Électorat francophone: CAQ et PQ sur le champ de bataille

Un passage à TLMEP meilleur que le lancement de son parti

Avec 11% des intentions de vote chez les francophones et 82% d’insatisfaits, le Parti libéral de Jean Charest est pour ainsi dire exclu, non du jeu électoral, mais de son champ de bataille principal: celui du vote francophone qui fait et défait les majorités dans les couronnes, à Québec et dans les régions hors-Outaouais.

Votre blogueur favori a pu consulter les tableaux complets du sondage Léger publié ce lundi dans Le Devoir, soit le premier sondage qui traite le parti de François Legault comme un parti comme les autres, c’est-à-dire sans le singulariser dans la question d’intention de vote.

Le premier constat est évidemment que la Coalition Avenir Québec domine, même sans traitement particulier, ce qui atteste de sa force. En excluant les indécis et les discrets, on note chez les francophones une intention de vote de 33% pour la CAQ, contre 20% pour le PQ. Mais il faut compter qu’environ le quart des 7% d’intentions de vote adéquistes vont se reporter sur la CAQ (voir ce calcul plus loin), ce qui porterait le match CAQ/PQ, chez les francophones à 35/20, ce qui est considérable.

C’est ce rapport CAQ/PQ chez les francos qu’il faudra suivre attentivement d’ici l’élection générale.

Notons que ce score a été atteint avant l’excellente prestation de François Legault à Tout le monde en parle ce dimanche, une présence qui lui a valu la complicité de Marina Orsini sur la question des enseignants, ce qui est, en deux mots, politiquement inestimable.

Le PQ frémit légèrement à la hausse, dans la marge d’erreur.

L’effet Layton, sans Layton

Le sondage est utile pour comprendre les forces et les faiblesses du parti de Legault.

Le besoin de changement et de nouveauté, en soi, comme le rejet des autres partis, forment le carburant principal de la Coalition : 68% des électeurs francophones potentiels de Legault le choisissent pour ces raisons.

C’est donc effectivement un vent de changement pur, comme celui qui a motivé le vote néo-démocrate du 2 mai. Cependant, le NPD avait un chef très attractif, ce qui n’est pas le cas pour Legault.

En effet, parmi les raisons de voter CAQ, les « qualités de François Legault » n’attirent que 5% des électeurs potentiels.

A contrario, parmi ceux qui refusent de voter CAQ, 15% le font sur la base des défauts de Legault. Il n’est donc ni la force d’attraction, ni la force de répulsion.

D’ailleurs à la question du meilleur premier ministre, on trouve dans l’ordre, chez les francophones, Legault à 33%, Marois à 14% et Charest à 11%. Il reste 28% d’indécis, signe que la figure de Legault n’arrive pas à capter tous ceux qui voulaient un nouveau chef. En fait, avec 33%, Legault ne tire son parti ni vers le haut, ni vers le bas.

Les idées de la CAQ n’attirent que 12% de ses électeurs. C’est peu.

Quelle importance ? L’essentiel du débat à compter d’aujourd’hui se fera à l’intérieur du bassin d’électeurs francophones actuellement attirés par la CAQ.

Puisqu’ils sont peu attirés par Legault, rien ne sert à ses adversaires de faire de sa personnalité l’enjeu premier du débat. Puisque ses idées ne sont pas, en soi, très séduisantes, pas la peine de s’acharner sur elles.

Non, le nœud de l’affaire tient à la perception, très forte, voulant que la CAQ représente le changement, la nouveauté.

La seule réplique possible est, d’une part, de contester à la CAQ la carte du changement (ce que fait d’ailleurs le PQ dans sa campagne de pub lancée ce lundi) et, d’autre part, de convaincre les électeurs caquistes que la CAQ ne représente pas vraiment le changement. Une très lourde tâche.

Des adéquistes frileux

Une partie de l’électorat adéquiste a déjà fait le transfert vers la CAQ, mais les électeurs restants semblent plus difficile à convaincre.

On note par exemple qu’à la question du « meilleur premier ministre », 47% des électeurs adéquistes préfèrent Gérard Deltell et seulement 9% François Legault – et 7% Pauline Marois !

À la question de savoir si la CAQ de François Legault représente un renouveau politique, 51% des adéquistes répondent Non ! Seulement 26% pensent que c’est le cas.

Interrogés sur le parti le mieux placé pour améliorer le système de santé, les adéquistes ne sont que 1% à penser que la CAQ répond à ce critère, contre 7% pour les libéraux et 6% pour le PQ. Incroyable !

Bref, si, comme c’est probable, la CAQ absorbe l’ADQ, elle enlèvera du jeu électoral la marque de commerce ADQ – ce qui est un objectif important, m’a récemment confié un stratège caquiste.

Mais elle n’attirera qu’une fraction du vote adéquiste restant, environ le quart, surtout si un nouveau parti de droite est créé à partir de dissidents adéquistes mécontents de la fusion avec la CAQ, ce qui est probable.

Les thèmes et la planche de salut linguistique du PQ

Les péquistes ont, toujours chez les francophones, quelques thèmes où ils sont dominants ou compétitifs avec Legault.

La CAQ « possède » pour l’instant les thèmes de l’éducation, de la santé, des finances publiques et de la corruption.

Mais le PQ « tient » le thème de la défense des intérêts du Québec : PQ 28% / CAQ 22% / PLQ 11%

Plus intéressant encore, 17% des électeurs caquistes désignent le PQ comme meilleur défenseur des intérêts du Québec.

Le PQ tient surtout le thème de la défense de la langue : PQ 44% / CAQ 17% / PLQ 5%

Étonnant : les électeurs caquistes sont remarquablement divisés sur la question. 40% pensent que la CAQ est le bon défenseur de la langue, 40% croient au contraire que le PQ est le bon défenseur de la langue.

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Sondage du 11-12 octobre, Legault avait 36% suivi des Libéraux à 22%, PQ à 18%, ADQ 9%, QS 7%, PV 5% et autre à 3%.

À la place de Legault, je serais inquiet car ça fait trop longtemps qu’il est premier dans les sondages. Sa balloune va se dégonfler.

Et il est une vraie girouette. La dernière fois, il était POUR le gaz de schiste et maintenant, il est contre à 100%. L’ADQ est POUR les gaz de schiste, la privatisaion de la santé et bien d’autres choses….Si l’ADQ décide de s’allier avec Legault, il y a bien des partisans de l’ADQ qui risquent d’aller voir un autre parti…Bizarre mais ça semble être le cas.

La performance de François Legault était excellente, mais il a eu de l’aide. Les deux « dragons » qui lui lançaient des fleurs, ça ressemblait à des retours d’ascenseur. En prime, le jab de M. Frigon à Pauline Marois, ça aide.

Je vois 2 angles d’attaque de la part du PQ (Il y en aura sûrement d’autres qui se rajouteront à mesure que les mois passent):
1) utiliser l’expérience adéquiste pour décourager les électeurs. C’est bien beau la nouveauté mais l’ADQ, c’est de la vieille nouveauté qu’on essaie de repartir sous un autre nom.
2) L’instabilité de Legault: il a renoncé 2 fois à une course au leadership parce qu’il n’était pas sûr de la gagner et il a attendu pas mal avant de lancer son parti. Que va-t-il faire s’il n’obtient, disons, que le rôle de chef de l’opposition? Va-t-il partir et laisser son nouveau parti en plan? Est-ce qu’un chef qui ne voulait qu’un seul mandat peut être considéré comme fiable?

Finalement, le PQ fait bien de mettre de l’avant son programme. Il faut se démarquer de la CAQ en offrant un vrai choix aux électeurs. En prime, quelques dossiers linguistiques chauds donneront peut-être un sentiment d’urgence qui manque en ce moment à leur clientèle-cible.

Évidemment, pour ça, faudra arrêter de faire des putsch aux 2 semaines. Faudrait se dire que, Pauline ou pas, le vrai parti dont tout le monde est tanné, c’est le PLQ. Si on coupe les chicanes, le PQ devrait commencer à remonter. Si en plus, il articule un discours cohérent, il sera en lice pour le pouvoir. Parce que ce parti a aussi un avantage sur la CAQ: l’expérience. Ça veut dire de meilleures ressources pour mettre leur programme de l’avant et une meilleure machine électorale.
Enfin, comme le dit l’expression à la mode: on verra!

