Difficile d’imaginer un budget plus anti-Harper

Évidemment, un virage aussi important vient avec une facture: l’impact des annonces budgétaires totalise 11,5 milliards de dollars en 2016-17.

Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne
Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne

Depuis son arrivée au pouvoir, Justin Trudeau s’emploie à rompre de toutes les manières possibles avec la décennie Harper. Il doit en partie son élection au contraste dans le style et le ton qu’il a utilisé par rapport à son prédécesseur pendant la campagne, et il ne s’est pas privé d’en rajouter dans les derniers mois. Le budget vient confirmer, en argent sonnant, le changement de cap.

Difficile d’imaginer un budget plus anti-Harper que celui-ci.

Le discours sur le budget aborde des enjeux généralement occultés depuis une dizaine d’années à Ottawa, ou qui n’occupaient que quelques lignes pour la forme. Lors de son allocution en Chambre, Bill Morneau a parlé, en quelques minutes:

• des changements climatiques;

• du logement abordable et de l’itinérance;

• de la condition féminine (argent pour les refuges de femmes violentées);

• de la recherche fondamentale;

• de la culture;

• des autochtones;

• de l’aide aux démunis;

• de l’assurance-emploi;

• de Statistique Canada.

À l’inverse, la sécurité publique, la loi et l’ordre et la défense nationale, des sujets chers à Harper, obtiennent très peu d’attention.

En parcourant le document budgétaire, on a l’impression que le ministre des Finances, Bill Morneau, a épinglé les mesures phares du gouvernement conservateur sur son babillard et s’est demandé, en les scrutant une à une, comment les transformer — quand ce n’est pas carrément y mettre fin. Le gouvernement passe à la trappe des mesures qu’affectionnaient les troupes de Harper:

• Il sonne la fin du fractionnement du revenu pour les couples avec enfants et met un terme à la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE), afin de les remplacer par sa nouvelle Allocation canadienne pour enfants, plus généreuse — et non imposable — pour les familles à faible et moyen revenus;

• Il annonce son intention d’abolir la Loi sur l’équilibre budgétaire;

• Il modifie les critères d’admissibilité à l’assurance-emploi qui avaient été resserrés par Harper;

• Il réduit l’âge légal de la retraite à 65 ans;

• Il réintroduit le crédit d’impôt complet pour les fonds de travailleurs;

• Il abolit deux crédits d’impôt sur lesquels les troupes conservatrices adoraient faire campagne: le crédit d’impôt pour la condition physique des enfants et celui pour l’activité artistique des jeunes.

Difficile, en si peu de pages, de contraster autant avec le précédent gouvernement.

Évidemment, un virage aussi important vient avec une facture: les annonces budgétaires se traduisent par une somme de 11,5 milliards de dollars en 2016-2017. À elles seules, l’Allocation canadienne aux enfants, les mesures pour les aînés à faible revenu et les mesures liées à l’assurance-emploi totalisent 5,6 milliards de dollars cette année et grugeront 6,4 milliards l’an prochain. C’est le gros morceau du budget. De nombreuses familles auront d’importantes sommes supplémentaires dans leurs poches dès cette année (voir le texte de Naël Shiab). En ce sens, c’est un budget interventionniste qui cadre avec la philosophie du gouvernement libéral en place.


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Rien de tout cela n’est une surprise. Justin Trudeau avait promis beaucoup de choses à beaucoup de monde pendant la campagne, et ce, même si les signes de ralentissement économique étaient visibles. Le premier ministre a choisi de livrer ses engagements malgré le contexte économique plus difficile, de sorte que le déficit explose.

Le déficit atteindra 29,4 milliards de dollars en 2016-2017, et le gouvernement n’est pas censé retrouver l’équilibre budgétaire avant les prochaines élections, en 2019.

Voir ce tableau:

 

Capture d’écran 2016-03-22 à 14.32.27En fait, il n’y a aucun plan de retour à l’équilibre dans les finances publiques d’ici cinq ans, même si le pays n’est pas en récession.

