Encore 3,6% et l’Ontario est derrière nous…

Nous interrompons comme chaque vendredi le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que, d'une seconde à l'autre, le Québec sera aussi riche que l'Ontario...

Notre collègue économiste Pierre Fortin, quoique signataire du manifeste des lucides, met en rogne plusieurs économistes québécois de droite en s’entêtant à calculer la progression de la richesse réelle du Québec. Sa dernière mise à jour, pour 2009, démontre que le rattrapage est presque complété, à 3,5% près:

Si (et puisque) la tendance se maintient...
Si (et puisque) la tendance se maintient...

Vous l’avez compris: en bleu, la progression québécoise sur 100, 100 étant le niveau ontarien. En orange, l’écart qui reste à combler.

Comme le font l’OCDE, le FMI, la Banque Mondiale lorsqu’ils comparent des pays, Pierre Fortin applique le critère de la Parité de pouvoir d’achat (PPA) à sa comparaison de richesse Québec/Ontario. En bref, comme 10 000 $ vous achète beaucoup plus de choses à Madrid qu’à Londres, c’est vrai aussi entre Montréal et Toronto. La richesse est votre capacité d’acheter des biens et des services. Les comparaisons non corrigées pour le PPA sont virtuelles – elle sont en orbite statistique par rapport au réel. (Voir plus bas les explications plus techniques de Pierre Fortin.)

Mais les chiffres de Pierre Fortin comparent la richesse moyenne. Or on sait que la société ontarienne est économiquement plus polarisée que la québécoise. On y compte une plus grande proportion de pauvres, et surtout une plus forte concentration de richesse chez les plus riches.

Lorsqu’on compare la richesse médiane, le meilleur reflet de la réalité du niveau de vie économique de la classe moyenne, on constate que le rattrapage québécois est déjà complété, depuis 2005:

Pierre: on attend la mise à jour 2006-2009 !
Pierre: on attend la mise à jour 2006-2009 !

Ayant participé à la récente série de conférences sur les cinquante ans de la Révolution tranquille, Pierre Fortin en a profité pour pulvériser les arguments des nostalgiques de droite qui croient que tout était tellement mieux sous Duplessis, avant la longue dérive sociale-démocrate qui cause tant de chagrins.

Il montre le taux d’emploi:

Le taux d'emploi québécois est aujourd'hui à 98% de l'Ontarien
Le taux d'emploi québécois est, fin 2010, à 98% de l'ontarien

Puis, le niveau de vie:

Hummm...
Hummm...

Ce qui confirme l’adage: Il faut savoir exactement d’où on vient, car on ne veut surtout pas y retourner !

Mais pourquoi, me demande-t-on souvent, cette propension à nous comparer à l’Ontario? Pierre Fortin répond:

Le choix de l’Ontario plutôt que d’une autre région comme base de comparaison avec le Québec se justifie de deux manières. Tout d’abord, ce choix est naturel parce que l’Ontario est la province voisine du Québec et le cœur de l’économie canadienne par la taille, la profondeur et la diversité.

Mais également, la comparaison avec l’Ontario permet d’esquiver la distorsion majeure causée par les énormes fluctuations qu’ont subies les prix des hydrocarbures depuis 35 ans. Ces fluctuations ont fait varier les termes d’échange des provinces qui produisent du pétrole et du gaz naturel (Alberta, Saskatchewan et Terre-Neuve) en direction complètement inverse de ceux des sept autres provinces, qui n’en produisent pas, puisque les premières sont des vendeuses nettes d’hydrocarbures et les secondes, des acheteuses nettes. Or, les variations des termes d’échange peuvent influer considérablement sur les comparaisons de niveaux de vie.

