Élections 2015 : et si on reparlait de coalition ?

Si vous aviez le choix entre un gouvernement conservateur minoritaire et un gouvernement de coalition NPD-PLC dirigé par Justin Trudeau, lequel choisiriez-vous ?

mulcair-trudeau
Photo : Adrian Wyld/La Presse Canadienne

Voici une dernière réflexion pour terminer l’année et préparer la prochaine. De quoi aussi alimenter les conversations autour de la table du réveillon.
Politique

Si vous aviez le choix entre un gouvernement conservateur minoritaire et un gouvernement de coalition NPD-PLC dirigé par Justin Trudeau, lequel choisiriez-vous ?

La firme Ekos a posé la question, entre le 4 et le 12 décembre derniers, à 3 276 Canadiens. Le contexte : un sondage à échantillon aléatoire ayant une marge d’erreur de 1,7 %, 19 fois sur 20.

Eh bien, 54 % ont dit préférer une coalition, un pourcentage qui passe à 60 % quand ne sont retenues que les réponses valides.

L’épouvantail qu’avaient brandi avec brio les conservateurs en 2011 semble avoir perdu son effet. Selon le président d’Ekos, Frank Graves, le fait que Stephen Harper ait remonté dans les sondages pour se retrouver presque au coude à coude avec Justin Trudeau laisse entrevoir une course serrée en 2015, en plus de permettre au chef conservateur de rêver d’un quatrième mandat.

Mais rien n’est gagné, car il semble y avoir un malaise chez une majorité des électeurs face à la possibilité d’un autre gouvernement conservateur. Ils cherchent donc d’autres solutions.

«Les partis, écrit Graves, vont tous dire qu’ils sont dans la course pour gagner et que prévoir la formation d’une coalition est mal avisé. Mais pour la majorité des électeurs canadiens, cela semble s’imposer comme la meilleure solution. Les coalitions sont peut-être une sorte de terra incognita en politique fédérale canadienne, mais elles sont largement acceptées en Europe et ailleurs. La diversité de valeurs et d’intérêts d’une société de plus en plus pluraliste ne se reconnaît pas d’emblée dans le vieux système partisan, et une coalition peut bien être la destination préférée du public.»

Pour étoffer son analyse, le sondeur a cherché à savoir jusqu’à quel point les partisans des différents partis seraient disposés à voter pour une autre formation.

La majorité des conservateurs y sont généralement fermés. C’est le PC et rien d’autre. Libéraux et néo-démocrates ne sont pas enthousiastes à l’idée, mais ne la rejettent pas. Sauf si la solution de rechange est conservatrice. Là, pas question.

Graves en déduit que ces électeurs libéraux et néo-démocrates ne seraient pas réfractaires à la formation d’une coalition unissant leurs deux partis si cette solution s’avérait nécessaire pour bloquer la voie aux conservateurs.

Mais est-ce réaliste ? Le NPD et le PLC ne sortent pas du même moule, n’ont pas la même histoire et, en fait, ont souvent évolué en opposition l’un de l’autre.

Leurs militants sont adversaires au fédéral et dans la plupart des provinces depuis des décennies. Leurs méthodes, leurs idées, leurs traditions sont elles aussi différentes. Pour ces raisons, le scénario — non pas d’une coalition, mais d’une fusion — a toujours été une chimère jusqu’à présent.

Le scénario d’une coalition ou d’un accord de collaboration est moins farfelu. Après tout, les deux partis ont été capables, par le passé, d’ignorer leurs divergences pour contrer les conservateurs.

Le libéral Lester B. Pearson, qui a toujours été minoritaire, s’est maintenu au pouvoir pendant deux mandats avec l’appui du NPD. Pierre Elliott Trudeau l’a fait pendant un mandat.

La coopération est allée beaucoup plus loin à l’échelle provinciale, en particulier en Ontario, où l’accord conclu en 1985 entre le libéral David Peterson et le néo-démocrate Bob Rae a permis aux libéraux de gouverner pendant deux ans.

En échange de cette promesse de stabilité faite par Bob Rae, Peterson avait accepté de mettre en œuvre certaines politiques chères au NPD, en plus de ne pas insérer de pilule empoisonnée dans le discours inaugural, le budget ou les projets de loi soumis à un vote de confiance.

Le NPD restait dans l’opposition, gardait sa liberté de parole pour critiquer le gouvernement et même défaire des projets de loi n’exigeant pas la confiance de la législature, mais épargnait aux Ontariens un retour précipité aux urnes.

Est-ce que messieurs Mulcair et Trudeau seraient capables d’un arrangement semblable ? Les paris sont ouverts.

