Les promesses des partis à la loupe
Élections 2018

Les promesses des partis à la loupe

L’actualité a compilé l’ensemble des engagements des principaux partis et vous les présente dans un seul et même document avec un objectif : vous aider à faire un choix éclairé le jour du vote, le 1er octobre.

Les caravanes électorales s’apprêtent à rentrer au garage, après bientôt 39 jours de campagne. Au-delà des anecdotes sur les candidats et des inévitables gaffes de campagne, les partis politiques ont proposé des dizaines d’engagements pour tenter de séduire les électeurs et esquisser les contours d’un éventuel mandat au provincial.

Les voici.

L’actualité a compilé ici (presque) toutes les promesses des partis, sous différents thèmes, afin de vous aider à faire un choix éclairé le jour du vote, le 1er octobre. Nous ne portons aucun jugement sur les idées. Nous vous les présentons en vrac, sans flaflas. C’est la version minimaliste, pour tout voir. À vous d’évaluer ce qui vous plaît.

Évidemment, il ne s’agit que de l’offre des quatre principaux partis représentés à l’Assemblée nationale — et qui ont le plus de chances de faire élire de nouveau des députés. Notre capacité humaine et la longueur d’un dossier ayant des limites, nous vous invitons à aller fouiner sur les sites Internet des autres formations, comme le Parti vert, le NPD-Québec ou encore le Parti conservateur du Québec, si vous avez envie d’élargir vos horizons.

Sans plus attendre, place aux idées.

(NDLR : Nous avons tiré au hasard l’ordre de présentation des quatre partis, que nous avons répété pour chaque thème afin de faciliter la compréhension.)

 

Santé

 

Coalition Avenir Québec

  • Modifier le mode de rémunération des médecins de famille afin d’assurer à tous les Québécois une consultation en moins de 36 heures — par un médecin ou une infirmière praticienne.
  • Améliorer l’accès aux soins le soir et la fin de semaine dans les CLSC, les groupes de médecine familiale et les cliniques du réseau. Offrir la possibilité de prendre rendez-vous avec un médecin de famille par Internet.
  • Renégocier l’entente avec les médecins spécialistes pour rétablir leur rémunération à un niveau « raisonnable ».
  • Offrir la gratuité pour les deux premières heures de stationnement à l’hôpital et un prix plafond qui se situe entre 7 $ et 10 $ par jour, selon les régions.
  • Augmenter le nombre d’infirmières à temps complet, abolir les heures supplémentaires obligatoires, revoir le rapport du nombre de patients par infirmière et déployer des infirmières praticiennes spécialisées.
  • S’attaquer au problème du surdiagnostic médical ainsi qu’à la surconsommation de médicaments.
  • Encourager les saines habitudes de vie afin de lutter contre l’augmentation du taux d’obésité et des maladies chroniques.

Parti libéral du Québec

  • Rendre le stationnement gratuit pour les patients atteints de maladies chroniques ou nécessitant des traitements réguliers, comme les personnes qui reçoivent des traitements d’hémodialyse. Les deux premières heures de stationnement à l’hôpital seraient gratuites. Les tarifs de stationnement des hôpitaux seraient limités à 7 $ par jour. Les tarifs de certains hôpitaux qui sont actuellement à moins de 7 $ ne pourraient pas être augmentés.
  • Soutenir près de 10 000 enfants handicapés de plus grâce à un programme d’aide financière intermédiaire.
  • Offrir aux enfants handicapés inaptes à l’emploi un revenu de base dès l’âge de 18 ans.
  • Ajouter 1 000 places en centre de jour pour les familles vivant avec une personne handicapée et créer 2 000 nouvelles places de répit avec l’ensemble des acteurs du réseau, dans chaque région du Québec.
  • Offrir le Programme de soutien d’aide aux familles à quelque 1 800 foyers en attente de soutien. Toutes les familles admissibles recevraient près de 300 $ de plus par année.
  • Augmenter l’offre de soins à domicile en investissant 200 M$ supplémentaires annuellement pour ajouter du personnel dans ce secteur.
  • Promouvoir massivement le métier de préposé aux bénéficiaires et mettre en place un programme de formation en alternance travail-études dans toutes les régions du Québec.
  • Poursuivre le déploiement et l’embauche de 2 000 infirmières praticiennes spécialisées d’ici 2024-2025. Travailler avec les ordres professionnels pour assouplir les règles encadrant leur pratique et encourager partout au Québec le lancement d’initiatives inspirées du projet Archimède, afin d’augmenter la prise en charge de patients par des groupes de médecine familiale et de permettre une collaboration accrue des infirmières praticiennes spécialisées.
  • Prolonger jusqu’à 16 ans la couverture des soins dentaires pour les enfants.
  • Offrir à chaque famille une deuxième carte d’assurance maladie pour les enfants de moins de 14 ans.
  • Permettre aux pharmaciens d’administrer des vaccins ou d’offrir des services-conseils élargis.
  • Améliorer l’accès aux soins de première ligne par l’ajout de 25 supercliniques, ouvertes sept jours sur sept, 12 heures par jour.

Parti québécois

  • Imposer un gel de la rémunération des médecins.
  • Donner davantage d’autonomie aux 200 000 professionnels de la santé.
  • Garantir un accès de proximité à une infirmière spécialisée dans chaque CLSC jusqu’à 21 h, sept jours sur sept.
  • Étendre à l’ensemble du Québec le modèle des cliniques sans médecin en permettant aux infirmières praticiennes spécialisées d’y exercer de façon autonome.
  • Rétablir la gratuité pour le premier cycle de fécondation in vitro.
  • Augmenter le soutien à domicile d’au moins 100 M$ par année pendant cinq ans.

Québec solidaire

  • Rendre obligatoire l’évaluation d’impact sur la santé (EIS) d’activités comme l’exploitation des hydrocarbures et des mines à ciel ouvert, et en publier les résultats.
  • Assurer des soins de santé et des services sociaux de proximité, 24 heures sur 24, grâce à des cliniques multidisciplinaires comprenant les CLSC renforcés, un soutien à domicile élargi, un médecin de famille pour chaque personne, une sage-femme pour les femmes qui le désirent et un meilleur accès aux soins psychiatriques.
  • Cesser de recourir au secteur privé.
  • Cesser de transférer le personnel professionnel des CLSC vers les groupes de médecine familiale (GMF).
  • Instaurer une assurance dentaire publique et universelle.
  • Augmenter le financement des CLSC.
  • Modifier les structures actuelles au profit d’organisations plus petites pour permettre plus d’autonomie régionale.
  • Réduire le salaire des médecins et réviser le mode de rémunération afin d’aller vers une formule mixte de salariat et de rémunération à l’acte dans une moindre proportion. Remplacer le statut de travailleur autonome par celui d’employé pour les médecins exerçant dans le réseau de la santé.
  • Rendre les données sur la pratique médicale accessibles au Collège des médecins, aux chercheurs et aux journalistes.
  • Créer un Régime d’assurance médicaments public et universel (RAMPU).
  • Mettre sur pied Pharma-Québec, un pôle public d’achat groupé, de production de médicaments génériques, de recherche et d’innovation pharmaceutiques.

