Enquête publique: être Eliot Ness ou Al Capone ?

 Eliot Ness, l'incorruptible
Eliot Ness, l'incorruptible
 Al Capone, opposé aux enquêtes (photos Wikicommons)
Al Capone, opposé aux enquêtes (photos Wikicommons)

La partie est risquée. D’un côté, l’opinion réclame,à 80%, la tenue d’une enquête publique sur la construction. De l’autre, le premier ministre, ses ministres et le chef de la FTQ n’en veulent pas.  Jean Charest et Michel Arseneault ne sont pas fous. Ils savent à quoi ils s’exposent en s’opposant à la volonté populaire. Ils donnent l’impression de refuser que toute la vérité soit faite. Alors que l’opinion veut qu’ils se transforment en Eliot Ness, ils prêtent flanc à l’accusation de protéger Al Capone. Pire, d’être de mèche avec lui. Car, vous pouvez vérifier, la vérité historique est qu’Al Capone avait de très grandes réserves sur l’opportunité de tenir une enquête publique à Chicago sur le trafic d’alcool dans les années 1920. Eliot Ness était d’avis divergent et il a eu le dernier mot, mettant Capone derrière les barreaux en 1929.

Le coût du refus de l’enquête, en perception publique, est élevé. Il faut donc croire que MM Charest et Arseneault estiment beaucoup plus élevé le coût de la création de la commission. A mon avis, leur problème n’est pas lié à ce qu’ils savent, sur les Al Capone québécois actuels, ou si peu. Il est lié à ce qu’ils ne savent pas. La beauté de la commission d’enquête est le caractère public d’une multitude de pistes suivies pour débusquer la vérité et l’environnement dans lequel la fraude a été commise. L’enquête policière, elle, débouche sur une accusation précise. Pire,  si l’accusé plaide coupable, le public obtient très peu de détails sur ce qui s’est vraiment produit.

Mais avec l’enquête publique, on sait d’où on part, on ne sait pas où on atterrit. Dans le passé d’anciens chefs du parti, de la centrale ? Dans des complicités, des dons, des invitations ? Dans la perte de mairies amies, de partenaires rentables ? Le très regretté secrétaire américain à la défense Donald Rumsfeld (hum!) avait énuméré deux degrés de difficulté devant l’inconnu. Il y a ce qu’on sait qu’on ne sait pas (ex: on ne sait pas combien l’ennemi a de missiles).  Puis il y a ce qu’on ne sait pas qu’on ne sait pas (ex: on n’avait même pas pensé à demander s’ils avaient des missiles.)

MM Arseneault et Charest ne savent pas ce qu’ils ne savent pas. C’est ce qui les tétanise. Michel Arseneault a la tâche ingrate d’hériter d’une situation qu’il n’a pas créée et qu’il a tenté de rectifier depuis son arrivée à la FTQ. Et il a raison d’évoquer la présomption d’innocence, toujours malmenée en ces affaires. Mais alors que sa centrale était dans la mire des enquêtes au printemps, l’extension du débat aux milieux municipaux et d’affaires relativise sa situation. Lorsqu’on parle des « fabulous fourteen » qui se partagent les contrats à Montréal, il n’est pas question d’un front commun intersyndical. (Quoiqu’on pense bien qu’aux réunions des Forteen, ils doivent entonner leur version de so-so-so-solidarité!). De plus, la diffusion, par Enquête de Radio-Canada, de la conversation bien épicée de jurons de son bras droit Richard Goyette affirmant que la mafia n’allait pas réussir à déloger Arseneault lui donnait le beau rôle, celui de l’Eliot Ness syndical tenant le fort contre les barbares. En rejetant la tenue d’une enquête publique, il a perdu ce crédit.

La situation du premier ministre est cependant plus ardue que celle d’un chef de centrale. Il avait le choix, depuis cinq mois, de jouer les Eliot Charest et de réclamer lui-même cette commission, donc de se présenter comme l’homme qui allait faire place nette. Il aurait empoché, dans un premier temps, un grand crédit dans l’opinion et aurait pu, lorsque les témoignages et le rapport écorcheraient — potentiellement — certains de ses alliés, affirmer que c’est quand même lui qui avait fait le ménage.

