Éclairage sur deux courses libérales au leadership

Les libéraux provinciaux et fédéraux se cherchent un chef en même temps et vont vivre une course à la direction en parallèle. Une rareté.

Alors que ces courses commencent à peine, l’attention des médias se porte naturellement vers les noms des candidats possibles et les rumeurs qui accompagnent chaque camp. On aura bien le temps d’y revenir à mesure que les Justin Trudeau, Pierre Moreau et autres pointures annonceront leur décision de plonger.

La décision de chacun des candidats à la direction dépend de plusieurs facteurs, notamment les modalités de la course que les hautes instances imposent.

Voici ce qui pourrait influencer leur choix de plonger ou de passer leur tour.

La durée de la course

Une course plus courte favorise le candidat déjà député, ministre ou très connu dans le parti. Une bataille plus longue permet à un candidat aux racines moins profondes de se faire connaître et lui accorde le temps de déployer une organisation crédible sur le terrain.

Plusieurs au PLQ souhaitent une course plus courte en raison d’un gouvernement minoritaire. Cela favoriserait également un candidat du cénacle. Dans un parti qui n’a pas l’habitude des courses au leadership (la dernière remonte à 1983), l’idée est certainement tentante. Certains apparatchiks souhaitent même éviter une course et voir le couronnement d’un candidat de consensus, comme l’étaient Daniel Johnson et Jean Charest.

Par contre, plus le délai est court, plus il est difficile de vendre un programme avec de nouvelles idées et de l’audace. Ceux qui souhaitent retrouver une base militante plus énergique et combative, comme au temps de Bourassa, vont favoriser une course plus longue.

Au PLC, la course s’étendra du 14 novembre 2012 au 14 avril 2013. Mais dans les faits, une fois les balises connues, la course est commencée. Elle est donc officieusement lancée. C’est une longue course, ce qui aide les candidats de l’extérieur à prendre leur place. (Le PLC a toutefois mis d’autres barrières qui défavorisent les candidats hors du parti.)

Thomas Mulcair au NPD en est le meilleur exemple. Une course rapide chez les néo-démocrates aurait clairement aidé Brian Topp à l’emporter.

Une course plus longue favorise aussi le recrutement de nouveaux membres par les différents candidats. Une occasion d’aider au renouvellement, puisque certains de ces nouveaux militants vont rester au sein du parti une fois la course terminée.

Le coût d’entrée

Autre facteur à considérer: le coût d’entrée. En 2006, le PLC l’avait fixé à 50 000 $.

En 2011, le NPD, à 15 000 $. Résultat: il y a eu beaucoup de candidatures.

Des frais d’entrée plutôt bas aident les candidatures moins prestigieuses à participer, eux qui n’ont pas la machine de financement et le réseau bien établi des candidats plus connus.

Un coût plus faible incite aussi certains à mettre leur nom dans le lot pour profiter de la visibilité et de la publicité qui accompagnent une course au leadership, sans réelles chances de l’emporter. Toutefois, ça peut aussi permettre une candidature surprise intéressante.

On verra ce que le PLQ fera.

Du côté du PLC, on a clairement décidé que les courses à 9 ou 10 candidats, c’est terminé. Avec un coût d’entrée de 75 000 $ pour la course cette année, il faudra avoir les reins solides et être un prétendant sérieux au titre pour s’y engager.

Les dettes

La manière de gérer les dettes des candidats est aussi un facteur. Le PLC est resté traumatisé par les énormes dettes de ses candidats en 2006. D’ailleurs, six ans plus tard, quatre n’ont toujours pas réussi à effacer l’ardoise: Ken Dryden, Martha Hall Findlay, Joe Volpe et Hedy Fry.

Pour éviter ce désastre qui handicap le financement du parti à long terme (ces candidats récoltent des dons pour financer leur dette, pas pour remplir les coffres du parti), le PLC a imposé une limite d’emprunt de 75 000 $ à ses candidats pour la présente course. C’est peu. Il y aura un effet sur les candidatures.

En clair, les candidats devront dépenser ce qu’ils amassent comme dons, à mesure, durant la course. Un avantage certain pour les grosses pointures connues des militants et dotées d’une machine de financement bien huilée. Le candidat moins connu, ou celui qui vient de l’extérieur, devra travailler plus fort pour être en mesure d’amasser des fonds et de dépenser.

Encore là, la décision des instances du PLQ sera importante.

Le plafond des dépenses

Le PLC a imposé à ses candidats un plafond de dépenses durant la course de 950 000 $. En 2006, la limite avait été fixée à 3,4 millions de dollars.

Le NPD l’avait limité à 500 000 $.

Plus le plafond est élevé, plus cela favorise les gros joueurs bien établi qui peuvent amasser de l’argent et en dépenser beaucoup.

Qui a le droit de vote?

Un congrès au leadership où seuls les délégués présents ont droit de vote, comme au PLC en 2006, peut provoquer des surprises sur le plancher, en fonction des alliances et du déroulement du congrès.

En revanche, un vote par membre, comme au NPD en 2011-12 et cette année au PLC, permet à plus de membres de s’exprimer, mais renferme souvent moins de surprise de dernière minute. Les candidats doivent en tenir compte.

