Immigration : François Legault met cartes sur table

[Exclusif] L’actualité a obtenu la plateforme électorale de la CAQ en matière d’immigration, qui vient tout juste d’être approuvée par les députés.

Photo : La Presse Canadienne

À trois mois d’une campagne électorale qui s’annonce chaudement disputée, la Coalition Avenir Québec vient de mettre la touche finale à sa plateforme électorale en matière d’immigration, un enjeu qui sera au cœur des débats. Le parti de François Legault a toujours l’intention d’imposer un examen des valeurs québécoises et un test de français aux nouveaux arrivants. Mais il ajoute un troisième critère à remplir avant de pouvoir s’établir pour de bon au Québec : l’occupation d’un emploi ou une démarche de recherche active en ce sens.

La CAQ raffine toutefois les conséquences négatives : elle laissera le soin au fédéral d’expulser ou de relocaliser ailleurs au Canada ceux qui échouent à ces trois évaluations ou qui refusent de s’y soumettre.

C’est ce que contient la plateforme électorale de la CAQ en matière d’intégration des nouveaux arrivants, un document de 17 pages obtenu par L’actualité. Simplement intitulé Immigration, ce texte étoffé a été approuvé par le caucus des députés il y a deux semaines, et sera distribué aux 125 candidats qui batailleront en campagne électorale dès le mois d’août. L’actualité a pu faire confirmer l’authenticité du document, où apparaît la mention « Mai 2018 » sur la page couverture. Contacté lundi, un porte-parole de la formation politique a refusé de commenter le contenu du document.

La CAQ souhaite muscler les exigences envers les nouveaux arrivants, mais également améliorer de manière importante les ressources humaines et financières consacrées à l’intégration des immigrants, afin que ceux-ci y parviennent plus facilement et plus rapidement. Par exemple, le budget destiné à la francisation passerait de 74 à 200 millions de dollars par année. L’apprentissage du français deviendrait un droit, ce qui forcerait l’État à déployer davantage d’efforts.

Document d’orientation : Immigration, de la Coalition Avenir Québec

Ce qu’il faut retenir de la plateforme de la CAQ en matière d’immigration

  • Création d’un Certificat d’accompagnement transitoire de trois ans, renouvelable en certaines circonstances
  • Test de connaissance du français obligatoire
  • Test de connaissance des valeurs québécoises obligatoire, basé sur la Charte québécoise des droits et libertés. Test élaboré par les fonctionnaires du ministère de l’Immigration
  • Évaluation de la démarche de recherche d’emploi ou d’occupation d’un emploi pour rester au Québec
  • Laisser au gouvernement fédéral le soin d’expulser ou de relocaliser ailleurs au Canada les immigrants qui échouent aux évaluations
  • Amélioration importante du budget de francisation et suivi personnalisé en cas d’échec des participants au programme
  • Création d’un guichet unique pour l’intégration des immigrants
  • Accélérer la régionalisation des immigrants et faciliter la reconnaissance des diplômes
  • Négocier avec Ottawa la gestion du programme de réunification familiale
  • Abaisser de 20 % le nombre d’immigrants admis, de 50 000 à 40 000

Dès l’introduction du document, la CAQ affirme que « l’intégration et la francisation des immigrants au Québec souffrent de défaillances, si bien que notre capacité d’accueil est aujourd’hui fragilisée ».

On peut y lire : « Pour relever le défi de l’immigration, le modèle québécois d’intégration doit être revu. Un gouvernement de la CAQ veillera à ce que chaque immigrant puisse réaliser son plein potentiel au sein de la société québécoise, au cœur d’un pacte où l’État devra mieux assumer sa responsabilité. Le nouvel arrivant, pour sa part, en choisissant le Québec, doit s’engager à apprendre la langue française et à adhérer aux valeurs fondamentales du Québec, telles qu’elles sont définies dans la Charte des droits et libertés de la personne. »

Instaurer le Certificat d’accompagnement transitoire

Pour arriver à ses fins, un gouvernement de la Coalition Avenir Québec mettrait sur pied un Certificat d’accompagnement transitoire (CAT) pour les immigrants économiques sélectionnés par le Québec. Il faudrait adopter un projet de loi pour l’instaurer. Le CAT serait valide pour trois ans, renouvelable en certaines circonstances.

Sur le plan juridique, les titulaires du CAT seraient considérés comme des travailleurs temporaires, à l’image des étudiants étrangers et des employés saisonniers de l’extérieur du Canada.

Après trois ans en sol québécois, l’immigrant titulaire d’un CAT devrait satisfaire à certaines exigences pour se voir décerner le Certificat de sélection du Québec (CSQ), le papier nécessaire pour formuler auprès du gouvernement fédéral une demande de résidence permanente, et en fin de compte, obtenir la citoyenneté canadienne.

Le document de la CAQ énonce trois exigences :

  • La connaissance du français
  • La connaissance des valeurs québécoises
  • Une démarche active de recherche d’emploi ou l’occupation d’un emploi

Les nouveaux arrivants pourraient passer les tests de français et de valeurs à tout moment pendant la période de trois ans. Si, à l’échéance, le candidat à l’immigration échoue, il verrait son CAT prolongé d’une autre année, afin de lui permettre de passer de nouveau les examens.

En cas d’échecs répétés ou d’un refus de se soumettre aux évaluations, Québec s’en remettrait au gouvernement du Canada, puisque l’expulsion du territoire relève du fédéral « et cela ne changera pas », peut-on lire.

Le document explique la chose ainsi : « Un candidat immigrant récalcitrant qui déciderait de ne plus respecter l’engagement qu’il a contracté avant son arrivée au Québec — apprendre le français et adhérer aux valeurs communes du Québec — ne serait pas éligible au CSQ. Dans cette éventualité, une fois l’échéance de son CAT arrivée à terme, le gouvernement du Québec fera parvenir un avis officiel au gouvernement fédéral pour l’informer de la présence en territoire canadien d’une personne sans statut. Le gouvernement fédéral décidera alors des mesures qu’il entend prendre. »

Reste à voir comment réagirait le gouvernement fédéral à une telle mesure, lui qui à l’heure actuelle n’expulse pas d’immigrants pour des raisons d’intégration ratée.

Il faut toutefois souligner qu’Ottawa ne serait pas totalement en terrain inconnu, puisque le fédéral impose aux immigrants un test de français ou d’anglais obligatoire — les deux langues officielles — à ceux qui souhaitent obtenir leur citoyenneté canadienne, ainsi qu’un Examen de citoyenneté depuis 1994, qui contient un chapitre sur les valeurs canadiennes, comme l’égalité hommes-femmes, la démocratie ou encore le respect de la diversité sexuelle.

