Devrait-on punir les gens pour leurs dépendances ?

Le premier ministre britannique flirte avec l’idée de réduire les prestations des personnes qui ne peuvent travailler en raison de problèmes d’obésité, de toxicomanie ou d’alcoolisme.

Photo: Matt Cardy/Getty Images
Photo : Matt Cardy/Getty Images

PolitiqueLe Parti conservateur britannique se positionne en vue des prochaines élections législatives, prévues au mois de mai.

Reprenant un thème populaire chez certains à droite, David Cameron flirte avec l’idée de réduire les prestations des personnes qui ne peuvent travailler en raison de problèmes d’obésité, de toxicomanie ou d’alcoolisme et qui refusent de suivre un traitement médical ou psychosocial pouvant les aider à améliorer leur état de santé.

Électoralement, ce thème est payant — tant auprès de la droite moralisatrice, qui s’appuie (du moins en principe) sur une conception très substantielle de la responsabilité individuelle, qu’auprès de la droite libertarienne, laquelle n’apprécie guère l’État-providence et les prestations sociales. Pour Cameron, l’argent des «honnêtes payeurs de taxes» ne devrait pas servir à financer les allocations de ceux qui ne veulent pas s’en sortir et qui «choisissent» l’aide sociale.

Certains considèrent que les conservateurs de Cameron partent en guerre contre les personnes souffrant d’obésité et d’autres dépendances en les poussant à avoir honte d’elles-mêmes.

Un Tory — ou partisan d’un conservatisme de type britannique, à l’image de l’ancien Parti progressiste-conservateur canadien — peut répondre que les seules personnes visées sont celles qui n’arrivent pas à travailler en raison de leur condition, et que leur unique obligation est d’accepter de l’aide. Personne, à gauche, ne peut s’opposer à l’idée que des soins de santé physique et mentale soient offerts à ceux dont le fonctionnement social est affecté par des problèmes de dépendance ou d’autocontrôle. La politique peut même parader sous le masque du conservatisme «de compassion» ou «à visage humain».

L’argumentaire repose ainsi sur le principe de responsabilité individuelle. Les êtres humains sont vus comme libres, c’est-à-dire capables de formuler des intentions et d’agir sur la base de leur propre volonté. En effet, on ne peut être tenu responsable des conséquences de nos actes si ces derniers ont été causés par des forces extérieures sur lesquelles nous n’avions aucun contrôle.

Dans le cas qui nous occupe, les moins subtils tiennent les personnes responsables de leurs problèmes d’obésité ou de toxicomanie, et les plus raffinés de leur décision de s’engager ou non dans une démarche thérapeutique. Pour les «modérés», ceux qui refusent d’accepter les traitements, financés par l’État, doivent assumer la responsabilité de leur décision, à savoir l’amputation de leurs prestations.

Les problèmes sont nombreux avec cette position.

Elle souffre d’abord d’un problème qu’on pourrait qualifier de métaphysique : elle présuppose qu’on est capable de départager ce qui est redevable à la volonté libre des personnes de ce qui est dû à des circonstances extérieures.

Or, ce n’est pas toujours le cas. Il est légendairement difficile d’identifier les sources et les causes de nos comportements — en particulier les problèmes de dépendance et d’autocontrôle.

Comment décanter, par exemple, ce qui provient des efforts personnels dans le succès de Roger Federer de ce qui est dû à ses gènes et aux décisions de ses parents ? C’est une tâche impossible. Voilà pourquoi si le critère du «mérite» ne peut être écarté complètement de nos choix sociaux, il doit souvent être pris avec un grain sel.

Ensuite, une des raisons qui fait que la politique de Cameron n’est pas souhaitable est qu’elle néglige un fait psychologique crucial : les mêmes causes qui font qu’une personne est tenaillée par des problèmes d’obésité, de toxicomanie ou d’alcoolisme peuvent aussi faire en sorte qu’elle ne réalisera pas son plan de suivre le traitement qui lui est prescrit.

Ces personnes ont généralement du mal à mettre en œuvre leur résolution de modifier leurs comportements. Les contraindre à s’engager dans une démarche qui risque fort d’être ressentie comme humiliante est bien peu susceptible de tonifier leur volonté. S’attaquer indirectement à leur estime de soi n’est pas la trouvaille du siècle. C’est avec des incitatifs positifs et non punitifs qu’il faut les encourager à se prévaloir des traitements offerts.

