Philippe Couillard, l’homme inquiet

En politique, l’incohérence est souvent un effet secondaire de l’inquiétude, explique Alec Castonguay, qui nous présente son analyse du dernier conseil général du PLQ.

Photo : La Presse Canadienne

Le citoyen qui regardait du coin de l’œil le conseil général du Parti libéral du Québec, en fin de semaine, avait raison de se sentir mêlé comme un jeu de cartes. Les contradictions étaient nombreuses, autant dans la forme que sur le fond.

En politique, l’incohérence est souvent un effet secondaire de l’inquiétude. Et Philippe Couillard est un homme inquiet. Le chef libéral n’est pas du genre à paniquer — ce n’est pas dans les gènes d’un neurochirurgien —, mais il est tracassé.

Il est inquiet pour sa réélection. Inquiet, aussi, de la « grande instabilité » provoquée par le président américain, Donald Trump, avec ses tarifs sur l’acier et l’aluminium. Il est inquiet du « mirage » de la Coalition Avenir Québec. Il est même inquiet des vacances de François Legault, puisque le chef de la CAQ n’en prendra pas cet été, trop occupé à faire campagne.

« Méfiez-vous de quelqu’un qui dit qu’il ne prend jamais de vacances, parce que ça m’inquiète beaucoup », a-t-il dit. Ça ne s’invente pas.

Ce stress dans le bas du dos, Philippe Couillard voudrait bien que la population le ressente, et qu’elle comprenne qu’il y a péril en la demeure. C’était le mot d’ordre à l’arrivée des militants lors du conseil général de samedi.

Les libéraux de Philippe Couillard avaient soufflé à l’oreille de leur nouvelle recrue et président de campagne, Alexandre Taillefer, qu’il fallait marquer le coup, quitte à ramener le fantôme politique des « deux mains sur le volant » de Jean Charest en 2008. « Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et de s’assurer de mener l’économie du Québec à bon port », a-t-il lancé, en mission commandée.

Son chef a renchéri plus tard avec une autre métaphore de transport, affirmant que « ce n’est pas le temps de changer de pilote dans l’avion » et que « la stabilité économique » devrait être la priorité des Québécois.

Cette rhétorique n’avait rien d’improvisé. Elle était bien au chaud depuis le mois de février. À l’époque, Donald Trump menaçait de déclencher la clause de retrait de l’ALENA tous les deux ou trois jours, en fonction de son humeur du matin. Deux libéraux de haut rang m’avaient alors dit que l’imprévisible président américain était peut-être leur meilleure carte pour une réélection cet automne, afin de rejouer dans le scénario de la crise économique de 2008. Car en période d’incertitude, le PLQ devient souvent la valeur refuge en politique.

Le principe est simple : le revers de la médaille de la forte volonté de changement qu’expriment les Québécois dans les sondages, c’est la peur de ce même changement. L’objectif du PLQ consiste à dépeindre François Legault et son parti comme étant « brouillons », « amateurs » et « pas prêts à gouverner ». Bref, comme disent les anglos : « stay with the devil you know ».

Mais voilà, Donald Trump n’a pas déchiré l’ALENA et il semble qu’il ne le fera pas avant les élections du 1er octobre. Les stratèges libéraux se sont donc rabattus sur ce qu’ils pouvaient : les tarifs commerciaux annoncés la semaine dernière.

Quand tu abats en juin ce qui semblait être ta meilleure carte, près de quatre mois avant le scrutin, c’est que tu es un tantinet inquiet.

Le chroniqueur politique à The Gazette, Don Macpherson, a bien résumé la situation dans un gazouillis en fin de semaine : Libéraux du Québec la semaine dernière : « Ça va bien, votez PLQ. » Libéraux du Québec cette semaine : « Ça va mal, votez PLQ. »

Le ministre des Finances, Carlos Leitão, n’avait toutefois pas reçu le mémo de l’angoisse. Questionné par les journalistes sur le plancher du conseil général, il a affirmé que les perspectives économiques étaient « bonnes » et que rien ne justifiait de les revoir à la baisse pour l’instant. Bref, l’horizon du pilote dans l’avion serait au beau fixe.

Qui de Couillard-Taillefer ou de Carlos Leitão dit vrai ? Probablement le ministre des Finances.

À l’automne 2008, lorsque Jean Charest a mis fin à son gouvernement minoritaire pour demander un mandat de stabilité à la population, la crise était majeure. Les bourses du monde s’écrasaient jour après jour. Les banques et les assureurs américains faisaient faillite ou imploraient l’aide de l’État. Les entreprises annonçaient des pertes d’emplois en cascade. Chrysler et GM ont dû être sauvées de la déroute, ici même, au Canada.

En 2018 ? Le jour de l’annonce des tarifs sur l’acier et l’aluminium par l’administration Trump, les bourses ont clôturé en hausse.

Jean Simard, le président de l’Association de l’aluminium du Canada, répète depuis jeudi dernier qu’il ne s’attend à aucune perte d’emplois au Québec. Le tarif de 10 % sur les exportations vers les États-Unis sera principalement absorbé par les Américains eux-mêmes, puisque notre voisin du Sud a besoin de ce métal et que son économie roule à fond de train.

La situation devrait ressembler à ce qu’on observe en matière de bois d’œuvre. Avez-vous l’impression que cette industrie est en crise ? Non ? C’est parce qu’elle ne l’est pas. Malgré l’imposition de tarifs par l’administration Trump il y a un an, les scieries canadiennes vont bien. Aucune perte d’emplois. Les entreprises n’ont même pas touché à l’enveloppe d’urgence de 300 millions de dollars que le gouvernement québécois leur avait concoctée. Les consommateurs américains paient toutefois leur bois de charpente plus cher.

L’incertitude économique n’est jamais bonne, mais actuellement, rien ne justifie l’ombre d’une panique comme en 2008. Il en faudra plus pour laisser croire aux électeurs que l’économie part en vrille.

Est-ce pour cette raison que les troupes libérales n’ont pas été en mesure de rester sur la note pendant une journée complète ?

Après avoir évoqué le besoin de stabilité politique et économique, Philippe Couillard lui-même a soutenu que son parti était celui du « changement » et du « renouveau ». « Nous, libéraux, nous faisons, nous sommes le changement », a-t-il lancé à ses militants. Certains de ses ministres ont repris le thème de « la vraie équipe du changement ».

Ce sera un beau défi : incarner le changement dans la continuité et le renouveau dans la stabilité. L’humoriste Yvon Deschamps doit adorer.

***

Ce qui nous amène à une autre incohérence, cette fois dans les annonces électorales. Samedi, le Parti libéral a promis que, s’il est reporté au pouvoir, les services de garde seront gratuits pour les enfants de quatre ans. Cette gratuité s’appliquerait aux services de garde subventionnés ou non. Une mesure évaluée à 250 millions de dollars par année.

À l’annonce de cette promesse électorale, un libéral de longue date impliqué avec le gouvernement dans les premières années du mandat — mais plus maintenant — m’a envoyé un texto très court, mais révélateur : « Ça prend du front !»

En effet. Aucun autre gouvernement n’a été aussi nocif pour les services de garde durant un seul mandat que celui-ci. Compressions financières qui ont forcé les CPE à sabrer les services aux jeunes ; ralentissement de la création de places en CPE ; favoritisme envers les garderies privées, même si les études démontrent que la qualité y est moindre ; hausse massive des tarifs pour la classe moyenne…

De plus, pourquoi les services seraient-ils gratuits pour les enfants de quatre ans, mais pas pour ceux de un, deux ou trois ans ? Et pourquoi avoir augmenté les tarifs des services de garde subventionnés, au point que certains parents ont dû obtenir des prêts à la banque pour les acquitter, si c’est pour ensuite offrir la gratuité à quatre ans ? Ne serait-il pas préférable de payer moins cher chacune des années ?