Je pense que la défense des intérêts du Québec et de la place du français vont prendre de plus en plus de place dans les débats publics dans les prochains mois. Les Québécois sont en train de se choquer à petites doses au fur et à mesure que s’accumulent le mépris d’Ottawa et la dégradation de l’état du français dans la métropole.

Malgré toutes les chicanes au PQ, il faut reconnaître qu’on parle de plus en plus ouvertement de souveraineté au Québec depuis quelques mois, en tout cas bien davantage qu’on en avait parlé au cours de la dernière décennie. Ça va être intéressant d’entendre François Legault faire la défense du statu quo alors qu »il n’y croît pas vraiment.

Le parti ON de Jean-Marie Aussant (pour le peu que j’en connais: son discours à Québec)présente des idées claires et stimulantes pour les citoyens qui veulent de l’action et non seulement des paroles creuses sans conséquence. Rappelons-nous la chanson : « La veille des élections, il t’appelait son fiston… »(Félix Leclerc) Maintenant, que « Les bottines suivent les babines » et que le meilleur gagne dans l’opinion publique

La preuve que M.Legault est un opportuniste c’est que vis à vis les gaz de schiste il a changé d’opinions complètement.
Il faut remarquer cependant, qu’on n’a pas entendu le mot moratoire de sa bouche.
J’ai hâte que les médias nous parlent un peu de M.Aussant (Option Nationale)

On dirait que les médias ont reçu ordre de ne pas parler de M.Aussant, pourtant à date. je trouve que c’est lui qui a les meilleures idées.

Que connaît Marina Orsini comme enseignante?
Son opinion ne correspond pas à celle des enseignants en action et qui voient d’un mauvais oeil les évaluations. Au fait, comme Legault va-t-il procéder pour établir les évaluations?
On ne pourra pas attirer des candidats avec un 20% avec le système actuel. Il faut être très courageux pour faire une carrière dans ce domaine.
Tout le monde en parle était une émission pour mousser le parti Legaultiste avec ces deux bons amis qui lui ont envoyé des fleurs en abondance.
Guy A. Lepage a été plutôt faible dans ses questions. Le montage était biaisé… Mais le parti de Legault a atteint son sommet, il va commencer à descendre quand Gilles Duceppe va arriver si Madame Marois peut se décider à quitter.

Pour ma part, le projet de disparition des commissions scolaires est facilement attaquable.

A court terme, ça va mener à un fouillis monumental…un peu dans le style de gestion de la Ville de Montréal.

Il y a sûrement des gens qui vont sortir là-dessus pour critiquer le projet Legault!

Ce qui est frappant chez François Legault c’est le fait qu’il essaye de donner l’impression qu’il est une homme décidé et déterminé qui a des solutions à tous les problèmes, ou presque, alors qu’en réalité il n’a pas l’air de savoir ce qu’il veut vraiment.

Charest il est contre la souveraineté du Québec, on le sait.Et ce qu’il essaye de faire c’est d’étouffer pour de bon le mouvement souverainiste.

Il pense que les Québécois vont oublier ça s’il réussit à les convaincre qu’ils peuvent devenir très riches grâce surtout à son Plan Nord.

Pauline Marois, de son côté la veut la souveraineté. On le sait aussi.

Mais, si elle est pour, elle sait aussi que la souveraineté on ne pourra l’obtenir que si un bonne majorité de Québécois décident enfin de la vouloir. Il faut donc tout faire pour les en convaincre. Et c’est ce à quoi elle s’emploie.

Legault, lui, on ne sait pas ce qu’il veut, ou bien il ne veut pas le dire pour ne pas déplaire à ses éventuels électeurs

La veut-il la souveraineté ou pas au fond de lui-même ? Pas moyen de savoir.

En tout cas, une chose est sûre pour moi, c’est que si Legault opte un jour pour la souveraineté ce ne sera pas parce qu’il n’accepterait pas que le Québec n’est pas libre, ce ne serait pas parce qu’ il préfèrerait la liberté à la dépendance tant pour le Québec que pour les Québécois, mais bien plutôt parce qu’il jugerait que le Québec pourrait être beaucoup plus riche en étant indépendant plutôt qu’en restant dans la fédération canadienne.

J’espère donc que les Québécois ne vont donc pas voter pour quelqu’un qui ne verrait dans la souveraineté du Québec qu’un moyen de devenir plus riche parce que c’est, à mon avis, passer à côté de l’essentiel.

L’essentiel étant pour moi la possiblité de décider par nous-mêmes de notre avenir dans tous les domaines et non pas seulement dans le domaine économique.Le social et le culturel sont également importants alors que, pour Legault, ils ne semblent n’être qu’accessoires.

Si l’ADQ se joint à la CAQ, Québec solidaire devrait se joindre au PQ, ce qui éliminerait les extrémistes des 2 côtés, qui ne gagneront pas dans un avenir prévisible au Québec centriste.

La vraie affaire serait aussi de continuer pour fusionner la CAQ avec le PQ afin d’en faire un parti nationaliste, en attendant la venue de plus de désirs séparatistes, actuellement très minoritaires.

Nous aurions alors, un PLQ fédéraliste, nationaliste canadien et anglophile contre un parti, le CAQ_PQ_ADQ_QS nationaliste québécois francophile. Yessssssssss, un autre problème constitutionnel de réglé…temporairement. Au suivant !

Bonjour,

Dans tout cet embrouillamini, nous nous devons tous de reconnaître que la cassette du Parti Québécois traitant de la défense des intérêts du Québec ainsi que de la langue française est une vieille cassette usée dont on entend que le wow and flutter, c’est à dire le pleurage et le scintillement.

En bon stratège, Monsieur François Legault n’a qu’à surfer encore pour un bon bout de temps sur les : On verra ! Tout en étant conscient que la table est mise pour lui en se servant goulûment dans la clientèle péquiste. Le temps fera son oeuvre implacable sans que le chef de la CAQ n’ait à lever le petit doigt, si ce n’est que de s’ériger en défenseur du Québec en jouant à fond la carte nationaliste.

Pour tout observateur averti, il est bien clair que, dans ce changement de paradigme, beaucoup de québécois la plupart nationalistes veulent du changement à n’importe lequel prix, cette clientèle est celle visée par la CAQ avec son approche ciblée tout en douceur.

Le temps faisant bien son oeuvre dans la situation actuelle, simplement gagner du temps en spéculant sur l’implosion du Parti Québécois est winner pour la CAQ, en sachant bien que la marmite du Parti Québécois est en train de sauter, l’animosité entre les nationalistes québécois étant à son comble. Tellement qu’il faut bien poser cette question : Est ce que les nationalistes québécois en sont rendus au point de se détester férocement entre eux beaucoup plus que ceux ci détestent le soi disant ennemi à abattre, soit les Fédéralistes Canadiens ? En constatant la virulence de la rage accumulée suite aux différents crêpages de chignons entre péquistes ainsi qu’envers les autres factions nationalistes, Monsieur François Legault laboure dans un terreau fertile.

En terminant, ce sondage représente une tendance maintenant devenue structurelle, ce qui n’augure rien de bon pour le Parti Québécois rendu au bout du rouleau, ayant le visage écrasé dans le mur. En constatant sur les blogues pour nationalistes seulement, comme ceux de Vigile.net et du Voir, il est d’une évidence crasse que des tests de pureté idéologique ont pris place entre les intervenants, ce qui n’augure rien de bon pour la suite des évènements, surtout avec quelques coups de sonde mensuels d’ici à 2 longues années….. Bien à vous, John Bull.

Je crois que le temps joue contre Legault sur deux plans: 1) l’usure, qui le rendra déjà «prêt-à-jeter» après seulement quelques mois, et 2) le manque de cohérence (je-te-dis-je-me-dédis), que ses adversaires lui remettront sur le nez. Je crois également qu’il sera très faible lors des moments chauds d’un débat.

