Élections fédérales : 5 chefs et leurs défis

Les chefs se sont lancés dans la campagne électorale avec leurs forces, leurs faiblesses et leurs défis. Tour d’horizon.

Photo : Bernard Weil/Toronto Star/Getty Images
Photo : Bernard Weil/Toronto Star/Getty Images

Stephen Harper, Parti conservateur, 56 ans

Forces

• De loin le plus expérimenté des trois chefs qui aspirent à devenir premier ministre : il en est à sa cinquième campagne — seul Gilles Duceppe le devance, avec sept.

• Il dirige le parti le plus riche et le plus discipliné, un atout certain pendant cette longue campagne.

• Pendant que la gauche et le centre de l’échiquier politique se divisent en plusieurs formations, son parti est le seul à droite.

• Sa base électorale est la plus solide : 30 % de l’électorat le suit contre vents et marées.

Faiblesses

• L’usure du pouvoir, après presque 10 ans. Aucun premier ministre n’a remporté quatre mandats consécutifs depuis Wilfrid Laurier, en 1908. La volonté de changement de l’électorat est perceptible dans les sondages.

• Le parti d’un seul homme ? Il a perdu des ministres importants depuis 18 mois : Jim Flaherty, John Baird, James Moore, Peter MacKay, Christian Paradis, Shelly Glover…

• L’arrogance. Depuis le début de la campagne, il a attaqué la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, et le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Paul Davis. À qui le tour ?

• Il se présente comme le champion de l’économie et de la gestion des finances publiques. Mais le Canada est au bord de la récession depuis l’effondrement des prix du pétrole.

Défis

• Convaincre les électeurs que la stabilité et l’expérience valent mieux que le changement.

• Faire des gains au Québec et en Atlantique pour contrer les pertes prévisibles en Ontario s’il ne parvient pas à y reconquérir les électeurs centristes — notamment dans les banlieues de Toronto et auprès des communautés immigrantes.

Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne
Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne

Thomas Mulcair, Nouveau Parti démocratique, 60 ans

Forces

• Homme de substance et de rigueur, il connaît bien ses dossiers et possède un excellent sens de la répartie. Il a été convaincant aux Communes comme chef de l’opposition.

• Pour incarner le vrai changement, rien de mieux qu’un parti qui n’a jamais été au pouvoir à Ottawa.

• Il profite de la force de la marque néo-démocrate depuis l’élection du Nouveau Parti démocratique (NPD) de Rachel Notley à la tête de l’Alberta.

• Les sondages montrent qu’il est le deuxième choix de la majorité des électeurs, ce qui lui vaut le potentiel de croissance le plus élevé.

Faiblesses

• Son manque d’expérience en campagne. Il en est à sa première comme chef.

• Doit rester souriant et éviter de projeter l’image du «Tom fâché» que dépeignent ses adversaires.

• Doit trouver un candidat susceptible d’occuper le poste de ministre des Finances. (Mise à jour: le 14 août, Mulcair a annoncé que l’ancien ministre des Finances néo-démocrate de la Saskatchewan, Andrew Thomson, se présentera dans Eglinton-Lawrence, à Toronto.)

• Le NPD est le moins riche des trois partis qui aspirent au pouvoir.

Défis

• Il a besoin de gains substantiels en Ontario, une province qui garde toutefois en mémoire le passage difficile du NPD provincial de Bob Rae, au début des années 1990.

• Même si les gouvernements néo-démocrates qui ont été au pouvoir dans six provinces ont souvent été de bons gestionnaires, le NPD fédéral traîne la réputation d’un parti dépensier. Il devra convaincre que son plan est crédible.

• Il doit maintenir une large partie de ses gains au Québec. Il sera la principale cible de Gilles Duceppe.

Photo: Aaron Vincent/La Presse Canadienne
Photo: Aaron Vincent/La Presse Canadienne

Justin Trudeau, Parti libéral du Canada, 43 ans

Forces

• Il est à l’aise dans les rassemblements et activités. Il est facile d’approche pour le public, ce qui lui permet de créer un lien affectif avec les électeurs.

