Éloge de l’anglicisation de la France

Il faut lire, dans une récente édition du magazine français Le Point, l’essai de l’écrivain Frédéric Martel (l’auteur du récent Mainstream, sur la culture mondiale).

Intitulé Français, pour exister, parler English, il annonce tout simplement le déclin international définitif du français et invite ses compatriotes à utiliser l’anglais le plus possible, non seulement en devenant bilingues, ce qui se comprend, mais en adoptant avec enthousiasme tous les anglicismes qui se présentent. Un extrait:

Oui à l’impérialisme cool de l’anglais. Entre-temps, bien sûr, l’anglais s’impose peu à peu. C’est vrai dans les domaines déjà fortement américanisés que sont les sciences hard, la médecine soft, l’écologie green, l’alimentation light, mais aussi l’entertainment avec ses pitches, l’information avec ses lives, le business avec ces CEO, sans parler de tout le domaine d’Internet où la langue anglaise est constamment réinventée par les geeks et autres nerds. Il y a quinze ans, les titres des films américains étaient systématiquement francisés ; aujourd’hui, ils sont en langue originale. Les mots de la com’, ceux de la pub se servent du cool de l’anglais. Le commerce le sait également : la marque Monoprix est vieillotte, mais le Daily Monop, la nouvelle enseigne de Monoprix, est beaucoup plus trendy. L’écologie n’est pas en reste : les taxis Green Cab G7 fleurissent, plus attirants que si on les avait baptisés » taxis parisiens G7 verts « . Le café Starbuck’s que l’on a vu dans la série » Friends » est plus cool, même si son café est plus mauvais, que le bar français du coin où le service est inévitablement désagréable et le petit crème à un prix exorbitant. Et l’on préfère un jean slim et un vêtement medium à un habit seulement » moyen « . Dans l’univers du tourisme, un trip ou même un travel, c’est mieux qu’un » voyage » et on vous vend un package car vous ne voudriez pas d’un » paquet « .

Sans commentaires.

Les commentaires sont fermés.

Un exemple de plus de la tendance auto-destructrice de la culture française « at large ». C’est un phénomène qui se produit à l’intérieur même du groupe culturel, sans même l’intervention direct d’un agent extérieur.

On peut le voir dans l’histoire de la France comme dans celle du Québec et des autres communautés francophones. L’anglicisme chic des Français n’est qu’un symptôme de tout un tableau clinique abondant. Peut-être que les deux défaites référendaires en sont d’autres, qui sait?

Malheureusement ce genre d’exemple est typique. Et vous ne rencontrerez pas cette tendance chez une autre culture européenne. Tandis que la France se rétracte dans son Hexagone – du coup, elle n’appuie que du bout des lèvres ses cultures cousines -, les cultures anglaise, portuguaise et espagnole prennent de l’expansion pendant que l’allemande se maintient énergiquement.

Tenez compte de cette donnée de base hypothétique – cet inconscient auto-destructeur – et vous serez en mesure de comprendre beaucoup du comportement français.

Jusque dans sa politique extérieure désastreuse depuis l’époque monarchique. Ahurissant.

Mais on a oublié le tour operator qui vous trouvera un siège dans un vol charter sur une ligne aérienne low cost.

Quand je lis ça je me désole au plus haut point. J’en arrive même à me demander si le Québec ne sera le dernier retranchement d’une lutte qui symbolise la conservation de notre identité culturelle et sociale. Ce n’est certes pas très « cool » mais je préfère notre combat à la noyade dans la « marée noire » du capitalisme, de la production et de l’image préfabriquée du marketing à outrance. S’il vous plaît restons fidèles aux traditions et aux valeurs de nos aïeux !

Monsieur Martel à droit à son opinion. Mais je doute qu’une majorité de francais soit d’accord avec son souhait d’abandonner une lanque, que ce soit le francais ou une autre, au profit de l’anglais.

La richesse du monde est constituée de sa diversité culturelle, notamment linguistique, et non par une uniformisation.

