Égalité et laïcité: pas de panacée

Impossible de comprendre comment la simple interdiction du voile dans la fonction publique résoudra les problèmes plus profonds que cache celui-ci.

Le projet de Charte des valeurs du gouvernement Marois part d’une excellente intention, faire triompher la laïcité et l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais depuis le début de ce vigoureux débat, j’ai le sentiment que quelque chose cloche.

L’interdiction du port de signes religieux ostentatoires par les employés de la fonction publique et parapublique québécoise vise toutes les religions et non une seule. La rencontre des principes d’égalité et de neutralité religieuse de l’État a cependant pour effet de concentrer les regards sur le voile musulman, qui se révèle, finalement, être la vraie cible. Ce voile accapare l’essentiel de l’attention et alimente les échanges les plus vifs.

Le voile est un symbole et comme l’écrit si bien Carole Beaulieu dans son dernier éditorial, les symboles ont un sens. Et le sens de celui-ci, pour moi, en est un de sujétion des femmes et de dévalorisation de leur corps. Le port du voile est l’envers de l’émancipation gagnée de haute lutte par les femmes d’ici.

Le voile musulman est revenu en force dans le monde musulman et ailleurs sous la pression des groupes intégristes et des tenants d’un Islam politique. On ne peut ignorer ce contexte.

Je n’arrive cependant pas à comprendre comment sa simple interdiction dans la fonction publique québécoise résoudra les problèmes plus profonds que le voile cache, le gouvernement n’ayant rien proposé pour s’y attaquer.

Prenons d’abord la situation personnelle des femmes qu’on dit vouloir aider.

Les pressions exercées sur les filles et les femmes pour qu’elles se conforment à certains codes de conduite et qu’elles se soumettent à la volonté de leur mari, père ou frère ne cesseront pas. Ce genre de pressions ne sont d’ailleurs pas le lot exclusif des musulmanes ou des femmes voilées.

Les trois filles Shafia et la première femme de leur père n’étaient pas voilées. Elles vivaient quand même un enfer. Elles ont cherché de l’aide qu’on n’a pas su leur offrir et sont mortes, en 2009, aux mains de leur père, de leur mère et de leur frère. Que propose-t-on pour éviter que pareil drame ne se reproduise? Avons-nous mis en place plus de ressources pour détecter ces situations problématiques et intervenir avant qu’elles ne dégénèrent? Qu’en partie.

Et avons-nous vraiment pensé à l’impact de cette interdiction sur les femmes qui portent le voile en réponse aux dictats de leur mari, père ou frère? Ces femmes ne pourront abandonner le voile sans courir de sérieux risques. A-t-on prévu leur offrir une aide véritable si elles choisissent de défier leurs proches pour conserver leur emploi?

Celles qui disent le porter par choix (?) feront à nouveau un choix, mais au bout du compte, ce sont celles qui jouissent le moins des promesses d’égalité du Québec et qui sont les plus vulnérables qui risquent d’écoper davantage. On leur offre quoi?

Il y a aussi le problème plus large de l’intégrisme. Ce dernier ne reculera pas parce qu’on fait disparaître le voile. Si on veut vraiment le freiner, il faut lui couper les vivres. Ce qui veut dire être prêt à s’attaquer à de plus gros poissons que les femmes voilées.

Car il faudrait une solide volonté politique pour mettre fin au statut fiscal privilégié accordé aux organisations religieuses. Pour interdire le financement étranger des institutions religieuses et ainsi en finir avec les mosquées soutenues par l’Arabie saoudite, les Frères musulmans et qui sais-je encore.

Le gouvernement pourrait aussi mettre fin au financement public des écoles privées confessionnelles et appliquer à la lettre la Loi sur l’instruction publique. Interdire ou restreindre le recrutement d’officiants formés à l’étranger, en excluant d’office ceux sortant d’écoles ou d’institutions réputées pour leur intégrisme, pourrait aussi être envisagé.

Je pourrais continuer. La liste serait encore plus longue si on parlait d’une véritable stratégie de promotion de l’égalité des femmes.