Ce moment est passé. Pour que son refus d’une commission soit payante, elle doit maintenant tenir dans le temps. C’est-à-dire qu’il doit être prêt à voir chuter sa popularité et celle de son gouvernement, à être perçu comme Al Charest,  si cette question reste centrale — et il y a fort à parier qu’elle le restera, car la presse et l’opposition ont un os et les langues se délient. Il devra donc traverser cette tempête jusqu’à ce que plusieurs accusations émergent  des enquêtes policières, lui donnant ainsi un argument: voyez, ça marche même sans commission. Cela ne marchera qu’à moitié, mais il calcule n’avoir besoin que de la moitié d’un argument.

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25 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Une commission d’enquête va arroser (copieusement) TOUT LE MONDE. La corruption et ses épigones, l’argent au noir et les paradis fiscaux servent aussi (et peut-être avant tout) les politiques; j’entends par politiques l’homme, la femme et la chose. Les libéraux sont au pouvoir depuis 2003, la corruption est légèrement plus âgée que ça. Avec les péripatéticiennes, c’est sans doute le plus vieux métier du monde. Donc ça touche plus large que le gouvernement actuel. Attention aux éclaboussures.

En principe, je suis pour une enquête publique mais je crains que cela ne devienne qu’un « show » de boucane. Qu’est-il arrivé après le scandale des commandites ?

Je trouve que madame d’Amours a raison : Qu’est-il arrivé après le scandale des commandites? Réponse: le fretin a été mis temporairement à l’ombre.

Dans toute cette affaire, ce que trouve le plus déplaisant, c’Est que la FTQ s’oppose à ce que l’on enquête sur l’industrie de la construction.

Heureusement qu’il y a, Enquête, pour faire… enquête

M. Lisée,

Je suis un de vos « fans », ayant lu vos livres et vous suivant dans l’ACTUALITÉ. J’ai hâte de vous lire sur le projet états-unien d’ Obama en santé.
J’apprécie vous lire quand vous comparez notre système de santé avec le leur.

Quant à la pertinence d’une Commission d’enquête, absolument d’accord. Que la FTQ soit contre:argument de plus pour qu’il y en ait une.
Qui ne se souvient pas des gros bras de la FTQ dans le dossier Gaspesia? Sans parler des gros bras des cols bleus de Montréal….

En réponse à Johane D’Amours qui s’interroge: »Qu’est-il arrivé après le scandale des commandites ? »..

Commentaire:
Les libéraux fédéraux ont été chassés du pouvoir.

Ce que l’on a appris dans l’enquête du scandale des commandites, c’est que « Chuck » était le meneur de jeu. Et puis que Gagliano a fait un séjour au Danemark. Et que Chrétien avait des balles de golf et que feu Pelletier…ah rien.
Puis les joueurs qui dans certains cas ont écopé mais l’argent non récupéré.

Une enquête de ce type dans la construction autant de la partie gouvernementale que syndicale, que municipale enfin nommons les tous concluera …..après avoir constaté le « manque d’éthique » (un nouveau mot pour l’élite pour expliquer les crimes….eux-autres l’élite ce n’est pas du vol, de la fraude, de la corruption etc…. c’est un manque d’éthique)….alors l’enquête publique concluera qu’un certains manques à l’éthique a été constaté et suggérera un certain nombre de mesures…. » Afin que ce qui a été constaté ne se reproduise plus ».
Mais dans quelques années l’élite aura trouver de nouveaux termes et ce sera à recommencer.
À moins de ramener la pendaison et encore on va continuer à se faire voler.

”Qu’est-il arrivé après le scandale des commandites ?”..

Quoique le PM s’en soit tiré sans accusation, il est maintenant clair pour tout le monde (enfin, la majorité, je l’espère…) que les commandites servaient à financer le Parti Libéral du Canada.

Une commission d’enquête sur la construction va révéler à tous exactement la même chose: Ce n’est qu’une autre source obscure de financement des partis politique.

Peut-être qu’un jour la population va enfin comprendre: IL EST ESSENTIEL QUE LE FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUE DEVIENNE EXCLUSIVEMENT PUBLIC!

