La CAQ et le PLQ au coude-à-coude

Un sondage de Recherche Mainstreet vient confirmer certaines tendances observées par le précédent sondage Léger-LCN. Mais il offre aussi quelques surprises, comme l’explique Philippe J. Fournier.

La Presse canadienne/Jacques Boissinot

Sur la scène nationale, la Coalition Avenir Québec et le Parti libéral du Québec se trouvent à une égalité statistique, obtenant chacun 30 % d’appuis des répondants du sondage. Il s’agit donc d’un recul caquiste et d’une progression libérale de deux points, une variation à l’intérieur de la marge d’erreur du sondage (qui est de ± 2,8 %).

Loin derrière se trouve le Parti québécois, avec 16 % d’appuis, un recul de quatre points depuis le sondage Mainstreet de mars dernier. Cette donnée semble particulièrement basse, même en considérant le 19 % obtenu par le PQ dans le sondage Léger de décembre 2017 et le 18 % mesuré par Mainstreet en janvier 2018. Est-ce qu’il pourrait s’agir d’une donnée aberrante ? C’est possible, mais le sondage Léger publié la semaine dernière mesurait aussi une stagnation des appuis péquistes. Nous verrons plus bas que, selon ce sondage, le PQ aurait perdu du terrain dans toutes les régions du Québec, ainsi qu’au sein de l’électorat francophone et des électeurs de 18 à 34 ans.

De son côté, Québec solidaire demeure stable, avec 12 %, une hausse modeste d’un point par rapport à mars 2018.

Finalement, le Parti conservateur du Québec et le Nouveau Parti démocratique du Québec obtiennent chacun 4 % des intentions de vote.

Voici les résultats des sondages des 12 derniers mois, toutes maisons confondues :

Nous pouvons remarquer que les appuis au PLQ, dont la glissade s’est amorcée au printemps 2017, semblent s’être stabilisés juste sous le seuil des 30 %. En effet, selon le graphique ci-dessus, il ne fait aucun doute que le PLQ a perdu des points après la pause de Noël, mais nous avons maintenant deux sondages consécutifs qui indiquent une légère remontée du parti de Philippe Couillard.

Quant au PQ, il s’agit d’une baisse importante et qui pourrait être lourde de conséquences sur la projection de sièges. Toutefois, ces pertes de points pourraient aussi être une manifestation des fluctuations normales attribuées à la nature bruitée des sondages probabilistes (les sondages probabilistes comme ceux de Mainstreet sont naturellement plus bruités que les sondages par échantillon d’internautes, comme ceux de Léger et de CROP, par exemple).

Jetons maintenant un coup d’œil aux sous-échantillons suivants : les francophones, les non-francophones, les régions métropolitaines de Montréal et de Québec, ainsi que les régions du Québec.

Les électeurs francophones

Comme ce fut le cas avec le dernier sondage Léger, la Coalition Avenir Québec trône en tête du vote francophone, avec 33 % d’appuis. Il s’agit du dixième mois consécutif où la moyenne des sondages, telle que calculée par le modèle Qc125, accorde une avance à la CAQ chez les francophones.

Au deuxième rang se trouve le Parti libéral du Québec, avec 25 %, une hausse de quatre points. Il s’agirait ici d’une nette remontée pour le PLQ, qui a oscillé entre 16 % et 21 % chez les francophones depuis le début de 2018.

Avec cette hausse du PLQ, le Parti québécois se trouve donc au troisième rang, avec seulement 18 %, une baisse significative de cinq points.

Voici les données du vote francophone de la dernière année :

Les électeurs non francophones

Chez les électeurs non francophones, le Parti libéral conserve une avance confortable sur ses rivaux, avec 62 %. Toutefois, ce sont les partis de deuxième et troisième places qui pourraient étonner quelques lecteurs :

C’est évidemment sans surprise que les quatre partis qui récoltent le plus d’appuis chez les non-francophones sont les partis ouvertement fédéralistes. En effet, à égalité statistique se trouvent le Parti conservateur du Québec, avec 10 %, le Nouveau Parti démocratique du Québec, avec 9 %, et la Coalition Avenir Québec, avec 8 %.