Réaffirmer la neutralité religieuse de l’État et l’égalité entre hommes et femmes dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, offrir des balises pour encadrer les accommodements raisonnables, interdire le port du voile intégral pour offrir ou recevoir des services publics, j’en suis. Même chose lorsqu’il est question d’interdire le port de signes religieux par les fonctionnaires en position d’autorité. Mon idée n’est pas faite sur le monde de l’enseignement, mais je suis ce débat avec attention.

Le voile me dérange, me met mal à l’aise, mais je ne comprends pas en quoi l’interdire à une technicienne de laboratoire, à une bibliothécaire, à une comptable fera reculer l’intégrisme et avancer l’égalité.

Il faut plus que cela. Beaucoup plus. Ne serait-ce que pour être plus cohérent.

Laisser un commentaire

Les symboles ont un sens, justement, et il m’apparait que lorsqu’un état refuse de tels symboles au sein de ses institutions, cela ait une forte valeur symbolique en soit. Ça lance le message que la société civile tient pour norme l’égalité citoyenne, non seulement entre hommes et femmes, mais entre membres de confessions différentes.

Par ailleurs, ce débat québécois m’apparait faussé par le fait que tout le monde ne focalise que sur le voile et sur l’égalité hommes-femmes. La laïcité, ce n’est pas ça, mais bien plus une question de promotion d’une égalité citoyenne plus générale et d’une intention républicaine (anti-communautariste)…

200,000 Musulmans au Québec
100,000 femmes musulmanes
Moins de la moitié travaille (elles ont un taux de participation au marché nettement inférieur à celui des Québécoises)

On dit que 20% de ces femmes sont voilées. Donc moins de 20,000 musulmanes voilées travaillent.
Combien travaillent pour l’État? 10% en comptant celles de CPE?
Donc moins de 2000 femmes musulmanes voilées risquent de perdre leur emploi, soit 2% de toutes les musulmanes au Québec.

Alors, est-ce qu’on pourrait arrêter de nous servir l’argument de la pauvre musulmane qui va perdre son emploi et qu’on ne pourra pas intégrer. C’est un argument qui ne tient pas la route.

D’autre part, combien de ces 2000 musulmanes voilées vont être assez fanatiques pour perdre un emploi de 22$ en garderie, un mois de vacances et un plantureux régime de retraite pour un bout de chiffon sur la tête? Si c’est le cas, moi je ne veux pas, pour rien au monde que mes enfants soient gardés par pareilles fanatiques.

PS: En France, on avait dit que les jeunes musulmanes, à qui on interdisait le port du voile à l’école, allaient abandonner l’école. Que dale. A part quelques centaines, aucune n’a abandonné. Les politiciens français se sont tenus debout. Ici, Bernard Landry a plié. Regardez le résultat dans nos cours d’école. Tu leur donnes un pouce, ces fanatiques en prennent un pied.

Alors pour vous il n’y a que des hommes et des femmes et aucun enfant?
Bizarre votre manière de compter….
Mais comme a dit quelqu’un: on fait dire aux chiffres ce que l’on veut.

Le nombre de femmes touchées par la mesure est donc encore plus bas si on part à 70,000 femmes plutot que 100,000!

Faut avoir à l’esprit que les femmes musulmanes, au départ, travaillent moins que les Québécoises.
Famille plus grosse, éducation plus basse, pression masculine. Elles travaillent moins que la moyenne québécoise.

Et faut aussi avoir à l’esprit que seulement 20% sont voilées.

Bref, peu de femmes risquent de perdre leur emploi. L’arguement de la perte d’emploi, avancé par Québec Solidaire, ne tient tout simplement pas la route.

Madame Cornelier, oui, il faut aller plus loin comme vous le proposez. Ce débat md fait penser à la question de la décriminalisation de l’homosexualité. Imaginez-vous si à l’épode du Bill Omnibus, on avait permis le mariage et l’adoption aux couples homosexuels?
Si un État refuse de tels symboles, c’est un premier message. Et ensuite, les mesures que vous suggérez passeront mieux, non?
Mélanie Joly et Louise Harel ont-elles sollicité des votes en visitant des mosquées comme l’ont fait messieurs Coderre et Côté? Cette question fait-elle l’objet d’un débat? Pas à ma connaissance.
Vous faites du bon travail, bravo.

