Ne comptez pas le PQ pour battu

Même avec seulement un peu plus de 26 % du vote populaire, le PQ pourrait remporter une cinquantaine de circonscriptions, justement parce que le vote péquiste est bien plus efficace que celui de ses rivaux.

Photo : La Presse canadienne

De nombreux observateurs semblent croire que le Parti québécois n’est plus dans la course pour l’élection du 1er octobre prochain. Certes, avec les niveaux d’appuis actuels, la situation n’est pas rose pour les troupes de Jean-François Lisée. Toutefois, une étude plus approfondie des chiffres de la dernière projection électorale Qc125 (parue dans L’actualité le 8 mars dernier) nous indique qu’une remontée de quelques points à peine — même à l’intérieur des intervalles de confiance actuels — pourrait apporter au PQ un nombre équivalent ou même supérieur au total de 30 sièges remportés en 2014 et ainsi assurer l’élection d’un gouvernement minoritaire en octobre prochain.

Pourquoi ? Bien que les appuis péquistes aient diminué au cours de la dernière année (tels que mesurés par Léger, Ipsos et Mainstreet), le vote péquiste demeure hautement efficace dans notre mode de scrutin actuel.

Une hypothétique remontée péquiste jusqu’à 26 % ou 27 % du vote populaire donnerait même au Parti québécois des probabilités non négligeables de revenir au pouvoir.

* * *

Regardons d’abord les résultats de la dernière projection électorale Qc125 pour le Parti québécois. Sur le graphique suivant, l’axe vertical représente le nombre de sièges remportés, et l’axe horizontal, le vote populaire des 50 000 simulations de la projection :



Avec les chiffres actuels, dans les pires éventualités, le Parti québécois obtient près de 19 % du vote populaire et ne remporte que de 5 à 10 sièges. Dans les possibilités les plus optimistes, le PQ atteint plus d’une trentaine de sièges, avec un vote populaire oscillant entre 24 % et 25 %.

Regroupons les 50 000 points de ce graphique afin de mieux visualiser les intervalles de confiance. Voilà ce que nous obtenons :


Les lignes pointillées représentent les intervalles de confiance de 95 % (soit 19 fois sur 20). Nous remarquons que cette distribution n’a rien de linéaire et ressemble plutôt à une parabole. En effet, autour de 22 % du vote populaire, le PQ entre dans une première zone payante.

Divisons notre distribution en deux séries de points : 1) sous la moyenne de 21,9 %, et 2) au-delà de cette même moyenne. Puis, traçons des courbes de tendances pour chacune de ces séries :


Sous 21,9 %, le PQ remporte en moyenne 3,3 sièges/%. Au-delà de 21,9 %. il rafle presque 6 sièges par point au vote populaire (5,8 sièges/%). La pente de la courbe devient donc beaucoup plus abrupte à partir de 22 %. Cet écart de pente est considérable ! C’est ici une représentation graphique de la grande efficacité du vote péquiste.

Isolons maintenant les simulations se trouvant à l’intérieur du rectangle suivant :



La moyenne de ces simulations nous indique donc quel serait le portrait politique le plus probable, avec les chiffres actuels, si le PQ devait être sous-estimé par environ deux points dans la moyenne des sondages (ce qui n’est pas un cas de figure irréaliste).

Au total, nous calculons la moyenne d’environ 8 000 simulations, soit près de 16 % de l’échantillon total. Voici la projection de sièges de ces scénarios :


En isolant ces possibilités optimistes pour le Parti québécois, virtuellement tous les gains du Parti québécois (+ 9,7) se font aux dépens de la CAQ (– 8,4). Le Parti libéral et Québec solidaire ne perdent en moyenne que moins d’un siège par simulation (– 0,5 pour le PLQ et – 0,6 pour QS).

Pour ce qui est de la distribution régionale, considérez les cartes suivantes :


[Les circonscriptions pivots, où aucun parti ne remporte au moins 80 % des simulations, sont indiquées par des couleurs pâles.]