Que l’on parle mieux et davantage la langue anglaise, soit. Pour le reste, la seule lecture de l’extrait de l’essai de monsieur Martel donne des arguments à ceux, nombreux, qui vont chercher ailleurs le gros bon sens.

Si les Français se mettent à parler anglais, ce serait catastrophique. On en a pour preuve l’Irlande. Depuis que les Irlandais se sont mis à parler anglais, ils sont devenus plus cultivés, plus riches, plus développés,…. zut, mauvais exemple.

Au moins, en Nouvelle-Guinée, il y a des gens qui ont compris. C’est pourquoi certains essaient de préserver leurs 700 langues. Car perdre sa langue, c’est perdre son essence, le coeur de son identité, n’est-ce-pas, Mme Beaudoin? Il faut vite dépêcher Mme Beaucoin en Nouvelle-Guinée, car de nombreuses tragédies linguistiques (de nombreuses pertes d’essence et de coeur d’identité) se trament là-bas…

Evidemment, tous ceux qui sont contre la disparition du français ne jettent aucunes larmes sur la disparition du breton, de l’occitan et de toutes les autres langues autochtones. Un peu paradoxal, non? S’il peut être utile de diminuer le nombre de langues parlées officiellement en France, pourquoi ne pourrait-il pas être utile de diminuer le nombre de langues parlées en Europe?

Laissons les gens libres au lieu dans leur imposer un modèle selon lequel le nombre de langues en Europe, en Amérique ou dans le monde ne doit jamais diminuer en-dessous de X.

La langue n’est en fait qu’un outil de communication entre les gens et rien de plus! POINT!

Il existe plusieurs peuples francophones qui ont une tradition et des coutumes complètement différentes des nôtres. Idem pour les anglophones. Alors ne venez pas me parler du Français qui fait rayonner nos traditions etc québécoises… C’est de la bouillie pour simplets.

Le Français au Québec est une langue en perdition et la loi 101 en est la cause. Avec cette loi, les Québécois ont développé un sentiment de fausse sécurité linguistique qui a eu comme conséquence qu’ils ne ne gênent plus pour négliger honteusement la langue française (voir les innombrables études sur le sujet)qui, de toute façon, aura complètement disparu d’ici dans quelques générations.

Nos ancêtres ont défendu et perpétué le Français ici, en Amérique du Nord, durant plus de 300 ans SANS loi 101.

La France massacre le Français? Ce n’est que pure logique quand on sait que l’Anglais deviendra LA langue universelle dans moins d’une génération et le plus vite on s’y fera, le moins de temps on perdra en niaiseries.

LE LOUP, L’AGNEAU ET LE PETIT CHAPERON ROUGE

C’est l’agneau qui parle la langue du loup
et lui apporte du beurre
comme le Petit chaperon rouge

il va finir comme la grand-mère

Peut-être sommes-nous le vrai village Gaulois. Du moins une partie du peuple ici, parce que si on observe bien ce qui se passe largement même chez nous cette auto-destruction est à l’oeuvre.

C’est même difficile de faire comprendre à certains que la bilingualisation effrénée a exactement le même effet que de se laisser glisser de façon suicidaire dans un maelström culturel.

La preuve on la trouve même dans les écrits de Jean-François, dans «Nous» notamment, quand il présente sa théorie de la bilinguisation intégrale du système d’éducation qui est en fait une opération de louisianisation systématique du Québec…

« l’impérialisme cool de l’anglais »

Il n’y a qu’un français pour dire une chose pareille.

Je comprenais mal pourquoi l’utilisation par les Français de mots anglais à toutes les auces.

Le pire que j’ai entendu, « fact » au lieu de « fait ». « C’est une fact »!

Traduire le titre du film « Tout est parfait » par « Everything is fine », ça fait peur.

Ce que cela démontre, à mon avis, c’est la haine des Français penvers leur propre culture et un énorme complexe d’infériorité.

Le plus terrible dans tout ça c’est que, contrairement aux Québécois, leur maîtrise de l’anglais est très médiocre. Ils n’ont même pas les moyens d’asouvir leur besoin d’acculturation.

