Droite KO (4): Le coût du non-syndicalisme !

Et ça continue! Aujourd’hui, une chose que la droite ne calcule jamais: le coût du non-syndicalisme. Aussi, quel est le rendement de nos impôts ?

La suite demain

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Pour favoriser les déjà relativement favorisés?!?!

Pourquoi des travailleurs acceptent-ils de travailler à des conditions de travail que Monsieur Lisée considère être du vol de la part de leurs employeurs?

N’est-ce pas parce qu’ils perçoivent que leurs employeurs pourraient les remplacer par d’autres personnes prêtes à accepter de telles conditions de travail?

Ne doit-on pas en déduire que ces travailleurs sont relativement avantagés par rapport aux personnes qui aimeraient les remplacer?

Peut-on réellement dire qu’une politique favorisant ces travailleurs déjà relativement avantagés par rapport aux personnes qui voudraient les remplacer est une bonne façon de répartir plus également la richesse?

Une bonne façon de répartir plus également la richesse ne devrait-elle pas répartir davantage de richesse aux plus démunis qu’aux relativement moins démunis?

Juste un petit détail concernant le premier vidéo. Le « taux de syndicalisme » est une donnée qui n’existe pas. Il faut dire « taux de syndicalisation » pour le rapport des membres de syndicats sur le total des travailleurs (donnée peu utilisée en amérique du Nord parce qu’elle se base sur des résultats de sondages) ou « taux de présence syndicale » pour le nombre de travailleurs (membre ou non d’un syndicat) couverts par une convention collective sur le total des travailleurs.

C’est cette dernière donnée qui est habituellement utilisée pour comparer les pays entre eux parce que les régime de relations industrielles sont très différents parfois. Ainsi, la France a un taux de syndicalisation de 8%, mais un taux de présence syndicale de 56% alors que le Québec a un taux de syndicalisation et de présence syndicale semblable (autour de 40%).

La syndicalisation au Québec se trouve à plus de 80 % dans le secteur public. M. Lisée, on repassera pour l’exploitation des travailleurs par les méchants capitalistes…

«En 2011, le plus haut taux de présence syndicale au Québec se situe dans le secteur des administrations publiques, avec une proportion de 81,4 %, comparativement à 70 % en Ontario, à près de 75 % dans le reste du pays et à environ 40 % aux États-Unis.»

Youlle va être content…pour une fois nous sommes les meilleurs…. grâce à la CSN ,la FTQ-Construction et au modèle québécois qui demande l’embauche de nombreux fonctionnaires…

C’est excellent pour la productivité et la création de richesse!

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/06/21/010-taux-presence-syndicale-quebec.shtml

Facile pour la droite de prétendre que la baisse du syndicalisme conseverait pour tous (la droite est conservatrice par définition) les rapports socio-économiques en l’état. Suffit de ne pas calculer. Mais voici, paraît-il, qu’arrive le temps de crise où chacun doit se serrer la ceinture. Qui donc va se soumettre à cette prescription de la droite? Les pauvres ou les riches? Un maigrichon peut-il se serrer la ceinture?… De toute façon, ça ne donnerait rien. Par ailleurs, avez-vous déjà vu un obèse se serrer la ceinture? Économiquement, c’est un accro de la bouffe et, comme tous les accros, il a ses raisons: il allègue que les syndicats imposent déjà de lourdes restrictions à ses appétits. Vous avez donc compris que les gens de la classe moyenne où se trouve la majorité des syndiqués sont les dindons de cette farce de la droite. Et dire que la droite joue le jeu de l’étonnement lorsque les syndiqués s’indignent ou, si vous aimez mieux vous amuser, refusent d’être, comme disait l’autre, les « dignes dindons » de cette histoire.

@ »Pierre alias le crible »,

Votre commentaire semble favoriser de manière implicite l’hypothèse économique du » trickle-down economy »: l’ économie du ruissellement. Ce qui est à dire: quand les mieux nantis font de l’argent, c’est bon pour les moins nantis car l’argent des nantis ruissellera vers le bas…

UNE des hypothèses économiques du syndicalisme (hormis celle morale de la hausse de la condition générale du travailleur) se fonde dans la répartition à la base car c’est là que se trouve l’efficacité marginale du capital la plus élevée.

L’hypothèse de la répartition à la base, vecteur d’efficacité économique fut et est étudiée chez les post-keynésiens.

De là la phrase de Kalecki: » Les capitalistes gagnent ce qu’ils dépensent ( investissement qui engendre le profit), les travailleurs dépensent ce qu’ils gagnent. »

@M. Lisée: très bonne série de vidéos, jusqu’ici, j’aime beaucoup. On peut dire que vous en envoyez voler des mythes qu’on entend à répétition dans beaucoup de médias.
Je prévois cependant que vous allez avoir à subir beaucoup de commentaires outragés des commentateurs anti-syndicalistes pathologiques qui doivent se réveiller la nuit pour haïr les syndicats vu la virulence de leur discours.