Le ministère fédéral de l’Immigration a confirmé à L’actualité qu’en 2017 le taux de réussite lors du premier essai à l’Examen de citoyenneté écrit était de 92 % — 84 233 sur 91 143 demandeurs. Le taux de succès à l’examen de reprise, pour ceux qui ont échoué, est de 61 %. Si un candidat échoue de nouveau, il passe alors sa troisième tentative à l’oral, devant un fonctionnaire — taux de succès de 52 %. Si un candidat n’y parvient toujours pas, il n’est pas expulsé du pays. Il conserve son titre de résident permanent, mais ne peut devenir citoyen canadien, ce qui le prive de certains privilèges, comme le droit de vote.

Le document de la CAQ ne donne pas le Canada en exemple, mais plutôt l’Australie et l’Allemagne, qui imposent depuis 2007 et 2008 des examens de connaissance de la langue du pays et de valeurs avant d’accorder la citoyenneté ou le droit de séjourner au pays sur une base permanente.

Visiblement prêt à recevoir des coups de ses adversaires — le Parti libéral, notamment, ne manque pas une occasion d’attaquer le « test d’expulsion de la CAQ » —, le parti de François Legault précise dans le document que les fonctionnaires du ministère de l’Immigration évalueraient chaque cas individuellement, afin de permettre une flexibilité dans le traitement des dossiers.

Ainsi, on peut lire : « Nous sommes conscients que des événements imprévisibles peuvent survenir. C’est la raison pour laquelle un gouvernement de la CAQ instaurera des mesures d’accompagnement pour toute personne candidate à l’immigration vivant des situations personnelles particulières à la suite de son arrivée au Québec. Pensons aux parents de jeunes enfants, aux familles monoparentales, à une maladie grave chez un proche ou à un handicap sérieux, par exemple. Non seulement ces personnes feront l’objet d’un suivi particulier, flexible et adapté du ministère de l’Immigration, mais elles pourront également postuler pour prolonger leur CAT et disposer ainsi de tout le temps et l’aide nécessaires pour réussir leurs examens. »

Ceux qui échoueraient aux examens se verraient offrir un accompagnement par le ministère de l’Immigration et seraient encouragés à suivre des cours de français à temps plein. À l’intérieur des cours de français, il serait question du volet sur les valeurs québécoises. « Compte tenu des ressources importantes qui seront mises à la disposition des candidats (suivi individuel, cours de francisation, allocations), ce type de situation ne devrait se produire qu’en de très rares occasions », note le document.

Améliorer l’aide à la francisation

Dans son rapport dévoilé en novembre dernier, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, notait d’importantes lacunes dans la francisation des nouveaux arrivants. Par exemple, à peine le tiers des immigrants admis de 2010 à 2013 qui ont déclaré ne pas connaître le français au moment de leur admission ont participé à des cours de français offerts par le ministère de l’Immigration. Et la majorité des participants n’avaient pas atteint un seuil d’autonomie satisfaisant à la fin du cours.

Surfant sur ce rapport de la vérificatrice générale, la CAQ promet que l’État décuplera ses efforts pour aider les nouveaux arrivants à maîtriser le français. Ceux-ci seront pris en charge dès leur arrivée, grâce à un guichet unique au sein du ministère de l’Immigration — qui serait d’ailleurs rebaptisé « ministère de l’Immigration et de la Francisation » pour marquer le coup. Une structure qui n’est pas sans rappeler les défunts COFI, ces centres d’orientation et de formation pour les immigrants, abolis en 2000 par le gouvernement de Lucien Bouchard pour des raisons budgétaires.

L’apprentissage du français deviendrait un droit, ce qui forcerait le gouvernement à augmenter ses ressources pour fournir les services. Le programme de francisation pourrait aller jusqu’à 72 semaines à temps plein, et les participants recevraient une allocation financière augmentée pour les inciter à rester sur les bancs d’école. Ce « salaire pour apprendre » représente d’ailleurs la majeure partie de la hausse du budget annuel de francisation promis par la CAQ, qui passerait de 74 à 200 millions de dollars sur quatre ans.

Récupérer la réunification familiale

Dans sa plateforme électorale, la CAQ s’engage à déclencher l’article 33 de l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration et à l’admission temporaire des aubains, qui permet de renégocier cette entente signée en 1991. Cet accord permet notamment au Québec de sélectionner ses immigrants qualifiés, dits « économiques ».

Le parti de François Legault souhaite négocier avec Ottawa pour contrôler également le volet sur la réunification familiale, qui représente environ 21 % des quelque 50 000 immigrants que le Québec reçoit chaque année. Une façon « d’assurer une cohérence accrue dans l’atteinte des objectifs du Québec en matière d’immigration », note le document.

Cette catégorie d’immigrants, qui permet aux proches d’un résident canadien de venir le rejoindre, en suivant des critères stricts, se verrait soumise aux mêmes évaluations que les titulaires du CAT pour ce qui est du français et des valeurs, mais jouirait de plus de latitude en ce qui a trait à l’emploi. « Pour des raisons évidentes, ces personnes n’auront pas à prouver une démarche de recherche d’emploi ou d’employabilité. De plus, la CAQ fera les aménagements nécessaires afin que, dans certains cas, des candidats de la réunification familiale soient dispensés des examens, par exemple les personnes âgées », peut-on lire.

Abaisser « temporairement » l’immigration de 20 %

Sans surprise, François Legault maintient son engagement de réduire de 20 % le nombre d’immigrants que le Québec reçoit chaque année — l’objectif passerait ainsi de 50 000 à
40 000. Une mesure présentée comme « temporaire et transitoire », le temps de réformer les programmes du ministère de l’Immigration. « Une fois le modèle d’intégration revu, les seuils pourraient être revus à la hausse », peut-on lire.

Critiqué notamment par le Parti libéral, Québec solidaire et les associations patronales sur cette proposition, qui survient au moment où le Québec vit une importante pénurie de main-d’œuvre, le document de la CAQ affirme que la régionalisation de l’immigration est un échec — à peine 22,8 % des immigrants s’installent hors de la région de Montréal — et que par conséquent, accepter plus de nouveaux venus n’est pas une solution aux problèmes de pénurie de travailleurs dans des régions comme Québec ou la Beauce. L’adéquation entre le besoin de travailleurs et le nombre d’immigrants est exagérée, selon le parti de François Legault.

La CAQ utilise les chiffres du gouvernement, selon lesquels un immigrant sur quatre (26 %) arrivé entre 2006 et 2015 au Québec ne réside plus dans la province — c’est 30 % pour les immigrants économiques —, de sorte que le chiffre de 50 000 immigrants par année n’est en réalité jamais atteint, souligne le document.

Autant de travailleurs potentiels qui ont préféré quitter le Québec, notamment parce que le taux de chômage des immigrants arrivés il y a moins de cinq ans atteint 15 %, contre moins de 6 % pour l’ensemble de la population.