Thomas Mulcair a semblé entrouvrir la porte l’hiver dernier. Sous Jack Layton, le NPD se faisait l’apôtre de la coopération. Au Parti libéral, bien peu de gens veulent en entendre parler.

Les deux partis ne se mouilleront pas avant de voir les résultats du scrutin de 2015, mais l’issue de leur réflexion en dira beaucoup sur leurs principes et leurs priorités.

Est-il plus important pour eux d’arrêter la marche conservatrice, ou de gagner la guerre d’attrition qui les oppose depuis 2006 ? Si les conservateurs se retrouvent à nouveau minoritaires et que libéraux et néo-démocrates décident de les laisser gouverner dans l’espoir de provoquer une élection précipitée où ils chercheront encore à avoir le dessus, on saura que leurs intérêts partisans passent avant ceux qu’ils disent être ceux des Canadiens.

Sur ce, joyeux Noël et bonne année ! Je vous retrouve en janvier.

* * *

À propos de Manon Cornellier

Manon Cornellier est chroniqueuse politique au Devoir, où elle travaille depuis 1996. Journaliste parlementaire à Ottawa depuis 1985, elle a d’abord été pigiste pour, entre autres, La Presse, TVA, TFO et Québec Science, avant de joindre La Presse Canadienne en 1990. On peut la suivre sur Twitter : @mcornellier.

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24 commentaires
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La tradition parlementaire britannique ne prévoit pas beaucoup les possibilités de gouvernements minoritaires. Cette tradition favorise le bipartisme. Dans cette logique, les coalition se forme avant les élections, par ex. conservateurs sociaux et conservateurs économiques ou de l’autre côté interventionnisme plus ou moins prononcé combiné à un parti pris syndical (je résume). Dans tous les cas, pour acquérir une majorité de sièges, le parti gagnant ne peut viser à répondre uniquement à sa base. Cette formule donne des choix clairs aux électeurs, il y aura des gagnants et des perdants. Les gagnants doivent gouverner pour conserver leur majorité et les perdants doivent travailler pour élargir leur base.

Pour ma part, le scénario minoritaire a deux inconvénients. 1) Nous saurons comme électeur quel sera le mandat du gouvernement après les élections, il y a une forme de fraude. 2) Vous écrivez que le gouvernement de coaliton respecterait le voeux des élections. Hmmm, ici, on entre dans l’interprétation qui nous dit que tous les électeurs libéraux voulaient un gouvenement de coalition (idem pour les néo-démocrates) et après les élections, les coalistes diront que c’est ce que le peuple veut! On étire la sauce.

Oui l’Europe a une tradition de gouvernement minoritaire, l’Italie en est un bel exemple (ou un mauvais, selon le cas). Oui l’Allemagne, mais dans ce cas, l’ensemble de la structure sociale est construite autour de cet idée de coalition.

L’idée fondamentale de la démocratie est que les perdants acceptent le verdict des urnes, mais si le perdant ne connaît pas l’option adverse, il lui est difficile d’accepter le résultat.

Si je ne m’abuse, les coalitions sont la règle plutôt que l’exception dans tous les pays démocratiques où le gouvernement doit être composé d’au moins 50% +1 des votes des électeurs. Dans ces pays un gouvernement minoritaire n’existe pas – il faut absolument représenter la majorité des électeurs.

Vous avez raison, sauf que cette formule favorise aussi l’émergence de formations politiques extrémistes (de gauche ou de droite). Si vous avez lu mon commentaire, je précise que la formule britannique favorise les coalition AVANT les élections, un groupe de citoyens doivent se coaliser avant les élections autour d’une bannière afin de favoriser la chance à leurs idées de pouvoir atteindre le gouvernement. Comme, je le disais cette formule est plus transparente pour les électeurs et plus honnête. J’imagine, l’Allemagne de Merkel qui a gagné ses dernière élections avec 44% du vote mais qui va gouverner avec les perdants, j’y vois une forme de fraude qui surestime le poids des perdants. On retrouve cette formule en Israel et tout le monde critique le poids des petits partis religieux. S’il y a une réforme démocratique à faire, ce serait de trouver un moyen de compter les votes blancs ou nuls, là on enverrait un autre message au lieu de voter par dépit.

Voir la passe de QS qui disait de voter NDP pour bloquer Harper ! MDR

Ce NDP fédéraliste centralisateur va nous donner des leçons en droit et liberté???

Amir Khadir et le NPD : « Le NDP peut compter sur mon entière colaboration !!! »

Et voila ce que les alliés progressifs de QS, le NDP, représente!!!!

https://www.youtube.com/watch?v=I9E4819Xq5o

Thomas Mulcair, chef NDP, était libéral!
Bob Rae, ex- chef libéral, était NDP!

