La victoire pour la CAQ, le vote populaire pour le PLQ ?

La CAQ demeure toujours favorite pour remporter l’élection du 1er octobre, mais la majorité dont rêvait François Legault dépend maintenant des électeurs péquistes. 

Photo : La Presse canadienne

Nous entrons maintenant dans la dernière semaine de la campagne électorale québécoise et, en constatant l’important mouvement dans les sondages depuis le débat de Radio-Canada, cette ultime semaine devrait connaître son lot de rebondissements.

La semaine dernière, trois maisons ont publié des sondages sur les intentions de vote des Québécois : d’abord, Mainstreet–Groupe Capitales Médias publiait que l’avance dont jouissait la CAQ avait fondu. Le lendemain, un sondage Léger–Le Devoir–The Gazette venait confirmer à la fois la chute de la CAQ et la montée de Québec solidaire et du Parti québécois.

Puis vint le sondage CROP–Cogeco. Si les chiffres de CROP semblaient radicalement différents des autres maisons, ils indiquaient une tendance similaire, soit que la CAQ avait perdu des plumes et que le PLQ demeurait stable (au début de la campagne, CROP accordait 36 % au PLQ, soit un résultat comparable au 37 % publié la semaine dernière).

Comme nous pouvons le constater dans le graphique ci-dessous, les chiffres se sont beaucoup resserrés dans les derniers jours :

[Visitez ce lien pour consulter la liste des sondages.]

Nous ajoutons donc ces nouvelles données au modèle Qc125, en plus des sondages de circonscription effectués par Recherche Mainstreet, et mettons à jour ici la projection électorale à une semaine de l’élection du 1er octobre. (Une brève explication de la méthodologie se trouve à la fin de cet article).

Projection du vote populaire

Nous avons maintenant une égalité statistique au sommet des intentions de vote entre le Parti libéral du Québec, dont la moyenne se situe à 30,5 %, et la Coalition Avenir Québec, à une moyenne de 30,2 %.

Malgré des performances respectables de Jean-François Lisée aux deux premiers débats, le Parti québécois se trouve toujours loin en troisième place, avec 21,3 % des intentions de vote. Au milieu de la semaine dernière, le PQ avait grimpé jusqu’à 23 % dans le sondage Mainstreet, avant de retomber abruptement après le débat de TVA. Nous verrons dans les prochains jours si la stratégie de M. Lisée de s’attaquer à la structure interne de QS portera ses fruits.

Finalement, Québec solidaire grimpe à son niveau le plus élevé depuis l’été 2017, avec une moyenne de 14,7 %. Au cours de la dernière semaine, Léger et CROP ont mesuré les appuis solidaires à 14 % après répartition, et Mainstreet, à 19 %.

Voici les moyennes des projections du vote populaire avec les intervalles de confiance de 95 % :

Projection des totaux de sièges

Avec ces niveaux d’appuis, la CAQ demeure toujours favorite pour remporter l’élection du 1er octobre, mais la majorité dont rêvait François Legault dépend maintenant de la façon dont réagiront les électeurs péquistes à la suite des sorties récentes de M. Lisée. Selon les données de cette projection, la Coalition Avenir Québec remporte en moyenne 53,5 sièges (le seuil de la majorité est de 63 sièges).
Le Parti libéral du Québec n’est pas loin derrière, avec une moyenne de 45,8 sièges. Rappelons que le PLQ n’a pas remporté moins de 47 sièges depuis 1994.

Avec 19,1 sièges en moyenne, le Parti québécois pourrait remporter sa plus faible récolte depuis l’élection de 1973. Toutefois, nous devons le répéter, l’efficacité du vote péquiste demeure potentiellement élevée : quelques points supplémentaires et le PQ pourrait ravir de nombreuses circonscriptions pivots.

De son côté, Québec solidaire continue sa progression et obtient une moyenne de 6,6 sièges. Pour la première fois de son histoire, QS a maintenant l’avantage dans plusieurs circonscriptions hors de l’île de Montréal, comme Taschereau et Jean-Lesage, à Québec, Sherbrooke et Rouyn-Noranda–Témiscamingue. Si la récente montée de QS mesurée par Mainstreet se confirme, il pourrait y avoir des surprises lundi prochain. Le plus grand défi de QS sera que les jeunes électeurs aillent voter — généralement une tranche démographique dont le taux de participation est faible.