En 2014, lorsque le gouvernement Marois avait annoncé une hausse des tarifs de sept à neuf dollars par jour dans son budget qui ne serait finalement jamais adopté, les libéraux avaient jugé que ce « choc tarifaire » était insoutenable pour les parents. En campagne électorale, ils avaient promis de revenir en arrière et de simplement indexer le coût des services en fonction de l’inflation.

Une fois au pouvoir, le PLQ a rompu cette promesse en moins d’un an. Le gouvernement Couillard a modulé les frais en fonction du revenu des parents, imposant un choc encore plus grand à une vaste partie de la classe moyenne. Tellement que le gouvernement, critiqué de toutes parts, a dû plier deux ans plus tard et diminuer les tarifs pour un deuxième enfant qui fréquente la garderie en même temps que le premier.

En entrevue avec L’actualité en 2015, Philippe Couillard estimait que ce choix difficile de collecter environ 150 millions de dollars de plus par année dans les poches des parents de jeunes enfants était nécessaire pour le bien du programme. « Ce qu’on a mis en place protège le réseau, qui était en train de s’écrouler sous son propre poids financier », avait-il dit.

Maintenant, à quelques semaines des élections, le PLQ annonce une mesure de 250 millions de dollars. Le système, voyez-vous, ne s’écroule plus ! Alexandre Taillefer a raison : la plateforme libérale risque d’être « surprenante »…

Quelqu’un dans la salle croit-il encore aux promesses du PLQ sur les garderies ? Levez la main.

C’est bien ce que je pensais.

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42 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Un des points saillants de cet article, c’est le désir de « changement » exprimé par la population. S’il est bien un mot qui me donne envie de fuir et de prendre mes jambes à mon cou, c’est bien le « changement »….

S’il est un mot que j’ai entendu depuis ma plus « tendre enfance », d’élections en élections, qui plus est dans mon cas sur deux continents, c’est bien le mot de « changement »….

Du changement, j’en ai vu et entendu en toutes ses formes et issu en paroles de toutes les bouches. Je dois dire que… quant à la forme que prend en général le changement, je suis plutôt confondu.

Usuellement le changement consiste à changer quelques têtes et à récompenser celles ou ceux qui ont voté du bon bord. Encore faut-il si vous votez du bon bord, aller quémander votre récompense. Pour avoir plus, il faut se commettre et se compromettre. Tel est le secret de la réussite.

C’est pourquoi, je me demande en quoi l’élection de 2018 marquerait dans nos vies un quelconque changement. Pourrions-nous par exemple changer le pétrole de l’Alberta en vin ? Pour le coup, cela vaudrait vraiment la peine de construire le pipeline « Énergie Est »….

Pour satisfaire ma curiosité, je suis allé chercher quels synonymes nous pourrions appliquer au substantif « changement ». Je n’ai pas dénombré moins de 107 synonymes qui s’appliquent aux changements.

Alors, je profite de cette tribune pour implorer nos politiciens de nous dire précisément de quels types de changements ils entendent nous oindre… à fin que je sache si lors de la prochaine législature, je serai finalement cuit au « bain-marie » ou dans une « sauce piquante » à fin de relever mes chairs qui au fil des temps se sont probablement affadies.

— Courage citoyennes-citoyens ! Le changement s’en vient…. Fuyons !

Réplique typique d’un électeur devant un changement possible: « Sûr que je veux du changement mais à la condition que ça ne change rien pour moi! ».

J’appuie votre commentaire à 100%. Surpris non?

Oui, ça prend du front et Couillard en a tout le tour de la tête. Il ne démontre pas seulement de l’incohérence, mais de l’incompétence et un manque flagrant d’intelligence.

Le Québec se porte admirablement bien sur le plan de l’économie et de l’emploi. C’est cela la réalité. Et pour le réaliser, ça prenait un leadership courageux et une équipe travaillante. Philippe Couillard et le PLQ ont livré la marchandise.
Philippe Couillard, l’homme de parole!

L’économie va bien, mais les Libéraux n’y sont pratiquement pour rien. Et, par surcroît, ils ont tout fait sauf tenir les promesses de la dernière campagne électorale. Il est temps qu’ils quittent et c’est ce qui va arriver. Toutefois, il faut aussi reconnaître qu’avec la CAQ ce ne sera pas mieux et même fort possiblement pire.

@ pcormier:

Et bien sûr, si l’économie du Québec avait très mal été, cela aurait été la faute des Libéraux.

Nous vivons au Québec un âge d’or en économie et dans tout le reste et je ne vois vraiment pas pourquoi on devrait changer une combinaison gagnante.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Parlant changements, vous avez sans doute vu cette pub de la CAQ où ils se demandent à chaque matin en se levant ce qu’ils pourraient faire pour améliorer le Québec. My god ! – ils sont à quelques semaines de l’élection et ils n’ont pas encore trouvé ce qu’ils pourraient faire pour le Québec !!!!

La politique québécoise et canadienne est ennuyante, les mêmes incohérences élections après élections, je trouverais ça vraiment dévalorisant d’être un journaliste tenu de tenter de concocter un article intéressant à partir de ces ingrédients fades. Je n’arrive pas à comprendre un entrepreneur comme A.T. de vouloir en faire la promotion. Déjà il me donne l’impression d’arriver avec les mêmes méthodes qu’on a vu avant. Aucune créativité. On dirait qu’il vient de finir son MBA et qu’il écrit son premier vrai plan d’affaires et qu’il est déjà en panne d’inspiration. Aux dragons je pense pas qu’il aurait été convaincu par son propre pitch. Quel gaspillage de temps il va faire vivre au Québecois dans les prochains mois. Si il aime gaspiller son temps c’est son problème, mais pourquoi s’appliquer à gaspiller notre temps avec des recettes toutes faites. C’est vraiment d’un niveau étudiant en administration des affaires que de faire des charades sur le changement: « on est pas le changement du jour mais si vous ne saviez pas on incarnait le changement hier et maintenant il ne faut pas changer le changement ». Wow! Tout un beau sales statement pour commencer ton pitch. Ça c’est convaincant en chien. Surtout d’un vieux parti dont la moitié des vieux ministres quittent la politique. Le prochain slogan va sûrement tourner autour d’une nouvelle équipe avec plus de jeunes femmes pour la simple raison qu’on est en 2018 comme le disait si bien Trudeau. Couillard va s’imposer comme le père-noel à la tête d’une jeune équipe de cheerleaders. Non vraiment A.T. tu es supposé faire beaucoup beaucoup mieux. À moins que ton but était de démontrer que la politique Québécoise c’est plate.

« Aux dragons je pense pas qu’il aurait été convaincu par son propre pitch » j’adore!