La gauche doit toutefois manœuvrer prudemment lorsqu’il est question de responsabilité individuelle.

Quand on dit, par exemple, que les postes doivent être attribués sur la base des compétences et que le sexisme, le racisme ou le népotisme doivent être neutralisés, on soutient implicitement que les critères du mérite et de la responsabilité individuelle demeurent pertinents. De même, on ne veut pas que les agresseurs sexuels puissent être excusés sur la base de leur dépendance alléguée à certaines formes de sexualité.

Il est douteux qu’une société — qui est un système de coopération — puisse fonctionner en l’absence de toute notion de responsabilité individuelle, du moins s’il s’agit d’une démocratie.

Le cas de la pénalisation des personnes vivant avec des problèmes de santé montre bien pourquoi nos institutions doivent reposer non seulement sur les principes de liberté, d’égalité et d’équité, mais aussi sur la solidarité entre les citoyens. C’est cette solidarité qui fait en sorte qu’on ne va pas laisser tomber ceux qui sont en difficulté.

Du reste, les problèmes de dépendance sont nombreux — pensons à la dépendance affective, virtuelle, etc. —, et nous pouvons tous nous retrouver un jour en position de précarité.

Au final, la meilleure raison pour refuser la politique conservatrice est sans doute qu’elle semble impitoyable et abusivement sévère d’un point de vue moral, et que ce n’est pas dans ce type de société que nous voulons vivre.

* * *

À propos de Jocelyn Maclure

Jocelyn Maclure est professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Il a publié, avec Charles Taylor, Laïcité et liberté de conscience (Boréal), qui a été traduit en plusieurs langues.

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Propos intéressant. Quelques idées en rafale. Je peux facilement imaginer que Roger fFederer à redonner à sa société : impôt, dons à différents organismes, etc. Donc, si la société a un impact, ce qui est inévitable, notre système permet de récupérer une partie du succès.

« Nos institutions doivent reposer non seulement sur les principes de liberté, d’égalité et d’équité, mais aussi sur la solidarité. » Est-ce qu’en Grande-Bretagne, il n’y pas de programme pour aider les obèses ou les toxicomane? Non! Donc, il y a solidarité. Il faut des incitatifs. Des exemples, svp.

Enfin, vous dites : « la meilleure raison pour refuser la politique conservatrice est sans doute qu’elle semble impitoyable et abusivement sévère d’un point de vue moral. » Moral! Moral? On fustige la droite religieuse et là, il faudrait applaudir la gauche morale? Donnez des arguments rationnels et je m’occuperais de ma moralité.

Votre photo en haut est TRÈS misogyne.

Vous nous donnez l’impression, en tout cas pour moi, que les conservateurs et libéralistes sont misogynes c’est à dire les femmes à leurs chaudrons.

J’espère de faire erreur.

Martin,

Je crois que nous touchons, ici, le coeur de la difficulté de se comprendre entre la Gauche et la Droite. Vous le ressentez bien en faisant une distinction éloquente quand vous écrivez :

« On fustige la droite RELIGIEUSE et là, il faudrait applaudir la gauche MORALE? «

Toutes les religions utilisent un certain ENDOCTRINEMENT pour inculquer une morale. Car c’est plus facile et plus rapide… que d’acquérir une MORALE par le développement d’un esprit critique et libre, capable de nuancer des réflexes innés et acquis dans nos façons de penser et de porter des jugements.

Attention : Je ne dis pas que la « Gauche » est à l’abri du phénomène d’endoctrinement, loin de là, même si elle semble plus neutre en terme de religiosité.

Habituellement, les gouvernements de droite se basent sur des principes religieux qui manient très bien le concept manichéen ( bon-mal, blanc-noir ). Cela évite les nuances compliquées et c’est efficace pour le plus grand nombre… C’est VENDEUR quoi…

Les gouvernements de droite favorisent rarement l’Éducation accessible à TOUS, pour toutes sortes de raisons souvent économiques mais aussi productives… ( Pas besoin de travailleurs éduqués nous les préférons efficaces … plutôt)

Pourtant l’éducation véritable est la base de l’esprit critique et libre qui permet le développement du plein potentiel de chacun. C’est aussi ce qui permet l’émergence d’une MORALE personnelle et citoyenne ( le fameux mieux vivre ensemble ).

