Duceppe va-t-il enterrer ou ressusciter le Bloc ?

Gilles Duceppe devra trouver des arguments afin de convaincre les électeurs qui ont voté NPD en 2011 — et qui demeurent satisfaits du travail de Mulcair ou de ses députés — de revenir au Bloc.

Gilles Duceppe, ancien et futur chef du Bloc québécois (crédit photo: La Presse canadienne)
Gilles Duceppe, ancien et futur chef du Bloc québécois. (Photo : La Presse Canadienne)

Après 14 ans à sa tête (1997-2011), Gilles Duceppe avait rendu son nom et celui du Bloc québécois indissociables. Une telle longévité, couplée d’une poigne de fer et de plusieurs victoires électorales, avaient soudé les deux noms. Le retour annoncé de l’ancien chef exigerait maintenant de les fusionner : le Parti Duceppe !

Quatre ans après la sévère débâcle de 2011, personne n’a réussi à s’installer dans ses souliers. Daniel Paillé et Mario Beaulieu ont échoué. Et devant un parti qui vacille, aucun candidat de gros calibre n’a tenté sa chance dans les deux courses au leadership.

À 67 ans, après une retraite de quatre ans, Gilles Duceppe aura donc à ressusciter ou enterrer son parti.Politique

Qu’il soit possible d’annoncer le changement du chef du Bloc québécois par l’entremise du commentateur Jean Lapierre un beau matin à la radio est révélateur de l’état de santé du parti. Aucun débat interne à prévoir. Pas de courants contradictoires. Aucune envie de consulter les membres.

La direction s’attend à ce que le retour de Gilles Duceppe soit chaleureusement applaudi, sans questionnement. C’est un parti dirigé depuis des années du haut vers le bas. La base n’est plus vraiment militante, occupée qu’elle est avec son principal parti, le PQ. Les quelques milliers de membres acceptent les choix de la direction sans rechigner.

En pareilles circonstances — à quatre mois des élections — dans notre système politique, c’est le caucus des députés qui a le dernier mot sur le choix du chef qui les mènera à la bataille (une consultation des membres suivra, mais cela peut avoir lieu plus tard…).

Or, le seul député du Bloc québécois qui se représente aux élections du 19 octobre prochain est Louis Plamondon. Il siège à la Chambre des communes depuis 1984. Il aura 71 ans en juillet. Il est l’un des membres fondateurs du Bloc québécois, en 1990, et un proche de Gilles Duceppe. Bref, le nouveau chef devrait faire l’unanimité au caucus.

Dans cette même veine, le trait d’humour du jour revient à Alexandre Blanchet, doctorant à l’Université de Montréal en psychologie politique:

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Les forces

Gilles Duceppe a commandé un sondage avant de prendre la décision de revenir en politique, afin de savoir s’il ferait bouger l’aiguille des intentions de vote. Il a été satisfait de constater qu’il est plus populaire que Mario Beaulieu, et que sa présence redonnerait du tonus au Bloc. Certaines sources parlent du simple au double, le Bloc passant de 14 % à 28 % ; d’autres parlent même de trois fois.

C’est l’un des avantages de Duceppe : la notoriété. Il n’a pas à se faire connaître. Les Québécois savent ce qu’il offre. Dans une campagne qui s’annonce comme étant une question de vie ou de mort politique, c’est un atout de taille.

Le nouveau chef du Bloc est aussi plus expérimenté que Beaulieu, avec six élections derrière sa cravate bleue. Il redevient de facto le leader fédéral avec la plus grande expérience de campagne (Stephen Harper en sera à sa cinquième campagne, Elizabeth May à sa troisième, alors que Thomas Mulcair et Justin Trudeau en seront à leurs premières armes comme chef).

Pour les débats des chefs, c’est un avantage certain.

Il connaît le Québec et les subtilités régionales sur le bout de ses doigts. Il possède son contenu et les dossiers fédéraux.

