miroiter des réformes qu’il ne réaliserait jamais s’il était au pouvoir car il serait trop dépendant du RduC. Et les Québécois lui donneront encore une chance la prochaine fois, fascinés par son miroir aux alouettes et ne voyant pas qu’ils se feront plumer.

Quelle brillante et cruelle analyse, JFL.
Vous avez en effet tout dit.
Le Québec ne gouvernera plus jamais le Canada!
La Voix du Québec, après ce 2 mai, ne sera plus qu’anecdotique et anachronique au Parlement du Canada.
Lafontaine, Laurier, St-Laurent, Trudeau, Chrétien, Bouchard, Dion, et même le très Québécois Mulroney, et combien d’autres, et j’en passe, terminé!
Le Canada est maintenant capable de se gouverner avec ses hommes politiques, ses partis, sa majorité et sa vision.
Montréal, creuset politique du pays depuis 150 ans, a vécu.
Ne reste plus que:
1- se faire gouverner par le voisin,
2- se faire un pays,
3- demander le rattachement à la France en tant que DOM (Département d’Outre-Mer) à part entière, de nationalité française.
Ce qui, comme troisième hypothèse, mettrait au moins un terme au sempiternel débat sur la langue d’usage…

Les Québécois s’entêtent à jouer selon les règles du jeux, celles de la patte la plus blanche possible en pensant se bâtir une réputation internationale suffisamment favorable pour constituer des appuis essentiels au jour du ‘grand jour’ mais, l’adversaire lui, le monde capitaliste anglo-saxon dont l’historique fait preuve de la plus grande détermination pour ne pas dire le refus absolu à toute capitulation, joue de tous les moyens légitimes et surtout les autres, tel que vu par exemple au référendum de 1995 avec la tricherie en plein jour sur les règles servant à en faire un juste appel au Peuple, tel que vu par exemple en 1982 avec le faux discours de pet mettant tous les sièges de la députation du PLC en jeu en ne promettant ‘rien’ et ensuite, retirer un pouvoir essentiel au Québec, le droit de ‘veto’ sans gêne aucune.

Je ne pense pas, suite au parcours sans faute du mouvement séparatiste/souverainiste depuis au moins 1976 qu’il soit possible de se sortir du piège qu’est le cadnada, avec un mouvement populaire aussi faible.

Ce n’est plus un combat d’idées qui peut marcher, c’est devenu un combat de tripes, un combat pour la survie sinon, . . . . !!

Le NPD, une autre diversion ne menant nul part et faisant perdre notre temps !

Gwad bless ‘the fascist harper government’ pour très longtemps, sans se faire d’illusion. Le cadnada n’est pas une démocratie et on va en avoir toute un preuve dans les mois et les années qui viennent !

En lisant l’article. La démarche logique qu’aurait suivi le Québécois majoritairement pour empêcher Harper n’en n’est pas moins une faillite et semble tellement relever de la pensée magique que c’en est sidérant.

Le manque de culture générale des Québécois, l’adoration de l’humour Juste pour rire semble créer les conditions de l’échec électoral. Victor Lévy Beaulieu, Normand Lester jugent sévèrement le vote du 2 mai et ils ont raison de ne pas le trouver logique. Dans ce vote, il y a eu du populisme, une volonté d’abattre les partis dominants sur la scène fédérale dont le BQ dominant avec ses ex 47 sièges suite à l’incurie du pouvoir municipal, du gouvernement Charest. Ce vote du 2 mai fait penser au poujadisme: -Le terme poujadiste est parfois utilisé pour qualifier négativement un discours politique ou social jugé démagogique-.

Démagogique le discours anti politicien dont le gros cave Mercier a surfé dans Chambly et démagogique le discours de Lawton surfant sur sa baguette magique des soins sociaux à volonté.

Les Québécois n’ont voté le 2 mai que comme une minorité ethnique que dire de plus!

Même si les élections étaient proportionnelles, on se plaindrait que les députés choisis ne représentent pas bien le comté.