Quant au PQ, si Mme Marois reste aux commandes, il se dirige droit sur le mur.

Monsieur Legault va dominer jusqu’à une éventuelle démission de Pauline Marois. Après,l’intensité de la lutte CAQ/PQ sera déterminée, à mon humble avis, par le nouveau leader péquiste. Si madame Marois résigne enfin, le Parti Libéral trépasse. L’Assemblée Nationale sera, après les élections, dans sa presque totalité constituée de nationalistes . Le débat ne se fera plus entre fédéralistes et séparatistes mais entre souverainistes pressés et souverainistes patients.

@ bouchecl

Sur quel planète vivez-vous? On parle de plus en plus de souveraineté? Si le PQ embarque là dedans ils sont cuits.

De toute façon, ce n’est que la CAQ qui peut perdre ses élections. Après ce passage à TLMEP et une possible fusion avec l’ADQ, la CAQ pourrait approcher dangereusement du chiffre magique de 50%!!!

Avec la bataille de titan que ce livrera CAQ-PQ-PLQ, il ne restera que des miettes pour ON et QS.

Jusqu’à présent, Legault est vraiment sans faille depuis le mouvement de la coalition et la formation du parti. Il va notamment pouvoir attirer des candidats de grandes qualités qui normalement ne se lancerait pas en politique pour deux raisons: le changement qu’il propose et il est premier dans les sondages.

Je souhaite ardemment une victoire de la CAQ pour la société québécoise puisqu’en plus d’une nouvelle approche politique, le PQ et le PLQ retourneront sur la planche à dessin et c’est toujours salutaire de se remettre en question.

Vraiment du très beau travail.

« La CAQ « possède » pour l’instant les thèmes de l’éducation, de la santé, des finances publiques et de la corruption. »

LA CAQ « possède » le dossier de la corruption ? Aberrant. Considérant que pendant un an ils ont occupé la scène médiatique en mettant de côté ce dossier pour parler des « vraies affaires ». Legault s’était même permis une remarque sur la nécessité de « laisser faire le travail policier » (Ça vous rappelle personne ?).
Et ce n’est qu’acculés (encore une fois comme l’autre cravaté) par la sortie surprise par R-C du rapport Duchesneau et la vague de colère des Québécois (alors même que le duo caquiste était en tournée promotionnelle auprès des chambres de commerce du Québec) qu’ils sont sont résignés à demander, 2,5 ans après tout le monde, une CEP sur la corruption. Pour changer d’idée 2 ou 3 jours plus tard en se rabattant sur une commission à huis clos (pour « protéger la preuve », encore une fois comme vous savez qui).

Et de ne proposer que des mesures ciblées et parcellaires (toujours comme notre corrompu national).

Sans compter le rôle qu’avait joué jadis Charles Sirois, ex-recruteur de Charest, dans l’affaire des FIER (le premier des inombrables scandales qui nous a laissé voir qu’il y avait quelque chose de pourri dans le royaume du Québec).
Et le fait que ce président de la CIBC n’est sûrement pas bien placé pour garder une saine distance entre le milieu financier et le monde politique.
La gestion à la H-P Rousseau de Téléglobe.

Et la curieuse attitude d’utiliser un trou dans la loi sur le financement des partis politiques pour fonctionner pendant un an comme mouvement, permettant (outre de choisir quand ou sur quoi intervenir, esquivant ainsi les questions « enbarassantes ») de faire le plein de dons politiques. Pour ne devenir à la mi-novembre un parti assujeti à cette loi à partir de la mi-décembre: donc deux mois pendant lesquels les « amis » pourront cotiser le maximum de 1 000 $ / an (en plus de l’argent donné au « mouvement » CAQ antérieurement) et repartir le compteur à 0 le 1er janvier. Les caisses de la CAQ vont déborder en prévision d’élections au printemps.
C’ets tout ce qu’il y a de plus légal. Mais dnas le contexte de corruption et de collusion généralisées, c’est, disons, inélégant. Une vraie manoeuvre de financier.

Bref, que la CAQ « possède » le sujet de la corruption (alors que l’ADQ, le PQ et Québec Solidaire ont, eux, lutté pendant 2,5 ans contre ce fléau), c’est aussi aberrant que si l’ADQ dominait le sujet constitutionnel ou le PQ celui de l’unité interne.

Il y a vraiment quelque chose d’étrange dans le monde politique présentement.

Legault: une création des médias
Depuis neuf mois, tous les médias n’en ont que pour Legault. Il n’a pas besoin de se payer de la réclame. Tous les méfias lui en fournissent gratuitement. Les oligarques financiers, qui dirigent vraiment les destinées du Québec, font sa promotion de façon qui est devenue indécente. Par exemple, le 14 novembre dernier, M. Aussant a annoncé la naissance de l’Option nationale. Il n’a eu droit qu’à un simple entrefilet à Radio-Canada. Le 15, Legault annonçait .officiellement. la création de ;la CAQ. Depuis, tous les jours, soit dans la presse écrite, soit à la radio, soit à la télévision, on parle cde la CAQ.
Dans ce texte de M. David, son ombre n’y apparaît pas du tout. Même vous, M. Lisée, depuis, n’avez-vous daigné y faire la moindre allusion.
Il faut comprendre que nos journalistes, tous nos journalistes, sont sous la férule d’un oligarque financier auquel ils doivent plaire s’ils veulent garder leur emploi.
Notre presse est libre en tout temps de plaire à ses propriétaires.

« La dernière fois, il était POUR le gaz de schiste et maintenant, il est contre à 100%. »

C’est faux. Ré-écoutez attentivement ce qu’il a dit à TLMP. Quand on a affaire à un politicien, le choix des mots prononcés et surtout de ceux qui ne le sont pas sont extrêmement importants.

Il n’a jamais dit qu’il imposerait de moratoire le temps qu’on aie des techniques sécuritaires, un plan de développement et des garanties environnementales (pas plus qu’il n’a parlé de protéger les terres agricoles). Il a juste dit que « pour l’instant » les techniques n’étaient pas au point et qu’on pourrait voir dans 5 ou 10 ans.

Mais sans moratoire, c’est exactement le discours de Charest et même celui de Bouchard (l’avocat-lobbyiste de Talisman). Ce dernier a même été plus ferme il y a peu: « Le développement des gaz de schiste se fera dnas le respect de l’environnement ou il n’y en aura pas!!! ».

Je répète que sans moratoire, l’exploration continue sous couvert d’une soit-disant « étude environnementale sstraégique ». Et la raison pour laquelle tout tourne au ralenti dans ce dossier, ce n’est pas parce que Charest est ferme (qui le croirait), mais bien parce que la surporduction aux États-Unis a fait dégringoler le coût du gaz, rendant le développement de nouveaux projets non rentables…pour l’instant.
Bref, sans moratoire, une brusque flambée du prix du gaz et les « pépines » vont se remettre en marche.
Ce n’est ni Charest, ni Sirois-Legault qui veulent les arrêter (tout au plus les pousser à être plus « discrètes », c-`-d hypocrites).

Si vraiment Legault était sérieux et voulait vraiment tenir tête à son pourvoyeur Sirois en arrêtant les gaz de schiste pendant au moins 5 ans, il promettrait un moratoire pendant au moins son premier mandat.
Il ne l’a pas fait (au contraire, cet été, il a dit de ceux qui voulait un tel moratoire temporaire qu’ils « devaient cesser d’être dogmatiques »).

Tirez vos conclusions.