Loin derrière se trouvent le Parti québécois, avec 4 %, et Québec solidaire, avec 1 %. La fusion entre QS et Option nationale aurait-elle fait déserter les non-francophones tentés par la formation de Gabriel Nadeau-Dubois ? C’est une hypothèse plausible.

La région métropolitaine de Montréal

Dans la métropole, fort de ses appuis de l’électorat non francophone, le Parti libéral du Québec conserve la tête dans les intentions de vote, avec 34 %.

La Coalition Avenir Québec vient au deuxième rang, avec 24 % (alors que Léger mesurait 26 %). Le Parti québécois et Québec solidaire sont à égalité statistique, avec 16 % et 14 % respectivement.

La région métropolitaine de Québec

Dans la région de Québec, le parti de François Legault domine toujours ses rivaux, avec 40 %, une baisse de six points (une fluctuation qui n’est pas nécessairement anormale considérant la petite taille de ce sous-échantillon).
Le Parti libéral, qui avait remporté 8 sièges sur les 11 de la Capitale-Nationale en 2014, tire de l’arrière, avec seulement 24 % des intentions de vote.

Encore une fois, Québec solidaire et le Parti québécois sont à égalité statistique, avec 13 % et 12 % respectivement.

Finalement, le Parti conservateur du Québec obtient 9 %, une hausse abrupte de six points. S’agit-il d’une réelle ascension pour le parti d’Adrien Pouliot ou d’une fluctuation statistique ? Seuls les chiffres des prochaines semaines nous le diront.

Ailleurs au Québec

Finalement, hors des régions de Montréal et de Québec, c’est encore une fois la Coalition Avenir Québec qui obtient le plus d’appuis des répondants, avec 40 %.

Considérant la taille de ce sous-échantillon, le Parti libéral et le Parti québécois sont presque à l’égalité statistique, à 23 % et 18 % respectivement. Il est quand même curieux de constater que le PLQ et le PQ obtiennent ensemble un score semblable à celui de la CAQ. Conséquemment, si ces appuis devaient se transférer dans l’urne en octobre prochain, de nombreuses circonscriptions pourraient changer de couleur.

En conclusion

Tout sondage pris hors contexte ne vaut pas le papier sur lequel il est imprimé. Il est important de prendre du recul et de considérer l’effet que ces nouveaux chiffres auront sur la moyenne pondérée des sondages, plutôt que les chiffres eux-mêmes.

Comparons ce sondage Mainstreet avec le dernier de Léger et les données de la dernière projection électorale Qc125 du 8 mars 2018 :

Nous pouvons constater que ce sondage Mainstreet aura une influence à la baisse sur les chiffres du PQ et de la CAQ, un effet neutre sur le PLQ, et qu’il tirera QS marginalement vers le haut.

La clé demeure toujours de ne pas donner trop d’importance à un sondage unique et de considérer chaque sondage comme un morceau d’un grand puzzle. Tout sondage, particulièrement les sondages probabilistes, contiennent naturellement des données bruitées. Le modèle Qc125 sert justement à amortir ces fluctuations et à différentier le signal du bruit.

En terminant, un sous-échantillon de ce sondage m’a fait particulièrement sourciller. Voici les chiffres des électeurs âgés de 18 à 34 ans :
Les appuis des 18-34 ans au PLQ et à QS concordent avec les tendances mesurées au cours des derniers mois, mais seulement 7 % pour le PQ ? Il n’est pas impossible que l’échantillon sélectionné pour ce sondage ait contenu soit  1) trop peu de jeunes péquistes, ou 2) trop de jeunes péquistes discrets. Malgré la marge d’erreur importante de l’échantillon pour ce groupe d’âge, le PQ serait donc à égalité statistique avec le NPDQ et l’option « autre parti », d’où l’indication que cette donnée pourrait être aberrante.