Dans le grand Montréal, le Parti québécois parviendrait à conserver ses quatre circonscriptions sur l’île de Montréal (Rosemont, Hochelaga-Maisonneuve, Bourget et Pointe-aux-Trembles). De plus, il conserverait ses bastions de Marie-Victorin et de  Verchères.  Taillon serait une circonscription pivot entre la CAQ et le PQ (avec un léger avantage pour la CAQ). Finalement, Beauharnois et Richelieu demeureraient fort probablement au sein du PQ.

Dans Laurentides-Lanaudière, le PQ conserverait  Labelle, Joliette (circonscription de Véronique Hivon) et serait favori dans Bertrand, ainsi que dans la nouvelle circonscription de Prévost.

Dans la Capitale-Nationale, il parviendrait à retenir Taschereau et serait compétitif dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré (circonscription remportée par le PLQ en 2014, mais présentement favorable à la CAQ, selon la plus récente projection).

En Estrie, Sherbrooke et Saint-François seraient des circonscriptions pivots avec des courses à trois. Dans les éventualités optimistes pour le PQ, il serait compétitif dans ces deux circonscriptions.


Finalement, le PQ pourrait virtuellement balayer l’Abitibi, le Saguenay (à l’exception de Roberval), la Côte-Nord et le Bas-Saint-Laurent–Gaspésie.

 

En conclusion

Que retenir de ce billet ? Considérez le graphique suivant :



Il s’agit de la projection électorale Qc125 du 25 septembre 2017. Remarquez à quel point, avec un vote hautement divisé, la courbe péquiste se trouve à la gauche de celle de ses rivaux. Cela signifie que le PQ remporte un plus grand nombre de sièges par point de vote populaire. En compilant les données de cette projection, nous pouvions constater que le PQ remportait une pluralité de sièges dans environ 6 % des simulations, et ce, sans jamais remporter le vote populaire.

De plus, nous pouvons remarquer qu’avec seulement un peu plus de 26 % du vote populaire, le PQ pourrait remporter une cinquantaine de circonscriptions, justement parce que le vote péquiste est bien plus efficace que celui de ses rivaux.

D’ailleurs, la projection électorale du 8 mars dernier fut la première depuis l’été 2017 dans laquelle la CAQ reculait au vote populaire et dans la projection de sièges. Certes, la CAQ est toujours en tête de la projection, mais il se pourrait bien qu’elle ait atteint un certain plafond. Si la CAQ ne parvient pas à s’installer au-dessus de 35 % du vote populaire et que les intentions de vote du Parti québécois commencent à grimper, le résultat de l’élection pourrait causer des surprises.

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37 commentaires
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Bof, l’élection n’étant que dans six mois, il peut encore se passer n’importe quoi…

Vous tombez dans le même panneau que tous les modélisateurs politiques: vous finissez par croire que votre modèle c’est la réalité. L’ordinateur ne fait que régurgiter les contraintes que vous lui avez imposé. Déjà si vous testiez votre modèle sur les cinq dernières élections en nous fournissant les résultats, on aurait une idée un peu plus précise de la validité de votre modèle. Sans cela, votre modèle n’est qu’un outil servant à générer des nombres aléatoires. Malgré votre langage pseudo-statistique, votre modèle est à mettre au même niveau que le tarot et les feuilles de thé.

Quand on attaque une méthodologie, on prend la peine de savoir comment elle fonctionne, sinon on risque de se couvrir de ridicule. La méthodologie de P.J. Fournier fonctionne « en prenant les moyennes pondérées des résultats des élections de l’ère post-référendaire (1998, 2003, 2007, 2008, 2012 et 2014) dans chaque circonscription. Les élections récentes possèdent, évidemment, une pondération plus importante. […]

[Il] utilise les sondages des firmes professionnelles pour ajuster les tendances de mois en mois. Généralement, hors-campagne et à moins d’un évènement majeur, les chiffres varient lentement. [Il calcule] une moyenne pondérée des sondages des trois à six derniers mois. Évidemment, les sondages plus récents possèdent une pondération plus importante. »

Ce que vous ne savez pas c’est qu’il a testé son modèles en utilisant les chiffres des sondages disponibles avant les elections precédentes. Devinez quoi? Yup. Ça fonctionne… chaque fois.

