La CAQ consolide son avance, le PQ recule

La formation de François Legault a remporté la précampagne électorale en se hissant, lentement mais sûrement, au-dessus de peloton. Entre les batailles de terrain, les repas-partage et les barbecues, la saison estivale promet donc d’être chaudement disputée.

Photo : La Presse Canadienne

Un nouveau sondage de la maison Léger a été publié hier sur les ondes de LCN. Il vient à la fois confirmer et alourdir les tendances des derniers mois. Ce sondage par l’intermédiaire d’Internet a été conduit du 31 mai au 10 juin auprès de 3 234 répondants (groupe Internet non probabiliste), un échantillon tout de même considérable, soit trois fois plus important que les sondages Léger des derniers mois.

Voici les résultats après répartition des indécis :

La Coalition Avenir Québec trône toujours en tête des intentions de vote des électeurs québécois, avec une avance considérable de 9 points sur son plus proche rival, soit le PLQ. Avec 37 % d’appuis, la CAQ se situerait donc en territoire majoritaire, selon ce sondage.

Au deuxième rang vient le Parti libéral du Québec, avec 28 %, une modeste hausse de deux points par rapport au sondage Léger–Le Devoir de mai 2018. Un tel résultat, s’il devait se transférer dans l’urne en octobre prochain, serait le pire score pour le PLQ depuis la Confédération.

Loin derrière, avec des appuis anémiques de 19 %, se trouve le Parti québécois, en baisse de trois points depuis mai. L’érosion du vote péquiste sous la barre des 20 % pourrait avoir de fâcheuses conséquences sur sa projection de sièges, tel que nous le verrons plus bas.

De son côté, Québec solidaire n’obtient que 9 % d’appuis, ce qui semble être son nouveau niveau de croisière depuis la fusion avec Option nationale, à la fin de 2017.

[Sondages des intentions de vote au Québec de mai 2017 à juin 2018.]
Enfin, le Parti conservateur du Québec, le Parti vert du Québec et le Nouveau Parti démocratique du Québec obtiennent chacun 2 %, selon ce sondage.

Explorons d’abord les sous-échantillons du sondage, puis jetons un coup d’œil à son effet sur la projection de sièges.

Les électeurs francophones

Chez les électeurs francophones, majoritaires dans 106 circonscriptions sur les 125 du Québec (selon les données du recensement canadien de 2016), la Coalition Avenir Québec possède une avance monstrueuse sur ses rivaux. En effet, avec 44 % dans cette importante tranche de l’électorat, la CAQ pourrait balayer complètement de nombreuses régions du Québec et ainsi remporter une majorité de sièges à l’Assemblée nationale.

La région métropolitaine de Montréal

Dans la région métropolitaine, le Parti libéral du Québec conserve de peu la première place, avec 34 %, fort de ses appuis des électeurs non francophones. Toutefois, la donnée la plus importante de ce sous-échantillon est l’écart entre la CAQ et le PQ.

En effet, avec 31 % d’appuis dans la région de Montréal (14 points devant le PQ), la Coalition Avenir Québec pourrait être en position de complètement balayer l’est de la Montérégie, y compris les bastions péquistes de Marie-Victorin, Verchères et Taillon. Dans l’ouest de la Montérégie, les circonscriptions de Sanguinet, Châteauguay et Beauharnois pourraient aussi basculer vers la CAQ avec de tels chiffres.

Des circonscriptions montréalaises seraient aussi à l’intérieur de la portée de la CAQ, notamment Pointe-aux-Trembles, Bourget et Rosemont.

La région métropolitaine de Québec

Dans la région de la Capitale-Nationale, aucune surprise : la Coalition Avenir Québec écrase tous ses rivaux, avec 51 % d’appuis. Il s’agit d’une tendance lourde qui perdure depuis plus d’un an maintenant et qui se confirme ici : avec de tels chiffres, tous les sièges de la région de Québec pourraient tomber aux mains de la CAQ — même Jean-Talon et Taschereau.


Ailleurs au Québec

C’est la même histoire dans les régions du Québec, où la Coalition Avenir Québec obtient 41 %, soit presque le double des appuis de ses deux rivaux. D’ailleurs, sur son fil Twitter, Jean-Marc Léger a indiqué que la CAQ était en tête dans 9 régions du Québec sur 12.

Et pour ce qui est du nombre de circonscriptions ?