Avec les nouveaux chiffres des dernières semaines, nous pouvons maintenant compiler une nouvelle projection électorale Qc125. Les projections du vote populaire et du nombre de sièges seront publiées au cours des prochains jours sur la page Web de L’actualité. C’est à lire !

* * *

À propos de la méthodologie du sondage :

Ce sondage de Recherche Mainstreet a été réalisé les 7 et 9 avril derniers à l’aide d’appels automatisés auprès de 1 200 répondants québécois de 18 ans et plus. Ce sondage probabiliste possède une marge d’erreur de ± 2,8 % et est précis 19 fois sur 20. Évidemment, les sous-échantillons régionaux et démographiques possèdent des marges d’erreur plus élevées.

Dans le rapport du sondage, les données sont offertes avec une décimale de point de pourcentage. Par soucis de simplicité, les chiffres présentés dans ce billet ont été arrondis au point de pourcentage près.

Cliquez ici pour consulter le rapport complet de ce sondage.

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33 commentaires
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Erreur sur l’échantillon. Il est de 1200 et non de 1062. (1062 était le sondage précédent, erreur provenant de Mainstreet qui l’a laissée dans son rapport.) Si vous regardez les tables et calculez la marge, vous comprenez que l’échantillon est de 1200.

Comment un gouvernement qui a nagé et nage probablement encore dans la corruption peut-il être encore autant populaire. Il y a beaucoup de poisson dans la population ou quoi ? Pincez-moi!

Ce serait bien que les gens qui affirment, comme vous le faites, que le Parti Libéral a « nagé dans la corruption » nous donnent les noms des ministres et/ou députés Libéraux qui ont effectivement été reconnus coupables de cette dite corruption.

Si vous vous référez au financement illégal, je voudrais vous faire remarquer que le rapport Moisan a clairement identifié le fait que TOUS les partis politiques y ont participé. TOUS!!! Oui…oui…incluant le PQ et la CAQ…

Pour ce qui est des personnes jugées COUPABLES, jusqu’à maintenant, je n’ai vu que des politiciens et employés municipaux. Et vous?

Il faut vraiment être dans le déni pour encore croire que le PLQ n’est pas un parti corrompu.

@William
Comme le dit François 1, nommez-nous les gens corrompus en question. Si vous avez des preuves, allez les porter à l’UPAC. Sinon, trouvez des arguments plus convaincants, vous démontrez que vous n’avez aucune crédibilité avec ce faux argument.

Faut vraiment être fanatique ou aveugle pour ne pas croire que le PLQ est corrompu…Le PLQ a nommé le chef de L’UPAC,le chef de la SQ,le DPCP et les juges.Autrement dit ils sont blindés contre toute accusation de corruption.

@ Jean Després:

Donc, tout le système de justice québécois est vicié parce que les Libéraux ont créé, avec l’assentiment des partis de l’opposition je vous le souligne, des commissions d’enquêtes, et des escouades spéciales permanentes justement pour traquer et au final faire comparaître des fraudeurs… Il y en a même plusieurs qui ont déjà été reconnus coupables devant les tribunaux.

Eh ben…on n’a pas tout à fait la même définition de « corruption »…

Les jeux sont loin d’être fait. C’est long en politique faire
campagne pendant des mois sur un budget. Les libéraux
ont utilisé le peu de cartouches qu’ils ont trop vite parce
qu’ils ont paniqué devant l’avance de la CAQ. Quand la
vraie campagne va commencer, ils seront coincés à
radoter de ´vieilles’ nouvelles, essentiellement composées
de mesures budgétaires déjà peu inspirantes à l’avance,
qu’on a déjà commencé à oublier… C’était quoi déjà les
mesures du budget Leitao ?

Les sondages de Recherche Mainstreet sont sujets à caution. C’est leur marque de commerce.