Si le PQ remonte à 27%, oui il peut bien faire sans que ce soit le PLQ qui détient plus de la moitié de Montréal. Le noyau du vote de la CAQ est à Québec et dans sa couronne autour. Il y aurait un petit noyau de vote dur qui s’implante en Monteregie. En dessous de 31%, la CAQ à peu de châteaux forts qui ne sont qu’à Québec. Reste que le vote péquiste est mal en point, qu’il est en train de perdre ses forteresses entre nationalisme en perte de force et la déception envers Marois qui a fait du mal au parti. JFL à la chance de se faire connaître plus en campagne, car des Quebecois qui suivent sérieusement le parlement Quebecois sont une minorité. Il va falloir que JFL fasse taire ses adversaires et fasse oublier un Legault surfait qui n’est pas vraiment embaĺlant. V.Marissal est envoyé avec QS pourquoi sinon qu’on craindrait en campagne que Lisee ne soit pas le nul qu’on veut faire penser. Marissal n’est pas un souverainiste ni un patriote, sinon il ne serait pas un ex journaliste de La dite Presse. Des milliers de souverainistes savent à quoi s’en tenir de l’ex journaliste. QS est confronté à sa vraie identité à gauche qui est une gauche anti nationaliste , malgré les mensonges du parti sur sa fausse nature souverainiste. Un gouvernement minoritaire libéral serait au pire plutôt une contribution de QS que d’un PQ qui aurait remonte à 27.5%.

Il est grandement temps que le PQ reprenne le pouvoir, majoritaire. Le néolibéralisme nous a déjà trop fait mal. Les chances sont là, les québécois ne doivent pas la laisser passer une autre fois.

…et de quel mal au juste faites-vous référence parce que ce que je constate, c’est que nous traversons sous le règne des Libéraux une période économique et financière incomparable. Du jamais vu. Et surtout ne venez pas nous entretenir de l’austérité totalement inexistante (allez voir les budgets pour vous en convaincre).

@ François 1
Il ne faudrait pas mettre au crédit des libéraux « la période économique et financière incomparable » qui se déroule actuellement. Ils n’y sont pour absolument rien. Regardez plutôt du côté de Trump pour cela, malgré toutes les inepties de ce dernier, il n’est pas étranger à ce mouvement quoiqu’on en pense. Pour ce qui est des libéraux, et malgré ses trois plus grands chefs, Lesage, Bourrassa et Ryan à qui le fait français leur tenait à coeur, le chef actuel est devenu non seulement un traître à la nation québécoise, mais également un conspirateur pour la disparition du fait français ici même au Québec. Judas était un enfant de chœur à côté de ça dans sa trahison envers Jésus. Sans compter son conflit d’intérêts flagrant envers les médecins spécialistes (surtout) et les autres aux détriments du reste du personnel soignant du système de santé (ou plutôt du système maladie assurée). Alors, oubliez ces airs angéliques envers le parti libéral; on l’a vu venir avec ses gros sabots; ne nous prenez pas pour des dupes.

Je suis d’accord avec vous. Il n’y a que le PQ qui, par le passé, a fait avancer énormément le Québec. Le commentaire de François1 est complètement dénué de toute sens et logique, il n’a sans doute jamais entendu ou vu les médias qui parlaient de toutes les coupûres en santé, en éducation et aux pauvres pour enrichir les plus riches et amis médecins ou amis libéral tel que Bombardier. Pauvre de lui, un mouton… bref, la Caq aura peut-être des transfuges encore une fois vers la mafia libérale. On garde espoir de réveiller les gens . 🙂

@ C. d’Anjou:

« le chef actuel est devenu non seulement un traître à la nation québécoise, mais également un conspirateur pour la disparition du fait français ici même au Québec. Judas était un enfant de chœur à côté de ça dans sa trahison envers Jésus etc… »

Il y a pire: je crois même qu’il rôde la nuit pour enlever et manger nos enfants québécois francophones de souche tout en épargnant ceux des autres nationalités…

N’importe quoi!!! Combien de Québécois au juste croyez-vous convaincre avec de tels propos débridés?

