Deux poids deux mesures pour deux ministres de Harper

À la mi-janvier, la commissaire à l’éthique Mary Dawson jugeait que le ministre des Finances, Jim Flaherty, avait enfreint les règles en écrivant au CRTC –  à titre de ministre et non seulement de député – une lettre pour appuyer la demande de licence radio d’une compagnie de sa circonscription. Invité par l’opposition à sanctionner le ministre, Stephen Harper a refusé tout net.

Aujourd’hui, le ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord, John Duncan, démissionne de son poste pour avoir écrit à l’Agence canadienne du revenu une lettre de référence pour un de ses commettants qui avait un litige avec l’agence. Il dit réaliser aujourd’hui que c’était inapproprié et a offert sa démission que le premier ministre a acceptée.

Ceci démontre que la clémence du premier ministre est à la mesure de la performance de ses ministres ou de l’appréciation qu’il en a. Jim Flaherty est un pilier de son cabinet, alors que M. Duncan est considéré comme un maillon faible, surtout depuis la crise de janvier dernier.

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M. Harper ne punit pas le ministre Duncan pour avoir écrit une lettre de référence. Il utilise plutôt ce prétexte pour se débarasser d’un incompétent.

Ce que je retiens de votre propos madame Cornellier c’est : » M. Duncan est considéré comme un maillon faible, surtout depuis la crise de janvier dernier ». On ne peu faire un meilleur constat dans ces circonstances. La démission du ministre n’a rien avoir avec sa lettre à l’Agence canadienne du revenu. Monsieur Harper ne peu pas inviter l’entière population canadienne à un diner de cons.

On est en pleine crise autochtone
On ne voit pas le ministre
Tout à coup il démissionne.
Il ne démissionne pas parce qu’il est incompétent. Pas parce que Harper veut en nommer un meilleur que lui.
Il démissionne parce qu’il a commis une gaffe mineure il y a un an et demi
Est-ce qu’il y a une limite à nous prendre pour des caves?