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Je met un deux sur Charest au fédéral. Il aura les financiers avec lui. Les anglophones vont se dire que lui seul peut mater le « séparatiste » et regagner le vote au Québec. Ça va devenir un autre Jean Chrétien, ils partagent les mêmes initiales d’ailleurs…………Au provincial, je mettrais un autre deux sur Pierre Moreau c’est lui qui ressemble le plus au libéral traditionnel. Et si le parti libéral veut espérer reprendre le pouvoir, éviter un glissement de sa clientèle vers la Caq, il doit demeurer traditionnel. Et je croie qu’on va le porter la sans opposition…….avec les garanties de ministères important pour les Bachand, Thériault , Hamad…..

Face à une femme premier ministre, je mettrais Mme Lise Thériault de l’avant. Poigne de fer, intelligence et force de caractère. Mme Marois aura devant elle de quoi la faire trembler. Pensez-y donc: une femme à genou devant les syndicats face à une femme qui veut les mettre au pas…j’adore.

Le choix d’un candidat est toujours de déterminer qui est la meilleure personne pour amener le parti au pouvoir. On n’a qu’à penser à la dernière investiture démocrate aux États-Unis. Obama préféré à une autre candidate d’envergure également. Le choix s’est arrêter sur Obama car il était le plus susceptible de gagner les élections. Même principe ici. Au PLC, je ne voie que Jean Charest. Le seul capable de rallier les électeurs du Québec (« marché » actuellement détenu par le NPD). Et le seul ayant la stature national. Justin Trudeau à mon avis est encore trop jeune (bien que très aimé en Ontario du à son père très certainement). Dominic Leblanc, moins connu au Québec peut être une candidature intéressante. Très apprécié dans les maritimes et pas inconnu en Ontario. Il ne s’agit que de conquérir le Québec et ainsi s’approprié à peu près l’ensemble du « marché » de l’Est du pays. Je ne voie pas Dennis Coderre numéro un du PLC ni premier ministre du Canada. Paradoxalement je ne sais pour quelle raison, je le vois aisément chef du PLQ et premier ministre du Québec. Ce dernier, serait à mon avis le seul candidat d’envergure pour amener le PLQ au pouvoir. Actuellement, je ne peux identifier personne membre au sein du PLQ actuel susceptible d’amener le PLQ au gouvernent.

Pour le PLQ, si le docteur Philippe Couillard décide de revenir en politique en briguant le poste de chef du PLQ, je crois qu’il part avec une longueur d’avance. Il sera vu, à priori, comme étant dans la lignée de Jean Lessage et peut-être même mieux que Robert Bourassa. En fait, si j’étais membre du PLQ et fédéraliste, je me demanderais quel chef nos adversaires politiques ne voudraient pas voir comme chef du PLQ ?

Charest au fédéral ? Possible et pas si surprenant que cela. Mais si j’étais dans sa peau j’attendrais encore un peu question de donner le temps au prochain chef du PLC de se planter au Québec. Je crois que même Justin Trudeau, un brave garçon sans doute, n’a pas l’envergure pour faire oublier au Québécois l’épisode des commandites et à quel point le PLC les a floué. Je ne crois pas que Charest s’embarquera sur bateau qu’on peine encore à renflouer.

«La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain.»
[Voltaire]

Bonjour,

Tout un monde sépare le Parti Libéral du Canada de celui du Parti Libéral du Québec. Avec cette fracture survenue lorsque Feu Robert Bourassa fit prendre le virage nationaliste aux libéraux québécois dont le jeu serait désormais de ne pas trop effaroucher le nationaliste québécois en le rassurant à tous les jours. Et quelques fois en essayant d’être plus péquiste que les péquistes eux mêmes en lançant toutes les semaines pour rassurer les nationalistes des : Québec, je t’aime et c’est le plus beau pays. Afin d’avoir cette crédibilité auprès des grosses boules émotives que sont les nationalistes.

Avec Madame Lise Thériault et sa froideur humaine nonobstant ses immenses qualités, sera elle assez racoleuse pour rassurer les nationalistes québécois qui aiment bien être dorlotés et rassurés tous les jours que l’amour pour le drapeau est constant ainsi que la langue itou me disait une vieille péquiste ce matin. Madame Lise Thériault serait la candidate idéale si celle ci peut rassurer le nationaliste sur son amour démesuré, si immense pour son Québec.

La partie sera des plus facile pour Madame Lise Thériault avec la Dame de Béton qui passa violemment au batte toute la talle des Caribous, soit les Purs et la gang de Durs ainsi que la trâlée des belles mères péquistes qui ont tous ont rejoint Monsieur Gilles Duceppe dans son refuge. Ainsi, nos amis les péquistes sont obligés de manger mou et de faire les Mous tout comme l’Union Nationale de jadis en tablant sur un peu d’affirmation nationale.