Aujourd’hui avec les dernières fédérales, on a l’avantage de se plaindre des deux aspects en même temps.

*soupir* Je déteste le résultat de ces élections.

@lagentefeminine

Ça fait depuis le tout début qu’on essaie de jouer un rôle et qu’on se fait rouler dans la farine dans votre Canada. Ou vous croyez aux miracles ou vous êtes un peu maso sur les bords. À moins que ce soit les deux à la fois. Les fédéralistes ont toujours eu cette douteuse facilité de nier la réalité.

Vous écrivez que rien dans nos lois nous empêche de nous développer. Et la cour Suprême qu’en faites-vous ? Le Québec verra encore son poids diminuer avec la modification de la carte électorale que Harper fera adopter prochainement. Les milliards qui viennent également de nos poches et qui seront dépensés pour les avions de chasse ou pour les méga prison ne serviront pas au développement de notre société. Que faites des milliards qui ont servi à la relance de l’industrie automobile toute concentrée en Ontario alors que notre industrie forestière prépondérante au Québec n’a reçu que des miettes même si plus de travailleurs appartiennent à ce domaine qu’à l’industrie automobile.

Essayez seulement de faire tout ce que vous souhaiteriez faire pour améliorer notre sort et vous verrez rapidement les bâtons dans les roues qu’Ottawa fera apparaitre.

Je ne comprends toujours pas pourquoi s’embêter avec un niveau de gouvernement supplémentaire alors que nous pourrions très bien faire avec notre seul gouvernement national : le Québec. Les économies réalisées seraient appréciables et l’efficacité serait accrue significativement.

«On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.»
[Nietzsche]

@ Cécile Dostie,

C’est à nous tous de défendre les idées du PQ et de convaincre les indécis. Arrêtons de dire que Mme marois est une si, une ça…Ça me fait bien rire, les gens du PQ attendent un messie. Dans le temps de Parizeau, il était trop bourgeois, etc…L’important, c’est pas le chef, c’est l’équipe. Et arrêtons de voir que Mme Marois n’attirent pas plus de 34% à 38%. écouter, on est plus dnas le temps ou il y avait seulement 2 partis. L’ADQ ramasse un 18% et quelques souvetrainistes de droite. Même chose pour Québec Solidaire qui a 9% dans les sondages. Et surtout, n’oublier que les sondages ne veulent rien dire. Après deux semaines, le Bloc étaient en avance et ila subi toute une raclé. Et si c’est serré dans les derniers droits, j’espère que certaines personnes de QS auraient le décence de votre pour le PQ au lieu de penser à leur petite idéolgie de gauche. Un salaire minimum de 16$, c’est n’importe quoi. C’est un parti de rêveur et je n’ai pas aimé le geste d’Amir Kadir contre le Bloc.

Il faut faire attention à Legault et ne pas le sous-estimer mais de là à dire qu’il va tout rafler, je suis loin d’être d’accord. Présentement, ses idées sur l’éducation ne réussis pas à convaincre bien des gens. Et les membrs du PQ, envoyer des messages aux dirigeants du PQ pour qu’il puissent faire le ménage dans le gras. C’est ça que les gens veulent entendre. Et si le PQ propose d’enlever les primes aux dirigeants si leur organisme est à perte, de baisser les primes des dirigeants de société d’état, etc. Finalement, si le PQ arrive avec des exemples bien précis, il va capter l’attention des électeurs. C’est aussi simple que ça. Mais s’ils attendent d’être élus sans proposer de nouvelles idées, ils risquent de mordrent la poussière. Mais s’ils ont une bonne campagne de publicité à la télévision et à la radio avec des idées bien précises pour que les gens de classe moyenne comprennent bien au lieu de critiquer à droite et à gauche, ils ont de très bonnes chances de gagner.