La CAQ souhaite accélérer et faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers, et modifier la pondération dans la grille de sélection des immigrants afin d’accroître l’avantage accordé aux demandeurs qui ont une offre d’emploi à l’extérieur des grands centres urbains. Une amélioration du programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) est également proposée.

François Legault devra toutefois expliquer comment il entend lutter contre le vieillissement de la population, important au Québec, et la possible perte de poids politique de la province dans le Canada advenant une baisse prolongée des seuils d’immigration.

Le document laisse miroiter des annonces à venir : « L’immigration n’est pas le seul moyen d’augmenter la population active. […] Un gouvernement de la CAQ misera beaucoup sur la lutte au décrochage scolaire, la lutte à l’analphabétisme et des politiques pour aider les familles du Québec », peut-on lire.

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39 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Abaisser l’immigration de 50 000 à 40 000, c’est une goutte d’eau. On n’est pas plus capables d’intégrer 40 000. La seule solution est d’avoir plus d’enfants. Mais pas un mot sur ça. De toute manière, c’est impossible grâce au féminisme et nous sommes un peuple appelé à disparaître et à être remplacé.

Les propositions de la CAQ sur la famille (avoir plus d’enfants) font parti d’un autre chapitre du programme. il n’en est pas question ici, c’est vrai, mais ça ne veut pas dire qu’ils n’en n’ont pas…

Quelle bonne description du programme de la CAQ, cela semble très complaisant tout de même. J’aimerais bien que vous fassiez une aussi bonne analyse pour le parti Québécois … merci

Faire du français la langue du travail comme le portugais l’est au Brésil est prioritaire, il semble plus facile présentement à un immigrant de trouver du travail en anglais qu’en français!

Que se passera-t’il si les enfants d’une famille réussissent le test, mais qu’un des parents échoue ?

Il la déjà dit il est prêt a séparer les familles pour lui les familles il s’en fou

Un excellent programme pour les nouveaux arrivants. Nous avons besoin d’un encadrement semblable. En ce moment, nous n’avons aucuns contrôles sur les demandeurs d’asile qui traversent le chemin Roxham. Avec un programme clair et précis comme celui que propose la CAQ, les nouveaux arrivants, qu’ils soient légal ou illégal, devrons s’intégrer a notre culture. Pas nous a la leurs.

Avant d’ obtenir un certificat d’ intégration ; les migrants illégaux devront être acceptés au pays officiellement par les autorités fédérales !!! Mais pendant que les fédéraux vont tenter de faire leur job, le Québec devra leur versé du BS et ces migrants illégaux ne pourront faire partie intégrante de ce programme !!! Quel bordel, ils vont se diriger vers l’ Ontario et l’ Ouest et nous allons servir de bouc émissaire .

Des 50000 immigrants arrivés au Québec chaque année 30% s’ en vont ailleurs et souvent en Ontario! 26% des immigrants se stationnent à Montréal ; pas surprenant que les entrepreneurs dans les régions manquent de travailleurs! Et sur l’ île de Montréal le français est en perte de vitesse et pour les immigrants apprendre l’ anglais est une corde de plus à leur arc !!! Maintenant nous n’ avons pas parlé des migrants illégaux qui continuent à se masser à la frontière et attendent leur certificat temporaire de résidence avec le chèque qui vient avec ça et qui pour eux l’ intégration et le français , c’ est le dernier de leurs soucis!!

Ça veut dire qu’en réduisant de 20% les entrées d’immigrants qualifiés, Québec doit augmenter le budget de francisation? En ce moment, ils demandent le français aux appliquants… mais les réfugiés, quelle langue parlent-ils? Alors, moins de professionnels plus de réfugiés… c’est bon ?

Si les québécois auto-proclamés de ( souche) passent le test de citoyenneté, il n’y aurait même pas un taux de réussite de 10%. S’ils passent le test de français, y aura même pas 30% qui le réussiront ( les enseignants eux-même n’ont pas atteint un taux de 65%). Le vrai problème d’intégration des immigrants, c’est de leur donner la chance au travail sans aucune discrimination, ni aucune distinction de race ou religion et dans ce dernier cas beaucoups de gens paient pour les mauvais CAR même avec des diplômes québécois réussis avec plus de 90% de moyenne, ils n’arrivent pas à avoir un emploi!!

Dans le mille!

Avec 45 % d’illettrés fonctionnels dans sa propre population, résultat du modèle québécois pure laine, le Québec de souche est très mal positionné pour faire la leçon à quiconque. Très peu de Québécois de souche seraient en mesure de « passer un test des valeurs » s’il leur était présenté.

Ce programme de la CAQ est totalement irréalisable, à la limite du farfelu. On dirait qu’il a été écrit sur une « napkin » au coin d’une table, à la suite d’un bon repas bien arrosé.

Les caquistes font se faire tailler en pièces lors de la campagne.

Commentaire pathétique… Comme si le Québec n’était
qu’une économie… Pour que la société perdure, elle
doit se reproduire dans le temps, et transmettre sa
langue et ses valeurs. Le programme de la CAQ sur
l’immigration, bien qu’imparfait, est un pas dans
la bonne direction. Elle donne une direction pour
l’intégration des immigrants, en leur disant à
quoi ils doivent s’attendre et qu’est-ce qu’on attend
d’eux à part de se trouver une job… Programme
perfectible soit, mais nécessaire.

Maintenant que l’économie du Québec a repris du poil de la bête grâce aux bons soins de Carlos Leitao, avançons par en arrière en succombant à la saveur identitaire ressuscitée par la remontée de la droite alternative..

Les leçons du nationalisme et de ses dérives?? Bof! on balaie cela sous le tapis.

Nous Autres, les autres… comme si les valeurs québécoises différaient des valeurs occidentales..

Je comprends qu’Alexandre Taillefer se soit tourné vers le PLQ la Voie de l’avenir, celle de la génération « Y ».

« Je comprends qu’Alexandre Taillefer se soit tourné vers le PLQ la Voie de l’avenir, celle de la génération « Y ». »

Êtes-vous sérieuse ?

Je partage votre opinion à 110%.

Les Libéraux se sont tapé tout le travail et pour les récompenser, on voudrait les renvoyer juste parce qu’on « veut du changement »??? Quelle injustice.

Il faut faire très attention à ce que l’on demande car on pourrait très bien être exaucés.

Par exemple, les Américains « voulaient du changement »? Ils en ont eu! Les Montréalais « voulaient du changement »? Ils en ont eu! Regardez ce qu’ils ont l’air maintenant avec leur « changement »…

Les gens croyaient avoir vécu de « l’austérité » avec les Libéraux? Attendez de voir ce que la CAQ leur réserve (allez lire leur programme juste pour vois!).

Ça ce sera de la VRAIE AUSTÉRITÉ!!! Pas de la « fake » créée de toute pièce par la gogoche syndicale assistée par certains chroniqueurs tendancieux d’un journal que je ne nommerai pas.