De plus, le Bloc a suffisamment d’argent pour faire une dernière vraie campagne électorale. Le parti économise depuis 2011, malgré la fin graduelle des subventions aux partis politiques décrétée par Harper en 2011. Sur ce plan comme tant d’autres, ce sera quitte ou double.

Duceppe incarne une politique plus rassembleuse, lui qui a fait du Bloc québécois un parti à la défense des intérêts du Québec d’abord, souverainiste ensuite, ce qui a séduit certains nationalistes plus fédéralistes au fil des années. Reviendra-t-il à ce créneau ? L’arrivée de Pierre Karl Péladeau, très déterminé sur le front de la souveraineté, pourrait compliquer ce type de positionnement mitoyen.

Le nouveau chef du PQ doute ouvertement de la pertinence d’un Bloc québécois mené à la manière Duceppe. Le 18 novembre 2014, PKP déclarait : «Le Bloc ne sert strictement à rien, sauf à justifier le fédéralisme». Il ajoutait : «Le Bloc québécois, j’ai toujours eu un problème avec ça.»

Péladeau n’avait d’ailleurs pas pris la parole lors de l’investiture de Mario Beaulieu, le 24 mai dernier, se contentant d’un rapide tour de piste de 15 minutes dans la salle. Il n’avait pas envie de s’associer au chef sortant…

Il est toutefois prévisible que PKP fasse attention à ses déclarations publiques. Plusieurs péquistes ont fait des appels du pied auprès de Gilles Duceppe depuis trois semaines afin qu’il reprenne du service (notamment son ancien conseiller Stéphane Gobeil, qui dirigeait la course au leadership de Bernard Drainville jusqu’à récemment).

Au PQ, plusieurs stratèges sont arrivés à la conclusion que la fortune du Bloc québécois aura un effet sur la capacité de Péladeau de ramener la souveraineté à l’avant-plan. Les conseillers péquistes estiment qu’une deuxième déconfiture consécutive du Bloc plomberait l’idée que la souveraineté a encore de la traction auprès de l’électorat. À ce compte-là, mieux vaut tenter de sauver les meubles et ramener celui qui a le plus de chance de sauver le Bloc.

Et pourquoi pas le faire avant l’été, en espérant que les derniers sondages avant les vacances montrent un Bloc québécois en remontée à quelques semaines du déclenchement électoral ?

Les faiblesses

Les Canadiens veulent du changement. Après bientôt 10 ans de règne conservateur, nombre d’électeurs sont fatigués et se cherchent un champion pour déloger Stephen Harper.

Voici les résultats d’un sondage Abacus, réalisé auprès de 1 500 Canadiens et publié le 2 juin dernier :

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Ainsi, 76 % des Canadiens pensent qu’il serait bon d’avoir un changement de gouvernement à Ottawa (51 % disent que c’est «définitivement» le temps et que ça presse).

J’ai demandé à Abacus de me fournir les résultats par province. Il s’avère que le Québec est la deuxième région qui souhaite le plus un changement de gouvernement à Ottawa. Près de 86 % des électeurs souhaitent un changement de pouvoir (dont 61 % disent que c’est pressant). Il n’y a qu’en Atlantique (88 %) où les électeurs souhaitent le plus rebrasser les billes.

C’est la carte maîtresse du NPD et du PLC. Celle que le Bloc québécois, même dirigé par Gilles Duceppe, ne peut pas jouer.

Lors de la dernière campagne électorale, en 2011, Duceppe plaidait qu’il était le seul à pouvoir empêcher Stephen Harper de former un gouvernement majoritaire. Les électeurs n’ont pas admis cet argument. Le NPD a remporté 59 sièges au Québec, il est devenu l’opposition officielle… et Harper est devenu majoritaire sans le Québec.

Que ce soit le Bloc ou le NPD qui débarque en force, le résultat n’y a rien changé.