Une morale qui fait en sorte que, MÊME si nous vivons dans une société plus riche qui amène certains à croire qu’ils n’ont besoin de personne et qu’ils se sont fait tout seuls, on oubliera pas POURQUOI, à l’origine, les humains se sont rassemblés en communauté…

Une morale qui fait en sorte que l’ON ne laissera personne à la traine… car c’est ce qui cause les sentiments d’injustice, le ressentiment et la grogne, si ce n’est la révolte… ET qui tire TOUTE la société en arrière…

Les gouvernements de droite aiment bien le concept (facile à répandre!) que la personne mérite ce qui lui arrive… le concept méritocratique… facile à ingurgiter pour ceux qui ont le « mérite » d’avoir gagner à la loterie de la naissance…

La question de responsabilité est intéressante ici. Responsabilité individuelle vs responsabilité de l’État. La question ici est à savoir si tous les citoyens, sans exception, choisissent librement de vivre dans le système imposé par l’État. De toute évidence, la réponse ne peut être que négative. On ne peut ainsi raisonnablement exiger d’un individu qu’il se porte garant d’une manière de vivre qu’il n’a pas choisie et ce pour les raisons propres à tout ce qui a contribué à forger son identité et sa condition physique. La marginalité est un fait incontestable dans toutes les sociétés organisées et elle est le reflet que tout système de fonctionnement, si bon soit-il, induit des facteurs d’exception qui sont dus à la diversité humaine. C’est pourquoi, une société démocratique possède des filets sociaux qui garantissent un minimum de décence aux gens qui sont dans l’incapacité de s’inclure dans la vie active telle que définie par le plan social décrété par l’État. Ce soutien financier de base est le prix à payer pour demeurer une société humaine, sinon donnons raison à Malthus et laissons la sélection naturelle faire son travail d’élimination des éléments faibles. C’est une lourde erreur d’estimer tout le monde au mérite et au manque de volonté.

Il y a une autre sorte de dépendance, opposée à la marginalité miséreuse, il s’agit de la marginalité profiteuse. Ces gens qui sont en pleine possession de leurs moyens et qui par avidité sans borne, usent de toutes les stratégies possibles (légales et illégales) pour s’enrichir de façon outrancière, en siphonnant sans vergogne dans leur unique intérêt personnel, les ressources de toute une société. La marginalité contraignante d’une société serait donc un phénomène bipolaire qui se caractérise par son effet parasitaire. Ces « surhumains » manquent-ils de mérite et de volonté ou bien causent-ils des torts en poussant la volonté et le mérite à l’extrême. Croit-on que par des mesures régulatrices, il serait possible de les ramener dans les rangs modérés afin qu’ils ne s’approprient pas en excès ce qui fait cruellement défaut à d’autres, ce qui serait en soi la manifestation d’un esprit solidaire.

Si on se permet de bénir le zèle qui pousse au parasitage intempestif, comment peut-on condamner son absence qui mène à l’indigence ? Je comprends la classe moyenne de s’indigner devant le dilapidage de ses contributions, mais je l’invite également à jeter un regard global sur la question. Obésité, toxicomanie et alcoolisme d’un côté et avidité, égoïsme et mégalomanie de l’autre. Guérira bien qui veut guérir, mais on ne peut faire le choix pour eux.

J’ai un problème autant avec l’énoncé qu’avec le fond du débat.
Pourquoi la notion de punition dans cette formulation. On pourrais aussi bien parler de « récompense » pour ceux qui prennent davantage soin de leur santé (la conséquence de mesures d’intensifier la tarification pour les fumeurs ou obèses étant ultimement de diminuer leur contribution) ou encore d’équité…?
Mais par ailleurs, pour se donner les moyens de ses ambitions, ce gouvernement devrait faire la preuve que ces abus sont effectivement associés à des dépendances. Et le cas échéant, comment justifier encore que ces mêmes dépendances ne soient pas elles-mêmes conséquentes de d’autres désordres psychologiques (qui devraient être pris en charge par le système médical). On sait aussi que l’obésité a tout de même (même si cela ne justifie pas toujours tout) une composante génétique. Peut-être devrait-on agir plutôt en amont et taxer toutes les formes de sucres raffinés…?