Les vraies affaires ce ne sont pas les sondages et les prévisions. Parce que tant que les bulletins de votes ne sont pas complétés tout peut arriver.référence à la vague orange que les sondages on vu seulement une fois qu’ils ont été submergées jusqu’au cou.
Les vraies affaires ce sont nos choix et ça il faut développer la capacité des citoyens d’imposer la volonté démocratique au politique.
Une participation citoyenne des blogues régionaux et provinciaux sur le site de l’assemblé nationale.
Soumettre les votes de la chambre aux citoyens vis internet.
Et donner des mandats a durée déterminéde 7ans pour réaliser des projets à plus long terme. Mais avec possibilité une évaluation annuelle via internet de chaque électeur satisfaction du gouvernement global tout les élus. Quelle note donnez-vous au gouvernement êtes-vous satisfait du travail de l’élu de votre comté et du gouvernement global. Si la note de passage d’un élu n’est pas atteinte 60%, il doit retourner en élection. S’il n’obtient pas la note de passage 3 années consécutive, il est remercié. Pour le pouvoir du gouvernementil est gouverné par un premier ministre élu indépendament de son parti comme au municipal. Pour les postes de ministres on réduira le nombre de ministères les postes seront votés(par l’ensemble des électeurs) parmi les élus qui se présenteront aux postes de ministres. On nomera des organisations à l’extérieur du politique comme le bureau du vérificateur généra(qui évalu les pratiques et performances des ministères et sociétés d’états), le bureau d’enquête sur la corruption et la collusion(qui évalue les performances et pratiques des élus et des fonctionnaires), et un bureau de développementet d’évaluation de projets d’économie sociales, un bureau de protecteur du citoyens avec plus de pouvoir d’enquête et de lattitude pour prendre des mesures pour rectifer des injustices soit d’exécution de jugements et de mesures de réparation envers des victimes de décisions juridiques, politiques, ou abus de pouvoir ou de décisions prises par des élus ou des travailleurs de l’état qui ont conséquences sur la vie de citoyens. Rendre imputable les politiciens et employés de l’état à l’égard de leur décisions et de leur interventions.

@john bull
vous avez en partie raison de parler de la lente disparition du pq! en tant qu’indépendantiste je ne voterais pas pour pauline qui ne semble même pas être souverainiste!

de la même façon et encore plus je ne voterai sûrement pas pour les caqueteurs les grands défenseurs du fédÉralisme: quand on defend le statu quo c’est qu’on est fédéraliste.

au risque de me répéter, la caq est le parti des fédéralistes honteux qui ne savent plus pour qui voter; honteux d’avoir choisi charest et honteux de ne pas avoir d’autres choix que de s’en remettre à un ex-péquiste… les souverainistes, et il en reste même si vous en faites de l’urticaire, n’iront pas tous voter pour un ex-ministre qui promet de tout faire ce qu’il n’a pas fait quand il était ministre… même si plusieurs de ses idées sont intéressantes, par ailleurs.

c’est pas parce que john bull pleure à chaque fois qu’il entend le mot souverainiste ou nationaliste que ceux-ci vont disparaître; probablement qu’ils vont aller dans un parti qui n’a pas peur de parler de souveraineté…
ou mieux pauline va laisser sa place à quelqu’un intéresser à faire la souveraineté plutôt qu’à faire un bon premier ministre.

à force de dire que le bon peuple n’est pas prêt à parler de souveraineté, le bon peuple à fini par le croire; pauline s’est tiré dans le pied en convaincant ses propres partisans qu’ils n’avaient plus de raison de voter pour le pq!!!

et si on essayait de parler de souveraineté et de la place de la nation québécoise dans le monde…plutôt que de faire semblant que tout va bien dans le canada que les québécois sont aimés!!! et respectés… que le canada et le québec ont une foule de points en commun comme le démontre toutes les nouvelles lois du gouvernement harper…

ça prendrait un nouveau show de boucane et d’amour comme en 95, pour nous en convaincre.

Cocio se demande ou nous demande : « Et il arrive quoi de ON et QS ? ».

Rien, M. ou Mme Cocio, rien du tout. Ces 2 partis trainent de la patte, pour l’instant.

TLMP:gros hit de Legault grâce à de bonnes questions de Lepage et grâce surtout aux deux poids lourds de l’économie et de la fiance invités pour booster Legault avec en prime l’intervention divine de Marina Orsini: la cerise sur le gâteau quoi!
Pas étonnant que ce Legault qui est plein de contradictions concernant les minières et le gaz de schiste s’en tire à bon compte d’autant plus que toute l’équipe de TVA/LCN et QMI travaillent d’arrache-pied pour mousser son option.Un autre Charest en perspective avec un discours On Verra.

Au-delà des sondages et de leurs pourcentages, voire du changement que souhaiterait l’électorat, c’est la « marchandisation » du (ou de la) chef qui, au bout du compte, fera effet. Rappelons-nous les dernières élections fédérales. Au tout début, le Bloc semblait s’acheminer vers une autre confortable majorité de députés au Québec. Puis vint le débat des chefs à la télé, dont feu Jack Layton est sorti grand gagnant. On connaît la suite… Selon toute vraisemblance, nonobstant la substance du parti en cause, le même phénomène risque de se répéter lors des prochaines élections provinciales : celui ou celle dont le charisme agira le plus au cours du débat télévisé remportera les prochaines élections.

Dans un autre ordre d’idée, existe-t-il une dénomination consacrée pour désigner les partisans de la CAQ? Les « caquistes »? Les « coalitionnistes »? Les « aveniristes »?

Certains, même beaucoup de gens, comparent la popularité de la CAQ à celle du NPD au Québec.
Il est intéressant de noter que ce matin dans Le Devoir il y a un article concernant la perte de terrain du NPD au profit du Bloc Québécois.
Est-ce que la CAQ va suivre la même trajectoire que le NPD??

Franchement, M. Lisée! Analyser les résultats d’un sondage qui ignore Option Nationale, c’est inutile.

Ce nouveau parti est mené par un économiste. Ses récentes propositions sont très intéressantes. Il jouit maintenant de l’appui tacite de Jacques Parizeau, patriote crédible s’il en est un.

Je comprends que vous n’avez pas écrit les questions du sondage. Par contre, vous êtes celui qui n’a pas mentionné cette lacune dans votre analyse.

Vous êtes très intelligent et vous mettez beaucoup de recherche et d’efforts dans vos commentaires. Je ne peux que présumer que vous ayez sciemment ignoré ON aujourd’hui. Pourquoi?

Je me questionne sur ce qui se passe entre les deux oreilles des québécois.

Voilà un sondage qui nous raconte une bien mystérieuse histoire :

1- l’électorat francophone n’adhère pas aux « qualités » de Legault. Il n’y a, en effet, que 5 % de cet électorat qui voteraient pour la CAQ sur la base des qualités de son leader;

2- si les québécois ne sont que 5 % à admirer ses qualités, comment peut-il être considéré comme le meilleur PM par 33 % de l’électorat ? Il y a donc 28 % de cet électorat qui considèrent Legault comme le meilleur PM, mais n’admirent pas ses qualités. ALors sur quoi ces électeurs se basent-ils pour le considérer comme le meilleur PM ?

3- les idées de la CAQ n’intéressent que 12 % de l’électorat;

4- alors si Legault n’intéresse pas vraiment les québécois comme PM et qu’ils ne sont que 33 % à le considérer comme le meilleur PM ou plutôt comme le moins mauvais, si les idées mises de l’avant par la CAQ n’intéressent que 12 % de l’électorat, sur quoi au juste ce même électorat se base-t-il pour donner son appui à Legault ?

5- les 68 % de francophones qui ont l’intention de voter CAQ pour des raisons de nouveauté et de changement, ils prennent leur certitude où exactement ? S’ils ne considèrent pas les qualités de Legault comme dignes d’intérêt et si les principes défendus par la CAQ ne leur semblent pas plus intéressants, pourquoi lui donner le pouvoir ?

6- autrement dit, comment peuvent-ils percevoir la CAQ comme un vecteur de changement et de nouveauté s’ils ne voient rien de particulièrement intéressant dans son leader ou dans les idées qu’il met de l’avant. Elle est où la nouveauté, il est où le changement ?

7- comment peut-on avoir envie de voter pour quelqu’un dont on admire ni les qualités, ni les idées ? Où les québécois prennent-ils leur définition de changement et de nouveauté et quel est leur intérêt à voter pour un changement et une nouveauté qui se traduisent normalement dans les principes défendus par un parti, si ces principes ne les intéressent pas ?