Et, pour les pointilleux,  voici l’explication de Pierre Fortin sur ses calculs de comparaison de niveau de vie:

Une méthode répandue pour comparer sans se fatiguer les niveaux de vie de deux provinces comme le Québec et l’Ontario consiste à calculer le rapport entre le PIB par habitant de la première et celui de la seconde. En 2009, par exemple, le PIB par habitant était de 38 801 dollars au Québec et de 44 255 dollars en Ontario (Statistique Canada 2010, tableaux 384-0001 et 051-0001). Le rapport entre le niveau de vie du Québec et celui de l’Ontario, selon cette méthode, était donc de 87,7 % (= 38 801/44 255).

Mais dans la mesure où le niveau de vie désigne le pouvoir d’achat réel des citoyens, ce calcul soulève un problème. Il n’est pas acquis, en effet, qu’un dollar au Québec ait le même pouvoir d’achat qu’un dollar en Ontario. Par exemple, si 1 dollar au Québec achète la même chose que 1,05 dollar en Ontario, les 38 801 dollars du PIB par habitant du Québec se trouvent en fait à acheter la même chose que les 40 741 dollars du PIB par habitant de l’Ontario. Le rapport entre les pouvoirs d’achat véritables des deux provinces est donc de 92,1 % (= 40 741/44 255), et non pas de 87,7 % tel que calculé précédemment.

Concrètement, pour comparer les pouvoirs d’achat de deux provinces, il faut considérer ce que leurs citoyens respectifs achètent et le prix moyen qu’ils déboursent pour ces achats. L’ensemble des achats (disons, A), que les statisticiens appellent « demande intérieure finale », regroupe les dépenses de consommation privée (C), les dépenses d’investissement privé (I) et les dépenses publiques en biens et en services (G). On a ainsi A = C + I + G. Pour la consommation privée (C), Statistique Canada compare, au mois d’octobre de chaque année, le niveau moyen des prix dans onze villes canadiennes. En 2009, pour un niveau absolu des prix égal à 100 dans l’ensemble du Canada, l’indice est estimé à 95 à Montréal et à 107 à Toronto (Statistique Canada, tableau 326-0015). Ce qui coûtait 1 dollar à Montréal au consommateur lui coûtait donc 1,126 dollar (= 107/95) à Toronto. Pour les dépenses publiques en biens et en services (G), il faut distinguer les dépenses courantes et les investissements. Les dépenses publiques courantes sont composées à 60 % de la masse salariale de la fonction publique et à 40 % d’achats de biens et de services à l’extérieur des gouvernements. Le rapport entre le salaire moyen des fonctionnaires ontariens et québécois était de 1,14 en 2009. On suppose ensuite que le rapport entre les prix des achats extérieurs des deux secteurs d’administration publique des deux provinces est à peu près le même que le rapport de leurs prix à la consommation hors logement, soit de 1,071 en 2009.

Les dépenses d’investissement public et privé comprennent les dépenses de construction et les achats de machines et de matériel. Dans la construction, le rapport Ontario-Québec en 2009 est estimé à 0,917 pour les rémunérations (Statistique Canada 2010, tableau 383-0011) et à nouveau à 1,071 pour les autres dépenses, ce qui donne un rapport pondéré de 1,002. Enfin, pour les achats de machines et de matériel, on retient l’hypothèse concurrentielle d’un rapport Québec-Ontario égal à 1,0. Au total, en pondérant chaque rapport de prix par son importance dans la demande intérieure finale, on obtient comme résultat que ce qui coûtait 1 dollar à acheter au Québec en 2009 coûtait en moyenne 1,0991 dollar en Ontario. (Je suis redevable à Denis Guindon, de Finances Québec, et à Jean-Pierre Maynard, de Statistique Canada, pour leurs conseils dans la construction de ce taux de conversion de pouvoir d’achat interprovincial, mais j’assume seul la responsabilité du résultat final.)

Le rapport entre le niveau de vie du Québec et celui de l’Ontario pour cette année-là n’était donc pas de 87,7 % comme le laisse croire le rapport simple entre les PIB par habitant des deux provinces, mais plutôt de 1,0991 fois 87,7 %, c’est-à-dire de 96,4 %. Pour les années antérieures, le niveau de vie est estimé en divisant le PIB par habitant par l’indice des prix de la demande intérieure finale. Cette définition du niveau de vie coïncide avec la notion de « revenu intérieur brut réel » employée par Statistique Canada et la Banque du Canada (voir Ross et Murray 2010 pour une explication détaillée).