On va payer par nos taxes, mais cela va nous coûter encore moins cher!

Pour que cela arrive, il faudra que les partis politique perçoivent qu’il sera « payant » d’inclure cela dans leur programme.

Il faut donc l’exiger, et s’engager à voter pour les partis qui supportent cette mesure.

Sans une commission d’enquête, nous n’aurons que quelques accusations très pointues sur du menu fretin, et la vrai nature de la chose ne sera pas exposé au public. Avec une commission d’enquête, même si aucune accusation n’est portée, je serais satisfait si la population fini par comprendre la nocivité du système de financement actuel.

Je pense comme vous qu’on ne saurait aller au fond de cette crise sans une enquête publique.
Que le président de la FTQ marche main dans la main avec le premier ministre Charest pour refuser une enquête n’a rien de surprenant.

Il faut se rapeller la collusion entre les dirigeants de la FTQ Construction,le fonds de solidarité de la FTQ et des entreprises plus ou moins mafieuse,sans oublier l’association de Jocelyn Dupuis avec des motards,dévoilée à l’émission Enquête de Radio-Canada,pour comprendre qu’Arseneault n’a aucun intérêt à ce que la lumière soit faite.

Quand à Charest,on parle d’entreprises d’asphaltage qui souscrivent à la Caisse électorale du parti Libéral et de ABC Rive-Nord propriété en partie de l’ex ministre Whissel qui tire très bien son épingle du jeu dans ce qui ressemble à un cartel qui se partage les contrats et fait monter les coûts.

Si les citoyens jouent bien leur rôle et font sentir de façon durable leur mécontentement au gouvernement,il n’y aura pas d’autre choix pour ce dernier que d’accéder à leur demande d’une enquête publique.

M. Lisée,

Vous posez la bonne question: pourquoi Jean Charest s`oppose-t-il à une enquête publique lui qui fait tout depuis un certain temps pour plaire au public et lui donner ce qu`il veut.
On ne peut que conclure qu`il cherche à protéger ses amis et les entrepreneurs qui l`appuient.

En lisant sur l epoque de la prohibition et des guerres de gagnes a Chicago. J avais lu qu Eliot Ness etait mort d une cyrhose du foie….J ai pas vérifié. Juste un souvenir comme ca…Hic!

Vitement une commission d’enquête publique…
Ce n’est certainement pas par des enquêtes policières longues et très ciblées sur les cas les plus flagrants seulement que l’on va réussir à éliminer toute cette gangrène qui pourrit jusqu’à l’os plusieurs de nos politiciens tant municipaux que provinciaux.Une telle commission d’enquête aurait sûrement pour effet d’atténuer tout le cynisme des québécois face à ses politiciens de tous les niveaux.
En attendant, la rumeur de malversations et de collusion s’amplifie ce qui n’aide sûrement pas à redorer le blason de nos élus.
Plus on voit agir le gouvernement , plus le brouillard s’épaissit. A-t-il des choses à cacher?
Plus il persiste à éviter cette enquête, plus les gens pensent qu’il n’est pas sans tache.
Mais il faut du courage politique pour faire enfin la lumière sur cette gangrène dans nos institutions. Ce que le gouvernement libéral ne possède pas.

a la Baie james (saccage),laFTQ et le PQ (Lévesque) se sont entendus.
En 2009, la FTQ et Charest s’entendent.
FTQ Construction s’entend avec le pouvoir.
A quel prix pour les citoyens?Louis Roy st- denis

« Il aurait empoché, dans un premier temps, un grand crédit dans l’opinion et aurait pu, lorsque les témoignages et le rapport écorcheraient — potentiellement — certains de ses alliés, affirmer que c’est quand même lui qui avait fait le ménage. »

Je doute que Paul Martin soit d’accord avec votre analyse.

À la place de la FTQ, moi non plus j’en voudrais pas d’enquête publique. Beaucoup trop à perdre. Idem pour les 2 principaux partis politique de Québec qui sont mouillés jusqu’aux os.

Au fait…la CSN a commenté? Elle a demandé une enquête?