À moins que…

Je ne parierais pas ma chemise sur le fait que le gouvernement Trudeau retournera devant l’électorat sans avoir éliminé le déficit, malgré ce qu’indique le budget.

Sans le dire aussi ouvertement que ses prédécesseurs, qui écrivaient en toutes lettres «réserve pour éventualités» dans le document, Bill Morneau en fait autant. Et même plus. Alors que Paul Martin avait pris l’habitude de se garder une marge de manœuvre de 3 milliards de dollars par année, et que Jim Flaherty se gardait de 1 à 3 milliards par année, Bill Morneau se garde un coussin de… 6 milliards de dollars par année!

Plutôt que de l’inscrire au budget, Morneau préfère sous-évaluer la performance économique du Canada. Par exemple, alors que les économistes du secteur privé anticipent un prix moyen du baril de pétrole à 40 dollars en 2016, le ministère des Finances a fait ses prévisions en fonction d’un prix à 25 dollars. Plutôt qu’une croissance attendue du PIB de 1,4 %, Ottawa s’appuie sur une croissance de 1 % seulement en 2016.

Voici le petit paragraphe explicatif de la page 49:

Capture d’écran 2016-03-22 à 14.32.04

Sur cinq ans, c’est une marge de manœuvre de 30 milliards de dollars. La prévision d’un déficit de 17,7 milliards en 2019-2020, l’année des élections, est soudainement toute relative.

Parlant de déficits, le gouvernement Trudeau se garde bien de le dire, mais s’il peut honorer ses engagements électoraux malgré une économie au ralenti, tout en maintenant le rapport dette-PIB sur une pente descendante, c’est notamment parce que la maison était en ordre à son arrivée. On peut critiquer les choix budgétaires du gouvernement Harper au fil des ans, mais la réduction importante des dépenses entre 2012 et 2015 a permis au nouvel occupant libéral de réinvestir selon ses priorités. Une réduction qui ne s’est pas fait sur le dos des provinces, contrairement aux compressions des libéraux des années 1990.

Les oubliés

S’il y a plusieurs bonnes choses dans le budget, il y a aussi quelques absents. Le plus important est sans doute le plan pour la diversification de l’économie canadienne. En janvier, à Davos, Justin Trudeau soutenait que le Canada ne doit plus être aussi dépendant de l’exploitation de ses ressources naturelles. Il doit devenir une terre d’innovation et de recherche, et mieux se démarquer dans l’économie du savoir.

En septembre dernier, une étude du Conference Board du Canada révélait que le pays se classe au 9e rang sur 16 nations comparables de l’OCDE. Année après année, le Canada oscille entre le 9e et le 13e rang. Pour un pays riche, doté d’excellentes universités et de grandes entreprises, c’est faible.

Les entreprises canadiennes font moins de recherche, déposent peu de brevets et manquent de productivité. La stratégie est en préparation, dit-on au gouvernement, et sera rendue publique plus tard cette année. Les sommes devront toutefois attendre l’an prochain, puisqu’il n’y a rien pour appuyer ce futur plan dans le budget.

Rien non plus pour les entreprises manufacturières, qui cherchent à reprendre des parts de marché aux États-Unis avec la baisse du dollar canadien. Mais comme le budget le souligne en toutes lettres, le peso mexicain a aussi perdu de la valeur par rapport au billet vert, ce qui réduit d’autant l’avantage canadien lors des exportations. Aucune somme n’est allouée pour aider ces entreprises à se moderniser ou partir à la conquête des marchés émergents.

Finalement, ceux qui s’attendaient à un gros bond dans les dépenses d’infrastructures afin de stimuler l’économie devront repasser. La plateforme électorale libérale prévoyait un investissement supplémentaire de 5 milliards dès cette année, mais le compteur s’est arrêté à 4 milliards de dollars. Ottawa estime que cette somme propulsera la croissance économique d’un maigre 0,2 % du PIB sur l’ensemble du pays.

