Élections 2014 : des chefs et des enjeux

C’est parti ! Trente-trois jours de campagne jusqu’au 7 avril. Et d’expérience, il se passe presque toujours du mouvement chez les électeurs pendant que les débats s’enchaînent au fil des jours, dit Alec Castonguay.

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C’est parti !
Politique
Trente-trois jours de campagne jusqu’au 7 avril. Et d’expérience, il se passe presque toujours du mouvement chez les électeurs pendant que les débats s’enchaînent au fil des jours.

Les gens sont plus attentifs à la politique. Les chefs sont dans un contexte particulier de stress et d’imprévisibilité, avec des militants et des candidats moins soumis au contrôle. Il y aura des hauts et des bas dans chacune des campagnes et la réaction des partis à ces événements décidera de leur sort en fin de course.

Un gouvernement possède les leviers économiques (de belles annonces!) et une grande visibilité médiatique pour se donner un élan avant une campagne. Ensuite, lorsque le temps d’antenne se partage entre plusieurs partis, ça se corse. Vaut mieux partir en tête, avec un élan, mais il ne faut pas présumer que la campagne est jouée d’avance. (voir le billet de blogue de ma collègue Chantal Hébert sur le sujet.)

Sur la ligne de départ, voyons quelques éléments qui peuvent influencer la course.

Le Parti québécois décolle avec un avantage dans les intentions de vote, notamment chez les francophones. Mais si des élections avaient lieu ce soir, la majorité tant souhaitée par Pauline Marois ne serait pas assurée.

La chef du PQ bénéficie, dans le plus récent sondage Léger paru ce matin dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec, d’un avantage à la question «qui ferait le meilleur premier ministre?». Elle récolte 27 %, contre 25 % pour Philippe Couillard et 15 % pour François Legault. Ce n’est pas étonnant.

Le premier ministre en fonction domine toujours cette catégorie. Les gens s’imaginent plus facilement un PM lorsqu’il est PM. Simple. Jean Charest, malgré la grande impopularité de son gouvernement, était en avance (23 % contre 21 %) sur Pauline Marois lors du déclenchement de la précédente campagne, en août 2012. François Legault avait décollé à 16 %, et il a pourtant terminé presque à égalité avec les deux autres chefs le jour J.

Les trois chefs ont des personnalités bien différentes, avec des forces et des faiblesses. Depuis deux ans, L’actualité a consacré trois grands portraits (mini-livres) aux chefs qui s’affrontent et qui peuvent espérer former le gouvernement le 7 avril. Pour aller en profondeur, vous pouvez les trouver dans la boutique du magazine.

Voici un aperçu non exhaustif:

– Pauline Marois

Forces: Son autobus de campagne est marqué du mot «déterminée». C’est bien choisi. La chef du PQ a résisté à plusieurs tempêtes, autant au sein de son parti qu’à l’extérieur, et elle est toujours là. C’est une battante. Elle a montré, lors des événements tragiques de Lac-Mégantic, qu’elle a une empathie naturelle, le ton juste, lors des moments éprouvants.

Elle en est à sa troisième campagne comme chef. Elle est de loin la plus expérimentée sur ce plan.

Faiblesses: On a beaucoup répété qu’elle avait une nouvelle confiance en elle depuis quelques mois. Qu’elle était moins hésitante et facilement désorientée qu’avant. C’est vrai. Mais c’est dans un contexte très encadré, scripté, où son entourage a minimisé les facteurs de risque au maximum. Peu de points de presse. Et lorsqu’il y en avait un, les journalistes ne pouvaient pas poser de questions sur un autre sujet que celui du jour, thème de sa conférence de presse soigneusement planifiée. Ce ne sera plus le cas en campagne. Les journalistes ne vont pas se contenter du sujet du jour, avec raison.

Or, Mme Marois mémorise mal les chiffres, jongle difficilement avec plusieurs sujets à la fois. Elle est vulnérable lorsqu’elle doit improviser. Ce n’est pas pour rien que son équipe veut minimiser le nombre de débats durant la campagne et qu’elle ne donne pas de point de presse lors de son lancement électoral.