Cette enquête s’impose d’emblée ne serait-ce que pour savoir comment fonctionnent les combines, qui y sont associés et surtout pour y mettre fin, du moins pour un temps car les fraudeurs trouveront toujours une autre façon de tricher. Il faut également lancer un message limpide aux futurs Chuck Guité du Québec.

Au point où nous en sommes, seule la population et les journalistes intègres peuvent mettre de la prension constante sur Jean Charest et ainsi lui rendre la vie impossible jusqu’à ce qu’il cède.

Vous savez, une nouvelle en fait vite oublier une autre. Regardez, je suis convaincu qu’après l’achat par Hydro, il y avait moins de gens pour penser aux histoires de corruption. Et le PLQ a quand même son réseau de propagande attitré, ce que n’ont pas les autres partis.
Les journalistes ont beau faire leur travail, il y aura un moment où le patron, par la voix de son grand Dubuc, va remettre les pendules à l’heure en alléguant que « ce n’est pas si important que ça ». Et, comme le démontre l’histoire depuis 6 ans, ça va marcher.

@louis roy #13

« a la Baie james (saccage),laFTQ et le PQ (Lévesque) se sont entendus.
En 2009, la FTQ et Charest s’entendent.
FTQ Construction s’entend avec le pouvoir. »

Votre commentaire confond bien des choses.

Un vieil adage, bien connu des avocats, dit que « one shall not throw good money after bad money ».

Prendre action contre 5 individus et 5 syndicats FTQ, pour un montant de 31 millions, en 74, c’était engager des dépenses sans pouvoir rentrer dans son argent.

Une anecdote, pour vous. À l’époque, la FTQ a réglé pour $200000… Mais savez-vous combien d’honoraires le Ministère de la justice a été obligé de payer aux avocats (bureaux privés) qui représentaient les individus poursuivis? Le tarif d’aide juridique a été modifié depuis, mais il prévoyait alors un honoraire de 1% du montant de la poursuite. Un pour cent de 31 millions, ça fait $310000, non?

Cinq mandats d’aide juridique, ça fait combien?

Et je n’ai parlé ni des coûts de la Commission Cliche, ni des coûts d’un procès.

S’acharner à faire un procès contre 5 insolvables et contre 5 syndicats FTQ qui auraient fait faillite, ça aurait appauvri le gouvernement et les payeurs de taxes.

= = =

Alors, SVP, comparez des situations qui peuvent être comparées.

Quand le Fonds de solidarité FTQ transige avec certains entrepreneurs (Tony Accurso?), pas sûr que les membres des syndicats FTQ y trouvent toujours leur compte.

L’administration du Fonds et celle du syndicat FTQ devraient être scindées.

Ça risque de devenir plus sain…

La démocratie au Québec!!!
Bon qui a réélu le maire Tremblay?

Les anglos (italiens grecs, juifs, anglos , colonisés etc)péfèrent perdre la démocratie et vivre avec la mafia plutôt que de voter pour une francophone honnête qui affirme son droit d’être française à plein temps et qui ne mets pas le CANADA en haut du Québec.

Madame Harel n’a pas participer de façon tacite ou autre à des pratiques frauduleuses mais ça, ça pèse moins que le mépris des anglos envers les français.

Bien sur, il y a une soixantaine d’années, par exemple, les musiciens de l’OSM disaient préférer jouer à côté d’un chien plutôt que de jouer à côté de canadien-français.C’est encore tout près dans l’inconscient collectif anglophone et on le vit très bien.

Qui finance le parti libéral? Ceux qui votent pour eux bien sur.

C’est la même gagne au municipal.

Alors, les québécois, il faut sortir de notre paresse, et se lever, se lever pour notre droit à la démocratie et à notre droit d’être français. C’est ce qu’on a perdu, pour un certain temps du moins, en élisant M. Tremblay à la mairie de Montréal.

Cela prendrait une enquête publique pour tenter de désamorcer la mafia montréalaise et autre, mais le pouvoir n’y tient pas.

Qui contrôle le Québec déjà?