Félicitations pour votre papier. Il est certain que de donner en exemple le voile est plus facile car celui-ci est une attaque frontale aux femmes et aux hommes d’ici. Et plus on essaie de comprendre en quoi il consiste, plus il nous scandalise : volonté de séparation des hommes et des femmes dans l’espace public (mosquée, piscine, école. etc.), peau des bras et des jambes cachée donc la brise du vent refusée aux femmes et non pas aux hommes, peu de maquillage, comportement modeste et réservé, etc. Tout ceci ici au Québec. Si on ajoute la signification du voile dans certains autres pays, c’est encore pire, entre autres parce qu’il y a obligation de le porter.
Si les québécois devaient cotoyer autant de turbans que de voiles, et qu’ils étaient informés de sa signification, je crois qu’ils le refuseraient profondément dans la fonction publique. Le système de castes en Inde fait beaucoup de malheurs dans ce pays, et qu’on le veuille ou non, le turban est davantage identitaire que religieux. En Inde, le gouvernement essaie sans succès de réduire les inégalités dues à ce système. C’est une raison de le refuser chez nous dans la fonction publique.
Enfin, la kippa, c’est autre chose. Je vois que certains juifs (les hassidiques par exemple), par la lourdeur de leurs parures, s’excluent eux-mêmes de notre société, mais j’ai entendu dire qu’ils dérangent leurs voisinages, non pas par leur allure mais par leurs comportements et leurs privilèges.
Enfin, le fait que les voiles ont grandi dans notre environnement (en quantitié et en lourdeur, i.e. du hidjab au tchador) ces dernières années expliquent sa référence en matière de signe ostentatoire.
Ghislaine Meilleur
Montréal

Merci d’avoir clarifié votre position et d’avoir mis les points sur les i., même si je suis en désaccord avec vous.
Avant que la « religion de la soumission a Dieu » ( que nous nommons tous islam:mot arabe qui veut dire soumission),ne soit déclarée il y’a plus de 1432 ans,le monde arabe vivait dans ce que l’on nommait « la période de l’ignorance totale » ou les femmes étaient traitées moins que du bétail et un homme pouvait en posséder plusieurs dizaines sur lesquelles il avait pouvoir de vie et de mort sans aucune restriction.
Elles n’avaient absolument aucun droit de quelque nature que ce soit.
Puis il y avait eu l’avénement de cette nouvelle religion qui , non seulement lui rendait son statut d’être humain à part entière, mais en plus elle restreignait tout pouvoir que pouvait avoir sur elle un homme quel qu’il soit.
Elle a acquis le droit à la liberté:elle pouvait refuser d’épouser quiconque ne lui plaisait pas,elle pouvait gérer ses propres biens et un époux n’avait aucun droit de lui prendre le moindre sous sans son approbation,elle pouvait demander et obtenir le divorce si cela se justifiait.etc etc etc .
Bien sûr , il y a toujours des ignorants imbéciles qui ne prennent de la loi coranique que ce qui leur plait et ignorent totalement ce qui leur déplait ( mais cela existe dans toutes les sociétés et à toutes les époques depuis que le monde est monde)
Maintenant une question: quand croyez vous que les femmes occidentales ont obtenu un droit a la parole et au vote au Quebec? EN 1940….(commentaires superflus…)
Quand au fameux voile , source de toutes ces discussion, il a été imposé par un verset du coran qui disait aux femmes de ne montrer leur beauté qu’à son époux ou ceux qui sont des « MAHRAMS » c’est a dire :père, fils, frère etc ( entre nous , aucun HOMME dans le vrai sens du terme ne peut absolument pas rester insensible aux charmes d’une femme qui se dévoile partout ou on peut la regarder à moins qu’il ne soit plus un homme….:d’ou viol,attaque verbale,problèmes dans les couples….etc)
Tout ce qu’elle pouvait montrer était son visage et ses mains ( et à ceux qui disent qu’elle doit cacher même le visage et les mains je leur rappelle qu’à l’endroit le plus sacré de l’Islam,c,est a dire AL KAABA , et pendant le pèlerinage sacré, les femmes montrent leur visage et leur mains) .
Maintenant ,revenons à ce que vous croyez être une obligation: personne n’oblige une femme à se couvrir la tête si elle le refuse,sauf les ignorants.
Dieu , dans le saint coran dit au prophète : tu n’a aucune possibilité d’obliger quiconque à suivre la voie,seul Dieu le peut.(c’est le sens , pas la traduction littéraire).
Les musulmans au Canada sont environs 600 000 :soit moins de 2% de la population.
les musulmans qui suivent plus strictement les préceptes et lois de la religion représentent moins de 10%:60 000
ceux du Quebec sont environ le tiers :20 000
Si on soustrait les 4/5ème ( les hommes et les enfants) il nous restent environ 2000 femmes dont moins de 1/6 travaillent pour le gouvernement :350…et c’est pour celles là que tout ce remue ménage est en train d’échauffer les esprits….oui monsieur..
Je voudrais vous demander de quoi vous voulez libérer ces femmes?
De leur ignorances?elle sont pour la plupart des ingénieurs , des avocates , des médecins…… qui connaissent toutes les lois du canada.
Et si vous pensez qu’un mari ou un père ou un frère peut les obliger à faire ce qu’elles ne désirent pas alors vous êtes dans l’erreur totale.
Et pour finir, en quoi cela dérange qui que ce soit qu’une femme porte le voile ou qui se promène a moitié nue tant qu’elle fait parfaitement son travail.