Elle en est à sa troisième campagne comme chef, mais elle a eu plusieurs difficultés lors de la dernière, en 2012. Compte tenu de l’impopularité du gouvernement Charest, le PQ aurait dû remporter un gouvernement majoritaire sans trop de difficulté. Ça ne s’est pas produit. Saura-t-elle remporter la campagne cette fois?

– Philippe Couillard

Forces: Intelligent, souriant, facile d’approche, neurochirurgien reconnu, bon communicateur sans être un bon tribun (d’ailleurs, aucun des trois chefs n’est un grand orateur). Il inspire la confiance, un gros avantage en politique. Même ses adversaires reconnaissent en privé qu’il ne ferait pas honte au Québec dans le siège de premier ministre.

Il a commencé à changer son niveau de langage pour être plus facilement compris. Il a mis de l’émotion lors de sa conférence de presse de lancement de campagne.

Faiblesses: On a parfois comparé Philippe Couillard à l’ancien premier ministre libéral fédéral Paul Martin, parce qu’il hérite d’un parti encore malmené par des accros à l’éthique (et à la loi?) commis sous le règne de son prédécesseur. La comparaison peut tenir en ce qui concerne la situation du parti, mais pas pour la comparaison avec l’homme. Dans ce créneau, il ressemble davantage à Stéphane Dion ou à Michael Ignatieff. Il n’a pas le côté arrogant et irritable de Dion, et n’a pas la froideur d’Ignatieff. Ils ne sont pas pareils. Mais comme eux, il veut avoir raison avant de vouloir gagner.

C’est souvent un défaut des gens qui se savent intelligents. Ils cherchent, par des moyens rationnels, cérébraux, à convaincre les autres du bien-fondé de leur position. Dans une conversation de cuisine, c’est bien. Mais en politique, avoir raison n’a jamais permis de remporter un débat émotif. Il faut prendre les moyens pour atteindre son but, amener les gens avec soi d’une manière ou d’une autre, et parfois, il faut y mettre du sanguin. Chercher à convaincre en utilisant des arguments qui touche la corde sensible des indécis et de ceux qui n’adhèrent pas à notre position. Ce fut le problème du PLQ avec le débat sur la Charte de la laïcité. Convaincu d’avoir raison sur le fond, le PLQ a refusé de participer au débat, se réfugiant dans les arguments légaux, plutôt que de foncer dans le débat politique. Il y avait de bons arguments non légalistes, émotifs et efficaces, pour s’opposer à certains volets de la Charte. Le PLQ n’a pas jugé bon de les utiliser, préférant dire que c’est un faux débat…

Philippe Couillard doit aussi simplifier son message, le concentrer en quelques phrases. La genèse du raisonnement, ce n’est pas ce qui passe à la télé ou à la radio. Il a commencé à le faire, il doit poursuivre durant cette campagne.

– François Legault

Forces: Quand il parle, les gens comprennent. Langage direct, simple, souvent efficace, particulièrement en entrevue. Son passé d’entrepreneur à succès, qui n’a rien à gagner en politique, sauf le service public, plaît. Il croit à ses idées, au point d’en écrire un livre. Et ses idées sont assez bonnes pour être souvent reprises par les autres partis. L’efficacité de la CAQ à l’Assemblée nationale est reconnue.

Faiblesses: Il est impatient. En politique, il faut répéter le même message pendant des semaines pour qu’il percole dans le débat. C’est un travail long, souvent fastidieux. Or, François Legault aime la rapidité et n’aime pas se répéter. Une impatience qui l’amène souvent à changer de sujets d’une entrevue à l’autre, en fonction de la controverse du jour. Pour un nouveau parti qui n’a pas l’avantage d’être assis sur une marque de commerce claire dans l’esprit des gens, c’est nuisible. Il va tenter de remédier à cette situation durant la campagne en gardant le même message de défense des contribuables et de développement économique.

De plus, même s’il s’est amélioré depuis deux ans, il a encore parfois de la difficulté à improviser en point de presse. Quand il n’a pas vu venir une question, c’est visible dans tout son être.