• Il est le plus jeune chef et promet un changement de génération à Ottawa.

• Son parti s’est modernisé depuis les élections de 2011. La base de données du Parti libéral du Canada (PLC) est efficace et lui permet de chauffer le Parti conservateur dans les luttes serrées.

• Le nom Trudeau fait encore vibrer une corde sensible chez les libéraux de longue date, notamment dans les communautés culturelles.

Faiblesses

• Il en est à sa première campagne comme chef. Avec Elizabeth May, il est également celui qui a le moins d’expérience comme politicien (élu en 2008).

• Le nom Trudeau est polarisant au Québec, où il repousse des nationalistes.

• Il a déniché quelques candidats-vedettes en Ontario et dans l’Ouest, mais pas au Québec.

• Il est troisième dans les intentions de vote depuis plusieurs semaines, derrière le NPD et le Parti conservateur. Ceux qui veulent à tout prix remplacer le gouvernement Harper pourraient se coaliser derrière celui qui a le plus de chances d’y parvenir. Pour l’instant, c’est Thomas Mulcair.

Défis

• Le PLC n’avait que 36 sièges à la dissolution de la Chambre des communes. La majorité est à 170 sièges. Il doit faire des gains partout.

• En chute au Québec, en Colombie-Britannique et en Atlantique, il doit rebondir dans ces trois régions clés s’il veut s’imposer.

• Ses adversaires ne cessent de le dépeindre comme un gentil garçon qui n’a pas la stature pour diriger un pays du G7. Une image qui a collé et dont il doit se débarrasser.

Photo : Graham Hughes/La Presse Canadienne
Photo : Graham Hughes/La Presse Canadienne

Gilles Duceppe, Bloc québécois, 68 ans

Forces

• Il en est à sa septième campagne électorale. Il a l’expérience que les autres n’ont pas.

• Il connaît les dossiers fédéraux qui touchent le Québec sur le bout des doigts, ayant dirigé le parti de 1997 à 2011.

• Il ne fait campagne qu’au Québec, ce qui facilite les déplacements.

Faiblesses

• Il ne représente pas la nouveauté que bien des électeurs recherchent.

• Il se lance en campagne avec un seul des quatre députés élus en 2011.

• Le Bloc québécois ne peut prétendre remplacer Stephen Harper au pouvoir, alors que la volonté de changement est forte, selon les sondages.

• Il partage beaucoup d’électeurs avec le NPD. Tant que ce dernier sera fort au Québec, la croissance du Bloc sera limitée.

Défis

• Démontrer sa pertinence. La rude défaite du Bloc québécois en 2011 a laissé des séquelles. Dans l’esprit de bien des gens, le Bloc, c’est de l’histoire ancienne.

• Le parti n’a jamais fait une campagne avec si peu de moyens financiers.

Photo : Chad Hipolito/La Presse Canadienne
Photo : Chad Hipolito/La Presse Canadienne

Elizabeth May, Parti vert du Canada, 61 ans

Forces

• Une image de marque claire. Ceux qui votent pour les verts savent pourquoi ils le font : l’environnement.

• Sens de la répartie et de l’attaque bien acéré.

• Son passage à la Chambre des communes depuis 2011 lui a permis de maîtriser des dossiers parlementaires sur d’autres sujets que l’environnement.

Faiblesses

• Son français s’améliore, mais il demeure largement inférieur à celui des autres chefs.

• Le parti pancanadien le moins riche pour mener une longue campagne.

• Encore perçu comme un parti d’écologistes qui manque de pragmatisme, ce qui limite sa croissance.

Défis

• Les électeurs du Parti vert sont les moins fidèles. Afin de changer la couleur du gouvernement à Ottawa, ils peuvent facilement migrer vers le NPD ou le Parti libéral du Canada. Elle devra les garder à bord.

• Trouver des candidats pour occuper toutes les 338 circonscriptions au pays.

