Élections : le bulletin de la deuxième semaine

De B – pour Yves-François Blanchet à C – pour Justin Trudeau, notre chef du bureau politique, Alec Castonguay, passe en revue les bons et les mauvais coups des partis lors de cette deuxième semaine de campagne.

Photo : Daphnée Caron

Déjà plus de 14 jours se sont écoulés dans cette campagne électorale fédérale et cette deuxième semaine a été le théâtre de plusieurs annonces (et controverses) importantes. Je vous préviens, je n’ai pas trouvé la semaine particulièrement réussie pour aucun des partis.

Sans plus tarder, allons-y.

Yves-François Blanchet et le Bloc québécois

Photo : La Presse canadienne

B –

Le chef du Bloc québécois a eu la meilleure réaction à la controverse du blackface de Justin Trudeau en insistant pour dire que le chef libéral n’est pas raciste.

Le passage d’Yves-François Blanchet à Tout le monde en parle s’est bien déroulé, même si le chef du Bloc n’a pas été aussi attachant que Jagmeet Singh avant lui. Ses talents de communicateur l’ont aidé à atteindre la note de passage à cet exercice toujours délicat et stressant pour un politicien en campagne.

Le parti est un refuge pour les électeurs que l’offre politique des autres partis n’emballe pas. C’est actuellement ce qui se produit, de sorte que le Bloc québécois grimpe tranquillement mais sûrement dans les intentions de vote, atteignant 22 % dans la moyenne des sondages. Ce vote reste toutefois fragile : le noyau dur du Bloc est celui du PQ, à 18 %.

Faire campagne lorsqu’aucun adversaire ne nous attaque et que nos propositions n’ont pas à passer le test de la réalité, puisque le Bloc ne prendra pas le pouvoir, est drôlement plus simple. Il fut un temps où Gilles Duceppe se faisait brasser pas mal plus sur la pertinence de son parti.

Or, ça n’empêche pas les coches mal taillées dans la campagne du Bloc québécois. Elles ont été nombreuses cette semaine.

Par exemple, Yves-François Blanchet a soutenu aujourd’hui que le Canada n’aurait pas dû arrêter la directrice des finances de Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis, ce qui a déclenché des turbulences diplomatiques avec la Chine et nuit aux exportations canadiennes vers l’Empire du Milieu. Ottawa aurait dû «se mêler de ses affaires», a-t-il dit. Ah bon.

La règle de droit serait donc à géométrie variable, en fonction de la tête (et de la puissance) du client? Et les obligations internationales du Canada, qui doit respecter ses traités d’extraditions, ne seraient pas importantes? Et comment aurait réagi les États-Unis, notre plus important allié et partenaire commercial, si le Canada avait simplement fermé les yeux sur leur demande? Belle vision de la justice et des relations internationales…

Autre exemple, mardi: la caravane du Bloc a fait un détour par Casselman, en Ontario, pour témoigner son appui aux Franco-Ontariens bousculés par Doug Ford l’an dernier et demander de meilleurs services en français hors du Québec. Un point de presse rapide et puis hop, l’autobus reprenait la route du Québec. Aucun bain de foule ou salutation aux habitants du coin. Le Bloc ne voulait que l’image devant le gros drapeau vert et blanc de la francophonie ontarienne. Facile à comprendre : l’opération empathie passe bien au Québec, mais cet amour d’un parti souverainiste, les Franco-Ontariens n’en veulent pas. Après l’effritement de leur culture, ce que les francophones du reste du pays craignent le plus, c’est la séparation du Québec, qui affaiblirait leur rapport de force dans le Canada.

Dernier exemple : la proposition de « péréquation verte » du Bloc québécois, dévoilée dimanche. Yves-François Blanchet souhaite que le programme fédéral soit basé sur l’effort environnemental des provinces et non plus sur les inégalités de richesse. Les provinces qui émettent moins de gaz à effet de serre par habitant que la moyenne canadienne seraient récompensées, et les autres, comme l’Alberta, la Saskatchewan ou Terre-Neuve, désavantagées.

