Six conseils stratégiques (ludiques) pour les étudiants

Vous avez été nombreux à répondre à mon appel de stratégies alternatives pour la CLASSE, la FEUQ et la FECQ. Voici mes préférées:

Manon Morin:

Financez un étudiant à l’image de Oxfam. 0,50$ par jour et vous aurez la fierté d’aider un étudiant à réussir. Ses relevés de notes et une photo vous seront envoyés à chaque trimestre.

Rémi Net:

Soumettre une contre-offre a la ministre Beauchamp sur un yacht dans le sud et ne pas oublier d’étayer l’offre d’une enveloppe brune!

J.C.Virgil:

Pourquoi se donner le trouble des coktails de financement, quand les étudiants pourraient s’acheter directement un premier ministre.

Au nombre qu’ils sont 75,000$/année c’est pas cher, pour ce que ça rapporte.

Irma Anonyme:

Que des militants étudiants se rasent, s’habillent proprement, achètent leur carte de membre du PLQ, se fassent élire délégués jeunes, puis prennent le contrôle du Congrès libéral des jeunes en août.

Jean n’ai assez:

Les Fédérations devraient trouver des étudiants qui ont le même nom que Jean Charest, ses députés et ses candidats et les présentent dans leurs comtés à l’élection. Les Libéraux avaient fait le coup à René Lévesque !

Jean Richard:

Il faut se rendre à l’évidence : ça prend une paire de billets pour le spectacle de Céline Dion. Le gouvernement ne bougera pas pour moins que cela.

 

Les commentaires sont fermés.

Québec solidaire a proposé, en fin de semaine, pour mieux financer nos universités, de taxer les banques et de plafonner tous les salaires qui se paient au Québec, ce qui éviterait ainsi les trop grands écarts salariaux québécois.

Excellentes idées pour faire déménager les sièges sociaux des Banques de Montréal à Toronto, où ils ont déjà une majorité d’employés, ce qui annulerait leurs impôts québécois.

Plafonner nos hauts-salariés les inciteraient à déménager aussi en Ontario où ils iraient s’y faire « déplafonner » dans d’autres fonctions, ce qui laisserait au Québec, les moyens et bas salariés, pour fournir les impôts et les taxes à notre gouvernement provincial solidaire, de plus en plus pauvre.

Le principe de taxes les riches, les compagnies et les banques est formidable…en principe mais, pourri en pratique, sauf pour le Parti communiste, hébergé par Québec solidaire. L’affaire a déjà été tentée en Russie et en Chine avec beaucoup de problèmes de tous ordres.

Pour taxer les Banque plus fortement « les sièges sociaux » qui sont majoritairement maintenus au Québec, faudrait commencer par armoniser les impôts bancaires avec les autres provinces canadiennes, pour éviter leurs départs du Québec.

Méchant défi solidaire !

Transformer le carré rouge en feuille d’érable rouge. Ça pourrait créer une sorte d’émotion favorable dans l’inconscient du premier ministre. On sait qu’il travaillr très fort de l’inconscient.

Un exemple de déménagement du Québec vers l’Ontario, pour probable raison d’impôt à économiser, est M. Jean « à ce moment-ici » Chrétien qui est devenu un citoyen, full-bilingue, ontarien d’Ottawawa, depuis sa retraite dorée de PM canadien, sauveur de la fédération canadienne « coast to coast » avec Messieurs Trudeau et Dion,

Un seul Dieu canadien anglophone en 3 personnes.

Permettez-moi de vous faire part des conseils d’un ex-professeur et ex-doyen de faculté :

par Pierre Calvé

Pour avoir étudié pendant 20 ans et avoir fait carrière en tant qu’universitaire pendant 32 ans, je crois que mon grain de sel dans le présent débat vaut bien celui d’un étudiant, d’un professeur ou d’un syndicaliste. Voici donc quelques conseils que je donnerais aux divers intervenants :

À M. Charest et Mme Beauchamp :

Expliquez-vous donc. Pourquoi ce mutisme entêté alors que les étudiants sont tout à fait capables de comprendre, sinon d’accepter les véritables motifs qui ont poussé votre gouvernement à décréter, sans doute après mure réflexion, après un minutieux examen de toutes vos options, cette hausse des frais de scolarité? Pourquoi, comme dans le cas de commission d’enquête sur la construction, attendre que la situation ne s’envenime, que les positions se campent, que toutes sortes d’autres facteurs, d’autres intervenants, d’autres causes viennent brouiller les cartes et créer une crise qui gonfle en se nourrissant elle-même de tous les débordements, injonctions, échéances, mises en demeure…?