Faire de la langue, qui témoigne de l’identité, un truc branché ou nul, c’est un peu faire de l’identité un machin interchangeable. Et quand la culture devient un phénomène de mode, aussi bien dire qu’il n’y a pas de culture.

Martel parle même de l’anglais comme d’un moyen « d’exister ». Et de fait, il admet que sans l’anglais, les Français n’existent pas.

Oui Inukshuk, vous avez raison de souligner qu’il s’agit d’une question relevant de l’inconscient.

Mais ce n’est pas une volonté de destruction, mais une tentative désespérée de construction de soit.

Normalement on se réjouit de constater l’ouverture d’un peuple à d’autres cultures. Si on tique ici c’est que nous sommes en présence d’un phénomène d’acculturation : quand on est au point d’admirer l’autre jusqu’à chercher à le copier jusque dans sa langue, alors on a raison de s’inquiéter de la perception qu’ont les Français d’eux-mêmes !

Mais au fond, cette inquiétude de certains n’est pas fondée. Les Français n’arriveront jamais à parler correctement l’anglais. Je pense que c’est génétique…

François 1 :
août 3, 2010 à 9:19
La langue n’est en fait qu’un outil de communication entre les gens et rien de plus! POINT!
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Quelle ignorance !

Une Française m’a téléphoné l’autre jour (je travaille dans le merveilleux monde de la logistique du transport) et m’a demandé si je faisais du « transfert de coconut water entre… » « QUOI?! », la coupai-je.

« Faites-vous du transport d’eau de coco? » « Ah, LÀ je comprends. Non, désolé. »

Je lui ai répondu non par PRINCIPE, cette goutte venait de faire déborder mon vase qui s’emplit depuis une 15aine d’années… je n’avais AUCUNE intention pas de faire affaire avec cette « business de coconut water ». 🙂

L’anglais c’est la langue du capitalisme. Et le capitalisme c’est la culture de masse de notre époque. Pas surprenant qu’on entende des mots anglais quand on a l’oreille fine se glisser dans toutes les langues.

@ honorable et François 1. Gare au simplisme messieurs…

«Cette arme de domination…Si l’on ne voit dans les langues que des outils de communication, il n’y a pas lieu de recourir à une terminologie guerrière pour les évoquer. Se parler, en effet, c’est le contraire de se combattre. C’est communiquer, se comprendre, s’accorder. Ainsi, les transactions financières ont beau être informatisées, la devise de la City de Londres est toujours, depuis 1801, My word is my bond (« ma parole m’engage »). Mais ce registre de la convivialité, de la diplomatie ou du négoce présuppose une certaine égalité de la capacité de s’exprimer des locuteurs.»

Le reste est ici :
http://www.gauchemip.org/spip.php?article6756

La réalité vérifiable est bien différente :

Depuis 30 ans l’anglais est passé de 12% à 10% de locuteurs dans le monde en plus d’être très menacé par l’espagnol dans son château fort les USA.

Le français est en expansion ayant passé de 5% de locuteurs à plus de 8% .

La mode anglosaxonne à la USA en France est marginale et ne menace pas la langue française car il n’y a même pas un seul média unilingue anglais en France et au Québec c’est 60% de médias unilingues anglais que nous imposent nos colonisateurs fédéralistes du CRTC

La France ne tombera jamais dans le piège du bilinguisme en une seule autre langue comme les colonisés Québecois car les français n’accepteront jamais de fermer le monde à leurs enfants car ils savent que 90% des êtres humains parlent et commercent en d’autres langues que l’anglais car encore heureusement en 2010 90% des êtres humains ne parlent pas anglais .

La langue menaçante en France est l’arabe et pas l’anglais . 100% des français parlent et travaillent en français et les cas d’anglicisation sont très très marginaux mais médiatiques . Et utiliser des mots anglais ne signifie pas anglicisation .

Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant et ce qui est plus menaçant même en français c’est l’américanisme sectarisme commercial bas de gamme la valorisation de la violence dans la culture Hollywoodienne et le capitalisme extrème axé sur le banditisme individualiste .