Il semble que, méthodologiquement, ils soient conduits pour produire les résultats attendus, volontairement ou pas, un peu comme en mécanique quantique…

Il n’est guère étonnant que l’Actualité fasse du millage sur ces données pour le moins nébuleuses.
CAQ ou PLQ, pour son patron, c’est du pareil au même : de bons copains.

Les données sont aussi fiables que si on avait confié à Youri Chassin le mandat de les produire…

Un problème d’échantillonnage que les sondeurs ignorent systématiquement : combien d’appels ont été nécessaires pour obtenir l’échantillon final de 1062 ?
1 200 ? répondants. Les deux chiffres figurent dans le rapport : un au début, l’autre à la fin du rapport prétendument détaillé. Dans ce rapport « détaillé », il n’est pas clair non plus combien de personnes se trouvaient dans les différents groupes démographiques et régionaux.
Au fond, la question est : Qui répond aux sondages téléphoniques ? Personnellement, j’ai tendance à m’excuser et à raccrocher…

Les tendances me paraissent évidentes depuis 3 mois.
La CAQ perd du terrain , je ne crois pas que la stratégie de Legault à vouloir se cacher de peur de faire des gaffes soit une bonne chose.
Le PLQ regagne petit à petit du terrain , sans doute le budget qu´il a présenté dernièrement en est la cause.
Quant au PQ , c´est la descente aux enfers . Allons -nous assister à une débandade comme a connu le Bloc ?

Je partage entièrement votre point de vue.

Le PQ se bat actuellement pour ne pas finir dernier derrière QS. Comme des losers.

Les Québécois reprennent leurs sens et commencent à comprendre combien la CAQ peut être toxique pour la province.

Les Libéraux prendront le pouvoir (majoritaires?) et pourront ainsi continuer leur excellent travail. Imaginez…nous dépassons actuellement l’Ontario, chose qui ne s’était pas vue depuis les années ’50.

@ François
Ca ne te prends pas grand chose pour t’impressionner…
´Excellent travail’ des libéraux ? Quel travail ? Tout ce
qu’il font c’est de gérer le statut quo, en balançant le
budget…Un petit peu plus ici, un petit peu moins là…
En empruntant bien sûr le peu d’idée qu’ils
réussissent à mettre de l’avant aux autres partis.
C’est un parti de comptables, qui sous le prétexte
de s’occuper des vrais affaires, s’occupe en
réalité de pas grand chose. A quand remonte
la dernière grande réalisation qu’on peut
attribuer au parti libéral ? C’est pas normal
que la seule chose qui nous vienne en tête
d’un règne de 15 ans de pouvoir -devrais-je
plutôt dire d’un blocage libéral de 15 ans-,
soit un traité de libre-échange avec l’Europe
(qui est d’ailleurs davantage un prolongement
logique d’une politique de l’ancien gouver-
nement fédéral de Mulroney qu’une initiative
originale de Jean Charest). C’est un vide désolant,
qui nous force d’ailleurs si on est un peu lucide,
à regarder (comme les libéraux eux-mêmes) les
programmes des partis d’oppositions pour essayer
de trouver une quelconque inspiration quand à
l’orientation future de notre société. Je t’invites
à sortir de ton fanatisme et à faire de même. Il est
plus que temps que les libéraux retournent sur
les banquettes de l’opposition pour se renouveler.

Ces résultats sont RIDICULES! Franchement je comprends certaines données plus ou moins bonnes pour le PLQ si c’est Léger ou CROP mais là c’est n’importe quoi. Pour avoir reçu un appel de Mainstreet avec ces questions en français cassé, je ne vois pas pourquoi on leur trouve une crédibilité

Ce n’est pas parce que vous affirmez que le PLQ est corrompu, qu’on doit vous croire sur parole. Et bien des québécois francophones refusent de voter pour un parti souverainiste, et n’aiment pas les positions identitaires de la CAQ. Il ne leur reste plus beaucoup de choix !

Et bien sûr, si les résultats du même sondage fait par la même organisation avaient été favorables au PQ, vos commentaires auraient été…les mêmes?