L’indice des prix de la demande intérieure finale est défini sur base 2009 = 1,0, ce qui permet de retrouver la valeur de 96,5 % calculée ci-dessus pour le rapport entre les niveaux de vie du Québec et de l’Ontario de cette année-là. Statistique Canada (2010, tableau 384-0002) publie les indices de prix de la demande intérieure finale des provinces depuis 1971. Pour les années précédant 1971, le rapport entre les indices de prix de la demande intérieure finale est remplacé, faute de mieux, par le rapport entre les indices des prix à la consommation de Montréal et de Toronto. C’est le résultat de toutes ces opérations qui définit la trajectoire pour la période 1961-2009.

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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28 commentaires
Les commentaires sont fermés.

L’énorme chute de Duplessis ne serait pas due à la crise économique de 29 suivi de la seconde guerre mondiale? Comme à l’époque, la richesse étais surtout concentré entre les mains des Canadiens-Anglais (qui habitaient l’Ontario), ces deux événements ont du selon moi cogner beaucoup plus durs sur la société Québécoise. Corrigez moi si je me trompe.

Comprenez bien que je ne veux pas défendre Duplessis, mais je veux être sûr d’avoir le portrait complet de la situation.

Pour moi, les économistes, c’est comme les intellectuels et les patineurs de fantaisie: ça donne un spectacle pour un certain auditoire.

Après le show, on retourne à la réalité de tous les jours et personne ne peut dire ce que demain sera.

Ma façon à moi de regarder l’économie est un peu grossière, mais ça réduit le patinage.

Je préfère la façon du Québec de faire les choses parce que c’est de la seule manière que nous gardons un contrôle sur l’orientation que l’on veut donner à notre économie. Évidemment, ça suppose un gouvernement compétent.

Je vois l’Ontario comme une succursale des É.-U.
Or, cette grande puissance, responsable en grande partie de la richesse de l’Ontario, a des problèmes sérieux.

Pour se refaire une économie acceptable, les Américains vont devoir récupérer beaucoup d’emplois, surtout en provenance de l’Ontario. Sûrement du Québec aussi, comme on le voit avec Électrolux.

Les jours meilleurs pour l’Ontario vont se faire attendre encore quelques années, j’en ai bien peur et elle doit sûrement être en train de regarder ce qu’elle pourrait bien aller chercher d’emplois au Québec (comme l’AMF) pour relever son économie.

Salutations cordiales

C’est assuré qu’avec de telles bonnes nouvelles, nos libertariens catéchumènes et les pisse-vinaigre masochistes de la droite, qui se plaignent de tellement souffrir dans cette province qu’ils ne quittent toutefois pas, vont passer une bien triste période de réjouissances durant le Temps des Fêtes !

Héhéhé.

En réalité l’Ontario depuis 1960 est passé de 6 millions à 12 millions et le Québec stagne depuis 1960 de 6 millions à seulement 8 millions .
Et le décin des 20 prochaines années sans l’indépendance sera mortel pour la Nation Québecoise qui ne se renouvelle pas et qui s’anglicise à cause du systènme colonial du faux système fédéraliste des impérialistes canadians

Mon dieu que de contorsions pour noyer le poisson:

En 2009 le PIB par habitant était de 38 801 dollars au Québec et de 44 255 dollars en Ontario

Bref la productivité par habitant est de pratiquement 20% supérieure en Ontario à celle du Québec.