Lors du vote sur les mesures de guerre en 1970, Il y avait vingt députés NDP au parlement canadian. Tommy Douglas fut le seul à avoir le courage de voter contre et il en a payé le prix politique.

De plus, le NPD a appuyé les libéraux lors du rapatriement de la constitution de Trudeau en 1982 et lors de la loi sur la clarté de Dion récemment!!!!

Le NDP s’est opposé à l’Entente du Lac Meech et trouvait que l’entente de Charlottetown était trop généreuse pour le Québec.

En 2008, le NDP a voté contre le retrait des troupes en Afghanistan en février 2009 et plus récemment, pour le maintien des attaques en Lybie.

En 2013, le NDP a voté pour la motion M-412 (La garantie de prêts à Terre-Neuve pour construire ses lignes hydro-électriques/Projet du Bas-Churchill), contre le Québec.

En 2014 , le NDP s’est déclaré favorable à un oléoduc de l’ouest vers l’est.

Est-ce un hasard que quand j’écoute ces Boivin (Boulerice) ou Mulcair (Saganash), j’ai l’impression d’entendre PET…. un demi-siècle plus tard ! « Un non, c’est un oui….. ». Soyons clair ! Le NDP est un parti ultra centralisateur et fédéraliste!!!

Les Québécois ont voté pour Jack à la dernière élection sans trop connaître les positions du NPD. J’ose espérer qu’ils feront un choix plus éclairé cette fois. Mais si je me fie au choix douteux qu’ils ont fait à la dernière é’election provinciale, il y a tout lieu d’en douter.

Je suis d’accord pour une coalition, mais, il y a un gros mais, il faut absolument que ce soit Mulcair le chef, car Trudeau n’a aucune expérience en politique et n’a rien de signifiant à dire.
Sans celà, je souhaite toute la chance possible au NPD. Il faut absolument du changement et regarder ce que les libéraux ont fait dans le passé, le choix est très simple à faire. Ce ne sont pas les libéraux qui sont dangereux, mais les rouges teindus prêt à voter pour un chat s’il le faut.
Luc Chouinard

2 socialistes à la tête du Canada. Non merci. On va se faire vider les poches encore plus qu`on l`est là pour leurs programmes soooocials déficitaires, leur bureaucratie, les subventions à radio-canada, les réfugiers,les vétérans, etc… En plus ces 2 là sont à la solde des écolos. On va finir comme l`Europe avec des taux de chômage catastrophique endetté au possible. Non je veux rien savoir de ces 2 là.

Hahaha! très drôle! Des « sôcialisses » Mulcair et Trudeau! Si c’est ça la propagande conservatrice pour les prochaines élections j’ai bien peur que ça va passer à l’histoire pour la farce du siècle! Pourquoi pas des « communisses » un coup parti? Rien de trop zouf pour la machine conservatrice!

Désolez, mais ce sont des socialistes. Les 2 sont pour des augmentations de taxes et d`impôts. Que se soit pour les citoyens ou les entreprises. Quand tu taxes les entreprises, veux, veux pas, tu taxes l`économie, tu détruis des jobs. Au Québec, on est les plus taxés au Canada, on a une des croissances économiques les plus faibles au Canada aussi. Nos taux de chômage et d`emplois sont loin d`être les meilleurs. En plus, on est hyper-endetté. Et c`est 2 là sont à la solde des écolos. Le Québec est aussi est la solde des écolos. On voit comment ça se passe au Québec. Plein de projets dans les ressources sont abandonnés et le chômage et la misère humaine augmente :

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201412/22/01-4830288-les-oublies-de-huntingdon-le-tiers-monde-du-quebec.php

Et parlez moi pas de la piasse canadienne qui descend qui favorise le Québec. On perd des jobs pareil au main des Américains. Dernièrement à Olin, Bécancour et à St-Jérôme à la fonderie Mueller.

Jack… Mettez-vous à jour !!!

Ce vieux discours sclérosé » Capitalisme vs Socialisme ( communisme ) des années 60 est dépassé chez tous ceux qui n’ont pas la » tête pleine » et qui sont encore capable d’apprendre….

Aujourd’hui, dans les économies développées, c’est un choix entre diverses politiques économiques capitalistes qui est débattu…

1- Le capitalisme Social-Démocrate
2- Le capitalisme Néolibérale
3- Le capitalisme Méditerranéen
4- Le capitalisme Continental

Et cela donne un tout nouvel argumentaire moins » binaire » ( polarisé noir- blanc, partisannerie sourde et aveugle ect. ) ou la droite, le centre et la gauche peuvent se comprendre….