En conclusion, si nous regardons le Parti Libéral du Canada, la course à la chefferie sera très brève si course il y a . Car Monsieur Justin Trudeau viendra coiffer tous les autres candidats illico et en un tour de main. Monsieur Justin Trudeau veut venger l’honneur de son père dans ce Québec reculé par le tonnerre de l’époque. Et ainsi recréer la Trudeaumanie par un balayage sans précédent au Québec où toutes les québécoizzzzes seront malheureusement de la partie au grand dam des nationalistes esseulés.

En terminant, Monsieur Justin Trudeau ne possède peut être pas l’incomparable gabarit intellectuel de son père mais ce jeune quadragénaire peut avoir tout un front de beu tout en charmant d’une façon inéluctable. Débouler un escalier de 10 marches en culbutant sans une égratignure devant les caméras de Télé Québec et se taper un combat de boxe pour la galerie ne sont que roupie de sansonnet pour ce digne héritier du flamboyant Monsieur Pierre Elliot Trudeau, le socialiste….. Quelle ignorance et quelle ignorance des nationalistes de ce temps de ne point avoir accueilli ce visionnaire car ceux ci sont dans la mouise totale de leur pauvre Cause agonisante. Au plaisir, John Bull.

Mon choix :

M. Coderre, chef du PLQ mais ce sera M. Moreau.

M. Charest, chef du PLC mais ce sera M. Trudeau.

Avec M. Charest au fédéral, le patronage coast to coast.

La démission de Jean Charest arrive à un bien mauvais moment pour le PLC. En gros déficit de crédibilité au Québec, la course à la chefferie libérale fédérale aurait donné un peu plus de visibilité au parti dans la province francophone, créneau ciblé pour rebâtir le parti.

Or, la course à la chefferie du PLQ risque fort bien de jouir d’une couverture médiatique beaucoup plus grande en raison de la force du parti au Québec et par le fait même, du gouvernement minoritaire fraîchement élu la semaine dernière.

Le PLC risque de mettre beaucoup de pression sur Denis Coderre, une des dernières tête d’affiche du parti au Québec, pour qu’il laisse tomber la mairie de Montréal et pour qu’il se présente…

Si le PLQ ne place pas Lise Thériault devant Marois , il va manquer le bateau complètement .

Et je dirais plus , élire MD LISE THÉRIAULT chef du parti . avec cette dame , tout preut être possible .

Elle est vraiment battante cette dame .

Juste a regarder son passé , super rapide dans les escaliers des hiératchies .Elle ne jongle pas avec le punck , elle .

Et important , super apprécié par une grande majorité du peuple .

Il y a Lise Thériault, Il y a Philippe Couillard, Il y a même Mario Dumont, et d’autres…

Bref, les candidats de prestige ne manquent pas pour les Libéraux et chacun d’entre-eux , de par sa stature intellectuelle et son coffre, peut facilement rouler Pauline Marois dans la farine et reléguer le Parti québécois dans les limbes politiques.

François, frustré numéro 1, se fait un plaisir de bitcher Mme Marois. Il prend ses désirs pour des réalités, son réveil va être dur.

@ Gilles Bousquet (# 10):

« Bitcher » Paulina Marois?

Sa performance devant Jean Charest et François Legeault a été pitoyable lors des débats.

Imaginez-là maintenant devant un Philippe Couillard ou une Lise Thériault…

La réponse va de soi!

Au PLQ, les enveloppes brunes vont-elles être nombreuses ? Les tizamis qui ont obtenu des contrats ou des permis de garderies auront-ils également le droit de vote ?

Offrira-t-on au deuxième un prix de consolation genre une croisière sur un yacht privé ?

Celui qui sera élu chef aura-t-il droit à un salaire secret s’il devient premier ministre ? Et si c’est le cas pour payer son salaire secret exigera-t-il que ses ministres qu’ils lui remettent 100,000 $ par année collectés auprès des ingénieurs, bureaux d’avocats etc., qui auront reçu des contrats gouvernementaux ?

Allez les fédéralistes, donnez-nous des réponses.

Les libéraux vont réalisé à leur tour qu’un bon chef, ça se trouve pas dans une boîte de craker- jack. Le mauvais calcul politique de Jean Charest de lancer une élection perdue d’avance va les suivre longtemps. Ils auraient trè bien pu se lancer en course à la chefferie et déclencher l’élection le printemps prochain tout en conservant le pouvoir.

François¨dit¨ 1

Le numéro 1 de la langue sale sur les blogues. Ce partisan ¨fédéraste¨ dans son anonymat confortable, à part ses jugements de valeur et son aveuglement impénitent n’apporte vraiment aucune idée nouvelle qui vaille la peine qu’on s’y arrête.

Une course au leadership des libéraux est du temps perdu et beaucoup d’argent pour rien.
C’est le grand patron Desmarais qui va décider et tous le monde va rentrer dans le rang à Québec comme à Ottawa.
C’est lui qui décide de presque tout.
Il va se choisr quelques pions pour influencer les autres et ça va faire élire celui qu’il veut à la tête de chaque parti.
Avec beaucoup d’argent on peut tout acheter.Tout le monde a son prix.
Bouchard et Charest en avait un et Desmarais leur a donné.
Je crois que Trudeau et Moeau aussi.