Duceppe répond à Marois

Marois: "alors, tu la veux ma job?" Duceppe: "Es-tu folle?"
Laisser un commentaire

Vous me décevé Mr Lisée…je ne coyais pas vous voir embarqué dans la mesquinnerie!
Me semble que Mme Marois en a assé reçu depuis quelque temps, ne croyez-vous pas?

Sans rancune toutefois…

Bonjour,

Tout comme nous disons dans le jargon des communications, cette photo vaut mille mots ! Quel choix judicieux de photo pour illustrer le court texte Monsieur Jean François Lisée ! Aie ! le pic, tu la veux tu ma job ? Ben non, chère Pauline !

En effet, le body language de cette illustration dit bien ce qu’il veut dire. Madame Pauline Marois possède cette assurance tranquille d’une cheffe avec une pogne de fer qui ne se laissera pas damer le pion par le premier gringalet de première venu. Madame Pauline Marois forte de ses racines dans le Parti Québécois connait ses péquistes sur le bout des doigts tout comme si cette honnête dame les avait tricoté au coin du feu en élevant bien ses quatre enfants. Madame Pauline Marois jouit de cet avantage d’avoir été au centre de toutes les élucubrations péquistes depuis les touts débuts ou presque.

En effet, alors que la cheffe du Parti Québécois possède ses assises dans le parti. Tout comme le valeureux Monsieur Bernard Landry, rouge comme un petit coq de basse cour faisait le jars dans les congrès de péquistes en clamant haut et fort d’avoir la carte de membre No 51 du Parti Québécois, car pour les vieux purs et durs de la première mouture, cela représente tout un must.

Par ailleurs, l’ancien Sauveur Suprême des nationalistes québécois par la bande, soit Monsieur Gilles Duceppe fut tout simplement un héros par défaut en étant, il faut bien le dire, un prix de consolation envoyé sur la Colline d’Ottawa, un purgatif de l’amère défaite référendaire de 1995. Monsieur Gilles Duceppe est beaucoup trop soupe au lait pour prendre la direction du Parti Québécois et il le sait bien. Car où était cet honnête homme hier alors que 200 personnes seulement à Québec assistaient à un débat en vue de se choisir un nouveau sauveur ?

Par ailleurs, dans les années 1960 et 1970, la vraie gauche était avant tout fédéraliste comme il se doit, car le socialisme et le nationalisme sont aux deux antipodes sur l’échiquier politique pour tout électeur AVERTI ! Cette gauche toute Canadienne avec les Messieurs Jean Marchand, Gérard Pelletier, Pierre Elliot Trudeau, Yvon Charbonneau et tutti quanti ainsi que les différents groupes de gauche comme les marxistes, En Lutte, les Communistes, les Maoïstes ainsi que les Trotkystes étaient fortement Fédéralistes comme le concevait Bakounine et Proudhon……

En outre, toute cette nomenclature de la vrai Glasnost tous ces partis de gauche furent les mentors, les maîtres à penser de Monsieur Gilles Duceppe qui, par respect pour la GAUCHE, s’abstint de voter OUI au référendum de 1980. Par principe de gauche, car le nationalisme est toujours à l’opposé, n’en déplaise aux confus dans la matière grise.

Finalement, Monsieur Gilles Duceppe dans toutes ces années se permettait de chanter l’Internationale le 1er de Mai avec toute une foule bigarrée de Rouge, la couleur du Socialisme. Pour ensuite virer sur un 10 cents pour passer au Bleu, la couleur du Conservatisme dans le monde entier tout en se permettant de chanter le National à s’époumoner durant les festivités de la Saint Jean…. Toute une hérésie pour les vieux militants péquistes de la première heure qui lui mettront le tout sur le nez illico.

En conclusion, afin de dissiper certains doutes, voici la deuxième strophe de l’Internationale pour certains de nos amis péquistes.

Il n’est point de Sauveur Suprême,
Ni Dieu, ni César, ni tribuns,
Producteurs, sauvons nous nous mêmes,
Et décrétons le Bien Commun !
Tout en spécifiant que producteurs signifie travailleurs seulement ! Bien à vous, John Bull.

Elle est bien bonne… Qui voudrait de cette « guillotine-des-chefs » au PQ? M. Duceppe fait bien d’attendre après les élections partielles de Bonaventure… avant de se lancer dans cette aventure à la Indiana Jones 🙂

Avec l’ON de M. Aussant, Québec solidaire de Madame David et de M. Khadir, et la CAQ de M. Legault, le PQ risque d’en manger toute une à la prochaine élection générale de 2011 ou 2012.

Si M. Duceppe, après sa déconfiture personnelle et celle du Bloc du 2 mai dernier, succède à Mme Marois et se fait replanter avec ce parti provincial, ça serait une sorte de record unique mondial. M. Duceppe doit bien en rêver la nuit.

Une lettre de convenance de Gilles à Pauline; qu’une politesse toute naturelle à rendre à un membre de la famille autonomiste par un souverainiste.

Entre temps, les évènements politiques et préparatifs pour les prochaines élections se bousculent au Québec pour tout parti: la fusion CAQ-ADQ, l’élection partielle de Bonaventure du 5 décembre, une multiplication des demandes de démission adressées à Mme Marois par les exécutifs péquistes locaux et régionaux, etc.

Gille Duceppe prépare selon moi son élection à la tête du PQ pour le printemps prochain. En janvier ou février prochain Mme Marois alias «Kadhafi», se fera couper la tête à la chefferie par ses propres «amazones» aujourd’hui loyales, dixit VLB.

Pourquoi pas demander à Bernard Derome?
Il est à la retraite, il est populaire, et non populiste. C’est un intellectuel sombre et a un parcourt sans faille.

Et il pourrait dire le soir du référendum:
Si la tendance se maintien le Québec sera un pays reconnu pour la premiere fois de son histoire.

😉

Cette photo aurait pu être sous titrée par :

-Pauline : Attend Gilles, j’ai pas fini mon travail de destruction.

Parce que Madame Marois semble avoir adopté le proverbe : Après moi le déluge! Elle veut tellement être celle qui ne sera pas : la première femme première ministre du Québec qu’elle en oublie son parti.

Je précise que ceci ne veut pas dire qu’il n’y aura jamais de femme première ministre. Si Normandeau était resté au parti libéral, je crois bien qu’elle aurait facilement remplacé John James. Elle n’a jamais été mon choix mais faut être réaliste et accepter l’inévitable.

Il reste encore une chance au PQ de redevenir un parti de pouvoir : sortir Pauline au plus vite et entreprendre résolument une marche vers l’indépendance.

C’est de l’humour?

Un blogue ou page d’actualité n’est pas un lieu d’humour à part quelques rares fois.

J’avais deviné chez JF.Lisée ce thème sur la lettre de commande de G.Duceppe qui veut dire peu de choses dans le monde de la politique.

Si humour il y a justement, c’est que rien n’est à dire sur cette lettre diplomatique qui ne dit rien de définitif sur le futur a venir.

Ce que M.Lisée n’a pas compris c’est qu’il arrive que le besoin vrai de stabilité dans un parti politique ne signifie plus que peu de choses lorsque le parti est en train de couler avec sa capitaine. Or, le gouvernail du bateau péquiste est arraché et il reste dans les mains pendantes de Pauline Marois.

La puissance de l’image de la métaphore ça c’est fort par contre!

Ça fait du bien de sourire un peu avec tout ce qui se passe ces derniers temps. Je suis d’accord pour dire que certains membres de ce parti s’acharnent bien à tort sur madame Marois. Qu’ils commencent donc par essayer de s’entendre entre eux au lieu de décapiter leur chef.