C’est sûr, notre mentalité canadienne favorise plus la division ( pour rêgner ) que la concertation ( pour progresser ).

A mon avis, n’importe quelle coalition serait acceptable pour mettre un frein à la dictature pétrolière de Harper. Servons-nous de la popularité de l’image « Trudeau » et de la compétence politique de Mulcair pour arrêter le massacre, quitte à débattre plus tard de la profondeur des visions de ces deux autres partis.

Sans coalition NPD-PLC, l’alternative est de voter pour celui des 2 en avance dans les sondages si on veut contrer les conservateurs.

Le Bloc Québécois poursuit sa remontée! À 24% des intentions de vote au Québec, il n’est plus qu’à un maigre point derrière le PLC de Justin Trudeau et à deux points du NPD de Thomas Mulcair.

La table est mise pour une course à trois au Québec!

2015 sera sans contredit une année politique très intéressante. Au Bloc Québécois, nous continuerons de travailler d’arrache-pied pour refaire de ce parti l’option #1 des Québécois sur la scène fédérale.

Le 19 octobre prochain, votons pour l’indépendance d’abord!

https://www.facebook.com/laurent.desbois2#!/photo.php?fbid=380573685449306&set=p.380573685449306&type=1&theater

Enfin un scénario évolutif. Pour moi le Libéraux ne peuvent pas former un gouvernement surtout avec Trudeau. Réélire les Conservateurs équivaut à exclure nos valeurs québécoises du pouvoir et des orientations du Canada. J’opterais certainement pour une coalition dirigée par Mulcair. Les Libéraux doivent cesser de faire les ti coqs indépendants.

«nos valeurs québécoises», je ne sais pas ce que sont «nos valeurs québécoises», mais je sais ce que sont MES valeurs : l’effort, le travail, la responsabilité individuelle, le sens de l’initiative, l’entrepreneurship. Je ne demande pas au reste de l’humanité de soutenir ces valeurs, mais je souhaite avoir une formation politique qui les représente. Au Québec, je ne sais pas; mais sur le scène fédérale, je ne connais qu’une seule formation.

Je me fous pas mal de la politique canadienne, mais entre avoir une coquille vide comme Trudeau à la tête du pays et Harper, je préfère encore les Conservateurs. D’autant plus qu’ils sont anti-Québec, ce qui apporte des munitions à une possible souveraineté.

Tiens? C’est drôle ça…

Les Conservateurs étaient pourtant bel et bien au pouvoir à Ottawa lors de la dernière dégelée qu’a subi le PQ en avril dernier…

Des explications?

Vous semblez exclure le gouvernement conservateur majoritaire, pourquoi? Avec les nouvelles circonscriptions électorales, le regain de popularité de Harper suite aux attentats récents et la remontée de libéraux de Trudeau, il me semble que la perspective d’un autre gouvernement conservateur majoritaire se confirme de plus en plus. D’abord, les nouvelles circonscriptions électorales favorisent les conservateurs sans l’ombre d’un doute et ils partent avec une longueur d’avance. Des attentats sont possibles étant donnée la situation internationale, ce qui favorise les conservateurs. Enfin, plus les libéraux et le NPD sont proches dans les intentions de votes, plus cela ouvre la voie aux candidats conservateurs qui vont bénéficier de la division du vote « progressiste » et se faufiler pour gagner leurs élections dans notre système tellement anachronique.

Donc, sans une coalition NPD – Libéraux, il me semble qu’on se dirige vers un gouvernement conservateur, probablement majoritaire. Si ces 2 partis attendent après l’élection pour décider d’une coalition, il est aussi probable qu’ils n’auront même pas la chance d’en discuter puisque les conservateurs ont des bonnes chances d’être majoritaires, comme lors de la dernière élection. D’un autre côté, même s’il y avait un gouvernement conservateur minoritaire, la coalition ne pourrait pas faire grand chose sauf s’ils sont prêts à déclencher une autre élection, ce que les électeurs ne verront certainement pas d’un bon oeil et on ne peut compter sur le gouverneur général pour leur confier le gouvernement – on a vu ce scénario s’envoler en fumée avec la GG Michaëlle Jean.

Pour que ça fonctionne, il faudrait qu’ils s’entendent AVANT l’élection et qu’ils ne présentent qu’un seul candidat pour la coalition dans chaque circonscription; dans ce cas leurs chances de former le prochain gouvernement seraient très bonnes. Ils pourraient aussi s’entendre pour réformer le système électoral avant l’élection suivante pour inclure la proportionnelle et qu’enfin nous ayons un gouvernement qui représente au moins 50% des électeurs, comme la majorité des pays démocratiques.