Hélène Tu rigoles ? Tu ne vois pas en quoi les valeurs
de la société québécoise diffère de celle de la société
occidentale ? La francisation, la laïcité, la solidarité,
etc. Ca te dis rien ? C’est pas des valeurs « occidentales »
ça… Ca appartient à la culture française… Et ce n’est
pas notre occidentalité qui est l’enjeu du programme
de la CAQ en immigration, mais notre langue et
culture française, qui doivent être transmises aux
nouveaux arrivants. On ne leur demande pas seulement
d’être des travailleurs, mais de s’intégrer à notre
culture (meme si l’emploi en est un bon moyen).
Et ca, je suis bien désolé, mais ce n’est pas une
« dérive » nationaliste. C’est seulement d’appartenir
pleinement à une collectivité, à une société, à une
culture. Un « vivre-ensemble », et pas seulement un
« vivre-à-côté ». On veut faire « société » avec eux.

François…On sait très bien pourquoi on ne veut plus
des libéraux… Ils sont paresseux et stériles. Ils ne
font que s’occuper d’économie comme si la société
n’existait pas. Ce n’est pas un gouvernement, c’est
de la comptabilité… Et ça fait pratiquement 15 ans
qu’ils dorment les deux mains sur le volants… Les
autres partis vont très bien s’occuper de l’économie
en plus de nous faire des propositions pour nous
faire avancer collectivement… Yé plus que temps de
renvoyer les libéraux continuer à dormir sur les
banquettes de l’opposition…

@ Ian:

Personne n’a voulu au Québec définir précisément quelles sont les « valeurs québécoises » et la raison est simple: elles n’ont rien d’exclusif. Elles sont les mêmes pour presque tout peuple civilisé. Hélène Beaulieu a entièrement raison. Allez dire à un Suédois, à un Danois, à un Britannique, etc…que leurs valeurs, qui sont les mêmes que les nôtres, sont exclusivement québécoises et qu’ils doivent s’en trouver d’autres juste pour voir. Ce que vous décrivez comme « nos valeurs » est un fourre-tout idéologique destiné à tenter de nous créer artificiellement une identité pour ensuite être exploitée à des fins politiques. C’est pathétique.

Si vous avez des problèmes d’identité, adressez-vous à un psychiatre ou à un sexologue. Pas à un politicien.

Pour ce qui est de la valeur de « so-so-solidarité » québécoise, je voudrais vous faire remarquer que le solidarité, la VRAIE, est basée sur le libre choix et le volontarisme, et non sur la coercition et la contrainte comme c’est le cas ici, au Québec qui est l’endroit le plus taxé et le plus imposé en Amérique. D’ailleurs, à chacune des enquêtes sur la générosité des gens via les dons de charité à des organismes, le Québec arrive toujours en queue de peloton dans ce domaine. Toujours! So much pour la « solidarité »…

Les Libéraux se sont attaqués aux énormes déficits financiers qui accablaient la province, chose que très peu de gouvernements ont osé faire dans le passé. Grâce aux Libéraux, nous vivons actuellement un âge d’or économique (on a même des SURPLUS!!!) ce qui nous permet de remettre des argents aux contribuables québécois et en plus, d’améliorer le sort des Québécois en leur fournissant plus de services et de meilleure qualité. Imaginez…nous sommes mêmes mieux cotés que l’Ontario, chose qui ne s’était pas vue depuis les années ’50!!!

François…il serait temps que tu fasses fonctionner
ton cerveau une fois de temps en temps… Comme
ça je ne serais pas obligé de te rappeler l’évidence :
les britanniques, les suédois, etc., s’ils défendent
leur langue, ne défendent pas le FRANÇAIS… S’ils
défendent la modernité de leurs institutions, ne
défendent une LAÏCITÉ inspirée de la France, qui
est particulièrement sensible aux signes religieux
ostentatoires. Chaque collectivité a sa sensibilité,
et l’important c’est d’assurer la pérennité de ce
qui nous semble encore important (les collectivités
ont une histoire faites de prises de conscience de ce
qu’elles sont et d’évolution, mais elles ont leur sensibilité propre et les lois doivent les refléter).
Si les libéraux s’imaginent que la sensibilité des québécois est uniquement occidentale, et se
limite à défendre les libertés individuelles sans
considération pour le collectif, en prétendant
stupidement que ca n’existe pas, que c’est
inventé, ou artificiel, parce que c’est contraire
à leur idéologie individualiste, ils vont se casser
les dents à l’élection. Pourquoi penses-tu
qu’ils sont si faibles chez les francophones ?
(Et en passant, arrête de prendre les Qc pour
des imbéciles : la solidarité au sens de partager
une culture commune n’a rien à voir avec les
dons PRIVÉS fait pour les œuvres de charité.
De plus, personne n’est dupe de la manœuvre
des libéraux : Couillard n’a « sauvé » le Qc
d’aucune catastrophe économique quand il
a pris le pouvoir : l’austérité n’a servi qu’à
s’amasser une cagnotte à dépenser pour la
prochaine élection. Et contrairement à
ce que tu dis, cette austérité a DIMINUÉE
le pouvoir d’achat des Qc par rapport aux
ontariens pour cette période, alors que le
Qc rattrapait l’Ontario jusque là… Bonsoir
la compétence économique surévaluée
des libéraux…).

@ Ian:

Premièrement, demeurez poli dans vos commentaires. ce n’est pas parce que je ne partage pas vos opinions que mon cerveau ne fonctionne pas.

Que l’on défende le Suédois, le Danois, l’Anglais ou toute autre langue, le principe est exactement le même que la défense du Français et ça n’a absolument rien d’exclusif au Québec. Une langue n’est qu’une langue, soit un moyen de communication.

Tant qu’au reste de votre intervention, j’ai déjà répondu à ce genre de chose 100 fois dans le passé avec preuves et liens à l’appui.
Libre à vous de céder aux bêtises énoncées par certains politiciens et activistes plutôt qu’aux FAITS!

P.S.: vu que nous ne nous connaissons pas, j’apprécierais que vous me vouvoyez. Merci.

On ne veux pas 10 000 migrants de moins, au rythme ou ils entrent en ce moment on en a pour des années à les « intégrés (si ils veulent) » On ne veux plus d’ILLÉGAUX !
Je ne prendrais que ceux qui ont fait une demande en bonne et due forme, qui n’ont pas de dossier criminel et ceux qui parle français et qui sont chrétiens (je sais je suis difficile) plus d’accommodations DÉraissonnable !