Et je terminerais en demandant: quelqu’un dans la salle croit-il encore aux promesses du PLQ?
Quant au leurre de la CAQ avec tous ces nouveaux visages attirés par les lueurs du pouvoir, ça doit donner envie au ministre de l’Éducation de revenir à ses anciennes amours…

Philippe Couillard, un homme qu’on nous a pourtant souvent dépeint dans les médias comme « intelligent », nous ressort ses discours puérils et reprend la cassette infantilisante qui a toujours caractérisé le PLQ : essayer de faire peur aux Québécois. Or, contrairement au premier ministre, ce qui m’inquiète, ce n’est pas de voir François Legault ne pas prendre de vacances cet été. Au contraire, ça me semble normal à quelques mois de la campagne électorale et j’y vois la marque d’un travaillant. En revanche, ce qui m’a toujours inquiété, c’est que les seuls moments où je sens M. Couillard vraiment passionné, ce n’est pas lorsqu’il parle à son peuple ou lorsqu’il parle des affaires de l’État, mais c’est plutôt lorsqu’il nous parle de ses vacances imminentes à la pêche à la mouche. Il en a remis en fin de semaine en nous disant que, lui, il ne ferait pas comme le méchant-Legault-qui-ne-prend-pas-de-vacances, et qu’il irait taquiner le saumon sur les rivières québécoises cet été. Décidément, il semble être totalement déconnecté et ne semble pas mesurer l’ampleur de la déconfiture qui l’attend en octobre prochain. Heureusement pour lui, il aura dès cet automne amplement le temps de planifier ses prochains voyages de pêche et il pourra laisser la gestion des affaires politiques aux personnes qui ont réellement à coeur les intérêts des Québécois.

Il n’y a aucune surprise au fait qu’il n’y ait pas moins de scieries depuis l’annonce de Trump.

Un nettoyage en profondeur eut lieu dans le secteur du bois vers 2006 où près de 20% de la production totale au Québec disparue du jour au lendemain.

Le bois d’oeuvre est en demande parce que la construction mais surtout la rénovation va bon train sur les deux côtés de la frontière, en fait elle a beaucoup augmenté depuis 2006 mais aucune des scieries n’a réouverte ses portes.

C’est vraiment la panique dans le camp libéral. Quant on est rendu à faire des promesses sur les tarifs de garderie, c’est vraiment parce qu’on sent la soupe chaude. Par contre, quand il parle du « mirage » caquiste, ils n’ont pas tort. C’est fou comment la population peut faire fausse route avec ce parti. On lui attribue toutes les vertus que l’on souhaite voir sans que ce parti en ait fait la moindre mention. C’est totalement irrationnel. J’ose espérer que les gens vont s’ouvrir les yeux d’ici le jour du vote autrement ça sent la déception à plein nez dans les mois qui vont suivre. Surtout si Legault est élu majoritairement. Oh la la, là ça va faire mal.

Le marketing c’est irrationnel. La decision d’acheter et de voter est totalement emotionelle, c’est bien connu en administration des affaires. Alexandre Taillefer s’y connait en marketing et en « faire semblant ». Attendez vous a des surprises il avait dit. À date je ne suis pas très impressionné. Changer le mot peur pour le mot inquiétude ce n’est pas digne d’un entrepreneur millionnaire, mais je dois lui donner qu’on entend souvent ce genre de non-sens de la bouche de politiciens aguerris, si c’est comme ça qui veut la jouer c’est choix.

Chose certaine, c’ est le mode stressant chez les libéraux! 15 députés et probablement 18 d’ ici la fin de l’ été qui ont et/ou vont laisser la place au changement de style !! Les libéraux n’ ont jamais été aussi à gauche depuis 100 ans et n’ ont pas de projets majeurs si ce n’ est que promouvoir des idées déjà annoncé par la CAQ! Les aînés, l’ éducation, maternelle 4 ans sont déjà des sujets traités par la CAQ depuis longtemps! En économie l’ histoire de Bombardier , Rona et le déficit de la Caisse de Dépôt font partie de leur ADN ! La corruption et la Commission Charbonneau n’ est pas si loin! Finalement mettre de côté l’ identitaire et la pousser en-dessous de la couverte; traiter assez rapidement les gens qui veulent en débattre et les traiter de islamophobes et racistes ; c’ est probablement ce qui les a fait baisser dans les sondages ! Maintenant tout n’ est pas terminer car ils ont encore du temps pour regagner la confiance des électeurs; et pour cela ça va prendre une bonne dose d’ humilité et cesser de prendre les électeurs pour des valises !! Alexandre Taillefer ne s’ est pas impliqué dans ce parti pour rester président de campagne et le calcul est assez facile ! Vieux & jeunes libéraux , réveillez-vous et reprenez l’ âme du parti en main car il se retrouve à la dérive!

@ beauly02,

Permettez-moi de vous citer : « (…) le déficit de la Caisse de Dépôt font partie de leur ADN ».

Je pense que lorsque vous parlez de « déficit », vous faites plutôt référence aux pertes encourues par la CDPQ suite à la crise de 2008 avec les « papiers commerciaux » lorsque cette institution était dirigée par Henri-Paul Rousseau.

Il convient de rappeler que HPR est entré en fonction en 2002, nommé par un gouvernement du PQ, dirigé alors par Bernard Landry.

Après une période intérimaire assurée par Richard Guay (le bras droit de HPR), c’est Michael Sabia qui a pris la relève en 2009, à une époque où tous les internautes disaient le plus grand mal de monsieur Sabia. J’étais pratiquement un des rares qui sur les blogues estimait qu’il s’agissait d’un choix judicieux.

Les fait depuis presque dix ans me donnent entièrement raison, la CDPQ a retrouvé le chemin de la rentabilité, largement compensée ses pertes et contribuée à la bonne tenue de l’économie québécoise par ses investissements à la bonne place, incluant la division Transport (Rail) de Bombardier. Cette compagnie finalement prend du mieux et peut désormais regarder vers l’avenir, ce qui était inconcevable voici encore un peu plus d’un an.

N’en déplaise aux uns ou aux autres, les politiques économiques menées par le PLQ sous la direction de Philippe Couillard se sont avérées adéquates dans la majorité des cas.

On pourrait épiloguer longtemps sur le sort de Rona, si ce n’est que dans un secteur de la distribution en pleine mutation, c’est la structure de son actionnariat qui s’est avérée la plus destructrice pour maintenir la profitabilité des opérations. Il y aurait très long à écrire sur cette question et je m’abstiendrai d’en rajouter pour cette fois.

@ Serge Quelles politiques économiques ? Couillard n’a rien
fait de plus que de la gouvernance très ordinaire, et de
couper plus que nécessaire pour s’amasser une cagnotte
à dépenser à l’élection. Beauly02 a raison : le PLQ n’a
plus d’inspiration, ni même de direction cohérente.
C’est un gouvernement de comptables qui ne savent
plus quoi faire avec le pouvoir.

@ Jules,

Vous posez une question pertinente et parfaitement légitime. Je reprends votre question : « Quelle politique économique ? » — Qu’est-ce qu’une politique économique ?

Je n’ai pas la prétention de pouvoir répondre définitivement à votre question. À la base de cette question se pose une autre question : « Quel est le rôle de l’État dans l’économie ? »

Ici, je n’entrerai pas dans un débat idéologique, mais plutôt dans ce qui est fondamental : la structure de l’économie québécoise. Au Québec, depuis plusieurs décennies, les gouvernements qui se sont succédés, se mêlent beaucoup d’économie et interviennent par leurs investissements (directs et indirects) dans l’économie. En d’autres termes : ils font des arbitrages.

La fonction publique contribue de diverses façons à la bonne tenue de l’économie également. Les investissements du fédéral contribuent au bien commun, l’équilibre budgétaire peut être considéré comme un atout et finalement les investissements privés dans l’économie contribuent aussi à la création d’emplois. D’une manière générale ce sont les gouvernements qui soutiennent par leurs politiques un climat propice aux investissements.

Si nous regardons, objectivement le parcours du Québec au cours de ces quatre dernières années. C’est exactement ce qui s’est passé.

