Non, le PQ n’est pas mort. Pas encore.

Pour notre chroniqueuse Marie-France Bazzo, le PQ de « gouvernance » jouera vraiment son avenir à partir du 2 octobre. 

Photo : La Presse canadienne

Nombreux sont celles et ceux — et j’en suis !— qui ont annoncé depuis quelques mois la mort prochaine du PQ. La chose semblait inévitable. Fin de la domination de l’axe souveraineté-fédéralisme, mise en veilleuse de la raison d’être de ce parti, désintérêt des Québécois quant au projet d’indépendance, tout convergeait vers un évanouissement certain, une poignée de sièges à l’Assemblée nationale, et la barre des 20 % des suffrages nécessaires à sa reconnaissance même pas atteinte.

Or, les choses ont changé.

Non seulement le PQ n’est pas trop souffrant, mais il reprend des couleurs ! Certes, les circonscriptions gagnantes ne tomberont pas comme par magie dans son escarcelle, il lui faudra souvent lutter au coude-à-coude, mais il y a une éclaircie. Les intentions de vote montent un peu. Pourquoi ? La relativement bonne campagne qu’a menée le parti, l’assurance de Jean-François Lisée, la baisse des appuis francophones à la CAQ, l’aspect « bonne gouvernance » sur lequel joue le PQ.

Les électeurs aiment, au fond, le nouveau PQ, le PQ pragmatique, mais dégriffé. Le minou a de l’allant !

Tout ça pose la question cruciale de ce qu’il adviendra de la nature du PQ le 2 octobre, deuxième opposition probable d’un gouvernement minoritaire. Le parti se voudra-t-il une réserve d’indépendantistes en embuscade prêts pour une autre élection où il reviendrait à sa « vraie nature » ? Se montrera-t-il comme une solution de rechange au PLQ et à la CAQ, une vision sociale-démocrate moins radicale que QS ? Ce n’est pas avec l’élection du 1er octobre que la lutte à mort entre le PQ et la CAQ se fera, mais APRÈS. Et on verra si M. Lisée sera élu ou pas…

Le PQ de «  gouvernance », séduisant et responsable, jouera vraiment son avenir à partir du 2 octobre. Être un parti comme un autre, avec un supplément de cœur, qui peut plaire à un bon nombre, ou un parti marginalisé qui porte encore le rêve d’un pays. Un choix crucial se profile à l’horizon.

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Dire qu’une entente avec QS où le PQ se serait effacé des centres-villes de Montréal, Québec et Sherbrooke, en retour des banlieues du 450 et du 418, aurait sans doute donné le pouvoir au PQ. C’est sans doute cette voix qu’il faudrait explorer après l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral ou caquiste

Avec respect, je pense au contraire de vous (et de Mme Bazzo)
que Lisée est au contraire le fossoyeur du PQ. En faisant une
bonne campagne, il n’a fait que rattraper un peu les dommages
qu’il a fait subir au parti en le transformant en une espèce de
Québec solidaire soft qui a donné à la CAQ un boulevard pour
mettre la main sur le vote nationaliste. A l’inverse, Mme Marois
avait au contraire su garder son vote -et le pouvoir !- , en
refusant de se faire doubler sur le terrain identitaire. N’en
déplaise à Mme Bazzo (que je respecte beaucoup par ailleurs),
ce n’est pas en chassant sur les terres minoritaires très
montréalocentrés et multiculturalistes de QS que le PQ a une
chance de se relever, mais en renouant avec son électorat
parti à la CAQ le temps d’une élection, en réaction au
positionnement quasi strictement social-démocrate et
somme toute bureaucratique de Lisée. Après tout, si les
québécois avaient déjà voulu majoritairement un
gouvernement de gauche, avec une composante identitaire quasie-inexistante, QS aurait déjà formé le gouvernement
depuis longtemps… En ce sens, j’ai l’impression que plusieurs péquistes regrettent déjà leur « moment » Lisée, et se
demandent pourquoi il ne s’est pas présenté directement
pour QS plutôt que de dénaturer le PQ…

J’aimerais aussi ajouter que le choix que nous donne
Mme Bazzo entre un avenir « QS soft », ou un avenir
« résurrection d’ON » est un faux dilemme. Il faut en
fait revenir au cœur de la coalition du PQ, à ce qui
a toujours été le ciment des différentes composantes
du PQ : l’affirmation culturelle sans complexe (le
pourquoi le plus fondamental de la souveraineté).
C’est à la fois le passé, et le seul avenir pour le PQ
qui ne conduit pas à sa décomposition. Est-ce que
le prochain chef l’aura compris ?