 

Éducation

 

Coalition Avenir Québec

  • Offrir la prématernelle quatre ans universelle et gratuite (mais non obligatoire), ce qui aiderait à dépister les troubles d’apprentissage et à démocratiser l’accès à des ressources spécialisées pour les enfants en difficulté.
  • Ajouter des orthopédagogues, des orthophonistes, des psychoéducateurs et d’autres professionnels pour le dépistage et l’accompagnement d’enfants ayant des difficultés d’apprentissage, des handicaps ou des retards de développement.
  • Remettre à niveau le parc immobilier scolaire. Chaque nouvelle école à bâtir devrait faire l’objet d’un concours d’architecture.
  • De 10 à 20 écoles ferment chaque année au Québec. Tout mettre œuvre pour garder les écoles de village ouvertes et pour contrer leur dévitalisation.
  • Abolir les élections scolaires et les commissions scolaires, qui seront transformées en centres de services aux écoles pour donner plus de pouvoirs à ceux qui s’occupent directement des enfants : les directions d’école, les enseignants, les professionnels, le personnel de soutien et les parents.
  • Assurer un minimum de deux périodes de récréation par jour, d’au moins 20 minutes, dans toutes les écoles primaires.
  • Ajouter une heure d’activité parascolaire par jour pour offrir aux élèves plus de sports, d’activités culturelles et d’aide aux devoirs.
  • Réviser le mode de financement pour assurer l’avenir des cégeps et mettre en place des mesures incitatives pour attirer les jeunes vers la formation continue. Les Centres collégiaux de transferts technologiques seront mis à contribution pour faire des cégeps de véritables pôles de développement économique.
  • Multiplier les programmes études-travail.
  • Donner un meilleur salaire de départ aux enseignants — abolir les six premiers échelons —, offrir un programme de mentorat efficace, davantage d’autonomie professionnelle et une meilleure formation continue.
  • Favoriser l’arrimage entre la recherche universitaire et les entreprises innovantes.

Parti libéral du Québec

  • Élaborer une stratégie nationale de prévention et de lutte contre les problèmes de santé mentale et instaurer des équipes volantes d’experts en santé mentale dans les établissements d’enseignement supérieur du Québec.
  • Déployer le Programme pairs aidants dans tous les établissements collégiaux au Québec pour mieux accompagner les étudiants qui peuvent éprouver des difficultés financières ou dans leurs apprentissages, et ce, dès leur entrée au cégep.
  • Offrir des bourses à l’admission dans les programmes d’études menant à des métiers non traditionnels et mettre en place une campagne nationale de promotion de ces métiers.
  • Réviser et rehausser la formation initiale des étudiants au baccalauréat en enseignement. Créer un examen national de maîtrise du français qui remplacera l’actuel examen du TECFÉE.
  • Créer un institut national d’excellence en éducation pour élaborer de meilleures pratiques pédagogiques, les faire partager facilement et mieux diffuser les résultats issus de la recherche.
  • Améliorer les conditions de travail des enseignants en début de carrière en éliminant les six premiers échelons salariaux.
  • Poursuivre le chantier de rénovation des écoles, amorcé au printemps 2016, afin d’éliminer toutes les écoles vétustes du Québec d’ici 2030. Faire de tous les projets d’agrandissement ou de construction d’écoles des Lab-Écoles : ces écoles offriraient un environnement stimulant et propice à l’apprentissage autant pour les enseignants que pour les enfants et les parents.
  • Favoriser l’usage de la programmation informatique et du codage à des fins pédagogiques dans la majorité des écoles primaires et secondaires, publiques et privées, d’ici l’année scolaire 2020-2021.
  • Munir toutes les écoles primaires du Québec d’un gymnase d’ici quatre ans. Les élèves du primaire bougeraient 60 minutes par jour pour acquérir de saines habitudes de vie. Les examens d’éducation physique au primaire seraient abolis.
  • Ajouter, en plus de l’enseignant, une deuxième personne aux classes préscolaires et en 1re année du primaire pour accompagner les enfants (ex. : deuxième enseignant, technicien en éducation spécialisée, orthopédagogue, orthophoniste, psychologue, etc.).
  • Instaurer le cours d’anglais intensif plus rapidement en 5et 6année du primaire pour favoriser la maîtrise d’une langue seconde chez les enfants.
  • Abolir les frais de scolarité pour l’ensemble des étudiants inscrits dans une formation technique à temps partiel menant à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC).
  • Accorder 12 M$ sur quatre ans aux établissements d’enseignement pour attirer des jeunes et des adultes en formation professionnelle et en formation technique en région.

Parti québécois

  • Assurer une compensation pour un stage obligatoire.
  • Mettre graduellement en place la gratuité scolaire.
  • Adopter un projet de loi établissant un bouclier de protection budgétaire pour les services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse.
  • Lancer une grande décennie de l’alphabétisation.
  • Demander à chaque école d’offrir aux parents la possibilité d’obtenir directement les fournitures scolaires.

Québec solidaire

  • Éliminer tous les frais scolaires facturés dans les établissements publics, du préscolaire jusqu’à l’université, pour atteindre la pleine gratuité en cinq ans.
  • Bonifier les ressources des écoles en milieux défavorisés et les programmes de soutien alimentaire.
  • Améliorer le système d’aide financière aux études et la rémunération des stages.
  • Réduire le nombre d’élèves par classe, notamment au secondaire.
  • Adopter une stratégie nationale pour contrer l’analphabétisme.
  • Établir, avec le milieu éducatif, une stratégie nationale pour limiter le décrochage des jeunes enseignants.
  • Transférer graduellement au réseau public les subventions données aux écoles privées et permettra à ces écoles de s’intégrer au réseau public avec leur personnel.
  • Rénover et entretenir les écoles publiques en accordant la priorité à la santé et à la sécurité du personnel et des élèves. Revoir le mécanisme d’attribution des contrats pour la construction de nouvelles écoles afin de favoriser une architecture innovatrice, accueillante et stimulante.
  • Éduquer les élèves aux rapports égalitaires.
  • Mettre sur pied un programme d’histoire du Québec actualisé qui intégrerait celle des autochtones et des nombreux groupes ethnoculturels de notre société.
  • Créer des bourses pour inciter les étudiants des grands centres à étudier en région.