Sauf que Thomas Mulcair peut soutenir qu’en continuant sa progression, en ajoutant des députés ailleurs au pays, il peut offrir une nouveauté : le premier gouvernement néodémocrate de l’histoire à Ottawa.

Un argument que le Bloc n’a pas. Sans compter que le retour de Duceppe n’envoie pas un message de renouveau en terme de leadership.

Cette volonté de changement dans l’électorat contribue au bond néodémocrate dans les derniers coups de sonde pancanadiens depuis la victoire, en Alberta, du NPD provincial. Mulcair a des ailes dans plusieurs régions du pays, incarnant le changement au détriment du Parti libéral du Canada, qui souffre depuis quelques semaines dans les intentions de vote.

Voici les projections de sièges que Bryan Breguet — de Too close to call — a fait pour L’actualité à partir de la moyenne des sondages, et qui montrent la chaude lutte actuelle.

projections-02062015

La possibilité que le NPD puisse déloger Harper tient au Québec, où les récents coups de sonde ont de nouveau propulsé le NPD fortement en tête. Mulcair est revenu à plus de 40 % dans les intentions de vote, ce qui pourrait provoquer une réédition de la vague orange de 2011.

Évidemment, les intentions de vote fluctuent. À quatre mois des élections, rien n’est coulé dans le béton.

Sauf que sondage après sondage, depuis quatre ans, démontrent que la majorité des Québécois ne semblent pas regretter leur choix. Mis à part la lune de miel qui a suivi la victoire de Justin Trudeau à la tête de son parti, le NPD est premier dans les intentions de vote, ou très près au deuxième rang.

Pour mon texte sur la bataille du Québec, paru en début mai dernier dans L’actualité, j’ai posé deux questions de sondage pour en savoir davantage sur l’ancrage du NPD au Québec après quatre ans. Voici les réponses :

SONDAGE_NPD

Le coup de sonde, effectué en mars  bien avant la victoire du NPD en Alberta  montre un bon taux de satisfaction des électeurs québécois envers le NPD. Dans plusieurs circonscriptions, les députés ont travaillé le terrain afin de s’incruster. Mulcair a été dominant aux Communes.

Au point où 37 % des électeurs pensent que Mulcair fera mieux ou aussi bien que la vague orange de Layton. C’est beaucoup, sachant la portée rare et historique du virage de 2011.

Gilles Duceppe devra trouver des arguments afin de convaincre les électeurs qui ont voté NPD en 2011, et qui demeurent satisfaits du travail de Mulcair ou de ses députés, de revenir au Bloc. De lui donner une autre chance. Il devra incarner le changement que la vaste majorité des Québécois souhaitent. Les chiffres montrent que c’est un pari qui ne sera pas facile à relever.

Trudeau et Harper, pas mécontents

Si la décision de Duceppe risque de causer des ennuis au NPD, qui partage plus d’électeurs potentiels avec le Bloc que tout autre parti fédéral au Québec, le retour de l’ancien chef bloquiste risque de faire sourire Stephen Harper et Justin Trudeau.

Harper va tenter de profiter de la division du vote plus nationaliste NPD-Bloc (et de la division sur l’axe centre-gauche) pour remporter quelques circonscriptions au fond bleu, notamment dans la région de Québec et au Centre-du-Québec. Cela pourrait l’aider à compenser les pertes prévisibles de son parti en Ontario.

Du côté de Justin Trudeau, la polarisation du débat souveraineté-fédéralisme est de nature à aider son parti. Il va se présenter comme le rempart contre un retour en force du mouvement souverainiste dirigé par Péladeau-Duceppe.

Trudeau tentera d’utiliser cette ligne d’attaque auprès des fédéralistes québécois, mais la plupart considèrent Mulcair comme un authentique fédéraliste duquel ils ne peuvent douter de la sincérité. Ce nouvel atout dans son jeu sera surtout efficace pour déstabiliser Mulcair dans le reste du pays, où la compréhension de la dynamique québécoise est souvent superficielle et où une partie du Canada anglais le soupçonne d’être trop près des nationalistes québécois. Trudeau avait commencé à aiguiser ce message fin 2013 et début 2014 en Ontario, avant de le laisser tomber après la déroute du PQ aux élections de 2014. Il pourra maintenant le ressortir.