Pour ce qui est des « coupures », on voit tout de suite que vous êtes une victime naïve et inexpérimentée des propos extrémistes des groupes de pression de la gauche et des grosses centrales syndicales. Même Mario Dumont de l’Empire a percé le subterfuge:

http://www.journaldemontreal.com/2017/11/24/ces-austeres-hausses-de-depenses

Autre texte sur le même sujet:

« De l’année financière 2010-2011 à 2017-2018 (soit l’année du budget récemment déposé), les dépenses totales du gouvernement du Québec sont passées de 85,1 G$ à 103,7 G$, soit une augmentation de 21,9 %. Pour la même période, les revenus du gouvernement sont passés de 82,7 G$ à 106,3 G$, pour une hausse de 28,6 %.
Pendant ce temps (2010 à 2017), les prix à la consommation ont augmenté de 12,2 % et la population d’environ 5,5 %. Une hausse d’environ 18 % aurait donc permis de maintenir constants les revenus ou dépenses réelles par habitant du gouvernement.
Mais les dépenses réelles par habitant du gouvernement ont donc augmenté et ses revenus réels par habitant, encore plus. L’État n’est donc pas vraiment plus « austère ». En fait, il grossit année après année. »

@ Sylver:

Les « coupures » sont une vue de l’esprit. Allez vois ma réponse à C. d’Anjou…

TOUS les partis politiques à un moment ou à un autre ont fait avancer le Québec mais dans l’ensemble, le PQ a beaucoup plus nuit qu’il n’a aidé.

D’ailleurs, deux des plus grands projets québécois, la nationalisation de Hydro-Québec et la Baie James a été l’oeuvre des Libéraux. Le drapeau du Québec nous a été donné par l’Union Nationale de Duplessis.

Lorsque le PQ a été au pouvoir, notre économie en a toujours pâti et sans économie, nous ne sommes rien du tout. Que vous le vouliez ou non, le fric c’est la liberté.

@ François 1

As-tu lu l’article de Michel Girard du 31 mars qui explique bien les mensonges répétés de Couillard et sa gang sur sa fameuse rigueur budgétaire? Et Laetao hier @ tlmep qui nous expliquait comment « grace » aux coupures du PLQ le Québec à amélioré tellement son économie.

François 1…
Il n’y a pas que l’économie qui compte. Je suis déçu de devoir vous l’apprendre.

@ Dominique J:

L’économie est la BASE de tout État. Sans économie, rien, absolument rien ne se produit.

Désolé de devoir vous l’apprendre.

@ François 1er
Le parti libéral à rien à voir avec la tenue de l’économie.
Le cycle vient et repart de lui-même. Le gouvernement
ne peut que l’infléchir par ses politiques économiques.
Et toutes les études le montrent : les coupes libérales
ont nuit à la croissance économiques et aggravé le
fossé de revenus par habitant avec l’Ontario, précisément
depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Couillard.
Finalement docteur Philippe avait raison : il y a
bel et bien un effet libéral sur l’économie. Un effet à
la baisse… Mais un effet à la hausse pour le portefeuille
des médecins curieusement… Et, en passant, la
privatisation d’Hydro, on la doit à Lévesque et
Parizeau. Lesage voulait rien savoir mais s’est fait
tordre le bras (en bon libéral, il avait pas assez de
couilles ou d’inspiration pour avoir l’idée par
lui-même : plus ça change, plus c’est pareil).