 

Famille

 

Coalition Avenir Québec

  • Instaurer une allocation famille bonifiée : un programme de 763 M$ pour offrir jusqu’à 2 400 $ par année, non imposable, par enfant.
  • Uniformiser les taxes scolaires au niveau le plus bas partout au Québec. À la clé, une baisse du fardeau fiscal de 700 M$ par année.
  • Retourner au tarif unique en garderie.
  • Ajouter des places en CPE.
  • Moderniser le droit de la famille pour refléter les nouvelles réalités des parents et pour protéger davantage les intérêts de l’enfant.
  • Accorder plus de flexibilité et de temps pour le congé parental, sans augmenter les cotisations des travailleurs et des entreprises.
  • Donner plus de pouvoirs et de moyens pour protéger les enfants victimes de violence physique et psychologique.
  • Augmenter le soutien de l’État pour les parents d’enfants lourdement handicapés.
  • Retirer les pensions alimentaires du calcul de l’aide sociale et de l’aide aux études.

Parti libéral du Québec

  • Modifier le Régime québécois d’assurance parentale afin de permettre aux nouveaux parents de revenir au travail 10 jours plus tôt et de garder en réserve ces congés payés pour les utiliser plus tard. Les laisser choisir de morceler leur congé parental et de l’étaler sur deux ans.
  • Rendre les services éducatifs pour les enfants de quatre ans gratuits, qu’ils soient inscrits à la maternelle quatre ans ou en service de garde.
  • Intégrer les services de garde éducatifs à l’enfance au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour maximiser la coordination entre les deux réseaux et favoriser la réussite des enfants.

Parti québécois

  • Offrir 26 800 nouvelles places en CPE pour atteindre l’objectif initial de « un enfant, une place ».
  • Donner deux semaines de plus de congé parental aux pères.
  • Rétablir un tarif unique dans les CPE et les services de garde déjà subventionnés, soit 8,05 $ pour le premier enfant, 4 $ pour le deuxième enfant et gratuit pour le troisième et les suivants.
  • Offrir un service de repas à prix modique dans les écoles primaires du Québec, en commençant par les milieux défavorisés.

Québec solidaire

  • Rendre les services de garde gratuits et accessibles.
  • Assurer un régime universel d’allocations familiales.
  • Exclure les pensions alimentaires pour enfants des revenus considérés dans le calcul de diverses formes d’aide financière.
  • Accorder quatre semaines de vacances annuelles après un an de service continu, une demi-journée de maladie payée par mois et cinq congés payés pour responsabilité familiale sur les 10 journées prévues par la loi.
  • Offrir deux congés payés de plus pour la Journée internationale des femmes (8 mars) et la Journée internationale des travailleurs (1er mai).

 

Aînés

 

Coalition Avenir Québec

  • Mettre en place un plan de lutte contre l’isolement des aînés et des mesures de gériatrie sociale pour améliorer leur qualité de vie.
  • Bonifier le crédit d’impôt aux proches aidants et déployer une première politique des proches aidants afin de reconnaître leur contribution.
  • Bonifier les soins à domicile et permettre aux aînés de demeurer plus longtemps à la maison.
  • Embaucher du personnel supplémentaire en CLSC pour offrir des services d’aide à la vie domestique (repas, soins d’hygiène, ménage…).
  • Donner deux bains par semaine en CHSLD.
  • Accorder plus de budget pour offrir des repas de qualité, plus de soins pour les résidents hébergés et des installations rénovées.
  • Créer des Maisons des aînés, plus agréables et à échelle humaine.
  • Mettre en place une nouvelle protection pour les aînés atteints de troubles cognitifs, comme l’alzheimer, sur le modèle de l’alerte Amber pour les enfants.
  • Renforcer la loi obligeant les prestataires de services de santé à dénoncer les cas de maltraitance envers les aînés dont ils sont témoins dans les hôpitaux, les ressources intermédiaires et les résidences privées pour aînés.
  • Mener une consultation publique sur la possibilité d’élargir l’aide médicale à mourir aux personnes atteintes de certaines maladies, comme l’alzheimer.

Parti libéral du Québec

  • Diminuer le coût des travaux de rénovation pour l’accueil d’un aîné par sa famille, grâce à un nouveau crédit d’impôt pouvant atteindre 2 400 $.
  • Développer à travers le Québec différentes formes de services de répit pour les aînés et les adultes souffrant de maladies graves.
  • Déployer des services d’entraide pour offrir un meilleur soutien, incluant de l’aide psychologique, aux proches aidants, de concert avec les organismes présents sur le terrain.
  • Élaborer un plan d’action gouvernemental sur la proche aidance, après avoir réuni dès la première année tous les acteurs liés à la proche aidance lors d’un forum national.
  • Rendre le stationnement gratuit pour les visiteurs des aînés hébergés en CHSLD.
  • Développer 1 500 nouvelles places d’hébergement en CHSLD (500 de ces places seraient réservées pour les personnes de moins de 65 ans qui doivent vivre en CHSLD).
  • Soutenir le déploiement à travers le Québec d’une ligne d’écoute pour les aînés.
  • Donner un accès gratuit à des soins dentaires de base pour les aînés recevant le supplément de revenu garanti.
  • Bonifier d’un maximum de 200 $ la valeur du crédit d’impôt, en raison de l’âge (à partir de 70 ans), pour un maximum de 670 $.

Parti québécois

  • Offrir de meilleures conditions de vie aux résidents des CHSLD en assurant leur climatisation d’ici 2019 et en ajoutant 200 M$ à leur rénovation.
  • Assurer un financement adéquat privilégiant l’autonomie.
  • Mettre en place une politique pour les proches aidants, contenant notamment 8 heures de répit par semaine.

