Droit à l’avortement: aux aguets!

Le premier ministre Stephen Harper votera contre la motion du député conservateur Stephen Woodworth qui lancerait un processus pouvant mener à une remise en question du droit à l’avortement. Sa motion exige la mise sur pied d’un comité parlementaire qui se pencherait sur la définition légale d’un être humain. (Actuellement, elle ne s’applique qu’une fois un bébé mis au monde, ce que le député trouve ridicule à la lumière des avancées de la science.) M. Harper a précisé son intention aux Communes, en réponse à une question du chef néo-démocrate Thomas Mulcair. Il a aussi répété qu’il ne voulait pas rouvrir le débat sur l’avortement, mais qu’il n’avait pas le contrôle, en vertu des règles parlementaires, des affaires émanant des députés (ce qui est vrai).

Certains soutiennent que ce détour permet à M. Harper de relancer le débat sans qu’il n’ait à se mouiller personnellement. En fait, cette affaire l’embête. Si la motion devait être adoptée – le vote aura lieu en juin ou en septembre – un comité serait formé pour étudier la question, ce qui éterniserait la polémique et renforcerait encore plus l’image socialement conservatrice de son gouvernement. Ce risque explique que son entourage espère amener assez de députés conservateurs à s’opposer à la motion pour la défaire.

Au NPD, on assure que tous les députés néo-démocrates voteront contre et on peut raisonnablement le croire puisque la défense du libre choix figure dans son programme. Les libéraux, de leur côté, blâment M. Harper pour laisser faire M. Woodworth, mais s’en tiennent en même temps à un vote libre. Parce que c’est la tradition lors d’un vote sur une motion ou un projet de loi émanant d’un député et/ou lorsqu’il s’agit d’une affaire de conscience. Cette position les arrange car il y a toujours eu des partisans pro-vie dans les rangs libéraux. Sous Jean Chrétien, ils n’hésitaient pas à présenter des projets de loi de leur cru. La composition de la Chambre à l’époque permettait cependant de ne pas trop s’inquiéter, ce qui n’est plus le cas maintenant.

Or, l’enjeu est clair. On ne trouve pas le mot «avortement» dans la motion, mais à partir du moment où on ouvre la voie à l’attribution de droits au fœtus, on met en branle la mécanique pour limiter un autre droit gagné de longue lutte, celui au libre choix en matière d’avortement. Cela n’a pas échappé aux groupes pro-vie, qui applaudissent, ni aux groupes pro-choix, qui se mobilisent.

Et il ne faut pas s’illusionner sur l’opposition de M. Harper. Elle n’a rien à voir avec les principes. Elle est le résultat d’un pur calcul stratégique. S’il croyait fondamentalement au libre choix des femmes, il n’aurait pas exigé qu’aucuns fonds canadiens versés dans le cadre de l’initiative pour la santé des mères et des enfants des pays en développement, qu’il a pilotée au Sommet du G8 à Toronto en 2010, ne servent à financer tout projet offrant de l’information sur l’interruption de grossesse ou des services d’avortement.

Alors, même si la motion devait être défaite, la vigilance resterait de mise.

Laisser un commentaire

droit à l’avortement ou droit que l’État procède audit avortement?

Dans les 2 cas, on exige que l’État intervienne, que ce soit pour interdire ou procéder à l’avortement

Ils me font bien rire ces conservateurs.

Comment à la fois M. Harper a réussi pendant tout le temps qu’il formait un gouvernement minoritaire à museler ces extrémistes au sein de son parti et qu’aujourd’hui il doit leur laisser du lest à ce point pour ne pas alourdir leurs sentiments de frustrations?

D’un côté, ils se revendiquent de la science pour tenter de ré-ouvrir le débat sur l’avortement (droit du foetus à la vie, à la liberté et à la sécurité) et de l’autre côté nient les avancés de la science en ce qui concerne les changements climatiques, statistique Canada et la théorie de l’évolution.

Comme le dirait si bien un héros de bande dessinée: Ils sont fou ces conservateurs!

Cette motion de reconnaître le fœtus d’enfant au lieu d’amas de cellule en construction, met en risque plusieurs lois contre la femme, imaginé s’il y une fausse couche, il y aura t’il une enquête du coronaire avec spécialiste de médecin pour conclure que la grossesse fût interrompu à cause la femme à soulever un gros poids, ou du sur-ménage, à trop travaillé, à fait un sport extrême, à trop bu de verre de vin, à continuer à fumée, ou est alcoolique qui est pourtant reconnut comme une maladie. Pourrait-elle être reconnue coupable d’homicide involontaire, ou de mal-traitement à son enfant ? Complètement ridicule, en plus s’il est déjà reconnu comme enfant, donc ont devrait commencer à verser une allocation familiale à la femme. S’il y a divorce durant la grossesse, il y aura t’il une pension alimentaire à verser à la femme, devra t’elle lui faire un passe-port avec un nom sans photo évidemment si elle veut sortie du pays ? Cette motion n’attaque non seulement le droit à l’avortement, mais aussi au droit et liberté de la charte canadienne, directement sur la liberté de la femme, dont le gouvernement dictera à la femme ce qu’elle devrait faire durant toute sa grossesse ?

Des films qui pourraient vous intéresser.

Film. Hiver démographique: le déclin de la famille humaine

2 Episodes

http://byutv.org/show/5e819b00-5e99-4bf4-931e-c154d3c2dc8d

http://www.youtube.com/watch?v=lZeyYIsGdAA

L’hiver démographique est en train de nous faire disparaître…

L’histoire du planning familial – Planned Parenthood.