Il y a des domaines où les contributions à payer pour un service dépendent du risque que l’on pose. Je parle des assurances. Si j’ai de mauvaises habitudes de conduite automobile, avec contraventions et accidents, je suis puni par une augmentation de la prime d’assurance et du prix du permis de conduire. Parce que ce système est bien ancré dans notre société, personne ne pense à le remettre en doute.

Si je conduis en état d’ébriété, je risque de perdre mon permis. Mais si je suis sur l’assistance sociale, à cause d’un problème d’addiction à l’alcool, je devrais continuer d’en profiter?

On semble avoir un système de deux poids deux mesures, et il me semble qu’on devrait être un peu plus consistant dans nos jugements. Si on offre aux gens de l’assistance sociale des mesures pour s’en sortir et qu’elles ne les prennent pas, on devrait leur couper cette assistance. Il y a une limite au nombre de gens qu’une société peut aider, dans la maladie comme dans l’aide sociale.

À un moment donné, on doit faire des choix. Doit-on payer une médication à $300,000 par an à une personne en fin de vie ou incapable de travailler? Doit-on continuer de supporter des gens avec des problèmes d’addiction qui ne veulent pas s’en sortir? Doit-on avoir trois personnes engagées à temps plein pour en faire vivre une quatrième qui est complètement dépendante? Doit-on continuer de payer $100,000 par an pendant 25 ans pour un meurtrier? Quel est le prix d’une vie?

On aura tantôt des choix douloureux à faire…

J’aurais aimé, lors de la dernière crise financière, avoir un choix de garder mon modeste fond de pension accumulé durant 40 ans, que des déjà biens nantis ont engloutis dans des fonds douteux, à cause de décisions les favorisant, pour leurs profits, et qu’eux en gens responsables prennent les grandes pertes de leurs décisions égoïstes voir frauduleuses et illégales. J’aurais aimé qu’ils refusent l’aide des états et des gouvernements pour les renflouer. J’aurais aimé encore mieux que cette aide soit proposée proportionnellement en partant des plus petits, en ayant rien pour les plus riches si nécessaire. La majorité des décideurs de cette crise frauduleuse même dans ses conditions seraient resté multi-millionnaires et milliardaires.
J’aurais aimé que le directeur de la caisse de dépôts s’excuse, voir refuse toute indemnité de départ, ce qui représente en une seconde des millions de dollars, ce qui pour moi a pris une vie à amasser, voir que personne accepte de l’embaucher. Au contraire, « la » famille lui a assuré un avenir encore meilleur. Si c’était un film, anciennement on aurait dit: c’est arrangé avec le gars des vues.
Moi sans aucun choix, je suis reparti avec rien.

Encore une fois ici on vise les plus démunis d’une manière ou d’une autre, on veut enlever encore d’avantage à ceux qui ont déjà peu ou plus rien, qui sont déjà en très grandes difficultés, et on reste muet sur ceux qui chaque seconde de notre vie coûte mille fois plus à la société.

Changez de cible Michel Belley et les autres !
Peut-être n’avez-vous pas la capacité de tirer sur les vraies cibles ?
Vous tirez sur ceux qui ont déjà été abattus !

Michel,

Vous rendez vous compte des principes qui forment la base de votre raisonnement ??? A partir de quel montant de $$$ laissons-nous tomber une personne ? Quelle est la valeur d’une vie humaine ? Doit-on évaluer cette valeur selon sa rentabilité pour un quelconque employeur , son pouvoir d’achat, sa compétence à une tâche quelconque ou sa force physique ( comme une bête de somme ) ?

Parce que cette personne est » défecteuse » et TROP chère à » réparer « , nous devrions la mettre au rebut…

D’un autre côté, une personne qui aurait gagner à la loterie de la naissance peut dans son cas se permettre certaines (ou plusieurs) addictions ou comportement sans craindre d’être mise au rebuts….