Et pour Legault, si j’étais le PQ, je le mettrais sur la défensive toute suite en lui posant une question nette et précise. Il a mentionné à Tout le monde en parle que les gens ont beaucoup de cynisme envers la classe politique et une perte de confiance. C’est en disant un jour qu’il faut à tout prix faire la souveraineté et qu’il serait très avantageux de le faire et toute suite après cela, changer son capot de bord et devenir fédéralisme. Donc, si j’étais Mme Marois, je lui metterais sur le nez que c’est à cause de cela que les gens ne croit plus à la politque.

@lagentefeminine,
Dans votre discours, vous dégagez de la haine et du mépris envers les souverainistes. Même moi qui est une souverainste très convaincu dans la tranche d’âge 35-44, je réponderais que s’il y a une ouverture et des pouvoirs accrus du Canada, peut-être que ça me ferait changer d’idée. Je n’y crois pas mais contrairement à des féralistes comme vous, je suis ouvert. Des personnes comme vous, JohnBull, Éric Duhaime qui n’ont aucune colonne vertébrale et qui pensent juste à l’argent
sans penser à notre survie, ça me fait vomir.

En 1995, on était 40% avant le référendum et avec une bonne campagne, on a passé très proche de gagner. Moi, j’arrive avec des chiffres et les voici, ça passé à Télé-Québec en mars 2011.

Le vote souverainiste actuel de 41 % (sondage mars 2011) se réparti par tranche d’âge de la manière suivante :

43 % des 18-24 ans
50 % des 25-34 ans
54 % des 35-44 ans
56 % des 45-54 ans
41 % des 55-64 ans
15 % des 65 ans et plus

Bonne analyse M. Lisée. Toutefois…

Le seul problème que j’ai avec votre texte est l’utilisation du « on ». En politique, il n’y a pas de « on », il n’y a pas de « nous ». Erreur, comme tant d’autres, de nos soi-disant experts et analystes de la politique. Il n’y a que des gens. Certains votent dans une direction, d’autres dans une autre. Il est important de ne pas mettre, politiquement, tous les gens dans le même bateau. Dû en grande partie à notre système électoral défaillant (uninominale majoritaire à un tour)la majorité des députés élus ont gagné avec moins de 50% du suffrage; ce qui laisse une majorité de Québécois sans voix. Peut-on, dans ce cas, vraiment utiliser le « on » ou le « nous »?

JP

Je crois que le vote du 2 mai dernier est le cri d’un ras-le-bol collectif contre le « système ». Un système pourri à l’os. Captialiste-socialiste, c’est devenu du pareil au même. Tout ce qu’on entend ce sont des fraudes et des crimes sexuels.Les nouvelles avaient de quoi nous rendre de plus en plus malades. Layton a eu la sagesse de faire croire dans l’espoir. Au Québec, on a une passion des chefs. On leur obéit les yeux fermés. Et, les journalistes nous répètaient depuis quelques élections qu’avec le Bloc , on tourne en rond. On aura jamais le pouvoir. On a voulu un peu d’air, un peu d’espoir, on a même pas réfléchi car si on avait réfléchi on aurait eu une plus grosse vague bloquiste que jamais. Mais, on voulait s’en sortir à tout prix. Tous les partis sont pareils. Nos analystes politiques sont nos nouveaux curés. On les écoute comme on écoutait les curés dans leur sermon.Et avec notre fond religieux ( on ne va plus à la messe, mais on obéit les yeux fermés à la morale judiéo-chrétienne), on a cherché le miracle. M. Bouchard n’y était pas cette fois, Layton l’a remplacé… Le Québec est profondément d’esprit de gauche, mais tout aussi profondément de droite de coeur et d’actions. Il a voté pour respirer, mais en le faisant il devra s’apercevoir que le Québec compte pour rien dans le Canada. Si on est lucides, l’indépendance peut _être plus proche que jamais ou ce sera notre disparition définitive. On a un bon examen à faire. C’est mieux que la vague arrive maintenant qu’aux prochaines élections provinciales.La meilleure preuve on a immédiatement blâmé l’ex-président de la CSN M. Larose comme on a crucifié Jacques Pariseau au lendemain du référendum. On a encore un peu trop l’esprit religieux pour faire une nuance entre ceux qui nous aiment et ceux qui nous exploitent.