Québec solidaire

Aucune mesure précise

 

Transports

 

Coalition Avenir Québec

  • Réserver une enveloppe de 10 milliards de dollars pour réaliser un plan de décongestion  de Montréal et ses banlieues d’ici 2030.
  • Mettre en chantier dès le premier mandat d’un troisième lien entre Québec et Lévis.
  • Augmenter l’offre de stationnements incitatifs et soutenir le covoiturage.
  • Créer une filière industrielle et technologique dans les composantes du transport électrique.
  • Sécuriser la route 117 en Abitibi et l’autoroute 50 en Outaouais.
  • Mettre en place un système efficace pour assurer le transport des personnes et des marchandises sur l’ensemble du territoire, notamment en milieu rural.

Parti libéral du Québec

  • Rendre les transports en commun gratuits pour les étudiants à temps plein, de même que les aînées.
  • Instaurer le « Passeport mobilité », une application et une carte d’accès universelle pour permettre à un usager d’utiliser tous les services de transport durables du Québec (autobus, métro, trains, taxis, auto-partage, vélo-partage).
  • Interpeller la Caisse de dépôt et placement du Québec afin d’étudier un possible prolongement du REM vers Mirabel.
  • Implanter le projet de troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis.
  • Soutenir le Réseau structurant de transport en commun de la ville de Québec et le projet de transport collectif de la ville de Lévis.
  • Compléter les études préliminaires pour le prolongement de l’autoroute 40.

Parti québécois

  • Réduire les tarifs de transports en commun de 60 % aux heures hors pointe.
  • Développer une application de pairage pour faciliter la rencontre entre conducteurs et passagers voulant covoiturer.
  • Instaurer une prime incitative aux chauffeurs et passagers, de 4 $ par trajet de covoiturage aux heures de pointe.
  • Créer des corridors dédiés au covoiturage et des stationnements gratuits dédiés aux covoitureurs.
  • Mettre fin au REM de la Caisse de dépôt et déployer un nouveau plan de transport, le Grand déblocage, pour la région de Montréal.

Québec solidaire

  • Augmenter et électrifier le transport collectif, puis le rendre gratuit en 10 ans.
  • Diminuer les tarifs du transport collectif de 50 %.
  • Développer le transport actif comme les pistes cyclables.
  • Améliorer le transport intermunicipal en région. Nationaliser les entreprises de transports interurbain.
  • Soutenir le transport des marchandises par voie ferrée et par voie navigable.

 

Économie et fiscalité

 

Coalition Avenir Québec

  • Limiter toute hausse de taxes ou de tarifs pour les services gouvernementaux.
  • Rembourser la dette (paiement de 10 milliards de dollars d’ici avril 2019) et poursuivre les cotisations au Fonds des générations.
  • Mettre en place une politique de soutien aux entreprises adaptée aux nouvelles réalités, pour stimuler l’investissement, l’innovation et la création d’emplois bien payés.
  • Donner un nouveau mandat à Investissement Québec afin de stimuler les investissements privés et attirer des capitaux étrangers.
  • Alléger la bureaucratie pour les entrepreneurs et les travailleurs autonomes.
  • Créer de nouveaux secteurs technologiques et industriels grâce à la création de zones d’innovation.
  • Favoriser la création d’entreprises québécoises dans les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle, les télécommunications et les sciences de la vie.
  • Tout mettre en œuvre pour tirer profit du fleuve Saint-Laurent : tourisme de croisière, cabotage pour le transport de marchandises, installations portuaires, pôles logistiques, etc.
  • Encourager la participation au marché du travail le plus longtemps possible. Mettre en place des incitatifs fiscaux pour les travailleurs âgés.
  • Offrir un meilleur soutien pour les personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi par le biais des organismes communautaires concernés.
  • Réduire l’accès aux jeux de hasard dans les milieux défavorisés, tout en déployant une stratégie de sensibilisation et de prévention pour lutter contre le jeu compulsif.
  • Donner plus de pouvoirs et d’autonomie aux régions en transférant 5000 postes de fonctionnaires, en stimulant les investissements, l’entrepreneuriat et le développement.
  • Implanter l’Internet haute vitesse et la couverture cellulaire sur l’ensemble du territoire habité.

Parti libéral du Québec

  • Rendre plus attrayante la participation des aînés au marché du travail. Une personne retraitée pourrait bénéficier davantage de son revenu d’emploi en suspendant sa rente ou en la reportant jusqu’à 75 ans.
  • Bonifier de 1 000 $ le crédit d’impôt pour les travailleurs d’expérience qui souhaitent demeurer à l’emploi, portant la valeur de ce crédit d’impôt à 1 800 $ et redonner aux aînés de 65 ans et plus 150 $ de plus par année.
  • Augmenter le montant maximal du programme Allocation-logement de 150 $ par année pour les aînés et les familles à faible revenu, gagnant moins de 17 000 $ et consacrant au moins 30 % de leurs revenus au logement.
  • Augmenter de 1 000 $ par année le plafond du crédit d’impôt pour maintien à domicile pour les aînés de 70 ans et plus ayant un revenu de 57 000 $ et moins.
  • Bonifier le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation en portant à 1 000 $, soit 250 $ de plus qu’actuellement, le crédit d’impôt maximal pour les premiers acheteurs annoncé dans le dernier budget. Le plafond des dépenses admissibles passera de 5 000 $ à 6 667 $.
  • Bonifier de 80 M$ l’enveloppe dédiée au développement de l’écosystème en intelligence artificielle. Investir 20 M$ pour la création de chaires sectorielles d’excellence sur les applications de l’intelligence artificielle dans certains secteurs de pointe.
  • Créer un chantier de l’économie collaborative pour accompagner les entreprises et mettre en place un cadre unique pour clarifier et détailler leurs obligations fiscales, économiques et sociales.
  • Bonifier de 4,5 M$ le Programme de soutien au virage numérique des détaillants.
  • Percevoir la taxe de vente du Québec sur tous les biens corporels provenant de l’étranger et exiger du gouvernement fédéral de compléter la modernisation de ses infrastructures nécessaires.
  • Accorder 15 M$ par année aux MRC pour favoriser l’intégration et la rétention des travailleurs venus d’ailleurs dans nos régions.
  • Maintenir l’équilibre budgétaire et une «gestion prudente et rigoureuse» des finances publiques.

Parti québécois

  • Remettre au cœur du mandat de la Caisse de dépôt et placement du Québec le développement économique du Québec et de ses régions, en y incluant le maintien des sièges sociaux.
  • Exiger 25 % de contenu québécois dans les projets d’infrastructures de la Caisse de Dépôt.
  • Permettre aux employés réunis en coopérative d’égaler toute offre d’achat visant l’entreprise.
  • Créer un registre national détaillé des besoins en main-d’œuvre à partir de la déclaration de revenus des entreprises.
  • Mettre en place un crédit d’impôt pour aider l’implantation du télétravail dans les PME, afin de favoriser la conciliation travail-famille.
  • Hausser graduellement le salaire minimum à 15 $ l’heure.
  • Percevoir une taxe de vente sur les biens et services achetés à l’étranger sur Internet (Netflix, par exemple).