Quoiqu’on me reprochait encore pas plus tôt qu’aujourd’hui ma fibre libérale (comme si c’était une chose honteuse). Je suis à l’instar de ce grand homme d’État Français qu’était Léon Blum, capable de voir clair dans les êtres humains. C’est souvent face à l’adversité qu’on reconnait la valeur des gens.

On peut dire tout ce qu’on veut de Jean-François Lisée, mais c’est un gars qui se tient debout, qui s’exprime de très bonne façon tant dans sa langue maternelle qu’en anglais, le débat des chefs en anglais a montré cela pour celles et ceux qui comme moi l’ont suivi. Qui plus est, il sait écrire, ce qui n’est pas à la portée de tout un chacun. Son blogue de L’actualité était naguère très suivi, ce n’est peut-être pas un hasard.

Ce qui pour moi est une sorte de défaut de la démocratie, c’est que nous ne votons pas toutes et tous en connaissance de cause. Tout le monde ne vote pas intelligemment. Peu de personnes prennent le temps de bien étudier dans chaque proposition politique : les tenants et les aboutissants.

Certains postulants au poste de Premier ministre ne font pas mieux d’ailleurs que bien des électeurs…. Personne ne saurait faire ce genre de reproches à Jean-François Lisée. Il travaille dur et cela paraît.

Quant à l’avenir du PQ, ce n’est évidemment pas à moi de le déterminer. Je pense que l’avenir est à ceux qui sont capables de travailler ensembles. Quand chacun fait un petit pas vers le centre, « le juste milieu » (référence à Benjamin Franklin), il y a toujours un moyen de s’entendre. Ne trouvez-vous pas ?

Vous avez raison de mentionner que ce ne sont pas tous les gens qui votent de façon intelligente. Car comment expliquer que tant de gens voteront pour les Libéraux malgré l’usure du pouvoir et les soupçons de corruption systémique qui pèsent sur leurs épaules depuis près de 15 ans?

C’est tout de même incroyable!

Bien dit. Sauf que c’est le système électoral bancal qui nous afflige et qu’on prétend démocratique qui fait que les gens ne peuvent pas toujours voter « intelligemment » parce qu’il faut souvent voter « stratégique » pour empêcher un parti de gouverner… Pour voter intelligemment il faudrait au moins 2 choses.

D’abord il faudrait un système à la proportionnelle où seulement ceux qui obtiennent plus de 50% des voix peuvent gouverner. Il faudrait alors qu’il y ait des coalitions et ces coalitions auraient beaucoup plus de chances de représenter la volonté de la majorité des électeurs. C’est en d’autre mots gouverner par consensus, ce que les peuples autochtones ont déjà expérimenté depuis longtemps. C’est certain que c’est plus difficile et plus lent selon les circonstances au lieu d’avoir un petit dictateur pour 4 ans qui représente seulement environ 40% des votes mais c’est nécessaire dans une vraie démocratie et ça impose beaucoup plus de discipline aux élus.

Deuxièmement, il est aberrant d’avoir à voter pour un parti politique dans le but de désigner notre vrai chef d’état (oui, je sais que le vrai chef du Canada est la reine d’Angleterre, mais on se comprend, n’est-ce pas?). On peut aimer Lisée ou Legault mais pas nécessairement le programme de leur parti. Il arrive qu’il y ait des candidats à la direction de la province ou du pays qui soient très bien qualifiés mais qui portent le boulet de leur parti politique (ou qui doivent nécessairement passer par la direction d’un parti politique). On devrait pouvoir voter séparément pour le chef d’état de sorte qu’il y ait une certaine division entre les partis politiques et le chef de l’état qui doit présider pas seulement pour un parti politique mais pour tous les citoyens. C’est calqué un peu sur le système présidentiel.

Pour moi, c’est le minimum vital pour intéresser les gens à voter intelligemment car il y aurait une assurance que chaque vote compte. Sinon, on se retrouve dans la situation actuelle où bien des gens refusent de voter ou encore ceux qui votent ne peuvent voter intelligemment mais souvent contre quelqu’un ou contre un parti qu’ils ne veulent pas voir gouverner. C’est pas très compliqué.