Or, pour y arriver, il faudrait modifier la Constitution canadienne, puisque la formule de péréquation actuelle est protégée par l’article 36, qui stipule que ce programme fédéral doit « favoriser le développement économique pour réduire l’inégalité des chances » et « fournir à tous les Canadiens, à un niveau de qualité acceptable, les services publics essentiels ». Il n’est pas question d’environnement, mais de richesse, d’inégalité sociale et de services publics. Modifier la Constitution requiert l’approbation de sept provinces représentant plus de 50 % de la population. Non seulement est-il illusoire de penser qu’il existe une volonté de rouvrir la Constitution au Québec ou dans le reste du pays, mais qui sait à quoi ressembleraient les demandes des autres provinces si la Constitution était rouverte ?

Un parti souverainiste qui souhaite renouveler le fédéralisme, c’est surprenant. Mais quand le Bloc fait une telle promesse en laissant miroiter qu’elle a une quelconque chance de se concrétiser, ça devient agaçant.

Le Bloc est plus efficace et crédible lorsqu’il s’engage à faire pression sur un sujet en particulier, comme au début des années 2000, lorsqu’il a convaincu les autres partis fédéraux d’appuyer la création d’une loi antigang, alors que la guerre des motards sévissait au Québec. Une belle réalisation. J’aime mieux voir Yves-François Blanchet promettre de convaincre les autres partis de s’attaquer aux néonicotinoïdes, ces pesticides qui tuent les abeilles, plutôt que de le voir promettre le mirage d’une réforme de la péréquation.

Jagmeet Singh et le NPD

Photo : La Presse canadienne

B –

Passage réussi à Tout le monde en parle. Jagmeet Singh a été attachant, souriant et a été en mesure d’expliquer quelques-unes de ses propositions pendant la conversation (taxer les plus riches, soins dentaires, etc.).

Qu’il mange des macarons à Winnipeg ou de la poutine à Saint-Hyacinthe, le chef néodémocrate aime le monde et il a visiblement du plaisir à faire campagne.

Sa réaction au blackface de Justin Trudeau a été la plus sentie, lui qui est le seul chef de parti issu d’une minorité visible au pays. Il a vécu la discrimination et le racisme, il était donc le plus crédible pour en parler. Son message à ceux qui vivent les obstacles de la discrimination était touchant et approprié. Il a toutefois exagéré jeudi matin en déclarant dans une radio de Toronto qu’il refuserait peut-être de serrer la main de Justin Trudeau au débat des chefs en raison de ces photos.

Malgré tout, les intentions de vote du NPD sont remarquablement à plat. Rien ne bouge. Ni au Québec ni ailleurs. Est-ce que les Canadiens écoutent encore le NPD ? La question se pose. Il reste à Jagmeet Singh encore trois débats pour transformer une campagne sympathique en votes. Gagner une campagne et perdre des élections, ça s’est déjà vu (oui, PQ de 2018, il y a un peu de toi ici…)

Jagmeet Singh a dû s’excuser cette semaine aux électeurs du Nouveau-Brunswick de ne pas être venu à leur rencontre depuis qu’il est chef du parti, il y a près de deux ans ! Gênant.

En terminant, j’ai hâte que le NPD propose des idées dans les champs de compétence du fédéral. OK, j’exagère, mais disons que les néodémocrates ne se privent pas dans cette campagne d’annoncer des engagements dans les champs de compétence des provinces, que ce soit les soins dentaires, les soins oculaires, l’assurance médicaments, les services de garde ou les études postsecondaires. Tout ça nécessiterait des négociations avec les provinces, et ce ne serait pas toujours simple, puisque les provinces n’aiment généralement pas que le fédéral attache des conditions à ses transferts de fonds.

Andrew Scheer et le Parti conservateur

Photo : La Presse canadienne

C +

La campagne très contrôlée d’Andrew Scheer (peu de rassemblement ou de bain de foule) tape sans relâche sur le thème du coût de la vie, que ce soit en promettant une baisse d’impôt, des crédits d’impôt ou en voulant faciliter l’achat d’une première maison. Une campagne-boutique où l’on vise l’individualité plutôt que le collectif. Ça marche très bien chez une frange de l’électorat dont les conservateurs ont besoin pour se hisser au pouvoir, notamment chez les familles et dans les banlieues des grandes villes, théâtre d’un affrontement sans merci entre les bleus et les rouges.

Le PCC est celui qui utilise le plus les services du directeur parlementaire du budget pour chiffrer ses engagements. Une belle transparence.