Traiter le problème d’immigration illégale revient à tenir tête aux États-Unis et leur dire carte sur table de stopper de les renvoyer à chaque fois aux frontières et que le Québec ou Canada ait courage de les renvoyer aux états quand ces immigrants n’ont aucune raison de demander asile. Quant au Français, je crois qu’il est entrain de reculer comme langue de travail, car actuellement les immigrants légaux sont pour la plupart refusés à cause de l’Anglais qu’ils ne connaissent pas bien, c’est une nouvelle façon de refuser un emploi aux immigrants pourtant ayant eu des diplômes québécois. Quant aux québécois de souche ( les vrais québécois de souche qui sont confinés dans les réserves , la majorité d’entre eux ne connaissent pas du tout ce Français dont vous parlez . Quant à la religion chrétienne, ce ne sont pas les immigrants qui nous empêchent de la pratiquer, ce sont nous-même qui fermons nos églises car elles sont devenus VIDES. On se dit catholique juste pour se différencier du juif, du musulman ou du bouddhiste, on ne respecte aucune valeur de notre chrétienté on a tendance à détester et avoir peur de l’autre car en réalité on n’a perdu notre identité alors que JESUS nous a dit: AIMEZ-VOUS!

Je pense que les juristes auront tout le temps de s’interroger sur la validité d’un tel document, s’il devait apparoir qu’il soit appliqué en l’état. Je ne suis pas convaincu que les arguments présentés par la CAQ soient reçus avec bienveillance par le fédéral en ce qui concerne sa capacité et sa volonté d’expulser ou de relocaliser de futurs canadiens qui ne se qualifieraient pas aux nouvelles exigences du Québec.

L’une des petites questions qui me chicotte c’est la suivante : « Si on décidait d’appliquer ces standards à 100% des Québécoises et des Québécois » combien au total se qualifieraient à chacune de ces conditions ?

À mon humble avis, je ne me qualifierais pas ! Ne serait-ce que pour mes connaissances du français, je dois reconnaître qu’elles sont loin d’être parfaites ; le « joual » n’est toujours pas mon fort, pourtant ce sont les manières naturelles de notre « biau langage d’icite ». Je suis « bin bin » capable de m’autoévaluer….

Je devrais conclure que rétroactivement, je suis totalement indigne de vivre au Québec parmi les Québécoises et les Québécois. J’admets, je reconnais, j’affirme cette indignité et je demande dès maintenant « pardon » à la CAQ. La justice réclame que le « triste sort » qu’elle réserve aux nouveaux arrivants, s’applique également aux anciens arrivants.

Si monsieur Legault est Premier ministre en octobre prochain. Quitter le Québec dont je deviendrais indigne par définition sera pour moi une obligation à fin de ne pas compromettre cette petite politique raciste et purement démagogique d’une Coalition qui ne regarde pas la réalité en face.

Voici un bel exemple de dérive qui montre comment un parti peut à des fins bêtement électoralistes s’imposer aux autres comme « néo-nazi ». J’espère que les électeurs qui défendent les droits de la personne et les droits humains sauront dire « non » à ces émergences fascisantes qui n’ont rien à voir avec les conditions générales qui prévalent au Canada en matière d’immigration.

— Addendas : À toutes fins pratiques, le « Certificat de sélection du Québec » est actuellement obligatoire pour les immigrants qui établissent une demande d’immigration au Canada avec pour projet de résider au Québec. Cette démarche est conjointe. Rien n’empêche une personne qui ne détiendrait pas ce certificat de résider au Québec et ce certificat n’est pas obligatoire pour détenir la citoyenneté canadienne.

Toute personne qui détient la citoyenneté est censée adhérer à la Constitution du Canada et se conformer aux lois et règlements en vigueur dans la Province où elle réside (Examen de citoyenneté, comme précisé par Alec Castonguay).

Le Québec peut en effet bonifier les programmes d’intégration, mieux accompagner les gens dans leurs recherches d’emplois et leurs formations. Le cas échéant réduire le nombre des émigrants reçus, mais pas conditionner leur droit de résidence sur trois ans à des conditions qui sont réputées avoir déjà été acceptées dans le processus d’immigration.

Si les immigrants ne s’intègrent pas bien, c’est précisément parce que le Québec pratique une politique « ségrégationniste » envers ses migrants. Pas parce qu’ils ne veulent pas s’intégrer. Comme le Canada d’ailleurs (incluant le Québec) ont une politique « d’apartheid » envers les Premières nations qui ne sont pas non plus bien intégrées en matière d’emploi et pour l’éducation.

Ce n’est franchement pas ce genre de politiques que j’attendais de la part de François Legault.

Commentaire complètement pathétique…Faut pas être
le crayon le plus aiguisé de la boite pour confondre
« intégration » et « eugénisme »… Demander aux
immigrants de se franciser et de prendre connaissance
du fonctionnement de notre société pour mieux s’y
adapter n’a rien à voir ni de près ni de loin avec du
racisme. Au contraire, on demande aux immigrants
de faire parti de notre projet de société, peu importe
leur langue, origine, etc. Pour fixer les idées, on ne
leur demande pas d’avoir une nouvelle « ethnie »,
mais de venir ici s’ils ont la même « volonté »
que nous, de s’engager dans le même projet…
(grosse modo, de nous aider à construire une
société « française » en Amérique du Nord, ce
qui suppose d’acquérir une langue et certaines
valeurs pour bien fonctionner dans la collectivité,
i.e. avoir un emploi ET interagir à l’intérieur de la
culture d’accueil). C’est simple, et à des années-
lumières du nazisme… Faut réfléchir un peu
avant d’écrire des âneries…

@ Ian,

En tout respect, je n’ai jamais fait usage du mot : « eugénisme » dans mes propos. Je pense d’ailleurs que vous faites un usage inadéquat du mot. Il n’y a donc pas de ma part la moindre confusion entre deux sentences : « eugénisme » et « intégration ». Mes connaissances du français sont assez solides d’ailleurs pour que je ne fasse pas ce genre de confusions.

En termes d’immigration vous devez établir une distinction entre les immigrants. La plupart des « immigrants reçus » qui choisissent le Québec pour émigrer ont majoritairement une connaissance certaine du français, la plupart d’entre eux détiennent des diplômes secondaires et universitaires et la plupart souscrivent d’emblée aux termes de la Charte des droits et des libertés de la personne du Québec.

La CAQ ne fait pas (pour des raisons électoralistes) ce genre de distinctions quant au statut des immigrants. Sa commande est donc selon moi idéologique, destinée à faire peur à la population et non fondé sur la réalité des faits.

Le principal et le premier obstacle à l’intégration harmonieuse des populations migrantes, c’est : l’emploi. Directement lié à l’emploi, il y a : le pouvoir d’achat. Malheureusement, le Québec a encore un très grand nombre de travailleurs et de travailleuses pauvres (immigrants ou non) et ce en dépit des perspectives du « plein emploi ».

Jusqu’à présent (cela pourrait peut-être changer à l’avenir), le Québec était dans l’impossibilité de fournir un emploi pour tous les immigrants et donc un revenu suffisant pour parer au coût constamment croissant et élevé de la vie.