Bonjour,
Avec toutes ces savantes analyses, pourquoi ne pas y ajouter le vote référendaire du OUI en 1995 qui MONTÉ D’UNE CLAQUE la même journée que Monsieur Lucien Bouchard est arrivé dans le DÉCOR. Tout d’un coup, par l’entremise d’un Sauveur Suprême, en une seule nuit, le Québec était viré sens dessus dessous. Un nouveau pays ne peut se construire avec de telles émotions, mais seulement avec la raison. D’après les savantes expertises de l’éminent professeur qu’est Monsieur Jean Herman Guay, 39 % des nationalistes qui ont voté OUI parmi le 49.4 % étaient tous convaincus et certains de rester au sein du Canada. Cela ne fait surtout pas des ENFANTS FORTS, car le vote de vrais OUI en 1995 est exactement 22 % à 23 %, ce que le Bloc Québécois vient d’obtenir le 2 de Mai 2011…… Bien à vous, John Bull.

J’ai été pro-actif pour le Bloc lors de cette campagne et ma démarche fût soudainement détourné par les propos d’Amir Khadir que je tenait en estime jusque là, puis je me rendit bien compte qu’il était devenu la représentation tactique de l’État des Québécois.

Il y a, à mon humble avis une différence importante entre le rejet de Trudeau et de Mulroney, cette fois c’est l’ultime tentative canadienne des Québécois. Après avoir été trahi par les libéraux, malmenés par les conservateurs, peut-être que le bien au Canada réside dans le NPD, se sont dit plusieurs Québécois.

Il y aura de l’amertume en cette terre d’Amérique. La Dame au bécosse de 600 000 de nos dollars et quelque millions de la Caisse de Dépôt a verouillé le Parti Québécois en y rejetant M. Duceppe. Tant qu’à M. Charest nul besoin de la tête à Papineau pour constater que lui et son parti sont sous la gouverne de l’Omerta. Et Québec Solidaire, pourtant un espoir vient de démontrer son ignorance crasse en soutenant le NPD, un parti Canadian. L’ADQ, à quoi bon parler d’une girouette opportuniste.

Que nous reste-t-il ? Pour l’instant rien, nous voici orphelin de Leader qui nous ressemble.

Si l’ambitieuse et capricieuse Mon Roi féminisé Marois reste en poste, le taux de participation aux prochaine élection provinciale ne dépassera pas 50%.

Merci M. Amir d’avoir saborder Québec Solidaire, merci Mme Marois d’avoir saborder le PQ.

Il reste M. Duceppe, le seul véritable Authentique et Incorruptible Leader, puisse-t-il OSER déloger Marois avant qu’il ne soit tropr tard pour nous tous, citoyens de seconde classe.

Les commentaires de J.Simoneau et Harfang des neiges rejoignent plus ou moins les miens.

Nous ne savons à cette heure ce que nous réservent les prochains mois de la politique Québec-Canada dont on sait seulement que nous aurons droit à une nouvelle race de députés fédéraux locaux: c’est à dire des députés centralisateurs, sorte de libéraux de gauche qui nous feront la morale sur les vertus du Canada sous la gouverne de T.Mulclair un politicien typique. Ces députés seront plus proches des anciens députés libéraux fédéraux que des ex progressistes conservateurs puisque convaincus de détenir la vérité, ils tenteront de nous assommer avec.

Québec solidaire sera confronté à l’encouragement fait à un néo Parti Libéral du Canada sous le nom du NPD qui s’est emparé de 59 sièges au Québec et dont l’option d’une fusion entre PLC et NPD rend la nature de ce vote d’autant plus incertain ou absurde. D’ici 2ans et demi, des pourparlers auront lieu entre un NPD et un PLC pour une fusion considérant que le NPD n’a gagné que 44 sièges au Canada anglophone que le PLC reste l’alternative naturelle d’Halifax à Vancouver par sa base historique et surtout par son positionnement au centre, centre droit libéral.