Ma foi, bien des lecteurs peinent à repérer l’ironie de l’auteur français.

Pourtant, c’est notre langue, non ?

à bons entendeurs…

En réalité en France, ce n’est pas l’anglais la langue impériale, c’est l’américain. Les États-Unis subjuguent et non pas la Grande-Bretagne. Cela dit, à écouter « La leçon d’anglais », le (très) vieux sketch assez désuet de l’humoriste français Jacques Bodouin* mais encore d’actualité et en plus lorsque l’on entend l’accent du grand intellectuel Bernard-Henri Lévy parlant anglais, ce n’est pas totalement gagné là-bas pour l’américain. L’emploi ridiculeusement abusif de mots anglais et d’expressions américaines par les Français(es) ne mettent pas en France, (mais également en Wallonie et en Suisse romande) la langue en danger. Celle-ci se transforme, se charge de termes extérieurs comme il en a toujours été. Lire dans le texte Montaigne, Rabelais ou François Villon est plus ardu, moins directement compréhensible, que d’absorber quelques mots en anglais ou en américain. (Sans parler de Chrétien de Troyes cher à Éric Rohmer et Fabrice Lucchini). La géniale série Kamelott (Historia) en est une brillante, désopilante et radicale démonstration. En ce qui concerne le français international, l’emploi également abusif de l’argot franco-français et du verlan complique la communication avec le reste de la francophonie. On peut s’irriter de voir le nombre important de chanteuses et de chanteurs français qui s’expriment en anglais, (Cf les dernières Victoires de la Musique), Mais en France, les paroles ne sont entendues et comprises que par une poignée de personnes. Bien sûr, c’est énervant d’apprendre que les Conseils d’Administration de grandes compagnies se déroulent obligatoirement en anglais. Mais pour des compagnies internationales, il est utile que tous ses membres responsables parlent convenablement anglais. Il est peu probable que les compagnies des autres pays se mettent au français uniquement pour faire plaisir aux linguistes francophones. Qu’on le veuille ou non, la langue véhiculaire qui permet de survivre à peu près partout dans le monde c’est l’anglais. Les affaires sont les affaires. Par contre, le français est plus en danger au Québec et encore plus au Canada qu’en France, à cause du contact direct et permanent, radio, télé, journaux avec l’américain. De plus en plus de francophones et particulièrement de jeunes Québécois(es) comprennent et parlent bien anglais. Il y aussi beaucoup d’anglicismes traduits littéralement et incompréhensibles dans les autres pays de la francophonie.
Le français est une langue vivante. Il y a quelques années, Alain Stanké a écrit un (le) livre sur le sujet. Il est toujours d’actualité. « Je parle plus mieux française que vous et j’te merde! » (1995))
Pour conclure, un morceau de vie au Nouveau-Brunswick; « Oh, maman j’ai vu un plane – On dit avion – Oh, Maman, j’avions vu un plane ».
Pour Jacques Bodoin, La leçon d’anglais : *http://www.youtube.com/watch?v=DD7XLqP2QXQ

Les Français semblent attachés à une image dépassée de l’Amérique.

Cette Amérique des années 60-70… Bob Dylan, On the road, Beatnik, Rock and Roll, contestation de la guerre au Vietnam, Woodstock… et quoi encore…

Cé vrai que c’était cool, j’étais en Californie à cette époque pour voir ça…

Et maintenant on voudrait que ça soit encore comme ça… et on fait tout pour (jouer à) simuler cette Amérique…

mais…

…vaine nostalgie… réveillez-vous les copains de l’Hexagone, cette Amérique n’existe plus…

Ce n’est pas en important des mots Anglais que vous allez la recréer…

Ce rêve est terminé… cette Amérique n’existe plus…

Les Français ont besoin d’un petit coup de pied au derrière tout simplement. En France, comme au Québec, se trouvent plusieurs personnes persuadées que l’anglais est essentiel…connaître deux, trois langues sera toujours un plus, mais Robert, mon père plombier, a réussi à passer la plus belle vie du monde avec SA langue : le français. Je suis certaine que Serguei, le menuisier, est heureux de pouvoir lire et écrire correctement le russe. Un peu de fierté que diable! J’espère que l’ironie de Monsieur Martel portera ses fruits.