La course électorale à trois s’annonçait épicée cet automne. Le retour de Gilles Duceppe ajoute du piment à la sauce et promet une course à quatre dans bien des régions du Québec. On ne va pas s’ennuyer !

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34 commentaires
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Le domaine de la psychologie s’intéresse à toutes sortes de choses, notamment à la « synchronicité » plus spécifiquement élaborée par Carl Gustav Jung. Voici une petite définition : c’est lorsque deux évènements se présentent simultanément, sans avoir nécessairement de lien de causalité mais dont l’association prend un sens particulier pour ceux qui la perçoivent.

Ici le jour même, on accompagne Jacques Parizeau vers son dernier repos et pratiquement au même moment, on apprend que Gilles Duceppe reprend du service. Cela n’est pas sans me faire penser par l’intensité dramatique, spirituelle et en même temps cocasse de la chose, à ce chef d’œuvre de Claude Jutra : Mon oncle Antoine, interprété magistralement pas Jean Duceppe, le père de Gilles.

Pour Jung, la synchronicité relève de pratiques divinatoires. De pratiques magiques. Elle peut rejoindre certains archétypes comme le meurtre du père, en cette occurrence le complexe d’Œdipe. D’où mon questionnement sur Gilles Duceppe. Est-ce une personnalité œdipienne ? Et faut-il considérer que son retour sur la scène politique scelle en quelques sortes son désir jamais parfaitement concilié d’être le seul numéro « un » au Québec ? D’où cette nature quasi-conflictuelle qui l’habite perpétuellement.

Duceppe n’a jamais reçu de la part des québécoises et des québécois la reconnaissance qu’il mérite. Jamais aussi estimé que Lucien Bouchard, jamais aimé comme Lévesque ou comme Parizeau. Jamais considéré comme un sauveur comme Boisclair ou encore boudé face à Pauline Marois. Pourtant, si on avait préféré Duceppe à Marois, le PQ serait encore aux affaires présentement.

Alors la question qui pour moi se pose, c’est de savoir si on va assister à un « baroud » d’honneur d’un fier combattant ou si ce retour marquerait la résurrection d’une présence forte souverainiste dans le giron d’Ottawa ?

Quoiqu’il en soit, ce pourrait être, comme vous en faites mention, une excellente nouvelle pour Stephen Harper. Puisque Duceppe pourrait être le meilleur allié des conservateurs au chapitre de la politique de la division, ce que certainement bien sûr n’aurait pu faire avec le même succès un impétrant comme Mario Beaulieu.

Pour Justin Trudeau, ce n’est peut-être pas une excellente nouvelle au Québec, je ne suis pas convaincu que la polarisation du débat soit vendeur y compris pour le reste du Canada. Plus que jamais selon moi, les électeurs vont devoir faire un choix et se regrouper autour du candidat et du parti qui incarne le mieux actuellement ce souffle perceptible de changement.

— Comme dit la chanson : « Tiens bon la voile et tiens bon le vent »….

Je partage ce point de vue. J’ajouterais que nous sommes témoins ici d’une stratégie bien orchestrée de la dernière chance pour ceux et celles qui sont à l’origine de ces manoeuvres, et qui commence par l’élection de PKP. Et en poursuivant avec les exercices médiatiques que l’on sait. Tout cela me semble assez superficiel et risque de se terminer comme l’avait prédit Jean-François Lisée. Pourtant, il faut reconnaître que Gilles Duceppe a des qualités exceptionnelles et il risque de faire monter la cote du Bloc. Mais en vain! Le grand paradoxe, c’est que c’est lui en non PKP qui aurait été le meilleur: celui capable de réanimer le PQ dans l’esprit et la ligne de son histoire. Dommage!