C’est sûr que l’on peut être tenter d’oublier pourquoi les humains se sont regrouper à l’origine, surtout lorsque notre situation nous permet de croire que nous nous sommes construit tout seul et que nous n’avons besoin de personne… La solidarité est alors évacuée de notre mode de penser…

Vous dites: À un moment donné, on doit faire des choix…. Si nous voulons vivre dans un monde de PIRATES, qui s’accaparent les ressources de la planètes ou des plus faibles, sans vergogne et même, avec DES applaudissements, alors oui certains choix deviennent logiques…

Il y a aussi certains autres choix, peut-être plus HUMAINS, mais qui cadrent moins, cependant, avec LA MARCHANDISATION du monde…

Petite histoire: http://voir.ca/chroniques/prise-de-tete/2013/12/04/scrooge-2013-la-chronique-dont-vous-etes-le-heros/

Michel Belley,

« On aura tantôt des choix douloureux à faire… »

Hitler et le Troisième Reich l’avait fait ce choix.

Tous ceux qui coûtaient cher ou entravait la marche de leur proches, que ce soit les ti vieux, les BS, les handicapés, de leur faute ou pas ils les jetaient en bas du deuxième ou troisième étage.

Une fois sur le trottoir, la chaise roulante était récupérée pour le métal et les parents chargeaient le cadavre dans le tombereau.

Alors, quel était le prix d’une vie?

« À un moment donné, on doit faire des choix. Doit-on payer une médication à $300,000 par an à une personne en fin de vie ou incapable de travailler? »
Si je vous comprend bien, si un jour vous n’êtes plus capable de travailler…-existe-t-il quiconque qui peut prétendre que jamais ça ne lui arrivera- et que vous n’êtes plus capable de subvenir à vos besoins…-comme même si vous avez ce qu’il faut ou vous êtes prévoyant et faites ce qu’il faut, une crise financière provoquée par des financiers jamais rassasiés des millions qu’ils possèdent déjà venait vous faire tout perdre- vous ne seriez pas un poids pour la société et rapidement on aurait qu’à vous jeter dans le trou des incapables et des inutiles.
En fin de compte je serais assez d’accord.
On pourrait le « construire », le trou des incapables et des inutiles, juste en face de la tour de la bourse à Montréal…qui a été déménagée, enfin ses pouvoirs, à Toronto !
La tour elle même, pourrait devenir la tour des employés et des administrateurs du système d’élimination des incapables et des inutiles qui coûtent aussi cher à notre société. Eux nous coûtant des salaires, des bonus, des emplacements, des conditions beaucoup plus élevés que les économies effectuées, sans compter tout ceux des plus hauts dirigeants qui pourront et n’auront qu’à détourner leurs revenus dans des paradis fiscaux pour diminuer, voir pour éviter de payer des impôts.
Eh bien, pourquoi pas!
Car eux au moins seraient en travaillant, des apports productifs pour la société. D’autant plus en contribuant avec leurs achats -par internet sur des sites dans d’autres pays, en payant moins cher, en ne payant pas de taxes au Québec et au Canada- de véritables contributeurs appréciables pour notre économie.
Il ne faudrait pas oublié un principe très important, tout le système du trou et de la tour des incapables et des inutiles devraient être confié à l’entreprise privée, seule capable de faire des projets profitables pour tous et dans les coûts raisonnables et escomptés. La firme choisie aura évidemment bien engraissée de millions de dollars les caisses du parti politique au pouvoir ou qui avec cette montagne d’argent pourra s’assurer de former le prochain gouvernement !

SirDeccelles,

Nous tenons là un très bon scénario de film… Je me demande qui pourrait bien nous aider à le FINANCER ??? Hi, Hi, HI, ( 😉

Dans toute société, il y a des profiteurs et des parasites. Dans mon commentaire, je n’ai pas parlé des gens riches à millions qui profitent des autres. Le texte de M Maclure mentionnait un problème relié aux gens sur l’aide sociale, des gens qui peuvent souvent travailler, ou qui le pourrait s’ils étaient traités pour régler certaines addictions.