C’est l’an prochain que les projets vont prendre de l’élan, avec une somme de 7,3 milliards de dollars (engendrant une croissance de 0,4 % du PIB). Or, le ministère des Finances s’attend à une croissance économique plus soutenue l’an prochain, à 2,2 % du PIB contre 1,4 % cette année, ce qui rend l’investissement moins urgent.

Si on veut voir le bon côté des choses, Ottawa prévoit que la seconde phase de son plan d’infrastructures sera centrée autour des besoins à long terme du Canada, afin de rendre l’économie moins polluante et plus performante. Les provinces et les villes auront un an de plus pour soumettre des projets importants et structurants afin d’obtenir du financement.

Petite note sur le financement du transport en commun, doté d’une enveloppe de 3,4 milliards de dollars sur trois ans. La somme sera répartie en fonction de l’utilisation des transports collectifs par province, et non pas en fonction du poids démographique des régions. Une formule intéressante qui permet au Québec de récolter davantage, soit 27,3 % du total.

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Quand on se compare, on se console

En terminant, deux tableaux qui permettent de comparer les effets de la chute du prix du pétrole et du gaz sur le Québec et les autres provinces depuis octobre 2014. Le Québec se tire plutôt bien d’affaire dans les circonstances.

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Vidéo: Pourquoi «billion» ne désigne pas le même nombre en français et en anglais

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18 commentaires
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L’avantage de ce premier budget de l’ère Trudeau, c’est qu’il est plus « conservateur » pour ce qui est des prévisions — ce qui devrait éviter trop de mauvaises surprises -, plus « conservateur » au niveau de la « réserve pour éventualité » ce qui devrait donner un petit coussin de sécurité supplémentaire pour accroître la capacité de manœuvre du gouvernement.

Un autre avantage et non le moindre. C’est l’avantage psychologique. On parle de choses et de mesures qui intéressent vraiment l’opinion publique, on contribue de la sorte à redonner une vision d’espoir pour bien des gens. L’allocation non imposable pour les enfants, c’est une très bonne mesure. Cela contribue à donner aux familles le sentiment agréable qu’on pense à eux.

L’amélioration aussi légère soit-elle du sort des ainés est une très bonne chose également. Cela contribue encore à l’inclusion.

L’assouplissement des règles de l’obtention de l’assurance emploi est une bonne chose encore. Cela contribue à marquer le respect de l’État pour les travailleurs y compris celles et ceux qui perdent un emploi. Il en va de même pour l’âge de la retraite.

Alors globalement tout cela aide à restaurer la confiance des citoyens envers leur État.

Le fait de dépenser moins en infrastructures la première année ne constitue pas un problème non plus. Pour établir les priorités pour chaque projets, les planifier, les évaluer, les documenter, puis les mettre en œuvre, tout cela prend du temps. Ce qui importe c’est qu’il y ait un financement stable et récurrent tous les ans. Le plan de monsieur Morneau répond à cette conception, on peut penser que cela se poursuivra après 2021 suivant l’hypothèse d’une réélection.

Ce qui pourrait être considéré par plus d’uns comme irritant ; ce sont les déficits publics. Ici, il faut bien distinguer le manque à gagner qui relèvent en principe de déficits conjoncturels (qui devraient disparaître au fil des ans), des dépenses relevant des mesures budgétaires.

Continuer de sabrer indéfiniment, comme cela l’a été, dans les budgets de l’État ne saurait être une très bonne idée. Les Conservateurs n’auraient pas pu appliquer leur politique sans produire de déficit également et le NPD aurait dû couper dans plusieurs programmes pour pouvoir en financer d’autres, tout en accroissant toutes sortes de prélèvements.

C’est pourquoi la question fondamentale qu’il faut se poser, c’est de savoir si l’économie canadienne peut absorber un déficit de plus ou moins 100 à 110 milliards de dollars réparti sur 5 ans.