Durant les campagnes précédentes, Duceppe avait l’avantage de pouvoir vanter le travail du Bloc en chambre, ce qui n’est clairement pas le cas cette fois-ci. Le Bloc et Duceppe n’ont aucun bilan à présenter.

Excellente nouvelle, pour moi ça va dans le sens de l’appel de ralliement lancé aux indépendantistes, il faut cesser de se diviser, il faut tous ramer dans la même direction et prioriser l’indépendance.

L’indépendance du Québec ce n’est pas une mode qui passe et il y a d’avantage de raisons qui la justifie aujourd’hui qu’il y a 20 ans, les leaders de la cause s’ajustent autant nos nouveaux que nos anciens, ceux qui comme M.Duceppe ont beaucoup d’expérience seront toujours un plus pour la cause et il est certainement un des meilleurs pour nous représenter et porter le message à Ottawa et pour faciliter la transition qui suivra lorsque les québécois décideront de se donner un pays.

La polarisation entre fédéralistes et indépendantistes a mobilisé énormément d’énergie des québécois depuis des décennies, entre québécois mais surtout entre les québécois et les autres canadiens et à l’évidence ce fut totalement improductif et ça continue à l’être, n’importe quel « lucide » admettra que continuer à tenter de maintenir le Québec dans la fédération est contre productif pour les deux parties.

Le jour où les québécois décideront de se donner un pays, cette polarisation entre fédéralistes et indépendantistes cessera, sera affaire du passé et enfin ils pourront investir 100% de leurs énergies à bâtir et faire avancer le Québec, les autres canadiens pourront continuer à bâtir le leur à leur image. Nous passeront alors d’un régime de perdants-perdants à gagnants-gagnants.

« L’indépendance du Québec ce n’est pas une mode qui passe et il y a d’avantage de raisons qui la justifie aujourd’hui qu’il y a 20 ans »

Il faut expliquer cela à notre jeunesse. Voilà près de 20 ans que l’on parle à peine de souveraineté. Les fois où il en a été question, c’était souvent pour la démoniser. On peut donc dire que la plupart des 30 ans et moins n’ont que très peu été exposés au bienfait de la souveraineté du Québec. Il faut en parler, l’expliquer, la promouvoir, et ce le plus souvent possible sur toutes les plateformes imaginables. PKP a du pain sur la planche. L’arrivée de Duceppe sera la bienvenue à cet égard.

Les Québécois ont déjà un pays, le Canada. Le reste n’est que foutaise et idéologie.

Duceppe doit-il enterrer ou ressusciter le Bloc ?

Je vous invite à lire ceci:
https://www.facebook.com/notes/serge-charbonneau/duceppe-doit-il-enterrer-ou-ressusciter-le-bloc-/1125384494144812

Merci.

Salutations,

Serge Charbonneau
Québec

J’ai lu votre texte. Contrairement à vous, je crois encore au Bloc et à son utilité.

S’il devait y avoir un référendum au Québec, je préfère voir le plus possible de députés souverainistes sur le terrain pour en faire la promotion plutôt que de voir 78 députés fédéralistes envahir notre territoire avec des promesses qui ne seront pas tenues et des mensonges sur la perte des chèques de pension pour les personnes agées. On peut bien trouver cela ridicule, mais cet argument reviendra encore la prochaine fois. En période de guerre, il est préférable d’avoir le plus de soldats possibles. Si le Bloc ne devait servir qu’à cela, ce serait déjà ça.

J’ai toujours voté pour le Bloc depuis sa création même au dernière élection fédérale. Mais je ne veux tellement plus du gouvernement conservateur et surtout Harper que je voterai pour le NPD même avec M. Duceppe à la tête du Bloc.