Les Français prononcent les mots anglais avec une prononciation française. Ils sont en train de créer une langue anglaise bâtarde! Je ne vois pas là de quoi réjouir les anglophones. Et en ce qui concerne la sauvegarde du français, cela n’a pas d’intérèt s’il s’agit d’un français bâtard. J’aime profondément la langue française, ma langue. J’estime qu’elle mérite d’être soignée. Je me suis efforcée de la rendre aussi belle qu’elle peut l’être dans mon roman AUTOPSIE IN VIVO paru récemment à Montréal. La langue qu’on entend ici est terriblement pauvre. Et cette «mode» des Haîtiens de promouvoir le créole(avec une orthographe basée sur l’anglais, un non sens)est un terrible recule. Ils veulent sans doute se distinguer des Français en adoptant cette langue très pauvre qui finira par les couper du reste du monde. Du moins ceux qui seront uniquement créolophones.Nos ancêtres, d’nciens esclaves qui avaient toutes les raisons de détester les Français et leur langue l’avaient pourtant adopté. Nadine Magloire

LA BUSINESS ET L’AMOUR

faire la business en anglais
ça fonctionne
faire l’amour en anglais
je l’ai essayé, ça marche pas

les Français le sauront quand il l’auront essayé

mais, deux obstacles majeurs: la langue et les anglaises

Une notion me semble absente des commentaires, et je vous la soumet… Les Français distinguent assez radicalement la langue écrite de la langue parlée, ce que ne font pas les Québécois. Les exemples donnés par M. Martel appartiennent au registre oral, de la pub qui plus est, factice et familier. Il y a peu de chance qu’on les retrouve jamais dans l’expression écrite du français, dont les codes ont très peu changé.
Par contre, ils seront de plus en plus utilisés par une jeunesse gavée de pubs et de plus en plus acculturée. Cette jeunesse, parce qu’elle ignore totalement les codes du français écrit, ne sera pas capable de faire la différence entre les registres. C’est là qu’il y a appauvrissement de la langue : quand les codes les plus exigeants ne sont plus enseignés !

C’est exactement la même chose qu’on observe au Québec. Ce n’est pas en interdisant les anglicismes dans l’affichage publicitaire, par définition populaire, qu’on protège le français. C’est en enseignant aux jeunes les exigeantes subtilité d’une langue. Et c’est beaucoup plus difficile que de brider l’expression populaire…

C’est plutôt triste ce manque de fierté, comme si notre histoire pluricentenaire devait s’estomper devant la mode du moment. Emprunter un calque de l’anglais comme «fin de semaine» ou introduire un néologisme comme «Web» est une chose, mais oublier l’essence même du français, sa logique latine et étymologique au profit de mots qui n’ont de sens authentiques qu’à l’étranger en est une autre. Nous finirons immigrants dans notre propre langue et sans pays. Tant qu’à divorcer d’une France déprimée ou devenir Gitans, mieux vaut choisir son bilinguisme avec l’espagnol. Ou montrer notre fierté comme les Catalans qui se réunissent à plus de million dans les rues de Barcelone pour se faire respecter face à la majorité. Même s’ils sont seuls au monde, c’est-à-dire sans autre mère patrie qu’eux même, ils sont fiers et se tiennent debout. En tout cas, moi je continue d’écrire et de parler en français un peu partout, même lors d’activités scientifiques internationales ou même aux douaniers étatsuniens de l’aéroport Trudeau. Les gens instruits ne sont pas nécessairement aussi bornées que ces derniers, il suffit de faire rayonner sa langue. Avec un peu d’imagination, on y arrive tout le temps. Bonne chance à ceux qui pense le contraire!

Plusieurs langues ont disparu au cours de l’histoire de l’humanité mais l’humanité ave3c ses us et coutumes, elle, n’a pas disparu. Elle demeure.