8- pourquoi voter pour du changement, alors que les idées qui manifestent ce changement ne sont partagées que par 12 % de l’électorat et si les qualités du leader qui incarne ce changement ne sont considérées comme intéressantes que par 5 % de l’électorat ?

9- pour quoi au juste les québécois ont-ils l’intention de voter ?

Jean-Martin Aussant est vraiment intéressant à écouter. J’aime beaucoup son LIT! C’est quoi son LIT? C’est pour résumer ce qu’est la souveraineté: Le rapatriement des nos Lois et de nos Impôts; la capacité de signer tous nos Traités. LIT, c’est simple mais c’est essentiellement ça! Merci monsieur Aussant!

J’en suis rendue à penser que les citoyens ne réfléchissent plus, ne s’intéressent plus au programme des partis ou à leur leader et que finalement ils votent pour celui que flattent les médias, celui auquel on donne de multiples tribunes et qu’on ménage, lui évitant d’avoir à se prononcer, minimisant systématiquement ses bourdes ou ses contradictions et dont on met de l’avant deux principes vides de sens et de contenu, changement et nouveauté.

Je n’en fait pas le reproche aux médias, ils ont sans doute des intérêts à défendre, mais je n’en reviens pas de la stupidité des citoyens. Qu’une population puisse faire preuve d’une ignorance et d’un manque d’intérêt aussi absurdement abyssaux relève du cauchemar.

@Gilles Bousquet

Il est impossible que QS joigne cette coalition. Ils sont tellement à gauche… ou à gaugauche…

Pour le PQ, je suis d’accord qu’il faudrait qu’il joigne la CAQ temporairement et après un mandat, il pourrait se repositionner. De toute manière, Legault essaie de rénover l’État pour mieux faire un référendum. On entend toujours, « pas avant 10 ans » comme réponse de sa part au sujet de la souveraineté.

Lorsqu’il y aura un affrontement avec Ottawa (comme c’est toujours le cas) après qu’il eu complété ses projets, qu’est-ce que vous pensez qu’il va dire Legault, surtout après avoir redonné confiance à tous les Québécois qui auront repris contrôle de leurs institutions? J’imagine la phrase suivante: « Le Québec a atteint la limite de ce qu’il peut améliorer au sein de la fédération canadienne. Pour avoir le plein contrôle de sa destiné, il doit devenir un pays. »

@ Linda Hart

La condescendance à son meilleur Mme. Hart.
C’est pas parce que les gens ne pensent pas comme vous qu’ils ont nécessairement tort.

Mais comme le dit l’expression : « It must be lonely at the top ».

On jase, là…
Si on se fie au Léger-Léger, il y a 9% qui disent qu’ils ne voteront pas, et 2% qui ont refusé de répondre. Est-ce à dire que le prochain scrutin aurait un taux de participation de 89%? Il devrait être de 65-70% au bas mot. Reste maintenant à savoir quel parti regroupe ceux qui ont une opinion mais qui n’iront pas voter.
Aussi: ce n’est p-e pas une si bonne idée de répartir les indécis. Il est très possible que, majoritairement, ils ne voteront pas. Supposition qui en vaut une autre: Avant, ils se faisaient une idée le jour de l’élection. Maintenant, ils s’en crissent.

Je ne partage pas du tout votre estimation de transfert d’Adéquistes vers la CAQ. Dans mon livre à moi, c’est plutot les 3/4 qui vont aller chez la CAQ.

Présentement, ca donnerait un balayage de la CAQ, plus de 100 députés.

La question qui tue? Est-ce que votre Pauline va démissionner après la défaite dans Bonenvature (je rappelle que le PLQ ne fait que 11% chez les Francos)

Monsieur Legault est une fabrication des libéraux pour succéder en douce à Jean Charest. Me semble en tout cas.

Il tient les mêmes propos que bien des ministres libéraux. Parfois même, la voix est pareille, comme si monsieur Legault suivait ses cours d’expression et de pose de voix des mêmes profs.

Monsieur Legault n’est toujours pas branché entre Québec Solidaire et l’ADQ? Voyons donc. Les deux sont respectables, mais dans la vie on fait des choix. Legault joue au yes man. Comme dit son ami Charles, on verra.

Je n’ai aucun reproche à l’endroit de monsieur Legault. Ce dont le Québec a besoin cependant, c’est d’un homme ou d’une femme d’état, ce que monsieur Charest aurait pu être s’il ne donnait pas continuellement l’image d’avoir la patte attachée à un empêchement majeur qu’on ne voit pas ou qu’on ignore.

Madame Marois, que j’estime pour l’ampleur de son expérience et sa ténacité, si elle est prête n’importe quand pour réaliser la souveraineté, ne semble pas sûre de vouloir lancer le processus par elle-même. C’est un feeling. Je crois qu’il faut une personne, bien sûr expérimentée, bien sûr bilingue si on veut pas faire rire de nous, bien sûr maître de soi parce que nous on aspire à être maîtres chez nous depuis Jean Lesage et Daniel Johnson père, et surtout depuis l’électrifiant René Lévesque, mais bien sûr allumée, inspirante, déterminée, rompue à la vie parlementaire et aux liens internationaux.

Qui serait capable d’énoncer, froidement en ce qui a trait au dossier et chaleureusement en ce qui a trait à son énoncé, un politique de réappropriation de nos terres et de nos mines en coopération avec les autochtones afin que notre bilan au chapitre du développement véritable* du Québec soit positif et progresse?

* Je fais référence à « l’indice de développement véritable » énoncé par Harvey Mead sur le site Planète Terre.

Monsieur Gauthier, ingénieur géologue de renom, exprimait hier sur SRC que les Québécois font partie de la première main mondiale en génie minier avec les Australiens notamment. En conscience, on ne peut plus se satisfaire alors d’être porteur de minerai ou de poches de patates. Le Québec est à nous, parce que le Québec c’est nous.

Qui répondra présent quand le Québec appellera à la rescousse une femme ou un homme d’état? C’est pas tout que la personne soit là; encore faudra-il qu’elle se lève pour qu’on la voie.

@Yann
qui s’interroge en posant la question fondamentale suivante:

« Dans un autre ordre d’idée, existe-t-il une dénomination consacrée pour désigner les partisans de la CAQ? Les « caquistes »? Les « coalitionnistes »? Les « aveniristes »? »

Réponse: Les membres ou partisans de la CAQ sont officiellement désignés comme des « Caquettistes ».

Z

Monsieur Lisée, c’est bien beau le vote francophone, mais vous occultez dans votre chronique le fait que les Libéraux gardent la majorité absolue chez les anglophones, et qu’ils sont 2e derrière le CAQ dans les intentions de vote totales. Ils sont devant le PQ, ne vous en déplaise.
Vous semblez prétendre que les Libéraux sont morts et enterrés, pour l’élection à venir. Le lancement du parti a encore prouvé que les québécois sont encore près à gober les paroles de Jean Charest à l’occasion. Tout le monde se souvient du « on verra », qui est devenue dans ce sondage la principale raison de ne pas voter CAQ (« l’ambiguïté des idées » à 28%). C’était une boutade essentiellement sans mérite, considérant que personne actuellement n’a un programme mieux défini que le CAQ pour les élections à venir. Pour moi, c’est la preuve que Jean Charest a encore de la crédibilité aux yeux du public. C’est un constat bien déprimant.

Le problème se trouve aussi dans le peuple qui ne fait plus la synthèse de son identité collective cela va plus loin comme constat que les catégories d’un sondage qui détermine par un oui ou un non la connaissance des dossiers de la société chez ceux qui sont (les individus) sélectionnés pour représenter les Québécois à travers un sondage.

Le changement oui à l’intérieur des institutions existantes du statut de province du Québec, du rapport existant du Québec avec un pouvoir central fédéral qui a peu d’égards pour les francophones donc la majorité des Québécois.
Le gouvernement Harper est rejeté par 85% des Québécois mais selon la partie fédérale du sondage, la majorité des Québécois se partagent dans la division entre le NPD et un Bloc en hausse pour s’opposer au gouvernement Harper en ayant dilapidé le 2 mai la force de frappe du Bloc qui a contribué grandement à tenir minoritaire le gouvernement réformiste-conservateur pendant 5 ans.