Je crois qu’il est important de ne pas donner trop d’importance à un sondage unique lors d’une projection de sièges. Un des objectifs du modèle Qc125 est de réduire les fluctuations normales des données des sondages (communément appelées le « bruit »). C’est pourquoi j’attends généralement la publication d’un deuxième nouveau sondage avant de compiler une projection.

Toutefois, nous pouvons tout de même utiliser les données de la dernière projection Qc125 (23 mai 2018) et les comparer à ce nouveau coup de sonde. Voici les moyennes du vote populaire (avec les intervalles de confiance) de la projection superposées avec ce dernier sondage Léger.

Nous remarquons que les données du sondage se trouvent à l’intérieur des intervalles de confiance du PLQ, du PQ et de QS. Pour la CAQ, le 37 % du sondage ne dépasse que légèrement l’intervalle de confiance supérieur.

Nous pouvons donc utiliser la dernière projection Qc125 et filtrer, parmi les 50 000 simulations, celles qui s’alignent avec les données du sondage. Au total, il y avait 1 600 simulations qui se trouvaient à ± 1 % du vote populaire pour chacun des partis. En tenant compte uniquement de ces simulations, voici les moyennes des totaux de sièges :

En arrondissant les moyennes de sièges à l’unité, voici ce que nous obtenons :

Avec de tels chiffres, la CAQ serait donc confortablement en territoire majoritaire. L’opposition officielle serait le PLQ (avec son pire total depuis 1976). Le Parti québécois serait décimé, avec une moyenne de seulement 9 sièges (trois de moins que le seuil de reconnaissance officielle).

En conclusion

À pareille date l’an dernier, les sondages indiquaient que le Parti québécois ne talonnait plus les libéraux en première place des intentions de vote, car ce dernier avait perdu des plumes, principalement au profit de Québec solidaire. La CAQ, sans avoir bougé de façon notable dans les intentions de vote, s’est retrouvée au deuxième rang. Dans les 12 mois qui ont suivi, tous les partis représentés à l’Assemblée nationale ont perdu du terrain auprès de l’électorat — à l’exception de la CAQ.

La formation de François Legault aura donc remporté cette précampagne électorale en se hissant, lentement mais sûrement, au-dessus de peloton. Les politiciens sont sur le point d’amorcer une nouvelle phase de la précampagne : les batailles de terrain, les repas-partage et les barbecues estivaux.

La saison estivale promet d’être chaudement disputée.

* * *

Pour consulter le rapport de ce sondage Léger-LCN, cliquez sur ce lien.

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26 commentaires
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Lisée pensait avoir trouvé l’idée du siècle en ne parlant plus d’indépendance et en coulant le référendum. Ce faisant il a tiré les souverainistes de droite du PQ et les fédéralistes de droite de PLQ dans les bras de la CAQ, morte de rire.
Lisée a mené le PQ à sa mort. Y’a-t-il quelqu’un qui va le réveiller avant qu’il ne soit trop tard?
Seul le retour de la souveraineté pourrait changer la donne et sauver le PQ de la mort.

Le PQ est devant un paradoxe existentiel depuis des années. Comment donner l’impression d’une option viable avec un % d’électeur sous les 50% requis pour gagner un référendum? Le PQ s’est donné une mentalité de « think big » et il a mis son idéologie de côté pour y arriver. C’est comme lorsque Bernard Landry c’etait fixé un taux de confiance minimum de 80%, il a contribué à tuer le mouvement en quittant, aucun autre n’a eu autant de confiance que lui après. C’est malheureux mais le PQ vit ses derniers jours en tant qu’option légitime et viable. Et pour les pur et dur il y a Québec Solidaire qui assume son idéologie tout en acceptant qu’ils ne seront jamais une option viable. Quebec Solidaire c’est le parti parfait pour les souverainistes déçus qui veulent utiliser leur vote d’opposition. Le PQ doit accepter son nouveau rôle marginal sur l’échiquier québécois sans quoi il va s’entre-déchirer avec la lutte de pouvoir interne qu’on voit depuis des décennies. Si le PQ veut survivre il doit assumer que son option originale n’est pas gagnante pour le moment mais rester fidèle à soi-même. Un tel choix serait un noble sacrifice en attendant que l’option souverainiste revienne peut-être un jour une option viable. Mais le PQ devra accepter cette réalité plutôt que de faire les autruches qui se battent entre eux.

Retour du séparatisme? Où ça? Vous êtes sérieux?