Les grecs sont-ils moins grecs parce que l’ancien Grec est disparu? Et les Italiens sont-ils moins Italiens parce que le Latin est disparu? Non, bien sûr.

Idem pour le Français en Amérique.

Lorsqu’il aura disparu et qu’il aura été remplacé par l’Anglais, nous seront toujours des Québécois et nous aurons toujours les mêmes us et coutumes et nous mangerons toujours notre poutine.

Sans être un farouche défendeur de la langue française, cet article m’a fait souvenir d’un voyage en France, à l’été 2004, chez des amis en Provence où je leur ai dit après avoir écouté la radio lors de mon trajet Paris Avignon, que si la langue française allait survivre ce ne sera pas grâce à la France qui tolère les anglicisme à outrance sur les ondes et dans l’affichage.
On récolte aujourd’hui le laisser aller de tout le monde sans se soucier de la vulnérabilité du Français.

Merci de m’avoir lu, moi qui n’est pas un habitué des « blogues ».

Carroll Abud, Amqui

Cela ne m’étonne pas; ce phénomène est la conséquence directe de cette espèce d’ambiguïté que les Français entretiennent depuis deux générations à l’égard des Américains, et du monde anglo-saxon dans son ensemble, un mélange de ressentiments et d’envie. De plus, le peu de considération qu’ils témoignent à l’égard du reste de la Francophonie risque fort de mener à la disparition de cette même francophonie. La France s’est toujours considérée comme le noyau et la métropole de cette communauté, métropole despotique et méprisante à l’égard de ses satellites.

27 François 1 :
août 4, 2010 à 5:24

(…)
Les grecs sont-ils moins grecs parce que l’ancien Grec est disparu? Et les Italiens sont-ils moins Italiens parce que le Latin est disparu? Non, bien sûr.

Idem pour le Français en Amérique.
– – – – – – – – – – – – – –
Il faut faire la différence entre « disparition » et « évolution » d’une langue.

Il y a une différence entre l’évolution de la langue française au Québec depuis les débuts et le désir de certains de vouloir l’assassiner.

J’arrive de France où les mots anglais sont très présents. Je constate que les Français les utilisent sans en comprendre le sens et avec une prononciation épouvantable.Je collectionne les aimants que les français appellent les magnettes.L’autre mot à la mode, en plus du mail est le cloud, mais personne ne sait vraiment ce que c’est.

Je viens en France presque tous les ans depuis 2000 et je dois dire que je m’y habitue et ne m’en choque plus. C’est d’ailleurs plutôt amusants et, je crois, que cela démontre la fin d’une certaine centration sur soi trop forte que les Français ont souvent eu dans le passé. Ils étaient temps car si l’on se fie aux autres Européens que l’on rencontre, les Français ont encore trop souvent mauvaise réputation hors hexagone….

Cet essai ne peut pas être plus realiste!,c’est fatigant entendre les français essayant de dire des mots en anglais,ici au Québec,entouré par l’anglais de tous les côtés le problème n’as pas cet ampleur,à part du joile(l’argot du Québec) Par contre le café servi chez Starbucks est un des meilleurs que j’ai pu boire dans les cafés bon marché…

C’est la faute aux Romains, qui ont imposé le latin en Gaule. C’était mieux avant.

Ils vont nous « avoir à l’usure »!
Leur plan fonctionne à merveille!
Entre autre choses – nous angliciser:
l’ANGLAIS va être parlé à la grandeur de la planète!
Les gens ne semblent pas s’en apercevoir mais cela
fait partie du plan pour: LA MONDIALISATION !
Une seule langue et un seul
GRAND CHEF… (voilà le plan des « Francs-Macons »… pour contrôler la PLANÈTE entière!

06/08/2010

J’aime bien les français et françaises pour être « politically correct ». Lorsque je parle à un Français, surtout un parisien, je me fais dire « Oh! Vous avez un accent ». Et, je réponds mais non c’est vous qui avez un accent.