Contrairement à l’idée reçue par de nombreux internautes, incluant vous-même, cette « cagnotte » constituée par l’État québécois, n’est pas due aux compressions budgétaires effectuées (il est vrai) en particulier lors de la première année fiscale du mandat ; cela résulte plutôt des rentrées fiscales supérieures aux prévisions. Usuellement en économie lorsque les rentrées fiscales sont bonnes, cela signifie que l’économie va plutôt bien.

Ainsi vous trouvez que les politiques du gouvernement de monsieur Couillard (la gouvernance) ont été très ordinaires. Dites-moi alors pourquoi les gouvernances précédentes n’ont pas permis d’obtenir en plus de 20 ans de bien meilleurs résultats ?

« Les libéraux n’ ont jamais été aussi à gauche depuis 100 ans… » (beauly02)

Vous êtes comme beaucoup de personnes, vous confondez la gauche de la droite. Quand on encourage la « rigueur » d’une façon aussi démesurée qu’a agi le gouvernement de Philippe Couillard, on ne peut être qu’à droite.

Quand le rythme des dépenses du gouvernement est moindre que l’inflation, il ne faut pas se surprendre qu’il dégage des surplus et ce n’était pas à cause d’une bonne conjoncture de l’économie – le taux de croissance du PIB québécois était inférieur à celui de l’Ontario et du Canada pendant la période de « rigueur » budgétaire.

@ Marc Sauvageau,

Usuellement on n’évalue pas la « conjoncture économique » sur la seule croissance du PIB. De plus, comme l’activité économique est souvent cyclique, il est difficile de dégager une tendance en ne regardant que l’exercice d’une seule année.

J’ajouterai que la moindre croissance du PIB au Québec par rapport au Canada et à l’Ontario est une tendance amorcée et mesurée sur la période 2010-15. Sur cette période la croissance du PIB réel a été en moyenne de 1,2% pour le Québec, 1,8% pour l’Ontario et 2,2% pour le Canada (Source : Statistique Canada).

Cette moindre croissance est en partie due à nos programmes sociaux. Ces programmes inexistants ailleurs au Canada (on peut penser aux CPE) ont un coût bien plus élevé partout au Canada. Demandez ce qu’en pensent les familles ontariennes.

Sur une période plus longue (1995-2015), la croissance du PIB du Québec est dans la moyenne canadienne.

Suivant les données de l’ISQ, c’est surtout au cours de l’année 2017 que s’est significativement amélioré le PIB au prix du marché (3,1%). La croissance des dépenses de consommation a été soutenue entre 2015 et 2017, ce qui a généré des revenus supplémentaires pour l’État québécois. La construction résidentielle a été particulièrement forte au Québec en 2017. C’est la consommation qui est à la base de ces surplus. La rigueur quant à elle a contribué à atteindre l’équilibre budgétaire.

Il reste selon moi, hasardeux d’attribuer les surplus aux mesures de rigueur budgétaire uniquement.

@Serge Drouginsky
Pour quelqu’un qui ne croit pas au PIB comme mesure principale de la conjoncture économique, votre commentaire n’est pas exemplaire (*). Je retrouve encore une fois et sans surprise votre incompréhension du PIB. Quand le gouvernement dépense en programmes sociaux comme les CPE, il dépense essentiellement en salaires ou en transfert d’argent pour les démunis et en achat de services qui contribuent à croître le PIB, pas à le diminuer.

Les données budgétaires appuient mon commentaire. Autant les revenus autonomes que les revenus consolidés, en pourcentage du PIB, sont constants d’année en année, même pendant les moments difficiles. C’est donc en jouant sur ses dépenses le gouvernement obtient un surplus ou un déficit.

J’ai déjà expliqué, identité comptable à l’appui, que l’équilibre budgétaire ou pire, des surplus, étaient une folie du point de vue économique.

* « Comme mesure de l’activité du marché et de la prospérité économique, le PIB est sans pareil. (…)

Pour les Canadiens, il permet de connaître l’état de santé du pays. (…)

… le PIB fournit un bien meilleur aperçu de l’économie et, par la voie de son taux de croissance, de l’évolution de cette dernière que les autres mesures existantes. Il récapitule toute une gamme d’informations économiques. Décomposé, il peut mettre en lumière les forces et les faiblesses des divers secteurs. Les décideurs et les analystes disposent ainsi d’un outil commode leur permettant d’orienter les politiques économiques.

Le PIB est également un excellent baromètre pour ce qui est du climat des affaires. Techniquement, une récession représente deux trimestres consécutifs de croissance négative du PIB, mais, pour les entreprises et pour les gouvernements, c’est le signal qu’ils doivent ajuster leurs politiques. » (Le produit intérieur brut et les autres
indicateurs sociaux et économiques. Blayne Haggart, Division de l’économie.

@ Marc Sauvageau,
Vos commentaires du : 8 juin 2018, 15 h 32 min

Ce que j’ai dit, c’est que le PIB augmente un peu moins vite avec certains programmes sociaux (exemple les CPE) qu’il n’augmente avec des services 100% privés. Vous devriez lire ou relire les articles de Pierre Fortin sur ces sujets. La qualité et la quantité des services sociaux (quand ils sont dûment donnés) compensent largement un légèrement plus faible accroissement du PIB.

Je remarque que vous dites exactement une chose et puis son contraire. Vous êtes difficile à suivre. Ainsi, sur un seul trimestre précisément, un État peut très bien d’un trimestre sur un autre être en déficit ou en excédent. Ce n’est pas en jouant sur les seules dépenses que les États obtiennent des déficits ou bien des surplus.

Et ce, sans pour autant que le pays ou la province ou la région soient en récession. Rien à voir dans ce cas avec le sujet. Moins encore la conjoncture économique qui ne s’analyse que sur la vue d’un seul d’un PIB réel mieux encore (selon vous) d’un PIB consolidé (qui d’ailleurs sur la base d’un trimestre ne peut être consolidé).

D’ailleurs vous ouvrez la porte par une citation empruntée à Blayne Haggart : « Décomposé [le PIB], il peut mettre en lumière les forces et les faiblesses des divers secteurs ». Est-ce que vous comprenez-bien ce que vous citez ?

Si tout ce que vous écrivez était mécaniquement vrai, tous les États déficitaires du monde couperaient dans leurs dépenses pour faire des surplus et tous les États du monde seraient excédentaires automatiquement.

Expliquez-moi par exemple comment, le gouvernement de monsieur Harper a obtenu en 2014 et 2015 des excédents, lui qui pensait initialement au mieux obtenir l’équilibre budgétaire sur l’exercice 2015-2016 ?

Pourtant en matière de coupures et d’austérité, il y est allé autrement plus fort que les Libéraux provinciaux sans pour autant parvenir tout de suite à des excédents.

Pourriez-vous pendant que nous y sommes, chiffrer à combien de milliards de surplus le gouvernement du PLQ est-il parvenu à obtenir par ses mesures de rigueur, versus les rentrées d’argent supérieures aux prévisions ?

Puisque vous savez tout mieux que moi, vous avez certainement la réponse à ces deux questions. J’aimerais ajouter que j’aie certains éléments de réponse à ces deux questions, je suis plutôt curieux de voir comment vous allez vous y prendre pour faire votre démonstration.

@ Serge Drouginsky
Le but des programmes sociaux est d’aider les démunis. Ces programmes existent parce que le privé est incapable de s’y substituer. Quand un gouvernement dépense en programmes sociaux, il fait croître le PIB, parce que si ces programmes n’existaient pas, il ne se produirait rien et le PIB ne bougerait pas, même, il diminuerait.