Mais est-ce qu’on peut compter sur l’abnégation des 2 chefs Mulcair et Trudeau pour faire passer les intérêts du pays avant leurs égos? J’en doute grandement! Je pense que Harper et ses cohortes peuvent dormir tranquille!

« Si vous aviez le choix entre un gouvernement conservateur minoritaire et un gouvernement de coalition NPD-PLC dirigé par Justin Trudeau, lequel choisiriez-vous ? »

Conservateur MAJORITAIRE!!!

Monsieur Harper et son équipe gèrent notre beau et grand pays comme de bons pères de famille et ils méritent toute notre confiance pour les prochaines élections.

Trudeau avec Mulcair nous coûteraient ensemble beaucoup trop cher et nous perdrions en moins d’un an tous les avantages que nous ont procurés l’administration Harper .

Mais au Québec, ce sont les intentions, les émotions et l’enflure verbale qui sont plus importants que les faits, les résultats et la raison…d’où la haine irrationnelle envers notre Premier Ministre National, Monsieur Harper.

Francois faites-vous une faveur… Lisez: » La sociale-démocratie 2.0: Le Québec comparé aux pays scandinaves. » par Stéphane Paquin et Pier-Luc Lévesque. (2014)

J’en suis qu’au 1er chapitre et j’ai déjà dû RÉ-AJUSTER mes propres opinions sur la gauche, la droite, le libéralisme et le progressivisme…. Comme quoi, il est toujours intéressant d’apprendre… à moins d’avoir déjà la tête pleine ….

La Sociale-Démocratie contemporaine a évolué; Elle n’est plus ce que vous et moi avons appris. Je suis certain que la RENTABILITÉ et le Succès économique de ces pays doivent vous interpeler…

Avez-Vous, encore, le goût d’apprendre ? Vous serez surpris de retrouver plusieurs des valeurs que vous prôner chez ces Nordiques !!!!

J’achète votre suggestion, si le Québec fait des réforme dans le sens des pays scandinaves, je serai très heureux. Mais si de telles réformes devaient être suggérées, je connais plusieurs personnes qui vont les décrire comme du néolibéralisme. Je me souviens d’une chronique de Pierre Duhamel qui mentionnait que l’un des principes qui gouvernenait les politiques publiques dans ces pays était de combattre les monopoles (privés ou publics), c’est pourquoi on favorise la présence du secteur privé dans le secteur de la santé. Imaginez un gouvernement québécois qui introduit une telle réforme au Québec, on va sortir Tatcher de sa tombe!

Il faut vraiment sortir de la radicalisation gauche-droite. La lecture de cet ouvrage m’a ouvert les yeux sur les ajustements qui doivent être faits dans le contexte actuel de la mondialisation.

Que l’on approuve ou non ces nouvelles règles imposées par la dérèglementations des marchés financiers, les ajustements que les pays scandinaves ont fait pour s’adapter, tout en réussisant à se protéger des inégalités croissantes qui sévissent dans la plupart des autres pays, sont remarquables…

Cela prouve qu’il n’est pas automatique d’opposer croissance économique et justice sociale. Bien sûr que prise à la pièce, certaines mesures puissent fair sourciller les radicaux… Et voir Harper picorer ces mesures sans instaurer leurs contreparties est peut-être désolants…

Ce livre nous donne des pistes de solutions tout en illustrant les différences entre le Canada, le Québec et ces pays nordiques…

Une solution n’a pas à être à 100% parfaite pour être envisageable….. Par le passé, certains faiseurs d’opinion se sont amusés à annoncer la fin du modèle social-démocrate scandinave en évoquant les mesures pro-entrepreneuriales adoptées par ces pays… C’était bien mal connaitre la culture de CONCERTATION que ces pays ont réussis à promouvoir…

Ici, c’est plutôt la CONFRONTATION que les faiseurs d’opinion s’avilisent à propager. On se demande pourquoi…

Mon SOUHAIT pour le Nouvel An serait que notre « famille » de commentateur partage les connaissances qu’elle aurait acquise à l’étude de ce modèle de mieux-vivre économique…

Je vous jure, sans être parfait, c’est fascinant… JOYEUSES FÊTES…

Pour se débarrasser du Parti conservation une Coalition NPG/Libéral pourquoi pas ! Bien des démocraties et notamment dans les pays scandinaves sont gouvernés par une coalition qui présente des avantages significatifs pour des électeurs. Car au lieu de concentrer les pouvoirs dans les seules mains du PM, une coalition doit tenir compte de l’opinion des électeurs et ce tout au long du mandat.