Quand on fait autant d’extrapolations, on évite d’accuser les autres de jouer avec les chiffres. (cf Réponse à jack2 le 7 octobre 2013 à 9 h 56 min)

Cher Monsieur Aboulfaraj

Vous pourriez bien insérez dans votre commentaire la totalité du Coran, cela ne changerait rien à l’affaire dons nous discutons et surtout vous pensez que l’affaire ne concerne QUE les femmes voilées. Non Monsieur, cela va bien au delà des seules femmes musulmanes voilées, même si ces dernières se trouvent plus nombreuses à être touchées que d’autres religions. Il s’agit de l’utilisation à des fins de prosélytisme religieux de l’autorité de l’état. Non, Monsieur, je n’ai pas envie du tout que mon petit-fils de cinq ans prenne pour modèle religieux une femme qui clame à tous sa « soumission », que ce soit à Allah ou à un autre. Cela m’insulte que vous puissiez penser que c’est sans importance. Je défendrai non seulement votre liberté de conscience mais aussi votre droit de pratiquer votre religion chez vous, dans vos lieux communautaires (payés par vous) mais de grâce, laissez mon petit-fils en dehors de vos croyances et surtout n’utilisez pas l’argent de tous les contribuables pour payez votre prosélytisme dans des lieux où il n’est pas acceptable.

Il y a un problème d’ignorance religieux des musulmans vis-à-vis du christianisme, cadre de référence des québécois même athées en matière de religion.
Jésus (selon le christianisme) a prêché avec autorité la morale chrétienne, à la fois dans la continuité et en rupture avec le judaïsme (c’est pourquoi la Bible chrétienne inclut la Bible juive, qui fournit la moitié des textes lus à chaque messe).
C’est une morale à usage personnel, et non pour juger autrui.
Mais Jésus n’a jamais contraint personne à quoi que ce fût, et interdit de châtier au nom de Dieu (jeter la pierre).
Bien au contraire, il s’est abstenu de formuler quelque enseignement pouvant ressembler à une loi positive, recourant souvent à l’outrance pour bien
Maintes fois incité à conquérir le pouvoir, à premier lieu par Satan, il n’a jamais cédé à cette tentation.
Il a donc non seulement affirmé, mais illustré par l’exemple la distinction ce qui revient à Dieu et ce qui relève de l’État.
Enfin l’adhésion au christianisme est volontaire ou volontairement transmise (ce qui revient au même, car en matière de religion on n’est pas ce qu’on reçoit mais ce qu’on transmet)

L’islam rompt point par point avec le christianisme.
Entre les versets enjoignant les musulmans à imposer la charia; le statut incréé du Coran; Mahomet imposant l’islam par la force; les pays musulmans qui tous ont des institutions fondées sur la charia, imposent des limites sévères aux autres religions, sont la proie d’affrontements violents autour de la charia; la transmission sans consentement, la mort pour apostasie : l’islam bouscule complètement TOUTES nos conceptions morales.
En fait le concept même de charia réduit à néant tout notre cadre conceptuel religieux, institutionnel, moral.
C’est pourquoi, sans nier sa composante religieuse, nous voyons dans l’islam un projet principalement politique.
Mais un projet politique hors de nos cadres conceptuels que nous pensions naturels, éternels et universels (État ayant le monopole de la coercition, autorité spirituelle et temporelle…)
Ce n’est donc pas le voile islamique, mais ce qu’il représente qui effraie.