Le texte faisait mention de ces gens qui refuse de l’aide pour s’en sortir, pas des gens incapables de travailler à cause d’infirmités ou d’autres raisons. On parle de ceux qu’on peut traiter et donc améliorer leur qualité de vie.

Un des problèmes actuels avec les gens sur l’aide sociale, c’est que leurs enfants normaux, lorsque devenus adultes, en viennent aussi à vivre de l’aide sociale. De plus, l’inaction mène aussi parfois à certains addictions comme l’alcool, la drogue et la cigarette. Quand le parasitisme est trop élevé dans une société, elle se détruit. Que ce soit avec la classe riche ou la classe qui ne travaille pas, il y a une limite qui peut faire tout chavirer le système. Et je pense qu’on approche de cette limite.

De plus, notre système de gouvernement a été établi avec une société à structure pyramidale, où on avait beaucoup plus d’enfants et de travailleur que de personnes à la retraite. Avec la baisse de natalité, les retraites à 55 ans et la hausse de l’espérance de vie, il faut repenser ce système. On a tenté d’augmenter l’immigration, mais ça crée d’autres problèmes.

Je suis d’accord pour aider les gens qui en ont besoin. Si cette aide est médicale ou psychologique et qu’elle est refusée, c’est là qu’on doit pouvoir couper. Et on l’a déjà fait avec le chômage: les gens qui quittent leur emploi d’eux-mêmes n’ont plus droit au prestations d’assurance-chômage.

J’ai mentionné le prix d’une vie. Aux États-Unis, il y a bien des gens qui n’ont pas d’assurance-santé. Devant les coûts exorbitants de la médecine, certains ne peuvent pas payer, et doivent accepter la mort qui s’en vient. Les américains, comme les habitants de bien d’autres pays, sont plus au fait de ce qu’est le prix d’une vie. Pour leurs enfants, ils feront probablement des levées de fonds, ou auront de l’aide de leur famille.

Ici, c’est souvent l’inverse: on soigne des gens malades en fin de vie avec des traitements extrêmement coûteux, et qui ne prolonge leur vie que de quelques mois, alors qu’on retarde certaines opérations sur d’autres personnes bien portantes, mais avec un cancer qui progresse, de sorte que leur condition empire et peut devenir intraitable.

Les avancées de la recherche permettent de développer des traitements extrêmement coûteux. Doit-on en faire profiter tous ceux qui peuvent en bénéficier? Doit-on augmenter encore nos impôts pour pouvoir payer ces traitements coûteux et/ou faire vivre des gens sur l’assistance sociale qui pourraient travailler?

Belley,

Si on tient vraiment à ne parler qu’en terme financiers… Il faut savoir que le soi-disant gros montant que nous coûte les assistés sociaux qui abusent, est un mythe bien entretenu et facilement répandu par sa SIMPLICITÉ manichéenne….

Calculons dans ce cas, ce que nous coûtent les évasions fiscales légales et frauduleuses et les restaurations d’environnements pillés par certaines industries sans responsabilités sociales.

Des mesures fiscales qui font en sorte que les très, très riches peuvent se permettre les » meilleures » firmes comptables pour ne payer que d’infimes montants d’impôt… dans des pays qui pourtant, leurs offres souvent toutes les facilités en infrastructure, en éducation, en santé et en système de justice pour protéger leurs précieuses possessions.

Warren Buffet ( un multi-milliardaire) s’étonnait de payer moins d’impôt que sa secrètaire…

Vous voyez se sont des CHOIX d’une société qui préfère REGARDER AILLEUR en parti par que un trop grand nombre de nos concitoyens s’imagine faire parti de la classe riche et privilégié !!!!! et adopte sa mentalité ( cela fait chic, j’imagine… )

Et ON entretient abondamment l’idée que la REMISE en place d’un système fiscale plus PROGRESSIF, comme il existait avant les années 90 dans la pluspart des pays développéles, toucheraient directement les gens de la classe moyenne et moyenne-supérieur… car ce n’est PAS ce qui est suggéré par les économistes ayant ré-évalués leurs théories, suite à la crise financières de 2007-2008, ou seuls les ultra-riches ont vu s’accroitrent leur revenu ET se mettre de plus en plus à » l’abri » de leur responsabilité sociale.

