La CAQ s’essouffle, le PLQ plafonne… et le PQ reste à la traîne

Bien que les chiffres diffèrent quelque peu, les deux sondages publiés au mois d’avril mesurent les mêmes tendances générales. Ainsi, la CAQ semble reculer légèrement, le PLQ demeure stable et le PQ peine à reprendre le terrain perdu. Analyse de Philippe J. Fournier.

Philippe Couillard, Jean-Francois Lisee, Francois Legault
Photo : La Presse Canadienne

Deux nouveaux sondages sur les intentions de vote au Québec ont été publiés depuis le début du mois d’avril 2018. D’abord, un sondage Léger/LCN accordait une avance de cinq points à la Coalition avenir Québec sur le Parti libéral (34% contre 29%). Ces chiffres révélaient surtout que l’avance dont jouissait la CAQ en mars avait fondu de moitié.

Une semaine plus tard, la firme Recherche Mainstreet – qui mesure des appuis à la CAQ moins élevés que la firme Léger depuis le début de 2018 – a publié un sondage qui a fait couler beaucoup d’encre: la CAQ et le PLQ seraient à égalité statistique avec 30% chacun. De plus, Mainstreet mesurait un recul important du Parti québécois, une donnée qui semblait être statistiquement aberrante, mais pas non plus hors de la marge d’erreur des deux sondages.


Ces deux sondages, malgré leurs chiffres différents, mesurent les mêmes tendances générales:

  • La CAQ semble reculer quelque peu après avoir peut-être atteint un certain plafond au milieu de l’hiver;
  • Le PLQ est stable à son niveau que nous croyons être son plancher, soit autour de 30% du vote populaire;
  • Le PQ peine à reprendre le terrain perdu à ses deux rivaux principaux. Malgré l’efficacité potentielle du vote péquiste, le PQ ne peut pas espérer prendre le pouvoir avec les chiffres actuels.
  • De son côté, QS semble avoir stoppé sa glissade de l’automne 2017, mais nous sommes bien loin de la lune de miel de l’été dernier.

Voici les sondages, toutes firmes confondues, des douze derniers mois au Québec:




[Points bleu foncé: Parti conservateur du Québec. Points violets: NPD Québec. Points verts: Parti vert du Québec.]

Donc, à l’aide de ces nouvelles données, nous pouvons finalement mettre à jour la projection électorale Qc125. Voici donc le portrait politique au Québec à cinq mois des élections générales.

1- Projection du vote populaire

La Coalition avenir Québec conserve la tête de la projection du vote populaire avec une moyenne de 32,4%, un recul de 1,7 point par rapport à la projection Qc125 du 8 mars dernier. Nous verrons plus bas que ce niveau de support pour la CAQ pourrait être suffisant pour remporter une pluralité de sièges, mais qu’une majorité caquiste n’est plus le scénario le plus probable avec ces chiffres.Le Parti libéral du Québec grimpe modestement de 0,6 point à 29,7%. Comme le vote libéral est hautement concentré dans le grand Montréal et la région de l’Outaouais, un tel recul pour le PLQ par rapport à la CAQ donne un net avantage à la formation de François Legault sur la projection de sièges.

De son côté, le Parti québécois obtient une moyenne de 21,2%, une faible baisse de 0,7 point par rapport à mars. Avec ce niveau de support, le PQ pourrait perdre de nombreuses circonscriptions qu’il détient présentement, particulièrement aux mains de la CAQ.

À court terme du moins, « l’effet Marissal » n’aura pas été perceptible dans les sondages d’avril et donc Québec solidaire demeure stable avec une moyenne de 10,2%.

Finalement, le Parti conservateur du Québec est à 2,7% et le NPD Québec, à 2,6%.

Voici les moyennes et intervalles de confiance de 95% des quatre principaux partis:


Nous pouvons remarquer que les intervalles de confiance de la CAQ et du PLQ se croisent considérablement, ce qui signifie que le PLQ n’est qu’à une « prime à l’urne » près de dépasser la CAQ au vote populaire.