QS voilà un parti pieuvre impossible à vivre qui ne peut que semer le doute quant à ses objectifs. Khadir a encouragé le NPD pour une forte percée connaissant pourtant l’effet de distorsion du scrutin uninominal à un tour en vogue depuis 1867! Faire du Bloc un parti à la force équivalente de l’ADQ de G.Delteil n’est pas une mise à mort cet affaiblissement toutefois ne renforcera pas la gauche attaché au territoire québécois au parlement fédéral il s’en faut!

L’ADQ au provincial dans le cercle de Legault ne cherchera qu’à aligner toujours le Québec dans une norme américaine ou albertaine de droite forcé à un recentrement cosmétique par la volonté de Legault d’abuser l’électeur en lui vendant la droite au centre de là cette expression de gauche efficace toute droite sorti du New Labour de Tony Blair, autre politicien au funeste souvenir.

Le PLQ avec ou sans Charest tentera de surfer sur la prochaine vague du vote anti vieux partis pour faire élire tout au moins un gouvernement minoritaire libéral. Pendant que le PQ cherchera à se rendre crédible malgré l’hostilité des médias malgré qu’il soit traité en vieux parti comme si il n’était pas plus jeune de 100 ans par rapport aux partis libéraux du Canada et du Québec. P.Marois devra déterminer à travers des sondages ordinaires si sa position de chef doit être maintenue ou si élégamment, elle devrait quitter afin de procurer une chance au PQ de prendre le pouvoir plutôt que d’être balayé de la carte électorale avec le parti.

Pauline Marois est dans la même situation que John Charest, sera t-elle suicidaire? Saura t-elle partir s’il le faut malgré son vote de confiance de 90% qui ne concerne que des membres. Ce sont des gens sans visages comme moi qui davantage que les journalistes et chroniqueurs sont en mesure de dire des choses choquantes mais vraies sur le fond des choses.

On vote pour le chef au Québec et pour des nouveaux visages jusqu’au bout depuis le succès de Dumont en 2007 et celui de Lawton là sur fond d’insurrection contre la classe politique. Alors que fera Mme Marois? D’ici novembre et des sondages équivalents, Mme Marois devra partir si cela s’impose. Bernard Drainville ou un Bertrand St Arnaud dans les circonstances actuelles voire un Gilles Duceppe ayant accès au poste de premier ministre plutôt que chef d’opposition à Ottawa; tous pourraient mieux figurer pour un gouvernement péquiste majoritaire ou au mieux minoritaire.

Ne laissons pas les libéraux provinciaux, les clans Legault et Khadir surtout organiser l’agenda politique au Québec.

Harfang des Neiges écrit : «Il reste M. Duceppe, le seul véritable Authentique et Incorruptible Leader, puisse-t-il OSER déloger Marois avant qu’il ne soit trop tard pour nous tous, citoyens de seconde classe.»

Ayoye M. ou Mme Harfang ! M. Duceppe vient juste de faire laver son Bloc au fédéral, même dans son propre comté. Vous voudriez qu’il tente de laver le PQ au provincial maintenant ? Pas fort votre tactique.

C’est avec ce genre de texte qu’on reconnaît que Jean-François Lisée n’est pas qu’un brillant analyste politique, il est également un fin psychologue, un humoriste intelligent et un sage poète.

Bernard Landry avait raison! Alors qu’est-ce qui reste?

«Les Québécois ont choisi une autre voix, une autre stratégie, un détour. Ça n’a pas marché avec les bleus, ça n’a pas marché avec les rouges et ça ne marchera pas avec les oranges. Alors qu’est-ce qui reste?», a-t-il conclu.

http://www.journalmetro.com/linfo/article/849994–un-detour-avant-la-souverainete-selon-bernard-landry

1. Rouge Pierre Elliott Trudeau, élevé par une dame de la bourgeoisie canadienne anglaise, Grace Elliott, suite au décès de son père en bas âge. (73 sur 75 députés Québécois)
• En 1970, Crise d’octobre
• En 1980, Référendum « un non, c’est un oui », Le rapatriement de la constitution canadienne

2. Bleu Brian Mulroney et John-James Charest (58 sur 75 députés Québécois)
• En 1990, échec de l’accord du lac Meech et défaite de l’accord de Charlottetown, incluant la reconnaissance du Québec comme une « société distincte. »

3. Orange Jack Layton et Thomas Mulcair (58 sur 75 députés québécois)
• En 2010, des promesses générales, genre « un non, c’est un oui ». Il ne pourra pas offrir rien de toute façon, parce que le sourire de Jack n’a pas marché dans le canada anglais et il se trouve dans l’opposition !