Ce changement souhaité à Québec ne procède pas d’un vote pour un contenu distinct que serait le changement. Le changement ce n’est jamais le changement pour le changement sinon c’est une absurdité!

On vote pour un changement au Québec concrètement et intelligemment pour sauver le français ou non, pour une politique plus égalitariste de gauche ou individualiste de droite pour mettre fin à la corruption. Or, la première partie du sondage met essentiellement l’accent sur le changement pur d’équipe gouvernementale, de politiciens et sur l’arrivée d’un nouveau parti politique.

L’électorat lui même à travers les sondages fait la confession d’une irresponsabilité, d’une acceptation complète du statut de consommateur à la place de celle de citoyen et d’une complaisance ouverte envers sa propre bêtise populaire, je rejoins ici l’article récent de J.Facal qui décrit un peuple de cocus contents ouvert à un masochisme indescriptible!

Tout cela pour dire que si le peuple est souverain une fois par 4 ans en allant assez souvent jusqu’à voter contre lui même. Cela donne raison à mon opinion de blogueur que devant un électorat si sensible aux figures ou aux grandes images que Pauline Marois inévitablement doit compter ses jours comme chef du PQ parce que son image populaire est invalidée.

Le champ de bataille de l’opinion francophone est inexistant à moins qu’un nouveau chef se pointe au PQ. Puisque le même électorat apte au changement mais non dérangeant ne veut pas donner de chances aux politiciens d’expérience à Québec mais pas davantage au parti d’A.Khadir jugé trop à gauche. Reste un nouveau chef issu du PQ ou l’arrivé de G.Duceppe à Québec pour bousculer le confort tranquille de F.Legault.

Guy A. Lepage a été pitoyable dans ses questions …Quand il a demandé à Legault la raison pour laquelle Mme Marois ne réussissait pas et que ce dernier a répondu comme tous les bons fédéralistes, c’est son option qui lui cause son problème. À la place de Guy A, Lepage, je lui aurait répondu du tac au tac, pourtant avec Duceppe, le PQ arrive premier dans les sondages. Là, Legault aurait patiné un méchant coup. Les journalistes l’invitent comme un sauveur sans lui poser les vrais questions…si le PQ prend le pouvoir, est-ce que vous allez être du camp du NON ou du OUI? Là, on est doux avec lui et on prend le soin d’inviter des hommes d’affaires pour le flatter.

Je suis d’accord avec Mme Hart, les gens votent sans prendre connaissance du programme des différents partis. C’est un peu comme dans Star Académie, ils votent pour celui qui se présentent le mieux et qui est le meilleur vendeur. Peu importe son programme, plusieurs Québécois doivent tomber en amour et le fut Premier Ministre doit avoir un très bon charisme.

La force ou la faiblesse du Québec, séparé ou non du Canada, lui vient « de son état de santé économique ».

Qui peut affirmer que le Québec qui reçoit 8 milliards par année, la très grande partie de ce qui est payé de péréquation au Canada, est une province aussi prospère que la moyenne canadienne ?

Faudrait commencer par rendre les Québécois, individuellement et collectivement, plus prospères, plus indépendants de fortune par la scolarisation et par l’esprit d’entreprise, ce qui assurera mieux la pérennité du français et de la culture québécoise.

La pauvreté c’est l’asservissement et le manque de moyens, les pauvres le comprennent très bien.

Les Québécois francophones sont partis de loin, ils ont avancé, très bien mais ils manquent encore de moyens.

Si le Québec pouvait arriver à payer 8 milliards de péréquation aux autres provinces, à la place de recevoir ce montant à chaque année, devant le fédéral et les autres provinces, nous aurions plus, le gros bout du bâton dans de futures négociations.

On dirait que tous les commentaires précédents faisant allusion à Option Nationale ont été télécommandés par une personne… peut-être M. Aussant a-t-il beaucoup de temps libre.

Non mais sérieusement ON (comme l’appelle les 3-4 supporters de ce »mouvement ») n’intéresse vraiment personne, mis à part certains cégépiens apparentés à Jacques Parizeau!

F. Brosseau

@Francis S.

Je questionne tout simplement la logique de la position des électeurs.

Vous n’avez rien à répondre, alors vous parlez de condescendance. Je ne questionne pas l’adhésion à la CAQ, je questionne l’adhésion à un parti sous prétexte de nouveauté et de changement, alors qu’on apprécie ni les idées, ni le chef dudit parti.

Expliquez-moi ce qu’il y a de condescendant à se questionner sur la santé mentale de gens qui votent pour un concept vide de sens et de contenu comme le changement dans un contexte où ils affirment ne pas être intéressés par les idées ou par le leader qui incarne ce changement.

Votre affirmation qui veut que je sois condescendante envers ceux qui ne pensent pas comme moi est parfaitement fallacieuse. Je ne suis pas condescendante parce que je questionne l’illogisme total de cette position de l’électorat et si vous y voyez un iota de sens commun, j’aimerais que vous me le fassiez partager.

De plus, je n’ai rien contre ceux qui ne pensent pas comme moi, à la condition qu’ils pensent avec leur cerveau et non avec leurs pieds.

Je me fiche que toute la chrétienté vote pour la CAQ, mais pas qu’elle confie les rênes du pouvoir à un individu qu’elle n’apprécie pas particulièrement et dont elle ne partage pas les idées, sous le seul prétexte de la nouveauté ou du changement.

Il y a peut-être comme une limite à se conduire comme un troupeau de décérébrés. La gestion de l’État est une chose sérieuse, qui implique la collectivité et son argent. Il me semble pour le moins inquiétant de constater l’insoutenable légèreté d’un argument qui n’a aucun fondement, aucun contenu et qui s’articule finalement sur une approche parfaitement imbécile et contradictoire.

Voter pour le changement implique d’abord que ce qui est proposé en soit un et aussi que celui qui adhère soit en accord avec les propositions de celui qui incarne ce fameux changement. Ce qui n’est pas le cas ici.

Quelle est donc la part de la logique dans un tel choix ?

Laisser moi décider quand je vais mettre mon bulletin dans l’urne,mais,Charest je t’exclue,tu me fais vomir.

@ Gilles Bousquet (# 39):

« Faudrait commencer par rendre les Québécois, individuellement et collectivement, plus prospères, plus indépendants de fortune par la scolarisation et par l’esprit d’entreprise, ce qui assurera mieux la pérennité du français et de la culture québécoise.

La pauvreté c’est l’asservissement et le manque de moyens, les pauvres le comprennent très bien. » (sic)

Comme vous avez raison mais c’est un GROS contrat de vouloir changer la mentalité du Québec-éternelle-victime-du-gros-méchant-fédéral qu’entretienent nos gauchisto-séparatistes.

Pendant que nous caquetons, l’Empire établit, consolide ses assises…

Québécois, québécoises, réveillons-nous, indignons-nous. C’est assez!

Il y a plusieurs poulains dans l’écurie des marais et bientôt, ils seront tous dans la même course. Cela s’appelle « diviser pour régner… » et ça fait trop longtemps que ça dure!