• Elle a recruté quelques candidats-vedettes au Québec : les environnementalistes Daniel Green et André Bélisle, en plus du comédien JiCi Lauzon. Reste maintenant à leur donner suffisamment d’exposition pour qu’ils aient une vraie chance de l’emporter.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

18 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Cela me fait bien rire quand on mentionne que le NPD peut profiter de l’élan du parti en Alberta. Cet élan est déjà brisé dans cette province, il y a juste ailleurs au Canada quand on est mal informé que l’on trouve la vague orange sympatique dans cette province. En passant, cet élan brisé explique que le PCC parte à la chasse aux premiers ministres provinciaux impopulaires et idéologiquement de gauche (Alberta et Ontario), c’est une façon de conforter sa propre base.

http://calgaryherald.com/news/politics/poll-shows-honeymoon-over-for-ndp-notley-2

Question comme ça! Est-ce que le NPD conservera ses 58 circonscriptions au Québec? Est-ce qu’ il y aura une deuxième vague consécutive orange au Québec? La réponse est NON!!!!

C’est un souhait ou une savante analyse ?
Car votre affirmation est sans équivoque.

« http://calgaryherald.com/news/politics/poll-shows-honeymoon-over-for-ndp-notley-2 »

J’en suis pantois! Un quotidien qui avait ouvertement affirmé son appui au parti conservateur de l’Alberta lors des dernières élections fait un sondage qui montre que le NPD n’est pas populaire… Décidément, c’est à n’y rien comprendre!

Bien que ce tour d’horizon des chefs soit fort pertinent et intéressant, ce qui changera véritablement le cours des choses durant la présente campagne à mon humble avis, ce sont la qualité et la notoriété des candidats à l’échelle locale plutôt que le taux de popularité des chefs à l’échelle nationale. On pourrait donc constater des « percées » étonnantes, voire inédites, dans certaines circonscriptions. Mais ce phénomène n’aurait rien d’étonnant après tout : dans notre système parlementaire, les électeurs n’élisent pas un gouvernement, un parti ou un chef en particulier; ils votent plutôt pour une personne qui représentera leur circonscription au Parlement.

« dans notre système parlementaire, les électeurs n’élisent pas un gouvernement, un parti ou un chef en particulier; ils votent plutôt pour une personne qui représentera leur circonscription au Parlement. »

C’est bien l’objectif qui guide mes choix aux élections.

J’ai fait ce choix, il y a longtemps, quand en pleine « trudeaumanie » des candidats importants
étaient défaits par des « nobody » qui se présentaient pour les libéraux

Une bonne part des électeurs choisissent un chef.
Les partis le savent; c’est pourquoi toute la campagne tourne autour d’eux seul;
même dans les médias locaux

Vous êtes sûr de cela? Moi je crois que c’ est souvent le contraire; la population vote contre le gouvernement pour le défaire lorsqu’ il s ne sont pas satisfaits et c’ est la raison pour laquelle des vedettes locales ont été défaits par des( nobody)!

@ beauly02 (et Pierre Grégoire, par la même occasion)

Dans la présente élection fédérale, j’ai le sentiment qu’on peut s’attendre à tout! S’il est vrai que, par le passé, les électeurs s’identifiaient essentiellement au chef du parti politique qu’ils privilégiaient (en raison notamment de la teneur des campagnes publicitaires), ce pourrait être fort différent cette fois-ci.

En effet, qui à l’heure actuelle peut prévoir avec certitude le dénouement de cette élection? Chaque commentateur y va de son hypothèse (ce que je fais également ci-dessus) et, compte tenu des rouages de notre système parlementaire, il est logique de croire que cette fois-ci, les candidats à l’échelle locale influeront davantage sur l’électorat que la (sur)médiatisation des chefs politiques. L’une des conséquences pourrait être, par ailleurs, un gouvernement minoritaire. Mais bon, qui vivra verra!

Au plaisir, Messieurs 🙂

Le gouvernement libéral de Pierre Elliot Trudeau en 1968 succédait au gouvernement, tout aussi libéral, de Lester B Pearson.

Cette campagne électorale est probablement une de celles qui offre en même temps autant de chefs et de cheffe qui soient dotés d’une personnalité intéressante.