@Pierre alias: Appelez ça comme vous voulez, des heures travaillées non rémunérées, du temps supplémentaire non payé comme tel et un salaire moindre que le salaire minimum, c’est quoi sinon du vol?? Peu importe que les employés trouvent ça avantageux ou non, il reste que l’employeur ne respecte pas la loi, point barre.

@ Pierre alias Le Crible

Il me semble qu’il y a une autre façon de voir la chose : travailler à accroître le taux de syndicalisation dans la société. Par exemple il devrait être possible de mettre au pas des entreprises comme CDouchetard et Wall Mart.

Les études démontrent qu’effectivement les salaires et les conditions de travail ont tendance à s’aligner sur les meilleures conditions. Mais c’est certain que les dretteux ne seront pas d’accord. Ils vont nous dire Wall Mart et Couchetard vont finir pas quitter le Québec. Mais au fond, qui en pleurerait réellement à part justement les dretteux.

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Les super-favorisés ont pris l’habitude de se cacher derrière les syndiqués.

Les solutions sont les suivantes (déficit) :

a) aller chercher le fric dans la poche des syndiqués;
b) démolir ce qu’il reste du système social (déjà bien amoché);
c) surtout, protéger les poches de la classe golfeuse (ceux qui nous demandent de nous serrer la ceinture mais refusent de se la serrer).

D’une façon ou d’une autre, tant que les hyperriches continueront de se vautrer dans l’argent et en plus d’être fiers d’accumuler du capital (les signes ostentatoires de richesse comme seule preuve de ce qu’ils appellent « la réussite ») personne n’acceptera de se serrer la ceinture.

Ces technocrates n’apprendront jamais : il y a un enjeu : l’aspiration démocratique et l’enjeu de la dignité et de la liberté.

Ces ultrariches qui prêchent l’austérité aux autres partagent des traits communs avec les tyrans esclavagistes.

Le crible, si vous me permettez, vous faites dans le vice.

Pourquoi les plus démunis ne presseraient-ils pas le citron aux sous-hommes, questionnez-vous ?

Mais parce que nous souhaitons rester humains…

Ce que Lisée ne dit pas:

Entre 1981 et 2010, la croissance annuelle moyenne au Québec, qui est syndiqué à 39%, a été de 1,34% contre 1,71% pour les États-Unis qui sont syndiqués à 11,8%.

Au Québec, depuis 1997, 64,1% des pertes d’emploi dans l’industrie manufacturière proviennent des entreprises syndiquées contre 35,9% pour les entreprises non syndiquées. Encore une fois, on peut voir que la syndicalisation représente un fardeau à porter pour les travailleurs.

Le même phénomène est observable aux États-Unis. Entre 1981 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier syndiqué a diminué de 73% alors que dans le secteur non syndiqué la perte n’est que de 14%.

Il est fini le temps où la gauche pouvait dire que les syndicats sont nécessaires pour protéger les emplois des travailleurs, ils ont tellement tiré sur l’élastique que les entreprises syndiquées doivent maintenant mettre des gens à la porte. Ma question pour les gauchistes: veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

La syndicalisation s’accompagne aussi d’autres effets pervers. Une étude publiée dans le Industrial and Labour Relations Review montre qu’une industrie à taux de syndicalisation moyen affiche un taux d’investissement brut en capital inférieur de 18 % à 25 % par rapport à une industrie non syndiquée.

Une autre étude publiée dans le Canadian Journal of Economics montre de son côté que l’investissement en recherche et développement est de 28% et 40% plus faible lorsqu’on passe d’une industrie marginalement syndiquée à une industrie fortement syndiquée.

On pourrait aussi parler de l’hyper-syndicalisation dans l’industrie de la construction qui coûte aux Québécois 3,4 milliards de dollars et 52 000 emplois.

Dans son livre Lisée défend les syndicats en disant que le coût de la non-syndicalisation est élevé pour les travailleurs. Il fait notamment mention des heures supplémentaires non payées et des pauses repas écourtées… Par contre Lisée, ne parle pas du coût de la syndicalisation: pertes d’emplois, faibles investissements, hausse des coûts… Cela ne semble pas être très important pour la gauche. Je repose donc ma question, veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

De plus, si Jean-François Lisée a raison et que les syndicats font un travail remarquable pour protéger les droits des travailleurs, alors pourquoi les syndicats tiennent-ils mordicus à la formule Rand qui oblige les travailleurs à être membres d’un syndicat ?

Si les syndicats font un bon travail, les travailleurs choisiront d’être membres sans qu’on les y contraigne.