Avec les résultats réels des récentes élections ici et ailleurs versus les prévisions des sondeurs, je suis plutôt du genre à sourire en coin lorsque je lit ce genre d’analyse.

@ François 1: je me suis dit: « ne perds pas ton temps à essayer d’argumenter avec ce type », mais après courte réflexion, je me suis dit: « vas y , perds encore quinze minutes, après, tu changeras de poste ».
Si vous m’avez bien lu, ce n’est pas moi qui ai parlé de coupures et d’austérité du gouv. Couillard. Prenez le temps de lire et comprendre avant de prêter les paroles de l’un à un autre.
Quant à votre allusion : « Il y a pire: je crois même qu’il rôde la nuit pour enlever et manger nos enfants québécois francophones de souche tout en épargnant ceux des autres nationalités… », rajoutez donc ceci; c’est aussi Couillard qui a provoqué le déluge au Saguenay en 1996 et les inondations printanières l’an passé et le tsunami au Japon il y a quelques années.
La hargne que vous démontrez envers les indépendantistes pourrait se comprendre un peu plus venant de certains anglais (dont un certain M.Cameron qui avait écrit dans le journal de Montréal il y a quelques semaines), mais venant d’un concitoyen francophone, c’est plutôt à moi de vous demander » Combien de Québécois au juste croyez-vous convaincre avec de tels propos débridés? ».
Remarquez M. François que ça fait plusieurs fois que je reçois des avis favorables à mes opinions, ce qui ne semble pas être votre cas jusqu’à date.
Plusieurs autres intervenants sur cette tribune qui ne partagent pas nécessairement mes opinions (et celles d’autres) sont toutefois capables d’arguments et de retenue sans qu’on ressente de la haine ou du mépris dans leurs propos; ce qui n’est pas votre cas.
Je vous croyais capable de plus de jugement équilibré, mais à l’avenir, il vous faudra me le démontrer. La côte risque d’être longue à monter.
Ceci n’est pas un poisson d’avril, Joyeuses Pâques quand même.

Petit ajout M.François 1;
j’ai moi aussi lu cet article de Mario Dumont, et je n’ai jamais dit le contraire. Ce n’est pas de l’austérité de diminuer le pourcentage d’augmentation des dépenses, car il y a effectivement augmentation de ces dépenses. C’est indiscutable. Ce qui est par contre discutable, c’est le fait de se servir de la différence des dépenses pour accumuler un bas de laine servant par la suite, à la veille des élections, à saupoudrer des cadeaux ici et là pour s’acheter des votes, (et je dois ajouter que presque tous les gouvernements en place utilisent cette tactique), mais le mal a quand même été fait à une période où les petits cadeaux pour gâter la profession la mieux choyée du Québec (les médecins et les ti-zamis du gouvernement tels Bombardier et autres « pauvres riches » ) a fait des torts difficilement guérissables au niveau subalterne des soins à la population et organismes nécessiteux. Alors bravo pour cette vision du « pouvoir à tout prix » des élitistes libéraux.

@ C. d’Anjou:

« « le chef actuel est devenu non seulement un traître à la nation québécoise, mais également un conspirateur pour la disparition du fait français ici même au Québec. Judas était un enfant de chœur à côté de ça dans sa trahison envers Jésus etc… » » (sic)

Ce sont VOS propres écrits!!! Pas les miens.

Et vous avez le culot de venir me parler de « hargne », de « jugement équilibré », « d’arguments et de retenue sans qu’on ressente de la haine ou du mépris dans leurs propos; ce qui n’est pas votre cas. » et de « côte longue à remonter »???

Dans mon argumentaire, j’ai pris la peine de donner des références à deux (2) textes très explicites avec chiffres à l’appui, etc… Pas vous!