Lorsqu’on observe le cumul des déficits établis par le gouvernement Harper de 2007 à 2013 inclusivement pour accoucher d’un petit excèdent d’1,9 milliards seulement en 2014. On devrait pouvoir gager sans prendre trop de risque… que le pari sur l’avenir initié par Bill Morneau et Justin Trudeau devrait être tout aussi soutenable pareillement.

« Justin Trudeau avait promis beaucoup, à beaucoup de monde pendant la campagne, et ce, même si les signes de ralentissement économique étaient visibles. Le premier ministre a choisi de livrer ses engagements malgré le contexte économique plus difficile, de sorte que le déficit explose. » Quand les Conservateurs remplissaient leurs promesses électorales, ils avaient plein d’analystes politiques qui nous disaient que les conservateurs ne gouvernaient que pour leur base et non pour tous les canadiens. Maintenant que le PLC fait la même chose, mais en créant des déficits monstres en période de croissance économique, on les applaudit en les remerciant de remplir leurs promesses. En passant, quand les conservateurs réalisaient leurs promesses on les traitait d’idéologues, maintenant que l’on a un gouvernement anti-harper attend remplacer les anciens idéologues par des nouveaux?

Le budget Trudeau est probablement très proche de ce que le NPD et les Verts auraient fait et représente très probablement ce que souhaite la majorité des Canadiens. Les conservateurs eux faisaient l’unanimité de la grande majorité des Canadiens qui étaient contre leurs budgets et leurs bills mammouths. Vous comparez des pommes avec des oranges…

@Pierre. En 2011, les conservateurs ont été élus par 40% de la population canadienne et en 2015 les libéraux ont été élus par …40% de la population canadienne. Naturellement, si selon vous le 40% des électeurs libéraux représentent la majorité des canadiens, je content de l’apprendre.

Les conservateurs gouvernaient pour l’Alberta (en fait pour son industrie du pétrole) et un peu pour la Saskatchewan.

En espérant que les libéraux ne se remettront pas à gouverner pour l’Ontario.

La seule façon la plus simpliste de combattre les mesures anti-Harper est de sortir la carte de crédit et de faire chic, chic, chic !! Mini-pet nous a parlé de 10 milliard de déficit par année pendant 4 ans et ensuite un retour à l’ équilibre budgétaire !!! Vous voyez maintenant les résultats de ses promesses ce matin dans les journaux !! C’ est du caca ! Il a DOUBLÉ ses promesses Hourra!! Quel gouvernement proche du peuple! On est -tu chanceux d’ avoir voté pour lui !!

C’est ce qui arrive lorsqu’un prof de théâtre (science molle pas de maths) devient premier ministre…

Chapeau pour ce texte! Vous avez réussi a omettre la question des peuples autochtones qui eux aussi ont fait l’objet de beaucoup de dispositions de ce budget Morneau… sauf une phrase pour dire qu’il en a parlé… C’est un véritable tour de force!

Dépenser l’argent des autres, à crédit, et emprunter l’argent des générations futures.

Voilà en résumé le budget Trudeau.

Si ce système créait de la richesse, ça se saurait. Le Québec serait un pays riche et admiré par toute la planète…

Si vous divisez les millards de dollars consentis aux autochtones additionnés aux millards déjà déboursés dans le passé à ces même autochtones et divisé par la population autochtone de ce pays vous avez trouvés les gagnants permanents du parti libéral du Canada soit le multi culturalisme autochtone canadien! Quand vas- t’ on cesser de se flageller et se meurtrir?

Bravo pour la synthèse de votre réponse!! J’ aimerais aussi avoir votre savante réponse sur le financement à crédit de Radio Tralala de l’ ordre de 75 millions cet année et ensuite 150 millions pour les 4 prochaines années !!! Allo la parité avec les autres ! C’ est à dire l’ entreprise privée des médias qui se force à créer des émissions et des concept alors que la gogoche de Radio Tralala n’ a qu’ è étendre la main aux libéraux et reçoive automatiquement de l’ argent neuf emprunter sur la carte de crédit des citoyens canadiens!!!! Tu ne trouve pas qu’ il y a un os dans le baloné toi ?? Sans comptez bien d’ autres promesse aberrantes qui font l’ affaire des éternelles mouettes sur le dos de l’ hypopotame !!