Aux syndicalistes intervenants

Cessez de vous approprier cette cause pour faire valoir les vôtres. Les étudiants ne sont pas en grève. Ils boycottent leurs cours. Ils mettent en danger l’année scolaire de tous ceux qui ne peuvent se permettre un tel luxe. Ils ne sont à l’emploi ni du gouvernement ni des universités. Ils profitent de services qu’aucun autre pays, aucune autre province, plus riche ou plus pauvre, ne peut offrir à faible coût sans sacrifier la qualité, la crédibilité même de ces services. Si un gouvernement démocratiquement élu décide, après plusieurs autres tentatives avortées au cours des 40 dernières années à cause de semblables boycottages, que l’état ne peut plus se permettre d’absorber les coûts de l’éducation supérieure sans une plus grande participation des bénéficiaires, ce n’est pas à vous de vous joindre à un combat qui n’est pas le vôtre et dont vous ne connaissez ni les tenants ni les aboutissants.

Aux professeurs favorables au gel

Seriez-vous prêts à rouvrir vos conventions collectives et accepter de sacrifier une partie de votre salaire afin de participer à la noble cause d’une éducation supérieure à faible coût, pour ne pas dire au rabais, pour tous ces étudiants dont vous appuyez la cause? Ignorez-vous que le Québec, avec une population qui compte à peine 75% de celle de l’agglomération parisienne (qui compte plus de 12 millions d’habitants), doit entretenir un réseau de 17 universités (incluant les écoles de hautes études comme l’École polytechnique) et 48 CÉGEPS? Comment croyez-vous que les universités peuvent attirer les meilleurs professeurs, qui à leur tour attireront les meilleures subventions, sans leur offrir les équipements, bibliothèques, laboratoires, salles de cours qui seront à la fine pointe du progrès et permettront à vos institutions de se comparer favorablement aux meilleures plutôt que devenir de grands collèges anonymes, leaders en rien, comme il en pullule dans le monde sans que jamais on n’entende parler de leur réputation ou de leurs réalisations. En tant que doyen d’une faculté, j’ai eu à gérer un budget, et comme vous le savez sans doute, c’est là l’art du possible, du grattage de fonds de tiroirs, et ceux qui gaspillent auront vite affaire… à vous!

Aux étudiants contestataires

Retournez à vos cours. Sauvez votre session. Vous risquez de perdre, et de faire perdre à d’autres, beaucoup plus que ce que vous essayez de gagner par votre entêtement. Vous ne ferez pas plier le gouvernement. Pas cette fois. Des élections s’en viennent et vous pourrez démocratiquement faire valoir votre cause et tenter de défaire, mais pas tout seuls, pas dans l’anarchie, celui et ceux que vous tenez responsables de vos déboires. Et comprenez que ce n’est pas en grignotant ici et là dans les salaires de quelques-uns, dans le gaspillage de quelques autres, que le Québec pourra continuer à vous assurer, ainsi qu’à vos enfants, une éducation supérieure digne de ce nom. Le gel des frais de scolarité à été une décision politique, non réaliste financièrement, et des correctifs s’imposent, malheureusement à court terme. La dette du Québec s’approche du 200 000 000 000 $, et continue de croître. La population vieillit, le nombre de travailleurs diminue proportionnellement aux retraités, les demandes en soin de santé augmentent de façon exponentielle… Comment pouvez-vous justifier une telle demande de gel, voire de gratuité, pour un service dont vous êtes (par l’éducation que vous recevez) et dont vous serez (par ce qu’elle vous rapportera) les grands bénéficiaires?

Personnellement,

j’ai dû assumer à peu près seul (sans l’aide de mes parents) le coût de mes études collégiales et universitaires. J’avais tout juste de quoi survivre grâce aux emplois d’été (dont six dans les chantiers en tant que draveur et bûcheron), à de multiples travaux à temps partiel et à deux années de sabbatique, où j’ai pu ramasser assez d’argent pour compléter une maîtrise et un doctorat dans l’une des universités les plus prestigieuses aux États-Unis. Et pourtant j’étais heureux parce que j’avais le feu sacré et que je me trouvais extrêmement chanceux de pouvoir, malgré tous les sacrifices que j’ai dû faire, acquérir une telle éducation. Et la profession que j’ai eu le privilège et le bonheur d’exercer grâce à ces études a été ma plus grande récompense.

Tout à un coût et croyez-moi, celui-ci en vaut le coup!

Les médias parlent d’arrestations ciblées de casseurs… faites nous rire. Regardez ce vidéo à 3:40 on les voit ces «casseurs» qui ont été arrêtés : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wiib7CVafw0

Avis aux casseurs : quand vous faites de la casse, habillez vous en noir, pas en orange, sinon vous êtes facilement repérables.