Il est difficile de communiquer entre personnes de culture musulmane et de culture chrétienne ou post-chrétienne.
Le terme « charia » désigne en général, chez les seconds, ce qui dans l’islam est contraire à la distinction entre Dieu et César, et donc à l’existence d’une société civile ou d’un espace public laïc.
C’est pourquoi il est perçu très négativement.

Ce terme n’est évidemment pas perçu négativement par les musulmans croyants.
Cette divergence résume la difficulté à coexister et la méfiance légitime que l’islam suscite.

Méfiance qui relève de l’intolérance religieuse du point e vue musulman, mais pas du point de vue chrétien ou post-chrétien puisque, précisément, c’est ce qui dans l’islam sort du champ religieux qui est en cause.
La tolérance religieuse n’a évidemment aucun sens si la religion n’est pas limitée !

En fait l’intrusion islamique dans l’ordre temporel est vécue à juste titre comme non laïque et préjudiciable à la paix et à la prospérité. En effet l’ordre temporel est le domaine du compromis et de la liberté, et l’ordre absolu est celui de la confrontation et de la contrainte.
L’islam, en niant le premier, empêche la liberté et la prospérité.

La charia est souvent considérée comme rétrograde, ce qui est faux: Jamais les pays occidentaux n’ont rien connu de semblable.

Note au sujet du statut des femmes:
« À 25 ans, Mahomet épousa la femme la plus riche et la plus puissante de la Mecque, Khadidja, dont il était un caravanier. Il l’avait impressionnée par son talent de caravanier et de marchand. Elle avait plus de 40 ans, et déjà plusieurs enfants. Elle avait aussi divorcé quatre fois. » (Wikipedia)
Il semble donc qu’elles n’étaient pas si maltraitées que cela.

Dans son livre What Went Wrong, consacré à la comparaison entre mondes chrétien et musulman fondé sur des témoignages historiques, Bernard Lewis s’attarde un chapitre sur le sujet du statut de la femme.
L’idée qu’il ait autrefois été semblable est absolument fausse: Il était au contraire, pour les musulmans visitant l’Europe, un objet de stupéfaction absolue, et ils répandaient à leur retour la légende que chez les chrétiens les femmes prévalaient sur les hommes.

Pour préciser la chose,c’est elle qui s’est proposée a lui après avoir constaté sa droiture dans tous ses actes.

Madame Cornellier n’a pas arrêté son jugement sur le monde de l’enseignement !!! Comment ne pas voir l’importante influence que l’enseignante voilée et la préposée en garderie peuvent avoir sur les jeunes (filles et garçons) ? Aux questions des enfants sur le pourquoi du port d’un voile, elles répondront sûrement avec franchise que ce voile correspond à leurs croyances religieuses. Je conçois que la laïcité ne se résume pas seulement au port du voile… mais à toutes attitudes qui originent d’une croyance religieuse quelle qu’elle soit : ex. filles et garçons séparés, exemption de certains sports comme piscine ou gymnastique, etc.

Je déteste à peu près toutes les religions et leurs symboles.

Cela étant dit, bien que voir des signes ostensibles, même pas ostentatoires, me défrise, j’ai tout de même travaillé 36 ans dans la fonction publique fédérale et ai croisé des milliers de fois tous ces adeptes du symbole religieux. Cela n’a en rien nui à mes occupations ou fonctions ni au leurs.

On dit qu’il faut trois générations pour intégrer les descendants des néo- arrivants. Soyons patients.