Et en même temps démographiquement nous somme complètement déclassé, avec ce que ça signifie pour la productivité totale…

Bonsoir,
Avant dix ans, la population du l’Ontario DOUBLERA la population du Québec soit bientôt 14 millions d’habitants. L’immigration arrivant au Québec dans un pourcentage évident prend la poudre d’escampette au bout d’un certain temps pour fuir ailleurs au Canada sous des Cieux plus cléments ! Quoi faire pour les retenir ici afin qu’ils continuent de mettre l’épaule à la roue afin de parachever le Québec avec un must ! Au plaisir, John Bull.

Voici le revenu disponible (dollars constants) au Canada (2009):

1-Alberta: 36 817,62 $
2-Saskatchewan: 29 426,00 $
3-Ontario: 28 565,47 $
4-British Columbia: 28 038,07 $
5-Manitoba: 26 915,40 $
6-Nova Scotia: 26 182,91 $
7-New Brunswick: 26 104,86 $
8-Quebec: 26 031,13 $
9-Newfoundland: 25 957,26 $
10-PE Island: 24 054,37 $

Maudit que ça va bien au Québec. On est 8e sur 10. Je me demande pourquoi certaines personnes osent de plaindre !

En bon Québécois, on devrait être content de notre 8e place. Vivement que l’on retourne à notre programme régulier.

http://cansim2.statcan.gc.ca/cgi-win/cnsmcgi.pgm?Lang=F&RootDir=CII/&ResultTemplate=CII/CII___&Array_Pick=1&ArrayId=3840012

@ John Bull

«Avant dix ans, la population du l’Ontario DOUBLERA la population du Québec soit bientôt 14 millions d’habitants.»

La population du Québec atteindra 8 millions dès l’an prochain, pas dans 10 ans (http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/312599/le-quebec-comptera-bientot-8-millions-d-habitants). Et 14/8 (en fait plus de 8,5 dans 10 ans), euh, c’est moins que le double !

«L’immigration arrivant au Québec dans un pourcentage évident prend la poudre d’escampette au bout d’un certain temps pour fuir ailleurs au Canada sous des Cieux plus cléments !»

Immigration Québec a justement publié une étude là-dessus cette année :

http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Presence-Quebec-2010-immigrants-admis1999-2008.pdf

«Sur l’ensemble des 399 000 immigrants admis entre 1999 et 2008, 320 000 étaient présents
au Québec au début de 2010, ce qui correspond à un taux de présence de 80,3 %»

Je ne suis pas certain que votre «un pourcentage évident prend la poudre d’escampette au bout d’un certain temps» voulait dire moins de 20 %…

Bonjour,
Si nous regardons exponentiellement la croissance démographique de l’Ontario dans les dernières années, celle ci doublera la population du Québec d’ici dix ans au rythme accéléré. A ce niveau, la croissance du Québec beaucoup plus lente se verra doubler dans deux temps et trois mouvements et peut-être avant 10 ans avec l’Ontario franchissant le cap des 17,000,000 d’habitants… Au plaisir, John Bull.

«Je me demande pourquoi certaines personnes osent de plaindre !» >>David
– – – – – – – – – – – – – –

Continuez à réfléchir.

Et le coût de la vie dans chacune de ces provinces, et les avantages, etc.

Continuez à réfléchir…

@ John Bull

«Si nous regardons exponentiellement»

Regarder exponentiellement quelque chose qui ne l’est pas, comment fait-on ça ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exponentielle

Je ne nie pas que la population de l’Ontario a augmenté pendant des années beaucoup plus rapidement que celle du Québec (essentiellement en raison de l’immigration), mais l’écart s’est drôlement rétréci dernièrement.

À http://www40.statcan.ca/l02/cst01/demo02b-fra.htm , on peut voir que cet écart est pratiquement disparu en 2009 et 2010. Alors, si la population de l’Ontario croît exponentiellement, celle du Québec aussi, ce qui n’est pas le cas, bien sûr… En quatre ans, l’écart est passé de 65 % en 2006 à 67 % en 2010, soit une progression de 2 points de pourcentage. Avec votre prévision, en 10 ans, cet écart passerait de 67 % à 100 % (le double), soit une progression de 33 points de pourcentage ! Ouf…

En plus, je ne vois pas vraiment le rapport entre l’augmentation des populations respectives du Québec et de l’Ontario et l’objet du billet de M. Lisée…

Je ne faisais au commentaire 9 que corriger vos affirmations trompeuses, peut-être dues à l’ignorance des données réelles.