Hum…permettez-moi d’en douter.

Personnellement, une chose que je n’aime pas des sondages, c’est que plus on approche de la date fatidique, plus les voteurs ont tendance à se tourner du côté de celui qui semble, au fur et à mesure, devenir le possible gagnant. Ça revient à dire que les gens semblent voter plus pour gagner que par conviction. Les libéraux sont champion dans le domaine de la cerise sur le gâteau. Ils savent très bien qu’un budget bonbon à quelques mois des élections fait revenir ses brebis égarées qui ont la mémoire courte et qui oublient les 3-1/2 ans de calamités antérieures. On se croirait encore dans les années 55-60 où la caisse de bière entrait dans la maison et que le vote allait aux rouges.
Pauvre Québec.

je vous rejoins dans votre commentaire et la distribution de bonbons électoraux est l’apanage de TOUS les partis politiques sur TOUTE la planète et ce, depuis TOUJOURS.

Rien de très nouveau là-dedans. Lorsqu’un parti au pouvoir perd ses élections, c’est très souvent, sinon toujours, parce que les électeurs votent en majorité contre lui plutôt que pour leur adversaire.

Par contre François, c’est assez rare qu’un parti
politique à tellement pas d’idée de ce qu’il veut
faire du pouvoir qu’il prépare sa distribution de
bonbons à son entrée en fonction, pour ramasser
pendant trois ans et distribuer son trésor la
4e année… Pathétique.

Ah! les beaux sondages des fédéralistes… Aussi fiables que les prévisions météorologiques. «Une hirondelle ne fait pas le printemps.»

Bien oui, au Québec il y a environ 65% de fédéralistes et 35% de souverainistes. Ça se reflète évidemment dans tous les sondages publiés: PLQ et CAQ obtiennent environ 65% d’appuis, PQ et QS environ 35%, si on exclue les tiers partis. Il n’y a pas de conspiration ici, c’est la réalité que bien des souverainistes n’acceptent pas.

@laleli: …et il y a pire: un % des Solidaires ne sont pas nécessairement des séparatistes.

Mis à part quelques dinosaures, il ne reste plus grand monde pour appuyer ce parti qui, je le souligne à tous, tenté d’éluder son ARTICLE PREMIER!!!

j’arrive pas a comprendre qu’un parti directement impliqué dans 2 commissions d’enquete, que de grosses pointures libérales attendent leurs proces, qui nous traite de racistes et et autres qualificatifs dégueulasses n’écoeure pas plus de Quebecois, sommes-nous a ce point un peuple d’imbécile voué a son extinction???
DÉCOURAGEANT

Être sous enquête et/ou attendre un procès est l’équivalent d’être coupable sur votre planète?

Pourquoi alors créer un ministère de la justice? Allez hop, tous contre le mur!

Dieu merci, vous ne serez jamais au pouvoir.

Les jeunes votent Libéral. Le futur est assuré!!!

Je suis certain qu’au fur et à mesure que la date fatidique approchera, que les Québécois se rendront compte des innombrables réalisations incroyablement extraordinaires accomplies par les Libéraux tant au niveau de finances publiques, de l’emploi, de la santé, de l’éducation, des travaux publics, etc…, et reprendront leurs sens et délaisseront les dangereux mirages caquistes et péquistes pour donner au meilleur parti politique provincial leur vote et leur confiance (i.e.: Le Parti Libéral du Québec).

Changer seulement pour le plaisir de changer est très dangereux. Toxique même. Les Américains et les Montréalais en font actuellement la douloureuse et pitoyable expérience. Je suis assuré que si des élections se tenaient aujourd’hui dans ces deux entités, que les résultats botteraient clairement le derrière de ceux qui ont été mis en place à l’époque, par ce désir incompréhensible de changement.

C’est comme si les choses qui vont très bien, comme ici au provincial depuis 4 ans, semblent justement aller trop bien pour certaines personnes et que ces gens se sentent coupables d’avoir accès à tant de bienfaits et de bénéfices.