Presque plus personne, à part une misérable poignée d’irréductibles dinosaures, n’en veut de votre séparation. Quand c’est rendu qu’un parti politique doit camoufler son article PREMIER, sa marque de commerce, pour espérer sauver les meubles, on frôle le burlesque. En plus, à voir comment les séparatistes du Bloc gèrent leur parti, on ne peut qu’être terrifiés devant la possibilité de voir ces énergumènes diriger un « pays ». Et c’est sans compter les innombrables virages à 180 degrés qu’a effectué Lisée, votre fossoyeur, depuis qu’il est chef de cette formation. On dit même qu’il est en danger dans sa propre circonscription.

Le PQ est « pogné » entre l’arbre et l’écorce et disparaîtra à plus ou moins brève échéance. C’est inéluctable.

Le Québec lui, est passé à autre chose.

Je ne suis pas entièrement en d’accord avec vous.

L’appui à l’indépendance est (lentement mais sûrement) à la baisse. De plus, les dernières campagnes électorales ont montré qu’il y a une quantité significative d’électeurs qui semblent avant tout motivés par le refus de l’indépendance et qui sont même prêts à voter pour n’importe qui si ça permet de s’assurer qu’il n’y aura pas de référendum.

Dans les campagnes récentes, à chaque fois, c’était le même scénario : la campagne électorale commence normalement puis le PLC accuse le PQ de vouloir a) faire un référendum ou b) utiliser des fonds publics pour faire la promotion de l’indépendance. Et là, tout d’un coup, beaucoup d’électeurs passent de la CAQ au PLC (à l’époque le parti fédéraliste avec le plus de chances de gagner).

Au Québec, il y a moins d’électeurs en faveur de l’indépendance que contre. Et dès que le spectre du référendum est agité, beaucoup de ceux qui sont contre vont voter pour le parti qui a le plus de chance de battre le PQ. Dans le contexte actuel, promettre un référendum c’est perdre l’élection.

Tant que le PQ promet un référendum, il ne mourra pas (les purs et durs vont continuer de voter pour lui et ça va lui donner un minimum de sièges) mais il ne gagnera pas non plus (les fédéralistes/non-indépendantistes vont se liguer contre lui). D’un autre côté, si le PQ parle moins d’indépendance, il risque de s’aliéner sa base mais il devient moins vulnérable à la traditionnelle stratégie du PLC.

Le retour à la souveraineté ne ferait qu’ accélérer sa mort ! L’ Union Nationale a subit le même sort lors de l’ arrivée du PQ

Minute monsieur,
Quand le PQ parlait trop d’indépendance. il se le faisait reprocher.

Les gens ont eu 2 occasions pour voter Oui à 2 référendums et on a perdu. Avant de toujours tirer sur un coupable, faudrait peut être se demander si chacun (e) de nous n,avons pas un rôle de pédagogie à jouer dans notre entourage (parents et amis) à chaque jour. Je pense que M, Lisée n’a pas fait erreur en proposant un mandat sans référendum. Il nous faut remettre de l’ordre dans ce gouvernement contaminé à l’os par les libéraux. Et sa stratégie à M. Lisée n’est pas du tout mauvaise . Par contre, le PQ depuis surtout 2014 , défaite de Mme Marois, subit de + en+une grave injustice de la part de tous le médias
au profit des tiers partis dont la CAQ que l’on considère comme l’opposition officielle et aussi QS que l’on traite avec des gants blancs et que l’on voit sur toutes les tribunes comme un grand parti de 50 députés alors qu’il ne sont que trois. LÀ est le problème.
Monsieur, votre rôle comme celui de tout bon indépendantiste serait justement de critiquer l’auteur de cet article qui gaspille beaucoup d’encre pour un torchon présenté par Léger Marketing à partit de chiffres douteux et basé sur un échantillonnage très discutable. Le danger est que les citoyens du Québec n’auront bientôt plus besoin de se présenter aux urnes: on aura juste à se baser sur le dernier sondage pour élire notre futur gouvernement le 1er octobre.

Est-ce possible que cette course à deux permette au PLQ de se placer encore plus à gauche de l’échiquier et de gagner des points? Il est tellement tôt dans cette campagne que la mouvance des votes risque de changer, si la CAQ ressemble de plus en plus au PLQ d’avant. On revient au temps de l’Union nationale et des libéraux! Avant l’arrivée du PQ. Il n’y a plus de nationalisme québécois au menu du jour?

Durant l’ été (juillet & août ) les gens sont en vacances et ne s’ intéressent pas beaucoup à la politique d’ autant plus que ça fait plus de 6 mois que les libéraux sont vraiment en mode campagne ! Donc à mon avis ça me surprendrait que la tendance vire de bord ! Comme on dit le ciment commence durcir et il va rester 4-5 semaines avant le jour du scrutin !!