Québec solidaire

  • Modifier la Loi sur les normes du travail pour élargir la définition de personne salariée.
  • Rendre obligatoire le versement d’une indemnité de licenciement
  • Imposer l’affichage sur les lieux de travail des droits et des protections prévus dans la Loi sur les normes de travail.
  • Obliger les employeurs à respecter le droit du personnel de connaître son horaire de travail au moins une semaine à l’avance.
  • Éliminer le droit pour l’employeur d’exiger des heures supplémentaires et donner à toute personne employée le droit de les refuser, sans pénalité ni représailles.
  • Limiter le nombre maximum d’heures supplémentaires à 520 heures par année.
  • Accorder aux personnes salariées le droit de cesser le travail durant la période de repas et de participer à l’organisation du temps de travail afin de trouver des aménagements pour mieux concilier leurs responsabilités professionnelles et familiales.
  • Mieux encadrer le travail précaire ou à temps partiel et les agences de placement temporaire.
  • Augmenter le salaire minimum à 15 $ l’heure, puis l’indexer chaque année au coût de la vie.
  • Construire de 50 000 logements sociaux écoénergétiques.
  • Créer un Registre national des loyers.
  • Encadrer l’exploitation illégale des résidences de tourisme (location en ligne) du type Airbnb.
  • Mener un projet-pilote de revenu minimum garanti dans plusieurs municipalités ayant une proportion importante de ménages à faible revenu et remplacer, à terme, les prestations d’aide sociale par un revenu minimum garanti et inconditionnel couvrant les besoins de base.
  • Augmenter fortement les prestations d’aide sociale dès sa première année de mandat.
  • Adopter des mesures, notamment fiscales, pour empêcher des personnes physiques ou morales de posséder trop de propriétés.
  • Revoir le rôle de la Caisse de dépôt et placement Québec pour soutenir un développement économique fondé sur des valeurs sociales et environnementales et sur la création d’emplois. Augmenter la représentation citoyenne à son conseil d’administration. Plafonner la rémunération de la haute direction des entreprises québécoises dont elle est actionnaire et où elle nomme des membres du conseil d’administration. Retirer ses investissements de secteurs comme l’armement et les énergies fossiles. Consacrer plus de 5 % de ses placements à des initiatives de transition écologique comme l’électrification des transports. Exiger que les entreprises dans lesquelles elle investit des sommes importantes cessent d’avoir recours aux paradis fiscaux.
  • Assurer à Investissement Québec le budget nécessaire pour soutenir efficacement les nouvelles entreprises, en particulier les PME, les coopératives et les entités d’économie sociale.
  • Rétablir des conseils régionaux de développement (CRD) où siégeront des membres des conseils municipaux locaux, des citoyennes et citoyens ainsi que des personnes de la société civile. Doter chaque CRD d’un fonds de développement économique qu’il pourra investir, selon les priorités locales, dans des entreprises qui redynamiseront le tissu social et économique de la région.
  • Favoriser l’émergence d’entreprises autogérées et socialisées.
  • Soumettre tout grand projet de développement économique à une analyse différenciée selon les sexes, incluant une analyse des impacts sur le tissu social local.
  • Créer une banque publique qui fournira des services aux institutions publiques, et en proposera aux ménages et aux entreprises.
  • Réglementer le secteur bancaire, public et privé, pour interdire la spéculation sur les devises, et contrôler les frais bancaires. Plafonner les revenus et les primes versés aux administrateurs et aux traders dans le système bancaire et financier.
  • Encadrer les activités de l’économie du partage. Rétablir l’équité de traitement dans l’industrie du taxi. Obliger Uber Québec à se conformer à la Loi concernant les services de transport par taxi et moderniser cette loi pour l’adapter aux nouvelles réalités du transport urbain.
  • Ajouter des paliers d’imposition tenant mieux compte des différences de revenu.
  • Réviser l’impôt des entreprises et rétablir la taxe sur le capital des sociétés financières.
  • Nationaliser la distribution Internet pour en réduire le prix et pour assurer un accès haute vitesse à toutes les régions.

 

Agriculture et ressources naturelles

 

Coalition Avenir Québec

  • Encourager la transformation des ressources naturelles dans la région où elles sont exploitées.
  • Créer des partenariats avec nos voisins immédiats et les États du nord‑est de l’Amérique pour augmenter nos exportations d’électricité.
  • Favoriser l’exploitation responsable de nos ressources naturelles aussi bien dans le domaine de l’énergie que dans le domaine minier. Interdire l’utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploitation des hydrocarbures dans les secteurs où il y a une forte densité de population ou une absence d’acceptabilité sociale.
  • Créer un fonds de 50 M$ comme levier pour augmenter les investissements privés en agriculture.
  • Investir en innovation, diversification des activités et développement des entreprises de transformation alimentaire.
  • Mettre en évidence les produits locaux dans nos épiceries et dans nos institutions. Nos écoles, hôpitaux, centres d’hébergement et autres organismes gouvernementaux devraient s’approvisionner d’abord et avant tout auprès des producteurs d’ici afin d’assurer la qualité et la fraîcheur des repas servis.
  • Soutenir les agriculteurs et restaurateurs pour renforcer la position du Québec comme destination gastronomique en Amérique du Nord, en valorisant nos produits du terroir, nos marchés publics et nos foires agricoles.
  • Rendre le transfert de terres et des fermes plus faciles. Il est prioritaire de faciliter les transferts agricoles pour assurer la relève de ce secteur important de l’économie.
  • Ramener la taxe foncière à un niveau compétitif pour les agriculteurs.
  • Défendre l’intégrité de la gestion de l’offre de même que les programmes de protection du revenu.
  • Permettre une meilleure prévisibilité (au moins trois ans) pour les droits de coupe forestiers.
  • Mettre sur pied des programmes de soutien à la production forestière et une concertation avec le milieu pour établir les meilleures stratégies et les lieux de coupe.
  • Offrir un environnement législatif, réglementaire et tarifaire stable pour les mines.
  • Réduire des délais pour démarrer un projet de mine en tenant compte des mêmes conditions environnementales.
  • Réaménager les sommes recueillies par les baux de villégiature pour maintenir les chemins forestiers principaux, non seulement sur les zecs, mais sur l’ensemble du territoire.
  • Baisser les coûts des permis de chasse et de pêche.