De plus, si les syndicats font un si bon travail, alors pourquoi la profession de syndicaliste est-elle l’une des moins respectées au Québec ? Seulement 24% de la population font confiance aux syndicalistes, c’est la même proportion qui fait confiance aux entrepreneurs en construction. Sachant que 39% des travailleurs québécois sont syndiqués, cela implique que beaucoup de syndiqués ne font pas confiance à leur organisation…

aux États-Unis, dans 22 des 50 États, la formule Rand a été abolie (ce que les Américains appellent des Right-to-Work States).

Dans ces États, en 2011, le taux de chômage était de 8,7%. Dans les États où l’adhésion au syndicat est obligatoire (maintien de la formule Rand), le taux de chômage était de 9,1%. La différence de 0,4 pt de % peut sembler minime, mais elle représente néanmoins 395 000 emplois.

De plus, dans ces États, de 2008 à 2009, année où la récession a frappé de plein fouet, la croissance économique a été de -1,66%. Dans les États où l’adhésion au syndicat est obligatoire, la croissance économique a été de -2,42%. C’est une différence non négligeable de 46% entre les 2 systèmes.

Somme toute, Jean-François Lisée a tort quand il affirme que le syndicalisme québécois n’est pas un boulet économique tout comme il a tort quand il affirme que le coût de la non-syndicalisation est prohibitif. Je repose pour une troisième fois ma question, car elle est primordiale: veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

« Pourquoi des travailleurs acceptent-ils de travailler à des conditions de travail que Monsieur Lisée considère être du vol de la part de leurs employeurs? »

Parce que ces travailleurs ont faim! Il me semble que ce n’est pas difficile à comprendre. Si on suivait votre raisonnement, les entreprises n’auraient qu’à attendre qu’un travailleur plus pauvre accepte un salaire moindre pour faire le même travail.

Donc l’entreprise baisserait à la longue son salaire moyen et augmenterait de facto, sa productivité et, oh surprise, empocherait plus de profits. J’espère que ce n’est pas ce que les USA font!

Si c’est ça que les Libertériens veulent, moi je décroche.

La bonne façon de répartir la richesse est en payant les gens pour ce qu’ils valent, pas en nivelant par le bas.

J’espère que l’Actualité ne vous enlèvera pas votre droit de parole ! Des analystes polisés, y en a dans tous les journaux. Faut endurer Liza à RDI… Peut-on avoir un libertaire impliqué en campagne qui puisse s’exprimer !

Le problème ce n’est pas le syndicalisme, pas plus que le taux de syndicalisation. Après tout le droit d’association est une liberté fondamentale.

Le problème réside dans les pouvoir légaux accordés aux syndicats, comme l’obligation de cotiser, l’obligation pour les employeurs de négocier une convention collective, la loi qui interdit les travailleurs de remplacement, etc. C’est particulièrement vrai au Québec où la législation est hystériquement pro-syndicale.

Ces pouvoirs restreignent le droit à la propriété (fondamental dans un système capitaliste) et enrayent le fonctionnement du libre marché. Les prix ne sont plus la représentation d’un sain équilibre basé sur l’offre et la demande mais sont plutôt basés sur des rapports de force, ce qui à terme finit toujours par causer plus de chômage, de crises et problèmes de toutes sortes et a pour résultat d’étouffer le développement économique.

Certains pays, notamment scandinaves arrivent a avoir un très haut taux de syndicalisation mais conservent un haut degré de liberté économique. D’autres comme la France et le Québec ont des taux beaucoup plus faibles mais les pouvoirs accordés aux syndicat sont beaucoup plus grands et les dommages économiques aussi…

À ceux qui ne voient pas comment on pourrait répartir la richesse de manière plus juste (ou, du moins, plus égalitaire) que par nos lois pro-syndicales: Ma suggestion: Un régime de workfare officiel accessible à tous, garantissant à tous un revenu minimum décent.

Pour recruter du personnel en quantité voulue, les employeurs privés n’auront pas le choix d’offrir des conditions de travail au moins similaires à celles offertes par le régime de workfare officiel et garanti.

Ainsi au lieu de favoriser les syndiqués de Bombarder, Rio-Tinto-Alcan, etc. par des lois pro-syndicales, en espérant que cela tirera les conditions de travail des moins bien nantis vers le haut, on favoriserait d’abord les moins bien nantis, en espérant que cela poussera les conditions de travail des travailleurs mieux nantis vers le haut… Percevez-vous la différence entre ces deux politiques quant à quel groupe est prioritairement aidé?

@ Philippe #3

Il faut savoir lire les statistiques de la bonne façon. Bien que le secteur publique est syndiqué à 81,4 %, celui-ci ne représente pas 80% du total des syndiqués comme vous le laisser entendre mais 691 sur 1339,6 soit 51%. Dans le secteur privé c’est 25,3% des travailleurs qui sont syndiqués. Donc vos « méchants capitalistes » ont toute la liberté de faire selon leur volonté.