« Les jeunes votent Libéral. Le futur est assuré!!! » (sic)

En réalité, le taux de participation des jeunes aux élections est anémique. D’après l’Institut du Nouveau Monde, seulement 55 % des 18-35 ans exercent leur droit de vote aux élections. De plus, cette tranche d’âge n’est pas la plus populeuse au Québec.

@ Yann:

C’était une façon de d’exprimer la fait que, dans le passé, les jeunes québécois étaient réputés voter pour le PQ car ce parti était censé représenter la modernisation du Québec, or, depuis les choses ont bien changé: le PQ est toujours empoté dans ses discussions d’un autre âge et qui n’intéressent plus qu’une poignée de dinosaures, alors que les autres partis, et plus particulièrement le Parti Libéral du Québec, se sont modernisés au point de représenter un futur enviable et brillant pour les jeunes.

Qu’ils votent en petit nombre aujourd’hui, soit, mais ils voteront en plus grand nombre demain assurant ainsi au Québec un avenir prometteur et attirant sans le PQ.

@ François 1, commentaire du 19 avril à 5 h 26

J’ignore si l’avenir du Québec sera prometteur et attirant, mais je sais que les abstentionnistes ne se mettent pas à voter au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Ils continuent plutôt de bouder les élections. La régression des taux de participation aux élections tenues ces dernières années en témoigne de façon éloquente. Cette tendance est, à mon sens, nettement plus inquiétante que l’apparition ou la disparition de partis politiques au fil du temps.

Je me garderais une petite gêne si j’étais un libéral.
Le vote des jeunes n’est pas coulé dans le béton. Ils
réaliseront comme les autres que le parti libéral
est un parti vide, sans projet autre que comptable,
et qu’il faut un autre véhicule si on veut changer la
société. Les jeunes comme vous dites, auront
probablement de plus grandes ambitions au fil du
temps à défaut de se contenter du statut quo
présentement. Parlez-en à mon oncle Coderre…
Votre triomphalisme est précipité en plus d’être
lui-même d’un autre âge…

Vous vous demandez pourquoi le PQ et QS ont de faibles résultats dans la tranche 18-34?? Rappelez-vous qu’il y a eu plus d’étudiants de CEGEP et d’universités qui ont voté contre les grèves lors du « printemps érable » et qui ont ainsi été « brimés » lors de ces évènements. Comme les leaders étudiants de l’époque sont QS et PQ, vous croyez vraiment que les valeurs de ces 2 partis rejoignent les étudiants qui ont votés conter les grèves ??

Effectivement. Vous avez un bon point.

Je me souviens très bien qu’environ 75% des universitaires et cégépiens québécois avaient voté contre les grèves étudiantes lors du « printemps minable ». Les grévistes devaient leurs succès aux réunions interminables et arrangées et aux votes fallacieux et malhonnêtes. Ces électeurs qui ont bien failli rater leur année à cause des petits despotes de salon ne voteront certainement pas pour GNB ou pour le parti de Madame Marois qui se promenait en tapochant sur sa casserole.

C’est depuis 2012 que l’appuie à la souveraineté et au PQ diminue. À l’époque, on a vu ce mouvement des grèves être fomenté par QS, et les députés PQ et QS ont arboré le carré rouge, ce que n’ont pas fait PLQ et CAQ. Je connais plusieurs souverainistes de l’époque qui se sont dit « un pays de carrés rouge, jamais ».
Les quelques sondages faits sur ce sujet à l’époque montraient qu’environ 65% de la population était contre les carrés rouge. Ça correspond aux données d’aujourd’hui contre la souveraineté et pour le vote combiné CAQ + PLQ.

Bien entendu, pour quiconque suit un peu la politique
sans avoir de parti pris, le vote libéral des jeunes
précède de beaucoup le printemps érable… Mais si
vous tenez absolument à voir le monde en rouge…