Le changement ou son apparence plutôt s’est cristallisé sur la CAQ.

1- Le premier noyau de cette campagne sera de mettre les libéraux dehors comme en Ontario.

2- a- Le thème de la privatisation (CAQ) des services publics s’est partiellement mis dans la tête des Québécois. Cela reste partiel tout de même.

b- Le succès de la CAQ est associé aussi à la question de l’identité québécoise en termes de maintien de la laïcité, de non intrusion des signes religieux dans la vie sociale. L’emphase caquiste serait que l’immigration annuelle serait baissée et ce test des valeurs absurde qui convaincrait le peuple présentement. Et pourtant, les obstacles sont réels face à la CAQ sur cette question d’autant que le programme nationaliste caquiste en général reste faible.

Le programme caquiste reste mal connu et le désir de changement pour une CAQ ultra-libérale laisse perplexe.

3- Les libéraux ont peu de chances de gagner l’élection avec de tels chiffres. Leur tentative de positionner à gauche de la CAQ ne sera pas convaincante par leur échec flagrant avec la santé publique tout comme peut être de se positionner à gauche sur le plan social en général sera guère plus convaincant même en étant plus proche du pouvoir que le PQ ou QS. Seules les personnes les plus inquiètes sur l’aide sociale face à la droite très libérale de la CAQ pourraient voter libéral. Le PLQ pourrait monter à 29 ou 30% des suffrages comme un peu en 2012 sans pouvoir monter plus à moins d’un effondrement caquiste majeur en campagne et une incompétence qui se sera imposée?

3-a- Le PQ sous JFL s’est mal coloré en tentant une entente avec QS qui a révélé une dimension trop idéologique pour être accepté par la majorité écrasante des Québécois. L’entente avec QS est une erreur qui a fait plonger le PQ qui avait il y a plus d’un an, 25% en moyenne d’appuis.

3- b- Le PQ a eu du mal avec la laïcité à cause de l’identification excessive de l’échec de 2014 à la charte des valeurs, la séparation de la religion et de l’État tient à cœur les Québécois et le PQ affirme la laïcité en 2018 tout en voulant la configurer ou la baliser et surtout les hésitations de JFL depuis qu’il est chef du parti sur la question ont permis que la CAQ s’empare de la question de la laïcité précisément en régions (aussi, hors Québec la capitale) où les gens sont devant le sentiment de l’inconnu face à une immigration encore rare.

3- C- Le PQ par son article 1 sur la souveraineté vit avec malaise chez les plus souverainistes, l’aménagement de la souveraineté vers le futur, malgré que la rhétorique facile des -conditions gagnantes- de la souveraineté ait été abandonnée. Le parti n’a pas su penser un programme autonomiste patriotique capable de relativiser dans les mentalités et dans l’imagerie populaire du PQ, la souveraineté comme option possible. Parce que, les Québécois sont incapables de vouloir la souveraineté en majorité tant qu’ils ne souffriront pas énormément dans le Canada! Une affaire de nature humaine peu glorieuse, typique d’un monde occidental trop individualiste.

3-d- L’option sociale ou social démocrate proposé par le PQ en 2018 pour la campagne n’est pas suffisante. S’il va proposer correctement une option de gauche sociale, une trop grande partie des électeurs caquistes n’en veut pas et ne s’en tient chez le PQ qu’à la question au moins de l’identité nationale.

3-e- Face à la situation grave du PQ. La question du mandat 1996-98 de Lucien Bouchard se pose. Bouchard comme premier ministre a joué de la gauche et de la droite au pouvoir tout en écartant relativement la question québécoise et l’après référendum. Il a insatisfait à gauche et à droite, malgré que les garderies publiques ont plus à la gauche et que le premier déficit zéro ait plus à la droite. Tout comme sur le plan nationaliste, L.Bouchard a déçu beaucoup également.

Le PQ actuel est le résultat d’une coalition souverainiste entre gauche et droite qui s’est défaite, laissant des partis comme la CAQ à droite et QS à gauche défaire le Québec après leur formation par leurs caractères doctrinaires et extrêmement marqués par leur manque d’envergure et de finition.

-Sur notamment QS, on ne trouve dans ce parti qu’une collection de bons sentiments digérés en politiques et dont l’horizon ne dépasse guère le sol de la politique.