Bien sûr la question est de savoir de quelle façon la population sera-t-elle susceptible de se déterminer par rapport à ces candidats. Ou bien si les gens vont se déterminer aussi par rapport aux personnalités respectives des candidats de leurs circonscriptions. Ou bien si c’est avant tout le vent du changement qui va souffler.

Dans ce cas, ce qui sera déterminant c’est la volonté des canadiennes et des canadiens de former un parlement avec une majorité qui permette de se libérer des politiques initiées par le PCC dans lesquelles ne se retrouvent plus même les conservateurs qui appartenaient à l’aile progressiste de Joe Clark, Brian Mulroney ou encore Peter MacKay en vis-à-vis de celle réformiste initiée et inspirée par Preston Manning. Aile réformiste à laquelle d’ailleurs monsieur Harper n’a jamais réellement appartenu si ce n’est seulement pour donner libre cours à ses seules ambitions.

Cette élection pourrait marquer la fin d’une vision politique surannée encore héritée des scories d’un paternaliste au goût de colonialisme, inspirée d’une littérature tout droit sortie du Livre de la jungle de Rudyard Kipling, laquelle vision politique ne peut en 2015 qu’avoir fait son temps. — Tournons la page, disons adieu au Dominion du Canada et embrassons avec joie le beau Canada.

A mon avis le défi de Gilles Duceppe va être de rester en vie dans sa pertinence de protoger les malheureux québecois du fédéralisme!

Pour ce qui est de Mme Élizabeth May son défi sera de faire des gains appréciables par rapport aux dernières élections et je pense que l’ environnement qui est la pensée unique de ce parti ne fera pas le poids devant les 3 autres partis qui selon les sondages se disputent l’ électorat!!

Pour les libéraux, le défi est de taille! Chose certaine avec un jeune chef ,ils ne prendront pas le pouvoir ça c’ est sûr! Par contre dépendamment du leadership de Justin Trudeau il peut facilement rivaliser avec le NPD car étant moins a gauche et aussi moins amis avec les forces syndicales! Donc s’ il y a des gains chez les libéraux ils se feront aux mains du parti de Thomas Mulcair!

Pour ce qui est du NPD avec Thomas Mulcair, eux ils jouent un jeu dangeureux qui peut revenir contre eux! Mulcair est un bon polititien et s’ il aurait été a la tête du parti libéral comme exemple, il aurait eu des chances de devenir premier ministre. Mais il a du ramené l’ aile gauche traditionelle de ce parti vers le centre et encore dans son programme ça parait a peine! Le NPD s’ il est élu majoritaire comme gouvernement fera face aux syndicats et que fera t’ il? Va t’ il annuler la coupure fédérale des exemption d’ impôts des reer de la FTQ? Va t’ il augmenté le salaire minimum @ 15$/ hre? Va t’ il remettre en place les coupures de 10% de la fonction publique fédérale? Etc… Va t’ il mettre sur la tablette le projet très novateur de loi # 377 sur la clarté des fédération syndicales? Maintenant au Québec va t’ il garder ses acquis (58 députés) ses cônes orange dont pendent 4 ans nous n’ avons pratiquement jamais entendu parler d’ eux??? C’ est bien beau les sondages mais c’ est serré!

Pour ce qui est des conservateurs, M. Stephen Harper et non Harpeur comme plusieurs gauchistes semble le diaboliser est en selle depuis presque 10 anset a beaucoup d’ expérience! Ses dénigreurs lui reproche surtout le changement plustôt que le statue quo!! Eh! Oui on lui reproche contrairement aux libéraux qui étaient au pouvoir avant lui de briser l’ image du Canada a l’ étranger( comme s’ il n’ y avait pas de changement sur l’ échiquier mondial). On lui reproche l’environnement pas assez pour les environnementaleux qui devraient se rendre en Chine car li se construit 10000 centrales au charbon par année! L’ alliance de la fonction publique lui reproche des coupures sauvages dans les services et d’ emploies alors qu’ il a fait ce que tout bon gouvernement responsable se devait de faire! Bref j’ ai remarqué que la plupart des choses qu’ on lui reprochent le sont par des organismes de gauche qui la plupart du temps leurs revenus proviennent justement du gouvernement ou de contrats donné par ce même gouvernement qui en passants sont nous-mêmes les contribuables!!