– Françoise David et Amir Khadir

Forces: On le sent depuis plusieurs mois, le véritable leader de la formation solidaire, c’est Françoise David. Et c’est bien. Le franc-tireur Amir Khadir a permis à QS de percer en politique. Il joue un rôle utile à l’Assemblée nationale. Mais la croissance du parti passe par l’esprit éveillé, calme et rassembleur de Françoise David. Sa cote de sympathie dans le public est forte. Qu’on aime ou non ses idées, les gens reconnaissent qu’elle apporte un ton juste et sincère à la politique. Elle se bat sur le fond des enjeux, pas sur la forme.

Faiblesses: Québec Solidaire a un côté peu pragmatique qui repousse la majorité des électeurs. Certaines positions sont perçues comme anti-développement économique, ce qui nuit au parti en ces temps d’emplois stagnants et de faible croissance.

En terminant, un regard sur les enjeux de la campagne.

Au-delà des chefs, on va débattre de plusieurs sujets. Quel parti mène dans chacun des thèmes qui seront probablement abordés dans la campagne?

Le sondage de Léger nous aide à y voir plus clair.

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Le PQ domine ou est égal avec ses adversaires sur 6 enjeux (je laisse de côté la question sur la souveraineté, une évidence. Si le sondeur avait posé une question sur le fédéralisme, le PLQ l’aurait emporté haut la main).

Le PLQ domine aussi 6 enjeux.

Le Parti vert est en tête sur l’environnement, surtout à cause de son nom. La CAQ et QS ont plus de difficultés.

Les partis vont tenter d’amener les débats sur les terrains où ils sont forts. Tenter d’imposer à leur avantage la question de l’urne, celle à laquelle les gens vont penser en mettant un X dans l’isoloir.

Nous avons 33 jours de campagne pour voir qui réussira ou échouera.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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On a vu le P.Q. et ses candidats comédiens reculer entre les sondages de cette semaine et de la semaine dernière et les Libéraux et leur équipe du Tonnerre n’ont même pas encore entamé leur campagne… Imaginez l’hécatombe dans 33 jours…

Lisée conservera-t-il son siège? Et Drainville voudra-t-il revenir à Ici Rad.-Cacanne avec la queue entre les fesses?

Tout est maintenant possible et j’invite plus particulièrement les Adéquistes à voter Libéral car un vote pour l’ADQ est un vote pour le prochain référendum péquiste avec toutes les chicanes et les pertes d’argent et de temps que ça implique.

— En regardant le sondage Léger, il y a deux 55% qui me chicotent.

Le premier 55% est celui d’assurer la protection et la promotion de la langue française qui revient au PQ, hors sur cette même question, le PLQ ne reçoit qu’un maigre 9%. Il y a une disproportion qui ne devrait pas être. Je pense que sur ce terrain, le PLQ devrait déployer son argumentation car la promotion de la langue regarde tout le monde, cette question fondamentale ne peut et ne doit en aucun cas être monopolisée par un seul parti. C’est contre nature !

Le second 55% est assez consternant : promouvoir la souveraineté. Bien qu’en apparence ce résultat soit logique, il devrait plutôt se situer aux alentours de 90 voire 95%, car qui mieux que le PQ devrait promouvoir cette option ? En somme, c’est à peine plus d’un électeur sur deux qui perçoit ce parti comme susceptible de promouvoir l’image d’un Québec libre et indépendant.

Si le sondage avait poussé la question un peu plus loin, c’est-à-dire le parti dans lequel on a le plus confiance pour « faire » la souveraineté. On s’apercevrait probablement que le PQ n’est plus perçu que par une minorité de citoyens comme le parti capable d’incarner et de rassembler une nation pour et sur l’indépendance du pays. Mes avis que l’ex député de Taillon, René Lévesque doit actuellement ronger son frein dans une autre dimension.

En d’autres termes je dirai simplement que les gens qui voteront pour le PQ ne voteront pas par conviction. Ils voteront simplement pour Marois parce qu’ils ne veulent ni d’un Legault ni d’un Couillard pour tenir le volant. Lorsqu’ils tenteront de se donner « bonne conscience » en s’imaginant qu’ils ou elles font le meilleur choix pour leurs enfants ou leurs petits-enfants. Rien vraiment qui sur le fond ne donne des ailes au Parti Québécois.