Voici les moyennes des totaux de sièges avec les intervalles de confiance de 95 % :

Vous pouvez remarquer que la fourchette de possibilités pour la CAQ est particulièrement large (notamment comparée à celle du PLQ). Comme les chiffres récents de la CAQ ont beaucoup bougé dans les derniers jours, le modèle considère son vote comme plus volatil. C’est à suivre.

En arrondissant les moyennes des totaux de sièges à l’unité, voici ce que nous obtenons :

La projection du vainqueur

Avec une telle avance, la CAQ remporte environ les deux tiers (66,1 %) des 50 000 simulations de la projection. Le PLQ gagne le plus grand total de sièges dans 32,2 % des simulations. La probabilité que le PLQ et la CAQ terminent à égalité est de 1,8 %. Le Parti québécois ne remporte aucune simulation.

La distribution régionale

Pour consulter la carte complète de la projection, visitez ce lien. Sur les cartes, les circonscriptions pâles indiquent les circonscriptions pivots, où les probabilités de victoire du parti en tête sont sous les 80 %.



* * *

À propos de la méthodologie
Cette projection électorale de Qc125 est basée sur les sondages des trois dernières semaines publiés au Québec, provenant des maisons Léger, CROP, Recherche Mainstreet et Ipsos. Également, le modèle utilise les données du recensement canadien et l’historique électoral des 125 circonscriptions du Québec, afin de déterminer les tendances et corrélations entre les régions du Québec. De plus, il utilise une distribution non proportionnelle des indécis liée à l’historique des résultats des sondages électoraux au Québec. Chaque sondage utilisé dans cette projection est pondéré selon la taille de son échantillon et sa date de terrain. Les sondages récents possèdent une pondération plus importante. Pour plus de détails sur la méthodologie Qc125, visitez cette page.
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30 commentaires
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D’une façon tout-à-fait étrange et probablement inédite, ce sont les électeurs de QS qui pourraient décider de qui va former le prochain gouvernement et qui devrait être le prochain PM. Pas étonnant outre mesure que François Legault ne manque pas une occasion de faire la bise à Manon Massé et qu’il ne manque pas une occasion non plus de parler de son « amie » Manon. Il sait d’où et de qui pourrait bien lui venir le pouvoir.

Si la chose peut ici passer pour inédite au Québec ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité que des petits partis d’extrême gauche servent de « faire-valoir » aux nationalistes. Cela n’est pas surprenant que Manon Massé ait refusé de définir son parti comme socialiste. Car un Parti socialiste s’objecterait de contracter de telles alliances « contre-nature » avec des rivaux.

Souvent ces petits partis fortement marqués par leurs idéologies révolutionnaires et révisionnistes, deviennent implicitement les instigateurs de toutes formes de répression. Le passage de GND à l’ASSE avec la correction survenue lors des émeutes de Victoriaville en 2012, tout cela devrait quelque peu nous alarmer sur cette alliance électoraliste informelle et « contre nature » de QS et de la CAQ ; quand tout cela démontre jusqu’où peuvent aller les activistes et les gauchistes spécialement formés en manipulation de masse.

QS n’est pas, comme l’a dit Lisée un parti démocratique. Les médias se sont montrés trop lénifiants envers cette formation politique. Ce parti inspirait confiance lorsque c’était le temps de Françoise David. Mais plus maintenant. Le visage de ce parti a changé.

C’est un parti dirigé par un « politburo » invisible, non élu, composé en partie de transfuges de l’ASSE, ce syndicat étudiant gauchiste éphémère. Une organisation politique exactement copiée des modèles de naguère en Union Soviétique. Un parti qui cultive le culte de la personnalité avec ses deux co-porte-paroles qui parlent vrai mais ne décident de rien.