Ultimement, ça change absolument si c’est un député du bloc ou du NPD qui est élu dans la circonscription, le danger se présente uniquement dans le cas d’une lutte serrée entre un conservateur et un NPD ou Bloc. Bien sûr ça va se produire à certains endroits, mais c’est vraiment du cas par cas.

« sondage après sondage, depuis quatre ans, démontrent que la majorité des Québécois ne semblent pas regretter leur choix »

Il est question ici du NPD et il apparaît clairement (et ce n’est pas nouveau) que la vaste majorité des Québécois s’intéresse très à la politique fédérale. Le NPD n’a pratiquement rien fait au cours de son mandat pour représenter adéquatement le Québec. Quand on demande au gens de ne nommer qu’une seule chose que le NPD a fait au cours des 4 dernières années on obtient aucune réponse. Faites le test vous-mêmes. Le NPD est avant tout à la conquête de votes à l’extérieur du Québec dans le but de prendre le pouvoir, il ne va quand même pas avoir à cœur les intérêts d’une province divergente. Le NPD est un échec monumental au Québec. La seule et unique façon d’être représenté comme il se doit est de voter pour le Bloc. Le retour de Duceppe donne une excellente raison de le faire. Faisons-le.

Vous n’avez pas tord, mais pour être juste envers tout le monde, le NPD n’a pas exactement été inactif non plus. Évidemment son rôle d’opposition ne l’amène pas à porter des actions concrètes sur la marche du gouvernement et sa sphère d’influence, mais il a été très actif pour mobiliser la population sur certains dossiers comme les coupures en assurance-emploi et le projet de loi C-51. Ceci dit je vais quand même voter Bloc.

Des arguments pour convaincre les nationalistes de ne pas voter NPD?
MULCAIR.
MULCAIR
MULCAIR
Mulcair qui n’est vraiment pas un Jack Layton.
Mulcair avec qui on n’irait pas prendre une bière
Mulcair le centralisateur.
Mulcair l ‘homme aux deux passeports alors qu’on nous disait que si on votait OUI on allait perdre notre passeport canadien, le plus-meilleur au monde

Il ne manque qu’un élément à votre blogue,par ailleurs fort bien réfléchi et pondu. Le retour de Duceppe au Bloc, après la déconfiture de 2011 ne conduira pas grand monde à la Chambre des Communes, mais permettra de gruger dans le vote NPD et de favoriser quelques candidats du PC et du PLC, selon les régions. De là, les possibilités d’aboutir à un quatrième gouvernement PC, majoritaire ou non, augmentent, d’où l’exaspération grandissante des Québécois, ce qui ne pourra que favoriser le vote PQ,en 2018. Machos les Québécois? un certain Rapaille a déjà posé une telle hypothèse.

Que le député soit bloquiste, NPD ou libéral ne changera rien. Il serait dans l’opposition et empêcherait le PC d’être majoritaire. Au Québec, on peut voter Bloc sans risquer de faire élire les Conservateurs majoritaires.

C’est le jour de la marmotte pour le Parti Québécois. P.K.Péladeau alias René Lévesque s’apprête à accueillir dans ses rangs l’héritier présomptif de J. Parizeau, J-F Aussant, et à déléguer Gilles Duceppe à Ottawa.
Toujours avec le même programme, inchangé depuis 1968.

Pour sa part, le Parti libéral du Canada a mis en œuvre et défendu le multiculturalisme depuis la fin des années 1960. Est-ce à dire qu’il s’agit d’un mauvais concept parce qu’il remonte à cette époque-là?

Le PM Harper peut dire un gros merci à M. Duceppe car une remontée du Bloc va gruger chez le NPD et les Libéraux mais pas chez les Conservateurs et ça va diviser le vote centre et centre-gauche pour affaiblir les 2 partis qui pourraient avoir une chance de les remplacer. Ça peut même aller à donner une majorité aux troupes de Harper car si ça gruge le plus dans un parti qui serait plus haut ailleurs au pays, ça pourrait faire la différence entre Conservateurs minoritaires ou majoritaires. Il ne faut pas se leurrer, les Conservateurs vont très probablement être réélus à cause de la division du vote dit progressiste et des égos des chefs Mulcair et Trudeau qui ne veulent pas parler de coalition ou d’alliance. Les Conservateurs surfent sur les faiblesses du système électoral qui permet facilement à un parti avec une base solide de 30% de constituer le gouvernement s’ils vont chercher quelques pourcentages chez les indécis.