La démocratie masochiste
Dans les vraies (quoi qu’imparfaites) démocraties (les démocraties pluralistes, soumises à l’alternance du pouvoir) le fondement démocratique c’est 50% des voix des votants plus une, au vainqueur. À Montréal, Gérald Tremblay est élu avec 37%. 32% ont voté pour Louise Harel et 27% pour Richard Bergeron. Donc, 32 + 27 = 59%), ne voulaient pas, ne voulaient plus, de l’administration Tremblay. La majorité a donc été battue, battue par le système électoral, drôle de démocratie! Dans le système d’ici, uninominal à un tour, c’est la première ou le premier arrivé qui remporte toute la mise. Imaginons l’extrême, 100 candidats avec chacun le même nombre de voix sorties des urnes, avec chacune, chacun 1% des voix. Celle, celui qui aurait 1% + une voix serait élu(e). Le pouvoir serait détenu par l’adversaire de 99% moins une voix des votants. (Il faudra faire très attention à ne pas avoir de querelle de ménage le matin du vote.) Avec un système uninominal à deux tours. Au premier tour, on vote pour son ou sa candidate préférée. Au deuxième tour, ne restent en lice que les deux premiers arrivés en tête du scrutin, les autres ne participent pas au deuxième tour. Au deuxième tour, On vote pour son candidat s’il a une grande chance d’être élu. Sinon, on vote pour les idées les moins éloignées des siennes, mais on vote aussi souvent pour éliminer, la ou le candidat que l’on ne veut surtout pas voir accéder au pouvoir.
Autre avantage à ce mode de scrutin, le premier tour donne la répartition des sensibilités politiques dont la ou le vainqueur devra bien tenir compte durant son mandat, s’il ou elle a été élu(e) avec ces voix-là. Le système d’ici permet de brailler plus fort quand on est battu. Pour les élections provinciales et fédérales, il en a été de même. Au fédéral, les partis « majoritaires en coalition » de centre-gauche et de gauche ne voulait pas des conservateurs de droite, ils ont aidé à les faire élire. Même chose au Québec, les adversaires des Libéraux fédéralistes leur ont tenu le marchepied durant les élections.
Le système uninominal a un tour, peut s’approcher un peu mieux du vrai scrutin démocratique en y ajoutant une part de proportionnelle pour tenir compte des petits partis souvent porteurs d’idées nouvelles. C’est le cas de l’Allemagne, par exemple. Le plus mauvais type de scrutin est l’uninominal à un tour sec excepté pour une démocratie masochiste.

« Cette enquête s’impose d’emblée ne serait-ce que pour savoir comment fonctionnent les combines, qui y sont associés » (François 1)

Et de les publier par la poste internet et tous les médiats avec les noms.

@ lise bélanger

Vous avez bien raison.

J’ai toujours dis et je dirai que si on ne s’occupe pas de ses affaires les autres s’en occupent.

Juste à voir lee % de votes il est clair qu’on a laissé voter les bandit et leur gagne en plus de quelque gens honête qui ont fait leurs devoirs.

Vous voulez des bandits laissez les voter et n’y allez pas.

Mais par la suite farmez-vous la yeule et payez, puisque vous aurez fait en sorte.

Le gouvernement ne veut pas d’enquête.

Combien en envloppe brune sa coûte pour ne pas avoir d’emquête?

Merci pour cette analyse Jean-François. Elle rend justice à la difficile situation dans laquelle se trouve la FTQ. L’atteinte à sa réputation a été très lourde cette année.
J’aimerais souligner d’ailleurs qu’aucune perquisition n’a été faite à la FTQ, ni même à la FTQ-Construction. Les journalistes de l’émission Enquête n’ont rien démontré d’illégal et la police elle-même n’a rien trouvé d’illégal. Les enquêtes de la police portent sur certaines entreprises et non sur les syndicats. La seule perquisition a eu lieu au Fonds de solidarité pour obtenir les dossiers que le Fonds avait constitué sur certaines entreprises de la construction qui avaient demandé de son financement par le passé (refusé, soit dit en passant). D’autres perquisitions similaires ont lieu régulièrement dans d’autres institutions financières sans que cela fasse les manchettes…

Je vais faire circuler ton texte.