@ Laurent,

Merci de me donner raison.

Cependant, je vais autant que faire se peut, répondre à votre question. Somme toute, « ma foi », j’établis une distinction entre ce que disent les partis politiques, ce que rapportent les médias, l’influence qu’ont les partis politiques et les médias sur les citoyens… et ce qui relève des faits.

Depuis des mois, on nous bassine que le Parti libéral est un parti usé jusqu’à la corde, qu’il y a depuis 15 ans usure du pouvoir et qu’il est plus que temps de s’en débarrasser. Les citoyens qui comme vous disent cela ne sont pas de mauvaise foi. Ils croient simplement ce qu’ils entendent et ce qu’on leur répète.

Il existe en philosophie et encore en droit ce qu’on appelle : « le doute ». Vous n’êtes pas tenu de croire tout ce que l’on vous dit. Vous avez le droit de faire usage de votre intelligence, de votre « libre arbitre » pour comprendre. Vous devez bien sûr investiguer un peu plus sur ce que l’on vous dit et vous poser des questions : Cela est-il vrai ? Est-il vrai que les Libéraux soient usés ? Comment puis-je déterminer l’usure du pouvoir sur seulement une mesure de temps ? Sur quels types d’informations puis-je établir « hors de tout doute raisonnable » qu’une personne ou un groupe de personnes sont corrompus ? Est-on corrompu par simple association, parce que je connais Pierre, Paul ou Jacques qui connaissent Jean parce que Pierre croit que Jean profite de la corruption ?

Les gens les plus corrompus ne travaillent-ils pas dans l’ombre ? Vous ne savez probablement pas – pas plus que moi-même – qui ils sont.

Si vous cherchez réellement la « vérité » qui soit dit en passant est révolutionnaire, il est possible que vous vous aperceviez par vous-même que les slogans partisans ne reflètent tout simplement pas les faits. Qu’il n’est pas possible de construire une saine démocratie sur seulement des soupçons ou toute forme de suspicion.

Je vous souhaite le meilleur choix le 1er octobre prochain.

À Laurent,

Ce seront essentiellement les votes anglophone et allophone qui reporteront le PLQ et Philippe Couillard pour un 2e mandat, car, à son plancher de 30%, ça signifie que pas même un francophone sur 5 aura appuyé ce parti. Parce que, dans les deux derniers débats (celui en anglais du 17 septembre et celui, en français, d’hier) Philippe Couillard a clairement cherché à rassurer sa base sympathisante des minorités anglophones et allophones. Il a même été on ne peut plus clair, face aux accusations de François Legault de refuser d’écouter la majorité francophone, qu’il ne laisserait jamais tomber ces minorités, quel qu’en soit le prix politique.

Donc, s’il y a encore des francophones qui persistent encore à appuyer le PLQ, ce matin, c’est qu’il n’y a plus aucun moyen de les réveiller. Leur indifférence ou leur aveuglement devant le recul du français sont aussi acharnés que celui des activistes anglophones les plus radicaux.

Si le Québec devait finir par devenir un deuxième Nouveau-Brunswick et s’effacer, comme province différente de langue française, avant la fin du présent siècle, ce sont ces collabos que les historien-ne-s devront pointer du doigt comme responsables de la disparition du fait français en Amérique.

@ NPierre,

Oui ! Nous nous comprenons. Sans disserter sur le fond, je partage à quelques détails près votre analyse et votre vision de la question. Dans les grandes lignes je ne vois pas d’objection avec vos propositions. Le seul obstacle que je vois, ce n’est pas moi…. Mais c’est plutôt : la Constitution.

Les provinces disposent d’une certaine amplitude pour modifier le mode de scrutin. Si ce n’est que ce que vous proposez n’est en rien ce que proposent par exemple les partis politiques du Québec qui veulent changer le système électoral.

Au fédéral, Trudeau voulait changer le mode de scrutin (avec le succès que l’on connait…) mais pas la façon de gouverner. Et changer la façon de gouverner, cela requière dans notre Constitution en principe le consentement de toutes les provinces.

Un référendum peut-être ? Encore faudrait-il que les changements que vous proposez fassent justement consensus dans la population. Personnellement, je voterais certainement en faveur de tels changements. Reste à convaincre nos concitoyens que ce sont bien les changements qu’il nous faut.