Le Bloc gagnerait probablement au change si les Conservateurs sont réélus car les Québécois sont très insatisfaits en général du gouvernement Harper et PKP pourrait profiter d’une crise entre Ottawa et Québec sur un sujet cher aux Québécois pour faire le plein d’appuis au projet indépendantiste de son parti. On sait que l’indépendance fait beaucoup de progrès en temps de crise entre Québec et Ottawa et les Conservateurs sont plus susceptibles d’en fournir l’occasion. D’ailleurs pour les indépendantistes une victoire du NPD qui est plus conciliant avec le nationalisme québécois et plus près des valeurs de gauche pourrait les affaiblir considérablement. En d’autres termes, la politique du pire ferait bien l’affaire du Bloc…

Le PC au pouvoir est effectivement la meilleure chose qui puisse arriver aux indépendantistes. Et puis bon, Mulcair et Trudeau ne peuvent ni l’un, ni l’autre chausser ces bottines-là.

A mon avis Duceppe va enterrer le Bloc. Ça sent l’ improvisation plein nez et la récupération de vieux clichés. Le bonhomme sort de sa retraite forcée après une raclée spectaculaire et vient nous dire sans rire que lui, il va brasser le fédéral! Qu’ il va défendre les intérêts non pas des québecois mais bien des vieux séparatissses qui veulent de la chicane avant de mettre les pieds devant!

Il veut semer la pagaille @ Ottawa pour mettre la table @ PKP en 2018! Est-ce que la stratégie très prévisible des tenants de la séparation va convaincre les électeurs de changer leurs capots de bord. Pas sûr! Duceppe dit qu’ il veut la victoire; de quelle victoire parle-t’ il? Faire élire 54 députés @ Ottawa…. Pour se prononcer au nom des québecois en chambre , il devra faire élire au moins plus du tier de la députation provinciale, soit 39-40 députés…. Pour être reconnu comme parti il devra faire élire au moins 12 députés…. Si une de ces options ne se produisent pas dans 4 mois ( parce qu’ il a 4 mois pour mettre en place les machines) ça va être un flop monumental!

J’ espère juste que s’ il est élu ; il aura au moins la justesse de parler au nom des séparatisses québecois et non au nom de toute la population comme le fait si bien le PQ depuis des lunes!

Un québécois le moindrement lucide découvre assez rapidement que les intérêts culturels et économiques du Québec ne peuvent être défendus / assurés par un gouvernement canadien centralisateur (ils le sont tous) les intérêts économiques et culturels du ROC et leurs valeurs étant complètement différents des nôtre, au mieux en demeurerant dans cette fédération le Québec récolte des demie-mesures après des batailles pénible, interminables, souvent en écopant de reculs, il faut presque être masochiste pour vouloir continuer dans cette voie là.

La solution c’est l’indépendance du Québec et d’ici à ce qu’une majorité de québécois en décide le Bloc demeure le meilleur défenseur de ses intérêts à Ottawa.

Vous parlez au nom de quel Québecois? Ce doit être la même chose pour les autochtones vivant au Québec et aussi pour les Irlandais, les Anglais, les Italiens, les Juifs ect….

« les Irlandais, les Anglais, les Italiens, les Juifs ect…. » sont présentement des Canadiens et aussi des Québécois!
Les Irlandais vivent en Irlande!
Les anglais comme nationalité vievent en Angleterre.
Les italiens vivent en Italie.
Les juifs, un peu partout, mais dans le sens invoqué, comme nationalité, ça n’existe pas la nationalité juive, c’est une religion.