2- Projection des totaux de sièges

Sans surprise, la Coalition avenir Québec conserve la première place de la moyenne de sièges avec 58,0, un recul de 5,1 sièges par rapport à la moyenne de mars. Avec ces chiffres, le scénario le plus probable serait donc un gouvernement caquiste minoritaire fort. Mais attention: une majorité de la CAQ n’est pas hors de portée non plus.

Le Parti libéral du Québec obtient une moyenne de 44,6 sièges, une hausse marquée de 4,6 sièges par rapport au mois dernier. Pour le PLQ, cela signifie que le scénario le plus probable est qu’il devienne l’opposition officielle.

Le Parti québécois continue de stagner avec une moyenne de 18,1. Le modèle de ne semble pas lui faire profiter de la baisse, quoique modeste, de la CAQ. Nous verrons plus bas que des circonscriptions comme Marie-Victorin et Joliette sont maintenant plus probables pour le PQ, mais que la légère baisse du PQ à Montréal le fait reculer dans Pointe-aux-Trembles, Rosemont et Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Finalement, Québec solidaire obtient une moyenne de 4,3 sièges, une légère hausse de 0,5 siège.

Voici les moyennes et intervalles de confiance des totaux de sièges:


En arrondissant les moyennes des totaux de sièges à l’unité près, voici ce que nous obtenons:



Et voici les distributions statistiques des totaux de sièges pour les trois principaux partis:



Nous pouvons remarquer que la courbe de la CAQ est plus basse et plus large que celles de ses rivaux. Statistiquement, cela signifie que les totaux caquistes sont plus incertains que ceux des libéraux et du PQ.

Voici la distribution statistique des totaux de sièges pour Québec solidaire:
Nous pouvons remarquer que le scénario le plus probable pour QS est un total de quatre sièges (38,7%). Avec les chiffres actuels, un total de cinq sièges solidaires (29,3%) est plus probable qu’un total de trois (19,6%).

3- Projection du vainqueur

Avec une telle avance sur la projection de sièges, il est naturel que la Coalition avenir Québec soit la formation favorite pour former le gouvernement avec les chiffres actuels. En effet, la CAQ obtient une pluralité ou une majorité de sièges dans un peu plus des trois quarts des simulations, soit 76,9% des simulations de la projection.

Le Parti libéral du Québec remporte tout de même une part respectable de 21,3% des simulations (ou environ une simulation sur cinq), la presque totalité d’entre elles avec un gouvernement minoritaire. Au cours des 50 000 simulations, seulement neuf ont résulté en un gouvernement libéral majoritaire (soit une proportion de 0,02%, ici considérée négligeable).

La CAQ et le PLQ terminent avec des totaux de sièges égaux dans 1,8% des simulations.

Le Parti québécois ne remporte aucune simulation.

Voici la courbe de probabilités de l’écart de sièges entre la CAQ et le PLQ. Les zones bleu poudre représentent les victoires caquistes et les colonnes rouges, les victoires libérales (les colonnes pâles signifient que ces résultats se trouvent hors de l’intervalle de confiance).

La colonne noire est la probabilité d’égalité entre la CAQ et le PLQ.

4- Distribution régionale

Pour consulter la carte complète de cette projection électorale, incluant les projections des 125 circonscriptions, cliquez sur ce lien.

Voici les cartes colorées selon les tendances actuelles. Les comtés de couleurs pâles sont les circonscriptions pivots (entre 60% et 80% de probabilités de victoire). Les comtés laissés en blanc sont des pivots blancs, où aucun parti ne remporte au moins 60% des simulations.






En conclusion

Comment cette nouvelle projection électorale Qc125 se compare-t-elle avec les derniers sondages Léger et Mainstreet? Voici:


La projection du vote populaire se trouve bien alignée entre les données des deux sondages pour la CAQ, le PLQ et QS. Pour le PQ, le modèle s’arrime davantage avec la valeur de la firme Léger. Tel que mentionné dans l’analyse du sondage Mainstreet, le 16% accordé au PQ était probablement une donnée quelque peu aberrante.