@ Luc Bertrand,

Vous vous livrez à une interprétation des propos de monsieur Couillard lors du second débat en français que je ne partage pas. Pourriez-vous nous donner vos références quant au déclin du français dans la province ? Non seulement la langue a progressé partout, mais surtout la qualité de la langue écrite et parlée s’est améliorée.

En poursuivant les efforts en éducation. Efforts d’ailleurs reconnus par tous les partis. La langue française va continuer d’être parlée et va continuer de s’améliorer. De plus Manon Massé a mis le doigt sur l’élément porteur de la langue c’est : la culture.

Il est difficile d’empêcher les jeunes de préférer chanter des « tunes » en anglais, plutôt qu’en français. Cette réalité frappe partout d’autres pays ou régions toutes langues confondues.

Les francophones qui soutiennent le PLQ ne le font pas pour des raisons linguistiques, pas plus que le PQ ou la CAQ ne constituent de véritables remparts pour la langue. Cela démontre essentiellement qu’en tant que francophone vous refusez de prendre vos responsabilités. Il n’y a aucune indifférence des francophones libéraux pour la langue française. Cette indifférence elle vit strictement dans votre cerveau.

Comme il plaisait à dire au Docteur Mailloux, ce psychiatre francophone et me semble-t-il indépendantiste, du temps où il était en ondes : « Nous sommes les artisans de notre propre malheur »…. Dites-vous bien que si le « fait français » devait disparaître en Amérique ce serait votre œuvre destructrice, pas la mienne.

De plus j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Le français est désormais la troisième langue parlée au États-Unis après l’anglais et l’espagnol, le français progresse en Alberta et en Colombie-Britannique, la langue française est parlée par près de 280 millions de personnes dans le monde, c’est la 5ième langue en importance sur Terre.

Alors si les Québécois sont assez caves pour abandonner la langue c’est parce que c’est leur choix, ce n’est certainement celles et ceux qui en toute liberté choisissent de soutenir les libéraux parce que c’est le seul parti au Québec qui respecte les libertés individuelles. Et — by the way — c’est monsieur Couillard qui jusqu’à présent ait été le Premier ministre qui ait vraiment assaini les finances publiques.

Enfin, la meilleure façon de faire mourir le français, c’est encore de vivre à crédit et de vendre nos créances à des puissances étrangères… comme cela se faisait autrefois. Savez-vous pourquoi ? Parce que les créanciers ont tous les droits, ils peuvent vous imposer leurs coutumes, leurs langues et leurs lois et vous maintenir si tel est leur bon plaisir dans le plus profond illettrisme et analphabétisme.

Si c’est ce que vous voulez pour le Québec, vous devriez plutôt considérer la possibilité de consulter, c’est gratuit icite grâce à nos médecins spécialistes bien rémunérés.

Mme Bazzo, Je me pose une question qui est un peu en périphérie de votre article, êtes-vous en mesure de répondre à mon questionnement?
Notre système parlementaire fait en sorte que c’est le parti qui a le plus de député qui forme le gouvernement. Advenant, par exemple que les libéraux sont élus minoritaire, est-ce possible que tous les autres partis s’entendent pour faire front commun et dire qu’ils feront systématiquement une motion de défiance pour le faire tomber à la première occasion? Donc ça placerait les Libéraux dans l’impossibilité de gouverner. Et ainsi donné la possibilité d’une coalition entre deux partis de façon majoritaire tant au niveau des votes que des députés.
Est-ce que notre système politique permet la coalition de deux partis qui pourrait supplanter celui qui a eu le plus de vote?

Merci

Ne vous emballez pas trop vite Mme Bazzo, il est vrai que le PQ n’ est pas mort mais il n’ est pas fort ! Les sondages indique une mince remontée et la situation peut changée car il reste encore 9 jours avant l’ élection. Le PQ a perdu de son lustre et peut espérer avoir la balance du pouvoir à condition de commencer à voir clair dans la transparence de QS qui grugent des votes au PQ » En effet hier le vrai chef du PQ a demandé à Manon Massé qui était le vrai chef de QS et plusieurs québecois se réveillent ce matin pour s’ apercevoir que le vrai chef de QS est M. Châteauneuf ! Ayoye comme dirait Legault ! De kessé ça ? Il faudra que les médias et journalistes s’ affaire à poser des questions sur le fond et non la forme du parti solidaire à consonnance communiste! Alain Laforest et les autres devront cesser de poser des questions « quiz » aux vrais chefs de partis et demander aux co-porte paroles d’ expliquer un peu plus en profondeur le programme de leur groupe et de leur chef !!!!!