« …le Bloc demeure le meilleur défenseur de ses intérêts à Ottawa. » (sic)

Toujours la même vieille rengaine désuète et fossilisée.

Donc, si je vous comprend bien et compte tenu que le Bloc ne pourra JAMAIS prendre le pouvoir, c’est dans L’OPPOSITION que nos intérêts sont le mieux « défendus »?

En avez-vous parlé à PKP?

Il y a des députés conservateurs au Québec, est-ce que les intérêts du Québec ont bien été défendus par ces députés?

Encore une fois, on interprète sur le côté que l’on choisit et pas toujours en conséquence de la réalité que par ailleurs vous citez.
J’aurais apprécié votre analyse assez juste à 8 sur 10 n’eut été de votre choix.
Lors du sondage fait au Québec, vous choississez d’additionner: « faire mieux qu’en 2011: 16% + maintenir le même nombre de sièges qu’en 2011: 21% » ce qui vous fait dire: « Au point où 37 % des électeurs pensent que Mulcair fera mieux ou aussi bien que la vague orange de Layton. C’est beaucoup, sachant la portée rare et historique du virage de 2011. »
Si c’est beaucoup, qu’en est-il donc des 43% qui ont répondu au même sondage, disant: qu’il fera élire moins de siège?

Quoi qu’il en soit, analyse ou pas, on verra!
On verra ce que les urnes diront, chaque vote additionné au suivant.
Les urnes ne trompent pas.
Globalement, les électeurs eux, contrairement à ce que tous les spécalistes et commentateurs en disent et en concluent après chaque élection, ne disent rien et ne lancent aucun message.
Pour ce faire, il faudrait qu’il y ait concertation prévue et organisée et que chacun s’y tienne, alors que dans l’urne: c’est secret!

il va enterrer le Bloc c’est certain, les gens votent rouge, bleue , orange, pas pour le Bloc, ils ont peur de L’ indépendance surtout les étrangers.

La « peur » voilà le mot clé. Mais pourquoi la « peur » ? Parce que c’est la stratégie utilisée par les opposants pour barrer la route à l’indépendance faute d’arguments plus rationnels et ça a fonctionné jusqu’à maintenant.

Mais les temps changent et il y a une limite à prendre les citoyens pour des sots, dans les mois / années qui viennent il faudra que les fédéralistes défendent leur option autrement qu’avec leur message de peur, toutes leurs vieille rengaines étant maintenant connues et démasquées.

Le Canada, malgré Harper est un beau pays. Nous n’avons aucun avantage à se séparer et le reste du Canada n’a aucun avantage que l’on se sépare. Imaginez un peu l’incertitude qui apparaitrai le lendemein d’une victoire des séparatistes. Plusieurs années d’incertitude, de négociation, de bataille sans fin. Le partage de la dette, des actifs, de la monaie, etc etc….Et je souhaite ardemment que Duceppe enterre le Bloc à tout jamais…..
Nous ne serions pas ou nous sommes aujourd’hui si Parizeau (Bouchard) avait gagné son référendum en 1995. Passons à autre chose….Et en passant, je ne suis pas certain que Bouchard est aussi fervent séparatiste qu’il était il y a une vingtaine d’années.

Si je vous comprend bien, si les hommes trompent leurs épouses, c’est qu’elles ne sont pas assez belles!
Et si les épouses demandent le divorce, c’est que leur maris est trop laid!
Lorsque les jeunes, des fois plus aussi jeunes que ça quittent le foyer parentale, c’est que leurs parents ne sont pas beau!
Vous avez oublié de nous parler des rocheuses et de la GRC que nous perdrions en devenant un pays, le pays francophone!

Vous verrez, Duceppe donnera raison à Einstein qui disait: «La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.»

Case closed.

Einstein n’a jamais rien publié là-dessus, il n’y a pas non plus de référence précise à quelque chose qu’il aurait dit du genre.