Dans quatre mois débutera la campagne électorale québécoise de 2018, la première élection à date fixe depuis l’adoption de cette loi par le gouvernement Marois. Nous sommes donc encore loin de l’élection et bien des événements pourraient chavirer les intentions de vote des Québécois et Québécoises d’ici le 1er octobre. C’est pourquoi les chiffres présentés aujourd’hui dans cette projection ne représentent pas une prédiction pour octobre prochain, mais bien une projection du portrait actuel.

Avec la session parlementaire qui s’achève dans quelques semaines, nous sommes déjà officieusement en campagne électorale. L’intensité ne fera qu’augmenter d’ici l’automne.

* * * * *

À propos de la méthodologie :

Les données de cette projection se basent sur les six derniers mois de sondages, l’historique des 125 circonscriptions (en tenant compte de la nouvelle carte électorale qui sera en vigueur à l’élection générale d’octobre prochain) et les tendances électorales régionales des élections de l’ère postréférendaire (1998, 2003, 2007, 2008, 2012 et 2014).

Chacun des sondages est pondéré selon la taille de son échantillon et sa date de terrain. Il va sans dire que les sondages plus récents possèdent un poids plus important dans la pondération.

Le modèle Qc125 effectue ensuite 50 000 simulations d’élections générales en faisant fluctuer le vote à l’intérieur des marges d’erreur de la pondération des sondages. Le vote populaire, les totaux de sièges et le résultat de chaque simulation sont ensuite compilés et analysés en détail.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

20 commentaires
Les commentaires sont fermés.

On dit qu’en politique, une semaine est une éternité, alors imaginez, nous sommes à… six mois des élections! Malgré vos vénérables efforts, les présents sondages ne peuvent être que dentelle au vent, nous commencerons à nous y intéresser, du moins certains d’entre nous, au début de l’automne.

Qc125 nous donne un éclairage nouveau du fait que nous pouvons maintenant percevoir que les sondages font partie intégrante de la stratégie électorale! Nous pouvons constater comment le vote est influençable et que tout peut arriver d’ici l’échéance. Les valeurs et visions profondes de chacun des partis se confrontent et s’entremêlent, se confondent. Pour prendre la tête et la conserver, un parti devra faire plus que lancer des phrases chocs.

« Le Parti québécois ne remporte aucune simulation.»
Ce que révèle cette phrase, c’est que ce sont les partis qui simulent qui remportent les simulations.

Ce que le Parti québécois va remporter, ce sont les élections : il lui suffit de ne pas simuler…

Il faut être réaliste, si les élections avaient lieu aujourd’hui, le PQ n’aurait aucune chance. Mais comme les élections ont lieu dans environs 6 mois, ils peuvent reprendre du terrain si la balloune CAQ se dégonfle… et alors gagner les élections. Si ils pouvaient être minoritaire avec QS ayant la balance du pouvoir ça serait encore mieux.

Ils sont tous minanables selon moi. J’ai aucun intérêt peu importe le partie.

C’est avec des raisonnement comme ça qu’on se retrouve avec des Trump et des Berlusconi au pouvoir…

Si Québec solidaire pouvait juste disparaître, il y aurait une
réelle possibilité de gouvernement social-démocrate. Il
font juste diviser le vote pour préserver un rêve de gauche
« montréalocentré » complètement autiste du reste de la
province. C’est tout le contraire de la solidarité…

Pourtant…c’est avec ce même QS que Lisée voulait s’associer étroitement il n’y a pas si longtemps non?

Pour les avaler à long terme, et reformer le
PQ originel en quelque sorte, celui qui
ramassait les vote de gauche jusqu’au
centre. Le résultat net de la création
d’un parti à gauche de la gauche est
de diviser le vote, et de donner le
pouvoir aux partis plus à droite, les
libéraux d’abord, la CAQ maintenant.

@ Ian:

Et votre solution à ce « problème » est…???

Que ça vous plaise ou non, nous vivons ici, au Canada, en démocratie et quiconque a le droit de créer un parti politique.