Je visite souvent la France, un de mes pays préférés. Cela étant dit, je dois vous avouer qu’ils (elles) me font sourire lorsqu’ils (elles) tentent d’apprivoiser l’anglais. Quelques exemples.
· Une salade au poulet pour les Français c’est une « salad chicken »
· Une entrecôte de bœuf pour les français c’est un « coastal beef »
· Lorsque je me suis adressé à une jeune française avec un « good morning » je me suis fait répondre par un « happy day »
· Dans le métro, j’ai souvent vu des annonces en anglais, s.v.p., qui proclame « Learn to speak Wall Street English ». Pourquoi « Wall Street » lorsque « British » la langue pure vaudrait mieux. Et en en anglais quand pour le Français type, l’anglais est une langue étrangère.

Salutations,

Michel P. Bastien
Montréal

Pour certains la langue n’est qu’un véhicule de communication. Ils se trompent. La langue est le véhicule de la pensée et une personne dont la langue maternelle est le français pense différemment d’une personne qui a une autre langue comme langue maternelle. Par exemple, l’ordre des mots dans une phrase suit le train de notre pensée or, entre l’anglais et le français, l’ordre des mots est très différent et c’est ce qui fait que quand on passe du français à l’anglais, il faut essayer de penser en anglais pour suivre le rythme de cette langue.

Ce qui peut être rassurant c’est que l’importation de simples mots d’une langue à une autre n’a pas beaucoup d’influence sur le mode de pensée, donc sur la culture, mais l’importation de la syntaxe et de la grammaire risque de changer dramatiquement la culture qui importe et, éventuellement la faire disparaître au profit soit d’une autre culture, soit d’une nouvelle culture.

Vous dites la bouillabaisse anglo-américaine,
comme langue commune et culturelle de l’Union
Européenne/UE ? Dire que les É.-U. d’Amérique ont
été au combat qu’en 1918 et en 1943 lors des 1e et
2e Guerres mondiales. Mais auparavant, ils avaient
récolté les capitaux de tous les pays en guerre ou non et passé le peigne fin pour acquérir les
cerveaux. C’est de bonne guerre, direz-vous! Après tout, les deux et seules Crises monétaire et financière, tous azimuts, du Monde global, sont biens nées aux É.-U. en 1927 avec son pic en
1929; et l’autre en 2007/2008. Voir « Survivre aux
crises », Jacques ATTALI, éd. Fayard, Paris, oct.
2009. On ne confie pas nos économies et cultures
à de si mauvais joueurs qui sont prêts encore à la rechute d’une 3e, préface du Déclin américain.

Éloge à l’anglisation de la France, suite… Ah!
oui, j’oubliais La Grande Bretagne/GB et son histoire européenne, liée au Traité de Rome 01/1958 ou la C.É.E.(1957/58)à l’U.É.M.du Traité de Maastricht de 02/1992 ou de l’utilisation de l’euro dans l’UE dès 11/1993. Et oui,la GB entra dans le Marché commun/CÉE qu’en 01/1973,soit 25 ans d’absence – en avril/l948 – avec l’Union douanière du Bénélux. Mais le plus curieux,la BG,même en 2010, n’utilise pas encore l’unité monétaire de l’UE de 30 États,soit l’euro. Alors, pourquoi confier les Économies/Langues/Culures
de ces 30 États de l’UE, et son avenir européen, à la boullabaise culturelle et unidirectionnelle de la GB qui ne se mouille pas mais accapare des postes-clée comme les Relations internationales de l’UE/2010. Quelle insouciance géopolitique et culturelle vit, à court terme, tous ces siècles européens, véçus ensemble dans l’Union Européenne depuis 1948 ? Enfin, quelles langues la GB parle-t-elle? Aucune,sauf l’Anglais et même de son seul territoire national, face l’UE. Quelle dérision française et européenne vit l’Europe aujourd’hui et celle de la décennie des NTC en 2020? Et oui,
quelque 50 États de la Francophie/OIF débattront
en 11/20l0, à Québec, de l’avenir du Français dans le Monde! Lequel avec les NTC de 2020 ?

alors