Parti libéral du Québec

  • Défendre la gestion de l’offre dans le cadre des négociations d’ententes internationales afin de protéger notre modèle de fermes familiales.
  • Réviser les programmes de la Financière agricole pour qu’ils prennent mieux en considération les intempéries naturelles.
  • Limiter l’achat de terres agricoles par des fonds d’investissement à 100 hectares par année pour freiner la spéculation.
  • Moderniser la Loi sur la protection des territoires et des activités agricoles pour la rendre plus simple et plus efficace.

Parti québécois

  • Défendre la gestion de l’offre.
  • Installer en région les ministères des Pêches, de la Faune, des Mines, des Forêts et de l’Agriculture.
  • Modifier les paramètres du Fonds d’investissement pour la relève agricole, pour le rendre plus accessible, plus généreux et plus audacieux.
  • Augmenter à au moins 50 % la proportion d’aliments du Québec dans les assiettes de nos institutions publiques.
  • Déplafonner le Programme de crédit de taxes foncières agricoles.
  • Mettre sur pied un bureau de coordination pour les travailleurs étrangers, pour rendre la main‑d’œuvre plus accessible.
  • Adopter une loi visant à contrer l’accaparement des terres agricoles.
  • Accélérer le traitement des dossiers à la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).
  • Rendre gratuit le permis d’initiation à la chasse.
  • Rendre gratuit le permis de pêche pour les moins de 18 ans. Diminuer de 20 % le prix des permis de pêche.
  • Mettre en place une stratégie nationale pour limiter les coûts des rampes de mise à l’eau.

Québec solidaire

  • Permettre une occupation équilibrée et équitable du territoire en établissant un mécanisme pour stabiliser le prix des propriétés selon leur valeur réelle et non leur valeur spéculative.
  • Mettre sur pied une Agence de propriété foncière communautaire chargée de faciliter et de coordonner les actions de fiducies foncières communautaires, locales ou régionales, et donner à ces fiducies le rôle d’acheter ou de recevoir en don des terres, terrains ou immeubles et d’administrer les logements ou les entreprises auxquels serviront ces propriétés.
  • Assurer que la deuxième et la troisième transformation s’effectuent au Québec, d’abord dans les régions où les ressources sont extraites.
  • Éliminer la suprématie de la Loi sur les mines et accorder aux collectivités concernées un droit de veto sur les permis miniers.
  • Exiger la création d’une réserve financière adéquate pour restaurer les sites d’extraction.
  • Planifier les coupes forestières pour qu’elles soient compatibles avec les autres usages de la forêt. 

 

Immigration et identité

 

Coalition Avenir Québec

  • Interdire le port de signes religieux au personnel en position d’autorité, ce qui inclut les enseignants.
  • Améliorer la reconnaissance des diplômes étrangers et rendre l’évaluation des compétences plus rapide et flexible.
  • Réduire temporairement de 20 % le nombre de nouveaux arrivants afin de refléter notre capacité d’accueil et d’intégration. Exiger un examen de français et de valeurs au bout de trois ans. En cas d’échec, une année supplémentaire sera accordée. En cas d’échec, le Québec n’accordera pas le Certificat de sélection qui permet de devenir citoyen canadien.
  • Rendre La francisation obligatoire et gratuite pour tout nouvel arrivant qui désire obtenir un Certificat de sélection.
  • Renforcer l’Office de la langue française afin de coordonner un vigoureux effort de francisation au Québec.
  • Créer un poste de commissaire à la langue française pour recevoir les plaintes du public et présenter des recommandations visant à assurer le statut du français comme langue commune au Québec.

Parti libéral du Québec

  • Investir 10 M$ par année de plus pour bonifier les services de francisation en entreprise offerts par les commissions scolaires et les organismes œuvrant en francisation.
  • Maintenir les seuils actuels d’immigration.

Parti québécois

  • Assurer une connaissance du français au point d’entrée pour les futurs immigrants et s’assurer d’une connaissance convenable du français chez les finissants du cégep et de des universités anglophones.
  • S’assurer d’une reconnaissance des acquis et de l’éducation des nouveaux arrivants.
  • Bonifier les programmes d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles.
  • Demander au Vérificateur général le mandat d’évaluer le seuil d’immigration du Québec et faire des recommandations.
  • Mettre sur pied un service d’envoi de CV anonyme dans la fonction publique pour éviter toute discrimination.
  • Adopter une loi 202 qui regroupera l’ensemble des positions linguistiques du parti, incluant les mesures d’accueil, d’intégration et de francisation.
  • Mettre un cran d’arrêt à la pratique de nombreux employeurs réclamant la connaissance de l’anglais pour des tâches où cela n’est pas indiqué.
  • Demander que 100 % des futurs immigrants et leur conjoint ne soient admis sur le territoire que s’ils démontrent une bonne connaissance du français, et assurer la francisation des réfugiés dès leur arrivée sur le territoire.
  • Étendre la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés ainsi qu’aux entreprises et aux organismes à charte fédérale.

Québec solidaire

  • Créer une Commission d’enquête sur le racisme systémique et appliquer ses recommandations.
  • Financer davantage les organismes communautaires travaillant avec les personnes immigrantes ou des communautés culturelles.
  • Aider les personnes immigrantes, en particulier les femmes, à apprendre le français, à étudier et à avoir accès au marché du travail.
  • Maintenir des seuils actuels d’immigration.
  • Améliorer le financement de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (CDPDJ).
  • Favoriser l’embauche de personnes de groupes minorisés dans la fonction publique et dans les entreprises privées employant 50 personnes et plus qui bénéficient de contrats ou de subventions du gouvernement.
  • Faciliter la mise à niveau des connaissances et expériences, et la reconnaissance des diplômes étrangers.
  • Abroger le délai de carence pour l’assurance-maladie et l’aide de dernier recours aux personnes nouvellement arrivées.
  • Élargir la portée de la Charte de la langue française aux entreprises employant 10 personnes et plus et soutenir leur francisation.
  • Interdire le recours aux écoles passerelles.
  • Reconnaître officiellement la Langue des signes québécoise (LSQ) et en faciliter l’usage.