Madame Bazzo, je vous trouve un tantinet trop optimiste pour la suite des choses au PQ, considérant le fait que monsieur Lisée a offert une prestation erratique tout au long du combat des chefs d’hier soir. Le PQ a dû alors perdre quelques points de pourcentage dans la faveur populaire, ce qui menace même sa 3e position au « classement » final… Manon Massé la ratoureuse a fait belle impression encore hier soir, et, comme elle n’est pas sérieusement questionnée par la gent journalistique plutôt bonasse à son égard, il est fort possible qu’elle double le PQ le 1er novembre prochain.

Soyons sérieux. Le parti libéral est une valeur sûre. Un parti qui voit la réalité et l’avenir.
Les adversaires ont critiqué monsieur Barrette. Pourtant, il était en voie d’obtenir des médecins 40 heures de travail par semaine. De plus, il a mis au pas, les fabricants de médicaments. Pour ceux qui croient que votre médecin ou votre spécialiste, qui vous a traité, voire sauvé la vie, je vous invite à lui dire en face qu’il ou qu’elle gagne trop cher. Il faudrait peut-être le dire aussi aux avocats, aux architectes, aux comptables, aux ingénieurs, à tous ceux qui pratiquent une profession libérale.
Et qui dire aux joueurs de hockey, football à 5 M$ et plus.
Monsieur Lisée a un gros défaut. Celui d’être séparatiste. Il a bien fait de questionner madame Massé sur le chef du Québec solidaire.
Quant à monsieur Legault, il n’a pas la prestance d’un premier ministre. Pas certain qu’il peut accueillir la visite.
Enfin, qui peut croire au sérieux de madame Massé, lorsqu’elle prétend pouvoir puiser 13 G$ dans les poches des contribuables incluant les sociétés sans aucun impact économique. Au moins, monsieur Légault l’a ramené à l’ordre. Les porte-paroles de QS devrait, au moins, suivre le cours d’économie 101 pour débutant.
Le financement des écoles privées Celles-ci reçoivent 60 % du montant versé au secteur public. Donc. les contribuables réalisent des économies.
Somme toute, l’indépendance c’est tout simplement du rêve dépassé d’une minorité. Il est temps de prendre notre place dans notre pays, le Canada.

Ce sera le baroud d’honneur du Parti Québécois. Ou c’est pour bientôt …

Tout comme les années soixante-dix l’auront été pour le Crédit social de Camil Samson et l’Union nationale de Rodrigue Biron. Cette société-là avait changé, et la disparition de ces deux partis étaient comptée.

Tout comme l’est, aujourd’hui, le Parti Québécois. Les disputes ad nauseam, la micro-politique de Lisée et al., la « groupusculisation » des souverainistes annonce la disparition …

D’autant que les humoristes l’ont écrit dans leur scénarios rigolos, tout comme l’était le Crédit social et l’Union nationale naguère …

On le sent, c’est dans les impressions fines des gens, ils ne reste que les archi-convaincus, même MBC est ridicule !

Je ne suis pas devin, ni politologue, mais je serais étonné de voir le PQ se dissoudre.

Premièrement, le PQ est l’un des partis qui, tous ordres de gouvernement confondus, tire le mieux son épingle du jeu en matière de financement populaire. Tant et aussi longtemps que des souverainistes – et ils semblent être nombreux – verseront une cotisation au PQ, celui-ci pourra envisager l’avenir sereinement.

Deuxièmement, sur le plan politique, nous traversons une période de fluctuations accélérées. J’en veux pour preuve les élections fédérales des dix dernières années. Nombreux sont les prétendus experts politiques qui prévoyaient la débâcle progressive du Parti libéral du Canada (PLC) au profit d’une polarisation droite-gauche entre le Parti conservateur (PC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD). Or, rien de tout cela ne s’est produit. Pourquoi? Parce que l’électorat jette son dévolu sur un(e) chef(fe) plutôt que sur un parti ou une idéologie.

Par conséquent, si à titre d’exemple les militants du PQ sont insatisfaits du rendement de Lisée à l’issue de la présente campagne, ils pourront fort bien lui trouver un(e) successeur(e) qu’ils estiment davantage charismatique et qui, sait-on jamais, pourrait remporter la prochaine élection.