Dire qu’il y a des citoyen(ne)s honnêtes et de bonnes personnes qui soient « Maintenant. » toutes prêtes à tomber dans cet effroyable néant.

Il me semble que la CAQ a eu une si mauvaise campagne qu’elle ne devrait plus être en tête. Il faut croire que trop de gens ne s’intéressent pas à la politique assez sérieusement. Et ce, c’est sans compter le fait qu’au départ en se renseignant un tant soit peu sur le programme du parti, un individu ayant un minimum d’intelligence ne devrait même pas être tenté par ce parti.

Le problème, PaulC, c’est que la CAQ, depuis plus d’un an, s’est avéré, pour les bonnes comme les mauvaises raisons, le seul parti capable de battre les libéraux. Si tant de Québécois-e-s continuent à appuyer le parti de François Legault, malgré qu’il se soit enfargé complètement sur le dossier de l’immigration, c’est uniquement par volonté de se débarrasser du PLQ et du cynisme envers le PQ comme alternative de gouvernement.

Comme ça les personnes qui n’ ont pas un minimum d’ intelligence sont nombreuses au Québec ; à commencer par les francophones qui vont voter en grande majorité pour la CAQ !!! Donc si la CAQ prend le pouvoir ce sera la catastrophe et les électeurs se sont fait fourvoyés et en plus ne sont pas sérieux !!!!!……………. Ouf!

Ce qui est d’autant plus bizarre c’est le succès du PLQ. Un parti notoirement corrompu et qui a plongé le Québec dans l’austérité (mémoire courte n’est-ce pas?) devrait être en dernière place! Faut croire que les Québécois sont fatalistes et se disent que d’une manière ou d’une autre, le pouvoir corrompt… absolument! Bienvenue au Mexique du Nord!

La seule explication du succès relatif du PLQ tient à la solidité de ses appuis, comparativement à la volatilité de ceux des autres partis. Philippe Couillard et Jean-François Lisée ont déculotté François Legault, lors du débat en anglais, sur le dossier de l’immigration, ce qui a ramené tous les électeurs anglophones et la grande majorité des allophones au PLQ.

Même si à peine 1 francophone sur 6 (14-17%) compte appuyer encore le PLQ, c’est l’extrême division du vote francophone, entre la CAQ, le PQ, QS et même le PLQ, qui permet aux libéraux de garder encore espoir, particulièrement dans les circonscriptions où il y a plus de 10% de non-francophones.

@ NPierre,

1 — L’austérité libérale est une vision de l’esprit. Tous les programmes sociaux ont été financés comme d’habitude. C’est l’augmentation de ce financement qui a été plus faible pendant deux ans que l’augmentation du gouvernement du PQ précédent qui pour des raisons électoralistes avait choisi d’augmenter les dépenses de programme à 3,1% ; au prix d’un déficit public (léger : entre 2% et 4% suivant les estimations)… mais un déficit tout de même.

Au cours des 10 dernières années, les dépenses de programme ont crû en moyenne de 1,7-1,8%. Les excédents de trésorerie obtenus par les libéraux, permettent désormais de maintenir de manière récurrente une croissance moyenne des dépenses de programmes de 1,7 à 2% tout en conservant la cible budgétaire équilibrée.

Les libéraux dirigés par monsieur Couillard sont parvenus à réaliser ce qu’aucun gouvernement au Québec n’était parvenu à faire en plus de 40 ans. Le ratio dette/PIB continue de décroitre progressivement. L’État québécois n’a jamais eu aussi peu de frais de gestion de la dette publique. Ces sommes complémentaires peuvent être injectées dans les programmes sociaux. Le Fonds des générations — lorsqu’il sera parvenu à maturation -, devrait permettre de réduire la dette du Québec significativement pour précisément les prochaines générations. Hormis la Norvège, peu de juridictions au monde en font tout autant.

Pourtant, les experts économiques (FMI, Banque Mondiale, OCDE) urgent-ils les pays à réduire leur ratio d’endettement, avec la hausse des taux d’intérêts, cette crise des dettes souveraines est une « bombe à retardement ».