 

Culture

 

Coalition Avenir Québec

  • Assurer plus d’activités culturelles à l’école. Assurer deux sorties culturelles par année pour chaque élève.
  • Allouer cinq millions de dollars de plus par année pour mettre à niveau les bibliothèques scolaires.
  • Favoriser une plus grande diffusion des œuvres de nos artistes, au Québec comme à l’étranger.

Parti libéral du Québec

  • Appliquer le Plan d’action gouvernemental en culture 2018-2023.
  • Élaborer une stratégie de visibilité et de promotion des contenus québécois francophones sur les réseaux numériques.
  • Investir 50,2 M$ à la SODEC et 65,9 M$ au Conseil des arts et des lettres du Québec pour la création, la production et la diffusion.
  • Offrir un accès gratuit aux musées un dimanche par mois à travers toutes les régions du Québec.
  • Réviser les conditions socio-économiques des artistes professionnels et travailleurs culturels.
  • Réviser les deux lois sur le statut de l’artiste et de la Loi sur la SODEC.
  • Doter le Québec d’une stratégie gouvernementale en architecture.

Parti québécois

  • Augmenter de manière significative le budget alloué à la culture.
  • Assurer que les sites de vente en ligne mettent en valeur les œuvres et créations québécoises.
  • Instaurer une politique du prix plancher du livre, pour protéger la diversité de notre littérature et les libraires indépendants.
  • Créer un passeport culturel qui serait remis aux élèves de 3e, de 4e et de 5e secondaire, comprenant un crédit de 50 $, échangeable auprès d’organismes, d’entreprises et d’événements culturels.
  • Aider les médias en forçant l’État à investir de la publicité dans les médias traditionnels.

Québec solidaire

  • Créer le Fonds culturel du Québec qui financerait la culture et assurerait la cohérence des actions des divers ministères et des institutions culturelles publiques par un plan transversal et une répartition équitable entre les régions. Il chapeauterait le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).
  • Interdire la renonciation aux droits moraux sur une œuvre et la cession de droits sans une compensation adéquate pour toute nouvelle publication ou diffusion.
  • Réviser les lois sur le droit d’auteur pour y intégrer la vente et l’achat de livres et d’œuvres numériques.
  • Instaurer un prix réglementé sur le livre.
  • Taxer équitablement les acteurs de l’industrie numérique.
  • Donner à Télé-Québec le mandat de développer pour les enfants une plateforme numérique de qualité au contenu exclusivement québécois.
  • Adopter des mesures immédiates pour apporter un soutien provisoire aux médias d’information durant la période de transition numérique. Organiser des états généraux sur le financement et la pérennité des médias d’information.

 

Environnement

 

Coalition Avenir Québec

  • Exporter davantage d’électricité propre chez nos voisins canadiens et américains pour remplacer la production de gaz, de charbon ou de nucléaire afin d’éliminer l’émission de millions de tonnes de GES.
  • Respecter les grands objectifs de réduction des gaz à effet de serre adoptés par la communauté internationale. Favoriser les innovations technologiques et réglementaires en ce sens.
  • Élaborer une politique nationale de l’architecture et de l’aménagement.
  • Réaménager les villes et les campagnes afin de préserver les paysages, maintenir un patrimoine bâti de qualité et mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent.
  • Moderniser les centres de tri et les normes et règlements afin de valoriser la matière recyclée et éviter l’enfouissement.
  • Faire de Recyc-Québec un acteur de premier plan afin d’atteindre l’objectif de « zéro déchet ».
  • Moderniser le Code national du bâtiment pour encourager l’adoption de produits et techniques ayant une performance énergétique supérieure dans les nouvelles constructions.
  • Protéger de manière adéquate l’écosystème fragile des milieux humides, qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les gaz à effet de serre, la prévention des inondations et la préservation de la faune et de la flore.

Parti libéral du Québec

  • Recycler plus et réduire l’usage du plastique pour diminuer son impact sur l’environnement.
  • Offrir un soutien financier aux municipalités pour déployer une meilleure offre de recyclage par l’installation d’un bac près de chaque poubelle publique.
  • Investir pour moderniser la collecte et les centres de tri, pour qu’ils acceptent d’ici la fin du mandat l’ensemble des types de plastiques, incluant le plastique no 6.
  • Interdire les pailles en plastique dans les bars et les restaurants.
  • Nommer un nouvel inspecteur en chef en environnement qui coordonnerait les actions d’une escouade verte de 300 enquêteurs qui travailleront notamment sur la question des sols contaminés.
  • Donner suite à la Stratégie québécoise de l’eau 2018‑2030 en exigeant une redevance plus élevée des grands consommateurs pour protéger cette ressource collective qui appartient à tous les Québécois.
  • Consacrer 1 % des budgets d’infrastructures du gouvernement du Québec au développement d’infrastructures vertes, incluant l’utilisation du bois comme matériau de construction et des mesures de verdissement urbain afin de réduire l’impact des îlots de chaleur.
  • Bonifier de 1 000 $ le soutien pour l’achat d’un véhicule électrique, portant l’aide totale à 9 000 $ et prévoir les sommes nécessaires pour financer le programme jusqu’en 2020.
  • Augmenter de 200 $ le soutien pour l’achat d’une borne de voiture électrique à domicile avec un rabais atteignant jusqu’à 800 $.

Parti québécois

  • Faire adopter une loi affirmant la primauté de la compétence du Québec en matière d’environnement, et une loi « antidéficit climatique ».
  • Revoir en profondeur les programmes du Fonds vert.
  • Inclure les facteurs environnementaux dans les paramètres des appels d’offres publics et faire obstacle au cycle linéaire « fabriquer, consommer, jeter ».
  • Relancer la Charte du bois.
  • Aucun nouveau projet d’hydrocarbures ne sera autorisé, et les permis d’exploration et d’exploitation seront graduellement retirés.

Québec solidaire

  • Atteindre, d’ici 2050, une réduction de 95 % des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990.
  • Interdire d’explorer ou de produire des énergies fossiles.
  • Rénovation des bâtiments existants et des normes plus ambitieuses pour les nouveaux bâtiments.
  • Nationaliser le développement de l’énergie éolienne.
  • Rapatrier la production hydroélectrique des alumineries et des petits barrages privés.
  • Porter les aires protégées à 20 % du territoire.
  • Encadrer strictement l’utilisation de pesticides.
  • Légiférer sur l’utilisation commerciale de l’eau. Établir un plan pour réduire la consommation d’eau. Adopter une politique d’accès aux cours d’eau pour toute la population. Bannir l’utilisation des compteurs d’eau résidentiels et rendre ces compteurs obligatoires pour les institutions, commerces et industries dans le cadre du système de redevances sur l’utilisation de l’eau.
  • Interdire le transport de déchets nucléaires.
  • Améliorer le tri des matières recyclables à la source.
  • Établir une consigne sur les récipients de verre, de plastique et d’aluminium, et indexer les taux de consigne.
  • Favoriser la captation des biogaz comme source d’énergie dans les sites d’enfouissement.
  • Faire du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) un organisme indépendant relevant de l’Assemblée nationale.