Voir: LES MILLIARDAIRES: Comment les ultra-riches nuisent à l’économie. Par Linda McQuaid et Neil Brook ( Au Canada )

On y suggère des solutions réalisables et intéressantes….

Un court texte ( au titre accrocheur ! ) nous offre aussi un regard différent….

http://voir.ca/chroniques/prise-de-tete/2013/03/06/mettre-fin-a-laide-sociale/

C’est avec ce que vous mentionnez que l’Amérique du Nord est en train de se suicider économiquement.

L’Asie prendra la place et c’est partiellement fait. Ils ne veulent pas de domination d’entreprise. Mais quand on a le pouvoir ça change pas le monde mais…

Si je comprend bien la situation c’est qu’on voudrait que tous et chacun agissent de façons responsables en toutes situations et que ceux qui ne pourrons pas supporter les conséquences de leurs défauts et de leurs abus se retrouveront d’une façon ou d’une autre par manque de ressources qu’ils ne pourront se payer faute d’en avoir les moyens financiers dans un premier temps ou d’en avoir la capacité intellectuelle et/ou psychologique dans un deuxième temps ou encore vice et versa ne sachant plus trop à un certain moment ce qui vient en premier?
Et qu’en est-il donc de ceux qui sont dépendant du succès à tout prix et sans limite, du profit et de l’accumulation des richesses peu importe les moyens?
En fin de compte ils resteront à l’abri des conséquences de leurs avidités malsaines en voulant rejoindre le club des 1% des plus riches possédant à eux seul plus que ce que la majorité au total possède, si ce n’est déjà fait, eux en ayant les « moyens » tout azimut, au détriment et au frais du reste de leurs compatriotes, … qui, ensemble font ce qu’ils sont devenus et ensemble maintiennent et amplifient leurs niveaux de richesse…comme un mouvement perpétuel.
N’est-ce pas pour que les mieux nantis, pas seulement le 1%, puissent conserver et bonifier leurs avoirs à jamais que l’on imagine et veux mettre en place de telles mesures qui bien comptabilisées au total ne sont qu’une fraction de la richesse collective qui est, je le répète, majoritairement détenu par 1% de la population?

Il n’y a pas aussi longtemps dans l’existence d’une société, lorsque j’étais jeune et donc de mon vivant, quiconque avait de quoi à se loger, à se nourrir et pouvait se payer quelques plaisirs, à lui et à sa famille pouvait être heureux.
C’était aussi encore le temps, ou un employeur qui faisait des profits ne songeait pas à mettre un employé à pied que pour faire plus de profits.
C’est vrai que déjà, celui-ci considéré à courte vision, était un jour remplacé par son fils ou un autre plus diplômé dans les affaires (les affaires de qui au juste?) pour qui les humains devenaient de plus en plus une valeur comme une autre et donc jetable au grès des changements pour engranger plus de profits.

Et si l’argent n’avait pas été imaginé pour faciliter les échanges au services des humains mais que pour gonfler sans fin une minorité de profiteurs?

Les profiteurs étant à tout les niveaux, chacun dans sa sphère, ceux qui peuvent en faire plus que les autres sans retenu, sans se préoccuper de ceux qui l’entourent voir le supportent.
J’ai été syndicaliste pendant la moitié de ma vie professionnel.
J’aurais aimé dès mes premiers mois dans le domaine et tout au long de ses années, emmener des discussions et des ouvertures pour que les augmentations soient négociées et obtenues/accordées progressivement en augmentant du plus grand revenu jusqu’au plus petit. Je n’ai jamais obtenu d’appuis significatifs.

Celui qui a plus veut toujours plus, peu importe la situation des autres, peu importe les conséquences sur les autres, peu importe ses besoins.
En fin de compte, avec un plus grand cerveau ou non, une grande intelligence ou non, l’humain dans plusieurs de ses comportements n’est guère mieux qu’un animal primitif qui vient de s’accaparer d’une proie qu’il vient de voler à un congénère, la force et le pouvoir sous toutes ses formes étant son arme favorite à son profit d’abord.