2 — La loi sur le financement des partis politiques — qui était devenue désuète -, a changé. Aujourd’hui le PLC, comme les autres partis respectent les nouvelles règles de financement. C’est le PLQ qui en 2011 a décrété la formation de Commission Charbonneau, c’est encore en février 2011 que le gouvernement a mis sur pieds l’UPAC (Unité Permanente Anti-Corruption). Certains partis politiques affirment que depuis que les libéraux sont revenus au pouvoir en 2014, les enquêtes piétinent et que cela est dû à l’ingérence du pouvoir constitué.

Je pense que beaucoup de gens prennent surtout leurs désirs pour une réalité. S’il faut condamner et mettre en prison les gens sur des présomptions ou parce qu’on n’aime pas un parti politique, alors : bonjour la dictature et la police politique. Qui plus est pour certains, ce sont tous les libéraux, incluant ceux qui votent pour ce parti qui sont tous des voleurs et des corrompus.

Bin voyons don’.

@ Serge Drouginsky, bien dit votre intervention et surtout bien expliqué !Le fait de se faire dire par les opposants ( syndicats, péquistes, Québec solidaire et lobbys gauchistes de tout acabit ) que c’ est de l’ austérité; les gens ne cherchent plus à connaître la vérité et garochent à tout vent ce mot sans en connaître la véritable définition ! Par contre » les coupures budgétaires » dans certains secteurs ont fait mal et il faudra y remédier !

@beauly02
Quand vous et Drouginsky auront lu le dernier article de Pierre Fortin, « L’impression d’avoir été manipulés », vous allez tomber sur votre cul.

@ beauly02,

Entièrement d’accord avec vous. Il y a des secteurs qui requièrent plus d’investissements.

C’est assurément l’élection la plus imprévisible depuis que j’ai l’âge d’aller voter, contrairement à ce que laissaient croire les sondages, avant le début de la campagne, qui donnaient la CAQ largement majoritaire!

Jamais je n’aurais cru, un jour, devoir hésiter entre TROIS partis, dans mon choix, à moins d’une semaine du scrutin! Comme je veux absolument empêcher la réélection des libéraux, mais que je veux éviter une victoire majoritaire de la CAQ, je voulais, initialement, appuyer le PQ, qui est encore dans la lutte contre la CAQ dans mon comté, le PLQ n’étant pas du tout dans la course. Après la démission du candidat péquiste (Guy Leclair), j’entrevoyais la possibilité de voter selon mon cœur pour QS, tant qu’à perdre contre la CAQ. Mais, maintenant que la CAQ dégringole dans les sondages, depuis une semaine, et n’est même plus sûre de gagner du tout, je pourrais reconsidérer mon vote pour l’appuyer, afin d’éviter le cauchemar du cancer libéral pour un autre 4 ans.

Ouf! Il faut lire votre réflexion jusqu’ au bout ! Bref vous n’ avez pas d’ autres choix que de voter CAQ!!

Si les électeurs continuent de branler dans le manches les votes se partagerons entre le PQ, la CAQ et QS. Les libéraux gagnerons avec les personnes âgées, les anglophones et les immigrants qui eux, ont déjà fait leur choix depuis longtemps.

Je suis le seul qui trouve ça étrange que les votes pour le plq sont uniquement concentré dans la mégapole? Personellement je pense que le plq prepare un truc croche. C’est pas jormal que le parti le plus corrompu, ai autant de vote dans la section du québec qui à été le plus affecté par leurs connerie. D’un autre coté, je tiens à dire que le gouvernement utilise encore des système windows xp pour gerer les votes. C’est pas normal de gerer les votes des citoyens avec le systeme informatique le plus à risque de souffrir de failles de sécjrité. Personellement je pense que les votes devrons être recompter. Le plq n’as plus ça place et je trouve ça vraiment louche qu’ils aient autant de « renommé » alors que de 80 à 90% des québecois les déteste.

On se retrouve avec 2 élections:
1) une guerre entre fédéralistes (60%): CAQ vs PLQ
2) une guerre entre souverainistes (40%): QS vs PQ
Dire que Lisée pensait avoir eu un trait de génie en tassant la souveraineté du décor…

C’ est plutôt 63% pour la CAQ & PLQ qui eux sont à grande majorité fédéralistes et 36% pour le PQ & QS qui ne pas nécessairement souverainistes ! Sans doute à gauche et extrême gauche !