Mais voilà, le parti semble coincé sous un plafond qui varie entre 33 et 36 % des intentions de vote. Ça bouge peu. Même l’épisode du blackface de Trudeau n’a pas propulsé la campagne conservatrice. Une campagne sans grande faute, mais sans enthousiasme non plus. Contrairement à Trudeau et Singh, que l’on voie dans des rassemblements ou dans la rue avec les gens, Andrew Scheer est limité à des annonces en solitaire ou à des petits groupes ou même à du porte-à-porte le soir, ce qui renvoie des images assez froides aux électeurs.

La plupart des jours, on a l’impression de revivre une vieille campagne de Stephen Harper. Non seulement dans le style, mais aussi en ce qui a trait aux engagements. C’est simple, le Parti conservateur promet de remettre en place toutes les initiatives de Stephen Harper, que ce soit l’inefficace crédit d’impôt pour le transport en commun ou les crédits d’impôt pour les activités sportives et artistiques des enfants. La baisse de TPS de Harper a été remplacée par une baisse d’impôt pour tous, mais le principe est le même.

Andrew Scheer promet plus de services aux vétérans, après que le gouvernement Harper eut fermé des dizaines de centres de service à travers le pays au nom du retour à l’équilibre budgétaire.

Le chef conservateur s’est sorti rapidement du débat sur la loi 21 au Québec, mais il est sur une trajectoire de collision frontale avec François Legault sur la construction d’un pipeline pétrolier au Québec, comme on l’a vue cette semaine.

Elizabeth May et le Parti vert

Photo : La Presse canadienne

C –

Encore une semaine difficile pour Elizabeth May. Le Parti vert a eu besoin de quatre mois pour clarifier sa position sur l’exploitation des sables bitumineux. Après qu’Elizabeth May eut affirmé le printemps dernier qu’elle voulait que le pays s’approvisionne uniquement en pétrole canadien — ce qui aurait nécessité plus de pipelines et de transport par rail — elle a fait volte-face cette semaine : les verts souhaitent maintenant laisser le pétrole dans le sol. Quand le Parti vert est difficile à suivre sur l’environnement, c’est signe que la campagne va mal.

Dix jours après le déclenchement de la campagne, les verts changent de slogans au Québec. Le « Ni à droite ni à gauche. Vers l’avant ensemble » devient « L’urgence d’agir ». Ce dernier slogan est meilleur que le premier, pas de doute. Mais ne pas constamment changer d’idée ou de slogan serait un bon début.

La formation s’est fait pincer par le National Post, qui a découvert que le Parti vert a manipulé une photo pour la rendre plus… verte. Le parti a utilisé Photoshop sur son site Internet pour ajouter le logo de la formation sur un verre en plastique, puis a ajouté une paille en métal, réutilisable, qui n’était pas sur l’image originale. Ouin.

Les intentions de vote du parti s’en ressentent. La moyenne des sondages montre une régression depuis le début de la campagne.

Après deux semaines, la chef du Parti vert n’a pas encore fait campagne au Québec, même si c’est l’une des provinces où l’environnement arrive haut dans la liste des priorités et où elle présente un candidat-député, Pierre Nantel, ex-élu du NPD. Le pauvre doit se sentir bien seul et se demander dans quelle galère il s’est embarqué.

Elizabeth May n’a pas mis les pieds au Québec depuis le 19 août, trois semaines avant le déclenchement de la campagne. Elle doit y être vers la fin de cette semaine, lors de la marche sur le climat et l’enregistrement de Tout le monde en parle. Il est temps.

Justin Trudeau et le Parti libéral

Photo : La Presse canadienne

C –

La semaine aurait dû être désastreuse et mon bulletin leur accorder D ou E. Et de fait, elle n’a pas été facile. La caravane libérale a perdu plusieurs jours à se défendre sur le passé de Justin Trudeau, faisant dérailler le plan de campagne.

Mais voilà, l’épisode du blackface a été moins nuisible que bien des observateurs l’imaginaient et le parti a su rebondir avec une bonne semaine en ce qui a trait aux engagements.