La seule violence que j’ai vu dans cette manif : celle des policiers qui matraquent et qui poivrent en s’imaginant qu’ils vont mater une foule de 40 mille personnes; et celle de manifestants «pacifistes» qui s’en sont pris à une petite fille masquée qui a brisé une fenêtre du bureau des Forces armées. Heureusement elle a réussi à échapper à ses agresseurs.

C’est drôle, mais hier la police n’a pas essayé de nous disperser et il n’y a eu aucune casse…

Ont-ils enfin compris que c’est leurs interventions injustifiées et leur violence gratuite qui provoquait la colère des manifestants?

Quand ils ne matraquent pas pour rien, personne ne leur lance de pavés.

Personnellement, je crois que la solution passe par une amélioration du système de prêts-et-bourses.

Les prêts aux étudiants devraient être agrémentés d’un emploi chez Subway durant la session et d’un stage dans le haut du Québec durant l’été.

Pour les moins nantis, le régime pourrait être bonifié d’un poste d’emballeur de cadeaux au Complexe Desjardins durant la période des fêtes.

@Claude Pelletier: excellent texte. Entretemps, comptons sur Lisée pour faire plus de millage électoraliste que le député ou ministre libéral moyen. Et let tout, fait à l’aide d’une subvention annuelle du gouvernement fédéral reçue par l’Actualité.

J’encourage M. Lisée à déployer son militantisme dans les revues qui ne sont pas financées par le gouvernement fédéral.

Pour plus de détails sur cette subvention fédérale, voir le blogue de Pierre Duhamel.

J’ai relu la lettre de l’ex-prof d’université avec beaucoup d’attention. Force est de constater qu’il est maintenant trop tard pour faire appel à la raison. Quel désastre! Quel gâchis monumental ! Que de cheminements scolaires affectés, brisés…sans compter les répercussions financières chez tous ces jeunes ( on parle de plus de 100 000 étudiants). PLus de 100 000 étudiants, c’est pas drôle! Et je n’ai pas parlé des coûts pour la société québécoise.

Pendant plus de 2 mois,la ministre a été intransigeante, voire même mesquine parfois (notamment quand elle a manifesté clairement son antipathie personnelle envers un des leaders). Elle a misé sur la judiciarisation ( les injonctions) et a “dealé” que, devant l’imminence de cancellation de la session, les étudiants retourneraient en classe. Elle s’est amèrement fourvoyée: elle a attisé l’agressivité, la colère et l’extrémisme. Elle a attisé le feu… Et tout cela dans l’ambiance néfaste et omniprésente d’un climat de collusion et de corruption!

Que va-t-il se passer? On débraie même au secondaire à Montréal !! C’est le bordel!

Je demeure convaincu que Claude Castonguay avait raison: il fallait sauver la session et faire un moratoire.

Au plan politique, cela servira fort probablement le PLQ.

Que c’est triste! Personnellement , je connais quelques jeunes cégepiens coincés là-dedans. Bien sûr qu’ils entendent le langage de la raison….mais, il est trop tard, ils vont aller jusqu’au bout. Ils l’entendent mais ne l’acceptent pas.

Comment peut-on, comme société, en être rendus là?

Suggestion: Pour le conseil du plq à Victoriaville ,il serait intéressant de rappeler aux Québécois que depuis Avril 2003 le plq carbure aux enveloppes brunes.

Donc si il y a manif à Victo. tout le monde apporte son enveloppe brune ou rouge…

Question de ne pas oublier,avant le déclenchement d’une campagne électorale, que le Québec de Charest sa seule et unique vision est l’enveloppe bourrée et pleine de $$$…

Nous sommes prêts…Avril 2003.

Pourquoi Lisée ne parle pas de Luc Godbout, qu’on ne peut pas accuser d’être à droite, qui a montré que l’offre du PLQ était clairement avantageux pour les étudiants venant de famille de la classe moyenne ?

Contrairement à la France, le Québec a choisi la gratuité des autoroute plutôt que de l’éducation… un choix réducteur pour les perspectives d’épanouissement humain et à contre-courant du développement durable. Un juste équilibre serait de mise pour le devenir d’un Québec fort, fier et audacieux sur la scène internationale.

Ce matin j’ai entendu à Radio-Canada que des gens d’ Occupy Wall streeet sont venus à Montréal pour se renseigner auprès des étudiants à propos de leur organisation.

Je crois que ce n’est pas ce que les libéraux ont en tête lorsqu’ils nous parlent de l’économie du savoir, d’exporter notre savoir-faire ou du Plan Nord…

Les plus populaires