« Parlant de déficits, le gouvernement Trudeau se garde bien de le dire, mais s’il peut honorer ses engagements électoraux malgré une économie au ralenti, tout en maintenant le rapport dette-PIB sur une pente descendante, c’est notamment parce que la maison était en ordre à son arrivée. On peut critiquer les choix budgétaires du gouvernement Harper au fil des ans, mais la réduction importante des dépenses entre 2012 et 2015 a permis au nouvel occupant libéral de réinvestir selon ses priorités. »

J’ai des réserves à ce sujet. Réduction importante des dépenses, mais aussi réduction importante des revenus. Lorsqu’on considère le solde de fonctionnement du gouvernement en pourcentage du PIB, on observe pour les années 2012 à 2015 des surplus respectivement de 0,3 %, 0,6 % , 1,2 %, 1,4 %. Lorsque le gouvernement conservateur était minoritaire, il parvint à une moyenne excédentaire de 1,1 % comparativement à 0,9 % pour la période 2012-2015. À titre de comparaison, le gouvernement de J. Chrétien a obtenu entre 1998 et 2000 des excédents de fonctionnement qui atteignaient 5,1 %, 5,2 % et 5,8 % du PIB.

Si le gouvernement conservateur a pu maintenir le ratio dette/PIB relativement peu élevé, c’est surtout grâce à une croissance soutenue du PIB (4,7 % du PIB nominal en moyenne sur 5 ans) avant la dégringolade des prix du pétrole et des taux d’intérêt en constante diminution (en 5 ans, le taux d’intérêt effectif sur la dette est passé de 3,9 % à 3,0 %).

Moi tout se que je vois sais que les conservateurs avait une rigueur sur les dépenses et que les libéraux eux n en non pas du tout, toujours la même chose, il y en un qui dépense sans compté et que l autre contrôle les dépenses et on revient au même qui fait que l on avance pas, on tourne en rond et on reviens toujours au même on va PAYER

Bien dit Johnside, c’ est plus difficille de vivre selon nos moyens que de dépenser à tout vent ! Ce que mini-pet et son équipe font c’ est de donner des bonbons à tout le monde sans compter et par la suite de gérer selon la direction du vent en espérant qu’ il n’ y est pas trop de bourrasques ! Ce sont des IRRESPONSABLES !!

Ouf nos deux drettistes en résidence sur les blogues de l’actualité digèrent mal la défaite de leurs dinosaures.Il faut laisser la chance aux libéraux de prouver qu’ils peuvent relancer l’économie et les dépenses de consommation avec un budget structurant. C’est après tout un des rôles des gouvernements.

Évidemment ils préfèrent l’austérité pour les nuls de gouvernements sans envergue qui profite aux plus riches tout en entrainant une stagnation économique en privant l’économie d’un important moteur de la croissance, soit les investissements publics et, incidemment, entraînent une diminution des revenus de l’État. Se crée ainsi un cercle vicieux, où la baisse des revenus creusant les déficits, le gouvernement y voit une justification pour appliquer de nouvelles compressions budgétaires qui privent une fois de plus l’économie de fonds publics pourtant bénéfiques du point de vue de sa croissance.

Le gouvernement Trudeau a choisi une autre approche l’avenir nous dira s’il a eu raison.

@ M. Virgil, je vais me retenir d’adopter votre ton, alors je vais vous offrir un raisonnement fondé. Dans cinq ans la dette du Canada sera supérieure à 700 milliards de dollars! Les taux d’intérêt ne seront pas à leur plancher historique, ils vont remonter et pour votre information s’ils ne devaient atteindre que 5%, c’est 35 milliards en intérêt que le gouvernement fédéral devra payer, soit l’équivalent du déficit actuel. On en aide une belle gang de démunis avec 35 milliards!