Droite KO (2): Plus taxés et plus pauvres ? Voire ?

Suite des rondes de combat, tirés d’une conférence tenue ce printemps. Aujourd’hui: taxation et pauvreté

La suite demain

Pour revoir la série Droite KO.

Pour vous procurer l’ouvrage.

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Deuxième journée aussi intéressante et instructive que la première!

Je suis accroché non seulement par le ton de votre propos, mais aussi par la qualité de la langue parlée.

Tellement plus simple quand on est à la fois protagoniste et arbitre…

Après tout l’objectivité quel tracas!

Vous faites bien de vous en passer M Lisée, la vie est bien trop coute pour s’embêter avec ces vétilles…

Ça taille en pièce un argument des carrés rouges qui ne veut pas payer plus car on serait déjà trop taxé. Merci Jeff de nous donner des arguments contre eux.

Le revenu par habitant au Québec est inférieur à la moyenne canadienne. Il y a donc un problème criant de productivité au Québec ! Pourquoi veut-on nier la réalité ?

Lorsque nous parlons des garderies à 7$ , il serait bien d’informer les gens que le système coûte par le biais des impôts environ 52 $ par enfant par jour. Le coût des garderies syndiquées en grande majorité par la CSN ne cesse d’augmenter. Pourquoi aucune province ne veut imiter le modèle étatique des garderies québécoises dans le reste du Canada ? C’est plus cher et la bureaucratie est omniprésente.

L’étude des HEC( page 20):

«On sait, par exemple, que le Québec accuse un retard économique significatif comparativement à la moyenne canadienne. En 2010, 7 456 $ par habitant séparaient le niveau de vie du Québec de la moyenne nationale.

Ainsi, l’application de l’identité ci-dessus permet d’établir que plus de 57 % du retard du Québec était lié à sa productivité du travail, qui était plus faible que dans le reste du Canada. Par conséquent, des 7 456 $ qui séparent les niveaux de vie québécois et canadien, 4 306 $ étaient alors imputables aretard de productivité dans la province.»

http://cpp.hec.ca/cms/assets/documents/recherches_publiees/PP_2011_01_BILAN_2011.pdf

On note l’absence de Monsieur Martin Coiteux dans votre monologue Jean-François…

Des raisons???

À M. ROBERT,

Vous n’y êtes pas du tout. Ils ne veulent pas payer plus parce qu’ils sont les plus pauvres. Et je ne parle pas de leurs parents.

Les prochaines élections vont être drôle. à chaque critique du PQ, Charest va pouvoir répliquer en citant Lisée.

@PBrasseur

Venant de M. Lisée je ne m’attends pas a avoir une information aseptisée comme ce que nous débite les lecteurs de nouvelles.

C’est justement là qu’est tout l’intérêt des propos de JF Lisée : une opinion appuyée par une réflexion et des données statistiques.

Bien plus que l’objectivité c’est l’honnêteté intellectuelle que je retiens de ses propos. Le parti-pris souverainiste est évident et assumé. Mais au moins il est présenté avec des arguments. On ne peut pas dire la même chose de tous ces fédéraleux qui se contentent de tirer sur le messager.

«On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort.»
[Raymond Devos]

@ Paul Robert

Pouvez-vous expliquer un peu plus votre opinion. Elle m’intrigue.

«C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important d’avoir raison.»
[Winston Churchill]

@ Philippe #4

» Il y a donc un problème criant de productivité au Québec ! »

Oui et ce problème est causé par la droite et ses patrons et non pas par des paresseux comme les dretteux le crient.

Ce que Lisée ne dit pas:

La pauvreté relative du Québec implique donc que ses citoyens paient moins d’impôts fédéraux et reçoivent plus de transferts personnels que les provinces plus riches, ce qui permet de réduire les écarts de richesse avec les Ontariens, les Albertains et les citoyens de Colombie-Britannique de 32 %, 31 % et 21 % respectivement. Il n’en reste pas moins que cela correspond à une certaine forme de dépendance.

En ajoutant à cela la redistribution provinciale, le Québec parvient presque à renverser la tendance pour les 20 % de ses ménages les plus pauvres par rapport aux 20 % correspondants des autres provinces. À mesure que l’on progresse sur l’échelle des revenus, en revanche, les déficits réapparaissent et s’accentuent. Cela signifie que par rapport aux provinces plus riches, le Québec manque cruellement de revenus taxables au milieu et en haut de la distribution. Cette situation n’est pas étrangère à la dépendance du gouvernement provincial à l’égard des subventions fédérales, ni à son niveau élevé de taux d’imposition, ou encore à son problème d’endettement chronique.

http://cpp.hec.ca/fr/index/article/9271/le-quebec-bientot-la-province-la-plus-pauvre

Je ne comprends pas ceux qui comparent sans cesse le Québec à l’Ontario.

L’Ontario s’appauvrit d’année en année ; d’ailleurs, elle reçoit de la péréquation depuis 2009. De plus, ce montant a augmenté de 840% depuis son apparition. Puisqu’il s’agit d’une province pauvre, il est normal qu’à certains égards, le Québec fasse mieux que l’Ontario.

On devrait arrêter de se comparer aux cancres, sinon, on est condamnés à rester cancres nous aussi.

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