D’ailleurs dans l’article de la presse il y a une erreur : « En 2011, le plus haut taux de présence syndicale au Québec se situe dans le secteur des administrations publiques, avec une proportion de 81,4 % » En fait c’est le secteur publique ( au complet ) qui est à 81,4%, les administrations publiques sont à 79,3%.

cf http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/march_travl_remnr/remnr_condt_travl/i003_taux_emploi_syndique_que_08-11.htm

@ lange

Les spéculateurs, spécialement américains, achètent une belle grosse entreprise. Ils nomment un P-DG avec comme mission d’augmenter les profits aux actionnaires. Afin de bien le motiver, ledit P-DG se verra octroyer une incitation sous la forme d’un boni de quelques millions de dollars s’il atteint cet objectif.

Alors, le grand P-DG après avoir étudier la structure de l’organisation décrète l’abolition de quelques milliers de postes. Or nous savons que les impacts structuraux négatifs d’une telle stratégie ne sera visible que dans 5 ou sept ans. En attendant, les coûts de productions auront significativement diminués, les profits seront à la hausse et les dividendes aux actionnaires sera augmenté. Mission accomplie ! Mais avec quelques milliers de chômeurs en plus, et une entreprise qui sera mal en point dans quelques années.

Le fameux P-DG aura bientôt quitté avec une très généreuse prime de départ; les spéculateurs auront vendus leurs actions avec un excellent profit car les actions de l’entreprise donnant droit à de meilleurs dividendes attirent d’autres acheteurs. Mais ces nouveaux actionnaires, souvent de petits actionnaires, auront de fortes chances de voir diminuer la valeur de leurs actions car l’entreprise ayant été vidée d’une partie de son sang ( les employés remerciés) sera de moins en moins performantes.

C’est t’y assez beau tout ça …

«Comme le dit un jour un homme d’esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l’homme se rendit compte qu’il était plus rentable d’exploiter son prochain que de le manger.»
[Lytle W. Robinson]

@ Philippe

« La syndicalisation au Québec se trouve à plus de 80 % dans le secteur public. M. Lisée, on repassera pour l’exploitation des travailleurs par les méchants capitalistes… »

Vous devriez vous instruire un peu.

Si vous étudiez votre histoire au sujet des fonctionnaires vous comprendrez pourquoi ils se sont syndiqués. Vous apprendriez que pour malmener les employés l’état n’avait rien à envier à personne.
+++

Pour le reste, j’ai été employeur presque toute ma vie et certainement que pour la main d’oeuvre je m’y connais bien mieux que les éternels critiqueux qui passent leur temps à se dévaloriser tellement ils ont peu d’estime pour eux.

« C’est excellent pour la productivité et la création de richesse! »

Pour la productivité, adressez-vous aux patrons d’entreprise, ce sont eux qui décident de la productivité et du comment et non pas les employés syndiqués ou non qui n’ont aucun pouvoir décisionnel.

@ Pierre le crible,

Oui, effectivement la hausse du niveau du salaire minimum pourrait être envisagé comme une des stratégies de répartition.

@ David # 11

Supposons que vos sources sont bonnes (vous ne citez pas vos sources ni vos références), avez-vous des chiffres sur les taux de dé-syndicalisation aux USA et au Canada ? Combien de travailleurs ont décidé de foutre leur syndicat dehors et de négocier, un par un avec leur employeur ? Avez-vous ce chiffre ?

Même les joueurs professionnels, baseball, football, basketball, hockey, etc., se sont regroupés.

Parlez-nous donc de Couchetard et Wall Mart qui ferment des magasins pour éviter la syndicalisation. J’aimerais bien avoir votre point de vue sur cela.

«L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.»
[Gandhi]

Enfin on ose dire en termes francs cette vérité indéniable: Faire travailler des gens plus d’heures que ce pour quoi ils sont payés, C’EST LES VOLER.

@ David #11

Ne sachant pas les sources de vos données elles sont difficilement contestables. Par contre lorsque vous évoquez la formule Rand, je peux vous dire que vous êtes dans le champ, puisque la formule Rand n’est pas l’adhésion obligatoire à un syndicat mais la retenue obligatoire ( précompte syndical )des cotisations pour tous les employés membre de l’unité de négociation (art. 47 Code du Travail).

En fait l’adhésion obligatoire à un syndicat( qui doit faire l’objet d’une négociation ) peux prendre plusieurs formes : atelier fermé (closed shop), atelier parfait (union shop), atelier imparfait (modified union shop). Toutes ces formes ( clauses de sécurité syndicale ) réunies ne touchent que ~58% des syndiqués.

Comment se fier aux données que vous nous donnez, alors que de toute évidence vous ne comprenez pas ce que vous écrivez.