On nous a dit que ce n’était pas gentil quand Gérald Larose a qualifié les fédéralistes de « crosseur »!

« Crosseur », c’est du langage populaire. Ça vient de l’anglais « double-cross » qui veut dire « fourrer » ou trahir quelqu’un ou si vous voulez, le tromper, l’induire en erreur…

Les trois anglos Québécois nous ont ????? au 20 ans. (Trouvez-moi un mot gentil qui convient aux fédéralistes frileux). Pourtant, monsieur Mulcair a déjà utilisé ce qualificatif au parlement!

« Alors qu’est-ce qui reste?» conclu monsieur Landry.

Doit-on attendre vingt ans pour un autre « beau risque » par un anglo québécois du Parti Vert?

Définitivement pas! Ce ne sont plus de beaux risques, mais plutôt de « beaux rêves ». Revenons dans le vrai monde….. en avant, madame Marois au pouvoir et un troisième référendum, au plus XXX !!!

Avec Legault qui se profile avec une autre voie il se pourrait que le PQ, comme le Bloc, soit définitivement poussé vers la sortie.

Ça se sent ces choses là…

«Mommy tell me….», vous vous souvenez ? Ou encore «je suis québec mort ou vivant…»

Des belles chansons de dépressifs ou de romantiques des années 70.

Mettez ces airs à la poubelle, sortons de ce paradigme…

…quoiqu’il arrive notre avenir est radieux…

Merci M. Lisée pour cette excellente analyse du résultat de l’élection du 2 mai dernier.
Vous dire ma déception le 3 mai au matin…

Je suis un Québécois de 68 ans dit «de souche» qui a cru naïvement que Pierre Elliot-Trudeau était celui par lequel les Québécois pourraient enfin croire que le Canada était aussi leur pays. J’ai vite compris qu’encore une fois, on allait nulle part avec cet arrogant personnage et que la solution résidait au Québec.

À l’école comme à la maison, on m’a appris que les Québécois constituaient un peuple travailleur, courageux et orgueilleux.

Encore une fois, je dois constater qu’une partie de ce bon peuple peut troquer facilement ses convictions politiques contre une piscine creusées si le prix est bon !!! Désolent…

Je suis malheureux d’appartenir à ce peuple qui a tant de misère à se tenir debout. Et pourtant?

Que pouvons-nous espérer de ce pays (Canada) qui nous vend à nos frais l’irrésistible unité canadienne.

Ce pays dont la seule couleur du drapeau est celle du parti qui l’a imposée.

Ce pays dont les textes anglais et français de l’hymne national raconte des histoires différentes.

Il est vrai qu’aujourd’hui, une des valeurs dominantes de notre société est LA MODE !!!!
Qui a-t-il de mieux que «d’avoir l’air à la mode».

Je suis triste…

Pierre Raymond de Montréal

@ Pierre Raymond

« Ce pays dont la seule couleur du drapeau est celle du parti qui l’a imposée. »

Le Canada est le seul pays qui a une feuille morte sur son drapeau!!!!

En 1957, les trois feuilles d’érable (Acer saccharum) qui figurent sur les armoiries du Canada sont changées du vert sur un champ blanc au rouge sur blanc, couleurs officielles du Canada (sic).

Une feuille d’érable rouge, c’est une feuille d’érable morte!!!

Le Canada est le seul pays qui a une feuille morte sur son drapeau!!!!