Le gouvernement fait son bilan fiscal annuellement, il ne vous demande pas de faire un rapport d’impôt à chaque semestre. Qu’il y ait des variations entretemps, c’est normal. Vous-même, vous ne faites pas votre bilan de vos revenus et dépenses à chaque heure de la journée.

Le « PIB consolidé » est le fruit de votre imagination ou d’une faiblesse en lecture, puisque j’ai utilisé pour mon explication les revenus consolidés de la province qu’on retrouve au budget. Revenus consolidés mis en ratio avec le PIB nominal différend du PIB réel.

Si le gouvernement Harper a obtenu un déficit, c’est qu’il a accordé en même temps des baisses d’impôt qui l’a privé de revenus.

« Si tout ce que vous écrivez était mécaniquement vrai, tous les États déficitaires du monde couperaient dans leurs dépenses pour faire des surplus et tous les États du monde seraient excédentaires automatiquement. » C’est ce que les Allemands (le triumvirat composé de la BCE, FMI et certains pays de la zone Euro conditionnés par les Allemands) ont exigé de la Grèce et qu’ils exigent de tous les pays fortement endettés d’Europe.

« … combien de milliards de surplus le gouvernement du PLQ est-il parvenu à obtenir par ses mesures de rigueur, versus les rentrées d’argent supérieures aux prévisions ? » La réponse est dans le Plan économique et sa lecture vous aidera à comprendre que les rentrées d’argent ont été inférieures aux prévisions, ce qui défait votre assertion de votre première réplique.

Addenda

Ma réponse à propos du budget Harper est incomplète et était distraite. Pour l’exercice des années 14 et 15, les excédents s’expliquent en autres

Revenus d’impôts plus élevé que prévus.

Les frais de la dette publique ont été moins élevés que les prévisions.

Les ministères n’ont pas dépensé tout leur crédit alloué.

« Outre les données indiquant des revenus substantiels, les facteurs suivants contrebalancent le recul de l’activité économique et contribuent à la situation excédentaire en 2015-2016 :
• La vente d’actions de General Motors rapporte 2,1 milliards de dollars au titre des autres revenus;
• Dans le plan de dépenses du budget de 2015, les charges de programmes directes augmentent peu en raison du gel du budget de fonctionnement en place jusqu’en 2015-2016;
• La baisse des rentrées au titre de l’impôt sur le revenu des sociétés, qui découle des prix du pétrole moins élevés dans le secteur de l’énergie et de la croissance économique globale moins forte, devrait se manifester avec un certain retard, les versements mensuels et trimestriels mettant du temps à s’ajuster à des bénéfices moins importants. » Directeur Parlementaire du Budget. Perspectives économiques et financières. Novembre 2015

@ Marc Sauvageau,
Vos commentaires des 11 juin 2018, 13 h 49 min & 11 juin 2018, 16 h 57 min

Félicitations, vous avez parfaitement répondu sur les excédents réalisés par le gouvernement du Canada sous la houlette de monsieur Harper. Mais, ne démontrez-vous pas précisément que les coupures initiées par les Conservateur y sont pour bien peu de choses dans cette embellie ?

Relativement aux surplus réalisés par le gouvernement du Québec, votre réponse me satisfait moins, bien que j’avais extrait des données que j’avais trouvées sur le site du Ministère du budget, données qui établissent un solde budgétaire positif sur les années 15 à 18 inclusivement, plus particulièrement l’exercice 2016-17 qui établit que les rentrées fiscales étaient au rendez-vous.

Je constate en consultant le « Plan économique du Québec 2016-17 » (auquel je suppose vous faites référence) que le gouvernement identifie l’amélioration de la situation à :
— Des revenus additionnels
— La réduction du service de la dette
— Une gestion responsable des dépenses

On y apprend que la bonne tenue de l’économie a entrainé des révisions positives du cadre financier par rapport à l’année précédente, etc.

— Citation : « amélioration de l’économie et d’un niveau plus élevé des impôts des particuliers et des sociétés »

Pour 2017-18, les améliorations prévues étaient de 1,6 milliards de dollars. Elles auront été finalement de 850 millions. C’est moins que les prévisions, mais cela n’en reste pas moins positif. Il y a donc bien globalement croissance positive des revenus du Québec. Alors que les moindres progressions des dépenses de programmes en début de mandat, y sont aussi pour peu de choses dans cette embellie.

D’ailleurs plusieurs articles de Pierre Fortin démontrent qu’on aurait pu obtenir les mêmes résultats en maintenant à peu de choses près les dépenses de programmes au même niveau qu’elles étaient.

Enfin, relativement à la crise de la dette grecque. Vous vous livrez à une interprétation des faits qui n’est pas parfaitement exacte. D’abord la « Troïka » était composée de la Commission européenne, de la BCE et du FMI (les principaux bailleurs institutionnel de fonds) et leurs exigences étaient relatives aux « excédents primaires ».

Ce ne sont pas spécifiquement les Allemands qui exigent ce type d’excédents, mais le FMI, la carotte étant dans ce cas une réduction de la dette. Aujourd’hui d’ailleurs, c’est plutôt la résignation qui habite les créanciers de la Grèce, puisqu’il y a consensus sur le fait que le niveau de la dette est si insurmontable qu’elle ne sera jamais remboursée.

L’objectif est donc d’éliminer le déficit primaire une bonne fois pour toute et de réduire significativement au fil des ans le ratio dette/PIB.

Le plus grand problème avec l’austérité imposée à la Grèce, c’est que les mesures d’austérité ont réduit son PIB et donc pas le ratio dette/PIB, la dette ayant continué d’augmenter. Fort heureusement la situation se stabilise désormais et on peut espérer du mieux au cours des prochaines années.

Cela dit, la gestion de la crise grecque a été savamment dénoncée par de nombreux économistes, on peut penser à Joseph Stiglitz qui a écrit un ouvrage complet et volumineux (que j’aie lu) sur ce sujet. Rien n’indique qu’on n’aurait pu faire bien mieux autrement.

Heureusement, la province du Québec est en de bien meilleures dispositions grâce entre à l’excellent travail effectué par Carlos Leitão.

@Serge Drouginsky
Avez-vous lu dans ma citation que « les charges de programmes directes augmentent peu en raison du gel du budget de fonctionnement en place » et sont en partie responsable de l’unique excédent des budgets du gouvernement Harper ?

Vous pouvez vous référer au budget 2016-17 à souhait, mais la période d’austérité était déjà terminée à ce moment-là, les dépenses ont augmenté et une conjoncture exceptionnelle, le PIB a cru de 3,1 %, ce qui ne se reproduira pas, a permis une hausse des revenus substantiels.

En personne avertie, vous devriez savoir que ce sont les Allemands qui tirent les ficelles à la Commission européenne et à la BCE et le FMI écoute la voix de ses maîtres, parce que madame Lagarde sait très bien qui signe ses chèques de paye.

@ Marc Sauvageau,
Vos commentaires du 12 juin 2018, 14 h 02 min :

Stupéfiant, ma foi ! Vous dites très exactement ce que je dis depuis le début. À savoir que c’est à la croissance et donc que ce sont aux revenus supplémentaires de l’État québécois que sont dus les surplus et non à la rigueur budgétaire qui effectivement en 2016-17 était déjà derrière nous.

Nonobstant, vous disiez exactement l’inverse dans vos propos du 7 juin 2018, 15 h 16 min. Merci infiniment de me donner finalement raison. Je n’en attendais pas moins de vous !