@ Raymond Campagna

Désolé mais le coût de la vie est pris en compte dans la mesure du « revenu RÉEL disponible ».

Et si c’est si beu au Québec, pourquoi il y a plus de Québécois qui vont vivre en Alberta que d’Albertains qui viennent vivre au Québec ?

@ Raymond Campagna (# 11):

Donc, plus un endroit est pauvre et endetté et plus il est attrayant à vos yeux…

Et ça se croit capable de diriger un « pays »…quelle misère!

Y a tu quelqu’un ici qui a déjà vécu ailleurs au Canada?
J’avais toujours entendu dire et cru qu’on payait plus dMimpôts au Québec parce qu’on avait plus services… jusqu’au jour ou j’ai vécu le contraire.
J’ai demeuré 10ans en Ontario. Mon mari lui travaillait au Québec et se fesait amputer ses chèque de paie. Quand venait le temps des imôts on voyait la différence. Retour d’une bonne partie de ses impôts parce qu’on était résident de l’Ontario.
Mais qu’en estil de la croyance populaire qui nous fait croire qu’on pait cher parce qu’on a des soins de santé? Et bien en Ontario aussi mais efficace et gratuits. Ici les listes d,attentes sont tellement longues qu’on fini par payer au privé.
Qu’en est-il de l’éducation? Ici c’est tellement nulle (taux de décroche, programme qui limite l’accès aux sciences, nivelle toujours par le bas) qu’on fini par dépenser minimum 25000$ par enfant pour l’école privé.
L’environnement? On enleve la consigne parce qu’une société d’état (société d’alcool)ne prêche pas par l’exemple. Mon garage avit l’air d’un centre de trie en Ontario, il y avait la police verte qui vérifiait et donnait des amandes si on jetait des choses recyclables. C’est quoi le problème? On pense tu que les québécois sont trop morron pour apprendre a prendre soin des ressources ou qu’il est inutile de recycler?
L’eau, l’électricité on ne doit pas légiférer et imposer des tarifs qui vont restreindre le gaspillage? ON peut donner la grauité du minimum essentiel et le reste charger au prix d’un bien de luxe. Donc ainsi changer les normes de construction et mettre en oeuvre les programmes qui rendent nos bâtiments le plus écon-énergétique possible. Parce qu’on est un grand producteur d’électricité on n’encourage pas la construction de bâtiments net-zéro et même à énergie positive c’est trop bête.
Les véhicules électriques et hybrides c’est l’avenir on le sait et on laisse l’industrie nous mener pas le bout du nez en chargeant une fortune pour les véhicules plus efficace. Pourquoi ne pas imposer une taxe de luxe sur les véhicules non performants et donner des subventions à l’acaht de véhicules ultra performants?. Quand vous devez sortir l’argent et assumer vos stupidités vous commencez peut-être a réfléchir. Tout celà en imposant des nouvelles pour dans maximum 7ans. Donc l’industrie n’aura pas le choix de s,ajuster maintenant autant automobile, bâtiment qu’industriel(CHAQUE APPAREIL DOIT CONSOMMER LE MOINS POSSIBLE).

@ David

«Désolé mais le coût de la vie est pris en compte dans la mesure du “revenu RÉEL disponible”.»

Le «revenu RÉEL disponible» tient compte de l’inflation, c’est-à-dire de l’AUGMENTATION du coût de la vie, mais pas de son niveau. Pour en tenir compte, et pas de façon parfaite, il faut utiliser le revenu en parité de pouvoir d’achat (PPA), comme le fait Pierre Fortin.