Quand j’étais jeune, j’ai imaginé toutes sortes de scénarios pour l’avenir que je vis présentement. Cette avenir que je voyais dans toutes les sphères que s’améliorant « pour le mieux de tout les humains ».
Mais jamais j’aurais pu imaginer que dans les années 2000 que l’on puisse gratter dans les plaies et les bobos de ses congénères, pour économiser des miettes sur leurs pansements pour que les plus riches le demeurent et s’enrichissent encore plus.

J’aurais à la place imaginé que les mieux nantis intellectuellement, en capacité d’actions et de pouvoir, en biens, immeubles et dollars, puissent s’enorgueillir du partage de ce qu’ils gagnent et accumulent à la place de le mettre dans leur entrepôt patrimoniale personnelle à la place de combler les lacunes des humains dans la société qui les a si grassement enrichie.

Qui a besoin d’un château et d’un domaine à la démesure des Desmarais pour être heureux?
Qui a besoin et vaut plus d’un million de dollars en revenu annuel pour quoi que ce soit, comme pour mettre ses connaissances aux services d’une firmes pour laquelle il mettra 35% du personnel dans la rue pas que pour la sauver de la faillite, mais que pour permettre à ses actionnaires de faire plus d’argent ou encore pour mettre ses talents au service d’un club disons de hockey pour placer une rondelle derrière un filet ou pour casser la gueule à un joueur adverse généralement physiquement plus faible?
Au delà du million, ne serait-il pas plus valorisant pour l’égo de quiconque, de pouvoir se vanter d’avoir aidé 10 milles personnes en mettant les revenus de ses talents personnels à leurs services?

Combien de directeurs de banque, de joueurs de hockey pour ne nommer que ceux là et tout les autres qui ont des revenus au dessus du million cela prendrait-il dans l’optique d’un partage raisonnable de la richesse cela prendrait-il pour faire une très grande différence pour tout les citoyens du Québec, du Canada voir de la planète?

Idéologie me direz-vous?
Évidemment.
Mais pas plus que l’idéologie malsaine imaginée et décrite dans ce billet!

Dans la vie il a des gros qui travaille et ne retire pas de Bs comme autant les maigre qui ne font rien alors sa devrais etre revisée sur sa aussi
Ma fille est obese un peu et a toujours travaillée et sa ne la fais pas mourir elle n’as pas peur de sa l’ouvrage

je crois qu’il faut encourager ces gens à utiliser les services offerts par la société , mais est ce que la société doit supporter jusqu’à la fin les coûts engendrés par ces dépendances ???

Je suis d’accord avec vous Daniel Lauzon.
Il est grandement temps que nos gouvernements fassent en sorte de mettre fin à tout ses milliards que coûtent à la collectivité tout les accros et les dépendants à la réussite à tout prix, réussite qui est symbolisée par les dollars qu’ils accumulent sans fin et sans jamais en avoir de contentement, alors qu’en même il font tout pour, tout, tout pour ne pas avoir à payer leur contribution raisonnable selon leurs avoirs, à la société qui les a autant enrichi et qui continu à le faire.
Ainsi déjà, ce serait un bon début.
Après cette réussite on pourra toujours viser les moins que rien qui n’ont plus rien, la société faisant en bout de ligne l’économie…de rien!
Quoi que le ministère du revenu le fait déjà, en saisissant les comptes en banque, généralement l’unique compte en banque des mauvais payeurs, pour une dette d’aussi peu que quelques centaines de dollars…à quelqu’un qui, généralement, dans ses circonstances n’a plus d’emploi, est souvent une mère mono-parentale dont le mari ne paye pas sa pension depuis longtemps, et que le peu qu’elle reçoit ne suffit même pas à payer le loyer.
Quelle merde!
Pendant ce temps là les Jean Coutu, Bombardier, PKP et les autres de la gagne, sauvent des impôts en transférant leurs comptes au Delaware, en Irlande et ailleurs, le tout en toute légalité! On a pas parlé des minières pour qui le Canada est un paradis fiscal. Et non plus de tout ce qui se fait dans l’illégalité.

Faisons tout en notre pouvoir et dépensons toute l’énergie et l’argent nécessaire pour récupérer les quelques milliers de dollars que nous volent ses dépendants mais laissons filer les millions et les milliards des véritables tarés et pilleurs de nos sociétés.