Pour ce qui est de vos assertions sur les Allemands, je vous laisse l’entière paternité de ces propos. Cela démontre simplement selon moi de votre méconnaissance des institutions en général et des institutions européennes tout particulièrement.

Quant aux insinuations sur le « chèque de paye » de madame Lagarde…. On se trouve ici dans une zone grise que je trouve vraiment à la limite de la diffamation. Car ce que vous insinuez, c’est que les décisions prises par la directrice du FMI sont conditionnées et soumises aux bribes qu’elle recevrait indirectement de l’État allemand. Cela consiste à accuser de facto madame Christine Lagarde de corruption.

Ainsi je vais interpréter — plus pragmatiquement –, que vous parlez une fois de plus de choses sans savoir très précisément de quoi vous parlez.

Le vrai « changement » que la population devrait souhaiter serait la dépolitisation de plusieurs enjeux. Ceux-ci devraient être soumis à une analyse impartiale pour évaluer ce qui est profitable au bien commun. Avec des données à l’appui, pas seulement à l’aide de bons sentiments et en suivant le vent de l’opinion, elle aussi, changeante.

En santé, par exemple, examiner le contrat des médecins avec l’État : le salariat dans certains domaines serait-il souhaitable et faisable ? Comment redonner l’autonomie professionnelle aux infirmières ensevelies sous la paperasse et soumises aux directives tatillonnes ? Comment rapprocher les décisions administratives des milieux du travail et du patient ? Comment réduire le coût des médicaments ?

Mais quel politicien proposerait un changement qui consisterait en dépolitisation des enjeux ?

Philippe Couillard laissera derrière lui l’image du chirurgien s’étant avéré incapable de penser autrement qu’en chirurgien. Pour lui, il fallait couper. D’abord et avant tout. Saigner plutôt que soigner?…

Puis laissera-t-il aussi le souvenir de l’homme « de tête », de « »raison-rationnelle »». Ce qui peut être bien différent d’intelligence, de sens, de discernement. Sachant que « les grandes pensées viennent du coeur ».

Lorsqu’on est prêt à «remiser» l’empathie ou la compassion, censément pour que ç’aille mieux, il n’est pas sûr que ça ira effectivement mieux, que ce ne sera que ‘bon’ ou que ça ne fera que du bien ultimement.

L’écoute, la sensibilité, la réceptivité, plus que bienvenues en politique, n’auront pas été son ‘fort’ non plus.

Enfin, à l’occasion, sera-t-il passé bien près de se démarquer en mieux sociopolitiquement. De démontrer, aux yeux de l’Histoire, avoir parfois fait preuve de plus d’audace et de courage, de souci de… rigueur, d’honnêteté, d’équité, de « fair play », de justice, de justesse ou de finesse que ses pairs. Comme en le ‘cas’, aussi fameux qu’inédit, «Michaëlle Jean», par exemple. À l’égard duquel/de laquelle, différemment de ‘autres’, aura-t-il daigné oser, lui, et à plus d’une reprise, énoncer au moins limpidement l’« »embarrassant »» de cette « »chose »», là, aussi invraisemblable qu’inacceptable à sa face même. Or, finalement, non. Comme les «autres», il se sera à la fin platement, lâchement écrasé. Vis-à-vis cela également.

@ Serge Drouginsky
Quand est-ce, allez-vous comprendre que les revenus du gouvernement suivent l’évolution du PIB ? Pendant la période d’austérité, le PIB du Québec était anémique et les revenus du gouvernement n’auraient même pas pu égaler ses dépenses, s’il avait maintenu le même rythme des dépenses que les périodes précédentes.

« Cela démontre simplement selon moi de votre méconnaissance des institutions en général et des institutions européennes tout particulièrement. » Dans ce cas-là, nous sommes plusieurs ignorants y compris certains journaux européens : « A la BCE, l’influence des Allemands s’amenuise » (Les Echos) pour que l’influence allemande s’amenuise, il faut qu’elle en ait.

Dans Libération, on écrivait :

« Mais on peut très bien imaginer que si Angela Merkel accepte une partie des propositions d’Emmanuel Macron pour approfondir la zone euro, le poste de président de la BCE pourrait revenir à un Allemand afin de garantir que la solidarité financière n’impliquera pas un usage irréfléchi des deniers allemands. Il faudrait, pour que ce compromis soit acceptable par tous, qu’il soit acté que le patron de la Bundesbank n’occupera pas le bureau de Draghi… Reste que dans un tel cas de figure, toutes les institutions financières de l’Union seraient dirigées par des Allemands : BCE, Mécanisme européen de stabilité (Klaus Regling) appelé à devenir Fonds monétaire européen et Banque européenne d’investissement (Werner Hoyer)… » Souvenez-vous en : « … toutes les institutions financières de l’Union seraient dirigées par des Allemands. »

Des leçons de droit, je pourrais vous en donner, n’allez pas sur ce terrain, votre orgueil en souffrirait.

Suite …
À propos du FMI, tout le monde comprend le sens de mon texte, sauf vous, dont l’imagination déborde et y voit de la corruption. Ce que j’ai écrit se résume à dire que le FMI est surtout financé par les États riches, madame Lagarde et son organisation a tout intérêt à ne pas prendre des initiatives qui vont contre les désirs de ces pays influents.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 13 juin 2018, 15 h 59 min :

Quand serez-vous capable de comprendre que vous m’expliquez ce que je sais ? Racontez vos salades à ceux qui ignorent tout, ils vous prendront assurément pour un expert.

Il n’empêche que c’est vous qui avez écrit ceci :
— « Quand le rythme des dépenses du gouvernement est moindre que l’inflation, il ne faut pas se surprendre qu’il dégage des surplus (…) » [Sic] — Marc Sauvageau, 7 juin 2018, 15 h 16 min.

Tout ceci est creux, vous dites constamment allègrement une chose et puis son contraire pour pouvoir avoir toujours raison. Vous ne pouvez parvenir qu’à tromper vous-même. Vous n’avez pas été capable de chiffrer ces « supposés » surplus tirés par le gouvernement du Québec pendant sa courte période de rigueur. Pourtant, c’était assez facile à évaluer.

Quant à vos citations « non datées » expurgées de divers journaux, tout cela démontre que vous êtes en panique et que vous ne savez plus quoi trouver pour pouvoir démontrer que vous avez une fois de plus encore raison.

Ce que vous avez écrit est ceci :
— « En personne avertie, vous devriez savoir que ce sont les Allemands qui tirent les ficelles à la Commission européenne et à la BCE et le FMI écoute la voix de ses maîtres, parce que madame Lagarde sait très bien qui signe ses chèques de paye ». [Sic] — Marc Sauvageau, 12 juin 2018, 14 h 02 min.

Non, je ne suis pas averti de tout ça ! Vous cherchez qui plus est à me compromettre. Vous ignorez tout de la structure et de la gouvernance du FMI. Vous devriez être assez intelligent pour comprendre que vos attaques contre la directrice de cette institution sont nulles, non avenues et qui plus est sexistes. Elles ne devraient pas avoir une quelconque place dans ce débat.

Ultime citation :
— « Des leçons de droit, je pourrais vous en donner, n’allez pas sur ce terrain, votre orgueil en souffrirait. » [Sic] — Marc Sauvageau, 13 juin 2018, 15 h 59 min.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Prendre la défense de madame Christine Lagarde contre vos insinuations me semble plutôt procéder du bien.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à votre suite du 13 juin 2018, 20 h 01 min :

Vous avez déclaré des choses inacceptables (selon moi) et vous essayez désormais pour vous tirer de ce mauvais pas… de vous justifier.