Le Québec va mal et ira en chute libre à moins que François Legault si élu fasse au moins un Daniel Johnson père de lui en tant que souvenir plutôt correct du dernier mandat de l’Union nationale en 1966-1969?

Belle analyse. Mais est-ce qu’il en reste toujours des vrais souverainistes ou si on a des pauvres colonisés qui se font bernés par un charlatan qui leur promet des baisses de taxes?
Je suis d’accord avec vous sur ce point, le PQ a besoin d’afficher davantage son côté patriotique pour aller chercher la fibre nationaliste et le côté rassembleur des Québécois(ses).

J’ai vraiment un problème avec les gens qui utilisent des épithètes dérogatoires envers ceux qui ne pensent pas comme eux (ou qui ne votent comme eux). Les gens qui votent CAQ, PLQ, QS et PQ ont le droit de voter pour qui ils veulent. Ils ne sont pas imbéciles, ni colonisés. Ils ne pensent pas comme vous. C’est tout. Les épithètes, c’est pour la cour d’école et Donald Trump.

S’il devait apparoir que monsieur Legault élise 76 député-e-s (ou plus) en octobre prochain, je pense qu’il lui sera difficile de changer le mode de scrutin, malgré ses promesses. Mon petit doigt me dit, qu’un vote aussi massif pour la CAQ, conduira inéluctablement à un festival de promesses non tenues.

J’ai bien hâte de voir par exemple comment monsieur Legault s’y prendrait pour baisser les impôts (des mieux nantis), sans produire de déficit public, ni couper dans les programmes sociaux, à moins qu’on ne sabre peut-être dans le Fonds des générations. Bref, tout ce que les électeurs ne voulaient plus ni avec les péquistes, ni les libéraux, ils l’auront cette fois-ci en plus gros pour au moins quatre ans.

Alors que le REM risque de prendre plus de temps que prévu pour être entièrement complété avec son tracé et ses options techniques controversées qui par conséquent coûtent plus cher. J’aimerais bien savoir comment la CAQ va s’y prendre pour prolonger ce réseau sans qu’il ne soit nécessaire de produire encore quelque déficit massif d’investissement sur ce projet-là.

Bref, la marge de manœuvre d’un tel parti — avec ses promesses redondantes -, risque d’être tellement étroite, que les Québécoises et les Québécois vont devoir probablement bien serrer leurs fesses pour pouvoir avoir une toute petite chance d’échapper à ce qui les attend.

Il semblerait que la soif de changement rime cette fois-ci une bonne fois pour toute avec aveuglement.

On verra bien mais je pense que François Legault va gagner son pari opportuniste de mettre de côté l’option souverainiste et de gruger un peu le vote libéral en offrant une autre option de bonne gouvernance un peu plus a droite mais pas tellement. Il suffit que la CAQ gouverne un seul mandat sans trop de problème pour tasser le PQ pour de bon. QS va devenir le parti des idéalistes purs et durs qui ne cherche pas à gouverner. Le PLQ va toujours garder sa marque de commerce qui offre la stabilité à l’anglo-saxonne.

« Le monde est changement. La vie n’est qu’une opinion. » citation de Marcus Aurelius

Je crois que la CAQ a « peaké » trop tôt et que le GBS (Gros Bon Sens) s’emparera bientôt des Québécois qui commencerons à se poser des questions sur ce parti politique et surtout sur son programme.

Si vous pensiez avoir vécu de « l’austérité » sous les Libéraux, attendez voir ce que vous réserve la CAQ!!!

Le vrai problème du PLQ ce n’est pas l’austérité, le Québec devait y passer, qu’importe le parti. Le Québec en a assez du manque de transparence, du copinage, d’une UPAC étranglée par un pouvoir occulte, de ces années à manipuler des chiffres pour transformer la réalité, de l’inaction à propos des paradis fiscaux et quoi d’autres encore!? Peut-être que ça irait mieux dans les ministères et les services sans ces gaspillages du PLQ!

Un peu de changement, ça fera du bien. Mais n’oublions pas que M. Legault provient de l’entreprise privée. Ne lui donnons pas un chèque en blanc avec une trop forte majorité de siège. Sinon, à long terme, on risque de perdre des acquis au niveau des services financés par l’état.

Euh…et comment au juste allez vous coordonner le vote des Québécois pour vous assurer que la CAQ n’obtiendra pas une trop forte majorité?

La seule façon réaliste de contrer la CAQ est de voter Libéral sinon, vous allez donner les clés de la province à une meute de députés et de ministres en culottes courtes.