Un dernier petit mot enfin. Je suis extrêmement surpris qu’on ne vote pas à date fixe. Je croyais pourtant qu’avec l’arrivée au pouvoir de Pauline Marois en 2012, l’affaire pour notre plus grand bien, était définitivement réglée, qui plus est à l’avantage de tous par la grâce d’un vote consensuel pris à l’unanimité. Apportant la preuve irréfutable s’il en est une, qu’il est parfaitement possible de gouverner à la tête d’une formation minoritaire lorsqu’on offre avec sens, avec esprit, avec intelligence à toutes et à tous des choix qui réunissent plutôt qu’ils ne divisent.

Faut croire que depuis l’été dernier, la donne aurait comme changée !

— Ainsi pour moi l’issue de cette campagne sera seulement de savoir et de vérifier si « oui » ou « non » c’est bien au Québec que le mensonge est roi.

Et si je pouvais offrir un petit conseil ou une supplique à tous nos valeureux(ses) candidats(es) : « S’il vous plait, dites-nous les vraies choses. Comme citoyens et comme société en principe évoluée, la vérité c’est sans compromis, nous ne méritons rien de moins ! »

Voilà qui, je crois, saura apporter un début de réponse:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/vincent-marissal/201403/06/01-4745056-cest-quoi-lenjeu-deja.php

Extrait:

« On ne peut pas dire que le gouvernement a essayé très fort de trouver des terrains d’entente avec les partis de l’opposition. Son menu législatif est famélique depuis des mois et il s’occupe essentiellement, depuis août, à faire monter la sauce identitaire.

Ce même gouvernement a déposé il y a deux semaines un budget incomplet dans lequel on ne trouvait aucun élément, même partiel, pouvant répondre aux attentes des partis de l’opposition et aucune trace du début d’une intention de discuter.

Idem pour la Charte de la laïcité. Dès le jour 1 de la commission parlementaire, le ministre responsable, Bernard Drainville, a déclaré qu’il n’avait absolument pas l’intention de modifier les paramètres de base de son projet de loi.

Accuser les partis de l’opposition de bloquer le bon fonctionnement du gouvernement, c’est non seulement faible comme argument, c’est intellectuellement malhonnête et politiquement hypocrite.

@ François 1,

Voilà qui assurément éclaire notre lanterne et apporte des réponses pertinentes à mon questionnement 🙂

Très bonne analyse.
Ceci dit, si je PQ veut une majorité, la CAQ doit remonter.
Le PQ doit empêcher les poissons de quitter le bateau Legault pour se retrouver dans celui du Capitaine Haddock
Pour ce faire une seule chose: rappeler constamment qu’un vote pour le PLQ c’est un vote pour la corruption, pour les garderies de Tomassi, pour Porter en prison à Panama, pour le financier Bibeau.
Le PQ doit faire une campagne négative contre le PLQ comme les Conservateurs ont fait à Ottawa contre Ignacief et Trudeau.
Sinon, oubliez la majorité.

Un vote pour le P.Q. est un vote pour les petite magouilles et les petits « deals » entre Pauline Marois, son mari Claude Blanchet et les p’tits n’amis de la mafia syndicale!

@ jack2,

Donc si je comprends bien votre équation (algébrique) :

1 vote CAQ = 1 vote pour le PQ = 1 vote de moins pour le PLQ

Va donc falloir voter méchamment stratégique et sortir nos machines à calculer pour avoir une majorité péquiste en siège quoique minoritaire en voix.

Et que se passe-t-il si la plèbe vote pour QS, ON, ou toute autre formation ou annule son vote ou reste à la maison ?

— J’ai bien hâte de vous lire sur ce sujet.