Le PQ a été créé et il a aussi « divisé le vote » à l’époque et il a dû passer par différentes étapes et a su, à un certain moment, prendre le pouvoir parce qu’il représentait les aspirations d’une majorité de Québécois.

Bien entendu, tout le monde aura constaté que n’ai
jamais dit que les gens n’avait pas le droit de créer
de parti politique… (c’est d’ailleurs assez révélateur
que ce ne soit pas un partisan de QS qui me fasse
la réplique, mais plutôt un partisan fanatique du
parti libéral…peur que la division du vote cesse
mon François ? ). Je pense simplement qu’il est
temps après plus d’une décennie d’action politique
que les gens de Québec solidaire fassent leur bilan,
et s’aperçoivent que le résultat objectif de leur
travail n’a pas fait avancer la gauche ailleurs
que dans les assemblées de QS, et au contraire
permis l’élection de gouvernements plus à
droite. Je propose donc une réunification
du PQ et de QS pour donner une chance à la
sociale-démocratie. (Et en passant mon
cher François, tu devrais arrêter les leçons
d’histoire parce que tu n’y connais visiblement
pas grand chose, et tes faussetés intellectuelles
partisanes deviennent trop facile à réfuter :
le PQ a pris le pouvoir en 76 non seulement
parce qu’il « a su représenter les aspirations
d’une majorité de québécois » comme je ne
te le fais pas dire, mais surtout parce qu’il a
fait une alliance politique avec les nationaliste
conservateurs ET a profité de l’auto-dissolution
du RIN de Bourgault pour faire aussi le plein de
vote de gauche indépendantiste… C’est
précisément en tirant des leçons de l’histoire
que Lisée a élaboré sa stratégie de séduction
de QS, qui a échouée pour tout de suite, mais
pourrais très bien réussir à l’avenir, pour peu
que les solidaires décident d’agir
solidairement).

Conclusion, l’effondrement du PLQ n’est pas forcément une bonne chose pour la gauche, mieux vaut une CAQ minoritaire que majoritaire. Puis, on verra si ils font quelque chose concernant la réforme du mode de scrutin…

Pourquoi n’y a-t-il aucune mention du PCQ qui passe de 3% à 9% en moins d’un mois dans la région de Québec ? C’est 200% de hausse et 2 points de moins que Qs malgré toute la visibilité dans les médias.

Rien non pus sur le fait que le PCQ dépasse la CAQ dans les non francophones.

Y aurait-il une censure dans les médias ? Option nationale avait moins d’intention de vote et était signalé par les commentateurs. Imaginez si le Parti conservateur du Québec avait une infimepartie de la visibilité qu’avait option Nationale, le PCQ serait devant QS.

Peut-être est-ce la fait que c’est un sondage ponctuel! Si cela se répète de sondage en sondage, qu’importe la firme qui le fait, le résultat deviendra une constante. Ça deviendrait un élément intéressant. Vous auriez raison si ce n’était pas relevé par les médias.

Vous avez raison. Les partis de gauche ont une exposition médiatique sans aucune commune mesure avec leur réel taux de popularité chez les électeurs.

Ils sont nettement surmédiatisés.

Le Québec vit présentement un âge d’or économique du en très grande partie à la gestion responsable des fonds publics par les Libéraux: fardeau fiscal des contribuables québécois allégé (et même rétroactif dans le cas de la taxe santé!), budgets équilibrés depuis plusieurs années, amélioration de la cote de crédit du Québec, les dépenses sont (enfin!) contrôlées, le taux de chômage n’a jamais été aussi bas dans notre histoire, la croissance est phénoménale, les salaires sont en constante croissance, etc… et il y a des individus qui veulent changer tout ça? Vraiment?

Le cannabis serait-il déjà en vente libre au Québec?

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras!!!