Qu’il y ait ici plus ou moins de gens qui appuient vos propos m’est totalement indifférent. Vous m’excuserez mais je suis tout autant Canadien-Français que vous pouvez l’être et je refuse de nager avec le banc de poissons et/ou d’entrer dans la cage à homards dans lequel vous voudriez me voir. J’ai des opinions éloignées de celles des séparatistes et j’en suis fier et je crois que l’inexorable dégringolade des appuis des électeurs de la province de Québec au PQ depuis plusieurs élections me donne entièrement raison et de plus, la récente tragi-comédie digne d’une pièce du burlesque qui se prolonge au Bloc québécois ne fait que me réconforter dans mon choix judicieux.

Case closed.

@ Jérôme:
mais non, il ne lira pas des textes du journal de Péladeau voyons, ou bien il trouvera le texte de Michel Girard biaisé, ou qu’importe; nos références ou preuves sont des « fake news ».
Tant pis, et comme il dit en bon « Canadien Français » le « dossier est clos » et c’est tant mieux.

Case closed… Pas anglicisé du tout mon François… Et je
confirme, on sent bel et bien du mépris dans vos propos,
voir meme de l’arrogance dans votre fierté de ne pas
appartenir au « banc de poissons ». Comme s’il ne
fallait pas en être un pour croire le gouvernement
libéral aveuglément comme vous le faites…

Fort intéressant.
Un peu plus, prévisions ou pas, prévisible ou pas, imaginons un instant encore mieux en un gouvernement minoritaire péquiste avec la balance à Québec solitaire.
Une Martine qui serait revenu au PQ et qui s’imposerait en rappelant à son parti sa raison d’être soit faire l’indépendance.
De quoi se divertir un peu, non ?
Qui vivra, verra !
J’espèrerais même le pire à la place d’un austère gouvernement libéral néo-libéral qui est à dilapider tout ce qu’il a couper aux plus pauvres et aux moins nantis c’est-à-dire les moins riches, pour favoriser ceux qui en ont le moins besoin, et surtout les zamis du premier ministre et de son ministre de la santé soit des médecins comme eux, encore d’avantage pour les plus favorisés d’entre eux et j’ai nommé les spécialistes payés bien au delà des moyens que les Québécois peuvent se le permettre…et qui une fois réélu nous repassera les mêmes cartes et nous replongera dans les mêmes décisions pour que les moins riches enrichissent les plus favorisés…un cercle vicieux ou pas mieux et encore plus vicieux si les COQS de la basse-court le remplaçait, je voulais parler de la CAQ évidement, promettant le meilleur de tout les mondes soit d’augmenter les services tout en coupant les taxes…alors qu’il faux vraiment être simple d’esprit pour y croire et ne pas déceler l’arnaque utilisé à satiété par nombre de multi-nationales qui nous vantent leurs offres mirobolantes sans jamais nous lister clairement tout ce qui nous défavorisera en commençant par le manque de transparence et l’opacité au nom du secret d’entreprises et tout les reste en passant par toutes les formes d’échappatoires pour ne pas contribuer comme la population à payer leurs taxes et leurs impôts avec équité et justice !
Bon vendredi sain et pas trop de faux chocolat pour pâques…l’un comme l’autre à l’image de nos gouvernements, des grosses compagnies et des plus grosses encore ainsi que la très grande majorité de ceux qui occupent les postes clés de nos sociétés: de très vieux lapins qui nous sont sans cesse représentés mais à la sauce du jour ! Des fake news !
Bienvenu et bonne chance à Marissal, qui malheureusement se présentera dans la mauvaise circonscription, mais non seulement s’il est élu, ne restera pas longtemps…alors que je me souviens de ses paroles sur QS qui n’étaient jamais très glorieuses à son endroit (QS) et qu’en plus, il ne lui prévoyait pas une longue vie !
Surprenant tout de même surtout d’un homme tel que lui !
Mais au fond pas autant que ça !
En politique, de quoi pouvons-nous encore être surpris ?

Lorsque la campagne va débuter et que PQ et PLQ vont tour à tour frapper à boulets rouges sur la CAQ, il est clair que le parti de Legault va descendre dans les sondages. À un moment donné, il deviendra évident que le changement tant souhaité ne passe pas par la CAQ qui ne souhaite que poursuivre l’œuvre libérale en matière d’austérité.