Nous avons vu à TLMEP une musulmane décorée comme un arbre de Noël. C’était très beau. ravissant. Mais, comme le soulignait un des commentateurs sur le site Internet de TLMEP, cette personne n’est pas représentative de son groupe, et serait sévèrement réprimandée en pays musulman, car la femme doit être discrète, passer inaperçue. Pas attirer l’attention sur sa personne, sa beauté, qui était indéniable en l’occurrence.

Je partage l’avis de Jacques Parizeau. Pas de symboles religieux pour les personnes en autorité. Quand aux autres… Cela importe peu.

Pour ce qui est du crucifix, je dis, au Musée des civilisations, pas sur la colline du parlement. Ce symbole d’alliance entre l’Eglise et l’Etat, comme dans les théocraties que l’on dénonce, est indéfendable. Surtout lorsque ça concerne le régime Duplessis, cet être ignoble et répugnant qui détestait et combattait l’expression de la démocratie : syndicats et droits des femmes pour n’en nommer que deux…

Je ne comprends pas que le PQ de 1976 n’ait pas agi dès le premier jour. Lourd passé pour ce parti qui se voulait socialiste et laïque.

Très bonne analyse, comme toujours.
Toutefois, c’est le voile qui cause problème présentement.
Comme disait Marie-Claude Lortie de La Presse, personne n’est menacé de mort à cause du kirpan, de la croix ou de la kippa.
À cause du port du voile, ou du hijab ou de la burka, oui!
Et, le voile est le signe visible de l’avancée de l’intégrisme musulman religieux et politique.
Je travaillais à Addis Abeba en 2009 et cette avancée y était déjà constatée.
Lors d’une discussion sur le sujet, un collègue éthiopien avait noté, « ils utilisent leurs femmes pour marquer leur territoire »
Le voile n’est pas qu’un simple bout de tissu : il marque, d’une part, le territoire, et, d’autre part l’appartenance exclusive de la femme qui le porte à la secte musulmane. Lorsque cette secte permettra à ses femmes de marier des mécréants non-convertis, comme elle permet par ailleurs à ses mâles de marier des femmes mécréantes non-converties, je pourrai commencer à croire que le port du voile est un choix libre.
D’ici là, permettez moi d’être très sceptique!
Et, svp, cessez de nous brandir les épouvantails de démission, de départ, etc. advenant l’interdiction du port du voile.
Le coup de la Brinks, on nous l’a déjà fait!

« Car il faudrait une solide volonté politique pour mettre fin au statut fiscal privilégié accordé aux organisations religieuses. Pour interdire le financement étranger des institutions religieuses et ainsi en finir avec les mosquées soutenues par l’Arabie saoudite, les Frères musulmans et qui sais-je encore.

Le gouvernement pourrait aussi mettre fin au financement public des écoles privées confessionnelles et appliquer à la lettre la Loi sur l’instruction publique. Interdire ou restreindre le recrutement d’officiants formés à l’étranger, en excluant d’office ceux sortant d’écoles ou d’institutions réputées pour leur intégrisme, pourrait aussi être envisagé. »

Exactement. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement continue de subventionner les écoles religieuses, ni pourquoi les religions continuent d’avoir des privilèges fiscaux. Il faudrait que tout ça cesse, et ça presse.
Il faudrait aussi que l’on interdise de reconnaître un parti politique ayant pour base les enseignements d’une religion, que ce soit la Bible ou le Coran ou autre. On couperait ainsi la voie aux partis islamistes (ou chrétiens fondamentalistes, qui ne sont pas mieux) comme ceux qui se créent dans divers pays d’Europe.

Pour voir les conséquences de la laïcitè vis-à-vis à l’intégration des immigrants, il faut tourner les yeux vers la France. Ce que l’on voit à Paris n’est que des guettos où habitent les immigrants, hor de la société à laquelle ils pourraient contribuer. Même s’ils habitent en France depuis longtemps, les immigrants ne sont pas jamais regardés comme des français. Et leur descendents pas non plus. En les réfusant le droit d’exprimer leur foi, la France a raté l’opportunité de faire ces immigrants participer economiquement à son progrès.