La feuille d’érable du Québec est verte et bien vivante!!!!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Armoiries_du_Qu%C3%A9bec

En 1834, on rapporte que Ludger Duvernay proposait la feuille d’érable comme emblème du Canada (Québec), le jour de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin.

Il n’y a pas eu un changement significatif du vote du Canada anglais envers les conservateurs. Il y a eu qu’un petit changement en terme de pourcentage du vote autour de Toronto. Mais notre system electoral non proportionel est tel que cela a cree un grand effet en nombre de sieges qui s’est traduit en un majorite pour les conservateurs. En terme de pourcentage de vote on peut dire que les canadiens anglais ne veulent pas des conservatueurs. Il n’y a pas ici une dichotomie Quebec- Canada sur cette question. C’est un exemple de distortion incroyable que notre systeme electoral non proportionel peut produire. Voila sur quoi devrait porter le debat au lendemain de cette election.

Monsieur Lisée, je veux également vous remercier pour l’excellente analyse que vous avez faite des résultats de l’élection fédérale du 2 mai dernier.

Je suis un « jeune » homme de 53 ans et je me considère comme un Québécois très bien informé de la situation politique du Québec moderne. J’ai durant toute ma vie d’adulte suivi de façon assidue l’actualité politique du Québec, soit : l’arrivé du Parti Québécois au pouvoir, les négociations du Lac Mech, les référendums, etc., et ce, at nauseam. Et, je peux confirmer que votre analyse a très bien su résumer l’actualité politique du Québec des cinquante dernières années environ.

Pour ma part, la première réaction que j’ai eue face au résultat de la dernière élection fédérale en a été une de honte. En effet, j’ai éprouvé un profond sentiment de honte d’être québécois. Comment pouvons-nous collectivement encore tomber dans le panneau des belles promesses faites par un parti fédéraliste quel qu’il soit. Ces promesses que l’on sait, pour les avoir déjà entendus chez d’autres partis politiques auparavant, sont irréalisables. Quel que soit le parti fédéral, qui se fait élire au Canada, celui-ci défendra toujours les intérêts de la majorité des Canadiens et c’est tout à fait normal. Lorsqu’il y aura divergence entre les intérêts des Canadiens et des Québécois, comme cela c’est souvent produit auparavant, quels intérêts pensez-vous que ce parti fédéral défendra. Monsieur Lisée, vous en avez donné de très bons exemples.

Les Québécois, comme l’un de vos lecteurs l’a écrit, semblent souffrir d’un manque chronique de courage et semblent toujours suivre les modes, et ce, même en politique. Quel désastre pour la défense de nos droits et notre survie comme nation. « La politique ce n’est pas et ce ne sera jamais une affaire de mode, c’est une affaire de défendre ses intérêts comme nation, un point c’est tout. »

J’ai l’impression que les Québécois se connaissent très mal. Et que nos adversaires canadiens, eux par contre, nous connaissent très bien et savent très bien profiter de nos faiblesses.

C’est comme si les Québécois souffraient collectivement du syndrome de la femme battue, qui ne veut pas laisser l’agresseur qui la maltraite, de peur de se retrouver seul. Elle garde, en vain, l’espoir qu’il se corrigera un jour. Jamais cela n’arrivera.

Ou bien, c’est comme si les Québécois souffraient du syndrome du prisonnier qui après tant d’années passées dans sa prison, en est venu à se sentir en sécurité dans celle-ci et refuse d’en sortir. La porte de notre prison c’est ouverte (en 1976!) sur le monde extérieur, mais on ne veut pas en sortir de la peur du vide que représente l’immensité du monde extérieur! « La liberté lorsqu’on en a été privé depuis très longtemps, comme cela a été le cas pour la Nation québécoise, est un sentiment qui peut être très affolant, c’est comme la peur du vide que l’on éprouve sur le bord d’un précipice. »

Je suis d’avis que ces sentiments de peur que semblent partager inconsciemment et collectivement les Québécois, nos adversaires, contrairement à nous, en sont bien conscients et savent très bien les exploiter…!