Maafa 21: film en 13 épisodes.

http://www.youtube.com/watch?v=zLnNi_qb7nY

Barack Obama et le projet Negro.

Avortement et le génocide noir.

http://www.youtube.com/watch?v=GfFVKqHWJU0

Et le droit à la vie y’a quelqu’un qui s’en inquiète?

Après tout c’est le droit le plus fondamental, celui dont découlent tous les autres.

Ah oui c’est vrai j’oubliais,le débat politique est clos. Ainsi l’ont décrété ceux qui l’on gagné…

Bien oui le droit à la vie faut s’en inquiéter.

Et les spermatozoïdes, elles, ont-ils droit à la vie?

La petite droite profonde est comme l’extrême, elle est stupidement religieuse.

@Pierre Brasseur, qui écrit que le débat politique est clos…

La politique concerne la structure et le fonctionnement de la société. Les gouvernants et les élus sont ceux qui proposent et adoptent des lois, des mesures budgétaires, etc.

Ce que ce député tente de faire avec cette motion c’est de former un comité afin de débattre des questions scientifiques concernant la définition d’être humain contenue dans le Code criminel.

Le gouvernement Harper, par le biais du ministre O’Connor a très bien répondu:

« La Chambre des communes, cependant, n’est pas un laboratoire. Elle n’est ni un lieu de culte, ni une université, ni un hôpital. Elle est une assemblée législative, et une assemblée législative s’occupe des lois, en l’occurrence du paragraphe 223(1) du Code criminel. »

Si ce député veut faire un débat politique, qu’il mette sur la table une motion indiquant clairement qu’un vote soit tenu pour criminaliser l’avortement. Le reste n’est qu’une perte de l’argent des contribuables et du temps de nos députés.

Le droit à la vie se n’est qu’une fois que vous êtes né, tant que vous êtes attaché avec le corton ombilical à la mère, s’est la mère qui a son droit à sa vie, le fœtus ne peu vivre seul sans son cordon. Mettre la religion avant les lois, comme on a déjà vu, il faillait sauver l’enfant avant la mère. Certain oubli les fœtus non désirés, s’est le retour en arrière avec des filles mères, les enfants né d’inceste par leur père, leur oncle, le voisin, de tout viole, ces mères n’aurait pas au droit à l’avortement ? Quand on vie dans le confort d’une famille et que les enfants grandissent dans la joie et que tout va bien, il faut penser au jeune mère qui non pas souhaiter cette situation, aujourd’hui ils ont ce choix, évidemment que toute religion, ne serons jamais d’accord avec ça, ça va en l’encontre de leur principe de base, s’est la raison qu’il ne faudra jamais mélanger les lois et la religion ? Et la démographie, ben voyons dont, nous serons tous morts avant de connaître l’avenir de la planète, qui a déjà de la difficulté à nourrir tout ce monde, il y t’il des gens qui s’inquiète de la population dans 1,000 ans ? La population s’est l’évolution normale, il y aura une dé-population jusqu’à un certain niveau et la population remontra, et à nouveau il y aura un dé-population, s’est un continuel recommence, comme tout mammifère que nous sommes, au même titre que les animaux qui survis s’ils peuvent se nourrir.

Ce qui est souvent oublié des gens se disant pro-vie, c’est que les femmes ont toujours avorté et avorteront toujours. De très anciens écrits dénotent qu’il était considéré normal de gérer la fécondité d’une femme par l’avortement dans le cas où la grossesse arrivait à un moment inopportun et ce, bien avant Jésus-Christ.

Il y aura toujours des femmes et des hommes pour lesquels la grossesse ne sera pas une bonne nouvelle. S’il leur est difficile voire impossible de se faire avorter médicalement en toute sécurité, les femmes utiliseront des méthodes archaïques dans la clandestinité et mettront leur santé en danger et peut-être même la santé de leurs futurs enfants en danger. Ne croyez pas qu’une femme reculera devant une loi: c’est bien mal connaître la volonté humaine!

Par ailleurs, choisir l’avortement, c’est reconnaître que l’on ne se sent pas prêts à devenir parent: c’est reconnaître qu’on voudrait offrir mieux à cet embryon. Ce couple sera peut-être dans de meilleures dispositions pour accueillir un enfant plus tard et avec une plus grande maturité.

Enfin, pour avoir fait plusieurs passages professionnels dans des cliniques de planification des naissances, je vous assure que toutes les femmes présentes auraient préféré ne pas avoir à faire ce genre de choix. Je n’ai jamais non plus rencontré de femme qui ait « utilisé l’avortement comme moyen de contraception », comme je l’entends si souvent et cela, presque aussi souvent par des pro-choix que par des pro-vie! L’avortement laisse toujours des cicatrices, ce n’est pas une expérience de vie souhaitée par quiconque et les femmes ayant avorté 10 fois ne sont pas légions!

Il faut bien peu de courage à madame Cornellier pour sonner l’alarme. Les quarante dernières années démontrent que le Québec a massivement opté pour le droit à l’avortement en supprimant, par ce biais, près de 800,000 vies. 10 pour cent de sa population.
Le carnage est devenu d’une ennuyeuse banalité et se perpétue à travers le discours inodore et incolore des féministes effarouchées qui veillent toujours au grain.
Madame Cornellier n’a pas à s’inquiéter.
Il y a belle lurette que le Québec est entré dans le royaume des ventres à taire…

Les plus populaires