L’heure est venue de nous unir. Un peuple uni…

« Je n’ai aucun reproche à l’endroit de monsieur Legault. Ce dont le Québec a besoin cependant, c’est d’un homme ou d’une femme d’état, ce que monsieur Charest aurait pu être s’il ne donnait pas continuellement l’image d’avoir la patte attachée à un empêchement majeur qu’on ne voit pas ou qu’on ignore. »

En fait, j’ai toujours pensé que Charest est un « gars de marketing »: chargé de « vendre » son parti (que ce soit le parti progressiste-conservateur aujourd,hui défunt ou le PLQ) auprès des électeurs. Mais sans aucun plan, sans avoir la moindre idée de ce qu’est un homme d’état. Un vendeur tout simplement.
D’ailleurs, quand j’étais jeune, je m’étais amusé à un petit jeu: je demandais à un peu tout le monde, ce que les différents politiciens pourraient être s’ils n’étaient pas en politique. Celui qui obtenait le plus largement le même type de réponse était Charest:
– vendeur de voitures
– vendeur d’électro-ménagers
etc.
Toutes les réponses tournaient autour de ce thème: un vendeur de quelque chose.
(P.S. Réessayez ce jeu avec les différents politicens autoour de votre entourage, et auprès de vous-mêmes, c’est assez révélateur)

Quand on a de bonnes notions de marketing, on peut constater que Sirois est allé chercher un « vendeur », Legault, pour représenter son parti. Écoutez Legault et analyser ses « prises de position »:
– ni gauche, ni droite
– ni souverainiste, ni fédéraliste
(Bref: Ce qu’il faut pour aller chercher la gauche, la droite, les souverainistes, les fédéralistes, etc., puisque chacun est libre d’interpréter à sa manière ces « positions » en y projetant ses propres aspirations. Un peu comme une prédiction astrologique, qui est plus « vraie » quand elle est plus vague).
– en faveur des gaz de schiste, mais prétendant qu’on est « pas prèts », peut-être dans 5 ans ou 10 ans…Mais pas question de moratoire, même pas un moratoire de 5 ans (pourquoi si on veut attendre au moins 5 ans?), parce que (dixit) « il ne faut plus être dogmatique ». Exactement le discours de Charest et de l’industrie: On fait croire qu’on veut respecter l’environnement et l’agriculture (« Exploitation respecteuse de l’environnement ou pas du tout », d’après Bouchard, le lobbyiste de Talisman), mais dans les faits, on garde la porte ouverte aux gazières.

Et c’est de même sur tout les sujets. Marketing, maketing.

« @ Linda Hart

La condescendance à son meilleur Mme. Hart. »

Pourtant, elle disait:
» Je me questionne sur ce qui se passe entre les deux oreilles des québécois.

Voilà un sondage qui nous raconte une bien mystérieuse histoire :


7- comment peut-on avoir envie de voter pour quelqu’un dont on admire ni les qualités, ni les idées ? Où les québécois prennent-ils leur définition de changement et de nouveauté et quel est leur intérêt à voter pour un changement et une nouveauté qui se traduisent normalement dans les principes défendus par un parti, si ces principes ne les intéressent pas ?

8- pourquoi voter pour du changement, alors que les idées qui manifestent ce changement ne sont partagées que par 12 % de l’électorat et si les qualités du leader qui incarne ce changement ne sont considérées comme intéressantes que par 5 % de l’électorat ?

9- pour quoi au juste les québécois ont-ils l’intention de voter ? »

Questions pertinentes à mon avis. Et qui pose l’incohérence de nombreux électeurs.

Invitez Jean Martin Aussant à TLMEP , comme Legault , et vous verrez une hausse rapide dans les sondages de l’ON . Depuis Pariseau, c’est le premier politicien articulé , qui mise sur l’intelligence de l’électeur. Si , dans les médias ,on lui accordait le même temps que la »baloune » Legault (après tout ,jusqu’à nouvel ordre, Aussant a un représentant en chambre, contrairement à Legault ). À la prochaine élection , j’espère qu’on invitera Aussant dans les débats

« sur quoi au juste ce même électorat se base-t-il pour donner son appui à Legault ? »-Linda Hart

Je crois que vous le savez deja. Les Quebecois veulent se sortir du tandem PQ/PLQ, ou si vous preferez, de ne plus se sentir obligés de voter PLQ si on ne veut pas voter pour un parti separatiste.

Les Quebecois veulent se sortir de ce chantage.

Oui c’est une notion de changement, mais une notion de changement profond dans la dynamique politique au Quebec! On ne parle pas de changement par monontonie politique. Il est tout sauf « superficiel ». Au contraire, ca risque d’etre un changement tres profond menant a la radicalisation du mouvement souverainiste.

Et force est d’admettre que le programme de Legault est tres attirant, tiraillement constitutionnel en moins.

Quand j’ai entendu Figon dire qu’il avait quitté la SAQ à cause de Madame Marois, j’ai dit à ma blonde: c’est TARMINÉ pour Pauline. C’est le baisée de la mort

@Bousquet. SVP, les 8 milliards de péréquation c’est notre argent qui nous revient de cette manière plutot que de nous revenir en contrats pour les bateaux.
l’Ontario recoit 2 milliards de péréquation. Allez vous dire qu’elle est pauvre aussi?

@ Z

Vous ne manquez pas d’humour, et c’est tout à votre honneur, mais j’attendais pour ma part une réponse sérieuse. Quelqu’un saura-t-il éclairer ma lanterne (relativement à la question du commentaire 23)?

M. Doc, oui, l’Ontario est actuellement pauvre avec ses énormes déficits causés par son industrie automobile en difficulté.

Voici les 6 provinces pauvres canadiennes sur le site Internet suivant :

http://www.fin.gc.ca/fedprov/eqp-fra.asp

Le Québec reçoit presque 50 % de la péréquation totale. Nous recevons 4 fois plus de péréquation que l’Ontario même si leur industrie automobile est déficiente. Il n’y a pas longtemps, avant la crise financière mondiale, l’Ontario payait de la péréquation au Québec.

M. B Dupras, M. Aussant n’a qu’à attirer Madame Beaudoin et M. Curzi dans son parti afin qu’ils siègent comme des députés ON. Ça devrait le faire inviter à TLMEP…normalement mais si personne de connu n’adhère à son nouveau parti…il pourrait attendre longtemps sauf s’il attire les foules comme le Christ dans l’Évangile pour la multiplication de votes à la place des pains.

M. Alain Carré, votre question aurait été bonne mais l’affaire de M. Duceppe comme chef du PQ reste à confirmer. Faudrait que M. Duceppe devienne chef du PQ pour voir si son image et sa popularité résisterait longtemps aux séparatistes qui critiquent leurs chefs sans arrêt, pour tout et pour rien. Faut pas oublier qu’il s’est fait écraser au fédéral, par des inconnus sans argent, qui n’ont même pas fait campagne, le 2 mai dernier.

Il y an a qui demande pourquoi la CAQ de M. Legault est si populaire. Pour commencer, ce parti n’attire que le tiers des votes, ce qui est déjà beaucoup mais, ça veut aussi dire que les deux tiers des votes est…contre lui.

Pour finir, l’amour ou l’intérêt pour une personne ou un parti, n’a pas besoin de tant d’explications. On aime ou on n’aime pas…just a feeling. C’était quoi les raisons de voter pour placer M. Charest les 2 mains sur le volant du Québec en 2008 ? La peur du séparatisme % La peur d’une récession économique ? Ses cheveux frisés ? Son penchant anglophile ?

@François 1

Vous accusez les séparatistes d’entretenir la mentalité des québécois victimes du gros méchant fédéralisme.

D’un autre côté, les québécois ont liquidé le Bloc et finalement le PQ aussi depuis 2003. Donc, selon vos propres dires et en se fondant sur les résultats des dernières élections fédérales et des élections provinciales qui ont porté au pouvoir un parti fédéraliste qui « gouverne » depuis plus de huit ans, l’option souverainiste est reléguée aux oubliettes par une très vaste majorité de québécois.

Comment pouvez-vous alors prétendre qu’une option complètement discréditée soit encore et toujours responsable de la mentalité de loosers que vous attribuez aux québécois ?

Il serait intéressant que, pour changer, vous nous fassiez part d’une explication qui tienne la route.

Comment un parti qui fait l’objet de railleries continuelles et que bien peu de gens prennent au sérieux peut-il avoir une quelconque influence sur la mentalité des québécois ? Je vous signale pour mémoire que le PQ n’est plus au gouvernement depuis plus de huit ans.

Même le Bloc, malgré une forte députation n’était pas élu par une majorité de québécois et il est maintenant hors jeu.

Alors la mentalité des québécois, il serait peut-être temps qu’ils en assument la responsabilité et que vous et vos semblables finissiez par tirer les conclusions de vos propres affirmations, plutôt que de passer votre temps à jouer sur deux tableaux en vous réjouissant d’un côté de ne plus avoir l’option souverainiste dans le chemin et de l’autre en ne cessant de l’accuser de tout ce qui ne fait pas votre affaire.