M. Fournier, votre titre en caractère GRAS est: La victoire pour la CAQ, le vote populaire pour le PLQ ! On devrait plutôt lire : La victoire pour la CAQ et le vote populaire CONCENTRÉ pour le PLQ !!! Vous comprenez maintenant l’ engouement insensé à mon avis pour le vote proportionnel!

Dommage, de valeur, c’est qu’au Québec, il manque un véritable parti conservarteur, nationaliste idéalement moins minimaliste ou libertarien que propose les Jeff Fillion,Joanne Marcotte de ce monde très égocentrés sur leur quotidien regarder par terre,les « chips écrapoutis » tel dit par Réjean Ducharme avec la voix de Charlebois. La vague orange-illusioniste solidaire n’est pas un hasard, un passage obligé là ! dans notre histoire. Malgré le côté souriant rictus forcé de Legault,ses trémolos parfois lorsqu’il a un brin trop d’émotion dans le corps, son manque d’appétit identitaire & son charisme inexistant !, il est par défaut,la seule roue de secours pour la volonté du changement. Une administration responsable de l’immigration non pas instrumentalisée à des fins du « cheap labour », remplissage & invasive, suggérée par la CAQ, représente un peu plus mes valeurs,mon idéologie que les PLQ & PQ. _

Pour répondre au commentaire de beauly02 Vous devez être libérale pour pensez que les francophones ne sont pas intelligent à cause qui vote pour la CAQ ??? Vous avez un manque total de respect envers les francophones et je souhaite que pour fois, on change de parti avec des nouvelles idées et point de vu. L’argent ne pousse pas dans les arbres et il va falloir qu’il y est des coupures et vivre avec nos moyens et je pense que Legault va faire l’affaire.

Et s’il n’était pas si bon le but?

Ainsi pourrait-on se retrouver avec un gouvernement sans assises ni présence aucunes sur «l’Ile»?

Il y a quelque chose — (ou qqn?) — qui ne ‘marche’ pas là-dedans.

Ne faut-il pas se demander en effet comment qqn ou ‘quelque chose’ à ce point incapable d’arriver, d’entrer ou vivre en Ville, pourra[it] gouverner sensément une contrée où cette Ville s’avère si incontournable eu égard à son dynamisme (inter)culturel, sa prépondérance en développement des technologies, ses savoirs multiples et ses ressources de toutes sortes, à commencer par celles humaines…?

Advenant l’avènement d’un gouvernement minoritaire, là, la présence d’autres influences requises pour adopter et actualiser les mesures les plus sensibles ou déterminantes, palliera[it] cet écueil — (pour employer un euphémisme) — d’absence totale de Métropolitains au gouvernement.

En le cas contraire, i.e. advenant un gouvernement majoritaire, on pourra[it] dire que… la séparation sera[it] déjà là.

Non celle du Canada sévissant de part et d’autre du Québec, mais celle du Québec de lui-même, en soi-même.

Enfin, quant à la Direction politique ou aux directions (directives) politiques émanant du Chef, on peut d’ores et déjà douter, éminemment, qu’elles en seront de ‘bonnes’. Si l’on en juge, d’une part, par la personnalité singulière du personnage, de ses dits et « move » les plus récents; et, d’autre part, par ses agissements plus lointains. Telle sa participation active à la «condamnation» unanime, à l’aveugle, par l’Assemblée nationale, il y a dix-huit-ans, d’un parfait innocent; sans connaissance de l’«acte d’accusation», sans pièce à conviction, sans vérification, sans raison ni justification ni comparution aucunes, sur la seule foi d’on-dits… Puis sans excuses ni rétractation/réparation ultérieures. Voilà qui «promet»! Voilà qui donne un aperçu de la personne assez trouble et veule qu’on aura comme PM. Pas des plus inspirantes ou encourageantes. Pas du type ‘modèle-exemplaire’ 🙁