André Sirois a vu plus de femmes voilées en une journée à Montréal qu’en 20 ans aux Nations-Unies

Peuple de naifs! Parizeau, Landry, Bouchard. Naif. Naif. Naif.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/389378/le-derapage-integriste-de-charles-taylor

« J’ai passé les 20 dernières années de ma carrière à l’ONU. J’ai aussi travaillé dans plusieurs autres organisations internationales. Dans tous ces cas, j’étais entouré de nombreux collègues juifs, musulmans et sikhs, entre autres. Je n’ai pratiquement jamais vu de signes vestimentaires religieux, ni turban, ni kippa, ni voile –surtout pas de voile–, ni chez les fonctionnaires de l’ONU ni chez les délégués ou visiteurs des différents pays. Or, fait frappant, quand je viens à Montréal, je vois plus de femmes voilées en une journée que je n’en ai vues en 20 ans à l’ONU, à New York ou à Genève, à l’ONU ou en ville. Comment se fait-il que l’on voit autant de femmes voilées à Montréal et que l’on n’en voit pratiquement jamais dans ces villes cosmopolites ou dans les bureaux et les missions de l’ONU? N’y aurait-il là que des mécréants et des impies? Par ailleurs, de passage à Toronto je n’ai pas vu là non plus autant de femmes voilées qu’à Montréal, et de beaucoup. N’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur les causes de cette frénésie de manifestations d’intégrisme au Québec. »

Manon Cornellier s’égare dans un autre problème. Elle pense que le projet de loi est « de faire reculer l’intégrisme ». Ce n’est pas le but du projet de loi, même s’il a une incidence sur l’intégrisme. Il s’agit de protéger les populations, et en particulier les plus vulnérables, contre une forme de prosélytisme insidieux qui consiste à utiliser la puissance de l’état pour assurer aux frais de tous le rayonnement d’options religieuses particulières. Les signes religieux dans la fonction publiques sont donc la cause de deux manquements de la part de l’état:
– d’abord ils influencent la perception des bénéficiaires de services en leur faisant croire que certaines options religieuses ont la bénédiction de l’état alors que d’autres ne l’auraient pas,
– ensuite, il s’agit de faire payer par tous le prosélytisme d’options religieuses particulières.
Les deux sont certainement condamnables et le fait que le laissez-faire ambiant ait pu permettre qu’ils s’installent tranquillement fait en sorte que nous sommes pris avec des problèmes potentiels de reclassement de personnes soit trop intégristes elles-mêmes, soit en butte aux pressions de leurs propre communauté.
Cependant il ne faudrait pas se tromper de coupable: ce n’est pas l’état qui mettra ces personnes en dehors de l’état mais bien la propre intransigeance de ces personnes, ou pire, leur soumission aux diktats de leur communauté. Au reste, on se demande combien de ces passionaras de la symbolique religieuse décideront, en fin de compte, de se priver elle-même de leur emploi et surtout combien de femmes très contrôlées par leur maris trouveront une bouffée d’air frais à pouvoir enlever ce symbole de leur soumission (et pas seulement à Allah).

La neutralité de l’État vis-à-vis des religions n’a de sens que si on sait distinguer ce qui revient à Dieu de ce qui revient à César.
La laïcité ne signifie rien si la sphère religieuse est réduite à néant, comme l’exige le socialisme.
Pas plus que si la sphère religieuse inclut l’ordre régalien, comme l’exige l’islamisme.

En dernière analyse, la laïcité n’est possible que selon les termes définis dans le christianisme: La morale chrétienne, celle que Jésus a enseigné, définit un domaine où l’État ne doit pas avoir prise.
C’est le domaine de l’absolu, car tous, croyants comme athées, nous considérons nos valeurs comme universelles et intemporelles.
C’est pourquoi la tradition chrétienne utilise le terme « temporel », par opposition à l’absolu, pour désigner le pouvoir régalien.

Ne soyons pas dupes de l’hypocrisie du socialisme, quand il emploie la notion chrétienne de laïcité pour l’évincer et accaparer toute autorité, morale et régalienne.

Laissez donc les chrétiens transmettre cette vraie laïcité, plutôt que d’employer la force et l’impôt pour leur imposer une école qui dénigre le christianisme, travestit l’histoire, et surtout affirme que l’autorité morale relève de l’État.