Le cannabis est pas cher près de chez toi en tout cas
François… Les libéraux n’ont rien inventé. L’idée
d’avoir des budgets provinciaux équilibrés revient
à Lucien Bouchard (avant lui, avec les libéraux du
gouvernement Johnson, c’était l’hécatombe). Les
libéraux ont ensuite repris le flambeau du PQ…

Et les québécois veulent voter pour autre chose
que le parti libéral parce qu’ils sentent justement
que c’est un gouvernement paresseux, qui ne fait
que s’occuper d’économie sans avoir aucun
projet de société propre. Ils n’ont rien à proposer
à part la gestion du statut quo, et des idées
empruntées aux autres partis… Il est temps que
la société québécoise se remette en marche après
un blocage libéral de 15 ans…

Et en passant François, les québécois ne sont pas
stupides : ils savent qu’il y a plusieurs partis
qui sont capables de gérer leur économie…

@ Ian:

Gestion du statu quo???

À part l’incroyable et inimitable performance économique du Québec due en très grande partie à la saine gestion par les Libéraux et dont j’ai fait une brève description ci-haut, voici quelques une des autres réalisations de notre gouvernement provincial:

Plus d’un million de personnes supplémentaires ont accès à un médecin de famille.
Ouverture de 31 super-cliniques.
Plus de 326 GMF ont été mis sur pied, alors que la cible était de 300.
Embauche de 1300 infirmières, infirmières auxiliaires et préposés aux bénéficiaires supplémentaires en CHSLD.
Adoption des lois 20 et 130 pour assurer une meilleure couverture en services médicaux sur l’ensemble du territoire.
Investissement de 36 M$ pour offrir de meilleurs soins d’hygiènes à nos aînés en CHSLD.
Plan d’action interministériel en itinérance – le 7 décembre 2014;
Révision de la loi protection de la jeunesse – le 4 octobre 2017;
Rehaussement historique du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) -le 22 juin 2017;
Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale 2017-2023 – le 10 décembre 2017
Plan d’action pour contrer les fugues en centre de réadaptation – le 12 mars 2018;

Je continue? J’en ai comme ça des tonnes et des tonnes prouvant hors de tout doute que les Libéraux ont été d’impeccables administrateurs et des gestionnaires innovants à l’écoute des Québécois et des Québécoises..

De l’autre côté, tout ce que nous nous souvenons du dernier gouvernement péquiste qui s’est attaqué aux déficits (Bouchard accompagné de Marois) est la lamentable décision de mettre à la porte des centaines d’infirmières et de médecins. Ça nous a pris 15 ans à nous en remettre.

Entre les deux, je n’ai aucune hésitation.

Francois, n’importe quel parti aurait pu mettre en
place les politiques que tu énonces, et qui font parti
de la gestion ordinaire de n’importe quel
gouvernement. Un peu plus, un peu moins de
service, un peu plus d’argent ici, un peu moins
là. C’est rien de particulier au parti libéral,
ce sont des politiques qui circulent dans tous
les partis. Tu le dis toi-même, c’est de l’ordre de
l’administration/gestion. Ca change rien
d’essentiel, ca gere/ajuste ce qui existe déjà…
D’ailleurs, même quand ils sont dans l’opposition,
les libéraux promettent du changement…vers
davantage de statut quo, pour ne s’occuper que
du strict minimum, j’ai nommé, les soi-disant
« vraies affaires », i.e. la seule gestion de l’économie…
Contrairement à ce qui est véhiculé par les médias,
il n’y a pas de politique de fin régime au PLC…
L’immobilisme, c’est leur ADN profond, depuis des
décennies, i.e. depuis les fameuses promesses de
job de Robert Bourassa, que Couillard a copié à la
dernière élection tellement il ne savait pas quoi
proposer de neuf… Et ça sera peut-être une grande
révélation pour toi François, toi qui semble tellement
« passionné » par l’art de l’inertie libéral, mais le vote
libéral est même traditionnellement considéré
comme un vote refuge, quand rien ne nous inspire
et qu’on souhaite « parker » son vote à « quelque part »,
pour maintenir les choses en l’état en attendant la
prochaine… Au risque de me répéter, si on veut du
changement pour notre société, il faut absolument
regarder dans l’opposition, spécialement après
15 ans de blocage libéral (qu’on nous matraque ou non
avec les « tonnes » de petites mesurettes sans envergure
qui sont la signature de ce gouvernement et de ce parti
depuis des lustres).