@David , no 13 et 8

Le revenu réel disposnible ne tient JAMAIS compte du coût de la vie. C’est le revenu , après taxes et transferts, disponible pour la consommation, quelle qu’en soit le coût.

S’il tenait compte du coût de la vie, le revenu réel disponible serait exprimé en PPA (parité de pouvoir d’achat; avec mention explicite), chose que les organismes statistiques centraux comme Stat Can font presque exclusivement pour les pays, très rarement pour les régions ou provinces.

Et si c’est si moche au Québec, pourquoi y restez-vous?

pour ceux que ça intéresse le journal de québec a publié le 18 décembre un article indiquant la part du revenu des canadiens des différentes pro-
vinces dépensés pour différentes catégories de services.C’est au québec qu’on dépense le moins pour le logement en proportion du revenu gagné,le plus pour la nourriture(le raffinement ça se paie)
kif-kif pour le vetement et le transport et curieusement moins d’impots que l’ontario et l’alberta.Bien sûr on est la province ou le revenu moyen est le plus bas du graphique,pas de pétrole et pas de dépense du gouvernement fédéral
sur son territoire(en proportion de la population
l’assurance chomage ne compte pas)

@Wobin Débras,
Ça se termine toujours comme ça les disocurs avec les autruches.
Nous ici on est parfait, les meilleures, il ne faut pas voir ce qui se fait de mieux ailleurs. Ceux qui persistent a le voir (pour améliorer les choses ici peut-être??) Eh! bien ce sont des traites, des détracteurs, des LUCIDES.
Réveillez-vous qui a intérêt à vous endormir…
Ceux qui s,en mettent plein les poches.
Heureux les innocents. Vous avez remplacé une religion par une autre. Les mafieux, aussi contrôlant et ne voulant que votre bien $$$.
Il faut développer et vite une économie qui survive aux tentacultes des mafieux de tout acabi. Si on est ici c’est tout simplement parce que c’est CHEZ_NOUS et si on crit ci fort c’est parce qu’on veut vous réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Ragerdez bien. Toutes nos organismes gouvernementales (en premier les rentables) vont être privatisées et passées officiellement aux mains des mafieux sous votre nez parce que vous préférez fermer les yeux. Si on développement rapidement des coopératives (controlé par les travailleurs)avec partenaires public et privés qui interdiction de vente nous avons une chance de rester maitre chez-nous. de cette manière même si les partis au pouvoir change nous ne perdrons pas le controle.
Arrêtez dont d’embarquer dans le discours des profiteurs et de perdre votre sens critique et votre droit d’expression sur la dérive de nos richesses, de notre environnement et de nos pouvoirs publics.

@ Darwin et Wobin Débras

David s’est déjà fait tout expliquer plusieurs fois pour le « revenu RÉEL disponible ».

Je ne suis pas certain, mais il me semble que stat can mentionne quelque part qu’il ne font pas une telle chose.

@ lagentfeminine

Si vous suivez attentivement mes commentaires, vous verrez que je ne suis pas de ceux qui voient tout en rose au QUébec. Mais comme je donne souvent la réplique à des négativistes invétérés comme David et Francois 1, on peut parfois avoir l’impression que je crois que »tout est parfait au QC », comme vous le laissez entendre.

@ Albert
Je comprends que David est dur la feuille, mais les répliques des Bloggeurs visent aussi à contrer les dommages qu’il peut faire avec sa propagande hautement biaisée par son attitude systématiquement négative.