À ma connaissance, la CAQ ne produit toujours pas le cadre qui va permettre de créer cette société francophone et francophile prospère que vous semblez appeler de tous vos vœux ; vœux auxquels je souscrits également. Selon moi la CAQ se trompe tout simplement de débat et n’offre par le fait-même pas la moindre des solutions.

Lorsqu’il y a une volonté, il y a un chemin. Je ne vois pas dans les propositions de monsieur Legault l’expression de cette volonté.

De toute évidence vous ne connaissez pas les questions relatives à l’émigration tant pour le Québec que pour le Canada. Vos propos témoignent essentiellement de votre complète ignorance sur ce genre de questions. Il n’est pas étonnant que dans ses conditions vous soyez exactement, le genre d’électeurs que cible dans ses projections la Coalition Avenir Québec.

En ce qui me concerne, j’ai besoins d’arguments fondés sur des faits réels, pour pouvoir en toute conscience prendre et pouvoir prendre position. Le propre de toute société laïque (comme devrait être le Québec), c’est : la liberté de conscience. Je vous souhaite d’accéder dans un proche avenir à cette liberté-là.

Bravo Serge! car on peut se demander aussi C koi au juste ces valeurs dont vous parlez? Est-ce le nombre d’itinérants qui augmente d’année en année? Est-ce les églises qui se ferment de plus en plus? Est-ce la détérioration des relations sociales entre parents et enfants? Est-ce le nombre d’enfants abandonnés par un de leurs parents parfois par les deux en même temps? Est-ce les aînés non respectés, rejetés par leurs propres enfants car ils ne possèdent pas une bonne retraite et une assurance-vie consistante? Est-ce le nombre d’inceste de plus en plus élevé? Est-ce le nombre de viols commis par des parents longtemps cachés? Est-ce les agressions sexuelles commises partout au travail et même dans les églises? Est-ce que ce sont les immigrants qui commettent tout ça? Pourquoi les immigrants illégaux arrivés par force il y a plus de 400 ans n’ont pas appris la langue des autochtones? Au lieu que le débat se fasse sur la manière et les programmes sérieux visant à améliorer le quotidien des québécois, on va droit à la facilité en diabolisant l’immigration déjà choqués de découvrir que trouver un emploi relève de l’exploit. Rappelez-vous que Hitler a bâti son empire sur le dos des juifs! et aujourd’hui on découvre des adeptes de ce monstre.

Bravo Serge C koi au juste ces valeurs dont on parle parle? Est-ce le nombre d’itinérants qui augmente d’année en année? Est-ce les églises qui se ferment de plus en plus? Est-ce la détérioration des relations sociales entre parents et enfants? Est-ce le nombre d’enfants abandonnés par un de leurs parents parfois par les deux en même temps? Est-ce les aînés non respectés, rejetés par leurs propres enfants car ils ne possèdent pas une bonne retraite et une assurance-vie consistante? Est-ce le nombre d’incestes de plus en plus élevé? Est-ce le nombre de viols commis par des parents longtemps cachés? Est-ce les agressions sexuelles commises partout au travail et même dans les églises? Est-ce que ce sont les immigrants qui commettent tout ça? Pourquoi les immigrants illégaux arrivés par force il y a plus de 400 ans n’ont pas appris la langue des autochtones? Au lieu que le débat se fasse sur la manière et les programmes sérieux visant à améliorer le quotidien des québécois, on va droit à la facilité en diabolisant immigrants déjà choqués de découvrir que trouver un emploi relève de l’exploit. On parle que dorénavant, les CV peuvent ne pas contenir le nom afin d’avoir l’égalité de chance.. foutaise! Car dans le CV on mentionne les lieux d’études et puis il y aura toujours l’entrevue où l’immigrant venant du pays NON DÉSIRÉ va être en fin recalé même s’il a des compétences et des connaissances linguistiques supérieures à celles d’un québécois. Si on ne veut plus de cette catégorie d’immigrants dont tout le monde a peur, pour quoi leur faire un parcours de combattant pour arracher le fameux certificat de sélection, pourquoi le laisser abandonner sa famille, ses amis, son emploi, vendre ses biens pour en fin lui dire je ne peux pas t’engager ? Rappelez-vous que Hitler a bâti son empire sur le dos des juifs! et aujourd’hui on découvre des adeptes de ce monstre.

Serge… dire « en tout respect » après avoir traité
gratuitement des gens qui ne le sont pas, de « néo-nazis », c’est assez minable. Mais pour compléter
ton éducation, quand tu traites quelqu’un de « nazis »,
ça implique qu’il défend une forme d’eugénisme, au
sens de défendre la « pureté ethnique »… Et pas
besoin de te faire un dessin alors, j’imagine, en te
disant que la CAQ est à peu près autant « nazis »,
que les libéraux peuvent être » communistes »…
c’est-à-dire zéro point barre. La CAQ ne défend
pas une « race », mais un « projet de société », ouvert
à tous, peu importe leur langue, culture, origine,
etc. Quant au « problème » de l’immigration pour
parler comme toi, et bien il serait temps que tu
allumes tes lumières pour réaliser qu’il est plus
large que ce que tu crois. Ca ne se limite pas à
parler français pour se trouver un emploi. Il
y a aussi un enjeu d’acclimatation à la culture
d’accueil (et j’ai bien dit « acclimatation » et
pas « assimilation » potentiellement raciste…).
Car on ne cherche pas seulement à former
des travailleurs économiques performants,
mais aussi des concitoyens avec qui on veut
faire « société ». Il ne suffit donc pas comme
essaient de nous le faire croire les libéraux de
seulement les franciser, leur rappeler leurs
droits individuels et de leur trouver un emploi.
Il faut aussi leur faire comprendre le projet
collectif de la société dans laquelle ils vont
évoluer, pour leur bénéfice autant que celui de
la société d’accueil. C’est une question de
consentement éclairé, et de leur donner une
chance d’éviter le sentiment d’étrangeté
lié au fait de se retrouver dans une société
dont on ne partage pas les objectifs fondamen-
taux (francisation, prospérité, mais aussi au
niveau culturel : laïcité, égalité des sexes, etc.).
La proposition de la CAQ, bien qu’imparfaite
(et portant sur un projet qui de toute façon est
appellé à évoluer), est un pas dans la bonne
direction (d’autant plus qu’elle est responsable
parce qu’elle engage la société d’accueil à faire
son bout de chemin et à y mettre les moyens),
et je le répète, à des années-lumières du
nazisme…

A Patrice-Sam… Tu confond entre autre chose,
le domaine du collectif et celui du droit criminel.
L’inceste est un crime, parler autre chose que
le français ne l’est pas. La francisation n’est donc
pas une question de justice pénale, mais un
objectif collectif culturel. Le même genre de
distinction peut être fait pour les autres
éléments que tu mentionnes et qui n’ont
rien à voir avec le débat. Pour ce qui est du
reste, je dirai simplement que l’intention
de la politique de la CAQ en immigration
est de faciliter l’intégration réelle des immi-
grants à la société québécoise telle qu’elle
est, au lieu de leur faire croire à la société telle
que les libéraux provinciaux et fédéraux
voudraient qu’elle soit pour des raisons
idéologiques. Au fond, pour accompagner les
immigrants dans leur processus d’intégration
culturelle au lieu de les laisser s’arranger tout seul
avec les difficultés que l’essai et l’erreur peut avoir
comme conséquence personnelle et sociétale.