 

Institutions, éthique et justice

 

Coalition Avenir Québec

  • Assurer davantage d’autonomie pour le Québec à l’intérieur du Canada, avec l’objectif d’une reconnaissance constitutionnelle pleine et entière en tant que nation.
  • Exiger un bilinguisme obligatoire à la Cour suprême du Canada. S’assurer que les nominations de juges québécois à la Cour suprême se fassent à la suite d’une proposition de l’Assemblée nationale.
  • Mettre en place, avec le fédéral, une seule déclaration de revenus à remplir pour les deux ordres de gouvernement, administrée par Québec.
  • Adopter une loi encadrant les nominations des titulaires d’emplois supérieurs afin d’éviter que ceux-ci soient nommés en fonction de leur affiliation politique.
  • Nommer le patron de l’UPAC avec l’appui aux deux tiers de l’Assemblée nationale. Cette fonction névralgique doit jouir d’une pleine indépendance face aux pouvoirs politiques. Même chose pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales et pour le directeur général de la Sûreté du Québec.
  • Élargir de protection des lanceurs d’alerte.
  • Interdire la consommation du cannabis dans tous les lieux publics et hausse de l’âge légal à 21 ans.
  • Assurer une justice plus accessible pour les citoyens et des délais raisonnables.
  • Réviser le régime d’indemnisations des victimes d’actes criminels (IVAC) pour en corriger les lacunes et réduire les délais de traitement des demandes de prestation.
  • Abolir le délai de prescription pour les agressions sexuelles.
  • Mettre en place un processus transparent pour la sélection et l’attribution des postes de juges administratifs. L’indépendance et la compétence doivent primer sur l’allégeance politique.
  • Ajouter des ressources et pouvoirs supplémentaires au Vérificateur général pour la surveillance des fonds publics.
  • Réintroduire une expertise dans l’État québécois pour gérer adéquatement les projets informatiques en recrutant des spécialistes rémunérés à un niveau compétitif avec le secteur privé.
  • Adopter une nouvelle loi électorale pour passer du mode de scrutin majoritaire au mode de scrutin proportionnel mixte.
  • Constituer un Conseil des ministres paritaire.
  • Permettre l’étude par l’Assemblée nationale d’un nombre prédéterminé de projets de loi de l’opposition.
  • Encourager les votes libres afin de valoriser l’autonomie du travail des députés et accroître le contrôle parlementaire.

Parti libéral du Québec

Aucune mesure précise

Parti québécois

  • Changer le mode de scrutin en faveur d’un scrutin proportionnel mixte compensatoire.
  • Renforcer l’accès à la justice en diminuant ses coûts et ses délais, notamment en justice criminelle et pénale.
  • Effectuer une réforme du droit de la famille, en considérant les recommandations du rapport du Comité consultatif sur le droit de la famille.
  • Bonifier l’aide aux victimes d’actes criminels.
  • Abolir le délai de prescription imposé aux recours civils découlant d’une agression sexuelle. Mettant en place un tribunal spécialisé pour les victimes, notamment de violences sexuelles et conjugales, au sein de la Cour du Québec.
  • Former une commission «apolitique» pour actualiser la Loi sur l’accès à l’information.
  • Appliquer les recommandations du commissaire à l’éthique et à la déontologie, à moins d’un vote contraire des deux tiers des élus de l’Assemblée nationale.

Québec solidaire

  • Créer la Direction parlementaire du budget du Québec. Désignée par un vote des 2/3 de l’Assemblée nationale, la personne titulaire de ce poste aura le mandat d’analyser l’état des finances publiques, le budget des dépenses du gouvernement et les tendances de l’économie nationale. Elle évaluera le coût de toute mesure proposée qui relève des domaines de compétence de l’Assemblée nationale. Elle fera l’inventaire des nouvelles sources possibles de revenus pour le Trésor public, sauf la taxation régressive, la tarification et la privatisation des services publics.
  • Changer le mode de scrutin pour un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire.
  • Au niveau municipal, adopter le vote préférentiel pour que chaque personne élue obtienne une vraie majorité des voix. Les municipalités où il y a des partis politiques pourraient utiliser un mode de scrutin à effet proportionnel.
  • Établir un programme d’éducation à la citoyenneté offert aux adultes partout au Québec, mais surtout dans les endroits où le taux d’abstention est élevé.
  • Assurer la parité hommes-femmes au Conseil des ministres et dans les candidatures de tous les partis politiques.
  • Fournir des outils d’aide à la décision utilisant des analyses plus complètes que le principe du plus bas soumissionnaire dans les contrats publics. Exclure les ententes de type PPP.
  • Élargir la portée de l’aide juridique en la complétant par un régime universel d’assurance juridique. Porter à 30 000 $ le montant maximal des réclamations à la Division des petites créances. Établir des cours d’éducation juridique de base.
  • Remplacer le plus possible les peines de prison de moins de deux ans par des programmes d’aide ou des mesures alternatives et réparatrices.
  • Abolir les peines de prison pour non-paiement d’amendes.
  • Décriminaliser la possession simple de l’ensemble des drogues.
  • Établir des programmes de prévention et d’éducation pour réduire les risques liés aux drogues et dépendances.
  • Amorcer une réforme du droit de la famille.
  • Reconnaitre le droit de grève étudiant comme partie intégrante de la liberté d’expression et de la liberté d’association.
  • Créer un organisme indépendant, impartial et transparent de surveillance et d’enquête sur la police.
  • Adopter une loi pour faire nommer la direction de la Sûreté du Québec et celle de l’Unité permanente anti-corruption par un vote des deux tiers de l’Assemblée nationale.
  • Inscrire la liberté d’accès à l’information dans la Charte des droits et libertés de la personne. Renforcer les pouvoirs et les moyens de la Commission d’accès à l’Information du Québec. Établir un régime de divulgation qui obligera les institutions publiques à publier dans un format simple, y compris numérique, l’information permettant de comprendre leurs activités sans devoir en faire la demande.