Jamais ils ne nous traiteront avec dignité, honneurs et respect, nous les Québécois, l’un des deux peuples fondateurs de ce supposé pays. Ils n’éprouveront pour nous que du mépris tant et aussi longtemps que nous continuerons d’agir comme cette femme battue ou ce prisonnier. Ils n’auront pour nous que du mépris. Et de plus, pourquoi le feraient-ils, maintenant que nous sommes marginalisés dans ce Canada?

D’ici peu nous réaliserons collectivement qu’il faut maintenant avoir le courage collectif de se lever debout et dire d’une voix forte au reste du Canada : « Assez c’est assez, nous n’avons plus rien à faire de votre mépris viscéral de ce que nous sommes! Nous sommes ce que nous sommes et nous n’avons pas à nous en justifier, et ce, à qui que ce soit sur cette planète. »

Ma deuxième réaction, face à cette élection, a été de constater un fait assez révélateur : même si une majorité de Québécois a envoyé une majorité de députés d’un parti pancanadien à Ottawa pour les représenter, le reste des Canadiens a, pour sa part, décidé de faire le choix inverse. Malgré notre « bon vouloir » collectif nous sommes encore et toujours en opposition avec le reste du Canada. Les Québécois ont rejeté en « bloc » les conservateurs et les politiques de droite qu’ils défendent, alors que le reste des Canadiens les ont acclamés! Il faut quand même le faire…! Comment peut-on penser qu’il soit encore possible de faire l’unité de ce pays tel qu’il est constitué?

La donne a maintenant changé au Canada et cela, pour longtemps. Nous ne serons plus en présence d’une opposition Québec-Canada, sous l’angle fédéralistes contre souverainistes. L’opposition entre le Québec et le Canada se fera dorénavant sous l’angle des valeurs que défendent respectivement les deux principaux partis politiques canadiens et qui sont diamétralement opposées. L’opposition se fera dorénavant au niveau des valeurs de gauche, représentée par le NPD et celles des valeurs purement de droites, représentées par les Conservateurs, le Parti Libéral du Canada ayant été complètement répudié, des Québécois et des Canadiens. À mon avis, cette opposition se fera sous l’angle de valeurs opposées pour au moins les dix prochaines années, sinon plus. C’est un élément extrêmement important puisqu’on va enfin parler des vraies affaires!

À mon avis, le seul avantage de l’arrivée au pouvoir des conservateurs, pour le Québec, aura été de clarifier le contexte politique du Canada. Monsieur Harper, le Georges W. Bush canadien, et sont parti sont en train de définir ce qu’est vraiment le reste du Canada et les valeurs profondes qu’ils entendent défendre. Et, ils en on bien le droit. Sauf que le Québec va du même coup réaliser très rapidement que les valeurs de droite défendues par les conservateurs, donc du reste du Canada, sont aux antipodes des valeurs profondes que défend l’entièreté de la société québécoise!

Le constat sera alors évident, irréfutable et définitif : « Puisque l’on ne peut pas s’entendre, pouvons-nous au moins nous entendre pour dire que nous ne nous entendons pas! » Les Québécois devront alors avoir le courage de prendre les décisions qui s’imposent pour garantir leur dignité, la survie de leur nation et la défense de leurs valeurs profondes.

Si nous en arrivons à ce constat, évident à mon avis, nous pourrions alors dire qu’ultimement le résultat de cette dernière élection fédérale aura eu un effet positif pour le Québec et pourra alors être interprété comme le témoignage de la sagesse des peuples lorsqu’ils s’expriment dans la démocratie!

Le 02 mai 2011 date « HISTORIQUE »…

La prochaine date d’un scutin québécois, une au date « HISTORIQUE »…

Charest et les libéraux seront « VICTORIEUX » pour une durée « INDÉFINIE »…

42:ERREUR…
Charest et les libéraux seront “VICTORIEUX” pour une durée “INDÉFINIE”…

CHANGER POUR :

Deltell et l’ADQ seront victorieux pour une durée “INDÉFINIE”…