Laissons le crucifix de l’Assemblée nationale: Sa présence rappelle à nos gouvernants qu’il existe des limites à leur pouvoir.

Quant aux écervelées qui croient servir la cause féministe en bannissant Jésus, elles feraient bien mieux de le donner en exemple, lui qui invectivait les pharisiens mais enseigna avec douceur à la samaritaine !
Note: Les pharisiens représentent les croyants observants, et les samaritains, les mécréants.
Les sociétés (juive, grecque…) de son époque étaient fortement misogynes, mais de la part de Jésus il n’y a aucune trace de misogynie, il enseignait aux femmes aussi bien qu’aux hommes. Même à la samaritaine, femme, pécheresse et mécréante.

Le problème des Français est qu’ils ont systématiquement refusé d’intégrer les Musulmans dans leur économie, leur société. Cette discrimination leur pète au visage car on récolte ce que l’on sème. Et ici, on commet la même erreur en provocant un très haut niveau de chômage chez les néo-Québécois. Le travail est la meilleure porte d’intégration. Cela a un impact sur toute la famille. Valoriser le père valorise la famille, femme et enfants.

La formation de gangs de rue n’est pas étrangère à ce phénomène. Les fils se révoltent, et avec raison, contre le camouflet fait à leur père et à toute la famille.

Il faut intégrer dans notre force ouvrière, balayeurs de rue ou médecins, nos néo-Québécois, de toute urgence. Il y va de notre paix sociale.

J’aimerais bien moi aussi que l’on abolisse les exemption fiscales des Eglises. Si à l’époque on pouvait invoquer les actes charitables des communautés religieuses : hôpitaux, écoles, orphelinats, hospices, etc, aujourd’hui, c’est la société tout entière qui occupent ces niches par l’entremise des gouvernements et des fonctionnaires. Il n’y a donc plus lieux de retourner cet ascenseur qui n’existent plus.

Autres temps autres moeurs.

M.Aboulfaraj, c’est très difficile de s’entendre quand il y a un manque de bonne fois chez certaines personnes, l’obligation première de l’Islam est l’unicité d’Allah, pour l’islam
les juifs ont encouru la colère d’Allah et les chrétiens sont les égarés, il y a beaucoup de musulmans qui sont modérés mais il ne peuvent contredire l’Islam et surtout pas haut et fort. L’Islam est un système: politique, économique, social, juridique et religieux. La majorité des immigrants sont très heureux au Québec ! La charte, La laïcité c’est le respect pour tous, et moi je veux dans la fonction publique

1. La laïcité est une condition essentielle mais non suffisante à l’égalité des sexes.

2. Le débat actuel sur la laïcité doit éviter les amalgames. Le premier principe de la laïcité étant la liberté de conscience, l’établissement de la laïcité ne regarde que le DEVOIR DE NEUTRALITÉ D’APPARENCE des employés de l’état dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles. Après le travail, ils peuvent aller à la mosquée, assister à une réunion du parti communiste, s’adonner à la philatélie ou aller jouer au bowling.

3. La laïcité ne fait pas reculer l’intégrisme car elle ne le combat pas et elle ne le combat pas parce que ce n’est tout simplement pas sa fonction. L’État laïque n’admet pas les manifestations religieuses (incluant le port de signes particuliers à chacune des religions) dans la prestation de service de ses employés car il ne laisse aucune religion intervenir dans l’exercice de ses fonctions. L’État laïque ne se mêle pas de religion. L’État laïque ne se mêle pas à la religion. L’établissement de la laïcité dans l’État crée une membrane totalement étanche entre l’État et TOUTES les religions.

4. L’intégrisme religieux est un phénomène qui ne se combat pas par la laïcité. Il se combat par des lois claires qui empêchent les positions dogmatiques, extrémistes et inégalitaire (surtout envers les femmes) d’être promulguées en lois.

5. Pour ceux qui sont mal à l’aise avec l’interdiction du port de signes religieux, rappelez-vous que rien ne garantira mieux vos droits individuels que l’Établissement de règles communes, claires et égalitaires. Rien ne garantit mieux les droits individuels que la prise en compte de droits collectifs justes pour tous.

Les plus populaires