— Voici la justification : « À propos du FMI, tout le monde comprend le sens de mon texte, sauf vous, dont l’imagination déborde et y voit de la corruption » [Sic] — Marc Sauvageau

Qui à part vous justement parle de corruption ? Vos attaques sont dirigées contre une seule personne nommément et non contre qui d’autre que ce soit, comme si la directrice du FMI faisait pour répondre à la commande de ses bailleurs de fonds pour eux la pluie et puis le beau temps contre « ses chèques de paye » [Sic] (Marc Sauvageau). Ceci est complètement insensé.

La plus forte quote-part détenue par le FMI est de loin celle des États-Unis. Dans plusieurs ouvrages, l’économiste Joseph Stiglitz (qui a été vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale) a entre autre déploré que la répartition des droits de votes de l’institution servait plutôt les intérêts financier de son principal bailleur.

Plusieurs politiciens et plusieurs économistes souhaitent une réforme du FMI, mais aucun d’entre eux ne s’en prennent nommément à Christine Lagarde. Et puis dire que, citation : « (…) ce sont les Allemands qui tirent les ficelles à la Commission européenne et à la BCE et le FMI » [Sic] (Marc Sauvageau), c’est passablement délirant, cela relève de la « petite politique » soit dit en passant. Faudrait-il prendre pour vrai — puisque c’est vous qui l’écrivez -, que tous ces gens sont des marionnettes entièrement livrées à la solde des Allemands, lesquels Allemands seraient inspirés d’un dessein machiavélique forcément ? « Deutschland über alles »….

Révisez plutôt les statuts et la mission du FMI avant de vous lancer dans toutes sortes d’affirmations.

Voici deux fiches techniques qui devraient vous aider à mieux comprendre ses pratiques de financement :
https://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/finfacf.htm
http://www.imf.org/external/np/hipc/prog2/fre/0499f.htm

@ Serge Drouginsky
Mes commentaires ont tous été dans la même direction – assez différent de vous -, celle que pouvait prendre le PIB pour déterminer comment un gouvernement peut obtenir un surplus ou un déficit. Vous me citez maladroitement puisqu’il dit ce que je défends depuis le début. Quand les revenus sont moindres que prévus à cause d’un faible PIB, pour réussir à dégager un surplus, il faut réduire les dépenses massivement.

Quant à vos commentaires, ceux-ci allaient dans tous les sens au point où je me demandais si vous compreniez quelque chose en macro-économie.

Si c’était si facile de connaître les surplus dégagés par la « rigueur » gouvernementale, c’était facile pour vous aussi de le trouver. Je fais des commentaires et des analyses, je ne suis pas ici pour passer un de vos examens.

Mes citations de journaux vous dérangent, elles dénotent facilement votre mauvaise foi, car elles confirment trop bien mes affirmations.

Ça devient lassant qu’à chaque fois que je démontre vos lacunes, vous ne cessez de vous lamenter, de lancer des accusations à tout vent, de faire des suppositions farfelues et si je passe pour un « expert », ce que je ne suis pas, heureusement, c’est que je possède des notions économiques qui vous manquent manifestement.

Vous n’ayez rien compris de mon dernier commentaire, c’est comme cela depuis le début. Puisqu’il faut tout expliquer, la diffamation que vous m’accusez presque d’avoir commis – en plus des autres délires de corruption et de sexisme – relève du droit dont j’ai quelques bonnes connaissances.

Vous hallucinez pas rien qu’un peu, Stiglitz confirme mes prétentions, en plus, vous me citez mal. Je n’ai pas écrit que le FMI était manipulé par les Allemands qui, eux, contrôlent la BCE et la Commission européenne, j’ai écrit que le FMI écoutait la voix de ses maîtres et vous me le confirmez par-dessus le marché.

@ Marc Sauvageau
En réponse à vos commentaire des 14 juin 2018, 16 h 56 min et 14 juin 2018, 17 h 30 min :

Vos citations sont des copiées-collées de vos propres propos. Ce sont des copies exactes à la virgule et à la lettre près de ce que vous avez écrit. Je comprends très bien votre malaise quand vous déclarez : « Vous me citez maladroitement (…) » [Sic], ou encore : « (…) en plus, vous me citez mal. » [Sic], évidemment ce sont vos propres déclarations qui sont malhabiles, pas la copie effectuée de vos citations.

Lorsque vous ajoutez :
— « Vous n’ayez rien compris de mon dernier commentaire (…) » [Sic]

Je pense l’avoir trop bien compris hélas, tout comme je saisis parfaitement la vacuité de ce que vous vous imaginez être des démonstrations. Et ce n’est pas faute de vous lire et vous relire plusieurs fois pour tenter de découvrir un ordre dans tout ce fatras.

Eh bien non vos extraits empruntés à des journaux, sans la date, sans le lien et sans le nom de l’auteur, tout cela ne me dérange aucunement, cela illustre combien dans vos supposées démonstrations, vous êtes brouillon. Alors tout cela me conforte plutôt dans l’acuité de mon opinion.

— « Quant à vos commentaires, ceux-ci allaient dans tous les sens au point où je me demandais si vous compreniez quelque chose en macro-économie. » [Sic]

En psychologie, on définit ceci comme une projection. C’est plutôt vous qui « zappez » continuellement alors que vous n’êtes pas capable de vous recentrer sur le sujet. Vous ne saviez même pas initialement qui formait la « Troïka », j’ai donc dû vous le rappeler. Vous ne savez pas faire la distinction entre un surplus et un « excédent primaire » comme vous ne savez pas faire la différence entre le « PIB au prix du marché » et le « PIB réel ».

Le coup de la « macroéconomie » qui s’écrit en principe en un seul mot, vous me l’avez déjà fait. Quand vous ne savez plus quoi dire, vous êtes devenu très prévisible.

Et voici pour le final :
— « Vous hallucinez pas rien qu’un peu, Stiglitz confirme mes prétentions (…) » [Sic]

Que diantre ! J’ignorais que je souffrais d’hallucinations. Merci beaucoup de m’en informer. Je vais imprimer vos textes et les miens, pour les soumettre à un psy pour fin de savoir quel traitement est le plus adéquat pour moi (pour autant que mon cas ne soit pas d’ores et déjà désespéré). En plus d’être un expert en économie, en droit, en politique, en bricolage et en statistiques, vous voici devenu désormais un expert en médecine spécialisée et en psychiatrie.

Je suis fort aise d’apprendre qui plus est, que vous communiquez directement avec Joseph Stiglitz, pourriez-vous nous transmettre ce texte qui confirme vos prétentions ? Ou bien s’agissait-il plutôt de votre part d’une formule allégorique et redondante comme vous seul savez si bien faire ?

Ma réplique étant longue, elle sera en deux parties pour ne pas rendre le texte trop fastidieux à lire.
@ Serge Drouginsky
J’ai ma claque de vos crises de personnes complexées. Paraît-il qu’il existe gratuitement sur le net, en mode PDF, le livre « L’économie pour les nuls ». C’est pour vous, bien que l’économie néo-classique enseigne pas mal de conneries.

– « Vos citations sont des copiées-collées de vos propres propos. Ce sont des copies exactes à la virgule et à la lettre près de ce que vous avez écrit. » (Drouginsky)

Il faudra pratiquer votre technique du copié-collé parce que vous avez copié-collé ma phrase à moitié comme ceci : « (…) ce sont les Allemands qui tirent les ficelles à la Commission européenne et à la BCE et le FMI ». À la virgule et à la lettre près, mon œil ! La vraie citation est celle-là, en reprenant au même début : « (…) vous devriez savoir que ce sont les Allemands qui tirent les ficelles à la Commission européenne et à la BCE et le FMI écoute la voix de ses maîtres, parce que madame Lagarde sait très bien qui signe ses chèques de paye. »

Quand j’écris que vous me citez maladroitement, ça ne veut pas dire que vous me citez incorrectement, ça signifie que l’interprétation que vous lui donnez est mauvaise.