Ça va être serré mais a écouté les lobbys et les progressistes et les soi-disants journalistes, les conservateurs devraient en manger toute une! Mais c’ est drôle je ne sens pas cela!!

Je vous site : « Pour ce qui est des conservateurs, M. Stephen Harper et non Harpeur comme plusieurs gauchistes semble le diaboliser »
Mais dans le même texte vous vous permettez de dire : » pour les environnementaleux »

Pourquoi reprocher aux autres ce que vous pratiquez vous même ?

Également, vous voyez dans l’age de Justin Trudeau un handicap pour devenir Premier Ministre
Justin Trudeau aura 44 ans en décembre. Stephen Harper avait 46 ans lorsqu’il a été élu Premier Ministre pour la première fois.

Vous avez raison pour l’ âge de Justin! Mais le problème est que je ne sens pas de leadership aussi puissant ! Peut-ëtre je me trompe! Pour ce qui est du terme Harpeur , il est employé régulièrement par Gilles Duceppe; vous savez celui qui est le seul défendeur des intérêts des Québecois et qui représente un parti qui ne veut pas prendre le pouvoir a Ottawa et qui nous demandent de voter pour lui comme s’ il n’ y avait pas d’ autres partis au Québec! Pour moi le terme environnementaleux veut dire ceux qui sont plus vert que vert! Ceux qui sont contre TOUT !!
Autrement dit ceux qui sont stagnent dans leur grandes théorie et qui n’ ont aucune solution! Comparer cette race @ Harpeur n’ est pas concevable! Le premier ministre a agi pour le meilleur, pour tous les canadiens et non seulement pour un petit groupuscule social qui prétent connaître la science infuse! La comparaison s’ arrête là !!

L’arrogance de son père, l’intelligence de sa mère, c’est ça la grosse différence!

Excellent résumé.

Toutefois, certains atouts et défis présentent une image à deux faces. La jeunesse ne garantit pas un renouveau. Une longue expérience politique peut être un boulet. La stabilité peut être synonyme de stagnation ou d’immobilisme. Le manque d’expérience peut amener une fraîcheur dans la façon de voir les enjeux.

Les questions que je me pose : Le chef a-t-il des idées claires sur les sujets d’intérêt public? Est-il capable de les défendre sans se cacher derrière une armée de « spin doctors »? Peut-il travailler en équipe? Est-il ouvert à la discussion ou se comporte-t-il en monarque? Comment traite-t-il ses adversaires : en ennemi à abattre ou comme source potentielle de bonnes idées?

Par ailleurs, peut-être est-ce l’influence de l’engouement pour des vedettes en général que l’on fait tant de cas des chefs des partis. Il serait pertinent de s’intéresser davantage aux programmes des partis, à l’équipe, aux députés actuels et potentiels.

L’actualité devrait refaire ses devoirs. Il y a 6 chefs. Vous avez complètement oublié Jean-François Fortin chef du nouveau parti politique « Force et démocratie » fondé à l’automne 2014 et qui est reconnu comme un parti officiel avec 3 députés élus sortants. Force et démocratie est un parti politique dédié aux particularités de l’ensemble des régions du Québec. Voici leur site : http://www.forcesetdemocratie.org/

Les défis de Mulcair sont considérables!

a) Comment concilier le triple discours, i.e. celui pour le Québec, celui pour les autres provinces et celui pour les États-Unis;

b) comment garder sa base de souverainistes mous tout en préservant l’unité du pays;

c) comment former un gouvernement sans équipe;

c) comment concilier le socialisme avec le thatcherisme;

d) comment faire pousser l’argent dans les arbres pour réaliser les promesses (à supposer qu’elles soient réalisées);

Bref, ça risque d’être du gros n’importe quoi!