La CAQ est en train de se vider. Ceux qui devaient aller au PQ,because la charte, y sont allés. Ceux qui quittent maintenant vont au PLQ.
Pour enrayer l’Hémorragie, pour empêcher ces caquistes de voter PLQ et de lui donner le pouvoir, le PQ doit rappeler à ces caquistes qu’un vote pour le PLQ est un vote pour le parti de la corruption. Pas celui de l’économie, comme le PLQ essaie de nous faire croire, mais pour le même parti qui nous a donné 9 ans de corruption.
C’est la-dessus que le PQ doit focuser.

«1 vote CAQ = 1 vote pour le PQ = 1 vote de moins pour le PLQ»
C’est malheureusement la réalité.
1 vote de moins pour le PLQ est une chance de plus pour un gouv péquiste majoritaire.
Ce qu’il faut éviter à tout prix…même donner son vote aux libéraux.
Faut donc se boucher le nez et voter libéral.
On en est là.

Bravo M. Castonguay, un texte clair, qui se veut le plus objectif possible sans débordements partisans. Donc de l’information qui cherche à rejoindre l’intelligence des gens plutôt que de susciter le plus de réactions émotives possible…

Malheureusement, par les commentaires de certains blogueurs, on perçoit une certaine anxiété les poussant à délaisser le côté rationnel de leur intelligence… J’ ai même cru voir des associations contre nature: Serge et François… Hi,hi ( c’est une blague ).

Tout de même, faut que cela aille mal !!! chez les fédés, pour biaiser les faits comme ils le font.

1- Je ne trouve rien d’anormal au 9% PLQ pour la protection du français: la clientèle visée par le PLQ, ce sont ceux qui craignent pour l’anglais ou ne veulent pas faire l’effort d’apprendre le français au Québec.

TOUT LE MONDE le perçoit, de là le résultat du sondage… Et le moindre effort pour favoriser ou faire la promotion du Français chez nos représentants
fédés est perçu comme une trahison par leur clientèle.

2- 55% pour favoriser la souveraineté… Pour atteindre un 90 voire 95%, il faudrait 0% à tous les autres et seulement 10 voire 5% pour ceux qui ne veulent pas répondre… ( Faut VRAIMENT vouloir dénigrer tout partisannement…)

3- Pour les élections à dates fixes: cela empêcherait une population de pouvoir réagir démocratiquement à une possible infamie de n’importe quel gouvernement… Et c’est aussi priver n’importe quel gouvernement, élu legitimement, de maximiser ses chances de continuer les travaux entrepris et non acheves. ( Ce qui est plus productif… que de défaire et refaire à sa façon…) De plus, le système actuel n’a jamais empêché de congédier un gouvernement trop corrompu ou éloigné des besoins de la population.

4- Enfin pour les mensonges… Nous les méritons presque !!! Quand j’entends des gens informés politiquement, (des gens politisés dans le bon sens du mot) faire des acrobaties intellectuelles, inconsciemment ou non, pour vendre leur option à n’importe quel prix, je me demande s’ils pensent vraiment œuvrer pour le bien collectif… Ce qui est à mon sens, le coeur du POLITIQUE.

Citation: La Démocratie, ce n’est pas uniquement le fait de voter; C’est le fait d’avoir toutes les informations avant de voter.

Greg Paslast, dans » Le Pique-Nique des Vautours « . 🙂

M. Couillard fait comme plusieurs quand il parle de la performance des élèves québécois lors de l’épreuve internationale PISA. Oui, les Québécoises et Québecois ont très bien performé à l’examen de mathématique de 2013 mais les résultats en sciences à ce même examen dégringolent depuis 2006. Les élèves québécois sont passés de la 10e place à la 24e place entre 2006 et 2012. Bien sûr qu’il faut se réjouir de la belle performance en mathématiques mais il ne faudrait pas jouer à l’autruche et penser que tout va bien et qu’il n’y a pas de travail à faire. La réforme de l’éducation a créé beaucoup de problèmes notamment en sciences en fusionnant toutes les disciplines spécialisées comme chimie, physique, biologie et écologie avec la technologie. Un gouvernement sérieux doit réviser les programmes de sciences au secondaire vers une approche spécialisée plutôt que généraliste si on veut éviter que la dégringolade en sciences se poursuive au niveau international.