Près de 76 % des Canadiens et 80 % des minorités visibles affirment que la controverse sur le maquillage de Justin Trudeau ne les a pas dérangés ou alors, ils acceptent ses excuses et sont prêts à passer à autre chose. Le PLC a perdu des plumes dans les sondages, mais rien d’irrécupérable à un mois du scrutin. C’est surtout leur élan, qu’on avait commencé à déceler dans les coups de sonde, qui a été freiné. Les sondages montrent que le PLC s’est maintenu ou a perdu entre deux et trois points, tout dépend de la maison de sondage que vous suivez.

Ce qui fait le plus mal à Justin Trudeau, c’est qu’il a eu l’air stupide. Son jugement a été une fois de plus remis en question, comme lors de son voyage en Inde ou de sa visite sur l’île privée de l’Aga Khan. Si les accusations de racisme ne collent pas au personnage — son bilan comme premier ministre est presque exemplaire à ce chapitre — celles sur sa superficialité, oui. C’est ce qu’il doit contrer d’ici la fin de la campagne.

Ça, et le risque de refroidissement de sa base électorale. Les conservateurs ont une base électorale de 30 à 32 % déterminée à aller voter et à débarquer Justin Trudeau du pouvoir. La base électorale du PLC est plus molle et peut se déplacer au NPD ou chez les verts si la campagne de Trudeau dérape. Ou alors, les partisans rouges peuvent simplement décider de rester à la maison le 21 octobre, comme ce fut le cas pour la base électorale de Philippe Couillard au Québec en 2018.

Justin Trudeau doit remobiliser ses troupes et ressouder la coalition de gauche qui l’a porté au pouvoir en 2015. Ce n’est pas une mince tâche, mais c’est ce qu’il a commencé à faire dans les heures suivant la bombe du blackface. L’engagement de bannir les armes d’assaut de type militaire, très populaire au centre et à gauche du spectre politique, a fait son effet dans les villes où l’épisode du blackface pouvait avoir frappé le plus fort.

Puis, l’annonce d’une baisse d’impôt dimanche pour les moins nantis (moins de 147 000 $ par année) et une volonté de diminuer la facture de cellulaire de 25 % ont suivi. Et mercredi, il a enchainé avec des engagements en environnement, notamment pour rendre le pays neutre en émissions de carbone d’ici 2050 — comme 65 autres pays et régions du monde — et une baisse importante de l’impôt fédéral — 50 % — pour les entreprises qui développent et fabriquent des technologies vertes, comme des systèmes éoliens ou solaires, des carburants écologiques, des systèmes de recharge pour véhicule électrique ou pour les compagnies qui construisent des véhicules zéro émission (un bonjour à vous, Autobus Lion, à Saint-Jérôme).

Recentrer l’histoire de la campagne sur une course à deux entre Trudeau et Scheer pourrait permettre au Parti libéral de mieux tirer son épingle du jeu. Et rien de mieux que l’environnement pour y arriver.

Une donnée de sondage méritera d’être suivie d’ici la fin de la campagne : celle sur la préférence des électeurs quant à la couleur du gouvernement dans les provinces les plus importantes en nombre de sièges. Si la course demeure serrée jusqu’à la fin, bien des gens pourraient vouloir voter stratégiquement pour barrer la route à un parti.

Or, en Colombie-Britannique (58 %), en Ontario (55 %) et au Québec (56 %), les électeurs souhaitent un gouvernement libéral, plutôt que conservateur, selon le sondage Abacus rendu public lundi. À suivre.

***

Maxime Bernier et le Parti populaire du Canada

N.D

Encore une fois, je n’ai pas suffisamment vu Maxime Bernier à l’œuvre pour lui attribuer une note. Toutefois, il passe beaucoup plus de temps dans sa circonscription en Beauce, signe que la course est serrée avec le Parti conservateur.

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4 commentaires
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Ce qui ne changera rien dans mes intentions de vote…. Il me faut prendre la défense de monsieur Blanchet en raison des critiques d’Alec Castonguay. Bien que nous eussions en effet des traités d’extradition avec plusieurs pays du monde, le Canada dispose d’une certaine amplitude puisque c’est un pays souverain, pour exécuter ou non une commande d’un pays tiers, fût-il notre meilleur ami et notre plus grand allié.