Et plusieurs vont se rendre compte que l’oeuvre libéral a été d’équilibrer les finances publiques, que l’écart entre le Québec qui traînait derrière et les autres provinces diminue, et que la situation économique n’a pas été aussi bonne depuis longtemps. C’est ce qui expliquera encore plus que d’habitude la prime à l’urne des libéraux.
Mais bien sûr, leurs adversaires vont encore tenter de les diaboliser avec des mots exagérés comme corruption et austérité. Cette pseudo austérité, c’est d’avoir limité les dépenses de l’état à environ 1%, légèrement en bas de l’inflation. Comparé à la vraie austérité qu’a vécue la Grèce, c’est méprisant pour la population grecque de parler d’austérité au Québec, le terme rigueur budgétaire est plus juste.

@laleli
D’après ma lecture, ce qui choque les gens dans le mode de gouvernance actuel ce n’est pas l’austérité en soi mais plutôt l’utilisation qu’un parti politique en fait. Le PLQ n’a pas gouverné pour servir les québécois mais plutôt pour orienter les surplus dégagés vers des activités et des groupes influents qui l’aideront dans sa réélection. S’il avait été bien intentionné, il aurait priorisé des actions qui améliorent concrètement les services à la population en les réorganisant lorsque nécessaire ou en entretenant les infrastructures ou en favorisant le virage des communautés, institutions et entreprises vers les technologies du 21e siècle. On aurait senti une volonté réelle d’aider le Québec. Présentement, je comprends que les gens veuillent du changement et qu’ils soient prêts à sauter sur la première occasion sensée. Si le PQ cessait de danser le continental et de tourner sur lui-même, il aurait des chances d’être cette opportunité. QS additionne les bons coups, petit à petit et ne se gêne pas de tasser dans le coin le PQ et sa danse de St-Guy! La CAQ s’est retrouvée sur une vague, à surfer malgré elle. On verra si elle sait nager quand la vague va casser!

À la lecture de tous ces sondages, je constate qu’on vit encore au Québec une polarisation souverainistes – fédéralistes. Bien qu’au fil des 40 dernières années, le PQ et le PLQ se sont échangés le pouvoir, on peut constater qu’ils ont gouverné à peu près de la même façon, avec des politiques assez semblables. À la lecture des différents commentaires, les souverainistes pourfendent le PLQ et les fédéralistes font de même avec le PQ.
Mais aujourd’hui, il y a environ 30 à 40% (disons 35%) de souverainistes, ce qui se reflète dans tous ces sondages: votes QS + PQ = environ 35%. De façon générale, si le PQ monte, c’est que QS baisse, et vice-versa. La performance du PQ dépendra donc de celle de QS, à peut-être 5% d’écart.
Avec QS qui gruge le vote souverainiste (un tiers seulement des électeurs), il est impossible au PQ de prendre le pouvoir et il sera même difficile de demeurer l’opposition officielle. PLQ et CAQ se partageront en effet environ 65% des votes.

Les libéraux savent bien qu’en l’absence de référendum, leur seule chance de se faufiler vers le pouvoir réside dans la division des votes d’opposition.

Selon le directeur général des élections, à la fin de 2017 
PQ avait  73,000 membres et a reçu des dons de 755, 072 $ 
PLQ avait 37,000 membres et a reçu des dons de 650, 378 $ 
CAQ avait 11,500 membres et a reçu des dons de 227,000 $ 
QS avait  10,000 membres et a reçu des dons de 294,704 $

Les stratèges du PLQ ont bien vu que le PQ a le plus de membres et a reçu le plus de dons.
Ils savent que le PQ a une très solide organisation et rassemble plus de jeunes membres que les 3 autres partis réunis.

Ces stratèges ont aussi bien vu que la CAQ a peu de membres et a reçu peu de dons.

