Donald Bubar

Âge : 70 ans Maire depuis : 1999 Municipalité : Chibougamau Population : 7 696 habitants

Votre premier dossier chaud

Un problème majeur d’infrastructures qui m’a beaucoup accaparé ces 10 dernières années. Dans un premier temps, nous avons procédé à la rénovation de l’hôtel de ville qui était dans un état lamentable, pour un montant de deux millions de dollars. Même si nous avions quatre sites de traitement de la neige usée autour de la ville, le Ministère nous a obligés à en construire un nouveau, conforme aux nouvelles réglementations. Cela nous a coûté 700 000 dollars. Nous avons dû nous attarder sur notre réseau d’eau potable, car les normes avaient changé. 

La réalisation dont vous êtes le plus fier

Il y en a plusieurs ! En matière de santé financière, je suis fier d’avoir participé aux négociations entre Hydro-Québec et la municipalité de la Baie-James pour les retombées économiques de la construction des centrales hydroélectriques de l’Eastmain-1-A et de la Sarcelle. On s’est entendus sur une somme de 350 millions étalée sur 50 ans et, chaque année, 4 millions sont partagés entre les municipalités et 1,4 million revient à la ville de Chibougamau. Mais je suis fier de tous les dossiers. Je pense avoir contribué à améliorer la qualité de vie des citoyens. 

Ce qui a le plus changé entre le début et la fin de votre mandat

Ce que le gouvernement nous oblige à faire. On nous donne de plus en plus de responsabilités, mais on a de moins en moins d’argent pour les assumer. La population aussi a changé, elle demande beaucoup plus de services, mais elle est réticente à payer en conséquence. 

Le secret de longévité d’un maire 

Ce n’est jamais facile d’être maire, car on est la cible de tous les problèmes de la ville. Mais je pense qu’ils ont apprécié mon travail. Par exemple, notre économie est très bonne : nous avons deux scieries mais nous avons réussi à ne pas être touchés pas la crise de l’industrie forestière.

Le principal défi de votre successeur

Continuer à encourager les PME et s’occuper des dossiers miniers, car ce secteur est en crise. J’ai proposé de mettre en place une table de travail pour tenter de remédier à la situation. Il faut convaincre le gouvernement de l’importance d’avoir un fond de prospection autour de Chibougamau, où le potentiel est très important. C’est une vraie ville minière, d’ailleurs, elle a été la plus grosse productrice de cuivre au Québec et dans l’est du Canada durant les années 1970. Malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé de nouveaux gisements.