Pour se faire, je prendrai un exemple concret. Lorsque Carles Puigdemont, le chef indépendantiste Catalan était de passage en Allemagne, à la demande de L’Espagne monsieur Puigdemont avait été mis en état d’arrestation. Cependant quelques jours plus tard, il était remis en liberté. Les instances allemandes ayant estimé qu’elles n’avaient finalement pas à retenir monsieur Puigdemont contre son gré.

Cela n’a pas eu pour effet de déclencher une guerre entre l’Allemagne et l’Espagne, ni la rupture des liens diplomatiques entre les deux pays.

Ainsi pour en revenir à l’affaire Meng Wanzhou, à ma connaissance et jusqu’à ce jour aucune accusation n’a été déposée formellement contre cette personne. Sa détention pourrait de par sa durée, être considérée comme arbitraire (habeas corpus), ce n’est pas pour rien que l’affaire soit actuellement devant les tribunaux. Passé un délai raisonnable, il n’y a plus de la part du Canada aucune raison de garder en détention une personne qui n’est pas accusée, chez-nous ; laquelle bénéficie à tous égards de la présomption d’innocence où qu’elle soit.

À cet effet, je pense que madame Meng Wanzhou n’a rien à se reprocher. Par conséquent je ne peux être qu’en accord avec les paroles de monsieur Blanchet sur ce point.

Autre chose :
Le terme de « péréquation verte » ne relève pas de l’article 36 de la Constitution. C’est peut-être le mot « péréquation » qui est mal choisi. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il est convenable qu’il y ait vers les provinces des transferts fédéraux pour compléter la transition énergétique. Les transferts devraient logiquement être proportionnels à l’effort pour compléter cette transition de la bonne façon. Les subventions en vigueur pour soutenir des industries polluantes, consistent surtout présentement à récompenser le vice contre la vertu.

Même les conservateurs veulent réexaminer cette pratique. Les verts veulent abolir ces subventions et les nouveaux démocrates entendent aussi réviser ces programmes.

Finalement :
Ce qui ne changera rien à mes intentions de vote…. Je suis toujours porté à croire que monsieur Trudeau remportera cette élection, peut-être pas majoritairement, ce qui force presque l’admiration c’est : sa détermination. Malgré ses erreurs et ses bourdes, il conserve une force intérieure que peu de politiciens ont. Je ne voudrais sur ce point pas défier le déiste Bernard Derome qui croit dans une certaine forme de prédestination….

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Extrait de l’article :
« Un parti souverainiste qui souhaite renouveler le fédéralisme, c’est surprenant. Mais quand le Bloc fait une telle promesse en laissant miroiter qu’elle a une quelconque chance de se concrétiser, ça devient agaçant. »

En fait, le Bloc sait qu’elle est irréalisable tout comme il sait que le fédéralisme n’est pas renouvelable et que la seule issue possible pour le Québec est l’indépendance

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Bonsoir,le parti libéral parle de austérité ,les conservateurs eu avait laissé le budget a plus de quatre milliards sans deficit avait réussi un bon budget que Justin Trudeau appelle de autorité.

Mais tout le monde sais aujourd’hui la fed au usa envoyé de argent dans les banques centrales mondiales pour évité une déflation.Alors avec le déficit cumulé de Justin Trudeau le mur arrive,et Madame May la bien dit argent du pipeline est rendu au Texas et le choix du pipeline est là pour combien de temp ,les arbres promis pour maquillé le tout est bien beau mais il y a un mais les coût de la decontamination du site des exploitations du pipeline ne sont pas donné.
Toute argent pour des énergies vertes sont perdus pour 15 ans et avec la crise financière qui va frappé à nos porte alors bonne chance a tous.

Les libéraux et les conservateurs avec leur acharnement avec ce pipeline vont mettre les canadiens et canadiennes dans un surendettement incroyable et en même temps ralentir les investissements pour les énergies vertes car nous allons être dans une crise financières,alors bonne chance tous monde .

Les canadiens ont travaillés jour après jour,semaine après semaine ,mois après mois,et année après année pour voir tout ce gâchis et choix politique ,les familles du Canada vont êtres appauvris pour ses choix politiques et pollueur.
La seule et unique solution fédéral qui nous reste est le parti vert ou le Npd pour arrêté tout ce cirque politique que vous voyez à la tv entouré de leur publicité et conférence de presse organisé par leur parti respectif.

Bonne réflexion et bonne chance devant ses messages politiques et bonne chance à tous.

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