Certains »journalueux ou chroniqueux » comme certains à Radio can présentent constamment les mêmes analyses empreintes de biais très partisant.
Ils offrent une surexposition média à qs, pedant qu’on dénigrent très souvent les idées, les projets ou actions du Parti québécois, Martine Biron à radio can est un exemple patent d’intervention politique sous l’étiquette de »journaleuse ».

À ma connaissance seul deux journalistes-animateur (Arcand et Auger) ont soulignés que Legault refuse toute entrevue, il se limite à des conférences de presse. En se limitant à de petits clips ou réponses, il contrôle les dérapages, mais nous n’avons pas droit a du véritable contenu d’idées.

Qu’il élabore sur les projets de la caq de vendre une partie de la SAQ ou de privatiser une partie, alors que chaque année, cette société nous raporte des profits de plus d’un milliard. Qu’on le questionne sur le projet de la caq de vendre une partie de hydro Québec comme la très mauvaise aventure ontarienne avec Hydro one, depuis nos voisins payent des millions de plus chaque année pour l’électricité. L’orientation et le grand intérêt de la CAQ pour le secteur privé nous donneras le même genre de tripotage de fonds publics, va nous assurer des coûts supplémentaire pour justifier le profit que recherche le profit.

Un rappel, c’est au Parti québécois que nous devons plusieurs éléments composant le développement de plusieurs programmes sociaux démocrate qui font notre fierté et notre simgularité québécoise.

Enfin, on va pouvoir donner une chance à la CAQ… content que l’on se débarrasse de ce Couillard déconnecté des vraies valeurs des Québécois. Bons résultats économique, comme partout ailleurs au Canada et USA… donc pas assez pour le reporter au pouvoir.

Les grosses têtes caquistes se disputent maintenant sur les valeurs du parti, même s’il n’est pas à ses premières divergences, ça promet pour le futur. « O tempora, o mores », « quousque tandem abutere, Legault, patientia nostra ? »

La campagne électorale n’a pas encore débuté et déjà c’est réglé ? On assiste présentement à une vaste mise au point électorale suite à l’élection maintenant aux 4 ans. La vraie campagne commence en août. Pas sûr, sûr, sûr que ça va se terminer comme les sondages le montrent un après l’autre.

Ce sondage me laisse des doutes quant aux votes envers la CAQ. Je suis perplexe en pensant que Legault pourrait être PM. Mais attendons le vrai sondage…

Ne devrait-on pas arrêter les sondages, qui mélangent les cartes et troublent les indécis. Attendons le vrai bondage en octobre.

Pour ma part je crois que la majorité des électeurs ne veulent plus d’un gouvernement malhonnête comme le PLQ , on peut se souvenir de toute la corruption dont plusieurs députés ont été décrié depuis quelques années, ce qui fait que un grand nombre d’électeurs qui auparavant votaient PQ réalisent que le PQ ne pourras devenir le prochain gouvernement, et alors comme plusieurs ne peuvent plus sentir couillard et sa gagne et veulent s’en débarrasser absolument ils donnent une chance à la CAQ. On s’est fait fourrer pendant leur long séjour au pouvoir et maintenant ils nous donnent des petits bonbons à gauche et à droite,
ils nous prennent pour des cons, mais beaucoup sont exaspérés et veulent en finir avec ce cauchemar, ce seras un bon débarras…

On dit le PLQ « malhonnête » mais on trouve difficilement un député ou un ministre reconnu véritablement coupable que quelque malhonnêteté que ce soit. La plupart des coupables reconnus viennent du monde municipal.

Si vous voulez aborder le système de financement des partis, soyez informé que 3 des 4 partis politiques ont dû rembourser au DGE des sommes amassées illégalement: le PLQ, la CAQ et le PQ!!! D’ailleurs, si mes souvenirs sont exacts, le rapport Moisan impliquait clairement le PQ de façon très concrète dans ce système frauduleux. De plus, je crois que le PQ est le seul parti à devoir toujours de l’argent (autour de $200,000.00 je crois) au DGE, les 2 autres partis ayant remboursé leur dette.

Le PQ est sauvé!

Ils viennent d’enrôler la « recrue » Daniel Breton dans St-Hyacinthe. Un homme d’une honnêteté irréprochable qui vient s’ajouter à Lisette Lapointe et combien d’autres jeunes gens énergiques incarnant le « renouveau » de l’option séparatiste…

Sérieusement… Le PQ « scratche » le fond du baril. Désespéré vous croyez?