@ Ian,

— En réponse à vos propos du 19 mai 2018, 15 h 52 min :

« En tout respect » est une simple formule de politesse. De toute évidence, on ne vous a pas appris ce qu’est la politesse. C’est donc sans respect particulier à votre égard que je vais vous répondre, car vous n’en méritez pas puisque vos propos « égotistes » ne me respectent pas. J’aimerais de plus vous signaler que je n’emploie le « tutoiement » qu’avec mes amis. Je vous prierais par conséquent de bien vouloir me vouvoyer, s’il vous plait.

Comme je l’ai déjà écrit, vous démontrez une fois de plus la faiblesse de vos connaissances en matière d’immigration. De plus vous ne comprenez manifestement pas la politique libérale en la matière.

Ici, je vous cite : « Car on ne cherche pas seulement à former des travailleurs économiques performants, mais aussi des concitoyens avec qui on veut faire « société ». Il ne suffit donc pas comme essaient de nous le faire croire les libéraux de seulement les franciser, leur rappeler leurs droits individuels et de leur trouver un emploi. » [ Sic ]

Pour votre gouverne, plus de la moitié des immigrants au Québec parlent le français et ont une formation professionnelle performante. Ceux qui pour la plupart ne parlent pas le français, sont précisément celles et ceux qui n’ont pas le statut « d’émigrant reçu ». Donc monsieur Legault s’adresse essentiellement à des « ignorants ».

— Est-ce que vous avez jamais lu les conclusions de la « Commission Bouchard-Taylor » ?

Une fois de plus, je remarque que vous ne comprenez pas ce que signifie le mot « eugénisme », vous persistez à croire que je serais dans la confusion. En bon français on appelle cela du « déni ».

Ce que j’ai écrit en date du 15 mai est très exactement : « Voici un bel exemple de dérive qui montre comment un parti peut à des fins bêtement électoralistes s’imposer aux autres comme « néo-nazi » ».

Dans cette phrase, je parle de « dérive », une dérive n’est pas une idéologie, elle s’applique au niveau de la communication. La communication instrumentalisée par la CAQ séduit une clientèle qui comme vous est de toute évidence attirée par des doctrines nouvelles inspirées du national-socialisme (d’où mon expression de « néo-nazi »). Les doctrines inspirées du national-socialisme ne sont pas à proprement des doctrines « nazi », Ce n’en sont seulement que des émanations qui peuvent se cristalliser sur des sujets comme l’immigration.

Pour votre gouverne, mon éducation n’est plus à faire sur certains sujets. À cet effet les « nazis » défendaient aussi un « projet de société » ouvert à tous. Monsieur Legault défend le projet chimérique d’une forme de domination de la « race Québecoise » ; emportant dans cette motion de puissants relents imprégnés d’une forte odeur de « suprémacisme » circonvoisin. — Libre à vous en effet d’adhérer à de telles aberrations.

Une chose est devenue certaine quoiqu’il en soit : j’étais plutôt ouvert à l’idée de donner une chance à monsieur Legault de gouverner cette Province. Désormais et sous l’aune de vos propres propos, il est désormais sûr et certain que la CAQ n’aura pas ma voie. Vous êtes parvenu avec « brio », de par vos arguments à l’emporte-pièce à briser tout espoir que cette formation puisse offrir un quelconque avantage à cette province. Les bonnes vieilles chicanes provinciales-fédérales vont se déporter sur un autre niveau.

Je vois mal comment vous et moi pourrions voter pour le même parti ? Comme dit le proverbe : « Qui trop embrasse mal étreint ».

@Francois Jouer la victime de l’impolitesse quand tu
traites ceux qui ne partagent pas ton point de vue d’avoir
besoin de traitements psychiatriques, c’est pathétique…
Commences par traiter les autres avec respect (et non
avec l’arrogance qui caractérise habituellement tes
commentaires), et les autres feront de même (si tu
t’excuses j’utiliserai le vous avec plaisir). Pour ce qui
est du fond, non la langue n’est pas seulement un
moyen de communication (elle est le véhicule d’une
culture), et non la défense du francais n’est pas une
valeur occidentale. Le principe général de la défence
de la langue est un principe international de sou-
veraineté culturelle (qui n’est pas propre à l’Occident),
la liberté individuelle est une valeur occidentale, et
la défence du francais est une valeur liée à la culture
française. Les britanniques, suédois, etc., défendent
chacun leur patrimoine culturel, et si les québécois
ne défendent pas le leur, personne ne le fera à leur
place en Amérique du Nord. Et ça, c’est un fait au
même titre que la perte du pouvoir d’achat des
québécois par rapport aux ontariens pendant le
mandat libéral, à cause de l’austérité inutile
imposée par Leitao-Couillard (tout ce qui était
nécessaire, c’était d’effectuer des réformes en
ajustant légérement le niveau de dépense, pas
de couper plus profondément seulement pour
jouer au père Noël 3 ans plus tard… Les libéraux
ont coupés trop loin, charcuté la croissance du
pouvoir d’achat des québécois pour essayer
d’acheter les électeurs avec leur propre argent…
et essaient aujourd’hui de nous faire croire
qu’ils ont fait montre de bonne gouvernance…
Ca c’est un programme politique écrit sur une
napkin au coin d’une table comme tu dis…).

@ Ian,

— Suite à vos commentaires du 23 mai 2018, 21 h 50 min :

Votre texte ne m’étaient manifestement pas adressé puisqu’il s’adressait à « François 1 » relatif à ses commentaires du 23 mai 2018, 3 h 49 min ; mais il y a un mais : vous l’avez directement placés sous mes commentaires qui vous étaient adressés et auxquels vous n’avez d’ailleurs pas répondu, si bien que votre texte se trouve mal placé.

Évidemment, je me suis fait un plaisir de lire vos arguments adressés à François 1 et je suis surpris de relever dans votre réponse des mots qui ne devraient selon moi pas prendre place dans aucun débat. Permettez-mois de vous citer :

« Jouer la victime de l’impolitesse quand tu traites ceux qui ne partagent pas ton point de vue d’avoir besoin de traitements psychiatriques, c’est pathétique… » [ Sic ]

Je remarque malheureusement que vous n’avez pas bien lu les propos écrits par « François 1 ». Permettez-moi de le citer :

« (…) demeurez poli dans vos commentaires. ce n’est pas parce que je ne partage pas vos opinions que mon cerveau ne fonctionne pas. » [ Sic ]

François 1, n’a jamais dit que vous devriez avoir besoin d’un traitement psychiatrique, il se plaint plutôt que vos propos à son égard, seraient tendancieux et laisseraient sous-entendre que son cerveau ne fonctionne pas.

