Éducation : enfin, le ministre se fâche

Après des semaines d’entrevues données sur le même ton relax que s’il avait pris des Valium, voilà que le ministre de l’Éducation, François Blais, réagit enfin. Peut-être pas à la bonne chose, cela étant dit…

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François Blais, ministre de l’Éducation – Photo : Jacques Boissinot

«Enfin !» me suis-je exclamé, mercredi matin. Enfin, François Blais, le ministre de l’Éducation, est fâché en voyant ce qui se passe dans nos écoles ! Enfin, il trouve que ça n’a pas de bon sens !
Politique

Oui, après des semaines d’entrevues données sur le même ton relax que s’il avait pris des Valium, le voilà qui réagit enfin. Et c’est ainsi que mardi, les enfants qui tiennent des pancartes devant les écoles, avec leurs parents, sont devenus le principal problème en éducation au Québec.

Pour l’occasion, le ministre Blais n’a pas sorti son habituelle réponse «écoutez, je comprends que nous sommes en négociations…» — une sorte de formule magique lui permettant de prétendre que tout ce que les Québécois voient, lisent ou vivent est une sorte de fiction entièrement inventée par les syndicats.

En lieu et place, il a plutôt déclaré que «les enfants ne devraient pas être mêlés à la politique, surtout quand ils ne la comprennent pas, dans un contexte où les plus petits vivent parfois de l’anxiété à rentrer à l’école».

C’est vrai que si un jeune devait voir son anxiété lui causer des problèmes à l’école, il n’y aurait personne en mesure de diagnostiquer son trouble avant plusieurs mois. Et ça, c’est en supposant que le spécialiste n’ait pas été simplement congédié. (Rien à voir avec les compressions, évidemment…)

Y a-t-il plus absurde que d’entendre un politicien nous dire de garder les enfants loin de la politique, alors qu’une des figures imposées de toute élection est d’asseoir inconfortablement le chef du parti à une petite table entourée d’enfants dans un CPE, dans le but qu’il fasse un peu de bricolage pour les caméras ?

Allons donc. Les politiciens du Québec instrumentalisent les enfants au même rythme où leurs vis-à-vis fédéraux instrumentalisent les beignes de chez Tim Hortons. Même qu’en invoquant «les générations futures» pour justifier tout et rien, ils instrumentalisent des enfants qui ne sont même pas encore nés !

Des parents ont emmené leurs enfants à une manifestation. Ben oui. C’est ce que font les parents : ils «imposent» leurs valeurs à leurs enfants. Ma mère m’a imposé les siennes : pas de céréales sucrées le matin, pas plus que trois biscuits pour dessert, fais ton lit le matin.

Comme vous le voyez, ma mère n’était pas très politisée. Ça ne m’a pas empêché de le devenir, moi. Comme quoi les enfants ne sont pas aussi influençables qu’on le pense.

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12 commentaires
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Quand des élus commence leur phrases de réponses par « écoutez » je n écoute plus par ce que je sais fort bien qu ils vont employer une multitudes de formules Vides .pour expliquer leurs incompétences et leurs inactions .l anxiété je l ai vécue à la minute ou j ai su que les libéraux étaient au pouvoir .la satisfaction je l aurai quand nous les aurons foutus à la porte

je m en fous .c est toujours comme ça , vous protégez les pourris . C est pour ça que je ne lis jamais l Actualité …vendue au pouvoir .

Il serait temps que le modérateur de ce blog ne publie pas des commentaires qui traitent les gens de pourris, de fons fons ou tout autres qualificatifs réducteurs.

Le ministre a parfaitement raison. Citoyens aussi incapables de réflexion que l’enfant. Qui croit aujourd’hui que véritablement il manque de spécialistes auprès des enfants des écoles… Serait-ce que les enfants du Québec d’aujourd’hui sont tous des accrocs aux « …ogues et aux istes… » de la longue liste présente dans les écoles? Je n’ai jamais vu autant d’enfants malades dans les écoles pour avoir aussi besoin de ces pseudo spécialistes. Ne serait-ce pas que notre société a fait le choix de confier les enfants à la société et à ses docteurs de tout genre… Et qui paie pour des services inventés de toutes pièces par des syndicats qui veulent faire travailler leurs membres et des parents qui délaissent leurs responsabilités parentales. C’est honteux de faire des récriminations avec des enfants qui ne comprennent rien de ces demandes exagérées et non responsables. Toujours comme ce n’était pas encore et
toujours nous qui payions LES factures. Et si encore les enfants sortaient des écoles plus forts, plus équilibrés, plus responsables… On s’enfonce de plus en plus dans un socialisme à outrance complètement déconnecté du reste du monde. Nous en sommes à consommer les services spécialisés comme des drogues. Jusqu’où irons-nous sur le dos des enfants et de vieillards? Réfléchissons avant qu’il ne soit trop tard avec nos besoins d’accros.

Si simple, est-ce votre état d’esprit? Vois discutez d’un sujet que vous ne connaissez pas du tout. Un autre frustré jaloux des autres. Visiblement, vous ne connaissez aucun intervenant du milieu de l’éducation. Un autre pseudo connaiseur de dossier…. Comme vous le dites si bien… 🙂

C’est si simple de ne pas comprendre le besoin de ces spécialistes tants qu’on a pas un enfant ou petit-fils ou petite fille en difficulté d’apprentissage.
Visiblement vous en avez pas eu besoin, ni vos enfants; même chose pour les miens.
Mais, contrairement à vous, je comprends très bien l’importance de leur travail.
Dernière question pour vous, quand avez-vous mis les pieds dans une école la dernière fois ?

En fait, si, les enfants restent très influençables quand ils ne sont pas instruits convenablement, genre quand on coupe en éducation. Il faut des notions de défense intellectuelle pour ne pas gober tout ce qu’on nous dit.

Pauvre ministre, annoncer qu’il veut abolir les commissions scolaires sans avoir de plan. Il se fait endormir par ses fonctionnaires; les commissions scolaires coupent dans les services aux élèves; les enseignants refusent de voir leur tâches augmenter mais tous se gardent et protègent leurs petits congrès, colloques, conférences et séminaires. Solidaires, leurs décisions sont semblables: les coupures sont faites à la racine mais surtout pas dans les bénéfices et privilèges: taillez donc un peu plus dans les branches, retirez les feuilles mortes et les pousses inutiles (commissions scolaires, fonctionnaires et dépenses farfelues) pour que les élèves puissent avoir ce qu’ils méritent et ont droit: une instruction de qualité.