Si la CAQ récoltait peu de votes comme leur nombre de membres le donne à croire, le PLQ serait en difficulté.

Le PLQ vise donc à s’assurer d’une division égale des votes d’opposition.
Objectif 1- Augmenter le vote pro-CAQ
moyen 1.1- Faire publier 2 ou 3 sondages pro-CAQ, plus ou moins truqués, qui
seraient recopiés sans vérifications par une presse avide de nouvelles.
Une fois ces sondages douteux publiés, les sondeurs professionnels ne peuvent plus que venir, à leur tour mais en retard, constater et nous retransmettre les dommages faits dans l’opinion.
(Lire Sondages douteux = prévisions douteuses, Steeve E. Fortin, J de M. 21 mars 18)

moyen 1.2- Les libéraux font croire à l’importance de la CAQ en concentrant toutes les attaques contre lui. (Étonnant, mais on l’a bien vu.)
——————
Objectif 2- Réduire les votes pro-PQ
moyen 2.1- Les mêmes sondages placent le PQ en déroute.

moyen 2.2- Les libéraux font croire que le PQ est devenu hors-jeu en ne portant aucune attaque contre lui. (Étonnant, mais on l’a bien vu.)

Voilà, l’opposition sera parfaitement divisée face aux libéraux.

Le PQ n’a besoin de personne pour « réduire ses votes ». À la lumière du vaudeville que les séparatistes nous présentent quotidiennement, ils réussissent cet exploit seuls, sans l’aide de personne.

De plus, la venue de Marissal dans le comté de Lisée et les déclarations subséquentes du chef péquiste secondé par les chroniques déchaînées des sbires de l’Empire nous donnent à penser que le PQ se bat actuellement pour ne pas finir dernier.

Comme si il n’y avait pas d’Empire Desmarais… Toujours
aussi impartial hein mon François ? Pour ce qui est de
perdre des votes, le parti libéral est encore pire. Il est
dans la cave historique pour le pourcentage de vote
chez les francophones, et il ne semble stable que par
l’appui indéfectible (parce que captif) des anglo…
Mais j’imagine que tu avais juste « oublié » de le
mentionner… Pour ce qui est de se battre pour ne
pas finir dernier, c’est tellement intellectuellement
malhonnête que je n’ai pas besoin d’ajouter quoi
que ce soit pour le réfuter. Les chiffres des
sondages parlent d’eux-mêmes…

Seul problème avec votre analyse est que l’essentiel du vote de QS se situe au coeur de Montréal. De plus, bien que les gains possibles puissent accroître le pourcentage national du vote, il risque d’être essentiellement concentré dans quelques comtés situés le long de la ligne orange du métro de Montréal, les quartiers dits bobos, dont le profil d’électeur est grosso modo le même que dans les trois comtés qu’ils détiennent présentement et sont les comtés immédiatement adjacents à ces derniers.

Dernier sondage:

QS: Stable. Aucun gain.
PQ: Idem.
CAQ: PERTE de 3%.
PLQ: GAIN de 3%!!!

Les gens commencent à se rendre compte que voter pour la CAQ est comme se lancer dans l’inconnu d’autant plus que la CAQ nous promet une austérité économique, mais une VRAIE cette fois!!!

Le problème du PQ vient de la recherche de Lisée d’unir le PQ au QS. La réponse a été non de la part du QS et à l’élection du 1 octobre 2018 un candidat QS se présente contre le chef du PQ. Je Demeure dans un comté rural et parce que le PQ s’approche de la gauche me répugne. Je n’ai pas été de gauche, je ne suis pas de gauche et je ne serai pas de gauche. Je suis toujours souverainiste mais le PQ allant vers la gauche je ne voterai pas les yeux fermés en ne considérant que l’indépendance du Québec. René Lévesque n’était pas de gauche lui qui était la source du Parti Québécois.
Jacques Beauséjour, député à l’Assemblée Nationale du Québec (1976-1985) dans l’équipe de René Lévesque
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