Dans la vie, il est toujours de mise d’être conséquent et cohérent. C’est la moindre des décences intellectuelles qu’on puisse exiger d’un adulte majeur et vacciné que de cesser de raconter n’importe quoi et de brailler des inepties dont le moins que l’on puisse en dire, c’est qu’elles ne tiennent pas la route.

@Constant Tinople

Comme vous l’avez mentionné à plusieurs reprises et comme les résultats de ce sondage le démontrent de manière exemplaire, les québécois ne vont pas voter pour les idées de la CAQ ou pour son leader, il vont voter pour le changement.

Il faut avoir du front tout le tour de la tête, ou être particulièrement ignorant, pour venir affirmer, sans en faire l’ombre d’un iota de démonstration, qu’il s’agit d’un changement profond et non superficiel.

Quand 68 % de la population décide de voter pour un parti dont 12 % seulement partagent les idées et dont 5 % seulement admirent les qualités de celui qui en assume le leadership, je ne vois rien de profond ou de « songé » dans ce vote.

Vous avez une opinion je dirais religieuse du changement. Une espèce de foi complètement disjonctée qui, si elle n’était pas pathétique, dangereuse, infantile et irresponsable, ne mériterait qu’un éclat de rire et un haussement d’épaules.

Malheureusement pour le Québec, 68 % des francophones optent pour cette religion du néant, habilement travestie en changement.

@ Z et @ yann,moi je propose caquattiste,je ne sais trop pourquoi ,probablement une prémonition.

@Francois1:

Curieux! C’est ton parti Libéral qui fait tout son possible en ce moment pour ressusciter la ferveur souverainiste. C’est sa Pravda (i.e La Presse) qui a ramené la nouvelle du patron unilingue à la Caisse deux ans après le fait, et qui va jusqu’à pourchasser les unilingues à la banque nationale, une compagnie privée! C’est le ministre Fournier qui va pousser les hauts-cris à Ottawa en sachant bien que ça ne donnera rien, juste pour marquer des points politiques.
C’est ton premier ministre préféré qui insiste pour que François Legault donne sa position constitutionnelle. Pourtant, les fédéralistes aiment bien dire « que le peuple du Québec a décidé deux fois » mais là, un séparatiste dit « je passe à autre chose » et ils sont les premiers à se plaindre qu’il le fasse!
Ton parti Libéral en veut des souverainistes, pour que ses ouailles pognent la trouille et votent pour lui sans se poser de question. Ceux qui ont besoin de changer de mentalité, ce sont les fédéralistes qui ont besoin de se faire compter des peurs pour enrégimenter leurs votes.

« sans en faire l’ombre d’un iota de démonstration, qu’il s’agit d’un changement profond et non superficiel. »-Linda Hart

Votre opinion partisane vous empeche apparemment
de lire les evenements tels qu’ils sont.

Ne plus etre « forcé » de voter pour ou contre la separation a chaque election provinciale, c’est un changement profond.

Offrir une competition au PLQ qui n’en n’a aucune et est assuré d’etre elu a chaque election, c’est un changement profond.

Le fractionnement au sein de la cause souverainiste entre, pour utiliser les propos d’Aussant, les souverainistes de tete et ceux de coeur, est un changement profond.

Et le tout dans un contexte de debarque historique du bloc, qui en soit est aussi un changement profond.

Mme Hart, c’est la dynamique meme de la politique au Quebec qui est en train de changer, et si ces demonstrations ne suffisent pas, rien ne le sera.

Il y a des limites a vivre dans le déni!

Prenons une boîte de mollusques, changeons son emballage…que retrouverons-nous en ouvrant la « nouvelle » boîte?…

« Change » est le mot magique…nouveau…nouveauté. Mais le contenu? Que faisons-nous du contenu?

Le « Gescaq », c’est le parti libéral sous une nouvelle étiquette. Ils n’ont même pas eu le temps d’achever leur « logo », on verra…

Les libéraux sont cuits, que fait ti-Paul? il s’offre une nouvelle image, le copain de lucide Bouchard, « vire-capot Legault ». Pour le pouvoir temporel, certains individus vendent leur âme…

Ti-Paul change de chauffeur, la direction reste la même et nous existons tous, toutes, dans l’État-Desmarais.

Ti-Paul veut s’offrir le Québec qui l’a mis au monde financièrement. L’empire affaiblit le Québec par la fuite de capitaux par dizaines de milliards et quand le « nouvel ordre mondial » nous imposera notre vente-aux-enchères, ti-Paul régnera « sans partage ».

Nous savons tous que quelque chose se trame, mais nous continuons à faire confiance aux invertébrés, tandis que les rapaces sévissent!…

=
=

Qu’il le veuille ou non le PQ s’est peinturé dans le coin avec son option. Pour beaucoup, voter PQ c’est voter souverainiste.

D’où son problème majeur. Personne ne semble vouloir entendre parler de cette option.

Les adversaires ont bien compris. Ils ne manquent pas une occasion de pousser le PQ encore plus dans le coin et rajoutent de la peinture. La stratégie de Legault en est un bel exemple.

Ce qui explique les troubles du PQ. On se tiraille, on pète de la broue, on change de chef, etc, etc, en espérant que les québécois voteront pour l’option… sans voter pour.

Mais cela n’arrivera pas. Dans le contexte actuel on placerait Superman ou Jésus comme chef du PQ et il serait rejetté…

La solution ?

Quand on est autant associé à une option il ne reste qu’une planche de salut : laisser tomber tout le reste et mieux vendre cette option. Un changement complet de stratégie. On fonce…

Pour y arriver il y a deux questions auxquelles il faut répondre :

1 Qu’est-ce qui ira vraiment mieux après ? (du solide svp)

2 Quelle sera l’identité des québécois qui formeront ce pays ?

PS

s’il n’y a pas de réponses convaincantes à ces questions il ne restera que la disparition …(du PQ, mais pas du Québec)

… et si la tendance se maintient on s’en va par là à la vitesse grand V…

=
=

J’ai hâte de connaître précisément les candidats de Monsieur Legault, l’importance même avant de se donner une opinion à sa juste valeur.
Un parti n’est pas un seul homme mais d’une équipe solide.
Madame Marois est en train de détruire le Parti Québécois et Monsieur Charest jubile, veuillez me croire!
On désire du changement mais faisons attention.
Ce qui est arrivé au Fédéral, un désastre.
Le peuple Québécois a éliminé le Bloc Québecois et à constater ce qui se passe en ce moment avec le parti Conservateur et sa majorité.
Songeons sérieusement à nos options et ne répétons pas l’erreur commise au Fédéral.
André Labrosse

Quand je lis que Gérard Deltell est considéré par les Adéquistes comme le meilleur candidat pour devenir premier ministre du Québec, je perds l’équilibre et tombe en bas de ma chaise. Arrêtez de déconner les Adéquistes! Pour l’amour du ciel, essayez de trouver mieux.
De toute façon, avec le « charismatique » François Legault et le mystérieux Charles Sirois, l’ADQ, si elle n’accepte pas de se saborder en faveur de la CAQ, c’est de l’histoire ancienne. Deltell pourrait alors devenir ministre du tourisme sans porte-feuille. Il faudra bien, un jour, que les Adéquistes arrêtent de prendre leurs rêves pour la réalité.
Cela dit, au départ, la CAQ ne me disait rien de bon. . . Depuis quelques temps, cependant, je commence à me faire à l’idée. Toutes mes inquiétudes s’envoleraient et mon vote serait définitivement acquis à cette « nouvelle formation » si je finissais par vraiment savoir pourquoi Charles Sirois est présent dans le portrait. Il faudrait peut-être aussi qu’on nous dise qui seront les candidats vedettes dans la future équipe Caquiste.

NB: en passant, si je me souviens bien, Charles Sirois faisait partie de l’équipe de chasseurs de têtes et de recruteurs qui ont conseillé Jean Charest dans le choix de ses candidats vedettes… On sait ce que cela a donné!

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