De là à savoir si tous ces débats sont utiles, c’est moins sûr. Je trouve ça très cacophonique par moment

@Wobin Débras ,ce que je ‘le laissez entendre’, ‘c’est que pour améliorer les choses ‘…’parce que c’est CHEZ_NOUS ‘…et que ‘j’ai vécu le contraire’ en Ontario. Je suis convaincu, j’ai la certitude qu’en étant ‘LUCIDES’… qu’il est urgent pour ‘rester maitre chez-nous’… de développer ‘rapidement des coopératives (controlé par les travailleurs)avec partenaires public et privés qui interdiction de vente’.
Quand on essaie de rendre les gens réalistes et concient des différences donc des oportunités a développer ils finissent par nous rabrouer en disant:
‘Et si c’est si moche au Québec, pourquoi y restez-vous?’
‘qui se plaignent de tellement souffrir dans cette province qu’ils ne quittent toutefois pas’
Cette attitude de on doit être certain de gagner pour continuer a se battre sinon on baisse les bras (qu’on peut reconnaitre dans nos sportifs, nos politiciens et nos étudiants). Ou bien on est les meilleures ou bien on abandonne et ne fait rien. VOus en avez surement vu des compétitions et
quand quelqu’un d’autre prend une avance le québécois abandonne, au lieu de faire comme on le voit dans les pays nordique et de voir une oportunité pour mettre tout que qu’on peut afin de peut-être arracher une victoire. Se péter les bretelles je ne vois pas trop ce que ça améne de constructif.

@ Darwin & Wobin Débras

Le revenu rel disponible est calculée à partir du taux d’inflation propre à chaque province (pas le taux moyen du Canada).

Et la plus belle preuve (la preuve la plus pratique, directe et incontestable) de l’infériorité du Québec à ce chapitre, c’est que les gens immigrent en Alberta pour travailler, pas au Québec. Idem pour la situation entre le Québec et l’Ontario.

Pierre Fortin aura beau manipuler les chiffres, il ne peut pas changer cette réalité incontestable.

@ Wobin Débras

Oui, la situation est très moche au Québec. Mais avant de quitter (et abandonner ma famille), je vais me battre.

Et pour le moment ça porte fruit. On observe une évolution des mentalités au Québec.

@ Albert

«Je ne suis pas certain, mais il me semble que stat can mentionne quelque part qu’il ne font pas une telle chose.»

Le revenu réel (total ou disponible) ? Oui, il le fait, soit en enlevant l’inflation, soit en chaîne de Fisher (dollars enchaînés de 2002). Bon ce n’est pas le nom qu’il lui donne (revenu réel), mais c’est le même principe

Je préfère le site de l’ISQ (les données sont plus faciles à trouver !), alors, un exemple :

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/revenu_personnel/rp_prov-hab2002.htm

La source mentionne d’ailleurs que les données viennent de Statcan.

@David

Il y a une grande différence entre un taux d’inflation propre à chaque province et un indice de prix qui permet de comparer le coût de la vie entre provinces.
Par exemple, deux endroits peuvent évoluer avec le même taux d’inflation pendant longtemps, même si le coût de la vie est très différent d’un endroit à l’autre.
Bref, ne pas confondre niveau général des prix avec variation des prix.
Ce que fait Pierre Fortin c’est de combler le manque officiel d’indice de comparaison du niveau des prix entre provinces. Et c’est très transparent comme approche, dans la mesure où on est assez compétent pour le suivre.

@ Wobin Débras #21
Vous semblez douter de l’utilité de tous ces débats… que c’est très cacophonique par moment.

Il m’arrive aussi de penser de cette façon. Mais, je me reprends. Où peut-on vraiment connaître l’avis des gens? Quel autre média laisse autant de liberté de parole?

J’aime suivre ces commentaires en me rappelant un vieil adage qui dit que la bouche parle de l’abondance du coeur et de la plénitude de l’esprit. L’écriture lui donne une plus longue vie et encourage la réflection.

@ Wobin Débras

Vrai ou faux: plus l’inflation augmente, plus le pouvoir d’achat diminue.

Et dans la mesure où est est assez compétent pour suivre les flux migratoire entre province aux Canada, on voit bien que la conclusion de Pierre Fortin ne tient pas la route.

@David

On vous reconnait bien à votre façon de vous défiler.

Pierre Fortin de parle pas du flux migratoire entre le QUébec et l’Alberta, mais seulement du rattrapage de niveau de vie avec l’Ontario depuis les années 60.