– Depuis quand les dates de parution des journaux, qui étaient accessoires et n’avaient peu d’importance, sont devenus plus essentielles que les articles ? Les dates n’étaient qu’un prétexte, parce que les articles disent le contraire de vos affirmations et que vous n’aviez rien pour les démentir.

– Avant de me dire que je connais rien au PIB, vous devriez lire votre premier commentaire en dessous du mien, un bijou d’ânerie, car on devine facilement que vous ne saviez pas que les dépenses gouvernementales font partie du PIB.

– Sur les excédents primaires (des Grecs), vous ignorez sur quoi, vous écrivez. La Troïka, puisque vous préférez cette expression, veut être rembourser intérêt et capital. Un excédent primaire n’inclut pas les intérêts de la dette. Les Grecs doivent dégager des surplus suffisants pour payer le capital et les intérêts, ce qui ne peut se faire uniquement avec des excédents primaires.

– Ce n’est pas à vous de me dicter le choix de mes expressions, macro-économie s’écrit aussi avec un trait d’union et il n’existe aucune règle pour dire que Troïka est un meilleur choix que Triumvirat, les deux sont synonymes et ce n’est pas parce qu’une expression est devenu plus populaire, que l’autre est mauvaise ou inappropriée. La Commission européenne est financée par qui ? Par les pays qui la composent et c’est ce que j’ai écrit. Alors, je me « câlice » pas mal de votre tatillonnage.

« Que diantre ! J’ignorais que je souffrais d’hallucinations.»(Drouginsky) Ce n’est pas étonnant, vous baignez dans l’ignorance.

Deuxième partie.

« Je vais imprimer vos textes et les miens, pour les soumettre à un psy pour fin de savoir quel traitement est le plus adéquat pour moi (pour autant que mon cas ne soit pas d’ores et déjà désespéré). » (Drouginsky)

Vous en profiterez pour lui fournir ce florilège de quelques-unes de vos cogitations :
1 – « Cette moindre croissance est en partie due à nos programmes sociaux. » J’ai déjà expliqué que cette idée était fausse, mais la suite est renversante pour ceux qui ont quelques notions d’économie : « Ces programmes inexistants ailleurs au Canada (on peut penser aux CPE) ont un coût bien plus élevé partout au Canada. »

On se demande bien comment un programme qui n’existe pas, peut avoir un prix et coûter plus cher ?

2 – « La rigueur quant à elle a contribué à atteindre l’équilibre budgétaire. »
« Il reste selon moi, hasardeux d’attribuer les surplus aux mesures de rigueur budgétaire uniquement. »

Surprenant, non ? La rigueur a pu permettre que les revenus soient égaux aux dépenses, l’équilibre budgétaire, mais pour obtenir un excédent, même léger, il aurait été impossible de réduire les dépenses d’un cent de plus. Les surplus ont été atteint à cause d’un présumé climat favorable à l’investissement !

3 – « […] un PIB consolidé (qui d’ailleurs sur la base d’un trimestre ne peut être consolidé). »

Est-ce à dire qu’il existe un PIB consolidé annuel ? Et un PIB consolidé, ça mesure quoi au juste ?

4 – « Qui à part vous justement parle de corruption ? »

Mais, Serge Drouginsky, sapristi ! Vous avez écrit : « […] cela consiste à accuser de facto madame Christine Lagarde de corruption. »

Même que vous êtes le seul à en avoir parlé puisque ce que j’ai écrit disait que c’était du délire et pour pouvoir le dire, il fallait bien que je nomme le mot.

5 – Dans une réplique à Jules, on lit que « D’une manière générale ce sont les gouvernements qui soutiennent par leurs politiques un climat propice aux investissements. »
« Si nous regardons, objectivement le parcours du Québec au cours de ces quatre dernières années. C’est exactement ce qui s’est passé. »

Un climat propice aux investissements avec une politique de rigueur, vraiment ? Comment, lorsque le gouvernement met un frein à l’accélération des dépenses et entre dans une période de ralentissement extrême de celles-ci, peut-il créer des circonstances favorables aux investissements ? Quand le même gouvernement empêche la demande de croître par ses réductions des dépenses et que les investissement se font seulement si les investisseurs anticipe une croissance de la demande !

6 – Encore en réponse à Jules, on a droit à cette affirmation :

« Contrairement à l’idée reçue par de nombreux internautes, incluant vous-même, cette « cagnotte » constituée par l’État québécois, n’est pas due aux compressions budgétaires effectuées (il est vrai) en particulier lors de la première année fiscale du mandat ; cela résulte plutôt des rentrées fiscales supérieures aux prévisions. »

L’idée est tellement simple qu’il fallait juste y penser. La méthode des surplus est celle-ci : le gouvernement n’a qu’à faire des prévisions conservatrices et pourquoi pas, à la limite, d’un dollar, le surplus est assuré.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires des 15 juin 2018, 23 h 15 min et 16 juin 2018, 1 h 00 min :

Merci pour votre longue rétroaction qui m’apparait comme un véritable moment d’anthologie, vous vous êtes surpassé ! Soyez assuré que je lis les commentaires qui me sont adressés avec le plus grand soin, avec diligence, avec attention.

Je m’efforcerai par conséquent de les prendre en compte dans le future pour d’autres de mes interventions.

Vous vous doutez cependant bien et sans surprise que je suis loin d’agréer l’ensemble de vos arguments qui pour moi forment la quintessence de vos préjugés et démontrent vos efforts pour dissimuler divers éléments patents de votre méconnaissance de divers sujets. Je ne vois cependant pas quels arguments de plus — animé surtout par un souci de conciliation -, je pourrais apporter pour faire avancer ce débat.

Comme le disait justement l’empereur romain Marcus Aurelius, traduction libre : « Si tu ne peux pas instruire les gens, eh bien supportes-les comme ils sont… »

PS1 : un petit détail cependant, c’est beauly02 dans ses commentaires du 5 juin 2018, 15 h 46 min qui le premier a fait usage du mot corruption. Vous me reprochez de tronquer vos citations, je remarque cependant que vous tronquez les-miennes : « Vous avez écrit : « […] cela consiste à accuser de facto madame Christine Lagarde de corruption. » »

C’est la tournure de vos phrases qui porte à ce genre d’interprétations, lesquelles peuvent être perçues par un lecteur primaire comme une affirmation.

Je ne suis donc pas le seul à avoir fait usage du mot.

PS2 : Quant à mes commentaires adressés à Jules en date du 7 juin 2018, 9 h 24 min (soit voici 11 jours), je les endosse en ce qui me concerne à 100%. Si vous vouliez en discuter, c’était sous ses commentaires que vous auriez-dû en parler. Et pas seulement en date du 16 juin inclusivement.

PS3 : J’aimerais en finir par une modeste question : Se peut-il que ce soit le caractère économique alternatif passablement erratique de vos propos qui soit purement et simplement hallucinant ?

Moi et beaucoup d’autres ,nous donnerons pas un deuxième mandat à Philippe Couillard… terminé le 1 Octobre….il a lui même dit, j’ai pris 1 milliard de trop, assez les Libéraux votre temps est terminé..