François 1 n’a effectivement pas les mêmes opinions politiques que les vôtres. Mais vous serez, je pense d’accord avec moi que c’est son droit.

Vous gagneriez sans doute à plus respecter la « liberté d’expression » de tout un chacun et prendre le temps de lire plus attentivement ce que disent les gens, incluant ce qu’ont à dire les politiciens que vous n’aimez pas. Que cela vous plaise ou pas, monsieur Leitão s’est avéré être un Ministre des finances très efficient, c’est une chance pour l’ensemble du Québec, de tous les Québécois et les Québécoises de l’avoir eu dans ces fonctions. La preuve d’ailleurs : les finances du Québec sont en ordre. Une chose qu’on n’avait pas vue en plus de trente ans.

— « audiatur et altera pars » comme disaient les latins : « Écoutez ce qu’a à dire l’autre parti », on apprend parfois plus de l’autre parti que de la bouche même de ceux que l’on soutient sans discernement.

@ Serge Pour une victime autoproclamée, tu t’es drôlement
ennuyé de ma présence à ce que je vois… Deux constatations
pour commencer : premièrement, mon commentaire à François
est effectivement mal placé (probablement mon erreur). Mais ce
commentaire faisait référence aux propos effectivement disgra-
cieux de François datant du 18 mai à 4:06… (je te laisse vérifier
correctement cette fois-ci…). C’est donc toi qui ne prends pas le
temps de lire correctement les propos des autres avant de dire
n’importe quoi… Comment tu disais ? « Audiatur et altera
pars » ? Car « on apprend parfois plus de l’autre parti que de la
bouche de ceux que l’on soutient sans discernement »… À toi
de suivre ton propre conseil et t’excuser.

Deuxièmement, j’aimerais aussi apporter une précision : je
n’essaie pas « d’étreindre » qui que ce soit. Je choisis simple-
ment d’adopter, face à tes propos idéologiques intolérants
et méprisants, le tutoiement paternaliste qui s’impose, comme
on fait avec un enfant qui est irrationnel parce que les choses
ne vont pas comme il voudrait :

Non Serge…il n’y a pas de « dérive communicationnelle néo-
nazie », « d’émergence faschisantes », de « doctrine inspirée
du national-socialisme », ni rien dans le voisinage du « supré-
matisme » non plus (quelle foutaise manipulatrice !). Comme
dirait n’importe quel historien le moindrement compétent :
mauvais continent, mauvais siècle… L’extreme-droite n’a tout
simplement jamais réussi à sérieusement prendre pieds au
Canada, et encore moins dans l’écosystème encore plus à
gauche du Québec, voire même à participer à une quelconque
conversation politique importante (tu répètes manifestement
comme un perroquet les âneries idéologiques du parti libéral,
désespéré de se maintenir au pouvoir au point de demander à
Leitao de faire la sale besogne de faire peur à l’électorat, alors
que ce n’est pas du tout dans sa nature).

Non Serge… les gens ne sont pas nécessairement des ignorants
parce qu’ils ne sont pas d’accord avec toi sur l’immigration.
Ils savent contrairement à toi manifestement, que le débat
politique porte sur les NORMES de l’immigration, et non sur
ce que tu appelles les « faits » (soyons francs, seulement pour
essayer de t’arroger le monopole d’une pseudo expertise qui ne
sert qu’à ceux qui pensent comme toi à s’auto-arroger le
pouvoir de déterminer entre ceux qui peuvent ou non participer
à la discussion…c’était d’ailleurs le principal travers de
Bouchard Taylor…la condescendance moralisatrice des
commissaires).

Non Serge… personne ne croit que j’ai pu faire changer ton
vote. Tu tiens des propos trop campés idéologiquement pour
avoir pu sérieusement envisager de voter pour la CAQ. En
toute cohérence en fait, tu devrais carrément envisager
l’abstention pure et simple. Parce que comme Philippe
Couillard a choisit de violer l’individualisme intégral prôné
dans le reste du Canada en interdisant le vote à visage
découvert, et qu’il va falloir en informer les immigrants
un peu à l’avance pour qu’ils puissent s’y habituer si ce
n’est pas déjà fait, il est donc lui aussi j’imagine pour toi,
sans qu’il le dise officiellement pour ne pas effaroucher sa
base électorale majoritairement immigrante et anglophone,
le défenseur d’une forme d’idéologie « circonvoisine de
suprématisme québécois »… Bon vote…

P.S. En passant Serge, le « projet de société » nazie (ton
appellation ridiculement inconsciente…) n’était pas « ouverte
à tous » (comme tu l’as affirmé), comme le démontre hors de
tout doute la tragédie juive. Tu t’amuses librement avec des
concepts que tu ne maitrises pas, et tes propos irréfléchis
peuvent blesser gravement une communauté qui a sentie
dans sa chaire que les camps de concentration nazis était
tout le contraire d’un projet de société inclusif (c’est entre
autre ça l’eugénisme). Et oui Serge… ton éducation est
encore manifestement à faire en ces matières…

Dans tout ce que suggère François Legault pour le Québec, on peut discerner plus facilement son objectif d’accéder à une promotion personnelle pour lui-même que le véritable intérêt du Québec.

Je crois que beaucoup de gens pourraient voir François Legault comme un simple opportuniste s’ils n’avaient aussi cette caractéristique en eux, celle de vouloir une « promotion » personnelle due au hasard.

On a qu’à penser aux gens qui s’appuient beaucoup sur le hasard d’être nés dans un certain pays riche en Amérique du nord et qui s’élèvent, dans tous les sens du mot, contre ceux pour qui ce n’est pas le cas et pour qui cette proposition de Legault de soumettre à la question les immigrants est une aubaine pour prendre de la hauteur sociale.

Coté hasard, on ne s’attardera pas au nombreux numéro sur lesquels Legault a misé, qui comprenait l’idée que se séparer du Canada serait payante pour le Québec, et qui aurait pu nous coûter un bras parce que on est comme ça, « pas regardants » sur les contradictions. Il a un bel habit, il ressemble au petit bonhomme riche dans les cartes « Chance » au monopoly, c’est tout ce qui compte.

Tous, on croit à l’assomption de François Legault comme à celle de la Vierge. Il va s’élever dans le ciel politique avec son corps incorruptible, son parti. De toutes façons, on ira pas nous-même se présenter en politique, on a plus d’habits à notre taille dans le garde-robe, alors ça en prend un premier ministre et l’habit fait le moine, pourquoi discuter ? Peu importe les idées, non ? Et si on l’utilise pas maintenant, il va être un peu passé date les prochaines fois.